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Chronique transports

Chronique transports

著者: RFI
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10月19日まで。※適用条件あり

L’histoire nous le dira mais, sans la pandémie de coronavirus, aurait-on réalisé l’importance du transport international ? L’absence de déplacements et l’essor du commerce sur internet ne nous auront jamais autant concernés. Aujourd’hui, nos paquets sont déposés devant notre porte. Avant cette maladie mondiale, qui aurait prédit une telle remise en cause des géographies et monopoles industriels ? Nerf de la guerre, qu’il soit en mer, dans le ciel, le cosmos, sur la route ou les chemins de fer, le transport – de personnes et de marchandises – est un secteur d’une richesse incroyable où l’on rencontre des acteurs passionnés. Venez les découvrir en écoutant la Chronique transports de Marina Mielczarek.

France Médias Monde
経済学
エピソード
  • L'Inde et sa stratégie de corridors
    2026/10/02

    En Inde, dès que l'on parle de sanctions contre la Russie ou bien l'Iran, c'est le transport qui en paye le prix. Fin septembre, le président américain Donald Trump a renforcé sa loi sur les tarifs douaniers contre la Russie. Ces sanctions s'adressent aussi à tous les pays qui commercent avec Moscou. Or, l'Inde, pénalisée par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, a continué d'importer du pétrole russe. Dans ses derniers articles pour l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), Olivier Da Lage, ancien journaliste à RFI et spécialiste de l'Inde, explique comment le pays cherche à bâtir de nouvelles routes pour diversifier son commerce.

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  • Sandrine Zerbib: «Collaborer avec la Chine est le meilleur moyen de progresser» pour les industriels européens
    2026/10/09
    En dix ans, les Chinois sont passés d'un pays atelier du monde à un pays pionnier de la voiture électrique et autonome. Croyant comprendre les clés de la réussite chinoise, bon nombre d'entrepreneurs ont tenté d'imiter l'industrie chinoise et ont échoué. Qu'il s'agisse de ports, de routes, de ponts ou de voies ferrées, les Chinois excellent dans le secteur du transport mondial. Dans son nouveau livre, l'entrepreneuse Sandrine Zerbib, cheffe d'entreprise en Chine et en Europe, s'attaque aux préjugés dans l'ouvrage Danse avec les dragons (éditions Dunod), qui démontre que les collaborations sont possibles et efficaces. RFI : Pour connaître le futur du transport, notamment en véhicule électrique, en Europe, faut-il regarder la Chine d'aujourd'hui ? Sandrine Zerbib : Effectivement, ces 20 dernières années, la Chine s'est considérablement développée. Le pays a su modifier et conserver une puissance de développement industriel que ni les États-Unis ni l'Europe n'ont su garder. Vous êtes l'une des premières à souligner la réussite chinoise qui passe de plus en plus par la dimension culturelle... C'est particulièrement vrai pour la Chine d'aujourd'hui, qui a compris l'importance des normes et des standards de construction à l'étranger. Et notamment en Europe. Vous pensez aux soupçons de contrefaçon ? Oui, et aussi à tout ce qui s'approche de la qualité des produits et des normes de sécurité ou de protection de l'environnement. C'est un facteur majeur récent, nouveau et qui va contribuer à la réussite chinoise les prochaines années. Dans le domaine du transport comme dans bien d'autres domaines, comme la santé ou l'agroalimentaire. C'est la force de la Chine, d'avoir compris que les voitures du futur seront des voitures remplies de technologie ? Tout à fait, les voitures chinoises sont aujourd'hui ultra performantes, quasi ou complètement autonomes, bien mieux dessinées et aussi vendues moins cher qu'en Europe. Ils ont laissé tomber le thermique lorsqu'ils se sont aperçus qu'ils dépensaient beaucoup trop d'argent. Ils sont passés au niveau supérieur en déplaçant le mode de conception. Vous consacrez un chapitre important sur les batteries de véhicules électriques en citant notamment un champion chinois : l'entreprise CATL. Parfaitement, le marché de la batterie est le marché invisible de la voiture. Car en fait, le grand public s'intéresse plus à la partie visible d'un véhicule. Les pièces intérieures sont moins mises en valeur. Pourtant, il faut savoir qu'une entreprise comme CATL capte près de 40% des ventes mondiales de batteries électriques. À l'origine, cette entreprise construisait des batteries de consommation générale pour les téléphones ou les baladeurs. Que pensez-vous de l'hybridation inter-entreprises, ces joint-ventures ou collaborations entre constructeurs de voitures mondiaux ? L'exemple des Français avec Renault... C'est une démarche très intelligente. Pas forcément de la valeur ajoutée, mais c'est le meilleur moyen de progresser et de réduire les coûts. Ce genre de co-responsabilités se fait beaucoup dans le monde de l'automobile. Aujourd'hui, presque tous les grands constructeurs du monde ont un laboratoire de recherche et développement (R&D) en Chine. Pour quel avantage ? Cela permet par exemple aux Européens de comprendre les modes d'innovation chinois, voire de débuter une innovation technique sur un prototype de véhicule pour ensuite le développer et le commercialiser dans le reste du monde. C'est aussi l'occasion de démarrer avec plus d'agilité en Chine et ensuite de finir la conception en Europe. Quid de l'Afrique ? Les pays comme le Kenya ou d'autres en Afrique australe ou de l'Est seraient devenus des pays juste assembleurs de pièces détachées chinoises, qu'en pensez-vous ? Que ce n'est pas la réalité. D'abord, c'est inexact de dire que les Africains sont réduits à de simples assembleurs d'accessoires. Ils ont de vrais savoir-faire et une qualité d'ingénieurs. Je pense que les Chinois continuent d'investir surtout dans le but d'avoir des matières premières. Les Européens, souvenez-vous, l'ont fait bien avant eux. D'autre part, la présence chinoise en Afrique est beaucoup plus intéressante que ce que l'on peut en dire aujourd'hui en Europe. Vous pensez aux pays africains et au-delà ? Oui, en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, les collaborations existent dans les marchés tiers – en dehors de la Chine ou de l'Europe – et l'on n'y pense pas souvent, mais c'est souvent plus facile de faire du commerce et de construire des usines avec ces pays qui apportent leur différence, donc qui deviennent complémentaires. Danse avec les dragons de Sandrine Zerbib et Aldo Spaanjaars, aux éditions Dunod, 240 pages, 26 euros.
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  • Certains pays interdisent aux personnes sourdes et malentendantes de conduire
    2026/10/16

