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Afrique économie

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著者: RFI
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経済学
エピソード
  • Après le Ghana, l'enseigne Carrefour vise le marché éthiopien
    2026/01/11
    L'enseigne de supermarchés Carrefour arrive en Éthiopie. Le numéro deux français de la grande distribution a signé, lundi 5 janvier, un contrat de franchise avec Midroc, le plus grand conglomérat privé du pays. C'est le quatorzième pays africain dans lequel s'implante Carrefour qui place l'Afrique au cœur de sa stratégie à l'international. Le grand « C » du logo « Carrefour » sera bientôt visible dans les faubourgs d’Addis-Abeba. Le groupe français de grande distribution annonce son implantation en Éthiopie avec la reprise de 13 magasins de la marque locale Queens. L’enseigne affiche déjà des ambitions élevées avec l’ouverture prévue de 17 magasins supplémentaires dans les deux prochaines années. Il s'agit d'une première pour le pays, comme le souligne Patrick Lasfargues, directeur des partenariats internationaux chez Carrefour : « Avec ses 140 millions d’habitants, avec l’accès à l’électricité permis par le barrage de la Renaissance et avec un pôle agricole très important, l’Éthiopie se trouve aujourd'hui dans une situation qui nous a paru tout à fait pertinente. Nous jouons un rôle de défricheur, de pionnier, puisqu’il n’existe encore aucun contrat de franchise internationale, alimentaire ou non alimentaire, dans le pays. Nous participons à la modernisation de l’économie éthiopienne et nous sommes autant confiants qu'ambitieux sur notre capacité à nous y développer », affirme celui-ci. Cette annonce s’inscrit dans une stratégie africaine plus large. Carrefour a récemment signé de nouvelles implantations au Ghana et en Guinée, ouvert un magasin en République démocratique du Congo fin juillet, et prévoit pour 2026 un vaste programme de 40 ouvertures de grandes surfaces en Égypte. En un an, le groupe est ainsi passé de 460 à 700 magasins sur le continent. À lire aussiLa grande distribution en pleine révolution en Afrique La classe moyenne dans le viseur Si cette accélération peut sembler soudaine, elle résulte toutefois d’un travail de long terme, explique Patrick Lasfargues. « Cela s’est construit sur plusieurs années, avec le dynamisme de nos partenaires et des marchés. Addis-Abeba est une ville de près de 10 millions d’habitants, avec une classe moyenne qui fait déjà ses courses chez Carrefour à Dubaï ou en Europe. Ces consommateurs n’ont plus envie de remplir leurs valises de chocolat, de biscuits ou de céréales, mais de les acheter sur place, au même prix, voire moins cher », argumente encore ce dernier. Encore rare pour un groupe français, cette percée stratégique en Afrique de l’Est n'en est pas moins révélatrice d’une tendance de fond, analyse pour sa part Jean-Michel Huet, associé au cabinet de conseil BearingPoint : « On a beaucoup parlé des banques françaises qui quittaient l’Afrique mais, en parallèle, de grands acteurs du commerce et des services grand public se développent sur le continent : Canal+, Orange et désormais Carrefour, qui affiche depuis quelques années une vraie ambition africaine. Cela s’explique par le développement d’une classe moyenne, capable d’acheter des produits alimentaires en grande surface. C’est une évolution sociologique comparable à celle connue en France il y a quelques décennies. » Carrefour n’est cependant pas seul sur ce terrain. Le distributeur américain Walmart vient lui aussi d’ouvrir son premier magasin africain en banlieue ouest de Johannesburg et a plusieurs autres sites en cours de développement en Afrique du Sud. À lire aussiLe groupe Carrefour ouvre de nouveaux magasins en Éthiopie et renforce son empreinte en Afrique
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  • Guinée: à Kankan, le manque de courant limite le développement économique
    2026/01/08

    Kankan, la plus grande ville de la Haute-Guinée dans le nord-est du pays, reste jusqu’à aujourd’hui largement privée d’électricité, qui n’est disponible que le soir et une partie de la nuit. Jusqu’à aujourd’hui, la ville n’est alimentée que par quelques centrales thermiques, mais les autorités prévoient un raccordement sur le réseau électrique ivoirien cette année.

    De notre envoyé spécial à Kankan,

    La situation exaspère ses habitants et avait même alimenté la contestation contre le président déchu Alpha Condé dans son propre fief. Les autorités assurent qu’elles vont raccorder Kanan au réseau ivoirien cette année. En attendant, les entreprises et les habitants s’organisent comme ils peuvent pour accéder à l’énergie en journée quand ils en ont les moyens.

    Si les habitants de Kankan peuvent écouter la radio Baraka toute la journée, ce n’est pas grâce à EDG, Électricité de Guinée, qui ne fournit du courant que la nuit. Mais, comme l’explique son directeur Oumar Fofana, parce que la radio est équipée de multiples sources d’énergie : « Nous avons installé les panneaux solaires de 10 kVA. Avec ça, on fonctionne normalement. Vous savez, les panneaux solaires, ça fonctionne quand il y a du soleil. En saison pluvieuse, par exemple, surtout au mois d’août, les panneaux ne fonctionnent pas. Donc on fonctionne avec les groupes électrogènes toute la journée et quand l’EDG vient la nuit, on met l’EDG. Mais parfois aussi l’EDG ne vient pas, donc le groupe peut fonctionner à temps plein. Imaginez, de 6 h 00 à 0 h 00 avec un groupe électrogène. Du coup, le groupe tombe régulièrement en panne ici. » Il arrive, de temps en temps, que les auditeurs soient privés d’antenne pendant quelques minutes, voire quelques heures.

