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Afrique économie

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著者: RFI
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概要

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経済学
エピソード
  • Congo-Brazzaville: malgré des avancées, les agriculteurs se sentent abandonnés
    2026/02/12

    Sur la plaine de Bambou Mingali, agriculteurs, pêcheurs et éleveurs ont exposé leurs produits lors d’une foire dédiée au retour à la terre. Un symbole de diversification économique dans un pays encore dépendant du pétrole, mais où les producteurs dénoncent le manque de soutien de l’État.

    De notre correspondant à Brazzaville,

    Ignames, poivrons, concombres, ciboules, pastèques, poissons fumés et bœufs sont alignés sous les hangars dressés sur un parc d’exposition et de vente de 10 000 hectares. Les stands, venus des quinze départements du Congo, témoignent du dynamisme du monde rural.

    Présent pour annoncer sa candidature à la prochaine élection présidentielle, le chef de l’État, Denis Sassou-Nguesso, a mis en avant la relance de l’agriculture, un axe qu’il défend depuis cinq ans. Il a salué l’engagement des exploitants et assuré vouloir renforcer leur accompagnement.

    « Aujourd’hui, les résultats sont là. À travers tout le pays, le monde agricole s’est levé. Et nous sommes très émus », a-t-il déclaré.

    Des producteurs en quête de soutien

    Sur le terrain, le discours officiel contraste avec le ressenti de certains exposants. Jean-Bosco, à la tête d’une coopérative de développement agricole dans le département du Congo-Oubangui, dans le nord du pays, se dit « délaissé ».

    « Nous œuvrons avec nos propres forces et nos propres mains. Depuis près d’une décennie, nous travaillons, mais nous n’avons jamais eu l’assistance de l’État. Nous avons des agréments provisoires, les documents nécessaires pour gérer l’agriculture, mais nous n’avons jamais vu la présence de l’État », déplore-t-il.

    Malgré ces difficultés, certaines initiatives locales portent leurs fruits. Le groupement coopératif « La terre, notre remède », dont fait partie Bertrand Gamin Okana, a réussi à transformer l’igname de Gamboma, autrefois culture saisonnière, en production annuelle.

    « Avant, on pensait que l’igname ne pouvait être cultivée qu’une ou deux saisons. Nous avons essayé toute l’année, et ça donne. Alors nous avons décidé de continuer ainsi », explique-t-il. La culture se développe sans engrais spécifiques, grâce à la fertilité des sols et au climat favorable.

    Depuis cinq ans, le Congo expérimente la politique des zones agricoles spéciales. Mais le pays reste fortement dépendant des importations alimentaires, qui lui coûtent près de 700 milliards de FCFA par an, soit plus d’un million d’euros.

    À lire aussiAu Congo-Brazzaville, début de la récolte de maïs dans la zone agricole protégée de Bouansa

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  • Mining Indaba: la Côte d'Ivoire mise sur son or, valeur refuge qui attire la convoitise
    2026/02/11

    Le Mining Indaba prend fin ce jeudi 12 février 2026. Pendant 4 jours, le secteur minier s'est retrouvé au Cap, en Afrique du Sud. Une grande rencontre annuelle entre les gouvernements africains et les investisseurs du monde entier. La Côte d’Ivoire a profité de l’événement pour mettre en avant ses récentes découvertes de gisements d’or, alors que le métal jaune a récemment franchi le seuil historique des 5 000 dollars.

    Avec notre envoyé spécial au Cap, Valentin Hugues

    Au Mining Indaba, la Côte d’Ivoire diffuse un chiffre sur écran géant : « La production d’or brut ivoirien a quadruplé en 10 ans ». Si le secteur est encore dominé par le Ghana, au Cap, le président de la Chambre des mines de Côte d’Ivoire, Yacouba Diarra, affiche de grandes ambitions. « Nous pensons que la Côte d'Ivoire a tout le potentiel pour devenir un leader régional », explique-t-il.

    Pour lui, « le contexte géologique ouest-africain est favorable aux gisements aurifères et la Côte d'Ivoire détient au moins 35% de cet espace-là ». « Avec tous les efforts en cours, poursuit-il, avec toutes les réformes menées par le ministère pour attirer les investisseurs, nous pensons qu'à moyen terme, la Côte d'Ivoire sera très loin, au niveau régional, et ensuite sur le continent. »

    La Guinée affiche des ambitions similaires et souhaite ouvrir la plus grosse raffinerie d’or du continent. Une course motivée par un cours de l’or qui atteint des niveaux records. Fin janvier, le métal jaune a passé la barre historique des 5 000 dollars, notamment parce que l’or est une valeur refuge face aux incertitudes suscitées par la politique trumpienne.

