エピソード

  • RDC: les boissons énergisantes, plébiscitées contre la fatigue, constituent une menace pour la santé
    2026/06/11

    En RDC, certaines boissons énergisantes qualifiées de nocives circulent toujours malgré leur interdiction par l'Autorité congolaise de régulation pharmaceutique. Dans plusieurs boutiques et petits commerces, des consommateurs jeunes et adultes continuent à rechercher ces boissons pour leurs supposés effets positifs. Mais les médecins alertent sur le risque sanitaire élevé, notamment l'augmentation des maladies cardiovasculaires.

    De notre envoyée spéciale à Lubumbashi,

    Debout à côté de sa moto, Jean ne commence pas sa journée de travail sans avoir pris une boisson énergisante. « Je consomme cette boisson parce qu'elle combat la fatigue. Dès que j'en prends, ça me donne l'énergie et je reste en forme toute la journée », explique le conducteur de taxi-moto.

    Si pour certains, ces boissons leur permettent de rester éveillés, d'autres consommateurs en ont fait une expérience douloureuse. Une prise régulière a eu un impact négatif sur la santé. Flora Samba, une femme commerçante, témoigne : « J'étais très dépendante de ces boissons. Au fil du temps, j'ai commencé à avoir des palpitations, de la fatigue. Ma tension artérielle était très élevée, elle variait entre 19 et 21. Alors, j'ai arrêté. »

    À lire aussiBoissons énergisantes : quels risques pour la santé ?

    Les médecins, pour leur part, appellent à la prudence. Les boissons énergisantes contiennent des substances qui stimulent l'éveil, dont la caféine, la taurine et le ginseng. Mais une consommation abusive provoque plusieurs effets sur la santé, explique le docteur David Anovel, expert en santé publique : « Des maux de tête, des vertiges, des palpitations, des troubles de vision et, dans certains cas, ça aboutit même à la mort. Dieu seul sait combien sont victimes des accidents vasculaires cérébraux, de tous les troubles de rythme cardiaque... »

    Ce médecin dénonce aussi des pratiques de fraude de certains fabricants en RDC. Ils y ajoutent des médicaments à des doses très élevées, ce qui augmente le risque sanitaire. « Le comble chez nous, c'est qu'au-delà de la composition classique, des personnes y ajoutent des médicaments aphrodisiaques, notamment le sildénafil. Il a été identifié plus de 200-300 mg de sildénafil dans un seul flacon et, pour la plupart du temps, sans l'indiquer sur l'étiquetage », précise le docteur David Anovel.

    Pour lutter contre ces pratiques, l'Autorité congolaise de régulation pharmaceutique (ACOREP) renforce les contrôles. Il y a plus de dix jours, elle a procédé à la fermeture à Kinshasa d'une entreprise accusée de produire des boissons énergisantes contenant des produits aphrodisiaques. David Kawel, chef de la division provinciale de l'ACOREP à Lubumbashi, détaille les mesures prises :

    « Au niveau de la division du Haut-Katanga, nous nous sommes saisis de cette situation pour élargir le contrôle à toutes les autres boissons. Nous allons tout analyser, vérifier effectivement que des substances médicamenteuses ne sont pas introduites de manière frauduleuse dans toutes ces boissons, au péril de la population. » Le personnel sanitaire rappelle que les boissons énergisantes ne suppriment pas la fatigue, mais détruisent progressivement la santé.

    À lire aussiProduire plus et transformer plus localement, l'ambition «cacao» de la RDC

    続きを読む 一部表示
    2 分
  • Morocco Gaming Expo: l'imaginaire marocain infuse dans les jeux vidéo locaux
    2026/06/10

    Au Maroc, les jeunes créateurs de jeux vidéo intègrent de plus en plus une réalité marocaine dans leur production. Casaphonia est un jeu de rôle inspiré des superstitions et rituels du Maghreb, une sorte de Grand Theft Auto (GTA) qui se déroule dans les rues de Casablanca avec un rappeur marocain comme personnage principal, et des projets futuristes. Une créativité largement visible lors de la dernière édition de la Morocco Gaming Expo.

