エピソード

  • Une flottille pour Cuba
    2026/04/29

    Briser le blocus de Cuba imposé par les États-Unis. Tel était le but de la flottille humanitaire lancé à la fin du mois de mars 2026. Une initiative calquée sur les opérations -Flottille de la Liberté pour Gaza- qui se multiplient. Dans la foulée de l’enlèvement manu militari de Nicolas Maduro, le leader vénézuélien, la marine américaine avait décidé de couper l’approvisionnement en pétrole de Cuba.

    Une vingtaine de militants ont donc lancé cette mission de solidarité : notamment à bord d’un vieux bateau de pêche, ils ont levé l’ancre du Mexique avec plus de 14 tonnes d’aide humanitaire, 73 panneaux solaires et 10 vélos.

    Nous étions à bord du bateau de pêche GranMa 2.0 affrété par l'Organisation de l'Internationale Progressiste. GranMa en référence au bateau qui transporta Fidel Castro et Che Guevara, avec la révolution pour bagage, en 1956.

    « Une flottille pour Cuba », un Grand reportage Margot Davier.

    À lire aussiCuba: l'ONU va importer pour la première fois du carburant afin de distribuer l'aide humanitaire

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    20 分
  • Charbon, eau, soleil : la Colombie face à sa transition énergétique
    2026/04/28

    Tourner la page des énergies fossiles. Pétrole et charbon. Face au changement climatique, il y a une telle urgence qu’une première conférence internationale spéciale, se tient en Colombie. Pays de choix, chaque année des millions de tonnes de charbon colombien, sont extraits de la mine à ciel ouvert du Cerrejón, la plus grande d'Amérique latine.

    Mais a contrario des effets de cette bombe climatique, la Colombie a su inventer des alternatives : la Colombie produit déjà plus de 70% de son électricité grâce à ses barrages hydroélectriques. Et le solaire existe également.

    « Charbon, eau, soleil : la Colombie face à sa transition énergétique », un Grand reportage de Najet Benrabaa.

