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Afrique économie

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著者: RFI
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概要

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France Médias Monde
経済学
エピソード
  • Face aux besoins énergétiques, l’Afrique du Sud souhaite développer sa filière nucléaire
    2026/03/03

    L’Afrique du Sud est le seul pays du continent à posséder une centrale nucléaire opérationnelle pour produire de l’électricité. C'est celle de Koeberg, près du Cap. Alors que d’autres nations africaines étudient des projets de développement du nucléaire, et que l’Égypte s’est même lancée dans un projet de construction d'une centrale nucléaire, le gouvernement de Pretoria envisage d’étendre sa production et de développer de nouvelles unités.

    De notre correspondante à Johannesburg,

    Selon son dernier plan énergétique national, l’Afrique du Sud voudrait produire 5 200 mégawatts supplémentaires grâce au nucléaire d’ici 2039, et même doubler cette capacité si des modèles viables sont trouvés. Un grand pas en avant par rapport aux 1 860 mégawatts générés actuellement par l’unique centrale de Koeberg.

    Pour Knox Msebenzi, du syndicat du nucléaire Niasa, c'est nécessaire afin d’offrir un socle stable au pays qui sort d’une longue crise énergétique. « Tout réseau a besoin d’une source d’énergie ajustable, c’est-à-dire une énergie dont on peut contrôler et adapter la production selon la demande. Le nucléaire permet ça, affirme-t-il. Et étant donné qu’environ 80 % de notre énergie dans le pays repose sur le charbon, et au vu des engagements pris par notre gouvernement en matière de réduction d’émissions carbone, cela fait sens de mettre hors service des centrales à charbon tout en développant une autre source d’énergie en continu. »

    Ainsi, le nucléaire représenterait toujours environ 5 % de la production d’électricité, car le gouvernement entend également développer les énergies renouvelables à beaucoup plus grande échelle. Cependant, s’engager dans la construction d’une nouvelle centrale n’est pas sans risque, notamment sur le plan financier, selon Hartmut Winkler, professeur de physique à l’université de Johannesburg. « On doit attendre longtemps avant la mise en service. Or, les technologies dans le secteur se sont énormément développées en l’espace de dix ans, analyse-t-il. Donc, on a tendance à éviter de prendre une voie dans laquelle on devra ensuite s’engager à rester pour les 50 prochaines années. »

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    Inquiétude de la société civile

    La société civile s’inquiète également des risques de corruption qui planent au-dessus de tout mégaprojet. Elle n’a pas oublié par ailleurs la débâcle du contrat aux coûts exorbitants passé en 2014 avec la Russie pour relancer le nucléaire, finalement annulé par la justice. Pour la militante Makoma Lekalakala, de l’organisation EarthLife Africa, ce n’est donc pas la voie à suivre : « Le nucléaire, c'est dangereux, c’est coûteux, et il y a la question des déchets. Le problème de leur stockage est d’ailleurs loin de concerner uniquement notre pays. »

    L’Afrique du Sud entend également relancer son programme de petits réacteurs modulaires, mais les développements commerciaux de cette technologie sont pour l’instant encore timides.

    À écouter dans Le débat du jourFaut-il miser sur le nucléaire ?

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  • À la frontière du Burkina, le ralentissement des échanges commerciaux pèse sur les commerçants ivoiriens
    2026/03/02

    Au Burkina, les importations et les exportations de produits céréaliers sont soumises à des autorisations spéciales, ce qui réduit fortement les échanges commerciaux avec les pays voisins. En Côte d'Ivoire ces derniers mois, producteurs et commerçants vivent difficilement le ralentissement de ces échanges commerciaux.

    Karim, la vingtaine, est agriculteur à Zoumananvogo, village proche de la frontière avec le Burkina. Cette année, ce jeune a produit trois tonnes de maïs. Problème : les prix ne sont pas intéressants. « Cette année, les prix sont trop bas. L’année dernière, un sac de maïs se vendait à 15 000 FCFA (environ 23 euros). Et cette année, c’est passé à 10 000 FCFA. Au final, le kilo de maïs revient quasiment à 100 FCFA. Ça m’a vraiment plombé. Avant la crise au Burkina, les échanges étaient faciles : les clients Burkinabè franchissaient la frontière, juste à côté, et je leur vendais mon maïs. Mais à cause de la crise sécuritaire, ils ne viennent plus. Je vends ma récolte à Ouangolodougou ».