    De notre envoyé spécial à Rabat,

    C'est l'un des jeux qui attisent le plus la curiosité des visiteurs du salon : « Casaphonia, c'est notre jeu vidéo. Jusqu'à maintenant, on peut dire que c'est une réussite pour nous. » Sur l'écran, le personnage principal, le rappeur marocain Dizzy Bros, déambule dans les rues de Casablanca. En toile de fond, les fameux taxis rouges de la capitale économique, ou encore des graffitis de supporters de football du Wydad ou du Raja. « Tu peux avancer, tu peux même aller à Twin Center, ou à la mosquée Hassan II. Ce sont des endroits connus. »

    Les trois membres de l'équipe de ce projet pilote ont tous moins de 25 ans. Ayman Jabbari est le directeur du studio AJB qui a conçu cette démo. « Ce jeu se déroule au Maroc, tout l'environnement est marocain. On essaye de montrer aux gens notre culture, notre pays, nos rues, notre cuisine, notre communauté, tout ce qui compose notre culture. Parce que le jeu vidéo est un langage universel. » Il conçoit des jeux vidéo depuis l'âge de 15 ans. Son rêve est de trouver des investisseurs pour pouvoir développer son projet. « C'est toujours compliqué au Maroc parce que les investisseurs ne font pas confiance aux développeurs de jeux vidéo au Maroc. Mais nous essayons de chercher des opportunités à l'étranger, parce que nous avons des jeux, nous avons le potentiel de créer de meilleurs jeux », affirme-t-il.

    D'autant qu'Ayman Jabbari a déjà un nouveau projet en tête : un jeu vidéo qui prendrait place au Maroc en 2185. « Je veux voir le Maroc dans le futur. Donc, je vais créer ce Maroc futuriste avec mon imagination. Dans les jeux vidéo, tu peux faire de ton imagination la réalité, comme des voitures volantes, tout ce dont nous rêvions quand nous étions petits, les gens, des cyborgs, des robots, de l'intelligence artificielle, etc. », confie-t-il.

    Depuis trois ans, le royaume du Maroc affiche sa volonté de soutenir l'industrie du jeu vidéo et de capturer 1% du marché mondial d'ici 2030. Une volonté saluée, même si les difficultés subsistent pour les jeunes créateurs. Othman Elamrami, 24 ans, a créé son studio sur fonds propres. Quatre mois de travail jour et nuit ont été nécessaires pour aboutir à Zouhri, le sang maudit, un jeu d'horreur où l'on croise des danseurs jelilala en transe sur de la musique gnawa, des effluves d'encens dans des tentes berbères…

    « Pourquoi devons-nous copier les autres studios comme Capcom et Silent Hill pour faire des jeux d'horreur ? Notre culture marocaine et notre folklore sont une mine d'or. Nous devons l'exploiter », estime-t-il. Graphistes, spécialistes 3D, développeurs : le Maroc espère observer la création de 5 000 à 10 000 emplois directs dans le secteur d'ici 2030.

    À lire aussiMorocco Gaming Expo: un événement incontournable pour le jeu vidéo africain

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • Les qualifiés pour la Coupe du monde 2026: le maillot rose de l'équipe tunisienne séduit les supporters [10/10]
    2026/06/09

    En Tunisie, les préparatifs du Mondial ne font pas énormément d'émules car les Tunisiens attendent peu de leur équipe nationale, tristement connue pour ne pas dépasser le premier tour en Coupe du monde. Par contre, le maillot des Aigles de Carthage, lui, se vend bien, en particulier celui rose fluo. Ce n'est pas le maillot officiel de l'équipe, mais c'est le plus populaire chez les supporters.

    De notre correspondante à Tunis,

    Au souk de l'Ariana, en banlieue de Tunis, une imitation du maillot rose pétant de l'équipe nationale se vend au tarif de 30 dinars, soit 9 euros. Naceur le vend comme des petits pains. « C'est un maillot très populaire chez les jeunes, les filles le portent beaucoup et les garçons aussi. Je le vends aussi beaucoup aux Tunisiens de l'étranger qui sont venus là pendant la fête de l'Aïd ou qui vont venir cet été en vacances. La couleur flashy fait qu'ils l'achètent en souvenir ou même pour l'offrir à des amis », explique-t-il en arabe.

    L'élimination dès les huitièmes de finale de la dernière Coupe d'Afrique des nations (CAN) en janvier dernier a refroidi les supporters des Aigles. Le maillot rose va-t-il suffire à raviver la flamme ? Au souk, Naceur sent que ça frémit depuis quelques jours. « J'ai ceux qui achètent le vert, d'autres qui achètent le bleu. Du moment que c'est l'équipe nationale, ça marche. On reste une nation de foot même si on vit plus pour les clubs. Mais là, avec le Mondial, il y a un enthousiasme pour la sélection officielle. Ça reste notre équipe », ajoute-t-il.

