エピソード

  • Les naufragés de la machine à expulser de Donald Trump
    2026/09/21

    Aux États-Unis, depuis janvier 2025, au moins 25 000 personnes ont été expulsées. Expulsées vers des pays qui ne sont pas les leurs, où elles n’ont ni famille ni repères. Par centaines, elles ont notamment été envoyées en Afrique, dans douze pays qui ont conclu des accords avec les États-Unis pour les accueillir. Que deviennent ces personnes expulsées, une fois arrivées sur le continent africain ?

    Pendant plusieurs mois, RFI a enquêté au sein d’un consortium de 25 médias internationaux coordonné par Forbidden Stories, et suivi le parcours de plusieurs d’entre elles. Certaines bloquées dans un pays étranger, sans statut ni perspective. D’autres finalement renvoyées, indirectement dans leur pays avec, à la clé, les dangers qu’elles avaient fuis.

    « Les naufragés de la machine à expulser de Donald Trump », un Grand reportage de Florence Morice.

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    19 分
  • Ziglibithy, funk et reggae: les années dorées de la musique ivoirienne
    2026/09/17
    Costumes pailletés, orchestres en direct à la télévision, vinyles qui tournent dans les salons : pendant deux décennies, Abidjan a fait danser toute l'Afrique de l'Ouest. Un patrimoine aujourd'hui menacé, que collectionneurs et archivistes s'efforcent de sauver disque par disque. Avant le rap Ivoire, avant le coupé-décalé, avant même le zouglou, il y avait les costumes pailletés de François Lougah, les déhanchés d'Ernesto Djédjé et le reggae d'Alpha Blondy. Dans les années 1970 et 1980, la Côte d'Ivoire vivait son âge d'or musical : les orchestres jouaient en direct à la télévision, les vinyles tournaient dans les salons, et les artistes remplissaient les salles bien au-delà des frontières du pays. Une époque mythique que les anciens racontent avec émotion, pendant que de jeunes passionnés tentent d'en sauver les traces. À 75 ans, dont 65 de carrière, Bailly Spinto n'a jamais quitté la scène. Surnommé « l'Homme à la voix d'or » ou « le Rossignol », ce chanteur à la croisée de la soul, du rock et du funk s'est construit une somptueuse villa au cœur de Yopougon, la commune la plus peuplée d'Abidjan. Ici, tout le monde le connaît, et les jeunes du quartier guident spontanément les visiteurs jusqu'à sa porte. « La plaque tournante de la musique ivoirienne, c'était la Côte d'Ivoire ! se souvient-il. Les stars comme Manu Dibango sont arrivés ici, ils se sont installés à la RTI, ils ont formé des artistes ivoiriens… Tout ça, c'était notre âge d'or ! » Les gardiens de la mémoire Cette mémoire, ce sont aussi de jeunes passionnés qui la font vivre. Dans un appartement de Cocody où il a installé son centre d'archives, BaouléCore, Cédric Kouamé, petite trentaine et grosses dreadlocks, a rassemblé une collection de 3 000 vinyles. Chaque week-end, il part « au village » fouiller les collections des anciens pour y dénicher des pépites, qu'il nettoie, écoute, classe et parfois numérise. Était-ce vraiment mieux avant ? « Une musique, pour être enregistrée, devait être réfléchie, répétée, écrite », explique-t-il pour justifier sa passion pour cette production « intemporelle ». Avec Mel Dagson, archiviste et historien qui tient une chaîne YouTube consacrée à la musique vintage ivoirienne, et l'aide à dater ses trouvailles, ils collectent les disques autant que les souvenirs. « Tous les fonctionnaires ivoiriens de l'époque possédaient tous le même meuble, une armoire symbole d'ascension sociale », raconte le premier. Le second complète : « Elle était garnie de deux indispensables : une collection de vaisselle pour recevoir, et une collection de vinyles pour faire danser leurs invités ». Un trio de géants L’extraordinaire production musicale des années 1970 repose sur les épaules de trois géants. Le premier, François Lougah, surnommé « le Papa national », est celui qui a ouvert la musique ivoirienne au monde, dès 1971-1972, jusqu'à jouer aux côtés des musiciens de la star zaïroise Abeti Masikini. Il est suivi, en 1975, par Ernesto Djédjé, chanteur et guitariste idolâtré pour ses déhanchés spectaculaires, qui invente à lui seul un genre révolutionnaire : le ziglibithy, un brassage des influences occidentales (funk, disco, reggae) avec le folklore bété. Le trio est complété en 1981 par Alpha Blondy, seul survivant de l'âge d'or, qui adapte le reggae à la sauce ivoirienne et porte la musique du pays à un niveau international inédit. « C'est celui qui a permis que le monde entier s'intéresse à la musique ivoirienne », résume Mel Dagson. Son album Cocody Rock (1984) bat des records de vente, tandis qu'Apartheid is Nazism (1985) est salué par la critique aux États-Unis. Les années 1980 consacrent aussi Bailly Spinto et le guitariste Jimmy Hyacinthe, ainsi que l'ascension de plusieurs divas : Aïcha Koné, Antoinette Konan, Chantal Taïba et Nayanka Bell. À l'époque, la musique se diffuse surtout par la radio, les night clubs et les dîners et galas organisés dans tout le pays. La RTI, école et tremplin Il est impossible de raconter cet âge d'or sans évoquer l'Orchestre de la Radiodiffusion télévision nationale (ORTI), dirigé de 1975 à 1979 par le saxophoniste camerounais Manu Dibango, à l'invitation d'Houphouët-Boigny lui-même. Un poste qui a permis d'irriguer la musique ivoirienne d'influences venues de toute la sous-région, du makossa camerounais aux rythmes congolais. Aujourd'hui, une partie de cette mémoire dort encore dans les archives de la RTI, à Cocody : 60 000 cassettes, dont certaines n'ont toujours pas été numérisées. La quasi-totalité des stars de l'époque sont passées par ses locaux. C'est le cas de la chanteuse Chantal Taïba, 44 ans de carrière, qui y a fait ses débuts à l'adolescence, contre l'avis de ses parents. « Je me suis levée un matin et je suis allée à l'orchestre leur proposer mes services », raconte-t-elle en riant. « Mais ...
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    20 分
  • «Le supplément du samedi» du 19 septembre 2026
    2026/09/19

