エピソード

  • L’Espagne, à contrecourant, régularise un demi-million de sans-papiers
    2026/06/09

    Une régularisation massive des migrants est en cours en Espagne, à une échelle exceptionnelle. 500 000 des 800 000 personnes en situation irrégulière vont obtenir des papiers. Il s’agit le plus souvent de Latino-Américains. Une décision du gouvernement espagnol de Pedro Sanchez, sans approbation du Parlement. L’exécutif explique que l’économie a le vent en poupe, et que les entreprises sont prêtes à embaucher.

    Pas besoin de contrat de travail préalable. Le casier judiciaire doit être vierge. Une régularisation spectaculaire qui soulève un débat de société.

    « L’Espagne, à contrecourant, régularise un demi-million de sans-papiers », un Grand reportage de François Musseau.

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    20 分
  • La Roumanie ne veut pas dire adieu au charbon
    2026/06/08
    Le charbon est l'énergie qui contribue le plus au réchauffement de la planète. Pour respecter l'accord de Paris de 2015 sur le climat, les pays de l'Union européenne devraient l'abandonner avant 2030. Beaucoup s'y sont engagés. Mais après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, et la hausse des prix de l'énergie, certains ont repoussé l'échéance ou revu leur calendrier. La Roumanie en fait partie. Le pays touche des aides de Bruxelles pour sortir du charbon, mais a obtenu en octobre 2025 un délai supplémentaire de la part de la Commission européenne, pour reporter la fermeture de plusieurs de ses mines et centrales, malgré les conséquences pour l'environnement. Un Grand reportage de Justine Fontaine, avec Arturo Cimini. Réalisation : Jérémie Boucher. La plus grande mine de lignite à ciel ouvert de Roumanie, la mine Rosia, ressemble à un immense cratère. Située en Olténie, dans le sud-ouest du pays, on y descend en 4x4, jusqu'au pied d'une falaise noire et grise, creusée par une gigantesque excavatrice. Aussi haute qu'un immeuble de huit étages, elle avale ce type de charbon très polluant grâce à une grande roue avant de le recracher, en petits morceaux brun foncé, sur un tapis roulant qui file jusqu'en haut de la mine, en plein vent. « Et là c'est un dépôt de charbon, explique Felix Tirca, coordinateur du site, où travaillent près de 1 000 personnes. Le lignite est entreposé ici avant d'être envoyé vers la centrale thermique » voisine, précise-t-il, casque de chantier sur la tête, chaussures de sécurité et bleu de travail. On aperçoit la fumée blanche de sa cheminée depuis le site d'extraction du lignite. Cette centrale, comme la mine, appartient à une entreprise publique, le Complexe énergétique d'Olténie (CE Oltenia). On retrouve dans son bureau, à l'abri de la poussière de charbon soulevée par le vent, le directeur de la mine, Nicolae Mirea. Habillé, comme ses collègues, d'un bleu de travail siglé du logo de l'entreprise, son casque est posé à côté de lui. Il reste en contact avec ses équipes via un talkie walkie. «D'après les dernières informations qu'on a, la fermeture est prévue pour 2029. Mais on espère rester ouverts plus longtemps», dit-il. « L'avenir n'est pas très prometteur pour nous, nous sommes conscients qu'on va devoir fermer... mais on souhaite qu'au moins les jeunes puissent en vivre le plus longtemps possible », avance-t-il. Craintes pour l'emploi À côté de lui, son collègue, Ionel Marius Gruescu, tient à nous montrer une image sur son téléphone : « Voilà ma femme et mes enfants. Moi et mes collègues sommes de la même génération. Nos enfants sont encore petits, donc nous espérons tous que cette mine et les centrales ne fermeront pas », glisse-t-il. À bientôt 50 ans, il ne s'imagine pas se reconvertir et commencer un autre travail, dans une région où l'économie repose en grande partie sur le lignite. Ici, chaque famille compte un ou plusieurs mineurs. « Mon père et ma mère travaillaient dans une centrale à charbon », témoigne Boby Monteanu, qui dirige le syndicat des mineurs Cartel Alfa dans le comté de Gorj, en Olténie. Lui a commencé comme électricien dans une mine de la région, à l'âge de 18. « Ma sœur, mes oncles... Nous avons tous travaillé dans les mines. Mais je suis le seul à être devenu dirigeant syndical. » « À l'heure actuelle, moins de 15 000 personnes travaillent encore dans l'industrie minière en Roumanie, contre 300 000 en 1997, quand a commencé la restructuration de l'industrie minière, pointe un autre syndicaliste, Dumitru Pirvulescu, président de la fédération roumaine des mines et de l'énergie. Depuis, on assiste à un exode des jeunes vers d'autres régions ou d'autres pays. Et c'est un gros problème dans ce comté. » « La Roumanie ne peut se passer du charbon » En 2021, la Roumanie s'est engagée auprès de l'Union européenne à sortir du charbon d'ici à 2032. Mais en octobre 2025, le gouvernement roumain a demandé et obtenu un délai supplémentaire de la part de Bruxelles, pour retarder la fermeture de plusieurs mines et centrales de l'Olténie, la région où on se trouve. « Le gouvernement roumain a eu raison de reporter la fermeture des centrales à charbon. Car le plan de sortie de charbon était basé sur une autre Europe : quand il a été approuvé, la guerre en Ukraine a commencé immédiatement après, ce qui a bouleversé l'Europe », salue le syndicaliste. Pour les partisans du charbon, la guerre au Moyen-Orient est un argument supplémentaire pour prolonger la durée de vie des centrales et, avec ça, maintenir les emplois existants. Ils estiment que le charbon est utile pour la stabilité du réseau électrique et qu'il n'est pas justifié que la Roumanie s'en passe avant d'autres pays européens, comme l'Allemagne ou la Bulgarie. « ​​​​​​​Nous assurons la ...
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    20 分
  • «Le supplément du dimanche» du 7 juin 2026
    2026/06/07

