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Chronique transports

Chronique transports

著者: RFI
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L’histoire nous le dira mais, sans la pandémie de coronavirus, aurait-on réalisé l’importance du transport international ? L’absence de déplacements et l’essor du commerce sur internet ne nous auront jamais autant concernés. Aujourd’hui, nos paquets sont déposés devant notre porte. Avant cette maladie mondiale, qui aurait prédit une telle remise en cause des géographies et monopoles industriels ? Nerf de la guerre, qu’il soit en mer, dans le ciel, le cosmos, sur la route ou les chemins de fer, le transport – de personnes et de marchandises – est un secteur d’une richesse incroyable où l’on rencontre des acteurs passionnés. Venez les découvrir en écoutant la Chronique transports de Marina Mielczarek.

France Médias Monde
経済学
エピソード
  • «Les ports africains ont tout à gagner avec l'intelligence artificielle»
    2026/06/12
    De Côte d'Ivoire au Kenya, de l'Angola au Nigeria, l'Afrique tout entière se construit de nouveaux ports. La fermeture partielle du détroit d'Ormuz a montré que l'Afrique pouvait devenir un pivot du commerce international. Pour gagner en volume et en efficacité, les ports africains ont une alliée : l'intelligence artificielle. Dans son dernier rapport, l'Organisation maritime internationale souligne l'importance des nouvelles technologies pour connecter les routes jusqu'à la mer. Décryptage technologique avec Hugo Deiss, fondateur de l'agence internationale Forwarding Copilot. RFI : L'Organisation maritime internationale (OMI) encourage les acteurs du commerce maritime, dont les ports, à se digitaliser. Qu'est-ce que la digitalisation d'un port ? Hugo Deiss : C'est la première étape technologique. C'est-à-dire, remplacer l'ancienne méthode des documents papier et crayon par des logiciels d'ordinateurs. Des machines capables de remplacer l'être humain dans des tâches répétitives mais comptant un grand nombre de données très détaillées. Quels pays en particulier ? Je travaille beaucoup avec les ports américains. Mais mon expérience internationale me permet de dire que tous les pays du monde possédant des infrastructures portuaires cherchent à digitaliser les étapes commerciales ou à améliorer leurs technologies. Qu'est-ce que l'intelligence artificielle (IA) a déjà changé dans ce processus ? L'intelligence artificielle a permis – et va permettre encore plus dans le futur – de gagner en temps et en qualité de travail. L'IA est capable d'optimiser les connexions entre tous les acteurs du transport maritime. Tous les maillons de la chaîne, cela va du produit à acheminer jusqu'au livreur qui toquera à la porte du client ou de l'entrepôt d'un vendeur. Chaque acteur aura accès à la même base d'informations sur le produit et sur son transport. Quel genre de données ? Le transport maritime comporte beaucoup de documents douaniers. Les échanges commerciaux internationaux demandent beaucoup de déclarations obligatoires (sanitaires, administratives…). Encore aujourd'hui, ce sont des informations qui sont transmises par de simples mails entre les équipes. L'IA permet de sauter ces étapes de mails en construisant un schéma général où toutes les informations sont visibles au même instant et exploitables. Donnez-nous un exemple en partant de l'Afrique ? Par exemple, je suis un vendeur de machines à laver de Côte d'Ivoire. Je veux que mes machines à laver arrivent aux États-Unis chez mes clients américains. La première étape est de chercher une entreprise chargée d'acheminer les machines à laver de mon usine jusqu'au port d'Abidjan. Cette entreprise va venir la chercher et la transporter jusqu'au port de départ par un ou différents moyens de transport (train, camion…). Ensuite, le port de départ d'Abidjan va demander au transporteur la documentation des machines pour le service des douanes. Et vice-versa, le port d'arrivée aux États-Unis devra avoir accès aux informations de la douane ivoirienne ? Parfaitement. Les douanes ivoiriennes et américaines auront des échanges sur les données de ces machines à laver (composants, le poids…). Ces données seront vérifiées et transmises à la compagnie maritime qui possède les navires sur lesquels les machines à laver seront transportées. L'IA, pour le moment, créé des bases de données qui récoltent ces informations et les vérifient en tenant compte de la multitude de détails dans les caractéristiques de la marchandise et de son transport. En élargissant ces bases de données, l'IA permet-elle d'éviter des erreurs propres aux êtres humains ? Oui. C'est l'un des avantages qui sont cités dans le gain économique que l'IA apporte aux entreprises. Car en Afrique comme sur tous les continents du monde, le transport maritime est touché par la corruption, le sabotage, la perte et même simplement les erreurs dues à la fatigue ou à la distraction d'un employé. L'IA va-t-elle réduire le nombre d'intermédiaires ? A priori, pas pour le moment. Le nombre d'acteurs – producteur, transporteur, infrastructure, client, etc – dans la chaîne reste le même. Mais cela va réduire le nombre de personnes au sein des équipes, secteur par secteur. L'IA permet de ne plus se fier à une seule personne mais à l'ensemble des collaborateurs. L'avantage de l'IA est de donner la possibilité de trouver la réponse à une question. L'information de l'IA est scellée et apporte la garantie de l'information. Que l'on soit l'expéditeur ou le receveur, ils pourront aller puiser dans cette base de données du produit (et de son transport) à n'importe quel moment en fonction de leurs besoins ? Oui. Et les demandes de l'expéditeur ne sont pas les mêmes que celles du client, donc cela fera gagner du temps en évitant de réinterroger des personnes qu'il fallait avant interroger pour ...
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  • L'Afrique du Nord, nouvel eldorado de l'export grâce à ses investissements dans les transports
    2026/06/05

    Selon une étude de la société de conseil Trendeo, qui possède de bonnes routes, possède la richesse industrielle. Spécialisée dans l'économie mondiale, cette société de conseil compte parmi les baromètres les plus suivis de la planète. En dix ans, les pays d'Afrique qui se sont le plus développés sont ceux qui ont investi dans leurs transports. David Cousquer, le président de Trendeo, répond aux questions de RFI.

