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Afrique économie

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経済学
エピソード
  • En Afrique du sud, un syndicat de travailleurs voit le jour pour défendre les personnels de maison
    2026/01/05

    En Afrique du Sud, les personnels de maison – femmes de ménage, nounous, jardiniers, etc. – dont le nombre est évalué à un peu moins d'un million de personnes à travers le pays ont enfin un syndicat reconnu par l'État. L'organisation syndicale Sadsawu qui œuvre depuis les années 2000 pour défendre les droits de ces travailleurs précaires et essentiels vient de recevoir le feu vert des autorités pour s'enregistrer au même titre que n'importe quelle autre centrale syndicale. Une évolution qui change beaucoup de choses pour ses membres...

    De notre correspondant à Johannesbourg,

    Il est un peu plus de 16 heures à Johannesburg, heure à laquelle les taxis se remplissent des personnels de maison qui rentrent chez eux. La plupart de ces travailleurs précaires sont des femmes de ménage ou des nounous, employées par des particuliers. « Je rentre tout juste de chez Martin. Demain je vais chez Cristina, et vendredi chez Samantha. C’est le seul moyen d’avoir un meilleur salaire, car nous avons besoin d'argent », détaille Maria Thupa sur le parking d’un restaurant. À 59 ans, celle-ci dirige la branche locale du syndicat South African Domestic Service and Allied Workers Union (Sadsawu) à Johannesburg. « Je dis souvent que la Sadsawu, c’est ma sécurité. Je sais qu’en cas de besoin, des gens sont prêts à se battre à mes côtés. Je sais aussi que personne ne peut me maltraiter sur mon lieu de travail car maintenant je connais mes droits », se réjouit-elle.

    Née dans les années 2000, cette organisation d'Afrique du Sud a remporté de larges victoires syndicales - un salaire minimum et une assurance chômage par exemple - mais attendait toujours cette reconnaissance officielle de l'État. C’est aujourd’hui chose faite, se réjouit Maria. « Maintenant, la porte s'ouvre pour nous. Vous savez, certains pensent que nous sommes des esclaves... Pardon de le dire, mais ce n'est pas le cas ! Nous réclamons plus d'argent. L’année prochaine, on fera donc de notre mieux pour mobiliser les gens, pour ouvrir des antennes partout dans le pays et nous faire connaître de tous. Cet enregistrement officiel, c’est donc un nouveau départ. Nous sommes désormais reconnus et personne ne peut nous arrêter », souligne la syndicaliste.

    Le Congrès des syndicats sud-africains, un soutien de poids

    Parmi les principales revendications de la Sadsawu figure une augmentation des salaires car pour l’instant, les travailleurs de maison gagnent environ 4 300 rands par mois - l'équivalent d'à peine plus de 200 euros. « En 2026, l’une de nos missions consistera à demander une révision des lois du travail et des travailleurs dans notre pays. Car nous avons découvert que ces lois ne sont pas bien adaptées à notre secteur », explique Gloria Kente, la secrétaire générale de la Sadsawu.

    En plus d’être officiellement reconnue, l'organisation est désormais affiliée au puissant Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu). « Si la Sadsawu veut faire grève, on la soutiendra. S’il faut aller devant un tribunal, on sera aussi là pour amplifier sa voix. Et en tant que Cosatu, nous avons aussi un siège autour de la table au moment des négociations entre syndicats, entreprises et gouvernement quand notre législation est élaborée », explique Zanele Sabela, la porte-parole du Cosatu. Reste que les employés de ce secteur d'activité comptent parmi les plus complexes à mobiliser, dans la mesure où chacun d'entre eux travaille seul, pour des particuliers. Un isolement qui peut freiner les actions collectives et syndicales. Pour l’instant, la Sadsawu ne compte que 3 500 membres.

