エピソード

  • «Les ports africains ont tout à gagner avec l'intelligence artificielle»
    2026/06/12
    De Côte d'Ivoire au Kenya, de l'Angola au Nigeria, l'Afrique tout entière se construit de nouveaux ports. La fermeture partielle du détroit d'Ormuz a montré que l'Afrique pouvait devenir un pivot du commerce international. Pour gagner en volume et en efficacité, les ports africains ont une alliée : l'intelligence artificielle. Dans son dernier rapport, l'Organisation maritime internationale souligne l'importance des nouvelles technologies pour connecter les routes jusqu'à la mer. Décryptage technologique avec Hugo Deiss, fondateur de l'agence internationale Forwarding Copilot. RFI : L'Organisation maritime internationale (OMI) encourage les acteurs du commerce maritime, dont les ports, à se digitaliser. Qu'est-ce que la digitalisation d'un port ? Hugo Deiss : C'est la première étape technologique. C'est-à-dire, remplacer l'ancienne méthode des documents papier et crayon par des logiciels d'ordinateurs. Des machines capables de remplacer l'être humain dans des tâches répétitives mais comptant un grand nombre de données très détaillées. Quels pays en particulier ? Je travaille beaucoup avec les ports américains. Mais mon expérience internationale me permet de dire que tous les pays du monde possédant des infrastructures portuaires cherchent à digitaliser les étapes commerciales ou à améliorer leurs technologies. Qu'est-ce que l'intelligence artificielle (IA) a déjà changé dans ce processus ? L'intelligence artificielle a permis – et va permettre encore plus dans le futur – de gagner en temps et en qualité de travail. L'IA est capable d'optimiser les connexions entre tous les acteurs du transport maritime. Tous les maillons de la chaîne, cela va du produit à acheminer jusqu'au livreur qui toquera à la porte du client ou de l'entrepôt d'un vendeur. Chaque acteur aura accès à la même base d'informations sur le produit et sur son transport. Quel genre de données ? Le transport maritime comporte beaucoup de documents douaniers. Les échanges commerciaux internationaux demandent beaucoup de déclarations obligatoires (sanitaires, administratives…). Encore aujourd'hui, ce sont des informations qui sont transmises par de simples mails entre les équipes. L'IA permet de sauter ces étapes de mails en construisant un schéma général où toutes les informations sont visibles au même instant et exploitables. Donnez-nous un exemple en partant de l'Afrique ? Par exemple, je suis un vendeur de machines à laver de Côte d'Ivoire. Je veux que mes machines à laver arrivent aux États-Unis chez mes clients américains. La première étape est de chercher une entreprise chargée d'acheminer les machines à laver de mon usine jusqu'au port d'Abidjan. Cette entreprise va venir la chercher et la transporter jusqu'au port de départ par un ou différents moyens de transport (train, camion…). Ensuite, le port de départ d'Abidjan va demander au transporteur la documentation des machines pour le service des douanes. Et vice-versa, le port d'arrivée aux États-Unis devra avoir accès aux informations de la douane ivoirienne ? Parfaitement. Les douanes ivoiriennes et américaines auront des échanges sur les données de ces machines à laver (composants, le poids…). Ces données seront vérifiées et transmises à la compagnie maritime qui possède les navires sur lesquels les machines à laver seront transportées. L'IA, pour le moment, créé des bases de données qui récoltent ces informations et les vérifient en tenant compte de la multitude de détails dans les caractéristiques de la marchandise et de son transport. En élargissant ces bases de données, l'IA permet-elle d'éviter des erreurs propres aux êtres humains ? Oui. C'est l'un des avantages qui sont cités dans le gain économique que l'IA apporte aux entreprises. Car en Afrique comme sur tous les continents du monde, le transport maritime est touché par la corruption, le sabotage, la perte et même simplement les erreurs dues à la fatigue ou à la distraction d'un employé. L'IA va-t-elle réduire le nombre d'intermédiaires ? A priori, pas pour le moment. Le nombre d'acteurs – producteur, transporteur, infrastructure, client, etc – dans la chaîne reste le même. Mais cela va réduire le nombre de personnes au sein des équipes, secteur par secteur. L'IA permet de ne plus se fier à une seule personne mais à l'ensemble des collaborateurs. L'avantage de l'IA est de donner la possibilité de trouver la réponse à une question. L'information de l'IA est scellée et apporte la garantie de l'information. Que l'on soit l'expéditeur ou le receveur, ils pourront aller puiser dans cette base de données du produit (et de son transport) à n'importe quel moment en fonction de leurs besoins ? Oui. Et les demandes de l'expéditeur ne sont pas les mêmes que celles du client, donc cela fera gagner du temps en évitant de réinterroger des personnes qu'il fallait avant interroger pour ...
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  • L'Afrique du Nord, nouvel eldorado de l'export grâce à ses investissements dans les transports
    2026/06/05

