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Chronique transports

Chronique transports

著者: RFI
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概要

L’histoire nous le dira mais, sans la pandémie de coronavirus, aurait-on réalisé l’importance du transport international ? L’absence de déplacements et l’essor du commerce sur internet ne nous auront jamais autant concernés. Aujourd’hui, nos paquets sont déposés devant notre porte. Avant cette maladie mondiale, qui aurait prédit une telle remise en cause des géographies et monopoles industriels ? Nerf de la guerre, qu’il soit en mer, dans le ciel, le cosmos, sur la route ou les chemins de fer, le transport – de personnes et de marchandises – est un secteur d’une richesse incroyable où l’on rencontre des acteurs passionnés. Venez les découvrir en écoutant la Chronique transports de Marina Mielczarek.

France Médias Monde
経済学
エピソード
  • La Chine et ses voitures électriques sont le futur de l'automobile européenne
    2026/02/27
    L'automobile européenne est-elle vraiment si menacée ? Après le président français, c'était au tour du chancelier allemand de se rendre en Chine. Cette semaine, Friedrich Merz a plaidé pour un rééquilibrage des échanges. Les chiffres le montrent : les Allemands consomment de plus en plus de produits chinois, tandis que la Chine achète de moins en moins les produits allemands. Parmi les marchandises concernées : les voitures, fleuron de l'économie allemande. Mais en Europe, certains estiment que c'est l'occasion de transformer les concurrents chinois en partenaires. Sur les routes en Chine, vous ne verrez pas de voitures à essence ni à moteurs hybrides (mélange d'électrique et de thermique). Non, uniquement des voitures électriques. Et c'est donc l'électrique qui va également s'imposer en Europe. Les courbes de croissance sont impressionnantes. Désormais, parler du marché automobile mondial, c'est parler de la Chine.... et plus, plus, plus, et toujours plus. En moins d'un an (en 2025), les ventes chinoises dans le monde ont connu une poussée de 20%. Le marché chinois dépasse haut la main le marché américain (13 millions d'unités pour les États-Unis), le marché indien (4,5 millions) ou japonais (3,8 millions). Il est même au-dessus du marché allemand en Europe, à hauteur de 2 millions de ventes en 2025. Vitesse, volume et qualité Les Chinois ont une devise industrielle : « speed and scale », c'est-à-dire « produire vite et produire du volume, de la quantité ». Mais contrairement à ce qu'elle a pu faire dans le textile par le passé, la Chine progresse en privilégiant désormais la nouveauté et la qualité. Du GPS aux nouveaux écrans embarqués, les véhicules taxis ou autos chinoises deviennent de gros ordinateurs roulants. Et comme l'explique Jean-Rémy Macchia, expert rédacteur consultant automobile européen, l'avenir est dans l'autonomie, c'est-à-dire des véhicules sans chauffeurs : « Je prévois des voitures avec des écrans, des caméras embarquées. La voiture devient un énorme ordinateur sur roues. Il y aura de plus en plus de conduite autonome avec des commandes vocales et des options (enceintes, musique, films, connexion au domicile...) partout. Parallèlement, les Chinois ont entamé depuis 20 ans une énorme politique offensive d'électrification. Cela fait des années qu'ils achètent sur tous les continents sur monde des mines pour obtenir les minerais (lithium, cobalt...) et les terres rares les plus chères à extraire. Ces matières premières servent à la fabrication des batteries ou des moteurs électriques. La Chine va être payée en retour, car tous les constructeurs du monde vont leur acheter leurs minerais et leurs voitures. » À écouter aussiAutomobile : l’Europe face au choc électrique Énergie et enthousiasme chinois Selon une étude de la Fédération européenne de l’automobile, il existe une différence d'approche culturelle entre les continents. Les conducteurs européens restent attachés à 34% aux moteurs hybrides. Mais que l'on partage ou non les méthodes et les politiques chinoises, tous les observateurs économistes parlent de l'incroyable énergie autour des voitures en Chine. Raphaëlle Baut, experte européenne, dit avoir reçu une véritable « claque » en Chine. Créatrice du site internet Numerama, cette spécialiste de l'industrie automobile est l'une des rares à visiter régulièrement les usines chinoises. Les citoyens chinois sont devenus des porte-drapeaux de leurs marques nationales. Un enthousiasme énergique et une différence culturelle avec l'Europe : « Ce qui m'impressionne en Chine, c'est l'âge des acheteurs (35 ans environ). Là-bas, l'automobile définit le statut social. Les jeunes sont très friands de nouveautés technologiques. C'est ce qui explique le succès des voitures dans l'ensemble du pays. Les innovations des modèles électriques passionnent les jeunes Chinois. Le marché en Chine permet d'avoir le choix entre une centaine de marques à des prix défiant toute concurrence. Contrairement à l'Europe, les Chinois sont fascinés par la longueur des véhicules. Les longues voitures de plus cinq mètres se vendent très bien. » Mariages de constructeurs, méfiance des conducteurs européens Face à une telle concurrence, les mastodontes de l'automobile doivent s'adapter. Fin 2025, deux mariages de grands constructeurs ont été prononcés. Le constructeur français Renault investit avec l'Américain Ford pour développer deux modèles de voitures électriques en Europe. Parallèlement, le groupe américano-européen Stellantis construira des taxis autonomes avec la société Bolt. Ces taxis sont annoncés sur le continent européen pour 2026. Depuis l'arrivée des voitures chinoises sur le marché européen, les citoyens du Vieux continent se montrent plutôt sceptiques. La majorité des doutes concerne la qualité. Or, depuis deux ans, l'avis des ...
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  • Iran: les femmes autorisées à conduire motos et scooters en toute légalité
    2026/02/20

    En Iran, les femmes enfin libres sur leurs deux roues ! Le 3 février 2026, le gouvernement s'est résolu à signer de nouveaux droits pour les conductrices de motos et de scooters. Ce texte, en discussion depuis l'an dernier, va leur permettre d'avoir un permis et de conduire en toute légalité.

