エピソード

  • Suède: les gangs recrutent de plus en plus les jeunes filles
    2026/06/08

    La Suède est confrontée à une hausse inquiétante de l’implication de jeunes filles dans la criminalité organisée et les violences de gangs. Selon le Conseil suédois de prévention du crime, elles sont utilisées de manière stratégique car elles attirent moins l’attention des autorités. Ces jeunes, parfois des enfants de moins de 12 ans, deviennent de véritables actrices du crime organisé, endossent des rôles de plus en plus importants, mais dans ces milieux violents, elles sont bien plus vulnérables que les garçons.

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  • Belgique: «Métisses–Cinq femmes contre un crime d'État», un succès judiciaire face à l'horreur coloniale
    2026/06/07

    Sorti le 20 mai en Belgique, le documentaire Métisses – Cinq femmes contre un crime d'État relate le combat judiciaire de cinq femmes métisses contre l'État belge. Nées dans les années 1940 ou 1950 sous administration coloniale dans ce qu'on appelait alors le Congo belge, leur père était Blanc, leur mère était Noire et, pour cette raison, on les a enlevées à leur mère.

    De notre correspondant à Bruxelles,

    Alors qu'elles avaient entre 2 et 5 ans, les autorités coloniales ont placé ces cinq petites filles dans des institutions religieuses, comme des milliers d'enfants métis. En 2024, elles ont gagné leur procès en appel contre l'État belge. C'est ce procès que le film suit, tout en racontant l'enfance et les traumatismes de ces cinq femmes engagées dans le combat d'une vie.

    Un reportage à retrouver en version longue dans Accents d'Europe.

    À écouter dans La marche du mondeLes mères dépossédées de leurs enfants métis dans le Congo colonial

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  • Syrie: à Alep, la lente reconstruction de la vieille ville pour faire revivre ses souks
    2026/06/06

    La capitale économique de la Syrie a été durement frappée par la guerre qui a vu s’opposer les forces rebelles au régime de Bachar el-Assad et son allié russe entre 2012 et 2016. Les intenses bombardements des forces loyalistes et le séisme de 2023 ont lourdement endommagé la vieille ville. Classés au patrimoine mondial de l’Unesco, 60 % des souks sont aujourd’hui très endommagés ou détruits. Aujourd’hui, les habitants tentent de reconstruire leur ville meurtrie et les commerçants reviennent progressivement.

    De notre envoyée spéciale avec Dana Alboz, de retour d’Alep,

    Les souks pluricentenaires d’Alep, carrefour des « routes de la soie », reprennent vie timidement. « Historiquement, chaque souk était dédié à un métier spécifique : le souk du cuivre, celui des parfumeurs, etc. », explique Nour Habak, le directeur de la citadelle, qui nous fait visiter ces 14 km de ruelles labyrinthiques.

    Les souks recèlent de nombreux trésors cachés. Dans la cour de la mosquée Halawiye, qui attend d’être restaurée, se cache derrière un mur de béton un joyau du XIIᵉ siècle. Nour Habak nous le montre sur son téléphone : c'est l’un des plus beaux mihrabs du monde arabo-islamique. « Ce mihrab a été protégé au début de la révolution grâce à un double mur de blocs de béton, au cas où le bâtiment serait touché par des obus. Comme on peut le voir, on distingue les traces des éclats. J’ai des sentiments partagés, confie-t-il, je suis soulagé que ce mihrab soit en sécurité même si je suis triste de ne pas le voir. »

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    Reconstruire selon la tradition alépine

    Mais ce mihrab est une exception. 60 % des souks ont été endommagés ou détruits d’après l’ONU. Les destructions subies sont vertigineuses, nul ne sait combien de temps prendra la reconstruction. « Toute cette partie était à terre, le toit et les boutiques, montre Ghaith Makansi, l'architecte qui dirige la restauration du souk depuis 2018. C’est un musée à ciel ouvert. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. À la fin, les propriétaires du marché pourront retourner dans leurs boutiques. » Un chantier qui doit être mené dans le respect de la tradition alépine. « Mon père m’a appris mon métier, on transmet ce savoir-faire d’une génération à l’autre », indique Sameer Saeed, tailleur de pierre.

    Quelques ruelles ont déjà été rénovées, mais les propriétaires de commerces comme Mahmoud Soubhi, vendeur de keffieh, attendent leur tour avec impatience. « Si cette artère rouvre, c’est comme si le sang recommençait à circuler dans le marché et les gens reviendront. Car beaucoup de clients viennent, voient les destructions, puis ne continuent plus leur chemin vers le bas, souligne le vendeur. Toute ma vie, je suis resté dans cette boutique, je ne l’ai jamais quittée. Tout meurt, mais le souk revivra grâce à la population. Grâce aux gens qui y vivent. »

    Reconstruire Alep et plus largement la Syrie est un chantier immense qui, d’après la Banque mondiale, coûtera plus de 200 milliards d’euros.