    Grand Reportage nous entraine dans l'Ukraine en guerre, les offensives russes s'y sont renforcées. Attaques de missiles et de drones sur des cibles militaires et civiles. Parmi les civils, des enfants. Il y a les morts et les blessés, blessés physiquement mais aussi psychologiquement. Avec Lucas Lazo dans une colonie de vacances conçue spécialement pour tenter de soigner leurs traumatismes... En 2è partie, la Côte d'Ivoire et sa musique qui a connu un véritable âge d'or dans les années 70 et 80... Avec Marine Jeannin.

    Orphelins ukrainiens, thérapies de vacances dans les Carpates

    La guerre en Ukraine laisse derrière elle plusieurs millions de victimes ; civils et militaires, morts, blessés, disparus. Et bien sûr, demeurent des enfants… ils ont perdu une mère, un père, parfois les deux, au front, ou lors des bombardements menés par la Russie sur les villes ukrainiennes.

    Nous avons suivi cinquante de ces orphelins dans une colonie de vacances un peu particulière dans l’ouest du pays : un refuge à l’abri du fracas des armes. Au programme : des activités sportives, artistiques, des lectures, ainsi que des séances de thérapie collectives et individuelles, pour soigner les blessures invisibles de cette enfance dans la guerre.

    Les traumatismes sont encore si vifs, que ce sont surtout les adultes qui racontent leur histoire.

    Un Grand reportage de Lucas Lazo qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Ziglibithy, funk et reggae: les années dorées de la musique ivoirienne

    Costumes pailletés, orchestres en direct à la télévision, vinyles qui tournent dans les salons : pendant deux décennies, Abidjan a fait danser toute l'Afrique de l'Ouest. Un patrimoine aujourd'hui menacé, que collectionneurs et archivistes s'efforcent de sauver disque par disque.

    Avant le rap Ivoire, avant le coupé-décalé, avant même le zouglou, il y avait les costumes pailletés de François Lougah, les déhanchés d'Ernesto Djédjé et le reggae d'Alpha Blondy. Dans les années 1970 et 1980, la Côte d'Ivoire vivait son âge d'or musical : les orchestres jouaient en direct à la télévision, les vinyles tournaient dans les salons, et les artistes remplissaient les salles bien au-delà des frontières du pays. Une époque mythique que les anciens racontent avec émotion, pendant que de jeunes passionnés tentent d'en sauver les traces.

    Un Grand reportage de Marine Jeannin qui s'entretient avec Jacques Allix.

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  • «Le supplément du dimanche» du 20 septembre 2026
    2026/09/20

    Le dernier grand procès des guerres de l'ex-Yougoslavie, combattants de la liberté pour les uns, criminels de guerre pour les autres. Les anciens dirigeants du Kosovo, ceux qui ont combattu la dictature de Milosevic et porté en fait l'indépendance viennent d'être condamnés par un tribunal spécial à La Haye. Figure de proue, Hashim Thaçi, ex-président du Kosovo, 25 ans de prison pour des crimes de guerre. Marie-Charlotte Roupie, en seconde partie, nous parlera de la métamorphose de Bagdad.

    Héros ou criminels, les leaders de l’UCK face aux juges

    Les Kosovars attendent avec appréhension et indignation le verdict du procès des anciens dirigeants de l’UÇK, l’Armée de libération de leur Pays. Verdict attendu après-demain, (16 septembre 2026), vingt-sept ans après le conflit au Kosovo. C’est le dernier grand procès lié aux guerres qui ont déchiré l’ex-Yougoslavie.

    La perspective de voir condamnés à La Haye, jusqu’à 45 ans de prison, 4 leaders qui ont mis fin à l’oppression du régime Milosevic, a permis l’indépendance et dirigé le jeune État, entraine bien des tensions depuis des mois... Voici un état de l’opinion des Kosovars avant l’été.

