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Afrique économie

Afrique économie

著者: RFI
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概要

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France Médias Monde
経済学
エピソード
  • Sénégal: l'Institut Pasteur de Dakar en pointe dans l'élaboration d'un vaccin contre la fièvre de Marburg
    2026/03/08
    Ebola a désormais son vaccin, mais pas encore la fièvre de Marburg. Cette fièvre hémorragique virale, de la même famille qu'Ebola, circule principalement en Afrique. Son taux de létalité peut atteindre 88%. Un vaccin est actuellement en développement. Basé sur le même principe que celui contre Ebola, il nécessiterait une seule dose. Au Sénégal, l'Institut Pasteur de Dakar travaille à la mise au point de ce candidat vaccin, dans le cadre d'un transfert de technologie avec un laboratoire américain. Un projet stratégique pour la souveraineté sanitaire du continent. Avec notre correspondante à Dakar, Dans les salles immaculées du centre de recherche vaccinale de l'Institut Pasteur de Dakar, au Sénégal, les chercheurs scrutent de nouvelles cultures cellulaires. Le virus de Marburg pourrait bientôt être combattu par un vaccin finalisé sur le continent africain. Les premiers travaux ont débuté dans un laboratoire public américain, le Public Health Vaccines, avant un transfert de compétences vers Dakar. À la tête du centre de recherche vaccinale, il y a le docteur Marie-Angélique Sène : « On nous envoie un procédé au niveau labo à petite échelle et nos équipes font en sorte de le développer à l'échelle industrielle. On a déjà franchi la plupart des étapes plus compliquées et on s'apprête à relancer les runs de bioréacteurs pour boucler ce développement de processus-là et entamer la préparation des phases 1 d'essais cliniques. » À ce stade, il s'agit encore d'un candidat vaccin. Le transfert officiel de technologie est intervenu en décembre 2025, même si la collaboration entre les deux équipes avait commencé bien plus tôt. « On n'a pas eu de chercheurs qui ont été envoyés là-bas. Ils nous ont envoyé tous les protocoles, les processus. On travaille ensemble, on leur partage les éléments qu'on a développés, on valide ensemble », explique le docteur. À lire aussiVirus de Marburg: ce qu'il faut savoir de cet agent pathogène cousin d'Ebola « Nous ne pouvons pas attendre que les outils soient développés par des laboratoires européens » C'est la première collaboration de ce type pour un vaccin viral à l'Institut Pasteur de Dakar. Mais l'établissement bénéficie d'une expertise reconnue. Il est notamment producteur du vaccin contre la rougeole, contre la rubéole, et il est aussi un centre collaborateur de l'OMS. « L'idée, avec cette plateforme-là, c'est vraiment de pouvoir utiliser une même méthode pour produire les vaccins, et en un temps vraiment court. Ça nous permet, une fois qu'on a maîtrisé cette plateforme-là, de pouvoir switcher avec n'importe quel vaccin d'intérêt du moment », détaille Ndeye Marie Mba, responsable de la plateforme vaccinale basée sur les cellules. À lire aussiTanzanie: l'OMS annonce qu'une épidémie du virus de Marburg a tué huit personnes La fièvre de Marburg concerne aujourd'hui une vingtaine de pays africains, notamment l'Éthiopie, la Tanzanie et la Guinée équatoriale. D'où l'importance de développer des solutions locales, comme le souligne l'administrateur général de l'Institut Pasteur de Dakar, le docteur Ibrahima Fall : « Nous ne pouvons pas attendre que des maladies comme ça soient diagnostiquées par des laboratoires européens, ou que les outils soient développés par des laboratoires européens. Produire localement, c'est important en termes de souveraineté sanitaire. Nous l'avons vu durant la pandémie, quand tout le système d'approvisionnement au niveau mondial était complètement à l'arrêt. En l'absence de production locale, il était difficile d'avoir accès à des vaccins. » À terme, le vaccin serait produit au vaccinopôle de Diamniadio, en banlieue de Dakar. L'Institut Pasteur de Dakar promet un coût abordable. À lire aussiEn Guinée équatoriale, de premiers cas mortels de fièvre hémorragique de Marburg
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  • Pourquoi la Formule 1 est-elle absente du continent africain depuis 33 ans?
