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Afrique économie

Afrique économie

著者: RFI
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概要

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France Médias Monde
経済学
エピソード
  • La RDC veut diversifier les investisseurs pour son grand projet d'extension de Kinshasa
    2026/03/09

    La République démocratique du Congo lance l'un des plus grands projets urbains de son histoire : l'extension de Kinshasa, avec la construction d'une nouvelle ville, Kinshasa Kia Mona, à 60 kilomètres du centre actuel. Estimé à 46 milliards d'euros, le chantier a débuté en décembre 2025 avec une première phase portée par un consortium chinois. Mais les autorités congolaises cherchent désormais à attirer d'autres investisseurs, notamment en Europe.

    Rui Mendez Da Silva est impressionné par l'ampleur du projet Kia Mona. L'entrepreneur béninois est le cofondateur de Khemet Automotive, une entreprise qui fabrique des véhicules électriques sur le sol africain. Son ambition : se développer sur le marché d'Afrique centrale. L'extension de Kinshasa représente, pour lui, une véritable opportunité.

    « Ce projet crée une dynamique. Il vise à attirer des industriels et des investisseurs, explique-t-il. Dans ce cadre, des facilités sont mises en place, avec des mécanismes qui n'existent pas forcément ailleurs. Pour nous, cela facilite les choses. Par exemple, il y a des incitations fiscales qui sont vitales : elles nous permettent de réduire les coûts, notamment pour l'importation des pièces que nous allons assembler. »

    Une première phase dominée par les entreprises chinoises

    La première pierre de la cité industrielle, portée par un consortium d'entreprises chinoises, a été posée en décembre 2025. Cette zone constitue la première phase de la gigantesque nouvelle ville. Mais seuls 15 à 20% des espaces seront ouverts à des investisseurs non chinois. « Cela peut sembler peu, estime Rui Mendez Da Silva, mais c'est aussi à nous de venir présenter nos projets et notre ambition de nous installer. Je pense qu'il faut aussi savoir s'imposer. »

    Selon les plans sino-congolais, près d'un millier d'usines pourraient s'y implanter en cinq ans. Mais les entreprises chinoises ne seront pas les seules impliquées, assure le ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, Alexis Gisaro Muvunyi : « La Chine est peut-être entrée en premier dans la cité industrielle, mais cela ne représente que 75 kilomètres carrés sur les 430 kilomètres carrés qu'il reste à développer. Il y a de la place pour la France, et même, je dirais, de la place pour tout le monde. »

    La RDC multiplie les partenaires internationaux

    Le projet repose sur des partenariats public-privé. Pour attirer des investisseurs, le coordinateur du projet, Thierry Katembwe, s'est rendu à plusieurs reprises à Paris ces derniers mois, notamment à l'invitation du Medef. Ces démarches ont déjà débouché sur un accord avec Dassault Systèmes. Bpifrance participe également au financement du projet.

    « Le projet n'est absolument pas uniquement chinois. Il y a aujourd'hui une forte diversification. Comme je l'ai dit, il y a un financement français et d'autres arrivent. Nous avons signé avec Dassault, d'autres partenariats se préparent. Des Américains sont présents, des Sud-Africains travaillent sur une cité résidentielle, et il y a bien sûr des Congolais avec de très beaux projets. Il y a aussi des Canadiens. Nous sommes clairement dans une phase de forte diversification, et c'est l'objectif : ne pas avoir d'orientation géographique particulière », explique Thierry Katembwe.

    Les premières infrastructures devraient être livrées d'ici la fin de l'année. La République démocratique du Congo se donne huit ans pour désengorger sa capitale, qui compte aujourd'hui près de 17 millions d'habitants.

