『Afrique, mémoires d'un continent』のカバーアート

Afrique, mémoires d'un continent

Afrique, mémoires d'un continent

著者: RFI
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10月19日まで。※適用条件あり

Afrique, mémoires d'un continent explore l’histoire à travers les siècles et jusqu’à aujourd’hui. Historiens, universitaires et spécialistes expliquent et racontent, sans tabous et à rebours des clichés, comment le passé éclaire le présent. Une émission présentée par Elgas, en collaboration avec Delphine Michaud. Réalisation : Taguy M’Fah Traoré. *** Diffusions vers toutes cibles les dimanches à 08h10 TU et 22h10 TU (Heure de Paris = TU + 2 en été).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Zeinab Badawi : «L’Afrique doit raconter sa propre histoire»
    2026/10/09

    « Tout le monde est originaire d’Afrique, aussi ce livre s’adresse-t-il à toutes et à tous ». Telle est la devise de Zeinab Badawi, l’invitée ce dimanche de la mémoire du continent, auteure d'Une histoire africaine de l’Afrique. Plus de 500 pages pour raconter l’histoire d’un continent, de l’aube du l’humanité aux indépendances.

    Avec la participation de Zeinab Badawi, présidente de la School of Oriental and African Studies (SOAS) à Londres et auteure d' Une histoire africaine de l’Afrique (éd. du Faubourg).

    Nos remerciements aux Rendez-vous de l'histoire de Blois pour leur accueil.

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  • Le Congo colonial, terre d’Islam : écrits, savoirs, talismans
    2026/10/16
    Le Congo, fin du XIXe siècle. Si l’histoire de la colonisation belge de ce vaste territoire béni par son ascendance royale avec le royaume Kongo a été très étudiée, celle des chemins de l’Islam dans ces terres est, elle, méconnue. Et pourtant elle est réelle. Par quelles routes l’Islam a-t-il pu élire domicile au Congo ? Quels en ont été les véhicules et quels en sont les héritages ? Avec la participation de Xavier Luffin, professeur de langue et de littérature arabes à l'Université libre de Bruxelles, membre de l'Académie royale de Belgique et de l'Académie royale des sciences d'Outre-mer, auteur de Savoirs musulmans au Congo colonial : textes occultes, écriture arabe et talismans (éd. Académie royale des sciences lettres). Pour aller plus loin : Notre invité Xavier Luffin revient sur la présence ancienne de l’écriture arabe et des savoirs musulmans en Afrique centrale, notamment au Congo. En étudiant des lettres, des manuscrits et des livres conservés dans les musées et les archives belges, notamment au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren, il met au jour un patrimoine documentaire largement méconnu. Ses enquêtes l’ont également conduit en République démocratique du Congo, notamment à Kindu, Kasongo, Kisangani et dans la province de la Tshopo, où il a retrouvé des documents anciens rédigés en caractères arabes. Si les plus anciens manuscrits congolais conservés remontent aux années 1880, leur circulation aurait commencé dès les années 1860. Cette diffusion s’explique principalement par trois voies : l’arrivée de commerçants arabo-swahilis depuis la côte est-africaine, l’installation de commerçants soudanais, tchadiens et égyptiens dans le nord-est du Congo, et la présence de soldats musulmans ainsi que de travailleurs lettrés originaires d’autres régions d’Afrique, mobilisés durant la période coloniale. Ces échanges ont contribué à l’implantation de l’écriture arabe et à la diffusion de savoirs religieux bien avant la généralisation de l’écriture latine dans certaines régions. Coran, talismans et traditions orales : des savoirs pluriels Les documents retrouvés comprennent des exemplaires du Coran, des divisions destinées à faciliter son apprentissage, des ouvrages juridiques, des textes expliquant comment utiliser des versets coraniques, des lettres sacrées pour confectionner des talismans, des formules de protection ou des remèdes. Xavier Luffin souligne que ces pratiques existaient également dans d’autres régions du monde musulman, notamment au Maghreb, en Égypte et dans l’Empire ottoman. Elles témoignent de la coexistence, au sein de l’islam, de conceptions plus rigoristes et d’autres qui intègrent certaines pratiques ésotériques à la vie religieuse. Au Congo, les mêmes lettrés pouvaient enseigner le Coran et transmettre des connaissances relatives aux talismans. La colonisation belge et la mémoire d’un patrimoine dispersé Les relations entre les autorités coloniales belges et les communautés musulmanes ont évolué au fil du temps. Au début de la colonisation, les Européens empruntaient les routes commerciales des Swahilis et sollicitaient même l’aide du sultan de Zanzibar. Mais les conflits des années 1892-1894, désignés dans les sources belges comme la « campagne arabe », ont profondément modifié cette relation. Dès lors, les communautés musulmanes sont progressivement perçues par l’administration coloniale comme une menace politique et comme des concurrentes des missions chrétiennes, auxquelles une place centrale est accordée dans l’enseignement. Dans les années 1930 à 1950, plusieurs publications coloniales présentent ainsi l’islam comme un « problème » ou un « danger ». Cette histoire soulève également la question de la conservation et de la restitution des archives. Certains documents conservés en Belgique y sont arrivés par des voies légitimes, notamment lorsqu’il s’agissait de correspondances adressées aux autorités coloniales. D’autres livres ont cependant été récupérés après des batailles, dans des villes vaincues, puis emportés comme trophées par des officiers.
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    39 分
  • Les Suds à l’épreuve des pensées décoloniales : de l’Amérique à l’Afrique
    2026/10/02