    2026/03/05
    Les pilotes les plus rapides du monde reviennent ce week-end, avec la reprise de la Formule 1 et le Grand Prix d'Australie ce dimanche 8 mars. Pour la 33ᵉ saison consécutive, les monoplaces de la catégorie reine du sport automobile ne rouleront pas sur le continent africain. Une absence qui s'explique par de nombreux facteurs. 14 mars 1993, sur le circuit de Kyalami, en banlieue de Johannesburg : le Français Alain Prost, au volant de sa Williams, devance le Brésilien Ayrton Senna et s’impose au terme des 72 tours du Grand Prix d’Afrique du Sud. Depuis cette date, la Formule 1 ne s’est plus jamais rendue en Afrique, au grand dam de certains pilotes, à commencer par Lewis Hamilton. Ces dernières années, le septuple champion du monde n’a pas caché son envie d'aller en Afrique, multipliant les prises de parole et pressant même les organes de la Formule 1 d’accélérer les discussions. Ce jeudi 5 mars, il s’est à nouveau exprimé, assurant « ne pas vouloir quitter le sport sans avoir eu un Grand Prix » africain. Dans le paddock, ces dernières années, des rumeurs ont d’ailleurs entrouvert la possibilité d’un retour. Plusieurs projets en Afrique du Sud, au Rwanda ou au Maroc Il y a d’abord eu le candidat naturel : l’Afrique du Sud et son circuit de Kyamali. « Ils parlent d’un retour de la F1 depuis 2017 », glisse Gaël Angleviel, journaliste spécialisé en sports mécaniques. « Le circuit n’est pas du tout à l’abandon, il accueille d’ailleurs d’autres compétitions. Warren Scheckter, le neveu du champion du monde sud-africain Jody Scheckter, s’était d’ailleurs positionné pour essayer de faire revenir la F1 à Kyalami. » Après 6 ans de négociations, en 2023, le projet est tombé à l’eau. « Le promoteur a été un petit peu trop gourmand aux yeux de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) », raconte Gaël Angleviel. Fin 2024, le Rwanda avait lui aussi des velléités d’accueillir la Formule 1. Son président Paul Kagame a même officiellement déposé la candidature de son pays, lorsqu’il a reçu le gala de la FIA et sa traditionnelle remise de prix. « Mais on en est vraiment au stade du balbutiement », explique Gaël Angleviel. « Les autorités ont défini l’emplacement, qui devrait être proche du futur aéroport de Bugesera. Mais on attend encore un promoteur et un projet financier solides. » Autre rumeur, celle d’un Grand Prix du Maroc. Le Royaume a déjà accueilli une épreuve du championnat, à Casablanca, en 1958. Cette fois, c’est à Tanger qu’un projet se dessine, porté par le Français Éric Boullier, un temps à la tête de l’écurie Lotus. Mais, là encore, aucune négociation concrète n’a été entamée. À lire aussiLe Rwanda se porte officiellement candidat à l'organisation d'un Grand Prix de Formule 1 sur son sol « Jusqu’à 700 millions de dollars hors circuit. » Si les projets mettent autant de temps à se développer, c’est que les discussions avec la FIA sont très longues. « Il faut d’abord qu’un promoteur privé acquière un terrain », explique Marc Limacher, spécialiste de l’économie de la Formule 1 et auteur chaque année du Business Book GP. « Ensuite, ce promoteur entame des discussions avec les détenteurs de la F1, le groupe Liberty Media, et dépose un dossier, en mettant sur la table un dépôt qui tourne autour des 5 millions de dollars. » Vient ensuite la deuxième phase, celle des travaux, puisque pour accueillir les monoplaces les plus rapides du monde, un circuit doit être homologué « grade 1 » et répondre à des normes de sécurité très strictes. C’est seulement une fois cette homologation acquise que les négociations formelles peuvent débuter entre Liberty Media, la FIA et le promoteur du circuit. « Ça coûte extrêmement cher d’organiser tous les ans un Grand Prix de Formule 1 », explique Marc Limacher. « Ce sont des contrats entre 5 et 7 ans qui peuvent monter jusqu’à 700 millions de dollars hors circuit. » Lors des négociations, de nombreux paramètres entrent en compte : infrastructures, accessibilité, retombées économiques... Ainsi, les instances dirigeantes demandent une garantie de l’État systématique. « Tous les circuits du calendrier ont actuellement une garantie étatique en cas de défaillance », souligne Marc Limacher. L’absence de cette garantie explique, en partie, que la Formule 1 ne se rende pas en Afrique. Mais c’est loin d’être le seul facteur. Il y a aussi la concurrence internationale féroce, avec « énormément de pays qui veulent accueillir la F1 », estime Gaël Angleviel. « Or le calendrier est déjà très chargé, avec déjà 24 dates à l’année. Et si on commence à empiler les courses tous les week-ends, on risque de lasser le public. » Les pays du Golfe et les États-Unis sont très ...
