« Le plus exotique des peintres exotiques » : c’est ainsi qu’Apollinaire décrivait Henri Rousseau. Pourtant, de sa Mayenne natale à Paris où il meurt en 1910, le peintre n’a jamais quitté la France. Ses jungles luxuriantes, devenues emblématiques, sont nées de livres et des allées du Jardin des Plantes. Longtemps réduit à l’image du « Douanier Rousseau », un surnom popularisé par Alfred Jarry, son œuvre fait aujourd’hui l’objet d’une relecture.
Avec l’exposition d'Henri Rousseau, « L’ambition de la peinture », le musée de l’Orangerie propose de dépasser le cliché du peintre naïf pour redécouvrir un artiste singulier, au succès tardif en France mais précoce aux États-Unis. Une exposition conçue en partenariat avec la Fondation Barnes de Philadelphie, et qui éclaire d’un jour nouveau, l’ambition et la modernité de Rousseau.
Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine au musée de l’Orangerie et co-commissaire de l’exposition et Nancy Ireson, commissaire associée et conservatrice consultante à la fondation Barnes étaient les invitées de Nathalie Amar sur RFI.
« Henri Rousseau. L’ambition de la peinture », une exposition présentée à Paris, au musée de l’Orangerie, du 25 mars au 20 juillet 2026.
► Chronique : Le hit de la semaine
Kayz Loum de la programmation musicale de RFI, nous présente son coup de cœur du moment de la playlist RFI : « One Track Mind » de la chanteuse franco-haïtienne, Naïka.
Devenu viral sur les réseaux et déjà fort de millions d’écoutes, Naïka s’impose comme l’une des voix les plus singulières de la scène pop actuelle. Entre rythmes caribéens, influences multiples et message d’affirmation de soi, cette artiste aux racines plurielles transforme la musique en espace d’expression et de résilience. Porté par son premier album Eclesia, son univers à la croisée des cultures, séduit un public toujours plus large et confirme l’émergence d’une artiste à l’envergure mondiale.
► Reportage :
Flore Caron a rencontré Esmatullah Alizadah, chanteur afghan exilé en France, en pleine répétition au Théâtre Molière à Sète. Issu de la minorité hazara, il a fui son pays après le retour des Talibans, un régime qui interdit la musique et persécute les artistes. Avec Yaran, un projet musical qui mêle chants traditionnels afghans et influences européennes, il raconte l’exil, la mémoire et la reconstruction. Un travail sensible et collectif, entre héritage et création contemporaine.
► Playlist du jour
- Canopée - POLO ET PAN
- East St. Louis Toodle-Oo (Columbia session) - Duke Ellington.