    Nous voici dans le Pacifique, en Nouvelle-Calédonie, les élections provinciales se dérouleront à la fin du mois de juin. Un épisode de plus dans le parcours chaotique et violent de l'île. Il y a 2 ans, la Nouvelle Calédonie basculait dans le chaos sur fond de réformes électorales contestées. Bilan : 14 morts. Les Calédoniens sont aujourd'hui profondément divisés mais ils rêvent d'un destin commun. En 2è partie, Valentin Cebron nous rend compte de l'engouement pour la course à pied en Thaïlande.

    Nouvelle-Calédonie : l’archipel des colères

    Il y a deux ans, la Nouvelle-Calédonie basculait dans la violence sur fond de réforme électorale contestée. Dans cet archipel français du Pacifique Sud, inscrit sur la liste des pays non autonomes de l’ONU. Les violences feront alors 14 morts et au moins 2 milliards d’euros de dégâts ; elles rouvriront aussi les blessures des année 80, lorsque la Nouvelle-Calédonie avait plongé dans une quasi guerre civile.

    Fin juin 2026, les Calédoniens sont appelés aux urnes pour élire les dirigeants qui devront discuter du futur de l’archipel alors que toutes les discussions entre indépendantistes et non-indépendantistes ont jusqu’ici échoué. Des Calédoniens aujourd’hui profondément divisés, mais qui rêvent tout de même de reconstruire un destin commun.

    Un Grand reportage de Charlotte Mannevy qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Course à pied et run clubs ont la cote chez les Thaïlandais

    Je cours, tu cours, nous courons : la fièvre de la course à pied est devenue un phénomène mondial. Occasionnels, réguliers, compétiteurs ; ils et elles seraient entre 200 et 600 millions à mouiller le maillot. La Thaïlande est un bon exemple de cet engouement. Dans les parcs de Bangkok, sur les sentiers de montagne ou les pistes d’athlétisme, les coureurs sont partout : seuls ou, de plus en plus souvent, en groupes.

