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Chronique transports

Chronique transports

著者: RFI
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概要

L’histoire nous le dira mais, sans la pandémie de coronavirus, aurait-on réalisé l’importance du transport international ? L’absence de déplacements et l’essor du commerce sur internet ne nous auront jamais autant concernés. Aujourd’hui, nos paquets sont déposés devant notre porte. Avant cette maladie mondiale, qui aurait prédit une telle remise en cause des géographies et monopoles industriels ? Nerf de la guerre, qu’il soit en mer, dans le ciel, le cosmos, sur la route ou les chemins de fer, le transport – de personnes et de marchandises – est un secteur d’une richesse incroyable où l’on rencontre des acteurs passionnés. Venez les découvrir en écoutant la Chronique transports de Marina Mielczarek.

France Médias Monde
経済学
エピソード
  • La Corée du Nord continue son ouverture au tourisme
    2026/04/10
    Ce jeudi 9 et vendredi 10 avril, le ministre chinois des Affaires étrangères s'est rendu en Corée du Nord et le mois dernier, la ligne Pékin-Pyongyang, fermée depuis six ans en raison de l'épidémie de Covid, a repris du service. Au-delà du symbole, c'est peut-être le signe d'une volonté de développer le transport de voyageurs et le tourisme. Faut-il y voir un changement dans l'une des dictatures les plus isolées de la planète ? Les images sont inédites à la télévision nord-coréenne. Un train passe sur le célèbre pont de l’Amitié avec à son bord des employés et touristes chinois qui saluent les caméras, la dictature étant d’habitude plus disposée à montrer des chargements de chars et de missiles. 24 heures de train pour le Pékin-Pyongyang La crise sanitaire de 2020 n’étant plus qu’un mauvais souvenir, les premiers voyageurs partis de Chine ont pu franchir le fleuve Yalu entre Dandong et Sinuiju, ville coréenne frontalière de la Chine. Le trajet dans son entier entre les deux capitales Pékin et Pyongyang dure 24 heures. Alors pourquoi rouvrir cette ligne de train maintenant et surtout avec un tel affichage ? Les experts géopolitiques ont remarqué que depuis six ans, de nouvelles routes (souvent gigantesques, à huit voies) se sont construites en Corée du Nord, notamment près de la frontière entre la Corée du Nord et la Chine. À l’heure actuelle, il y a seulement deux points de passage pour le transport de voyageurs entre les deux pays alors que la frontière commune mesure près de 1 416 km. Mais le transport de marchandises s’est particulièrement développé dans les années 1990 grâce à la mise en place d’une zone spéciale économique au nord-est de la Corée du Nord. Le commerce extérieur nord-coréen avec la Chine est estimé à 90 % des échanges (le reste essentiellement avec la Russie et l’Iran). En Corée du Nord, ce sont les jeunes militaires qui participent à construire les infrastructures. Le service obligatoire dure 7 ans et consiste souvent à réparer ou construire de nouvelles routes. On comprend l’avantage d’avoir une main-d’œuvre moins chère. À lire aussiCorée du Nord: visite du ministre chinois des Affaires étrangères, nouveau signe du rapprochement entre les deux pays Le marathon de Pyongyang 2026 annulé Mais aller jusqu’à penser qu’avec ces nouvelles routes, la Corée du Nord cherche à s’ouvrir au reste de la planète, c'est sans doute exagéré. « Depuis quelques années, la Corée du Nord cherche à se détacher de la Chine. Pyongyang s’est rapproché de la Russie pour lui fournir des équipements et des forces militaires. Ce commerce militaire (7 milliards de dollars en 2025) lui permet d’accumuler de la richesse dont elle manque (en raison des sanctions internationales de l’ONU dues aux armes nucléaires), analyse Arnaud Leveau, de l’université Paris-Dauphine. La Corée du Nord cherche donc à se rééquilibrer et la réouverture de ce train pour permettre le transport de voyageurs est le signe d’une volonté d’échange avec l’extérieur. Mais attention ! Je ne dirais pas que la Corée du Nord est prête à accueillir le monde entier ! Cette dictature reste obsédée par l’ordre et la surveillance. Le simple fait d’avoir annulé le marathon de Pyongyang cette année (programmé le 5 avril) en est la preuve. » Les ferrys et l’ouverture vers la mer L’ambition touristique de la Corée du Nord n’est peut-être pas si exagérée. Notamment en raison d’un autre transport qui s’est développé lui aussi, le transport par bateaux. Les ports fluviaux et maritimes nord-coréens se sont agrandis. Aujourd’hui, ils offrent aux Chinois de Mandchourie (nord-est de la Chine) la possibilité d’aller rapidement à la mer. L'ouverture touristique en préparation La Corée du Nord serait-elle tentée par un développement touristique étape par étape ? Le développement rapide des voies ferrées, maritimes ou routières laisse présager que la Corée du Nord a opté pour cette option. C’est l’avis de Partick Maurin, chercheur à l’Inalco, l’Institut des langues orientales de Paris, qui se rend régulièrement en Corée du Nord : « Je connais le pont ferroviaire au-dessus du fleuve Yalu entre la Chine et la Corée du Nord. Les liaisons ont donc repris le 12 mars dernier. Et personnellement, je suis assez impressionné par la vitesse à laquelle se développent les infrastructures, estime le chercheur. Alors bien entendu, la Corée du Nord ne vise pas à devenir une puissance commerciale comme les États-Unis, mais elle veut se faire reconnaître aux yeux du monde. Les grandes villes aux frontières se sont modernisées. Tout est prêt pour accueillir les touristes des pays voisins dans les hôtels et pour leurs activités. La majorité des touristes sont Chinois. Ils vont skier ou bien se baigner à la mer (la Corée du Nord est bordée par ...
