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Chronique transports

Chronique transports

著者: RFI
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L’histoire nous le dira mais, sans la pandémie de coronavirus, aurait-on réalisé l’importance du transport international ? L’absence de déplacements et l’essor du commerce sur internet ne nous auront jamais autant concernés. Aujourd’hui, nos paquets sont déposés devant notre porte. Avant cette maladie mondiale, qui aurait prédit une telle remise en cause des géographies et monopoles industriels ? Nerf de la guerre, qu’il soit en mer, dans le ciel, le cosmos, sur la route ou les chemins de fer, le transport – de personnes et de marchandises – est un secteur d’une richesse incroyable où l’on rencontre des acteurs passionnés. Venez les découvrir en écoutant la Chronique transports de Marina Mielczarek.

France Médias Monde
経済学
エピソード
  • En Afrique, la vente de motos électriques explose depuis la guerre en Iran
    2026/07/03

    L'accès à l’essence étant limité en raison de la guerre en Iran, les ventes de scooters et motos électriques se sont envolées sur le continent africain, avec une hausse de 40 % des ventes depuis trois mois. Les concessionnaires de petites motos espèrent tripler la donne d'ici la fin de l'année. Le conflit au Moyen-Orient n’a fait qu’accélérer un mouvement de fond déjà bien entamé.

    L’échelle des financements des deux-roues électriques en Afrique parle d'elle-même : la Banque mondiale, les banques africaines, les fonds chinois… Les fonds chinois sont particulièrement intéressés car les usines en Afrique ne fabriquent pas de motos : elles assemblent et montent les motos et leurs bornes de recharge en provenance de Chine.

    Ainsi, la Chine fabrique les pièces détachées, l’Afrique les assemble. C’est particulièrement vrai au Nigeria, en Éthiopie et au Kenya, trois pays qui ont des usines d’assemblage de motos électriques.

    La marque la plus importante en Afrique, c'est Spiro. Présente sur tout le continent, l’entreprise vient d’annoncer une énième levée de 55 millions de dollars. Un avenir prometteur pour cette entreprise béninoise.

    Selon l’ancien Premier ministre du Bénin Lionel Zinsou, les motos électriques commençaient à arriver dans les villes mais également dans les villages du Bénin il y a dix ans déjà. Les zémidjans, les zéms, ces motos qui transportent des marchandises ou des passagers, ont beaucoup de succès en raison de leur légèreté et de leur facilité de mobilité.

    De nouvelles technologies qui favorisent l'électrique

    Selon l'ancien Premier ministre, le plus grand changement est arrivé avec la technologie : les panneaux solaires pour recharger la batterie, le nombre de bornes, la durée de charge d'une batterie. Le Bénin continue à être un pays phare sur le marché de l'électrique. Le gouvernement et la Banque mondiale ont décidé d'un plan pour financer l'équipement du pays en mobilité électrique : il y aura des fonds pour les motos, les voitures électriques mais aussi les bateaux. Contrairement à ce que disent les mauvaises langues, l'Afrique est un continent pionnier en matière de nouvelles technologies moins polluantes de demain.

    Autre nouveauté, le « swapping », c'est une nouvelle batterie en 3 secondes chrono. Aujourd’hui, un conducteur s’arrête et repart avec une batterie pleine en moins de 3 secondes. Et puis, le soleil et le vent, voilà les deux ressources clés qui feront du continent africain le continent de la mobilité électrique. Le mouvement est en marche : deux pays, le Rwanda et l'Ouganda, interdisent déjà l’exportation des deux-roues à essence.

    À écouter dans 8 milliards de voisinsPourquoi les taxis-motos déferlent sur les villes africaines?