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  • RDC: Kamoa-Kakula, la plus grande fonderie de cuivre d'Afrique sur les rails
    2026/03/05
    La première cargaison d’anodes de cuivre de RDC a été expédiée par le corridor de Lobito. Ces anodes viennent de la plus grande fonderie de cuivre d’Afrique, Kamao-Kakula, qui a démarré sa production fin décembre 2026. Elle est sortie de terre grâce à un investissement d’1,3 milliard de dollars. Avec une capacité de production de 500 000 tonnes d’anodes de cuivre par an et l’embauche de presque 1 000 employés, l’entreprise Kamoa Copper a développé un complexe majeur pour la région de Kolwezi. « Les coûts logistiques sont une partie très importante des coûts opérationnels du projet Kamoa-Kakula », explique Olivier Binyingo, le président du Conseil d’administration de la joint-venture Kamoa Copper S.A. C’est un premier argument qui a motivé la construction de cette fonderie d’ampleur. « En passant du concentré aux anodes, on divise plus ou moins les volumes par deux et donc les coûts en logistique sont également divisés par deux. Deuxièmement, il y a des aspects plus environnementaux. C'est une fonderie avec une technologie de pointe qui fait que les émissions de gaz à effet de serre sont très limitées. Mais en plus de cela, vu que les volumes à exporter sont nettement réduits, le transport par camion est également réduit », détaille le dirigeant. Il souligne également un troisième élément : l’alignement de la construction de la fonderie avec « la politique du gouvernement de la République démocratique du Congo, qui souhaite qu'il y ait plus de valeur ajoutée qui soit créée sur le territoire ». À lire aussiRDC: l’entreprise publique Gécamines va commercialiser une partie du cuivre extrait dans le sud du pays Un projet minier intégrateur Un projet majeur de transformation mené à son terme, grâce à des investissements importants de l’entreprise elle-même, notamment dans le secteur énergétique en coopération avec la société nationale d’électricité, la SNEL. « Nous avons été proactifs. Notre contrat de financement est à hauteur de 450 millions de dollars […], il a permis dans un premier temps de réhabiliter une première centrale hydroélectrique qui s'appelle Mwadingusha. Nous avons finalisé la mise en service de la turbine 5 de la centrale hydroélectrique Inga II. C'est cela qui a permis la mise en service de la fonderie et d’injecter davantage d'électricité sur le réseau national », explique Olivier Binyingo. Un projet salué même par des voix critiques telles que celle de Jean-Pierre Okenda, expert en Gouvernance des Ressources Naturelles. « Pour moi, c'est positif », confirme le directeur de Sentinelle des Ressources Naturelles. Un sujet d'attention pour la société civile demeure néanmoins : la bonne intégration des communautés locales dans le développement de cette industrie. « Il faut qu'on ait aussi une possibilité de trouver des quotas pour les communautés. Il ne faut pas que les mines soient éclairées et que les communautés environnantes soient dans le noir, même si on sait qu'il y a des paiements qui sont faits au niveau local pour aider à développer les communautés », ajoute Jean-Pierre Okenda, prenant l’exemple de Busanga où les riverains sont restés sans courant. Autre aspect de poids pour Kamoa-Kakula : l’exportation d’une part de la production d’anodes de cuivre par le rail, via le corridor de Lobito. Ce dernier est au cœur d’enjeux d’investissements des grandes puissances mondiales pour la sécurisation de leurs approvisionnements. À lire aussiRDC: Kamoa-Kakula, la plus grande fonderie d’Afrique, «est une opportunité et une responsabilité»
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