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Afrique, mémoires d'un continent

Afrique, mémoires d'un continent

著者: RFI
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概要

Afrique, mémoires d'un continent explore l’histoire à travers les siècles et jusqu’à aujourd’hui. Historiens, universitaires et spécialistes expliquent et racontent, sans tabous et à rebours des clichés, comment le passé éclaire le présent. Une émission présentée par Elgas, en collaboration avec Delphine Michaud. Réalisation : Taguy M’Fah Traoré. *** Diffusions vers toutes cibles les dimanches à 08h10 TU et 22h10 TU (Heure de Paris = TU + 1 en hiver).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • De Carthage à 1830, la Tunisie au fil des influences
    2026/01/28

    Direction le Nord de l’Afrique pour raconter la Tunisie, de Carthage à 1830. Une histoire fascinante pour avoir abrité dominations romaine, arabe, ottomane ou encore française, faite de bouleversements, de rebondissements, de guerres, de traités de paix. Comment ce petit pays, à la géographie singulière, a-t-il façonné ses identités ? De quelles façons sa morphologie, sa position et ses caractéristiques expliquent-elles son histoire ?

    Avec la participation de l’historienne Sophie Bessis, autrice de « Histoire de la Tunisie : de Carthage à nos jours » (éd.Tallandier)

    Pour en savoir plus : Une histoire façonnée par la géographie et les conquêtes

    La Tunisie possède une histoire d’une grande richesse, marquée par des conquêtes, des résistances et des influences multiples. Sa position géographique, à la pointe nord-est de l’Afrique et au cœur de la Méditerranée, en fait un espace ouvert sur l’extérieur. Cette situation explique la succession de dominations – phénicienne, romaine, arabe, ottomane et française – qui ont profondément façonné ses identités. Plus qu’une « exception », Sophie Bessis préfère parler de singularité tunisienne, construite dans le temps long, sans référence à une norme universelle.

    Carthage et l’Antiquité : un héritage fondateur

    Carthage, fondée dans le cadre de l’expansion phénicienne, devient une grande puissance maritime et commerciale. Sa civilisation punique résulte d’un mélange entre apports phéniciens et populations berbères locales. Malgré sa puissance, Carthage entre en conflit avec Rome lors des guerres puniques, dont la figure emblématique est Hannibal. Battue définitivement en 146 av. J.-C., Carthage est détruite, mais son héritage perdure dans l’Afrique romaine, fortement urbanisée, prospère et christianisée, donnant naissance à de grandes figures comme Saint Augustin.

    De l’islamisation à la Tunisie contemporaine

    La conquête arabe, plus lente qu’en Orient, s’explique par la fragmentation politique du Maghreb et les résistances berbères. L’islamisation ne s’accompagne pas immédiatement de l’arabisation, qui s’intensifie surtout à partir du XIᵉ siècle. Des villes comme Kairouan et Tunis deviennent des centres majeurs. La Tunisie connaît ensuite des dynasties musulmanes, puis l’intégration à l’Empire ottoman sous la régence de Tunis. L’histoire tunisienne apparaît ainsi comme un « millefeuille » de strates culturelles, dont les héritages multiples continuent de façonner la Tunisie d’aujourd’hui.

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    39 分
  • L’Afrique au cœur de l’âme haïtienne
    2026/01/22

    La mémoire du continent met en miroir deux histoires, deux trajectoires, pour tenter de comprendre les liens entre Haïti et l’Afrique. L’île des Caraïbes entretient avec le continent une relation fondée sur l’héritage historique et identitaire. La société haïtienne est issue en grande partie de populations africaines déportées pendant l’esclavage, et cette origine se reflète dans les valeurs, les croyances et les pratiques culturelles du pays.

    L’indépendance d’Haïti en 1804 a aussi eu une portée symbolique pour l’Afrique, en ouvrant la voie à l’émancipation, en inspirant les luttes contre la colonisation et l’esclavage. Aujourd’hui, ces liens se manifestent par des échanges culturels, académiques, politiques et diplomatiques, mais également par un sentiment de parenté historique.

    Avec la participation de :

    - Philomé Robert, journaliste et écrivain, auteur de « Port-au-Prince Cotonou, un écho sans retour » (Caraïbéditions)

    - Céline Labrune-Badiane, historienne et co-autrice de « Les hussards noirs de la colonie » (éd. Karthala).

    Pour en savoir plus :

    Cette émission met en parallèle deux trajectoires historiques et culturelles pour éclairer la profondeur des relations entre Haïti et l’Afrique. Née de l’esclavage et de la déportation, cette relation est à la fois charnelle, spirituelle et historique. Haïti, première République noire indépendante en 1804, s’est imposée comme un symbole universel de lutte et d’émancipation, tout en conservant en son sein de puissants héritages africains transmis par les captifs : croyances, valeurs, cultures et résistances.