    «S’il n’y a pas de courant, il va y avoir beaucoup de chômage»

    D’autres secteurs économiques pâtissent du manque d’électricité. Kabinet est commerçant, il vend des fruits. Il estime qu’il pourrait augmenter son chiffre d’affaires s’il s’équipait de chambres froides. « S'il y a le courant, on peut travailler, on peut faire de l’entrepreneuriat. Mais s’il n’y a pas de courant, on ne peut rien faire », fait-il valoir. « Par exemple, en Haute-Guinée, il y a des fruits. S’il y a le courant, on peut garder les fruits. Ça, c'est un exemple. S'il y a du courant, les menuisiers et les soudeurs peuvent travailler. Mais s’il n’y a pas de courant, ils ne peuvent pas travailler, donc il va y avoir beaucoup de chômage », poursuit-il.

    Depuis le coup d’État du 5 septembre 2021, le CNRD a relancé le projet d’interconnexion avec le réseau électrique ivoirien. La grande ville de Guinée forestière Nzérékoré en bénéficie déjà depuis 2022. Selon Mamadi Kaba, l’un des porte-paroles du projet, les travaux continuent de bien avancer : Kankan et d’autres villes de la Haute-Guinée devraient bientôt en bénéficier. « La ligne haute tension qui quitte Nzérékoré jusqu’à Siguiri, à la frontière malienne, est réalisée à 80 %. Lors de la dernière réunion avec les bailleurs de fonds et les entreprises contractantes, on nous a dit pour le mois de juin 2026. En juin 2026, les régions administratives de Kankan et de Nzérékoré seront électrifiées 24h/24. L’espoir est là. On sait que ce n’est pas une question d’une année, c’est une question de mois et de jours. Donc, l’espoir est là », explique-t-il. Une alimentation en électricité qui devrait soulager les habitants, mais aussi dynamiser l’économie de la ville.

    À lire aussiGuinée: les principaux partis d'opposition appellent au boycott du référendum constitutionnel

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  • Tunisie: pénuries de médicaments et pharmacies sous pression
    2026/01/07

    En Tunisie, la crise du médicament ne fait qu’empirer. En plus du manque persistant de certains médicaments importés, plusieurs pharmacies font face à des retards de remboursement de la Caisse nationale d’Assurance maladie, parfois sur plusieurs mois. Une situation critique dénoncée par les professionnels du secteur, qui affecte directement les patients.

    Dans sa pharmacie située dans le centre-ville de Tunis, Emna Abbes, secrétaire adjointe du syndicat des pharmaciens, se dit débordée. La pénurie de certains médicaments, remarquée depuis l’été, ne s’est toujours pas résorbée.

    « Il y a toujours des antidiabétiques qui manquent, des antipsychotiques qui manquent, il y a toujours des médicaments destinés à traiter l'hypothyroïde qui manquent encore. Parfois, on peut substituer des médicaments, parfois, il n'y a ni le princeps ni le générique. »

    Rahma Hamzaoui, cliente régulière de plusieurs pharmacies et atteinte de troubles de la thyroïde, en fait l’expérience au quotidien : « Je me suis habituée à prendre le générique, mais ça m'arrive des fois de prendre, par exemple, je dis n'importe quoi, en semaine cinq jours de dosage X et en week-end, je dois changer le dosage Y. Et parfois quand je bascule entre les dosages, ce n'est pas la même molécule et donc ça peut aussi perturber l'équilibre hormonal de mon corps. »

    Une production locale insuffisante

    Elle rencontre également de grandes difficultés pour trouver le traitement de sa sœur, épileptique. « C'est un traitement qu'elle prend à vie et si elle le prend pas, elle peut avoir des crises d'épilepsie. Je me rappelle une fois, elle a raté deux semaines. Elle n'a pas eu son médicament et elle a failli mourir. »

    Comme de nombreux Tunisiens, Rahma s’adapte en multipliant les déplacements entre pharmacies ou en s’informant via des groupes Facebook pour repérer les stocks disponibles. Ces ruptures de stock interviennent pourtant dans un pays qui produit environ 70 % de ses médicaments, selon le médecin généraliste Rafik Boudjaria : « Il s'agit de médicaments généralistes, c'est-à-dire des antibiotiques de première ligne, des anti-inflammatoires. Les médicaments issus de la biotechnologie, des médicaments pointus, sont encore importés et les pénuries sont récurrentes. »

    Pour le médecin, le problème est avant tout structurel et ancien. « C'est un problème essentiellement en rapport avec le financement, les équilibres financiers de la pharmacie centrale de Tunisie, qui est la seule plateforme d'achat de médicaments. »

    Un manque de liquidités qui touche à la fois la pharmacie centrale et la Caisse nationale d’Assurance maladie, lourdement endettée. Aujourd’hui, en plus des pénuries, les pharmacies font face à des retards de remboursement de leurs créances par la CNAM, un dysfonctionnement qui risque d’aggraver encore les difficultés d’approvisionnement en médicaments.

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