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Afrique économie

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著者: RFI
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概要

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France Médias Monde
経済学
エピソード
  • Au Sénégal, le secteur des vêtements haut de gamme ne connaît pas la crise
    2026/02/15

    Au Sénégal, s’il est un secteur qui résiste à la crise, c’est celui du luxe. Confectionnés à Dakar, les vêtements et accessoires haut de gamme créés par les stylistes sénégalais font mouche grâce à une clientèle africaine et internationale.

    Avec notre correspondante à Dakar,

    Derrière la porte d’entrée, un appartement aux gigantesques baies vitrées, vue sur la mer et la mosquée de la Divinité. Bienvenue chez Solo Studio, une marque de sac à main de luxe créée par une ex-cadre de l’agro-industrie, Nogaye Diop. Sur une table en verre, quatre sacs à main sont exposés, trois en cuir rose, blanc et rouge, avec une anse en forme de corne d’animal et de coquillage Cauri. « On est une marque artisanale, explique Penda Niang, cheffe des ventes, on produit petit à petit, tout est fait à la main par des artisans ici au Sénégal. »

    Créée il y a 3 ans avec des sacs entre 775 dollars (430 000 FCFA) et 980 dollars (545 000 FCFA), la marque se fait repérer sur les réseaux sociaux à l’étranger. La clef du succès vient avec « les célébrités qui ont fait connaître la marque : Selena Gomez, Jenna Ortega… Ça a créé un essor sur les réseaux sociaux, poursuit Penda Niang, ça a propulsé notre marché américain, sud-africain, français… » Car si partout au Sénégal la consommation de produits haut de gamme a plutôt baissé depuis deux ans, le carnet de commandes de Solo Studio, lui, continue de grimper.

    À écouter dans 8 milliards de voisinsComment favoriser l’émergence du luxe en Afrique ?

    Encore trop de barrières douanières

    Fatima Zahra Ba, elle, a créé la marque So’Fatoo, en plein cœur de Point E. En 12 ans d’existence, elle est devenue une référence, en confectionnant des vêtements de cérémonie qui associent la tradition du boubou à des coupes occidentales. Mais ici aussi, même constat : si l’activité au Sénégal a baissé depuis deux ans, la recette pour survivre, pour Fatima Zahra Ba, c’est l’exportation. « On a multiplié les partenariats avec les revendeurs, explique-t-elle. On a aussi su s’adapter en créant de nouveaux produits moins chers, des produits d’appel pour toutes les personnes qui aiment la marque mais qui n’avaient pas forcément les moyens de se procurer du So’Fatoo. »

    Si l’année 2026 commence mieux que l’année 2025 en termes de vente, Fatima Zahra Ba est catégorique : les marques sénégalaises pourraient croître avec beaucoup plus de facilité s'il y avait moins de barrières douanières. « Il y a des frais de douane à l’entrée de l’Union européenne et aux États-Unis, ce qui fait que le produit revient beaucoup trop cher pour les clients étrangers. » D’autant que la matière première qui sert à So’Fatoo à fabriquer ses vêtements doit être importée, en l’absence d’industrie du textile et de transformation, pour l’heure, du coton sénégalais.

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  • Congo-Brazzaville: malgré des avancées, les agriculteurs se sentent abandonnés
    2026/02/12

    Sur la plaine de Bambou Mingali, agriculteurs, pêcheurs et éleveurs ont exposé leurs produits lors d’une foire dédiée au retour à la terre. Un symbole de diversification économique dans un pays encore dépendant du pétrole, mais où les producteurs dénoncent le manque de soutien de l’État.

    De notre correspondant à Brazzaville,

    Ignames, poivrons, concombres, ciboules, pastèques, poissons fumés et bœufs sont alignés sous les hangars dressés sur un parc d’exposition et de vente de 10 000 hectares. Les stands, venus des quinze départements du Congo, témoignent du dynamisme du monde rural.

    Présent pour annoncer sa candidature à la prochaine élection présidentielle, le chef de l’État, Denis Sassou-Nguesso, a mis en avant la relance de l’agriculture, un axe qu’il défend depuis cinq ans. Il a salué l’engagement des exploitants et assuré vouloir renforcer leur accompagnement.

    « Aujourd’hui, les résultats sont là. À travers tout le pays, le monde agricole s’est levé. Et nous sommes très émus », a-t-il déclaré.