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  • Sénégal: l'Institut Pasteur de Dakar en pointe dans l'élaboration d'un vaccin contre la fièvre de Marburg
    2026/03/08
    Ebola a désormais son vaccin, mais pas encore la fièvre de Marburg. Cette fièvre hémorragique virale, de la même famille qu'Ebola, circule principalement en Afrique. Son taux de létalité peut atteindre 88%. Un vaccin est actuellement en développement. Basé sur le même principe que celui contre Ebola, il nécessiterait une seule dose. Au Sénégal, l'Institut Pasteur de Dakar travaille à la mise au point de ce candidat vaccin, dans le cadre d'un transfert de technologie avec un laboratoire américain. Un projet stratégique pour la souveraineté sanitaire du continent. Avec notre correspondante à Dakar, Dans les salles immaculées du centre de recherche vaccinale de l'Institut Pasteur de Dakar, au Sénégal, les chercheurs scrutent de nouvelles cultures cellulaires. Le virus de Marburg pourrait bientôt être combattu par un vaccin finalisé sur le continent africain. Les premiers travaux ont débuté dans un laboratoire public américain, le Public Health Vaccines, avant un transfert de compétences vers Dakar. À la tête du centre de recherche vaccinale, il y a le docteur Marie-Angélique Sène : « On nous envoie un procédé au niveau labo à petite échelle et nos équipes font en sorte de le développer à l'échelle industrielle. On a déjà franchi la plupart des étapes plus compliquées et on s'apprête à relancer les runs de bioréacteurs pour boucler ce développement de processus-là et entamer la préparation des phases 1 d'essais cliniques. » À ce stade, il s'agit encore d'un candidat vaccin. Le transfert officiel de technologie est intervenu en décembre 2025, même si la collaboration entre les deux équipes avait commencé bien plus tôt. « On n'a pas eu de chercheurs qui ont été envoyés là-bas. Ils nous ont envoyé tous les protocoles, les processus. On travaille ensemble, on leur partage les éléments qu'on a développés, on valide ensemble », explique le docteur. À lire aussiVirus de Marburg: ce qu'il faut savoir de cet agent pathogène cousin d'Ebola « Nous ne pouvons pas attendre que les outils soient développés par des laboratoires européens » C'est la première collaboration de ce type pour un vaccin viral à l'Institut Pasteur de Dakar. Mais l'établissement bénéficie d'une expertise reconnue. Il est notamment producteur du vaccin contre la rougeole, contre la rubéole, et il est aussi un centre collaborateur de l'OMS. « L'idée, avec cette plateforme-là, c'est vraiment de pouvoir utiliser une même méthode pour produire les vaccins, et en un temps vraiment court. Ça nous permet, une fois qu'on a maîtrisé cette plateforme-là, de pouvoir switcher avec n'importe quel vaccin d'intérêt du moment », détaille Ndeye Marie Mba, responsable de la plateforme vaccinale basée sur les cellules. À lire aussiTanzanie: l'OMS annonce qu'une épidémie du virus de Marburg a tué huit personnes La fièvre de Marburg concerne aujourd'hui une vingtaine de pays africains, notamment l'Éthiopie, la Tanzanie et la Guinée équatoriale. D'où l'importance de développer des solutions locales, comme le souligne l'administrateur général de l'Institut Pasteur de Dakar, le docteur Ibrahima Fall : « Nous ne pouvons pas attendre que des maladies comme ça soient diagnostiquées par des laboratoires européens, ou que les outils soient développés par des laboratoires européens. Produire localement, c'est important en termes de souveraineté sanitaire. Nous l'avons vu durant la pandémie, quand tout le système d'approvisionnement au niveau mondial était complètement à l'arrêt. En l'absence de production locale, il était difficile d'avoir accès à des vaccins. » À terme, le vaccin serait produit au vaccinopôle de Diamniadio, en banlieue de Dakar. L'Institut Pasteur de Dakar promet un coût abordable. À lire aussiEn Guinée équatoriale, de premiers cas mortels de fièvre hémorragique de Marburg
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  • Pourquoi la Formule 1 est-elle absente du continent africain depuis 33 ans?
    2026/03/05
