エピソード

  • Interventionnisme, aide coupée, manipulation: le nouveau visage de la politique de Trump en Afrique
    2026/01/19
    Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l’international. En Afrique, le Nigeria et l’Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l’Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d’une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « Hands Off Venezuela », ‘Ne touchez pas au Venezuela.’ » « Il s’agit d’une manifestation d'urgence, explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, organisée par diverses organisations de la société civile sud-africaine, des partis politiques ainsi que des syndicats. Aujourd'hui, c'est le Venezuela qui est attaqué, demain, nous craignons que ce soit l'Afrique du Sud ! » Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. « À l'heure actuelle, tonne-t-il, les États-Unis font ce qui leur plait ! Il est regrettable qu'ils soient autorisés à le faire et que certains pays dans le monde n'aient pas réagi de manière appropriée... Nous refusons de vivre dans un monde monolithique dans lequel les États-Unis nous imposent une forme extrême de capitalisme de droite et de conservatisme, sans quoi ils ne nous considèrent ! » Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s’installent. La présidence somalienne prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l’intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l’ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s’exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « De tels développements représentent des défis sérieux, non seulement par rapport à la stabilité interne du Venezuela, mais aussi parce qu’ils soulignent l’impératif de sauvegarder, plus largement, la paix et la sécurité de la région. Le A3 demeure ferme dans son engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international, y compris le respect total de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, tels qu’inscrits dans la charte des Nations unies, dans l’intérêt de la stabilité régionale et de la paix internationale. » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le Ghana, la Namibie, l’Union africaine ou l’Alliance des États du Sahel. Interventionnisme décomplexé Le cas vénézuélien est devenu emblématique d’un interventionnisme décomplexé. Et l’Afrique est d’autant plus concernée par cette politique de puissance qu’elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l’organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l’année, c’est le Nigeria qui fait l’objet d’une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l’existence d’un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser l'État islamique sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d’année 2026, certains sur place s’interrogent encore sur les motivations réelles de l’intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l’histoire sociale à l’Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « Avec ce qu'il s'est passé au Venezuela, explique-t-il, les gens ont l'impression que les Américains peuvent prendre n'importe quel prétexte, comme par exemple cette histoire de persécutions religieuses, que n'importe quoi peut servir de justification pour que les Américains s'emparent des ressources d'un endroit. Donc, les gens ont peur, ils craignent que ce soit juste une étape, ils perdent confiance dans l'idée d'une démocratie américaine qui respecterait les droits humains, ou qui les défendrait ». Le Grand invité AfriqueOusmane Ndiaye: «L’Afrique subit déjà la brutalité de Trump» L’inquiétude est d’autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s’émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L’exemple nigérian n’est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est ...
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  • «Le supplément du dimanche» du 18 janvier 2026
    2026/01/18

    Le Laos et la Bolivie au sommaire du supplément du Grand reportage. Direction le Laos avec Jean-Pierre Fage, sur l'une de ces nouvelles routes de la soie lancées tel un filet sur le monde par la Chine. C'est en 2013 que le président Xi Jinping lance la nouvelle initiative, la bonne idée d'influence sur ses voisins et au-delà. En 2è partie : une montagne qui s'effondre sur elle-même, minée depuis des siècles, par l'exploitation de filons prometteurs, le Cerro Rico en Bolivie, avec Nils Sabin.

    Laos: sur la voie des investissements chinois

    Au Laos, la Chine est devenue le premier investisseur, mais aussi le principal créancier du pays. Un des effets des tentaculaires Routes de la Soie développées par Pékin. Plus de 140 pays, plus de 4 milliards d’habitants sont maintenant concernés par ces coopérations avec le géant asiatique. Une conquête chinoise à bas bruit, antérieure à l’expansionnisme claironnant de Donald Trump.

    Le petit Laos et sa large dette est pris dans cette dynamique, où s’affiche le train à grande vitesse Vientiane / Kunming. Et cela transforme en profondeur le paysage socio-économique du pays.

