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Les dessous de l'infox, la chronique

Les dessous de l'infox, la chronique

著者: RFI
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概要

Info ou intox ? Chaque semaine, RFI épingle une de ces tentatives de manipulation de l’information, pour en expliquer les ressorts. Vous souhaitez que «Les dessous de l'infox» vérifie la véracité d'une déclaration, d'une photo ou d'une vidéo... qui circule sur les réseaux sociaux, joignez-nous sur notre numéro WhatsApp + 33 6 89 07 61 09.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Non, le Japon ne vient pas d’adopter une loi anti-islam
    2026/04/03

    Le Japon vient-t-il de voter une série de lois anti-islam ? C’est ce qu’affirme, à tort, une rumeur devenue virale sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Des comptes influents évoquent de nouvelles mesures particulièrement contraignantes pour les citoyens musulmans dans un pays pourtant laïque, comme la France. Cette fausse information n’est pas nouvelle. Elle resurgit régulièrement, sous différentes formes, depuis plus de dix ans.

    Cette rumeur circule à travers une vidéo vue plus de dix millions de fois sur X, Facebook et TikTok. On y voit un homme politique prendre la parole dans ce qui ressemble à l’une des chambres du Parlement japonais. S’ensuivent des cris de soutien d’une partie de l'hémicycle. La légende parle, à tort, de nouvelles lois anti-islam votées ces derniers jours. Interdiction des mosquées, des prières dans la rue, du port du voile, de la nourriture halal : « Les musulmans ne sont plus les bienvenus au Japon », commentent plusieurs utilisateurs.

    Vérification faite, tout est faux, sur le fond comme sur la forme. Comme l’indiquent les comptes rendus du Parlement, aucune loi de ce type n’a été promulguée au Japon. Une telle mesure aurait évidemment fait du bruit, que ce soit dans la presse locale ou à l’international. Dans les faits, le Japon est un pays laïque. La liberté de culte est régie par l’article 20 de la Constitution nippone.

    Dissolution de la Chambre basse

    Grâce à une recherche par image inversée, nous avons retrouvé la trace de cette vidéo sur le site internet de la télévision en ligne de la Chambre des représentants. On y apprend que ce clip montre l’annonce de la dissolution de la Chambre basse du Parlement japonais, le 23 janvier 2026.

    La traduction des propos de Fukushirō Nukaga, l’ancien président de cette chambre, le confirme. Il annonce en japonais : « La Chambre des représentants est dissoute conformément à l'article 7 de la Constitution du Japon ». Cette dissolution, décidée par l’actuelle Première ministre ultra-conservatrice Sanae Takaichi, a permis à son camp, le Parti libéral-démocrate, de remporter une majorité des deux tiers à la Chambre basse.

    Une infox récurrente

    Ce type de rumeurs circule en ligne depuis maintenant plus de dix ans. Le premier article de vérification que nous avons trouvé sur le sujet remonte au 17 novembre 2015. Cette fausse information resurgit presque chaque année au gré de l’actualité. Elle prend souvent différentes formes : des vidéos sorties de leur contextes, des mèmes, des déclarations mal traduites, etc.

    Certains influenceurs ouvertement xénophobes diffusent cette infox en parlant d’une décision historique, souhaitable en Europe. D’autres s’en servent au contraire pour critiquer le Japon, jugé comme un pays trop conservateur. Dans tous les cas, cette fausse information génère beaucoup de débat, d’engagement et donc beaucoup de vues. Cela explique qu’on la retrouve régulièrement relayée par des comptes qui ont fait de la désinformation une véritable source de revenus.

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    3 分
  • CAN 2026 : l’IA alimente la polémique sur le vainqueur de la finale
    2026/03/27

    L’annonce de la victoire sur tapis vert de la sélection marocaine contre le Sénégal après la finale mouvementée de la dernière CAN donne lieu depuis quelques jours à un déferlement d’infox, notamment sous formes de vidéos crées par intelligence artificielle, mettant en scène des supporters marocains prenant la défense des sénégalais. Des infox, dans lesquelles ils remettent en cause l’impartialité de la confédération africaine de football (CAF).

    À l’heure ou la fédération sénégalaise de football a décidé de saisir le tribunal arbitral du sport, ces images trompeuses totalisent des millions de vues rien que sur la plate-forme TikTok. Les interviews sont toutes filmées en format vidéo vertical, caractéristique des contenus destinés aux réseaux sociaux. Elles mettent en scène des supporters marocains rejetant la décision des instances africaines du football. Ils s’expriment tous en français et non en darija, le dialecte marocain.

    Certaines vidéos s'articulent autour d'un slogan totalement inventé par l'auteur et qu'on ne retrouve nulle part ailleurs : « la dignité du Maroc vaut plus qu'un trophée ». Des voix synthétiques, des images générées par IA : tout celà est faux et ne fait qu’attiser la polémique.

    Si on se réfère au nombre de vues annoncées par TikTok, certaines vidéos ont fait le buzz, avec plus de cinq millions de vues pour les plus populaires. Au moins une vingtaine de vidéos créées par IA reprenant cette thématique ont été publiées depuis huit jours. Commentaires : « Ce supporter marocain est honnête quand il dit que son pays ne méritait pas la coupe », ou encore « pour garder votre dignité il faut refuser cette coupe ».