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  • L’hôtellerie aéroportuaire se réinvente et se tourne vers le marché européen
    2026/05/29
    S'endormir en regardant les avions décoller… Aux États-Unis, l'hôtellerie d'aéroport est beaucoup plus connue et appréciée que nulle part ailleurs dans le monde. Mais voici que le concept arrive en Europe. Le groupe JP Hospitality ressuscite le prestige de l'ancienne compagnie aérienne Pan Am. 35 ans après l'arrêt de ses vols, la Pan Am revient sous une autre forme : les Pan Am Hôtels. L'occasion de découvrir ce secteur si particulier de l'hôtellerie. Aucun pays au monde n’a imaginé l’hôtellerie d’aéroport comme les États-Unis. Ce vaste pays où l’avion est roi a déjà transformé l’ancienne aérogare de la compagnie TWA à New York en hôtel de luxe. Succès total grâce notamment au restaurant gastronomique tenu par un chef français. Tandis qu’à la réception, le personnel d’accueil est en tenue de stewards et d’hôtesses de l’air. Suites pour les passionnés d’aviation C’est l’une des dernières tendances aux USA : s’endormir en regardant les avions décoller. Généralement occupées par les personnels de bord, les chambres du dernier étage sont aujourd’hui réservées aux passionnés d’aviation. À l’aéroport LAX de Los Angeles, un hôtel a ainsi transformé trois chambres classiques en suites d’observation avec confort et vue plongeante sur les pistes de décollage et d'atterrissage. Nostalgie de l’épopée des grandes compagnies aériennes Personne ne sait encore si les employés des futurs Pan Am Hotels porteront également des vestes et foulards siglés Pan Am (nom de l’ancienne compagnie américaine qui a arrêté ses vols en 1991). En tout cas, les annonces sont alléchantes : les hôtels Pan Am proposeront des services et des restaurants de qualité. Tous les grands aéroports européens sont visés par les hôtels Pan Am. Le groupe hôtelier JP Hospitality, basé à Vienne et propriétaire de la marque Hôtels Pan Am, jouera la nostalgie sur tous les continents du monde. En Europe, toutes les grandes capitales sont sur la liste. Les atouts : cuisine gastronomique, piscine, spa… et prix compétitifs Parce qu’ils sont souvent très éloignés des centres historiques des grandes capitales européennes, les hôtels d’aéroport sont moins chers mais également oubliés des habitants du pays. C’est pourquoi l’hôtellerie d’aéroport se réinvente. Les rumeurs dans le milieu du tourisme international annoncent déjà la construction d’un hôtel Pan Am à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, à Paris. Alors si le projet se concrétise, ce sera une concurrence dangereuse ou une saine stimulation de marché ? Chouchous des entreprises internationales Il n’y a pas que des gens en transit. Dans les halls des hôtels d’aéroport se croisent tous les âges avec des types de voyageurs différents. Parmi eux, les employés envoyés en séminaires d’entreprises. Le voyage d’affaires apprécie particulièrement l’hôtellerie d’aéroport. Les grands groupes d’entreprises internationales apprécient notamment leur proximité avec l’aéroport. D’autant plus qu’en vue de fidéliser leur clientèle, les hôtels d’aéroport étoffent leurs offres et la qualité de leurs services (restauration, loisirs, confort…). L’essor du tourisme événementiel Mais aujourd’hui, un autre type de clients côtoie les voyageurs d’affaires. Avide de concerts, d’événements, de compétitions sportives, la Gen Z (18/25 ans) cherche à bien se loger, mais moins cher que dans les établissements standard des villes. « Je veux offrir le meilleur. La nuit à l’hôtel de l’aéroport est la dernière image que le voyageur gardera de la France », lâche Eric Lelouch, directeur du Sheraton Aéroport Charles de Gaulle. Passionné par l’économie globale, Eric Lelouch fait carrière dans l’hôtellerie internationale. Aujourd’hui, il dirige le Sheraton Aéroport Charles de Gaulle à Paris et connaît mieux que personne les attentes si spécifiques des clients d’hôtels d’aéroports : « Je vois trois grandes différences entre l’hôtellerie d’aéroport avec l’hôtellerie classique. La première est la fréquence et l’intensité des flux. Les arrivées et les départs des avions sont si nombreux que de nouveaux clients arrivent à tout moment de la journée et de la nuit. L’offre d’une bonne restauration est importante. L’époque du sandwich ou des repas pris à la va-vite est révolue. Ensuite, la durée des séjours. Il est rare que les séjours dépassent la nuit unique. Enfin, je dirai la sécurité. Aujourd’hui, le sentiment de sécurité doit se voir. Ce n’était pas le cas il y a encore dix ou quinze ans. Avec mes équipes, nous avons mis en place un protocole qui permet au client d’être entièrement rassuré. D’autre part, nous veillons à ce que cette sécurité s’accompagne du confort. Nous devons sans cesse nous réinventer. » Les pandémies, les tempêtes et ...
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