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  • Cameroun: renationaliser la société de distribution d'électricité Eneo, un défi financier et social
    2026/01/04
    L'État camerounais vient de finaliser la renationalisation d'Eneo, sa principale société de distribution d'électricité. Engagé il y a trois ans, le rachat des parts du fonds d'investissement britannique Actis lui a coûté 78 milliards de francs CFA, soit l'équivalent de 119 millions d'euros. De notre correspondant à Yaoundé, Au Cameroun, le projet de renationalisation d'Eneo, le principal fournisseur d'électricité, est en cours de finalisation. Pour l'État camerounais, l'acquisition des parts jusque là détenues par le fonds d'investissement britannique Actis représente un coût de 78 milliards de francs CFA (l'équivalent de 119 millions d'euros). Mais ce rachat s'accompagne surtout de la reprise d'une dette colossale évaluée à près de 800 milliards de francs CFA (1,23 milliard d'euros). Malgré ce lourd passif, les autorités espèrent toutefois générer, dès la mi-2026, des revenus supplémentaires d'environ 50 milliards de francs CFA. Pour atteindre cet objectif, le pays investit massivement dans de nouvelles infrastructures alors que sur le terrain, les coupures de courant restent une réalité quotidienne pour de nombreux usagers. Des images devenues virales sur les réseaux sociaux illustrent ainsi ces tensions persistantes entre l'entreprise Eneo, qui affirme intensifier la lutte contre la fraude, et des clients excédés par la qualité du service, comme dans ce quartier du troisième arrondissement de Yaoundé. « Quand il n'y a pas d'électricité, tout tourne au ralenti, les vivres se gâtent et les enfants n'arrivent pas à étudier. C'est compliqué », témoigne ainsi l'un de ses habitants. « Quel est le prix du kilowattheure ? Il est difficile à comprendre. C'est nous, les consommateurs individuels, qui subissons tout. Est-ce que l'État paie ses factures ? », s’interroge un autre en colère. De fait, le paiement des factures des entreprises publiques figurait parmi les principaux points de discorde entre l'État et son ancien partenaire. « Sur les 800 milliards de dette d’Eneo, beaucoup viennent de factures impayées par les administrations publiques camerounaises, dont des ministères, décrypte ainsi Benjamin Ngongang, analyste financier. Quel bilan a-t-on fait avant de dire qu'il fallait renationaliser ? On ne peut pas simplement changer de stratégie du jour au lendemain et faire croire aux Camerounais que la nationalisation d'Eneo va tout changer ». « Je pense toutefois que le gouvernement a fait une bonne affaire, parce qu'il rachète une entreprise dont la valeur est inférieure à celle à laquelle les Britanniques l'avaient achetée, même si elle est beaucoup plus endettée », poursuit-il sur une note plus positive. « Il faut rétablir l'équilibre du secteur de l'électricité » En rachetant le capital d'Actis, le partenaire britannique d'Eneo qui gérait la commercialisation de l'électricité depuis plus d'une décennie au Cameroun, le gouvernement affiche sa volonté d'en reprendre le contrôle, de mieux rémunérer tous les acteurs de la chaîne et surtout de redresser les finances de la compagnie. « Il faut rétablir l'équilibre du secteur. Sa dette s'élève pratiquement aujourd'hui à 800 milliards de francs CFA. La dette bancaire, elle, a un poids suffisamment consistant. L'engagement ferme et fort du gouvernement est que chacun paie sa facture d'électricité. Même au niveau des entités publiques, au niveau du ministère des Finances, les dispositions sont en train d'être prises pour, le cas échéant, procéder aux retenues à la source », a déclaré Gaston Eloundou, le ministre des Mines, de l'Eau et de l'Énergie. Le gouvernement camerounais a consenti d'importants efforts financiers pour résorber le déficit énergétique du pays. La construction du barrage de Nachtigal, inauguré il y a 17 mois, a par exemple coûté près de 10 milliards de francs CFA par mois à l'État. Reste à savoir maintenant quand son impact sur la stabilité du réseau national va se concrétiser, les délestages étant toujours fréquents, pour l'instant, à travers tout le pays... À lire aussiCameroun: manifestations dans plusieurs quartiers de Buea en zone anglophone après des mois sans électricité
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  • La Côte d'Ivoire annonce des investissements dans le secteur agroalimentaire gabonais
    2026/01/01

    Le Gabon souhaite renforcer ses liens économiques avec la Côte d’Ivoire. Après les secteurs du transport aérien et du transport routier, les investisseurs ivoiriens entendent participer à l'objectif d'autosuffisance alimentaire du pays voulu par les autorités de Libreville.

    Avec notre correspondant à Libreville,

    C'est une véritable offensive économique que la Côte d'Ivoire lance au Gabon et le timing n'a pas été choisi au hasard, Libreville ayant annoncé récemment une réforme en profondeur de son agriculture pour limiter l'importation massive de produits alimentaires.

    La Côte d'Ivoire entend en effet exporter son modèle agricole au Gabon, à commencer par la production de semences. « Par exemple, la qualité des semences produites qui sont à haut rendement permet de réduire les surfaces cultivées pour assurer le gain des petits producteurs, des agro-industriels, etc. », explique le professeur Da Costa Kouassi, chercheur principal au Centre national de recherche agronomique de Côte d'Ivoire. Au Gabon, les investisseurs ivoiriens se positionnent notamment dans la production de denrées alimentaires. Solange Amichia, directrice générale du Centre de promotion des investissements en Côte d'Ivoire : « Nous sommes venus présenter les opportunités d'investissement sur plusieurs projets. Ce sont des projets de plantations et d'usines intégrées pour la production de manioc, d'ignames, de bananes plantain, d'aliments pour animaux, mais également de l'aquaculture. Ce sont des projets qu'on fait en Côte d'Ivoire et qu'on peut répliquer ici au Gabon ».

    L'agriculture n'est pas le seul secteur qui intéresse les Ivoiriens. Au terme du forum, Ghislain Mouandza Mboma, directeur général de l'Agence gabonaise de promotion des investissements, s'est dit satisfait des engagements économiques de la partie ivoirienne : « En intentions d'investissements, nous ne sommes pas loin d'une enveloppe de 200 milliards de francs CFA. Il s'agit des secteurs de la cimenterie, de la production de poulets de chair ou de la construction d'hôtels haut de gamme : on a des intentions claires là-dessus. Maintenant, nous allons continuer le dialogue pour réussir à concrétiser cela. »

    Le Gabon et la Côte d'Ivoire construisent le modèle parfait pour la souveraineté économique de l'Afrique, estime Henri Claude Oyima, ancien ministre gabonais de l'Économie et des Finances. « Le partenariat entre la Côte d'Ivoire et le Gabon est un exemple de ce que le continent peut accomplir lorsqu'il choisit l'ambition plutôt que l'attentisme, la coopération plutôt que la dépendance et la transformation plutôt que l'exportation brute de richesses agricoles et minières », commente-t-il. La Côte d'Ivoire ne découvre pas le marché gabonais. Ses entreprises sont présentes dans le secteur bancaire, le transport aérien et la construction des routes.

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