    Des vidéos attractives 100% IA

    Il faut reconnaître que ces vidéos sont très bien faites. Pour ajouter à la confusion, à l'image, certains supporters créés par IA ont des traits extrêmement proches de fans du Maroc apparaissant dans des vidéos authentiques.

    Dans le cas présent, c’est souvent la voix synthétique qui trahit l’IA, mais aussi la durée de vidéo, qui n'excède pas quinze secondes : c’est la durée maximale des vidéos créées par l’outil Sora d’Open AI dans sa version gratuite.

    Par ailleurs, plusieurs éléments à l’image ont attiré notre attention. Les logos des micros tendus ne correspondent à rien de connu, et l’écusson qui apparaît sur les tee-shirts des supporters ne ressemblent pas exactement à celui de la fédération royale marocaine de football.

    Enfin, si l'on passe nos vidéos de supporters marocains dans un outil de détection d'IA, certaines sortent à 99% générés par l’intelligence artificielle, et l’outil SORA-2 est régulièrement cité.

    Un compte qui prospère sur les polémiques footballistiques

    Sur TikTok, tout part d’un unique compte, on ne sait pas vraiment si l’objectif de l’auteur est de discréditer la CAF, le Maroc, ou encore diviser les pays africains... Difficile enfin de savoir si l’auteur a cherché à effectuer une projection sur les supporters marocains en leur attribuant ses propres arguments ou simplement s’il a voulu générer des clics, et gagner en visibilité. Toutefois, si l'on passe en revue ses contenus, on remarque que son compte diffuse de nombreux autres infox, qui ne parlent pas de la CAN mais qui sont en lien avec le monde du football. Les équipes, les supporters, l'arbitrage : des sujets qui fonctionnent bien sur les réseaux sociaux, qui permettent à son auteur de monétiser son audience.

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    4 分
  • Burkina Faso: non Ibrahim Traoré n’a pas été arrêté par Donald Trump
    2026/03/20

    Au Burkina Faso, une rumeur cible actuellement le président de la transition. Une série de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux affirme, à tort, que le capitaine Ibrahim Traoré aurait été arrêté à Ouagadougou. Si cette fausse information grossière peut prêter à sourire, elle illustre en réalité un mode opératoire devenu systémique.

    Tout commence sur TikTok avec l’apparition d’une vidéo plutôt étrange. Dès la première seconde, ce clip prétend sonner l’alerte : « Urgence au Burkina Faso. C’est fini pour Ibrahim Traoré ». Cette voix robotique affirme ensuite, à tort, que le capitaine burkinabè viendrait d’être arrêté : « Le président Ibrahim Traoré vient d’être arrêté. Et ce n’est pas n’importe qui. C’est Donald Trump qui aurait ordonné son arrestation ».

    Cette prétendue arrestation aurait été justifiée par des propos « injurieux envers le président américain ». En réalité, tout est faux. Cette histoire a été inventée de toutes pièces. Ibrahim Traoré n’a pas été arrêté. Pour preuve, il est apparu jeudi 19 mars 2026, libre, lors du Conseil des ministres.

    Une infox reprise en boucle

    D’après nos recherches, plusieurs dizaines de vidéos de ce type circulent sur TikTok. On retrouve toujours le même narratif, cette même voix masculine générée par intelligence artificielle, ainsi que des images d’illustration plus ou moins récentes.

    Certaines de ces publications apparaissent dans les premiers résultats quand on cherche à s’informer sur le Burkina Faso. Cette fausse information cumule aujourd’hui près de 3 millions de vues, rien que sur TikTok.

    Le rôle central des algorithmes

    Le succès de ce type d’infox assez grossières s’explique d’abord par une recette de fabrication qui plaît aux algorithmes de recommandation. La vidéo est sensationnaliste, courte, le montage est dynamique. Même si le narratif est assez farfelu, ces clips suscitent également beaucoup de commentaires. Certains se moquent, d’autres se font avoir. Cet engagement pousse les algorithmes à mettre en avant ces publications.

    À ce stade, nous n’avons pas pu déterminer qui est précisément à l’origine de ce type de contenus. Ce que l’on sait, c’est que des centaines de comptes TikTok diffusent quotidiennement ce genre de vidéos. Les sujets, souvent en lien avec l’actualité, n'épargnent aucun pays ni aucune thématique.

    Pour gagner en crédibilité, une bonne partie de ces comptes tentent de se faire passer pour des médias : « Actualités français » (sic), « Minutes politique » (sic) ou « Brut FR politique ». Ces noms, volontairement trompeurs et proches de médias existants, brouillent les pistes et mettent les utilisateurs en confiance.

    Motivation financière

    En analysant les contenus que ces comptes publient, leur motivation semble davantage financière qu’informationnelle. On ne retrouve pas de positionnement idéologique très clair. Certaines vidéos se contredisent parfois. Leur but semble donc d'inonder TikTok avec des vidéos mensongères pour faire des vues, et monétiser leur audience. Une vague de faux qui sème le doute et ajoute au désordre informationnel.

    À lire aussiComment un réseau de désinformation tente de déstabiliser les pays de l'AES

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