    Ouangolodougou est un carrefour commercial au nord de la Côte d’Ivoire. C’est une ville tournée à la fois vers le Mali et le Burkina. Issa Coulibaly est commerçant. Une commande vient de tomber : des manœuvres transportent des sacs de céréales dans un camion.

    Ce commerçant se sent aussi pénalisé par la baisse des prix du maïs. « Quand le prix de ces produits vivriers, qu’ils (les producteurs, ndlr) doivent vendre, est bas, cela nous dérange. Car un prix aussi bas, tu sais que si tu l'achètes au paysan, il ne va pas s’en sortir demain. Ça ne va pas lui donner le courage de produire beaucoup, et nous, ça nous décourage. Donc le prix avec lequel tout le monde doit s’en sortir, c’est ce prix qu’on ne trouve pas ces derniers temps ».

    Des difficultés de trésorerie à l'origine du ralentissement

    Les commerçants affirment constater un ralentissement dans le commerce du maïs en direction du Burkina ces derniers mois. Un problème sans doute lié à des difficultés de trésorerie, estime Abdoulaye Ouattara, le vice-président des commerçants de Ouangolodougou. « Quand on commence les récoltes, les produits sont là, mais l’écoulement est difficile. Tant que les pays voisins ne viennent pas faire des achats dans la zone, c’est difficile d’avoir des prix abordables tels que les paysans souhaitent avoir. Ensuite, on a du mal à écouler (le maïs, ndlr) dans notre propre pays. Quand on fait partir quelques camions, on remarque que le marché est lent. Tout est à crédit. Cela fatigue beaucoup les commerçants ».

    Ce responsable évoque des difficultés similaires pour le commerce de mil et de sorgho. Producteurs et commerçants misent donc sur d’autres produits, comme l’anacarde, dont une partie des ventes est vouée à être transformée localement.

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  • RDC: comment l'EGC tente d'assainir l'exploitation artisanale du cobalt à Kolwezi
    2026/02/26

    Alors que les minerais critiques de la RDC sont l'objet de toutes les convoitises, l'Entreprise générale du Cobalt (EGC) renforce sa mission d'assainir la filière artisanale du minerai bleu. En novembre 2025, elle a exporté 1 000 tonnes de cobalt qualifié de « propre » provenant du secteur artisanal. De l'extraction à la commercialisation, l'entreprise applique un processus de traçabilité et de contrôle, mais se heurte à plusieurs défis.

    Avec notre envoyée spéciale à Kolwezi, Denise Maheho

    Il y a sept ans, la République démocratique du Congo lançait l'Entreprise générale du cobalt, l'EGC. L'objectif était clair : remettre de l'ordre dans l'exploitation artisanale de ce minerai stratégique, indispensable aux batteries et à la transition énergétique.

    Depuis l'an dernier, l'EGC s'approvisionne auprès de deux coopératives minières, installées sur les sites artisanaux agréés de Kamilombe et de « Menuiserie », à Kolwezi. Pour les autres, la porte n'est pas fermée, mais le passage est strictement encadré.

    « Il faut d'abord qu'on fasse une conformité administrative pour s'assurer que cette coopérative est en règle avec l'État, explique Raphael Mbaya, consultant assistant à la direction de conformité de l'EGC. Il faut aussi que l'on s'assure que la coopérative travaille sur un site protégé, qui lui est octroyé par l'État à travers le service de Saemape (Service d'assistance et d'encadrement des exploitants miniers artisanaux, NDLR) qui lui délivre un avis technique. Et puis, en menant une enquête, on s'assure qu'il n'y a pas de travail des enfants, ni de présence de militaires sur le site. »

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    Absence des zones d'exploitation artisanale

    L'EGC veut tracer, sécuriser et moraliser toute la chaîne. À Kolwezi, la coopérative Comakat est justement en discussion avec l'entreprise publique. Pour ses responsables, un partenariat avec l'EGC pourrait changer la donne. « Ce que nous avons toujours déploré, regrette Michel Bizimungu, le directeur général adjoint de la Comakat, c'est la minoration de la teneur de nos produits. Nous croyons qu'avec l'EGC, la situation va s'améliorer. »

    Ces dernières années, les mineurs artisanaux sont souvent accusés de voler des minerais dans les concessions des entreprises minières. « À ce stade, on ne peut pas parler de l'assainissement de l'exploitation tant qu'il n'y a pas de zones octroyées aux mineurs artisanaux », explique Josué Kashal, directeur du centre d'aide juridico-judiciaire à Kolwezi. En 2024, la Gécamines a officiellement cédé cinq carrés miniers à l'EGC. Mais ces sites nécessitent des travaux de sondage et de découverture.

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