    En centre-ville de Tunis, dans une boutique d'articles de sport, le maillot rose, orné d'un motif traditionnel de tapis tunisien, est parmi les plus vendus par rapport aux autres couleurs, selon Riadh Elinkicheri, gérant du magasin. « C'est vraiment le plus vendu en boutique. Il n'en reste que deux, mais il a été fait à la demande de la clientèle et des fans », précise-t-il en arabe.

    Derrière cette popularité, une demande initialement genrée, venue des supportrices. Mais au final, le maillot remporte aussi un franc succès auprès des hommes, surtout les jeunes. Dans cette boutique officielle, il est proposé à 99 dinars, soit 29 euros. « La demande du rose, c'était les supporters féminines qui voulaient surfer un peu sur la mode du rose et du côté trendy avec le maillot de la Juventus. Mais au final, les garçons l'achètent aussi. D'ailleurs, on fait des grandes tailles pour toutes les morphologies », souligne Riadh.

    Pourtant, pour les puristes comme le photographe officiel de l'équipe nationale, Hosni Manoubi, les couleurs rouge et blanche restent les favorites, car ce sont celles du drapeau national. « Il est destiné aux fans, c'est du commercial, du marketing. Moi, je ne porte pas le rose, c'est difficile », confie-t-il en français. Interrogé sur sa préférence parmi les maillots de l'équipe nationale, il répond sans hésiter : « Le blanc. C'est notre maillot avec des bandes rouges. Cela reste le plus symbolique. »

    Le plus symbolique, en effet, sera sans doute celui que porteront les joueurs tunisiens le 15 juin pour leur premier match du Mondial face à la Suède.

    À lire aussiCalendrier Mondial 2026 : programme complet, dates et horaires des matchs

    続きを読む 一部表示
    2 分
  • Les qualifiés pour la Coupe du monde 2026: l'Algérie, la passion foot [9/10]
    2026/06/08

    Les Fennecs, l’équipe d’Algérie de football, s'apprêtent à disputer leur cinquième Coupe du monde. Douze ans après la dernière, le foot, une passion qui fédère tout un pays. Notre correspondant Sofiane Anani est allé à la rencontre des supporters, jeunes et moins jeunes, des anciens joueurs aussi. Tout un pays qui s'apprête à vibrer à distance pour le Mondial.

    L'Algérie disputera son premier match de cette Coupe du monde le 16 juin face à l'Argentine, championne du monde en titre.

    À écouter aussiLes qualifiés pour la Coupe du monde 2026 : le Ghana subit la politique anti-immigration de Trump [8/10]

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • Les qualifiés pour la Coupe du monde 2026: le Ghana subit la politique anti-immigration de Trump [8/10]
    2026/06/07

    Cette année, le défi d’obtenir un visa pour assister à la Coupe du monde en personne a pris une autre ampleur. L’administration Trump est en chasse contre l’immigration illégale à coup de restrictions de visas abruptes et le Ghana est le parfait exemple en Afrique des dommages collatéraux de cette politique.

    Un reportage de notre correspondante à Accra,

    À l'été 2025, les visas étatsuniens avaient d’abord été complètement suspendus pour les Ghanéens, puis de nouveau autorisés en automne après que le Ghana avait accepté d’accueillir des expulsés des États-Unis. Mais les restrictions ont fait leur retour le 21 janvier concernant les visas d’immigration longs. Un groupe de 147 supporters des Black Stars a fait l’actualité mi-mai lorsque leurs visas ont été rejetés.

    À lire aussiLes qualifiés pour la Coupe du Monde 2026: le Sénégal prêt à vaincre à nouveau la France? [7/10]

    続きを読む 一部表示
    2 分
  • Les qualifiés pour la Coupe du monde 2026: le Sénégal prêt à vaincre à nouveau la France? [7/10]
    2026/06/06

    Le Sénégal débute son Mondial le 16 juin face à la France, avec qui il partage le groupe I, en compagnie de la Norvège et de l’Irak. À Dakar, les supporters sont excités de voir leur équipe sur les pelouses étasuniennes. Ce match contre la France rappelle des souvenirs, celui de la victoire des Lions lors d'un match contre les Bleus à la Coupe du monde de 2002. Un reportage de notre correspondant à Dakar.