    Le numéro 114 fête son anniversaire : le 114, c'est l’appel d’urgence en France pour les personnes sourdes et malentendantes. Depuis 15 ans, ce système reçoit les urgences sous forme de texte ou de connexions vidéo. Un numéro utile qui peut sauver des vies sur les routes ou dans les transports. Les personnes sourdes conduisent, mais pas dans tous les pays.

    Parmi les idées reçues sur la surdité, il y a celle qu’une personne atteinte d'un handicap auditif ne devrait pas avoir droit à la route. Au contraire, les personnes sourdes peuvent se révéler d’excellentes conductrices, par exemple en repérant beaucoup plus vite les mouvements ou reflets dans les rétroviseurs.

    Paul Flad, le directeur de l’INJS (l’Institut des jeunes sourds à Paris), ne cesse de le répéter : s’ils aiment la conduite, que les jeunes sourds et malentendants se lancent, chauffeurs de bus ou de camion, tout est possible… Face au public de jeunes personnes en situation de handicap du salon de l’emploi dédié au handicap à Paris le 9 octobre dernier, Paul Flad a fait passer son message : « Certains de nos élèves sont devenus chauffeurs de camions de marchandises. L’IA, l’intelligence artificielle, va sans doute améliorer le confort des sourds et malentendants à Paris. Mais je dirais plutôt que nous devrions d’abord utiliser de façon plus généralisée les outils qui existent déjà ! Dans les transports publics par exemple, les appareillages auditifs des personnes handicapées leur permettent d’entendre de façon amplifiée. Mais pas dans un brouhaha ou un bruit de foule agitée et bruyante. Donc il faut davantage de panneaux ou d’images de consignes de sécurité diffusées en temps réel dans les gares ou aéroports. »

    Avoir des moniteurs d'auto-école spécialisés

    Bien que les statistiques mondiales sur la sécurité routière montrent que les personnes sourdes ont les taux les plus bas d’accidents de la route, dans certaines régions du monde, de fausses croyances sur les personnes handicapées écartent celles et ceux atteints d'handicap auditif des routes.

    Laurence Paire-Ficout dirige le Laboratoire ergonomie et sciences cognitives pour les transports (Lescot) des transports à l’université Gustave Eiffel de Paris : « Dans 26 pays du monde, le permis de conduire est interdit pour les sourds. Je pense à l’Afrique et à la Zambie. Mais c’est aussi le cas dans des pays d’Amérique latine, d’Asie et du Moyen-Orient. Le manque de formateur spécialisé dans le handicap auditif peut aussi freiner l’obtention du permis, je pense à la Côte d’Ivoire par exemple. Aujourd’hui, les outils technologiques aident à conduire en toute sécurité. Il y a les GPS de navigation. Nos laboratoires de recherche doivent encourager l’industrie aux outils faciles à utiliser. Car le risque avec des outils trop sophistiqués dans les véhicules serait de distraire le conducteur malentendant. C’est pourquoi je me dois de collaborer avec les fabricants et équipementiers automobiles. »

    Un métier d’avenir : moniteur d’auto-école pour personnes malentendantes. Les écoles de conduite en recherchent sur tous les continents du monde.

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