    Car la course à pied – le running - est aussi devenu un moyen de tisser des liens. D’où l’explosion des clubs spécialisés : on y vient pour courir, se faire des amis, parfois tomber amoureux.

    Les marques, -sportives ou non,- elles aussi, courent… après le client.

    Un Grand reportage de Valentin Cebron qui s'entretient avec Jacques Allix.

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    49 分
  • «Le supplément du samedi» du 6 juin 2026
    2026/06/06

    Au sommaire de ce supplément, nous ouvrons avec la situation au Proche-Orient. Chaque jour, Israël poursuit son offensive meurtrière au Liban. Le chaos règne, les négociations ne donnent pas grand-chose, et côté israélien, les plus ultras entretiennent la mécanique guerrière... 2è partie : les agriculteurs ne sont pas contents globalement en France, cours trop bas, polémique sur l'utilisation d'engrais et de pesticides et la sécheresse qui s'aggrave. Comment maintenir l'irrigation malgré tout?

    Dans le nord d’Israël : une trêve qui n’en est pas une

    Quelques jours après le début de l’offensive israélo-américaine en Iran, le Hezbollah libanais se jette, le 2 mars 2026, dans le conflit et attaque Israël. La riposte sera très meurtrière : plus de 3 000 morts au Liban, un million de déplacés. Sur le papier, depuis le 17 avril, il y a un cessez-le-feu, mais sur le terrain, il n’en est rien... Les frappes israéliennes massives sur le Liban se poursuivent et le Hezbollah continue d’attaquer. RFI vous conduit aujourd’hui dans le nord d’Israël. Ils s’appellent Ori, Yuval ou Ella... Après 3 mois de bombardements, ils sont à bout de nerfs.

    RFI a consacré, le 3 juin 2026, une journée spéciale au Liban présentée de Beyrouth, le Liban qui a recensé plus de 3 000 morts et plus d'un million de déplacés depuis le 2 mars dernier.

    Un Grand reportage de Frédérique Misslin qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Agriculture : dans le sud de la France, le grand défi du partage de l’eau

    À l'heure du Salon international de l'agriculture à Paris, la colère paysanne gronde toujours en France. Normes contraignantes, concurrence exacerbée par l’accord UE / Mercosur, gestion de l’épidémie bovine… et il faut ajouter à cela la sécheresse. À cause du réchauffement climatique, de plus en plus d’agriculteurs manquent d’eau et la question du partage de la ressource est devenue épineuse.

    Illustration dans le sud de la France, dans la région de Perpignan. L'été dernier (2025) : fleuves à sec, cultures desséchées… squelettes d’abricotiers et de vignes arrachés. En perspective pour résoudre le problème : un tuyau de 10 km pour dériver une partie d’un cours d'eau afin de sécuriser l'irrigation. Mais ce projet ne fait pas l’unanimité, y compris chez les agriculteurs…

    Un Grand reportage de Laura Salabert qui s'entretient avec Jacques Allix.

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    49 分
  • Course à pied et run clubs ont la cote chez les Thaïlandais
    2026/06/04

    Je cours, tu cours, nous courons : la fièvre de la course à pied est devenue un phénomène mondial. Occasionnels, réguliers, compétiteurs ; ils et elles seraient entre 200 et 600 millions à mouiller le maillot. La Thaïlande est un bon exemple de cet engouement. Dans les parcs de Bangkok, sur les sentiers de montagne ou les pistes d’athlétisme, les coureurs sont partout : seuls ou, de plus en plus souvent, en groupes.

    Car la course à pied – le running - est aussi devenu un moyen de tisser des liens. D’où l’explosion des clubs spécialisés : on y vient pour courir, se faire des amis, parfois tomber amoureux.

    Les marques, -sportives ou non,- elles aussi, courent… après le client.

    « Course à pied et run clubs ont la cote chez les Thaïlandais », un Grand reportage de Valentin Cebron. Réalisation : Jérémie Boucher.