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  • Au Vietnam, la progression rapide de l'obésité inquiète les autorités
    2026/06/05

    Au Vietnam, une nouvelle réalité inquiète les autorités publiques. Réputée pour son alimentation saine et équilibrée, la gastronomie vietnamienne fait désormais face à de nouvelles habitudes. Aujourd’hui, environ 20 % de la population est en situation de surpoids ou d’obésité. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le pays connaît l’une des progressions les plus rapides d’Asie du Sud-Est.

    De notre correspondant à Hanoï,

    Sur les trottoirs de la capitale, ces jeunes dégustent des cafés au lait concentré, à la crème salée ou au jaune d’œuf. Une seule boisson peut contenir l’équivalent de la dose journalière de sucre recommandée par l’OMS. Dans ce café branché d’Hanoï, une jeune vendeuse explique la préparation de ses boissons. « La quantité de sucre varie, il y a environ entre 35 et 50 g de sirop, ce qui correspond à environ 20 à 30 g de sucre raffiné pour une portion de boisson de 350 à 500 ml. Les jeunes Vietnamiens aujourd’hui aiment manger sucré, oui, confirme-t-elle. Ils aiment la restauration rapide et boire des boissons qui contiennent beaucoup de sucre. »

    McDonald's, KFC ou Lotteria : depuis les années 1990 et l’ouverture économique du pays sur le monde, les chaînes de fast-food n’ont cessé de se développer, modifiant progressivement les habitudes de consommation. À Hanoï, dans certains quartiers, jusqu’à 40 % des jeunes seraient en situation de surpoids ou d’obésité. Les villes sont les plus exposées à cette hausse, explique Alice Nguyên, diététicienne. « Il y a beaucoup de nouvelles tendances alimentaires qui arrivent. Par exemple, les boissons et la nourriture, il y a beaucoup de publicités autour de ces produits, souligne-t-elle. La plupart des gens ne sont pas vraiment conscients de comment un apport excessif en calories peut avoir un impact sur le taux d’obésité. »

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    Les jeunes en première ligne

    Selon elle, les jeunes sont en première ligne face au phénomène. Le gouvernement a récemment annoncé la mise en place de mesures dans les écoles, avec un meilleur encadrement des repas et des actions de sensibilisation auprès des élèves. « Je pense que la génération plus âgée au Vietnam est celle qui consomme le plus de nourriture “réelle”, des aliments non transformés, plutôt que les jeunes », poursuit la diététicienne.

    Chaque jour, Hoa prépare des petits plats à base de tofu, de sauce de poisson ou encore de légumes frais du marché. Les mains sur la cuisinière, cette soixantenaire remue dans une poêle des champignons et du bœuf, en expliquant ses recettes favorites. « C’est les crevettes sautées avec du porc, sans utiliser beaucoup d’huile, et les plats sont très légers, tout en étant nutritifs, souligne-t-elle. Par exemple, le tofu frit avec des oignons, ou encore du poulet bouilli, dont le bouillon peut être utilisé pour cuisiner la courge. »

    Pour encourager la consommation de produits plus sains, les autorités vietnamiennes multiplient les mesures. Depuis 2026, l’étiquetage nutritionnel plus détaillé est devenu obligatoire sur les produits alimentaires. Le pays doit progressivement faire entrer en vigueur une taxe sur les boissons sucrées.

    À écouter dans Le goût du mondeLe secret des Vietnamiennes

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  • La Suède externalise ses prisonniers en Estonie
    2026/06/05

    En Estonie, les députés vont voter pour entériner le transfert de prisonniers suédois vers des prisons estoniennes qui sont vides. Les premiers prisonniers sont attendus pour le mois d’août. Ils seront 600 en tout. C’est le nombre de places libres dans la prison de Tartu. Ce serait une première en Estonie, qui avait déjà évoqué le transfert de prisonniers britanniques sans que le projet n’aboutisse. Notre correspondante dans la région, Marielle Vitureau, a pu se rendre dans la prison de Tartu, dans le sud du pays, là où leur accueil se prépare.

    De notre envoyée spéciale à Tartu,

    Dans la zone commerciale de Tartu, les cubes de béton gris font plus penser à une usine qu’à une prison. C’est là que les détenus suédois viendront purger leurs peines, à quelques mètres de magasins d’outillage. À l’intérieur, toute une aile leur sera réservée. « On va repeindre le couloir avec une couleur plus relaxante, le violet n’est pas la meilleure. Il y a deux places par cellule. Les Suédois auront la télévision. La surface est d’environ 10 mètres carrés et il y a des sanitaires », détaille Merle Ulst, la toute nouvelle directrice, qui fait la visite.