    Selon une étude de la société de conseil Trendeo, qui possède de bonnes routes, possède la richesse industrielle. Spécialisée dans l'économie mondiale, cette société de conseil compte parmi les baromètres les plus suivis de la planète. En dix ans, les pays d'Afrique qui se sont le plus développés sont ceux qui ont investi dans leurs transports. David Cousquer, le président de Trendeo, répond aux questions de RFI.

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  • L’hôtellerie aéroportuaire se réinvente et se tourne vers le marché européen
    2026/05/29
    S'endormir en regardant les avions décoller… Aux États-Unis, l'hôtellerie d'aéroport est beaucoup plus connue et appréciée que nulle part ailleurs dans le monde. Mais voici que le concept arrive en Europe. Le groupe JP Hospitality ressuscite le prestige de l'ancienne compagnie aérienne Pan Am. 35 ans après l'arrêt de ses vols, la Pan Am revient sous une autre forme : les Pan Am Hôtels. L'occasion de découvrir ce secteur si particulier de l'hôtellerie. Aucun pays au monde n’a imaginé l’hôtellerie d’aéroport comme les États-Unis. Ce vaste pays où l’avion est roi a déjà transformé l’ancienne aérogare de la compagnie TWA à New York en hôtel de luxe. Succès total grâce notamment au restaurant gastronomique tenu par un chef français. Tandis qu’à la réception, le personnel d’accueil est en tenue de stewards et d’hôtesses de l’air. Suites pour les passionnés d’aviation C’est l’une des dernières tendances aux USA : s’endormir en regardant les avions décoller. Généralement occupées par les personnels de bord, les chambres du dernier étage sont aujourd’hui réservées aux passionnés d’aviation. À l’aéroport LAX de Los Angeles, un hôtel a ainsi transformé trois chambres classiques en suites d’observation avec confort et vue plongeante sur les pistes de décollage et d'atterrissage. Nostalgie de l’épopée des grandes compagnies aériennes Personne ne sait encore si les employés des futurs Pan Am Hotels porteront également des vestes et foulards siglés Pan Am (nom de l’ancienne compagnie américaine qui a arrêté ses vols en 1991). En tout cas, les annonces sont alléchantes : les hôtels Pan Am proposeront des services et des restaurants de qualité. Tous les grands aéroports européens sont visés par les hôtels Pan Am. Le groupe hôtelier JP Hospitality, basé à Vienne et propriétaire de la marque Hôtels Pan Am, jouera la nostalgie sur tous les continents du monde. En Europe, toutes les grandes capitales sont sur la liste. Les atouts : cuisine gastronomique, piscine, spa… et prix compétitifs Parce qu’ils sont souvent très éloignés des centres historiques des grandes capitales européennes, les hôtels d’aéroport sont moins chers mais également oubliés des habitants du pays. C’est pourquoi l’hôtellerie d’aéroport se réinvente. Les rumeurs dans le milieu du tourisme international annoncent déjà la construction d’un hôtel Pan Am à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, à Paris. Alors si le projet se concrétise, ce sera une concurrence dangereuse ou une saine stimulation de marché ? Chouchous des entreprises internationales Il n’y a pas que des gens en transit. Dans les halls des hôtels d’aéroport se croisent tous les âges avec des types de voyageurs différents. Parmi eux, les employés envoyés en séminaires d’entreprises. Le voyage d’affaires apprécie particulièrement l’hôtellerie d’aéroport. Les grands groupes d’entreprises internationales apprécient notamment leur proximité avec l’aéroport. D’autant plus qu’en vue de fidéliser leur clientèle, les hôtels d’aéroport étoffent leurs offres et la qualité de leurs services (restauration, loisirs, confort…). L’essor du tourisme événementiel Mais aujourd’hui, un autre type de clients côtoie les voyageurs d’affaires. Avide de concerts, d’événements, de compétitions sportives, la Gen Z (18/25 ans) cherche à bien se loger, mais moins cher que dans les établissements standard des villes. « Je veux offrir le meilleur. La nuit à l’hôtel de l’aéroport est la dernière image que le voyageur gardera de la France », lâche Eric Lelouch, directeur du Sheraton Aéroport Charles de Gaulle. Passionné par l’économie globale, Eric Lelouch fait carrière dans l’hôtellerie internationale. Aujourd’hui, il dirige le Sheraton Aéroport Charles de Gaulle à Paris et connaît mieux que personne les attentes si spécifiques des clients d’hôtels d’aéroports : « Je vois trois grandes différences entre l’hôtellerie d’aéroport avec l’hôtellerie classique. La première est la fréquence et l’intensité des flux. Les arrivées et les départs des avions sont si nombreux que de nouveaux clients arrivent à tout moment de la journée et de la nuit. L’offre d’une bonne restauration est importante. L’époque du sandwich ou des repas pris à la va-vite est révolue. Ensuite, la durée des séjours. Il est rare que les séjours dépassent la nuit unique. Enfin, je dirai la sécurité. Aujourd’hui, le sentiment de sécurité doit se voir. Ce n’était pas le cas il y a encore dix ou quinze ans. Avec mes équipes, nous avons mis en place un protocole qui permet au client d’être entièrement rassuré. D’autre part, nous veillons à ce que cette sécurité s’accompagne du confort. Nous devons sans cesse nous réinventer. » Les pandémies, les tempêtes et ...
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  • Avec la guerre au Moyen-Orient, les compagnies aériennes peuvent-elles augmenter le prix des billets?
    2026/05/22

