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Reportage Afrique

著者: RFI
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  • Nos correspondants et envoyés spéciaux sur le continent africain vous proposent, chaque jour, en deux minutes une photographie sonore d'un évènement d'actualité ou de la vie de tous les jours. Ils vous emmènent dans les quartiers ou dans les campagnes pour vous faire découvrir l'Afrique au jour le jour.

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あらすじ・解説

Nos correspondants et envoyés spéciaux sur le continent africain vous proposent, chaque jour, en deux minutes une photographie sonore d'un évènement d'actualité ou de la vie de tous les jours. Ils vous emmènent dans les quartiers ou dans les campagnes pour vous faire découvrir l'Afrique au jour le jour.

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エピソード
  • Côte d'Ivoire: l'histoire de Lama Niankoï, 94 ans, ex-combattant guinéen de l'armée française [3/4]
    2025/04/02

    Comment perpétuer la mémoire des soldats africains qui ont combattu pour la France ? La question agite la communauté ivoiro-guinéenne de Danané, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire – les familles craignent d’être oubliées à la mort du dernier vétéran de l’armée coloniale. RFI a retrouvé la trace de cet ancien combattant, l’un des derniers témoins des tensions de l’époque entre la France du général de Gaulle, la Côte d’Ivoire d’Houphouet-Boigny et la Guinée de Sékou Touré.

    De notre envoyé spécial à Danané,

    Appuyé sur sa canne devant une maison modeste, le caporal Lama Niankoï a l’esprit toujours vif. À 94 ans, entouré de proches, le patriarche raconte son parcours militaire. Engagé à 19 ans à Nzerekoré, le soldat originaire de Guinée sert à Madagascar ou encore en Algérie. « À Oran et à Constantine, c’est là que j’ai combattu », se souvient-il. Mais en 1958, le caporal doit choisir son camp – la Guinée de Sékou Touré prend son indépendance de la France avec fracas.

    Lama Niankoï sert encore sept ans sous les drapeaux bleus-blancs-rouges, comme l’explique Félix, son fils : « Quand la Guinée a pris sa libération, l’armée s’est retirée, mais mon père devait faire 15 ans pour toucher sa pension. » Un choix et des conséquences – À sa démobilisation en 1965, les Guinéens de l’armée française sont vus comme des traîtres dans leur pays natal.

    Parmi eux, 37 vétérans échouent à Danané, en Côte d’Ivoire – autre pays hostile aux yeux du régime de Sékou Touré. Un nom que Lama Niankoï ne veut plus entendre. « Enlevez le nom de Sékou Touré, pas de gros mots avec moi, demande-t-il. On a beaucoup souffert. »

    « Au moment où Sekou Touré était au pouvoir, mon papa ne pouvait pas rentrer. Pourquoi ? Parce que ceux qui avaient choisi la France, lui considérait que c’étaient des ennemis », raconte Francine Damey qui préside l’association des enfants des anciens combattants de Danané, dont son père était le chef.

    Et ce passé ne passe toujours pas pour Francine, surtout quand elle se rend en Guinée. « Même en Guinée, on nous appelle les “anti-Guinéens”. Même si on dit que nous sommes guinéens, on nous appelle les Ivoiriens… eux-mêmes, ils disent “au moment où on souffrait, où étiez-vous ?” Ce n'est pas facile », regrette-t-il. Aujourd’hui, ces descendants redoutent d’être oubliés par la France, le pays que Lama Niankoï avait choisi de servir.

    À lire aussiLa marche du monde: Les soldats oubliés de Guinée

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  • Côte d'Ivoire: sauver les ponts de liane, patrimoine culturel et touristique de la région du Tonkpi [2/4]
    2025/04/01

    Dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, ils sont des symboles parmi les plus connus de la tradition yacouba. Quatre ponts de liane suspendus au-dessus du fleuve Cavally et qui attirent les visiteurs de toute la région. Mais ces structures réputées « magiques » sont menacées par la déforestation. Pour préserver cet héritage, la direction régionale du tourisme veut lancer des pépinières d’arbres à liane. RFI s'est rendu dans le village de Lieupleu pour tenter la traversée.

