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Afrique économie

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著者: RFI
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概要

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France Médias Monde
経済学
エピソード
  • Centrafrique: Baoro, un pôle de développement grâce au retour des rapatriés
    2026/04/06
    À Baoro, petite ville de l'ouest de la République centrafricaine, située à environ 200 kilomètres de la frontière camerounaise, la vie reprend progressivement son cours après plusieurs années de crise. Grâce au retour progressif de la paix, de nombreux réfugiés centrafricains ont pu regagner leur terre natale. Aujourd'hui, Baoro s'impose comme l'une des principales localités d'accueil des rapatriés. La ville a été désignée, il y a un an, comme pôle de développement, une zone stratégique choisie pour accueillir et stimuler des projets socio-économiques. Avec notre envoyé spécial à Baoro, Alignés le long des enclos ou éparpillés dans les pâturages, les bœufs broutent paisiblement une herbe verte. À leurs côtés, quelques veaux, encore fragiles et hésitants, restent près des vaches. À leur retour au pays, ces réfugiés ont reçu quelques têtes de bétail. Aujourd'hui, leur troupeau compte une centaine d'animaux au sein du groupement « Mo ba tè », ce qui signifie « Mène ta vie ». Le regard attentif, Simplice Ngaya, chef du secteur de l'élevage à Baoro, accompagne ces réfugiés rapatriés depuis six ans : « L'élevage est très bénéfique pour cette communauté retournée. Il leur permet de subvenir à leurs besoins, notamment lors de la rentrée scolaire, en vendant quelques têtes de bétail pour payer la scolarité de leurs enfants, ou encore de faire face aux dépenses en cas de problème de santé. » La vente d'animaux qui peut rapporter de 20 000 à 100 000 francs CFA. L'élevage, mais surtout l'agriculture, est cœur de cette dynamique. À quelques pas de là, sous un soleil brûlant, une centaine d'hommes et de femmes s'activent sans relâche dans une vaste plantation. Leurs vêtements, marqués par la poussière et la sueur, témoignent de l'effort quotidien. Parmi eux, Doui Dieudonné, 43 ans, réfugié rapatrié après dix années d'exil au Cameroun. « Notre groupement est composé de réfugiés retournés. Nous cultivons le haricot rouge, la courge, l'arachide, la patate douce, le maïs, l'igname ainsi que divers légumes, témoigne-t-il. La crise nous a fait tout perdre : nos maisons, nos proches, nos activités économiques et nos moyens de subsistance. L'agriculture représente pour nous une source de reconstruction économique. » 75 000 Centrafricains réfugiés déjà retournés Au marché de Baoro, les étals réapparaissent progressivement, témoignant d'une reprise de la vie économique. Les petits commerces se diversifient à nouveau : produits alimentaires, articles électroniques, biens ménagers, objets artisanaux et vêtements retrouvent leur place dans les allées du marché. « La plupart de ces commerces sont tenus par des rapatriés revenus s'installer. Mais j'avoue que ce pôle de développement met en place des programmes importants. Je constate la création d'emplois, la réhabilitation des habitations et le développement des infrastructures », assure Marcelin, un habitant de la localité. Depuis le début de la crise, environ 75 000 Centrafricains réfugiés ont déjà regagné leur pays. « C'est le début du développement. Dans cette mission, nous cherchons à savoir quels réfugiés souhaitent retourner au pays, à quel moment et vers quelles localités. Nous faisons de notre mieux pour que, lorsqu'ils rentrent, nous soyons bien préparés à les accueillir. C'est pourquoi nous utilisons le rapatriement comme une opportunité pour développer les zones de retour et les transformer en pôles de développement. L'intégration locale s'appuie sur la formation professionnelle, l'éducation et les activités économiques, afin que les personnes retournées deviennent un atout pour le développement », explique Williams Chemaly, représentant du HCR . Un an après son lancement, les premiers résultats sont jugés encourageants par les observateurs. La vision portée par le gouvernement, en collaboration avec ses partenaires, consiste à mettre en place au moins quatorze pôles de développement répartis dans les différentes régions du pays, afin de faciliter la réinstallation des réfugiés dans leur pays d'origine.
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  • D'Ormuz au Darfour, la guerre au Moyen-Orient complique l'aide humanitaire en Afrique
    2026/04/05

    La guerre au Moyen-Orient complique les opérations humanitaires en Afrique. La perturbation des routes commerciales retarde l'acheminement des médicaments dans les zones de crise, comme au Soudan ou au Mali. Un véritable défi logistique et financier que doit relever l'ONG Alima, basée à Dakar et spécialisée dans la médecine d'urgence dans 13 pays du continent.

    De notre correspondante à Dakar,

    Point de passage essentiel pour acheminer les médicaments en Afrique, le détroit d'Ormuz relie Dubaï à Port-Soudan, à l'est du continent. Mais ces dernières semaines, les marchandises doivent être détournées par le cap de Bonne-Espérance. Une fois arrivées sur les côtes ouest-africaines, elles transitent par la route.

