À trois semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis, l'explosion du coût de la vie dans le pays risque d'affaiblir les candidatures républicaines. Selon de récents sondages d'AP-NORC Center for public affairs research, 65% de la population étatsunienne estiment que les politiques de Donald Trump sont directement responsables de cette situation. À New York, ville qui connaît déjà de grandes inégalités, la hausse des prix pèse lourd sur de nombreux ménages.
De notre correspondante à New York,
Dans l’un des grands parcs de Manhattan, des associations distribuent aujourd’hui des fruits et des légumes. Dans la file, des New-Yorkais de tous âges. « Tout est tellement plus cher aujourd’hui, je n’ai pas les moyens, c’est beaucoup trop ! Dieu merci, je n’ai pas besoin de grand-chose, sinon je mourrais de faim ! », confie Margaret, 70 ans.
« Je suis allée au supermarché et la petite barquette de tomates cerises était à 8 dollars. Je n’avais jamais vu des prix aussi chers de ma vie. J’ai eu un moment de choc en me disant : “Mon Dieu, si je devais acheter cette barquette pour nourrir ma famille, ce serait impossible.” », témoigne Nina, 34 ans.
Ici, comme partout ailleurs aux États-Unis, le coût de la vie ne cesse de flamber depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, que ce soit à cause des droits de douane imposés par le président, de la guerre contre l’Iran ou encore des coupes budgétaires visant les programmes d’aide.
Selon Guillermo Di Caterina, de l’Armée du Salut, cette situation affecte particulièrement les communautés les plus fragiles. « Il y a l’inflation, les loyers ici sont très élevés, il y a l’insécurité alimentaire, liste-t-il. On a de plus en plus de gens qui nous demandent de l’aide parce qu’ils ont de plus en plus de mal avec les fins de mois. » Selon de récentes études, les ménages new-yorkais ont vu leurs dépenses annuelles augmenter en moyenne de 2 000 dollars sous Donald Trump.
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Avantage pour l'aile gauche du Parti démocrate ? Adiel travaille dans la finance et dit bien gagner sa vie, ce qui ne l’empêche pas de devoir faire attention. « Je sens la pression financière. Je suis obligé d’être raisonnable : je mange moins dehors et je privilégie les dépenses importantes plutôt que les loisirs et les petits plaisirs », admet-il.
Dans cette ville qui vote traditionnellement démocrate, cette situation va sans aucun doute peser lors des élections de mi-mandat. « Je vais faire très attention et bien vérifier parmi les candidats démocrates qui a choisi de ne pas aider les Américains, qui, par exemple, a soutenu la suppression des programmes d’aide, Medicare, etc., poursuit Adiel. Je ne voterai pas pour eux. Il faut être vigilant, même si on vote démocrate. »
« Je pense que cette situation fait du mal à Trump, à ses partisans. Et le pays va probablement pencher un peu plus à gauche », analyse un autre habitant de la ville. À New York, l’aile gauche du parti démocrate est donnée, pour le moment, largement vainqueur.
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