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Afrique économie

Afrique économie

著者: RFI
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概要

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France Médias Monde
経済学
エピソード
  • À la frontière du Burkina, le ralentissement des échanges commerciaux pèse sur les commerçants ivoiriens
    2026/03/02

    Au Burkina, les importations et les exportations de produits céréaliers sont soumises à des autorisations spéciales, ce qui réduit fortement les échanges commerciaux avec les pays voisins. En Côte d'Ivoire ces derniers mois, producteurs et commerçants vivent difficilement le ralentissement de ces échanges commerciaux.

    Karim, la vingtaine, est agriculteur à Zoumananvogo, village proche de la frontière avec le Burkina. Cette année, ce jeune a produit trois tonnes de maïs. Problème : les prix ne sont pas intéressants. « Cette année, les prix sont trop bas. L’année dernière, un sac de maïs se vendait à 15 000 FCFA (environ 23 euros). Et cette année, c’est passé à 10 000 FCFA. Au final, le kilo de maïs revient quasiment à 100 FCFA. Ça m’a vraiment plombé. Avant la crise au Burkina, les échanges étaient faciles : les clients Burkinabè franchissaient la frontière, juste à côté, et je leur vendais mon maïs. Mais à cause de la crise sécuritaire, ils ne viennent plus. Je vends ma récolte à Ouangolodougou ».

    Ouangolodougou est un carrefour commercial au nord de la Côte d’Ivoire. C’est une ville tournée à la fois vers le Mali et le Burkina. Issa Coulibaly est commerçant. Une commande vient de tomber : des manœuvres transportent des sacs de céréales dans un camion.

    Ce commerçant se sent aussi pénalisé par la baisse des prix du maïs. « Quand le prix de ces produits vivriers, qu’ils (les producteurs, ndlr) doivent vendre, est bas, cela nous dérange. Car un prix aussi bas, tu sais que si tu l'achètes au paysan, il ne va pas s’en sortir demain. Ça ne va pas lui donner le courage de produire beaucoup, et nous, ça nous décourage. Donc le prix avec lequel tout le monde doit s’en sortir, c’est ce prix qu’on ne trouve pas ces derniers temps ».

    Des difficultés de trésorerie à l'origine du ralentissement

    Les commerçants affirment constater un ralentissement dans le commerce du maïs en direction du Burkina ces derniers mois. Un problème sans doute lié à des difficultés de trésorerie, estime Abdoulaye Ouattara, le vice-président des commerçants de Ouangolodougou. « Quand on commence les récoltes, les produits sont là, mais l’écoulement est difficile. Tant que les pays voisins ne viennent pas faire des achats dans la zone, c’est difficile d’avoir des prix abordables tels que les paysans souhaitent avoir. Ensuite, on a du mal à écouler (le maïs, ndlr) dans notre propre pays. Quand on fait partir quelques camions, on remarque que le marché est lent. Tout est à crédit. Cela fatigue beaucoup les commerçants ».

    Ce responsable évoque des difficultés similaires pour le commerce de mil et de sorgho. Producteurs et commerçants misent donc sur d’autres produits, comme l’anacarde, dont une partie des ventes est vouée à être transformée localement.

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  • Au Sénégal, les vertus du gombo se retrouvent dans des produits cosmétiques produits localement
    2026/03/02

    Le gombo, que l'on retrouve d'ordinaire dans l'assiette des Sénégalais en soupe kandia, commence à se faire une place dans leurs salles de bain. Ce légume gluant, riche en antioxydants, possède des vertus hydratantes et anti-âge qui séduisent désormais les marques de cosmétiques locales. Reportage dans une entreprise dakaroise qui mise sur ce nouvel or vert.

    (Rediffusion)

    Avec notre correspondante à Dakar,

    Dans le laboratoire de la marque Trésors d'Afrique, à Dakar, on s'affaire autour des préparations. En blouse blanche, les employées ont des allures de scientifiques. « Ici, c'est pour la recherche et développement. Il nous arrive ici, au laboratoire, de changer un produit, ou bien de créer un nouveau produit », explique Ndeye Thiaba Diouf, la directrice des opérations, qui nous fait la visite guidée.

    Ici, avec la gamme « Chouette mama », priorité aux produits locaux : aloe vera, bissap, karité, mais aussi le gombo, ce petit légume vert et gluant qu'on connaît surtout en cuisine. Ndeye Ndiapaly Diouf, responsable du laboratoire émulsion, en extrait le jus. « Ici, on fait des crèmes, des laits et des sérums. Le lait de gombo, on le fabrique à base de gombo naturel frais qu'on achète au marché, et toujours avec de l'eau déminéralisée. On met de l'eau et on laisse macérer jusqu'au lendemain », détaille-t-elle.