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  • Le «bleisure», l'avenir du voyage d'affaires
    2026/07/17
    Le monde est en vacances d'été. Mais au lieu d'un voyage retour pour leur rentrée, des salariés choisissent de reprendre le travail sur leur lieu de vacances. Cette tendance se pratique aussi à l'envers : quand les salariés profitent d'un voyage d'affaires pour le prolonger en congés. Cette nouvelle tendance, nommée « bleisure », pousse l'hôtellerie et le transport à s'adapter. Le « bleisure », contraction des mots anglais « business » (« affaires ») et « leisure » (« loisirs »), est une tendance qui ne cesse de gagner du terrain. Les jeunes salariés l'adoptent si vite qu'elle continue de bouleverser le secteur des transports et de l'hôtellerie. Et c'est bien connu, un salarié content est un salarié qui travaille mieux et plus. Cette pratique, qui consiste à mélanger voyage d'affaires et temps libre, séduit de plus en plus de travailleurs. Selon l'association américaine Hotel and Lodging, 89% des employés dans le monde souhaitent prolonger leur voyage d'affaires par des jours de congés. Un phénomène qui joue la carte du gagnant-gagnant, tant pour les entreprises que pour les salariés. Parmi les arguments avancés par les entreprises, on trouve la motivation et la fidélisation des équipes, en leur permettant de mieux concilier vie privée et vie professionnelle. Les séjours prolongés permettent également de profiter de billets de transport moins chers. Jean-Baptiste Treboul, directeur des Revues Espaces Tourisme et Loisirs, souligne que le « bleisure » permet aussi de responsabiliser les employés et de réduire leur stress pendant les déplacements professionnels. Les compagnies de transport ont dû adapter leurs politiques tarifaires pour répondre à cette nouvelle demande. Ce qui frappe particulièrement, c'est le rejet du voyage d'affaires traditionnel par la jeune génération. Plus question de faire un aller-retour dans la journée à Londres ou Berlin, ou de se rendre à New York, Shanghai ou Los Angeles sans profiter de la destination. Les jeunes salariés veulent travailler tout en découvrant les lieux. Si l'essor des nouvelles technologies facilite le travail à distance, les attentes varient selon les pays et les cultures. Selon Egencia, une société spécialisée dans le tourisme mondial, les Français sont les plus enclins à adopter le « bleisure » en Europe, avec 20% en Allemagne et seulement 10% au Royaume-Uni, où le voyage d'affaires est souvent perçu comme une contrainte plutôt qu'une opportunité de découverte. Cependant, cette tendance pose un défi de taille pour les employeurs : séparer clairement la partie professionnelle de la partie personnelle, notamment en ce qui concerne les frais de transport. Les compagnies d'assurance proposent désormais des solutions adaptées, mais il est recommandé de préparer et de définir en amont les prises en charge, qu'elles relèvent des affaires ou des loisirs. Une règle prévaut : régler ces questions avant le départ pour éviter les malentendus et optimiser l'efficacité des collaborateurs et des services des ressources humaines. Le secteur de l'hôtellerie a su s'adapter à cette nouvelle donne. Les hôtels, y compris les palaces, proposent désormais des espaces de travail et de réunion repensés – élargissement des lobbys, salles de restaurant ou étages dédiés – pour répondre à cette demande croissante de tourisme mêlant affaires et loisirs. En revanche, les transports, notamment aériens, peinent encore à suivre cette évolution. Pour les jeunes voyageurs, « l'expérience » est le maître-mot. Ils redéfinissent le marché du voyage en privilégiant le partage et la découverte : visites de monuments, circuits, restaurants ou cours de gastronomie, souvent organisés en groupe. Une approche qui transforme profondément les attentes et les offres du secteur. La hausse du prix du carburant, exacerbée par la guerre au Moyen-Orient, n'incite pas les compagnies aériennes à élargir leurs services. Anguelis Panayotis, qui dirige la société MKG, spécialiste du marché touristique hôtelier international, observe même un retour en arrière. De nombreuses compagnies européennes ont supprimé les plateaux-repas sur les vols courts et moyen-courriers, ou les ont