    « Pour les quelques bateaux qui continuent toujours à naviguer, ce contournement a un coût très élevé, explique le docteur Rodrigue Alitanou, directeur des opérations de l'ONG Alima, basée à Dakar. C'est plus de 2 000 euros d'ajout pour chaque conteneur. Donc ça a un impact sur nos retards de livraisons, mais aussi le nombre de bénéficiaires que l'on peut soigner. »

    Autre source de pression sur les capacités financières de l'ONG : la hausse du prix du carburant, alimentée par les tensions autour du détroit d'Ormuz. « Aujourd'hui, on est à 40% de hausse du prix du litre d'essence sur nos différents pays d'intervention en moyenne », affirme Rodrigue Alitanou.

    « L'accessibilité est déjà un défi »

    Résultat, une inflation du coût global des opérations humanitaires, comme au Soudan par exemple. « Aujourd'hui, le coût a presque triplé pour chaque camion qui arrive jusqu'à nous, regrette le docteur Haruna Tarfa, référent médical de l'ONG à Tawila dans le Nord-Darfour, où vivent plus de 630 000 déplacés. Ces prochains jours, nous risquons de manquer de kits maternels et de médicaments généralistes. Cela concerne aussi les enfants malnutris que nous soignons et qui ont besoin d'un traitement. »

    Le Soudan fait partie des zones de crise où les difficultés logistiques sont décuplées par le contexte international. « Au Nord-Darfour, l'accessibilité est déjà un défi, poursuit Haruna Tarfa. On a des options très limitées en termes d'acheminement des médicaments. Avec les événements en cours, les impacts seront tels qu'il sera très difficile pour nous de nous adapter. »

    Même crainte exprimée au Mali, où l'ONG a déjà dû ralentir ses activités. Avec l'embargo sur les importations de carburant décrété par les jihadistes du Jnim, « ce sont des dizaines de villages qui n'ont plus accès aux soins parce qu'on arrive plus à se mouvoir », explique Rodrigue Alitanou. Si d'ici trois mois, le contexte international n'évolue pas favorablement, l'ONG prévoit un important recul forcé de ses activités.

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  • L’industrie sud-africaine de la noix de macadamia en quête de nouveaux débouchés
    2026/04/02

    En Afrique du Sud, la culture du macadamia est une filière agricole de niche, mais très rentable. Le pays est le premier exportateur et producteur au monde de cette noix considérée comme un produit haut de gamme, avec plus de 80 000 tonnes récoltées l’année dernière. Mais si le secteur a connu une belle progression ces dernières années, il doit désormais faire face à plusieurs obstacles.

    De notre correspondante à Johannesburg,

    La société Empire, dont les entrepôts sont situés dans une zone industrielle au nord de Johannesburg, commercialise les fruits à coques du pays, dont les macadamias. C’est une culture destinée principalement à l’exportation, puisque plus de 90% de la production du pays part à l’étranger. Les États-Unis sont le plus gros acheteur de macadamias décortiquées.

    Même si le secteur n’est désormais plus concerné, les barrières tarifaires instaurées par Donald Trump ont perturbé l’industrie. « Presque tout au long de l’année dernière, il y avait une taxe de 30 % appliquée, explique Pieter van der Westhuizen, l’un des propriétaires d'Empire. Heureusement, en décembre, l’administration Trump a réduit ces tarifs sur les macadamias et les agrumes, les remettant à zéro. Mais le problème, c’est que les habitudes d’achat en Amérique du Nord ont beaucoup changé à cause de l’incertitude. »

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    Mieux valoriser la production

    Autre source d’inquiétude : la Chine, qui importe massivement des noix sud-africaines non décortiquées, a massivement planté des arbres ces dernières années, et voit sa production augmenter. « Les noix sud-africaines y sont achetées pour leur qualité, car traditionnellement, elle est supérieure », raconte Philip Moufarrige, à la tête de AmberMacs, une entreprise qui transforme les noix de macadamia des exploitants agricoles locaux. « Mais ils s’adaptent très rapidement, en plantant des arbres, et ils ont finalement obtenu une qualité compétitive l’année dernière, poursuit-il. Maintenant, les noix en coque sont achetées aux agriculteurs sud-africains pour être transformées en Chine, puis vendues aux clients en Europe et en Amérique, en proposant des prix plus bas. »

    L’industrie sud-africaine doit donc chercher de nouveaux marchés, et mieux valoriser sa production, à l’image de Philip Moufarrige qui a développé une marque de lait de macadamia. Une autre entreprise a également convaincu la marque Ferrero Rocher d’utiliser ses noix dans des tablettes de chocolat. De quoi réjouir Kerisha Raghunandan, représentante du Samac, le syndicat du secteur. Selon elle, « les partenariats avec des marques internationales haut de gamme sont un indicateur très positif de la réputation de l’Afrique du Sud en tant que fournisseur fiable et de qualité. Cela crée également beaucoup de confiance autour de nos noix de macadamia et c’est très prometteur en termes d’opportunités. »

    Mais alors que les récoltes pour cette saison se déroulent en ce moment même, la guerre au Moyen-Orient pourrait venir perturber les coûts de production et les exportations.

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