    À lire aussiLes qualifiés pour la Coupe du Monde 2026: la dernière de Salah avec les Pharaons? [6/10]

    À lire aussi

    Victoire des Lions lors d'un match contre les Bleus à la Coupe du monde de 2002

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • Les qualifiés pour la Coupe du monde 2026: la dernière de Salah avec les Pharaons? [6/10]
    2026/06/05

    Géant du football africain mais encore un nain au niveau mondial, l’Égypte s’apprête à disputer la quatrième Coupe du monde de son histoire. La qualification des Pharaons pour l’édition 2026 avait donné lieu à des scènes de joie dans les cafés du Caire en octobre dernier. Leur dernier mondial, en 2018, avait pourtant été catastrophique. Trois défaites en trois matchs et un Mohamed Salah presque invisible. Le roi du football égyptien, idole au pays, qui pourrait jouer là sa dernière Coupe du monde.

    De notre correspondant au Caire,

    Sur les portants de ce petit magasin d’accessoires de foot, au Caire, le rouge de la sélection nationale est omniprésent, comme le numéro 10 de Mohamed Salah, monstre sacré du ballon rond. « C’est la Coupe du monde, un événement énorme qui n’arrive que tous les quatre ans. Donc forcément, tout le monde veut voir Mohamed Salah, souligne un vendeur de maillots. C’est une icône, il a accompli beaucoup de belles choses. Et c’est quelqu’un qui s’est construit tout seul. Toutes les générations, tous les jeunes rêvent de devenir comme lui. »

    Jour de match en ce chaud samedi de la fin avril, dans ce café populaire des ruelles de la capitale égyptienne comme dans des centaines d’autres, on regarde jouer le héros national avec son équipe anglaise de Liverpool.

    À lire aussiLes qualifiés pour la Coupe du monde 2026: l'Afrique du Sud rêve à nouveau avec les Bafana Bafana [4/10]

    Mohamed Salah au meilleur de sa concentration ?

    Attablé devant une chicha, Mohamed, la vingtaine, espère un numéro 10 au top de sa forme pour le choc qui attend l’Égypte face à la Belgique en ouverture de son tournoi. « Aujourd’hui, Salah est la base de l’équipe nationale, le visage du groupe. Mais en tant que joueur, il ne joue pas avec l’Égypte comme il joue en Europe, pointe-t-il. Son niveau baisse, il en fait moins. Beaucoup d’Égyptiens pensent qu’avec la sélection, il ne donne pas 90 % de son énergie, mais plutôt 50–60 %. Parce qu’il protège aussi sa carrière et ses réussites ailleurs, là où il évolue au plus haut niveau. »

    « Il n’est plus aussi efficace, analyse Amr Nageeb Fahmy, journaliste sportif et auteur de plusieurs livres sur le football africain et la sélection égyptienne, mais c’est normal à son âge. Pour la Coupe du monde, il aura 34 ans. Après avoir dit au revoir à Liverpool après 8 ou 9 saisons, peut-être sa concentration sera pleine avec l’Égypte. L’Égypte, qui a gagné la CAN sept fois, mais la Coupe du monde est un petit complexe pour les Égyptiens. Les Marocains et les Algériens disent que l’Égypte n’a jamais gagné un match. Mais cette fois, l’espoir est là, et peut-être même d'arriver en huitièmes de finale. »

    Quant à Mohamed Salah, il lui suffirait d’une seule réalisation pour égaliser le meilleur buteur de l’histoire égyptienne en Coupe du monde.

    À lire aussiLes qualifiés pour la Coupe du monde 2026: les Cap-Verdiens fiers de leur équipe [5/10]

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • Les qualifiés pour la Coupe du monde 2026: les Cap-Verdiens fiers de leur équipe [5/10]
    2026/06/04

    Pour la première fois lors d'une Coupe du monde, 48 sélections vont s'affronter, ce qui a offert un boulevard à certaines nations pour rejoindre cet événement majeur du sport. C’est notamment le cas du Cap-Vert. À Praia, les supporters se sentent fiers de leur équipe et attendent impatiemment le début de la compétition. Sur place, notre correspondante Pauline Guillou a recueilli leurs témoignages.

    Au large des côtes sénégalaises, l’archipel de dix îles est sur le point de disputer sa toute première Coupe du monde, après avoir terminé premier de son groupe, devant les Lions indomptables du Cameroun. Sur place, les Cap-Verdiens trépignent d’impatience de découvrir les joies d’un tournoi pas comme les autres.

    À partir du 15 juin, le Cap-Vert se lance dans la compétition au sein d'un groupe très relevé : Espagne, Uruguay, Arabie saoudite.

    À lire aussiLes qualifiés pour la Coupe du monde 2026: l'Afrique du Sud rêve à nouveau avec les Bafana Bafana [4/10]

    続きを読む 一部表示
    2 分