    Un Grand reportage de Jean-Pierre Fage qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Cerro Rico en Bolivie: la montagne minée par l’argent

    Dans le sud de la Bolivie, le Cerro Rico est une montagne surexploitée. Creusée depuis 480 ans pour ses ressources minières : argent, étain, plomb ou zinc. Ses mines ont enrichi l’empire espagnol et toute l’Europe pendant l’époque coloniale et tout le secteur de la ville de Potosi est classé patrimoine mondial de l’Unesco. La montagne est devenue un gruyère. Elle menace de s'effondrer sur elle-même. Mais difficile de vraiment calmer le jeu, tant les mines sont essentielles à l’emploi et l’économie.

    Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Jacques Allix.

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  • «Le supplément du samedi» du 17 janvier 2026
    2026/01/17

    Les réfugiés d'Haïti et la Bulgarie au sommaire de ce supplément du Grand reportage. Notre premier reportage concerne la violence en Haïti qui pousse des milliers d'Haïtiens à fuir leur pays. Nous sommes allés à leur rencontre en Guyane, entre Brésil et Suriname. Un long périple les a fait échouer aux confins de l'Europe. 2ème reportage: la zone euro s'étend. Un 21ème pays sur les 27 que compte l'Union européenne a rejoint la monnaie unique. Grand reportage à Sofia avec Agnieszka Kumor.

    Survivre en attendant l'asile, le quotidien difficile des Haïtiens en Guyane

    De tontons macoutes en chimères et en bandes armées, Haïti vit depuis des décennies avec la violence ; et beaucoup choisissent l’exil. Depuis 2010, ce sont les gangs qui se sont généralisés. La République dominicaine (voisine), les États-Unis, le Mexique, le Canada voient arriver ces exilés. La France aussi. Et notamment en Guyane, porte d’entrée vers l'Europe. Dans cette collectivité française d’Outre-mer, le nombre de demandes d’asile d’Haïtiens a triplé en trois ans.

    On ne les considère plus comme des migrants économiques. Et ils comptent pour 90% des dossiers.

    En attendant - les papiers- les mois passent, les années aussi, pour des réfugiés Sans statut, sans aide, sans possibilité de travail.

    Un Grand reportage d'Amélie Beaucour qui s'entretient avec Jacques Allix.

    Entre enthousiasme et inquiétude, la Bulgarie passe à l'euro

    Alors que le 1er janvier 2026, la Bulgarie est devenue le 21ème pays à être passé à l'euro, le fait d'abandonner la monnaie nationale, le lev est loin de faire l'unanimité. Si les partisans de la monnaie unique y voient une opportunité pour leur pays, membre de l'UE depuis 2007, ses opposants craignent au contraire que cela n'alimente l'inflation.

    Traductions : Lubomir Boyadjiev.

    Un Grand reportage d'Agnieszka Kumor qui s'entretient avec Jacques Allix.

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  • Cerro Rico en Bolivie : la montagne minée par l’argent
    2026/01/15

    Dans le sud de la Bolivie, le Cerro Rico est une montagne surexploitée. Creusée depuis 480 ans pour ses ressources minières : argent, étain, plomb ou zinc. Ses mines ont enrichi l’empire espagnol et toute l’Europe pendant l’époque coloniale et tout le secteur de la ville de Potosi est classé patrimoine mondial de l’Unesco. La montagne est devenue un gruyère. Elle menace de s'effondrer sur elle-même. Mais difficile de vraiment calmer le jeu, tant les mines sont essentielles à l’emploi et l’économie.

    « Cerro Rico en Bolivie : la montagne minée par l’argent », un Grand reportage de Nils Sabin.

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    20 分
  • Entre enthousiasme et inquiétude, la Bulgarie passe à l'euro
    2026/01/14

    Alors que le 1er janvier 2026, la Bulgarie est devenue le 21ème pays à être passé à l'euro, le fait d'abandonner la monnaie nationale, le lev est loin de faire l'unanimité. Si les partisans de la monnaie unique y voient une opportunité pour leur pays, membre de l'UE depuis 2007, ses opposants craignent au contraire que cela n'alimente l'inflation.