    L’idée de louer les prisons estoniennes à un autre État est née du constat qu'elles étaient vides. Moins de 1 500 personnes sont incarcérées en Estonie. Il y a 25 ans, elles étaient 5 000. Une baisse considérable liée à l’introduction de peines alternatives, comme le bracelet électronique. Le député Madis Timson, à la tête de la commission Justice au Parlement, trouve que la location est une bonne idée : « Nous avons trois prisons modernes en Estonie. Ce serait logique d’en fermer une car nous n’avons pas assez de prisonniers. Garder un bâtiment vide coûte aussi de l’argent. Si nous louons le bâtiment, nous pouvons créer 250 emplois. »

    La Suède versera 30 millions d’euros par an à l’Estonie, plus 8 500 euros chaque mois pour chaque prisonnier. La question n’est pas trop débattue dans l’espace public, mais ce transfert inédit suscite tout de même des interrogations, rappelle Anna Markina, professeur de droit criminel : « Dans la population, l’inquiétude la plus grande est que des criminels venant de l’étranger arrivent dans notre société. Comme criminologue, je me demande comment la socialisation de ces prisonniers venant de Suède va se faire. »

    Le député Madis Timpson se veut rassurant : « L’Estonie ne recevra pas de mineurs, de personnes âgées, de femmes, de chefs d’organisations criminelles, de terroristes et d’extrémistes. » Les détenus viendront de toutes les régions de Suède. Ils seront surveillés par des Estoniens qui parleront anglais avec eux. Ils auront certains avantages par rapport aux prisonniers estoniens.

    « J’espère qu’ils ne seront pas totalement contre l'idée de venir, car sinon, cela va causer des problèmes. Nos collègues suédois nous ont dit qu’ils auront la possibilité de se servir d’ordinateurs portables, c'est mieux qu’en Suède », explique Merle Ulst, la directrice. Le Parlement suédois a déjà ratifié l’accord. Les Estoniens le feront dans quelques jours. Il sera en vigueur pendant cinq ans, avec la possibilité de prolonger.

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  • Dans le village palestinien d'Umm al-Khair, les colons israéliens bloquent le chemin de l'école
    2026/06/04

    L'expansion des colonies israéliennes est presque quotidienne dans les territoires palestiniens. Dans le village d'Umm al-Khair, près d'Hébron, des colons se sont installés illégalement et ils bloquent le chemin de l'école pour une trentaine d'enfants du village.

    De notre envoyée spéciale de retour d'Umm al-Khair,

    Dans l’école de Zoukor al-Sarraya, quatre élèves ne viennent plus en classe depuis plusieurs semaines, explique le directeur Amjad al-Jundi. « Ils ont cessé de venir, car ils avaient peur pour leur vie. Le chemin de l’école est devenu dangereux avec les colons, dénonce-t-il, ils veulent éviter tout conflit avec eux… »

    Ce chemin, c’est celui qui mène du village palestinien d’Umm al-Khair jusqu’à l’école. Mi-avril, il a été coupé par des colons israéliens qui ont installé des barbelés. Le directeur fait un dessin pour expliquer la situation. « Voyez, là, il y a des caravanes sur le côté de la route. Elles coupent le petit chemin ici qui permettait aux élèves de prendre un raccourci pour se rendre à l'école, montre-t-il. Les élèves doivent désormais emprunter la route, plus longue et plus dangereuse car elle passe devant les caravanes des colons. »

    Lorsque le passage a été bloqué, Fahad, 17 ans, était là. « Les colons nous ont attaqués sur la route, ils se sont regroupés contre nous en nous menaçant avec des armes et en jetant sur nous des grenades assourdissantes et du gaz lacrymogène, témoigne-t-il. Ça peut te tuer. »

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    « Ils étaient effrayés, horrifiés, terrifiés »

    Aujourd’hui, les villageois palestiniens s’organisent. Tareq, professeur d’anglais, est très investi pour ses élèves. « Je suis un peu de la famille, je suis enseignant et depuis les attaques des colons qui ont bloqué la route, je suis devenu chauffeur aussi, souligne le professeur. J’emmène les élèves le matin à l’école en allant travailler. »

    L'enseignant assure les trajets pour éviter que les enfants soient confrontés à la violence. « Ils ont eu peur et certains d'entre eux restent sous le choc aujourd’hui encore, poursuit-il. Ils étaient effrayés, horrifiés, terrifiés, dirais-je, parce que c'est la première fois que cela leur arrive, surtout sur le chemin de l'école. »