    À trois mètres au-dessus du fleuve, les aventuriers n’en mènent pas larges, sur l’enchevêtrement de branches qui grincent. Florence est institutrice, elle est venue avec sa famille jouer les Indiana Jones. « Ça fait peur, mais il y a beaucoup d'émotions. C'est émouvant de voir ce pont qui existe on ne sait pas comment », s'émerveille-t-elle.

    Lieupleu fait partie des quatre ponts de liane historiques de la région de Tonkpi, en Côte d'Ivoire. Les villageois les traversaient pour aller aux champs. Aujourd’hui, les touristes visitent chaque jour ces passerelles éphémères. « Quand le pont est emporté, les initiés appellent le griot qui nous dit d’aller chercher les lianes. », raconte Valère Gbah, l'un des guides locaux. Une puissance magique construirait ensuite les ponts en une nuit. Il est interdit de marcher dessus avec ses chaussures ou de mâcher un chewing-gum quand on traverse. Problème : les lianes sont de moins en moins disponibles, selon Valère Gbah. « Pas facile de chercher les lianes aujourd'hui. On a planté du café et du cacao », selon lui.

    Pour trouver les arbres à lianes, il faut faire 100 km jusque dans les pays voisins. « La déforestation est réelle. Elle est liée à la déforestation générale que connaît la Côte d'Ivoire. S'il n'y a pas de plante, il n'y a pas de pont, même avec de la bonne volonté », estime le docteur Doudjo Ouattara, biologiste forestier. Ce chercheur à l’université Nangui Abrogoua d’Abidjan veut sauvegarder les arbres à liane. « Il faut déjà faire l’inventaire des arbres utilisés par ces communautés, puis les introduire dans la nature et installer des pépinières », détaille-t-il. Un projet soutenu par la direction du tourisme de la région du Tonkpi.

    À lire aussiCôte d'Ivoire: la langue sokya sauvée par des missionnaires traducteurs [1/4]

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    2 分
  • Côte d'Ivoire: la langue sokya sauvée par des missionnaires traducteurs [1/4]
    2025/03/31

    C'est l'une des langues les plus rares de Côte d'Ivoire : le sokya ne compte que 20 000 locuteurs. Cette communauté originaire de Vavoua, dans le centre du pays, redoute de voir son identité s'effacer à la faveur de l'exode rural. Pourtant, la langue n'est pas tombée dans l'oubli, en partie grâce à des missionnaires chrétiens qui ont contribué à le faire passer de l'oral à l'écrit.

    De notre correspondant à Vavoua,

    Stéphane, planteur de cacao, vit à Dédiafla, l'un des 13 villages de sa communauté. Les Sokyas y sont aujourd'hui minoritaires, car les jeunes partent, selon lui : « Ils vont s'installer en ville, parce qu'au niveau du village, il n'y a plus de forêt pour travailler. » L'exode rural fait craindre la disparition de la langue, jugée trop difficile, au profit du gouro et du français.

    Une Bible pour sauver la langue

    Pourtant, le sokya (également orthographié « sokuya ») perdure en partie grâce à un petit livre bleu : une traduction du Nouveau Testament. À l'origine de ce projet, il y a Philip Saunders, un missionnaire écossais arrivé en pays sokya dans les années 1970. « Il a commencé à interroger les anciens : "Est-ce que vous avez l'assurance que, dans dix ans, cette langue va continuer à être parlée ?" », confie le pasteur Ambroise Kalou.

    Ce dernier a fait partie de la douzaine de traducteurs qui ont assisté Philip Saunders : « Il a proposé de traduire et d'écrire afin que la langue soit préservée sur un support écrit. Nous nous sommes alors dits que si le Nouveau Testament était traduit en sokya, nous serions vraiment heureux d'avoir, nous aussi, notre propre version. »

    Un travail de fourmi

    Trente années ont été nécessaires pour transcrire plus de 2 000 mots de l'oral à l'écrit, à l'aide d'un alphabet spécial. La langue s'est même enrichie, selon Didier Bita, l'un des traducteurs.

    Les habitants sokyas de Dédiafla espèrent que leur langue survivra, à l'image d'Angéline : « Si la Bible est en sokya, alors les gens peuvent parler sokya. Le sokya existe. »

    À écouter aussiCôte d'Ivoire: quelles solutions face au déclin de la maîtrise des langues locales?

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    3 分

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