rendus payants. À l'inverse, les compagnies du Moyen-Orient ou d'Asie, moins touchées par la flambée des coûts du carburant, continuent d'offrir des services de qualité. Globalement, cependant, le secteur aérien peine à s'adapter aux nouvelles attentes des jeunes générations en matière de voyage d'affaires. New York conserve sa place de leader mondial du « bleisure », devant Londres et Madrid. Mais Singapour et Rio de Janeiro, avec leurs aéroports et hébergements hybrides alliant affaires et tourisme, pourraient bien figurer en tête du classement d'ici 2032. Selon l'institut Allied Market Research, les bénéfices générés par le « bleisure » pourraient alors ...
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  • Le Liban, nouvelles ambitions
    2026/07/24
    L’horizon s’agrandit au Liban ! De l’Amérique à l’Europe, les transports libanais auront vécu une semaine riche en événements. À la Maison Blanche, le président libanais a obtenu du président Trump la reprise des vols directs entre les deux pays. Le même jour en France, les ministres des Transports libanais et français signaient le prolongement d’un accord pour la reconstruction du port de Beyrouth. Six ans après l’explosion des entrepôts sur le port de Beyrouth, le commerce a repris, les bateaux chargent et déchargent. Mais ce n’est pas assez. Marseille-Beyrouth, ports partenaires En signant le renouvellement du partenariat entre le port français de Marseille et le libanais de Beyrouth, Philippe Tabarot, le ministre français des Transports, nous expliquait l’étendue des travaux. Un port performant, dit-il, est un port agrandi, sécurisé, notamment grâce aux outils d’intelligence artificielle utilisés et développés par les armateurs français, et un port, surtout, relié à des routes en bon état : « La France fait du redressement du port de Beyrouth une des priorités de son action au Liban. Et puis, évidemment, la France dispose d’une offre d’électricité qu’on sait largement décarbonée à travers son parc nucléaire, ce qui n’est malheureusement pas le cas du Liban. Nous avons ainsi plusieurs champions industriels qui se tiennent prêts à installer des panneaux solaires sur le port. La performance d’un port dépend aussi de son raccordement aux routes. Il faut continuer de développer les connexions, notamment ferroviaires. » Contexte de guerre au Moyen-Orient La reprise des frappes au Proche-Orient avec la refermeture du détroit d’Ormuz oblige à repenser les routes commerciales. Il est donc envisagé que le Liban fasse partie du corridor Imec (Inde-Moyen-Orient-Europe), pour faciliter les échanges entre les continents. Excellente idée, nous dit l’historienne Christine Babikian Assaf, seulement n’oublions pas tous les freins à de telles ambitions : « Alors, concernant la lenteur dans la reconstruction du port de Beyrouth, c'est une lenteur qui s'applique aussi à toutes les autres réformes réalisées au Liban. Tout ceci dépend d’une vision de l’État libanais sur les voies de communication qui doivent relier le port à son arrière-pays et aux autres pays de la région. Il y a des efforts, l’État est en train de travailler, mais d’une part la situation sécuritaire laisse à désirer et n’oublions pas non plus que nous sommes un pays en faillite qui a absolument besoin d’un secteur bancaire fonctionnel. » Année 2026, l'horizon des transports libanais s'élargit Cette année 2026 aura commencé par d'autres bonus pour le transport libanais. L’Arabie saoudite autorise les exportateurs libanais à utiliser les routes du royaume. L’avantage pour le commerce libanais est de pouvoir acheminer les marchandises en camion vers le Golfe persique en quatre jours. Ce même transport en bateau prend 18 jours ! Reprise des vols directs entre le Liban et les USA Enfin, après la mer et la route, le ciel fait aussi partie de l’horizon libanais. Puisque, cette semaine, après avoir promis la réouverture des vols commerciaux directs entre le Liban et les États-Unis, le président Trump a dit à Joseph Aoun, le président de la République libanaise, qu’il encouragerait d’autres pays à commercer avec le Liban. À lire aussiLiban : cinq ans après l’explosion du port de Beyrouth, une enquête et une reconstruction inachevées
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