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    20 分
  • Tchernobyl, la hantise de l'Ukraine, sous péril russe
    2026/04/27
    Tchernobyl : pour tous ceux qui ont entendu ce nom, il est synonyme de la pire catastrophe nucléaire de notre histoire, celle qui a, le 26 avril 1986, suite à une erreur humaine, entraîné l’emballement, puis l’explosion du réacteur numéro 4 de cette centrale nucléaire construite en Ukraine alors sous le joug soviétique. C’était il y a quarante ans, quarante ans au cours desquels ce désastre a eu des conséquences graves, humaines d’abord, mais aussi environnementales et géopolitiques. De notre correspondante à Kiev, Pour beaucoup d’historiens, la catastrophe de Tchernobyl a contribué à accélérer la chute de l’URSS, révélant les défaillances d’un système centralisé, et réveillant le nationalisme ukrainien. Aujourd’hui, alors que la centrale nucléaire n’opère plus que pour le refroidissement du combustible nucléaire et la décontamination, le site et toute la zone d’exclusion sont revenus au cœur des préoccupations des Ukrainiens : en 2022, c’est ici, dans une zone encore hautement radioactive, que l’invasion russe à grande échelle a commencé. Dans la zone d’exclusion de Tchernobyl, Volodymyr Verbytskyi, notre guide assigné par l’Agence d’État de gestion de la zone, nous montre comment fonctionne un dosimètre : cet appareil permet de mesurer la quantité de radiation reçue par une personne ou un appareil à un endroit donné. Il sonne très souvent, rappelant ainsi le fort taux de radioactivité de la zone, même quarante ans après la catastrophe. Il explique : « il faut savoir que plus le sol est meuble, plus on va avoir des taux élevés. Là où il y a de l’asphalte, le dosimètre se calme, le taux de radiation a baissé, et de beaucoup ! ». La ville de Chornobyl a donné son nom à la centrale Notre première halte est un jardin d’enfants, caché derrière la végétation. Volodymyr se souvient : « Après l’accident, ce village a été oublié : le 28 avril, Pripyat avait déjà été évacué… et le 1er et 2 mai, des enfants étaient encore amenés ici, malheureusement ». Les alertes du dosimètre s’arrêtent dès qu’on entre dans ce bâtiment délabré, et le bâtiment semble figé dans le temps. On y trouve des chaussons d’enfants en feutrine, des peluches, des livres tous recouverts de poussière sont exposés aux quatre vents… de petits lits rouillés rappellent qu’avant d’être une zone sinistrée, Tchernobyl était un lieu d’habitation. Ce jardin d’enfants précède l’entrée dans la ville de Chornobyl, qui a donné son nom à la centrale. « Chernobyl » en est la version russe, celle qui domine encore à l’étranger, au grand dam des Ukrainiens. La ville, qui se trouve à 18 km au sud de la centrale, est coquette, et pas tout à fait déserte : certains des travailleurs de la centrale, ainsi que des personnes qui auraient dû évacuer, y habitent encore, malgré l’interdiction. Dans un jardin du souvenir, l’artiste Anatoli Haydamaka a installé une série de panneaux de noms de villes aujourd’hui rayées de la carte : celles qui ont dû être abandonnées suite à la catastrophe. Cet abandon est criant quelques kilomètres plus loin, dans la ville abandonnée de Pripyat. Il aura fallu aux autorités soviétiques 36 heures après l’explosion du réacteur numéro 4 pour donner à la population locale, soit près de 50 000 habitants, l’ordre d’évacuation. Plusieurs raisons expliquent ce délai. D’abord la confusion autour de l’état du réacteur numéro 4 et du niveau des radiations, l’ampleur de l’évacuation à organiser d’un point de vue logistique, mais aussi, et surtout, le déni au niveau institutionnel : dans le système autoritaire soviétique, les décisions étaient centralisées, la culture du secret encadrait les mauvaises nouvelles, afin de ne pas porter atteinte à l’image de l’État et mettre en doute sa compétence, quitte à ce que la population en pâtisse. « Personne n’avait informé la population du danger que représentaient les radiations » En 1986, Volodymyr avait 25 ans, et il habitait Pripyat. Au milieu des ruines du café disco de la ville, il nous montre ses photos de jeunesse, et se souvient de sa première cuite. La ville avait été construite en 1970, à 3 km de la centrale nucléaire, et ses habitants étaient majoritairement des travailleurs de la centrale et leur famille. Ici, la moyenne d’âge était de moins de 30 ans. Tout était mis à leur disposition dans cette ville-atome que Moscou voulait mettre en scène comme le fleuron du parc nucléaire soviétique. Dans l’hôpital de la ville, il décrit, comme si c’était hier, les scènes qui s’y sont déroulées il y a quarante ans : « Les premiers blessés ont été amenés dans ce hall, puis ils ont été emmenés dans les étages, où on leur a prodigué les premiers soins ». Ici, des câbles et des blocs de béton pendent du plafond, dont on voit ...
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  • «Le supplément du dimanche» du 26 avril 2026
    2026/04/26

    En première partie de ce supplément du Grand reportage, nous voici au cœur de Khartoum, la capitale soudanaise très meurtrie. En seconde partie. Comment protéger les fonds marins au Cambodge et des pêcheurs sans scrupule qui raclent les fonds avec des chaluts ? En piégeant les filets avec des blocs de béton qui vont tout déchirer.

    Khartoum se relève mais n'oublie pas

    Le Soudan est entré dans sa quatrième année de guerre, la semaine dernière. Une guerre dont le bilan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG. Entre 11 et 13 millions de déplacés et réfugiés. C'est en 2023, le 15 avril, qu'à Khartoum, la capitale, des combats éclataient entre l'armée du général Al Burhan, et les Forces de soutien rapide des paramilitaires, commandés par le général Hemedti.

    Depuis près d'un an, Khartoum, l'ombre d'elle-même, très marquée par les combats, est de nouveau contrôlée par l'armée, après deux années d'occupation par les FSR. L'attitude extrêmement violente de ces dernières... avec de terribles exactions et des crimes sexuels, a laissé un profond traumatisme collectif.

    Un Grand reportage de Gaëlle Laleix qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Au Cambodge, parpaings contre chalutiers

    Comment protéger les poissons ? Surpêche, chalutage illégal : souvent bien difficile de repérer les fraudeurs. Le long des côtes cambodgiennes, une solution se dessine. 5 000 blocs de béton sont en train d’être disposés sous l'eau pour dissuader les pécheurs de venir traîner là leurs filets. Historiquement au Cambodge, on mange surtout du poisson d'eau douce issu du Mékong. Pour diversifier la ressource, on regarde maintenant vers la mer. Mais déjà, des menaces planent.