    27 000 produits Trésors d'Afrique vendus

    Ce mucilage, un jus épais issu du gombo, est intégré à plusieurs produits : shampoings, crèmes pour le visage ou pour le corps... Très hydratant, le légume se révèle aussi un puissant anti-âge. « De la même manière que le baobab traite l'acné et la peau grasse, le gombo, son travail, c'est l'anti-âge. À partir de 25 ans, on commence à ne plus avoir le collagène dont on en a besoin pour avoir une peau lisse et tout ce qui va avec. Donc le gombo est là pour compléter cela », promeut-elle.

    Ce secret est encore méconnu au Sénégal, où le gombo reste surtout associé à la soupe kandia. Seules quelques femmes l'utilisent déjà pour nourrir leurs cheveux. Chaque année, 27 000 produits Trésors d'Afrique sont vendus dans plusieurs points de vente au Sénégal, mais également en ligne vers l'étranger. « D'après les études qu'on a fait, ce sont les étrangers, les expatriés et même les Sénégalais qui viennent de l'extérieur qui achètent plus nos produits. La marque, malheureusement, est connue plus à l'étranger qu'au Sénégal », note Ndeye Ndiapaly Diouf.

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    Le marché global des cosmétiques pour l'Afrique est en plein boom

    Pour les producteurs, c'est une nouvelle filière pleine de promesses. À Thiès, Mamour Gueye, producteur de gombos qui exporte une partie de sa production vers la France, y voit un débouché local bienvenu.

    « C'est plus avantageux de vendre sur le marché local que de faire de l'export », assure l'agriculteur. « Sur le marché local, il n'y a pas de contrainte. Par contre, quand tu envoies ton gombo, deux jours après, on te fait des réclamations sur le noircissement du produit. Tout ne peut pas aller à l'exportation. Donc s'il y a de la transformation, c'est vraiment une bonne chose », poursuit Mamour Gueye.

    Le marché global des cosmétiques pour l'Afrique est en plein boom. Il devrait passer de 3,87 milliards de dollars en 2024 à plus de 7 milliards en 2033.

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  • RDC: comment l'EGC tente d'assainir l'exploitation artisanale du cobalt à Kolwezi
    2026/02/26

    Alors que les minerais critiques de la RDC sont l'objet de toutes les convoitises, l'Entreprise générale du Cobalt (EGC) renforce sa mission d'assainir la filière artisanale du minerai bleu. En novembre 2025, elle a exporté 1 000 tonnes de cobalt qualifié de « propre » provenant du secteur artisanal. De l'extraction à la commercialisation, l'entreprise applique un processus de traçabilité et de contrôle, mais se heurte à plusieurs défis.

    Avec notre envoyée spéciale à Kolwezi, Denise Maheho

    Il y a sept ans, la République démocratique du Congo lançait l'Entreprise générale du cobalt, l'EGC. L'objectif était clair : remettre de l'ordre dans l'exploitation artisanale de ce minerai stratégique, indispensable aux batteries et à la transition énergétique.

    Depuis l'an dernier, l'EGC s'approvisionne auprès de deux coopératives minières, installées sur les sites artisanaux agréés de Kamilombe et de « Menuiserie », à Kolwezi. Pour les autres, la porte n'est pas fermée, mais le passage est strictement encadré.

    « Il faut d'abord qu'on fasse une conformité administrative pour s'assurer que cette coopérative est en règle avec l'État, explique Raphael Mbaya, consultant assistant à la direction de conformité de l'EGC. Il faut aussi que l'on s'assure que la coopérative travaille sur un site protégé, qui lui est octroyé par l'État à travers le service de Saemape (Service d'assistance et d'encadrement des exploitants miniers artisanaux, NDLR) qui lui délivre un avis technique. Et puis, en menant une enquête, on s'assure qu'il n'y a pas de travail des enfants, ni de présence de militaires sur le site. »

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    Absence des zones d'exploitation artisanale

    L'EGC veut tracer, sécuriser et moraliser toute la chaîne. À Kolwezi, la coopérative Comakat est justement en discussion avec l'entreprise publique. Pour ses responsables, un partenariat avec l'EGC pourrait changer la donne. « Ce que nous avons toujours déploré, regrette Michel Bizimungu, le directeur général adjoint de la Comakat, c'est la minoration de la teneur de nos produits. Nous croyons qu'avec l'EGC, la situation va s'améliorer. »

    Ces dernières années, les mineurs artisanaux sont souvent accusés de voler des minerais dans les concessions des entreprises minières. « À ce stade, on ne peut pas parler de l'assainissement de l'exploitation tant qu'il n'y a pas de zones octroyées aux mineurs artisanaux », explique Josué Kashal, directeur du centre d'aide juridico-judiciaire à Kolwezi. En 2024, la Gécamines a officiellement cédé cinq carrés miniers à l'EGC. Mais ces sites nécessitent des travaux de sondage et de découverture.

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