    Dans les années 1990, une idée émerge. Celle de déconstruire la colonisation et sa domination à travers ce qui reste comme la matrice, à savoir la colonialité du savoir. Ces pensées décoloniales ont leurs théoriciens. Ils s’appellent Anibal Quijano, ou encore Walter Mignolo, et ils reprennent un ouvrage ancien, politique, philosophique qui puise aussi dans les révoltes antérieures des colonisés pour proposer un nouveau chemin de résistance.

    Avec la participation de Lissell Quiroz, historienne péruvienne, enseignante à l’université de Cergy et co-auteure de « Les pensées décoloniales – Une introduction aux théories critiques d’Amérique latine » (éd. La découverte)

    Pour aller plus loin

    A la fin des années 1990, les pensées décoloniales apparaissent en Amérique latine. Elles cherchent à déconstruire les héritages de la colonisation et la domination occidentale en appuyant notamment leur réflexion sur la notion de « colonialité du pouvoir » développée par Aníbal Quijano.

    L’année 1492, date à laquelle les Européens ont découvert l'existence de l'Amérique, est présentée par l'historienne Lissell Quiroz comme un moment fondateur de cette histoire coloniale. Les puissances espagnole et portugaise vont imposer progressivement leur domination sur le continent américain, entraînant génocide, destruction des cultures et bouleversements démographiques majeurs : en 70 ans, 90% de la population est exterminée.

    Une réflexion nourrie par les luttes sociales

    Les pensées décoloniales s’inscrivent dans une longue histoire intellectuelle. Tandis que Frantz Fanon cherche à comprendre les effets psychologiques, culturels et politiques de la domination coloniale, Edward Saïd analyse la construction de l’opposition entre Occident et Orient.

    Les penseurs décoloniaux reprennent certaines de ces analyses tout en reprochant aux études postcoloniales de ne pas remonter suffisamment aux débuts de la colonisation américaine. Ils sont également influencés par la pensée marxiste, les théories de la dépendance, la théologie de la libération et les mouvements sociaux.

    La décolonialité ne se contente pas d'étudier le passé : elle cherche aussi à transformer les structures actuelles de domination et interroge notamment les musées, les systèmes éducatifs, les savoirs et la manière dont l’histoire est racontée et transmise.

    Des résonances entre l’Amérique latine et l’Afrique

    Il existe de nombreux points communs entre les expériences latino-américaine et africaine. Néanmoins, selon Lissell Quiroz, l’Afrique conserve davantage de langues, de traditions et de traces culturelles anciennes que l’Amérique latine.

    Enfin l'historienne revient sur les critiques émises à l'encontre des pensées décoloniales, accusées selon leurs détracteurs d’essentialisme ou de « wokisme ».

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    39 分
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