    Avec la guerre en Iran et la fermeture partielle du détroit d'Ormuz, les prix du pétrole ont bondi, et par conséquent ceux du kérosène, et en fin de chaîne, ceux des billets d'avion. Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, les citoyens du monde ont envie de continuer à voyager. Seules les destinations changent. Rémi Aubin, directeur de la société LunaGroup Charter, travaille avec les compagnies aériennes du monde entier pour les aider à trouver des solutions en cas de crise.

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  • L'enjeu des ports africains: Tanger Med, un hub majeur entre l'Afrique, l'Europe et la Méditerranée
    2026/05/15

    En visite au Kenya du 10 au 12 mai, le président français Emmanuel Macron a salué la signature d'un engagement du géant français du fret CMA CGM avec le port de Mombasa. Situé sur la côte sud du pays, ce port restera géré par le gouvernement kényan. Le projet vise à l'agrandir et à le moderniser. Mais au-delà du Kenya, c'est l'Afrique tout entière qui construit et développe ses accès à la mer. L'analyse de l'expert maritime, Hervé Deiss, fondateur de la revue Ports et Corridors

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  • «Rungis est le plus grand marché de gros alimentaire du monde», rappelle son président
    2026/05/01
    Au sud de Paris, le marché de Rungis aura bientôt 60 ans. Agrandie chaque année, c'est désormais une ville entière de fruits, de légumes, de viandes, de poissons et autres nourritures. Reliée aux grandes routes et voisin d'un aéroport, Rungis est une plateforme alimentaire européenne ouverte 24 heures sur 24. Son patron publie le livre Le monde a faim aux éditions du Cherche Midi. Stéphane Layani explique à RFI que d'autres continents, dont l'Afrique, cherchent à s'en inspirer. RFI : Vous expliquez dans votre livre « Le Monde a faim », publié aux Éditions du Cherche Midi, que Rungis est le plus grand marché de gros alimentaire du monde. Stéphane Layani : Peu de Français le savent, mais c’est vrai. Rungis est un fleuron national et l’une de mes fiertés est de l’agrandir d’année en année. Aujourd’hui, s’y côtoient près de 200 pavillons de marchandises fraîches : pavillon des légumes, des fruits, des poissons, des fromages. Le marché est situé dans la ville de Rungis, au sud de Paris. Le marché de gros est aujourd’hui une plateforme de commerce international gigantesque, où l'on circule en camion entre les pavillons tellement le marché est étendu. Rungis est une ville dans la ville, de plus de 230 hectares. Il est plus grand que Monaco. L’avantage pour les professionnels grossistes est d’avoir tous les produits rassemblés dans un même lieu. Vous dites dans votre livre que le monde a faim car la planète manque de marchés de gros. Pourquoi est-ce une injustice, notamment en ce qui concerne le transport ? C’est une injustice, oui, pour l’Asie, pour l’Afrique, des continents de pays émergents. Contrairement à ce que l’on pense, l’Asie est le continent qui a le plus faim. Par manque de connexions – ports, aéroports, routes –, 30 % des récoltes se perdent dans les champs, car les récoltes arrivent en même temps. Or, avec des véhicules individuels trop petits, des distances trop longues, les petits producteurs tels les paysans et les éleveurs ne parviennent pas à tout écouler. Les marchés de gros permettent de rassembler, de conserver et d’exporter les surplus. Les retombées, expliquez-vous, sont nombreuses au plan économique et politique. Des gains économiques incroyables pour les pays qui investissent dans les marchés de gros. Ceux qui le comprennent font des bénéfices colossaux. Un transport organisé, avec des véhicules équipés réfrigérés, permet de réduire les pertes de marchandises. Tout ceci coûte cher. Encore plus cher dans les pays où la chaleur est écrasante, comme en Afrique. Comment faire ? C’est tout le propos de mon livre. Les aides