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Chronique transports

Chronique transports

著者: RFI
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概要

L’histoire nous le dira mais, sans la pandémie de coronavirus, aurait-on réalisé l’importance du transport international ? L’absence de déplacements et l’essor du commerce sur internet ne nous auront jamais autant concernés. Aujourd’hui, nos paquets sont déposés devant notre porte. Avant cette maladie mondiale, qui aurait prédit une telle remise en cause des géographies et monopoles industriels ? Nerf de la guerre, qu’il soit en mer, dans le ciel, le cosmos, sur la route ou les chemins de fer, le transport – de personnes et de marchandises – est un secteur d’une richesse incroyable où l’on rencontre des acteurs passionnés. Venez les découvrir en écoutant la Chronique transports de Marina Mielczarek.

France Médias Monde
経済学
エピソード
  • Commerce international: d'Ormuz à Malacca, la guerre des détroits
    2026/04/24
    Ouverture, fermeture… Depuis le début guerre en Iran, le détroit d'Ormuz en voit de toutes les couleurs. Tantôt accessible, tantôt bouclé, ce bout de mer a, en tout cas, prouvé son importance. Pivots du transport mondial, tous les détroits du monde sont stratégiques. Mais pendant que les esprits restent tournés vers celui d'Ormuz au Moyen-Orient, un autre détroit est un peu oublié : celui de Malacca. Début avril pourtant, les Américains ont passé un accord avec les Indonésiens. Et ce n'est pas un hasard. Vincent Barret, économiste du groupe AGEFI à Paris, est l'auteur d'un article sur la révolution des détroits. Entretien. RFI : Dans votre article, vous soulignez l'importance de regarder la guerre en Iran dans son ensemble, avec les autres événements sur les détroits du monde. Celui de Malacca en particulier. Pourquoi ? Vincent Barret : Oui, parfaitement. Sachez qu'en ce mois d'avril, pendant que tous les yeux se tournaient vers le détroit d'Ormuz au Moyen-Orient, les Américains ont signé un accord diplomatique avec l'Indonésie sur le détroit de Malacca. Le détroit de Malacca étant un passage maritime au large de l'Asie… Oui, c'est un bout de mer frontalier avec Singapour, les Philippines et l'Indonésie. Pourquoi est-il si important aux yeux des Américains ? Pour sa position dans l'économie de la Chine : 80% du pétrole que les Chinois importent passent par ce détroit de Malacca. Pour les exportations, ce sont 60% des marchandises – produits d'usines, textiles, voitures, batteries électriques, semi-conducteurs, jouets, matières premières comme les minerais ou les terres rares. Tout cela transite par ce détroit de Malacca en direction de l'Europe et du Moyen-Orient. À lire aussiLes détroits : nouveaux centres de gravité de la guerre ? Que préconise cet accord entre Américains et Indonésiens ? C'est un accord de défense stratégique qui assure aux Américains certaines priorités sur le transport et les données maritimes (transit par la mer) dans cette région du monde. On peut parler par exemple d'accords sur la cybersécurité des ports et des passages dans le détroit – attaques de pirates ennemis pour bloquer les ports, les routes… Ce détroit n'est pourtant pas la seule route d'exportation. Il y a également les routes terrestres et les chemins de fer qui existent via les corridors entre la Chine et la Turquie et le Moyen-Orient. Pourquoi cette priorité aux bateaux ? Simplement parce que les tankers et les autres navires permettent de transporter des quantités énormes de marchandises. Certes, la Chine exporte également par les routes. Il faut penser à ses investissements colossaux depuis 20 ans dans les routes de la soie, ce maillage planétaire qu'elle continue de construire. Sur chaque continent, de l'Afrique à l'Amérique du Sud, les Chinois financent des rails, des ports, des autoroutes… La stratégie de Donald Trump, le président américain, avec cet accord sur le détroit de Malacca, s'ajoute à ses volontés de contrôler le passage d'Ormuz. On l'a vu proposer aux pays du Moyen-Orient une taxe sur le détroit d'Ormuz qui le transformerait en route payante... Cela répond à sa personnalité et à son pouvoir fondé sur les « deals » (« accords »), les contrats qui peuvent lui rapporter beaucoup d'argent. Mais lors de l'accord de l'Indonésie, il n'a pas parlé de taxes sur le détroit de Malacca. À lire aussiAprès Ormuz, coup de chaud sur le détroit de Malacca, axe stratégique du commerce mondial Le président Trump cherche-t-il, avec son intérêt pour les détroits, à contrer la Chine ? Ou est-ce une volonté de rivaliser avec les Chinois, avec leurs routes de la soie, en bâtissant lui aussi un réseau de routes américaines à travers le monde ? Non, je ne le crois pas. Donald Trump n'est pas dans une logique de faire des États-Unis un pays grand exportateur comme l'est la Chine. Quel est son but ? Son but est d'empêcher les Chinois ou une autre puissance de pouvoir bloquer le trafic de marchandises. Le président Trump veut assurer une économie intérieure américaine sans volonté de conquérir ou de construire un empire. Même si c'est un vrai moyen de freiner la Chine d'une certaine manière ! Notamment en ce qui concerne les minerais importés de Chine vers les USA par la mer ? Oui, Donald Trump ne veut pas être paralysé à un moment ou à un autre par un ennemi qui arriverait à barrer des routes stratégiques. Or, quand on sait que 90% environ des matières premières – utiles à la construction des voitures ou autres produits – sont raffinées et exportées par la Chine en raison de ses usines de raffinage uniques au monde, on comprend l'intérêt américain à vouloir un minimum de contrôle sur les passages maritimes. Il en va de sa souveraineté énergétique, de pouvoir garantir son énergie et les produits de base de ses industries. Un autre accord, ...
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  • Une boisson pour parcourir l'Europe en préservant l'environnement
    2026/04/17

    Aujourd'hui, fini le culte de la voiture privée. La jeunesse européenne est en quête d'amis et d'expériences Angoissés par les dégâts de la pollution, les jeunes adultes valorisent les entreprises qui protègent l'environnement. C'est le pari réussi d'Augustin Paluel-Marmont. Ce printemps, l'ancien patron des biscuits Michel & Augustin lance Embrace, un nouveau concept de jus de fruits. Une boisson qui fait gagner un voyage écologique en Europe.