    Face aux techniques plus performantes de chalutage pirate, l’organisme MCC a donc développé un projet en béton.

    Un Grand reportage de Juliette Buchez (épaulée de Len Len) qui s'entretient avec Jacques Allix.

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    49 分
  • «Le supplément du samedi» du 25 avril 2026
    2026/04/25

    En première partie de notre supplément du samedi, une grande évolution du monde : la natalité. La tendance est à une baisse notable. En 60 ans, nous sommes passés sur la planète de 5,1 enfants par femme en moyenne à 2,3. Le record actuel est à 6,7 enfants par femme au Niger. Nous parcourons ces campagnes sud-coréennes qui sont les témoins de cette dénatalité. 2è partie. Inventer un modèle de développement durable de la mer, nous partons au Cap-Vert évaluer les défis de cette économie bleue.

    Corée du Sud : ces villages en voie de disparition

    La Corée du Sud est le pays qui connaît le plus faible taux de natalité au monde : 0,7 enfant par femme. Une dénatalité qui se constate d’ailleurs au quotidien. Un déclin de population entamé en 2020, première année où le nombre de décès a surpassé le nombre de naissances. Conséquence : des entreprises, des écoles qui ferment, des villages abandonnés, vidés de leurs habitants. Avec une vie précaire pour ceux qui s’y accrochent encore.

    Un Grand reportage de Célio Fioretti qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Cap-Vert: pavillon haut sur l'économie bleue

    Le Cap-Vert veut s’imposer comme un modèle de développement de l’économie de la mer en Afrique, avec le développement des énergies durables, des projets d’économie circulaire et sa stratégie pour les capitaux. Pays insulaire, sa bande côtière est un atout majeur. Mais elle est aussi sa faiblesse : quand les stocks de poisson sont mis à mal par la pêche illégale ou quand le changement climatique menace. La tempête Erin en août dernier a par exemple endommagé les infrastructures.

    Un Grand reportage de Charlotte Cosset qui s'entretient avec Jacques Allix.

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    49 分
  • Khartoum se relève mais n'oublie pas
    2026/04/23

    Le Soudan est entré dans sa quatrième année de guerre, la semaine dernière. Une guerre dont le bilan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG. Entre 11 et 13 millions de déplacés et réfugiés. C'est en 2023, le 15 avril, qu'à Khartoum, la capitale, des combats éclataient entre l'armée du général Al Burhan, et les Forces de soutien rapide des paramilitaires, commandés par le général Hemedti.

    Depuis près d'un an, Khartoum, l'ombre d'elle-même, très marquée par les combats, est de nouveau contrôlée par l'armée, après deux années d'occupation par les FSR. L'attitude extrêmement violente de ces dernières... avec de terribles exactions et des crimes sexuels, a laissé un profond traumatisme collectif.

    « Khartoum se relève mais n'oublie pas », un Grand reportage de Gaëlle Laleix.

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    20 分
  • Au Cambodge, parpaings contre chalutiers
    2026/04/22

    Comment protéger les poissons ? Surpêche, chalutage illégal : souvent bien difficile de repérer les fraudeurs. Le long des côtes cambodgiennes, une solution se dessine. 5 000 blocs de béton sont en train d’être disposés sous l'eau pour dissuader les pécheurs de venir traîner là leurs filets. Historiquement au Cambodge, on mange surtout du poisson d'eau douce issu du Mékong. Pour diversifier la ressource, on regarde maintenant vers la mer. Mais déjà, des menaces planent. (Rediffusion)

    Face aux techniques plus performantes de chalutage pirate, l’organisme MCC a donc développé un projet en béton.

    « Au Cambodge, parpaings contre chalutiers », un Grand reportage de Juliette Buchez épaulée de Len Leng.

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    20 分
  • Corée du Sud: ces villages en voie de disparition
    2026/04/21

    La Corée du Sud est le pays qui connaît le plus faible taux de natalité au monde : 0,7 enfant par femme. Une dénatalité qui se constate d’ailleurs au quotidien. Un déclin de population entamé en 2020, première année où le nombre de décès a surpassé le nombre de naissances. Conséquence : des entreprises, des écoles qui ferment, des villages abandonnés, vidés de leurs habitants. Avec une vie précaire pour ceux qui s’y accrochent encore. (Rediffusion)

    « Corée du Sud : ces villages en voie de disparition », un grand reportage de Célio Fioretti.

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    20 分