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  • Musique, sport, culture: les grands événements dopent le secteur du transport
    2026/04/03
    Paris accueillera les dix premiers concerts du retour tant attendu de Céline Dion. La star a choisi la capitale française pour son retour sur scène en septembre, et déjà, les réservations de billets d’avion affluent du monde entier. Un engouement qui illustre l’impact des événements majeurs sur le secteur des transports, tous modes confondus. « Tu seras mes ailes à moi » : des paroles écrites sur mesure pour l’avion. En 2019, la compagnie Air Canada cherchait une idée pour inciter les passagers à prolonger leur vol jusqu’au Canada après avoir assisté aux concerts de Céline Dion aux États-Unis voisins. Pour marquer les esprits, la star québécoise avait endossé l’uniforme d’hôtesse de l’air, et la campagne avait fait le tour du monde. La même année, une société de voyages internationale lançait un concours auprès des professionnels du secteur. L’agent de voyage qui vendrait le plus de séjours avec obligatoirement un vol sur une compagnie américaine et un hébergement dans une chaîne d’hôtels partenaire remporterait deux billets d’avion, deux places pour un concert de Céline Dion à Las Vegas, ainsi que des nuits d’hôtel. Pour Jean-Baptiste Treboul, directeur de publication de la Revue Espaces Tourisme, les événements planétaires, qu’ils soient sportifs ou culturels, ont déjà profondément transformé l’économie du transport. Une tendance qui, selon lui, n’est pas près de s’arrêter, y compris en Afrique, où le continent a tout à gagner à surfer sur cette dynamique. « L’Afrique l’a déjà prouvé avec le football. Le continent a sa carte à jouer dans le domaine des grands événements. Mais il faut y aller progressivement. Les Jeux olympiques ont montré que l’une des clés de réussite tient aux garanties de transports. Il faut des infrastructures adaptées aux foules. Les spectateurs veulent pouvoir compter sur des lieux sécurisés et solides. Les routes, les aéroports, les gares sont reliés aux services du tourisme. Hôtels, taxis, tout cela doit s’intégrer et se réfléchir autour des capacités d’accueil », explique-t-il. L’impact économique des stars ne se limite pas aux frontières de leurs pays d’origine. L’année dernière, le chanteur portoricain Bad Bunny a rapporté pas moins de 200 millions de dollars à l’économie de son île natale, Porto Rico – un record dans les Caraïbes. Près de 50 000 visiteurs sont arrivés hors saison touristique, remplissant les avions, mais aussi les bus, les trains et les motos-taxis locaux. La recette ? Proposer aux jeunes générations ce qu’elles recherchent avant tout : des expériences à partager. Sur place, les admirateurs pouvaient ainsi emprunter les transports en commun pour participer à des cours de salsa. Philippe Massenat, cofondateur d’Antidots, une société spécialisée dans les solutions clé en main pour l’organisation de voyages événementiels, connaît bien ce phénomène. Son entreprise propose des réservations tout-en-un, accessibles en un seul clic : billets de concert ou de match, transport, hébergement, et désormais, des expériences à vivre. « C’est vrai que les Jeux olympiques, ou un championnat de sport, ou la venue de stars comme Céline Dion ou d’autres stars sont très demandés sur notre site. Les festivals de musique d'été, notamment, font partie des nouvelles demandes. Depuis 3 ou 4 ans, chaque fois nous constatons la hausse des demandes d’options de services. Nous y répondons par des propositions de loisirs, de visites, d’expériences insolites organisées autour des grands événements auxquels le public vient d’assister. Chez Antidots, le catalogue des offres se consulte et peut se réserver en même temps que les souhaits de trajets », détaille-t-il. Pour mesurer l’ampleur du phénomène, il suffit de regarder du côté de Taylor Swift. Avec sa tournée mondiale prévue en 2025, la chanteuse américaine a déjà généré 5 milliards de dollars rien qu’aux États-Unis. Un chiffre qui illustre l’influence croissante des mégastars sur les secteurs du transport et du tourisme, et qui confirme une tendance de fond : les événements culturels et sportifs sont devenus des moteurs économiques majeurs, capables de redessiner les flux de voyageurs à l’échelle planétaire. À lire aussiFrance: le retour de Céline Dion sur scène agite Paris
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  • Alors que le prix du pétrole flambe, la Chine vit à l'heure du tout électrique
    2026/03/27