    «Entre enthousiasme et inquiétude, la Bulgarie passe à l'euro», un Grand reportage d'Agnieszka Kumor. Traductions : Lubomir Boyadjiev.

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  • Laos: sur la voie des investissements chinois
    2026/01/13

    Au Laos, la Chine est devenue le premier investisseur, mais aussi le principal créancier du pays. Un des effets des tentaculaires Routes de la Soie développées par Pékin. Plus de 140 pays, plus de 4 milliards d’habitants sont maintenant concernés par ces coopérations avec le géant asiatique. Une conquête chinoise à bas bruit, antérieure à l’expansionnisme claironnant de Donald Trump.

    Le petit Laos et sa large dette est pris dans cette dynamique, où s’affiche le train à grande vitesse Vientiane / Kunming. Et cela transforme en profondeur le paysage socio-économique du pays.

    «Laos: sur la voie des investissements chinois», un Grand reportage de Jean-Pierre Fage.

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  • Survivre en attendant l'asile, le quotidien difficile des Haïtiens en Guyane
    2026/01/12

    De tontons macoutes en chimères et en bandes armées, Haïti vit depuis des décennies avec la violence ; et beaucoup choisissent l’exil. Depuis 2010, ce sont les gangs qui se sont généralisés. La République dominicaine (voisine), les États-Unis, le Mexique, le Canada voient arriver ces exilés. La France aussi. Et notamment en Guyane, porte d’entrée vers l'Europe. Dans cette collectivité française d’Outre-mer, le nombre de demandes d’asile d’Haïtiens a triplé en trois ans.

    On ne les considère plus comme des migrants économiques. Et ils comptent pour 90% des dossiers.

    En attendant - les papiers- les mois passent, les années aussi, pour des réfugiés Sans statut, sans aide, sans possibilité de travail.

    «Survivre en attendant l'asile, le quotidien difficile des Haïtiens en Guyane», un Grand reportage d'Amélie Beaucour.

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  • «Le supplément du dimanche» du 11 janvier 2026
    2026/01/11

    Le Grand reportage week-end de ce dimanche est consacré à la Corée du Sud, qui connaît le plus faible taux de natalité au monde : 0,7 enfant par femme. Conséquence : des entreprises, des écoles qui ferment, des villages abandonnés, vidés de leurs habitants. Avec une vie précaire pour ceux qui s’y accrochent encore. En seconde partie, nous revenons sur le Cap-Vert, qui veut s’imposer comme un modèle de développement de l’économie de la mer en Afrique.

    La Corée du Sud est le pays qui connaît le plus faible taux de natalité au monde : 0,7 enfant par femme. Une dénatalité qui se constate d’ailleurs au quotidien. Un déclin de population entamé en 2020, première année où le nombre de décès a surpassé le nombre de naissances. Conséquence : des entreprises, des écoles qui ferment, des villages abandonnés, vidés de leurs habitants. Avec une vie précaire pour ceux qui s’y accrochent encore.

    « Corée du Sud : ces villages en voie de disparition », un grand reportage de Célio Fioretti.

    Le Cap-Vert veut s’imposer comme un modèle de développement de l’économie de la mer en Afrique, avec le développement des énergies durables, des projets d’économie circulaire et sa stratégie pour les capitaux. Pays insulaire, sa bande côtière est un atout majeur. Mais elle est aussi sa faiblesse : quand les stocks de poisson sont mis à mal par la pêche illégale ou quand le changement climatique menace. La tempête Erin en août dernier a par exemple endommagé les infrastructures. Et le Cap-Vert doit également relever un défi : proposer du travail à tous ceux qui envisagent d’émigrer.

    « Cap-Vert : pavillon haut sur l'économie bleue », un Grand Reportage de Charlotte Cosset.

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