existent. Nous avons un savoir-faire français de marché de gros que nous exportons en l’adaptant aux pays demandeurs. Je veux dire aux dirigeants politiques qu’il faut encourager ces démarches. Les banques de développement, les fonds d’investissement, les institutions africaines ou asiatiques sont aussi là pour appuyer de tels projets. Mon expérience internationale m’a prouvé que l’on peut construire des bâtiments, s’équiper en infrastructures. Votre prochaine destination sera la Chine. Nous construisons un marché de gros à Canton, la plus grande ville du sud de la Chine. Un pays qui a massivement investi dans les ports, les aéroports, les voies ferrées pour exporter, mais également pour transporter les marchandises à l’intérieur même du pays. C'est l’une de leurs forces majeures. Ils organisent leur transport à l’échelle mondiale et nationale. Les Chinois ont compris qu’un maillage sur les territoires est la clé d’un pays bien nourri et économiquement prospère. Votre livre insiste bien sur le fait qu’il ne s’agit pas d’arriver et de calquer le marché de Rungis sur chaque continent du monde. Vous évoquez vos collaborations dans plusieurs pays africains. Loin de moi l’idée d’arriver et d’imposer quoi que ce soit au pays. Nous sommes sollicités pour notre expérience et nous développons les marchés de gros avec les autorités locales. Ce qui fait économiser beaucoup de dépenses inutiles, car nous savons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Au Bénin, où nous finalisons la construction d’un important marché de gros à Cotonou. Ce marché sera relié à plusieurs autres petits marchés de gros dans des villes périphériques. D’autres pays en Afrique ? Le Nigeria, voisin du Bénin, un pays qui va compter à l'avenir, l'un des pays les plus peuplés du continent africain et du monde. La démographie y est importante, le Nigeria veut organiser un marché de gros. Vous insistez sur la notion de filières alimentaires, qu’est-ce que cela signifie exactement ? Ici, en Europe, l’organisation agroalimentaire en filières nous paraît évidente. Le commerce de la viande, par exemple, s’effectue par filière du porc, filière du poulet, etc. La même chose pour les filières des fruits et ...
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  • Commerce international: d'Ormuz à Malacca, la guerre des détroits
    2026/04/24
    Ouverture, fermeture… Depuis le début guerre en Iran, le détroit d'Ormuz en voit de toutes les couleurs. Tantôt accessible, tantôt bouclé, ce bout de mer a, en tout cas, prouvé son importance. Pivots du transport mondial, tous les détroits du monde sont stratégiques. Mais pendant que les esprits restent tournés vers celui d'Ormuz au Moyen-Orient, un autre détroit est un peu oublié : celui de Malacca. Début avril pourtant, les Américains ont passé un accord avec les Indonésiens. Et ce n'est pas un hasard. Vincent Barret, économiste du groupe AGEFI à Paris, est l'auteur d'un article sur la révolution des détroits. Entretien. RFI : Dans votre article, vous soulignez l'importance de regarder la guerre en Iran dans son ensemble, avec les autres événements sur les détroits du monde. Celui de Malacca en particulier. Pourquoi ? Vincent Barret : Oui, parfaitement. Sachez qu'en ce mois d'avril, pendant que tous les yeux se tournaient vers le détroit d'Ormuz au Moyen-Orient, les Américains ont signé un accord diplomatique avec l'Indonésie sur le détroit de Malacca. Le détroit de Malacca étant un passage maritime au large de l'Asie… Oui, c'est un bout de mer frontalier avec Singapour, les Philippines et l'Indonésie. Pourquoi est-il si important aux yeux des Américains ? Pour sa position dans l'économie de la Chine : 80% du pétrole que les Chinois importent passent par ce détroit de Malacca. Pour les exportations, ce sont 60% des marchandises – produits d'usines, textiles, voitures, batteries électriques, semi-conducteurs, jouets, matières