    La guerre en Iran a un impact inattendu sur l’industrie automobile, avec une hausse des ventes de voitures électriques en Europe. Les conducteurs cherchent à réduire leur dépendance au prix du pétrole. En moins d’un mois, des marques comme Ford, Opel, Fiat ou Peugeot ont enregistré 45 % de demandes en plus. Cette tendance devrait profiter à la Chine, dont l’avance repose sur une approche différente.

    La force des constructeurs chinois réside dans leur méthode : ils ont commencé par sécuriser l’accès aux matières premières plutôt que par construire des usines. Leur présence en Afrique et en Amérique latine s’explique par la volonté d’acheter ou d’extraire les métaux et minerais nécessaires à la fabrication des batteries. Une stratégie qui vise à contrôler l’ensemble de la chaîne, de la conception à la livraison aux clients.

    Le gouvernement chinois mise sur la création de pôles de recherche intégrant usines et ingénieurs pour développer la voiture de demain. L’objectif est de produire des véhicules plus informatisés, moins chers et moins polluants. Selon Vincent Mallet, économiste financier et analyste à l’AGEFI, la guerre en Iran va renforcer la volonté chinoise de s’appuyer sur ses voisins du Sud-Est asiatique : « Effectivement, il y a une stratégie chinoise industrielle de qualité de la main-d’œuvre, de quantité de cette main-d’œuvre dans le secteur de l’automobile électrique. Les voisins de la Chine sont en cela exposés à une offensive chinoise. Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, qui donne tout de même aux bateaux chinois un droit de passage, déstabilise l’économie mondiale. Chaque pays réalise que le commerce n’est plus aussi sûr et que les approvisionnements peuvent devenir imprévisibles avec des ruptures de chaîne. »

    Cette stratégie pourrait cependant reléguer les grands constructeurs asiatiques et mondiaux à un rôle secondaire, les transformant en simples assembleurs de technologie chinoise. Une volonté économique et politique chinoise, élaborée pour s’inscrire dans la durée.

    Des kits de véhicules pré-montés

    En Afrique, la Chine tire déjà profit de ses investissements précoces dans les matières premières en y exportant des kits de véhicules pré-montés. Jean-Rémy Macchia, spécialiste du marché automobile, explique : « Ces kits livrés existent déjà au Nigéria ou au Kenya. L’avantage de ce mode de construction est de ne pas avoir autant de pièces détachées que dans des chaînes de construction classiques. D’où leur livraison dans des pays où le secteur industriel automobile n’est pas ou très peu développé. Au Nigéria ou au Kenya, cela commence tout juste. Les véhicules chinois restent à assembler dans de petites usines, très légères à construire puisqu’il ne s’agit plus que de fixer les grosses parties du véhicule. D’ailleurs on les appelle les usines-boulons, car elles interviennent sur la phase finale de l’assemblage. Pour le moment, cela reste une petite partie du marché de l’automobile en Afrique, les véhicules en question sont essentiellement des camionnettes électriques. »

    La Chine a également dépassé ses concurrents dans le domaine de l’automobile électrique, comme elle l’avait fait avec les trains à grande vitesse. Ses modèles de TGV figurent déjà sur les carnets de commandes en Afrique, en Amérique latine et en Asie.

    À lire aussiLe Kenya a expédié vers la Chine sa première cargaison de produits exemptés de droits de douane

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