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  • La Corée du Nord continue son ouverture au tourisme
    2026/04/10
    Ce jeudi 9 et vendredi 10 avril, le ministre chinois des Affaires étrangères s'est rendu en Corée du Nord et le mois dernier, la ligne Pékin-Pyongyang, fermée depuis six ans en raison de l'épidémie de Covid, a repris du service. Au-delà du symbole, c'est peut-être le signe d'une volonté de développer le transport de voyageurs et le tourisme. Faut-il y voir un changement dans l'une des dictatures les plus isolées de la planète ? Les images sont inédites à la télévision nord-coréenne. Un train passe sur le célèbre pont de l’Amitié avec à son bord des employés et touristes chinois qui saluent les caméras, la dictature étant d’habitude plus disposée à montrer des chargements de chars et de missiles. 24 heures de train pour le Pékin-Pyongyang La crise sanitaire de 2020 n’étant plus qu’un mauvais souvenir, les premiers voyageurs partis de Chine ont pu franchir le fleuve Yalu entre Dandong et Sinuiju, ville coréenne frontalière de la Chine. Le trajet dans son entier entre les deux capitales Pékin et Pyongyang dure 24 heures. Alors pourquoi rouvrir cette ligne de train maintenant et surtout avec un tel affichage ? Les experts géopolitiques ont remarqué que depuis six ans, de nouvelles routes (souvent gigantesques, à huit voies) se sont construites en Corée du Nord, notamment près de la frontière entre la Corée du Nord et la Chine. À l’heure actuelle, il y a seulement deux points de passage pour le transport de voyageurs entre les deux pays alors que la frontière commune mesure près de 1 416 km. Mais le transport de marchandises s’est particulièrement développé dans les années 1990 grâce à la mise en place d’une zone spéciale économique au nord-est de la Corée du Nord. Le commerce extérieur nord-coréen avec la Chine est estimé à 90 % des échanges (le reste essentiellement avec la Russie et l’Iran). En Corée du Nord, ce sont les jeunes militaires qui participent à construire les infrastructures. Le service obligatoire dure 7 ans et consiste souvent à réparer ou construire de nouvelles routes. On comprend l’avantage d’avoir une main-d’œuvre moins chère. À lire aussiCorée du Nord: visite du ministre chinois des Affaires étrangères, nouveau signe du rapprochement entre les deux pays Le marathon de Pyongyang 2026 annulé Mais aller jusqu’à penser qu’avec ces nouvelles routes, la Corée du Nord cherche à s’ouvrir au reste de la planète, c'est sans doute exagéré. « Depuis quelques années, la Corée du Nord cherche à se détacher de la Chine. Pyongyang s’est rapproché de la Russie pour lui fournir des équipements et des forces militaires. Ce commerce militaire (7 milliards de dollars en 2025) lui permet d’accumuler de la richesse dont elle manque (en raison des sanctions internationales de l’ONU dues aux armes nucléaires), analyse Arnaud Leveau, de l’université Paris-Dauphine. La Corée du Nord cherche donc à se rééquilibrer et la réouverture de ce train pour permettre le transport de voyageurs est le signe d’une volonté d’échange avec l’extérieur. Mais attention ! Je ne dirais pas que la Corée du Nord est prête à accueillir le monde entier ! Cette dictature reste obsédée par l’ordre et la surveillance. Le simple fait d’avoir annulé le marathon de Pyongyang cette année (programmé le 5 avril) en est la preuve. » Les ferrys et l’ouverture vers la mer L’ambition touristique de la Corée du Nord n’est peut-être pas si exagérée. Notamment en raison d’un autre transport qui s’est développé lui aussi, le transport par bateaux. Les ports fluviaux et maritimes nord-coréens se sont agrandis. Aujourd’hui, ils offrent aux Chinois de Mandchourie (nord-est de la Chine) la possibilité d’aller rapidement à la mer. L'ouverture touristique en préparation La Corée du Nord serait-elle tentée par un développement touristique étape par étape ? Le développement rapide des voies ferrées, maritimes ou routières laisse présager que la Corée du Nord a opté pour cette option. C’est l’avis de Partick Maurin, chercheur à l’Inalco, l’Institut des langues orientales de Paris, qui se rend régulièrement en Corée du Nord : « Je connais le pont ferroviaire au-dessus du fleuve Yalu entre la Chine et la Corée du Nord. Les liaisons ont donc repris le 12 mars dernier. Et personnellement, je suis assez impressionné par la vitesse à laquelle se développent les infrastructures, estime le chercheur. Alors bien entendu, la Corée du Nord ne vise pas à devenir une puissance commerciale comme les États-Unis, mais elle veut se faire reconnaître aux yeux du monde. Les grandes villes aux frontières se sont modernisées. Tout est prêt pour accueillir les touristes des pays voisins dans les hôtels et pour leurs activités. La majorité des touristes sont Chinois. Ils vont skier ou bien se baigner à la mer (la Corée du Nord est bordée par ...
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