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  • Nouvelle-Calédonie : l’archipel des colères
    2026/06/02

    Il y a deux ans, la Nouvelle-Calédonie basculait dans la violence sur fond de réforme électorale contestée. Dans cet archipel français du Pacifique Sud, inscrit sur la liste des pays non autonomes de l’ONU. Les violences feront alors 14 morts et au moins 2 milliards d’euros de dégâts ; elles rouvriront aussi les blessures des année 80, lorsque la Nouvelle-Calédonie avait plongé dans une quasi guerre civile.

    Fin juin 2026, les Calédoniens sont appelés aux urnes pour élire les dirigeants qui devront discuter du futur de l’archipel alors que toutes les discussions entre indépendantistes et non-indépendantistes ont jusqu’ici échoué. Des Calédoniens aujourd’hui profondément divisés, mais qui rêvent tout de même de reconstruire un destin commun.

    « Nouvelle-Calédonie, l’archipel des colères », un Grand reportage de Charlotte Mannevy.

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  • Dans le nord d’Israël : une trêve qui n’en est pas une
    2026/06/01

    Quelques jours après le début de l’offensive israélo-américaine en Iran, le Hezbollah libanais se jette, le 2 mars 2026, dans le conflit et attaque Israël. La riposte sera très meurtrière : plus de 3 000 morts au Liban, un million de déplacés. Sur le papier, depuis le 17 avril, il y a un cessez-le-feu, mais sur le terrain, il n’en est rien... Les frappes israéliennes massives sur le Liban se poursuivent et le Hezbollah continue d’attaquer. RFI vous conduit aujourd’hui dans le nord d’Israël.

    Ils s’appellent Ori, Yuval ou Ella... Après 3 mois de bombardements, ils sont à bout de nerfs.

    « Dans le nord d’Israël : une trêve qui n’en est pas une », un Grand reportage de Frédérique Misslin.

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  • «Le supplément du dimanche» du 31 mai 2026
    2026/05/31

    Bienvenue dans le supplément de Grand reportage. 50 minutes ensemble avec aujourd'hui Marielle Vitureau et Emma Garboud-Lorenzoni. En première partie, le drone qui est désormais indispensable pour assurer la sécurité d'un territoire. Il est au cœur en particulier de la guerre en Ukraine et dans les pays environnants. Comment développer les drones, et comment les intégrer ?... Ensuite, direction la Nouvelle-Zélande, pour rencontrer les jeunes Maoris, victimes des réformes gouvernementales.

    Les pays baltes, une région passée en mode drones

    Il peut voler, naviguer, rouler. Il peut porter une charge explosive ou mener des opérations de reconnaissance. Riga accueillait, cette semaine, un sommet international consacré aux drones. Compte tenu de leur proximité avec la Russie, la Lettonie et ses deux voisins baltes -la Lituanie et l'Estonie- sont en première ligne sur le sujet. Le drone est désormais indispensable pour assurer la sécurité d’un territoire. S'en protéger est devenu le défi numéro un.

    Dans les trois pays, les entreprises, les armées, les institutions, les industries ne parlent que d’eux...

    Alors, comment les développer, comment les intégrer ?

    Un Grand reportage de Marielle Vitureau qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

    À écouter aussiLes drones ukrainiens frappent dans la grande profondeur du territoire russe

    La jeunesse maorie de Nouvelle-Zélande, victime des réformes

    La Nouvelle-Zélande a engagé, il y a quelques années, une politique uniformisée et uniformisante de la société. Un virage intervenu en 2023 avec l’élection d une coalition de droite à Wellington. Victime de cette nouvelle donne : les droits spécifiques des Maoris ; peuple autochtone qui représente 17% de la population, près d’un million de personnes. Les jeunes Maoris sont particulièrement touchés. Marginalisation de leur langue à l’école, fin des partenariats avec les tribus pour la prise en charge des adolescents en difficulté.

    Un Grand reportage d'Emma Garboud-Lorenzoni qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

    À écouter aussiEn Nouvelle-Zélande: les Maoris craignent pour leurs droits

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    49 分