    Des producteurs en quête de soutien

    Sur le terrain, le discours officiel contraste avec le ressenti de certains exposants. Jean-Bosco, à la tête d’une coopérative de développement agricole dans le département du Congo-Oubangui, dans le nord du pays, se dit « délaissé ».

    « Nous œuvrons avec nos propres forces et nos propres mains. Depuis près d’une décennie, nous travaillons, mais nous n’avons jamais eu l’assistance de l’État. Nous avons des agréments provisoires, les documents nécessaires pour gérer l’agriculture, mais nous n’avons jamais vu la présence de l’État », déplore-t-il.

    Malgré ces difficultés, certaines initiatives locales portent leurs fruits. Le groupement coopératif « La terre, notre remède », dont fait partie Bertrand Gamin Okana, a réussi à transformer l’igname de Gamboma, autrefois culture saisonnière, en production annuelle.

    « Avant, on pensait que l’igname ne pouvait être cultivée qu’une ou deux saisons. Nous avons essayé toute l’année, et ça donne. Alors nous avons décidé de continuer ainsi », explique-t-il. La culture se développe sans engrais spécifiques, grâce à la fertilité des sols et au climat favorable.

    Depuis cinq ans, le Congo expérimente la politique des zones agricoles spéciales. Mais le pays reste fortement dépendant des importations alimentaires, qui lui coûtent près de 700 milliards de FCFA par an, soit plus d’un million d’euros.

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  • Mining Indaba: la Côte d'Ivoire mise sur son or, valeur refuge qui attire la convoitise
    2026/02/11

    Le Mining Indaba prend fin ce jeudi 12 février 2026. Pendant 4 jours, le secteur minier s'est retrouvé au Cap, en Afrique du Sud. Une grande rencontre annuelle entre les gouvernements africains et les investisseurs du monde entier. La Côte d’Ivoire a profité de l’événement pour mettre en avant ses récentes découvertes de gisements d’or, alors que le métal jaune a récemment franchi le seuil historique des 5 000 dollars.

    Avec notre envoyé spécial au Cap, Valentin Hugues

    Au Mining Indaba, la Côte d’Ivoire diffuse un chiffre sur écran géant : « La production d’or brut ivoirien a quadruplé en 10 ans ». Si le secteur est encore dominé par le Ghana, au Cap, le président de la Chambre des mines de Côte d’Ivoire, Yacouba Diarra, affiche de grandes ambitions. « Nous pensons que la Côte d'Ivoire a tout le potentiel pour devenir un leader régional », explique-t-il.

    Pour lui, « le contexte géologique ouest-africain est favorable aux gisements aurifères et la Côte d'Ivoire détient au moins 35% de cet espace-là ». « Avec tous les efforts en cours, poursuit-il, avec toutes les réformes menées par le ministère pour attirer les investisseurs, nous pensons qu'à moyen terme, la Côte d'Ivoire sera très loin, au niveau régional, et ensuite sur le continent. »

    La Guinée affiche des ambitions similaires et souhaite ouvrir la plus grosse raffinerie d’or du continent. Une course motivée par un cours de l’or qui atteint des niveaux records. Fin janvier, le métal jaune a passé la barre historique des 5 000 dollars, notamment parce que l’or est une valeur refuge face aux incertitudes suscitées par la politique trumpienne.

    Vers une augmentation des royalties de l'État ?

    Des conditions favorables dont la Côte d’Ivoire compte bien tirer profit, notamment avec la découverte en juin dernier d’un nouveau gisement dont les réserves sont évaluées à 100 tonnes d’or. Pour Seydou Coulibaly, le directeur général du ministère des Mines, « la révolution industrielle minière au niveau de la Côte d'Ivoire est une réalité ». Et parce que le secteur se porte bien, certains spéculent sur une possible augmentation des royalties que touche l’État ivoirien, en les élevant de 8 à 12%. Seydou Coulibaly ne confirme pas ce chiffre, « mais vu l’embellie du prix, explique-t-il, il peut arriver que l'État souhaite échanger avec le secteur privé. » Mais « pour l’heure, on n’est pas encore rendus à ce niveau », assure-t-il.

    La flambée du cours de l’or intéresse aussi la Chine, qui a récemment lancé une offensive majeure sur l’or ouest-africain, avec le rachat de plusieurs mines au Mali, ou encore, en Côte d’Ivoire.

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