    Les pilotes les plus rapides du monde reviennent ce week-end, avec la reprise de la Formule 1 et le Grand Prix d'Australie ce dimanche 8 mars. Pour la 33ᵉ saison consécutive, les monoplaces de la catégorie reine du sport automobile ne rouleront pas sur le continent africain. Une absence qui s'explique par de nombreux facteurs. 14 mars 1993, sur le circuit de Kyalami, en banlieue de Johannesburg : le Français Alain Prost, au volant de sa Williams, devance le Brésilien Ayrton Senna et s’impose au terme des 72 tours du Grand Prix d’Afrique du Sud. Depuis cette date, la Formule 1 ne s’est plus jamais rendue en Afrique, au grand dam de certains pilotes, à commencer par Lewis Hamilton. Ces dernières années, le septuple champion du monde n’a pas caché son envie d'aller en Afrique, multipliant les prises de parole et pressant même les organes de la Formule 1 d’accélérer les discussions. Ce jeudi 5 mars, il s’est à nouveau exprimé, assurant « ne pas vouloir quitter le sport sans avoir eu un Grand Prix » africain. Dans le paddock, ces dernières années, des rumeurs ont d’ailleurs entrouvert la possibilité d’un retour. Plusieurs projets en Afrique du Sud, au Rwanda ou au Maroc Il y a d’abord eu le candidat naturel : l’Afrique du Sud et son circuit de Kyamali. « Ils parlent d’un retour de la F1 depuis 2017 », glisse Gaël Angleviel, journaliste spécialisé en sports mécaniques. « Le circuit n’est pas du tout à l’abandon, il accueille d’ailleurs d’autres compétitions. Warren Scheckter, le neveu du champion du monde sud-africain Jody Scheckter, s’était d’ailleurs positionné pour essayer de faire revenir la F1 à Kyalami. » Après 6 ans de négociations, en 2023, le projet est tombé à l’eau. « Le promoteur a été un petit peu trop gourmand aux yeux de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) », raconte Gaël Angleviel. Fin 2024, le Rwanda avait lui aussi des velléités d’accueillir la Formule 1. Son président Paul Kagame a même officiellement déposé la candidature de son pays, lorsqu’il a reçu le gala de la FIA et sa traditionnelle remise de prix. « Mais on en est vraiment au stade du balbutiement », explique Gaël Angleviel. « Les autorités ont défini l’emplacement, qui devrait être proche du futur aéroport de Bugesera. Mais on attend encore un promoteur et un projet financier solides. » Autre rumeur, celle d’un Grand Prix du Maroc. Le Royaume a déjà accueilli une épreuve du championnat, à Casablanca, en 1958. Cette fois, c’est à Tanger qu’un projet se dessine, porté par le Français Éric Boullier, un temps à la tête de l’écurie Lotus. Mais, là encore, aucune négociation concrète n’a été entamée. À lire aussiLe Rwanda se porte officiellement candidat à l'organisation d'un Grand Prix de Formule 1 sur son sol « Jusqu’à 700 millions de dollars hors circuit. » Si les projets mettent autant de temps à se développer, c’est que les discussions avec la FIA sont très longues. « Il faut d’abord qu’un promoteur privé acquière un terrain », explique Marc Limacher, spécialiste de l’économie de la Formule 1 et auteur chaque année du Business Book GP. « Ensuite, ce promoteur entame des discussions avec les détenteurs de la F1, le groupe Liberty Media, et dépose un dossier, en mettant sur la table un dépôt qui tourne autour des 5 millions de dollars. » Vient ensuite la deuxième phase, celle des travaux, puisque pour accueillir les monoplaces les plus rapides du monde, un circuit doit être homologué « grade 1 » et répondre à des normes de sécurité très strictes. C’est seulement une fois cette homologation acquise que les négociations formelles peuvent débuter entre Liberty Media, la FIA et le promoteur du circuit. « Ça coûte extrêmement cher d’organiser tous les ans un Grand Prix de Formule 1 », explique Marc Limacher. « Ce sont des contrats entre 5 et 7 ans qui peuvent monter jusqu’à 700 millions de dollars hors circuit. » Lors des négociations, de nombreux paramètres entrent en compte : infrastructures, accessibilité, retombées économiques... Ainsi, les instances dirigeantes demandent une garantie de l’État systématique. « Tous les circuits du calendrier ont actuellement une garantie étatique en cas de défaillance », souligne Marc Limacher. L’absence de cette garantie explique, en partie, que la Formule 1 ne se rende pas en Afrique. Mais c’est loin d’être le seul facteur. Il y a aussi la concurrence internationale féroce, avec « énormément de pays qui veulent accueillir la F1 », estime Gaël Angleviel. « Or le calendrier est déjà très chargé, avec déjà 24 dates à l’année. Et si on commence à empiler les courses tous les week-ends, on risque de lasser le public. » Les pays du Golfe et les États-Unis sont très ...
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