    À lire aussiDe plus en plus d’Iraniennes osent circuler sans hijab: «une bataille de tous les jours»

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  • Caucase, le flou des nouvelles routes
    2026/02/13
    À chaque puissance, son projet de nouvelles routes. Après la Chine et ses nouvelles routes de la soie, les États-Unis arrivent au Caucase avec leur projet de routes Trump, un nouveau corridor qui reliera l'Europe plus directement à l'Asie centrale ! Sauf que lundi 9 février, en Arménie, le secrétaire d'État américain J.D. Vance, qui devait détailler cette nouvelle connexion née de la paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, s'est contenté de généralités. Le plus sûr, c'est encore le nom : la « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales ». Les deux pays concernés l’ont vite compris puisque l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont signé une lettre pour le comité du prix Nobel en faveur du président Trump. Le tronçon Zanguezour, 50 km vers la Turquie Pour le reste, rien n'est encore très précis, si ce n'est que cette voie de transit économique, le corridor de Zanguezour, débouchera sur la frontière turque. Personne ne l'affirme directement, mais ce passage, une fois construit, sera facilement relié vers le nord de la Turquie. De là, les destinations vers l'Europe et même l'Afrique seront facilitées. À lire aussiLe Nakhitchevan, la nouvelle poudrière du Caucase? Le transit de la paix Présenté comme l'illustration du processus de paix signé l'an passé (le 8 août 2025) à la Maison Blanche entre les présidents états-unien Donald Trump, azerbaïdjanais Ilham Aliyev et arménien Nikol Pashinyan, il permettra à l'Azerbaïdjan de traverser une partie de l'Arménie pour accéder à son enclave, la République autonome du Nakhitchevan située dans le sud de l'Arménie. Pour cette nouvelle route, l'Arménie a dû accepter de lever un blocus sur le transport. À lire aussiÉtats-Unis-Arménie: J.D. Vance annonce un accord sur le nucléaire et un soutien sécuritaire à Erevan Minerais, gaz, pétrole... Une liste incertaine Depuis 20 ans, les marchandises de l'Azerbaïdjan doivent transiter soit par la Géorgie, soit par l'Iran. Taline Ter Minassian, spécialiste du Caucase à l’Institut des langues orientales de Paris, s'interroge : « Face aux journalistes, le secrétaire d’État américain s’est contenté de généralités. Cette TRIPP, cette nouvelle route Trump de la paix et de la prospérité dans le monde, je ne sais toujours pas si elle sera faite de bitume pour les camions ou de voies ferrées pour les trains ! On ne peut faire que des suppositions. Cette vallée du sud de l'Arménie était l'ancienne route des voies ferrées transcaucasiennes (construites en 1865, ndlr) sous l'empire soviétique. Il en reste des rails vétustes et des tunnels hors d'usage pour des trains modernes construits aux normes et aux dimensions occidentales. » 100 ans de présence des États-Unis Avec cette nouvelle route, les États-Unis ont signé pour 100 ans de présence dans la région. Il est prévu que les États-Unis détiennent 74 % d’un groupe d’entreprises, là encore... restant à créer. Les Arméniens auront les 26 % restants. Puis, au fil des années, ils auront jusqu'à 49 % du consortium, afin de laisser la majorité aux États-Unis. 40 % du commerce arménien d'origine russe Pour Tigrane Yégavian, directeur de recherches à la revue Conflits, voilà de quoi inquiéter les Russes (grands partenaires économiques de l'Arménie) qui commercent à hauteur de 40 % d'investissements directs en Arménie. Les Iraniens ont aussi de quoi être inquiets : avec l'annonce de ce nouveau corridor, les Iraniens et les Russes se sentent contournés. La plus grande incertitude aujourd'hui, c'est qui va superviser et sécuriser ces transits de marchandises ? La région est stratégique et elle fait partie des grands bouleversements géopolitiques du moment. Les États-Unis promettent de garantir la souveraineté de l'Arménie. Dès qu'un axe de transport s'avère stratégique, il peut servir d'instrument d'affirmation de puissance. À lire aussiRencontre Arménie-Azerbaïdjan: la Russie salue prudemment l'accord de Washington, l'Iran rechigne Mars 2026, des avions entre la Turquie et l'Arménie Pour incarner cette ouverture du Caucase vers l'Europe, la Turquie annonce que sa compagnie Turkish Airlines devrait effectuer son premier vol le 11 mars prochain entre la Turquie et la capitale arménienne, Erevan. À lire aussiUn trait d'union entre Occident et Asie: une ligne ferroviaire entre l'Iran et la Turquie pour 2029
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