    Circulations intellectuelles et diasporas haïtiennes en Afrique

    À partir de la fin du XIXᵉ siècle, et surtout après la Seconde Guerre mondiale, des intellectuels, artistes et professionnels haïtiens migrent vers l’Afrique, notamment lors des indépendances. Cette dynamique s’intensifie sous la dictature de Duvalier, qui pousse de nombreuses élites à l’exil. Des figures majeures comme Jean Price-Mars jouent un rôle central dans l’émergence de la négritude, que Senghor reconnaît comme ayant pris racine à Haïti. Les Haïtiens contribuent alors activement à la construction des nouveaux États africains, en particulier au Sénégal, au Bénin et au Congo, dans les domaines de l’éducation, de la culture, de la médecine et des arts.

    Spiritualité, mémoire et avenir du lien afro-haïtien

    Le vaudou incarne l’un des liens les plus profonds entre Haïti et l’Afrique, survivance spirituelle et matrice de la révolution haïtienne. Cette continuité nourrit un sentiment de retour symbolique ou réel vers la terre des ancêtres, comme en témoigne le roman de Philomé Robert. Malgré des tentatives diplomatiques inabouties, notamment avec l’Union africaine, le lien reste vivant. Pour les intervenants, l’histoire entre Haïti et l’Afrique n’est pas achevée : elle demeure ouverte, à réinventer à travers la culture, la mémoire et de nouvelles formes de coopération.

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    39 分
  • Noirs d’Europe : cinq siècles de présence et d’histoire
    2026/01/16

    Avec son invité, l’historien Dieudonné Gnammancou, Elgas retrace les courants qui ont dispersé les Africains dans le monde, et plus particulièrement en Europe, pour former cette diaspora noire dont le profil démographique évolue à travers les siècles. Les représentations, œuvres d’art, pièces de monnaie, vases, entres autres, témoignent d’une histoire longue. Les Égyptiens furent ainsi les premiers peuples africains à entretenir des relations avec les Grecs, avec des influences mutuelles.

    Au fil du temps, cette présence se fera aussi par les soldats, dans l’expansion musulmane en Espagne et sa péninsule ibérique dès le VIIème siècle. Et voici donc ouverts les chemins que les traites et l’esclavage agrandiront.

    Avec la participation de l’historien Dieudonné Gnammankou, enseignant à l’Université Abomey-Calavi au Bénin et auteur de « Abraham Hanibal: l'aïeul noir de Pouchkine » (éd. Présence africaine).

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    Une présence africaine ancienne et continue en Europe

    L’émission retrace l’histoire longue et méconnue de la présence africaine et noire en Europe, bien antérieure à l’esclavage moderne. Dès l’Antiquité, des Africains sont attestés en Grèce, notamment à partir du XIIIè siècle avant Jésus-Christ. Des œuvres d’art, des textes littéraires et des vestiges archéologiques témoignent de liens étroits entre l’Égypte antique, l’Éthiopie et le monde grec. Ces relations reposaient sur des échanges intellectuels, religieux, militaires et commerciaux, favorisant des circulations humaines et culturelles durables. Des auteurs comme Homère ou Hérodote évoquent cette présence, reconnue et intégrée dans les sociétés antiques, avec des phénomènes de métissage et des rôles sociaux variés.

    Des rôles multiples : soldats, savants et figures de pouvoir

    Au fil des siècles, les Africains en Europe ont occupé des fonctions diverses : soldats lors des guerres antiques et médiévales, intellectuels, artistes, religieux et dirigeants. L’expansion arabo-musulmane à partir du VIIè siècle accélère cette dynamique, notamment en Espagne et en Méditerranée, où des milliers de soldats africains s’installent durablement. Des figures majeures émergent, comme Ziryab à Cordoue ou Juan Latino à Grenade, mais aussi des papes africains, des empereurs romains et des penseurs influents. Cette réalité contredit l’idée réductrice selon laquelle toute présence noire en Europe serait exclusivement liée à l’esclavage.

    Esclavage, diaspora et mémoire contemporaine

    À partir du XVè siècle, la traite négrière atlantique marque un tournant majeur et transforme profondément le regard européen sur l’Afrique et les Africains. Si l’esclavage explique une partie des flux, il ne résume pas l’histoire des diasporas africaines en Europe. Des relations diplomatiques, éducatives et politiques persistent, comme l’illustrent les parcours d’élites africaines envoyées dans les cours européennes.

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    39 分
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