    Vers une augmentation des royalties de l'État ?

    Des conditions favorables dont la Côte d’Ivoire compte bien tirer profit, notamment avec la découverte en juin dernier d’un nouveau gisement dont les réserves sont évaluées à 100 tonnes d’or. Pour Seydou Coulibaly, le directeur général du ministère des Mines, « la révolution industrielle minière au niveau de la Côte d'Ivoire est une réalité ». Et parce que le secteur se porte bien, certains spéculent sur une possible augmentation des royalties que touche l’État ivoirien, en les élevant de 8 à 12%. Seydou Coulibaly ne confirme pas ce chiffre, « mais vu l’embellie du prix, explique-t-il, il peut arriver que l'État souhaite échanger avec le secteur privé. » Mais « pour l’heure, on n’est pas encore rendus à ce niveau », assure-t-il.

    La flambée du cours de l’or intéresse aussi la Chine, qui a récemment lancé une offensive majeure sur l’or ouest-africain, avec le rachat de plusieurs mines au Mali, ou encore, en Côte d’Ivoire.

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  • Agriculture au Bénin : progresser dans l’accès des femmes et des jeunes à la terre
    2026/02/10

    Au Bénin, les femmes et les jeunes ont encore un accès difficile aux terres agricoles. Les Béninoises peuvent théoriquement hériter du foncier comme les hommes, mais dans les faits, c'est très rarement le cas. Quant aux jeunes, ils font face à des obstacles pour prendre la relève et cultiver la terre. Des solutions existent pourtant, et le plaidoyer progresse.

    Au Bénin le foncier est détenu par l'État mais géré par les chefs de collectivité qui l’attribuent le plus souvent à des présumés propriétaires masculins. Les femmes, privées de titre foncier, sont alors aussi privées de financement. « Pour aller demander un financement, il faut une garantie foncière. Une terre sécurisée avec titre foncier. La femme n'a pas de terre. La terre de qui elle ira prendre et aller donner comme garantie ? », explique Marie Aguewé, présidente de l’Association nationale des femmes agricultrices du Bénin (Anaf-Bénin).

    Les femmes se voient le plus souvent attribuer les terres les plus pauvres qu'elles mettent en valeur par l'agroécologie, avec le risque d'en être délogées à tout moment, pointe Marie Aguewé, elle-même cultivatrice de maïs et de soja dans la commune de Ouaké, département de Donga. « Quand ils voient que la terre est régénérée, on déplace [la femme exploitante], en prétextant par exemple : "Mon enfant qui était au Nigéria est revenu, il faut que je lui donne une exploitation. Je te prends ça là et je te mets ailleurs" ».

    L'accès à la terre difficile aussi pour les jeunes

    À défaut d'être propriétaires, les femmes peuvent pourtant sortir de cette précarité foncière, explique-t-elle, en signant un contrat. « Avec la loi sur le foncier, nous sommes en train de faire des contrats-types que nous déposons au niveau des décideurs pour que, d'un jour à l'autre, le présumé propriétaire terrien ne se lève pas pour déplacer l’agricultrice comme il veut. »

    L'accès à la terre est également compliqué pour les jeunes. Pourtant, rappelle Modeste Dayato, secrétaire de l’association des jeunes agriculteurs modernes du Bénin, les municipalités ont la possibilité de leur attribuer une partie de leurs réserves foncières. « Au niveau des communes, les municipalités ont donc ce devoir de faire des réserves. Mais, dans la pratique, ça ne se fait pas. Nous devons aller sur ce terrain, sur ce chantier-là, pour ramener les municipalités à prendre la décision d’accompagner la jeunesse à accéder à la terre. »

    Un tremplin, explique-t-il, pour accéder, plus tard, à la propriété foncière : « Ce sont des réserves municipales et donc les jeunes ne peuvent pas avoir le titre de propriété, mais ça leur permet déjà de commencer, d'avoir des terres déjà, peut-être aménagées. Et ils pourront faire des économies ensuite pour accéder à la terre. »

    Pour faciliter le financement des jeunes agriculteurs du Bénin, Modeste Ayato plaide pour que le Fonds national de développement agricole (FNDA), garantisse non pas 50%, mais 80%, du montant d'un prêt bonifié, quand il s'agit d'un jeune.

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