premières comme les minerais ou les terres rares. Tout cela transite par ce détroit de Malacca en direction de l'Europe et du Moyen-Orient. À lire aussiLes détroits : nouveaux centres de gravité de la guerre ? Que préconise cet accord entre Américains et Indonésiens ? C'est un accord de défense stratégique qui assure aux Américains certaines priorités sur le transport et les données maritimes (transit par la mer) dans cette région du monde. On peut parler par exemple d'accords sur la cybersécurité des ports et des passages dans le détroit – attaques de pirates ennemis pour bloquer les ports, les routes… Ce détroit n'est pourtant pas la seule route d'exportation. Il y a également les routes terrestres et les chemins de fer qui existent via les corridors entre la Chine et la Turquie et le Moyen-Orient. Pourquoi cette priorité aux bateaux ? Simplement parce que les tankers et les autres navires permettent de transporter des quantités énormes de marchandises. Certes, la Chine exporte également par les routes. Il faut penser à ses investissements colossaux depuis 20 ans dans les routes de la soie, ce maillage planétaire qu'elle continue de construire. Sur chaque continent, de l'Afrique à l'Amérique du Sud, les Chinois financent des rails, des ports, des autoroutes… La stratégie de Donald Trump, le président américain, avec cet accord sur le détroit de Malacca, s'ajoute à ses volontés de contrôler le passage d'Ormuz. On l'a vu proposer aux pays du Moyen-Orient une taxe sur le détroit d'Ormuz qui le transformerait en route payante... Cela répond à sa personnalité et à son pouvoir fondé sur les « deals » (« accords »), les contrats qui peuvent lui rapporter beaucoup d'argent. Mais lors de l'accord de l'Indonésie, il n'a pas parlé de taxes sur le détroit de Malacca. À lire aussiAprès Ormuz, coup de chaud sur le détroit de Malacca, axe stratégique du commerce mondial Le président Trump cherche-t-il, avec son intérêt pour les détroits, à contrer la Chine ? Ou est-ce une volonté de rivaliser avec les Chinois, avec leurs routes de la soie, en bâtissant lui aussi un réseau de routes américaines à travers le monde ? Non, je ne le crois pas. Donald Trump n'est pas dans une logique de faire des États-Unis un pays grand exportateur comme l'est la Chine. Quel est son but ? Son but est d'empêcher les Chinois ou une autre puissance de pouvoir bloquer le trafic de marchandises. Le président Trump veut assurer une économie intérieure américaine sans volonté de conquérir ou de construire un empire. Même si c'est un vrai moyen de freiner la Chine d'une certaine manière ! Notamment en ce qui concerne les minerais importés de Chine vers les USA par la mer ? Oui, Donald Trump ne veut pas être paralysé à un moment ou à un autre par un ennemi qui arriverait à barrer des routes stratégiques. Or, quand on sait que 90% environ des matières premières – utiles à la construction des voitures ou autres produits – sont raffinées et exportées par la Chine en raison de ses usines de raffinage uniques au monde, on comprend l'intérêt américain à vouloir un minimum de contrôle sur les passages maritimes. Il en va de sa souveraineté énergétique, de pouvoir garantir son énergie et les produits de base de ses industries. Un autre accord, ...
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  • Une boisson pour parcourir l'Europe en préservant l'environnement
    2026/04/17

    Aujourd'hui, fini le culte de la voiture privée. La jeunesse européenne est en quête d'amis et d'expériences Angoissés par les dégâts de la pollution, les jeunes adultes valorisent les entreprises qui protègent l'environnement. C'est le pari réussi d'Augustin Paluel-Marmont. Ce printemps, l'ancien patron des biscuits Michel & Augustin lance Embrace, un nouveau concept de jus de fruits. Une boisson qui fait gagner un voyage écologique en Europe.

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