    Un Grand reportage de Louis Seiller qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Bagdad change de visage

    La ville de Bagdad s’est transformée au fil des ans. Il y a eu la chute du régime de Saddam Hussein, des guerres successives qui ont endommagé la capitale irakienne ; des murs de béton qui se sont dressés partout. Mais depuis la fin de l’État islamique, en 2017, une période d’accalmie relative permet à la ville de reprendre des couleurs. Une nouvelle métamorphose qui modifie jusqu’à la relation entre les habitants et leur ville.

    Un Grand reportage de Marie-Charlotte Roupie qui s'entretient avec Jacques Allix.

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  • Bagdad change de visage
    2026/09/16

    La ville de Bagdad s’est transformée au fil des ans. Il y a eu la chute du régime de Saddam Hussein, des guerres successives qui ont endommagé la capitale irakienne ; des murs de béton qui se sont dressés partout. Mais depuis la fin de l’État islamique, en 2017, une période d’accalmie relative permet à la ville de reprendre des couleurs. Une nouvelle métamorphose qui modifie jusqu’à la relation entre les habitants et leur ville.

    « Bagdad change de visage », un Grand reportage de Marie-Charlotte Roupie.

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    19 分
  • Orphelins ukrainiens, thérapies de vacances dans les Carpates
    2026/09/15

    La guerre en Ukraine laisse derrière elle plusieurs millions de victimes ; civils et militaires, morts, blessés, disparus. Et bien sûr, demeurent des enfants… ils ont perdu une mère, un père, parfois les deux, au front, ou lors des bombardements menés par la Russie sur les villes ukrainiennes.

    Nous avons suivi cinquante de ces orphelins dans une colonie de vacances un peu particulière dans l’ouest du pays : un refuge à l’abri du fracas des armes. Au programme : des activités sportives, artistiques, des lectures, ainsi que des séances de thérapie collectives et individuelles, pour soigner les blessures invisibles de cette enfance dans la guerre.

    Les traumatismes sont encore si vifs, que ce sont surtout les adultes qui racontent leur histoire.

    « Orphelins ukrainiens, thérapies de vacances dans les Carpates », un Grand reportage de Lucas Lazo, avec la collaboration de Yashar Fasilov.

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  • Héros ou criminels, les leaders de l’UCK face aux juges
    2026/09/14

    Les Kosovars attendent avec appréhension et indignation le verdict du procès des anciens dirigeants de l’UÇK, l’Armée de libération de leur Pays. Verdict attendu après-demain, (16 septembre 2026), vingt-sept ans après le conflit au Kosovo. C’est le dernier grand procès lié aux guerres qui ont déchiré l’ex-Yougoslavie.

    La perspective de voir condamnés à La Haye, jusqu’à 45 ans de prison, 4 leaders qui ont mis fin à l’oppression du régime Milosevic, a permis l’indépendance et dirigé le jeune État, entraine bien des tensions depuis des mois... Voici un état de l’opinion des Kosovars avant l’été. Nous rediffusons ce reportage de Louis Seiller intitulé : « Héros ou Criminels, les leaders de l’UCK face aux juges ».

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    20 分
  • «Le supplément du dimanche» du 13 septembre 2026
    2026/09/13

    De la mer de Chine Orientale à la Méditerranée, nous embarquons tout d'abord sur l'Ocean Viking, navire de sauvetage de ces migrants qui jouent le tout pour le tout pour rejoindre l'Europe dans des cases en bambou. 1 500 morts, rien que pour les 6 premiers mois de l'année, chiffre de l'OIM.
    Deuxième reportage. Nous serons au Japon, dans le grand sud, à Okinawa, s'y trouvent les fameuses bases américaines. Les fermer, les agrandir, c'est l'enjeu de l'élection du gouverneur ce dimanche.

    Sauvetages en Méditerranée centrale : migrants refoulés, humanitaires entravés

    C’est l’une des routes migratoires les plus mortelles au monde… La Méditerranée. Rien qu’au cours des six premiers mois de 2026, plus de 1 500 personnes y ont péri en tentant de rejoindre l’Europe – un des pires bilans de la décennie –, chiffre de l’Organisation internationale pour les migrations. Les opérations humanitaires, elles, sont de plus en plus empêchées par l’arsenal répressif, légal, mis en place par certains pays européens ainsi que par la menace croissante des garde-côtes libyens. Financés par l’Union européenne, les Libyens multiplient les refoulements de migrants en mer et les intimidations contre les navires humanitaires. RFI a embarqué au mois de juillet sur l’Ocean Viking, le bateau affrété par l’ONG française SOS Méditerranée.

    Un Grand reportage d'Eliott Brachet qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Okinawa vote : bases américaines en question et ombres chinoises

    Au Japon, Okinawa dans le grand Sud, vote pour son gouverneur le 13 septembre 2026. En question : la présence stratégique américaine, face à la Chine et à 2 pas de Taiwan. Le sortant Tamaki est contre ces fameuses bases d'Okinawa. Son rival Koja, du parti de la Première ministre est pour. Un débat qui dépasse largement la petite île. Et que la population doit endurer.

    Un Grand reportage d'Adrien-Guillaume Padovan qui s'entretient avec Jacques Allix.

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    49 分