    Pendant l’entretien, Tareq jette des regards inquiets vers une barrière en métal jaune qui sépare le village de la colonie israélienne de Carmel, illégale au regard du droit international, qui se trouve à 50 mètres de l’autre côté de la rue. « Le colon qui est derrière la barrière, dans le Land Cruiser, c'est un colon violent qui a attaqué le village à plusieurs reprises, pointe-t-il. Pendant que nous parlons, il y a un véhicule de la police des frontières. Est-ce qu’on peut attendre de voir ce qui va se passer avec eux ? Je n'ai pas peur. Je suis inquiet. Les choses peuvent changer rapidement ici. Et vous voyez, il y a la police des frontières, il y a un colon très violent, un avant-poste avec les caravanes… On ne peut pas vraiment prédire ce qui va se passer. »

    Pas d’incident finalement mais une atmosphère très lourde. 17 nouvelles familles de colons israéliens viennent de s'installer dans le secteur, dans des caravanes. Une femme nous demande de quitter les lieux, c’est une propriété privée, dit-elle, et je vais appeler la police…

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  • «Avec la Russie, c'est toujours compliqué»: l'agriculture arménienne prise entre l'UE et l'Union eurasiatique
    2026/06/03

    À quelques jours des législatives du 7 juin en Arménie, la Russie accentue ses pressions politiques et menace Erevan en termes à peine voilés. En accueillant récemment deux sommets européens, l'Arménie a exprimé sa volonté de se rapprocher de l'Union européenne. Mais le président russe, Vladimir Poutine, somme le pays de choisir entre Bruxelles et l'Union économique eurasiatique. Moscou utilise le levier économique en multipliant les restrictions d'importations arméniennes, notamment agricoles. Or, les producteurs arméniens restent très dépendants du marché russe, et la diversification est difficile. Le reportage de Marie Penin à Erevan.

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  • Au Liban, «on vend plus d'antidépresseurs que de paracétamol»
    2026/06/02

    Au Liban, face à toutes les urgences de la guerre, la santé mentale passe souvent au second plan. Pourtant, les conséquences du conflit sont insidieuses sur la société. Au quotidien, comment tenir face au déplacement forcé qui dure depuis trois mois pour un quart de la population ? Face au stress des bombardements ? Au deuil ? Le tout, alors que la crise économique qui s’est installée depuis plus de sept ans a durablement appauvri la population. En 2025, le Liban était l'un des pays les plus malheureux du monde, classé 145 sur 147 dans le rapport World Happiness.

    Reportage de notre correspondante à Beyrouth, Sophie Guignon

    Nous sommes dans le quartier de Hamra, à Beyrouth, au Liban. Dans de nombreux immeubles désaffectés, on peut apercevoir des déplacés qui n'ont pas trouvé de meilleurs refuges. À quelques pas, dans sa pharmacie, le docteur Omar Richany confie : « Tu veux que je te dise franchement : on vend beaucoup de pilules contre l'anxiété et la dépression. On vend plus de médicaments contre la dépression que de paracétamol contre les maux de tête. »

    Un mal-être général causé par l'accumulation de crises que traverse le Liban, selon le pharmacien : « La situation dans laquelle on vit est très mauvaise. Les banques ont volé l'argent des gens. À cause des guerres, personne n'a de travail, tout est très angoissant. C'est ça qui pèse sur les gens. Heureusement que les médicaments existent pour que l'on puisse dormir, pour qu'on puisse se détendre un peu. Sans cela, ce serait encore plus dur. »

    « Les déplacements forcés ont un impact très douloureux sur les individus »

    Comme dans cette pharmacie, à l'échelle du pays, les ventes d'antidépresseurs augmentent de manière vertigineuse. Dans les locaux de l'ONG Embrace, on reçoit des appels de tout le Liban. Au bout du fil, plus de 120 bénévoles formés à la prévention des suicides. Mira Dali Balta, psychologue chargée du 1564, la ligne d'écoute gratuite nationale fondée par l'ONG Embrace en 2017, explique :

    « Les gens ont perdu beaucoup de biens matériels, mais aussi symboliques. Avec les déplacements d'un endroit à un autre, ils ont dû abandonner beaucoup d'objets et de souvenirs attachés à leur foyer. Alors qu'ils croyaient leur lieu de refuge en sécurité, il s'avère que ces lieux sont ciblés à leur tour. Toutes ces pressions liées au déplacement forcé ont un impact très douloureux sur les individus qui se sentent impuissants. »

    L'ONG reçoit plus de 60 appels par jour, principalement de jeunes entre 18 et 34 ans inquiets pour l'avenir. Agatha Abboud est responsable de la ligne d'urgence : « Nous avons du mal à répondre au grand nombre d'appels. Tout le monde vit dans une forme d'anxiété, d'incertitude quant à l'avenir, d'un manque d'espoir. On ne sait pas quand ça va s'améliorer. »

    Y aura-t-il une lumière au bout de ce tunnel de crise ? Le moral des Libanais en dépend.

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