『Afrique, mémoires d'un continent』のカバーアート

Afrique, mémoires d'un continent

Afrique, mémoires d'un continent

著者: RFI
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10月19日まで。※適用条件あり

Afrique, mémoires d'un continent explore l’histoire à travers les siècles et jusqu’à aujourd’hui. Historiens, universitaires et spécialistes expliquent et racontent, sans tabous et à rebours des clichés, comment le passé éclaire le présent. Une émission présentée par Elgas, en collaboration avec Delphine Michaud. Réalisation : Taguy M’Fah Traoré. *** Diffusions vers toutes cibles les dimanches à 08h10 TU et 22h10 TU (Heure de Paris = TU + 2 en été).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Les Suds à l’épreuve des pensées décoloniales : de l’Amérique à l’Afrique
    2026/10/02

    Dans les années 1990, une idée émerge. Celle de déconstruire la colonisation et sa domination à travers ce qui reste comme la matrice, à savoir la colonialité du savoir. Ces pensées décoloniales ont leurs théoriciens. Ils s’appellent Anibal Quijano, ou encore Walter Mignolo, et ils reprennent un ouvrage ancien, politique, philosophique qui puise aussi dans les révoltes antérieures des colonisés pour proposer un nouveau chemin de résistance.

    Avec la participation de Lissell Quiroz, historienne péruvienne, enseignante à l’université de Cergy et co-auteure de « Les pensées décoloniales – Une introduction aux théories critiques d’Amérique latine » (éd. La découverte)

    Pour aller plus loin

    A la fin des années 1990, les pensées décoloniales apparaissent en Amérique latine. Elles cherchent à déconstruire les héritages de la colonisation et la domination occidentale en appuyant notamment leur réflexion sur la notion de « colonialité du pouvoir » développée par Aníbal Quijano.

    L’année 1492, date à laquelle les Européens ont découvert l'existence de l'Amérique, est présentée par l'historienne Lissell Quiroz comme un moment fondateur de cette histoire coloniale. Les puissances espagnole et portugaise vont imposer progressivement leur domination sur le continent américain, entraînant génocide, destruction des cultures et bouleversements démographiques majeurs : en 70 ans, 90% de la population est exterminée.

    Une réflexion nourrie par les luttes sociales

    Les pensées décoloniales s’inscrivent dans une longue histoire intellectuelle. Tandis que Frantz Fanon cherche à comprendre les effets psychologiques, culturels et politiques de la domination coloniale, Edward Saïd analyse la construction de l’opposition entre Occident et Orient.

    Les penseurs décoloniaux reprennent certaines de ces analyses tout en reprochant aux études postcoloniales de ne pas remonter suffisamment aux débuts de la colonisation américaine. Ils sont également influencés par la pensée marxiste, les théories de la dépendance, la théologie de la libération et les mouvements sociaux.

    La décolonialité ne se contente pas d'étudier le passé : elle cherche aussi à transformer les structures actuelles de domination et interroge notamment les musées, les systèmes éducatifs, les savoirs et la manière dont l’histoire est racontée et transmise.

    Des résonances entre l’Amérique latine et l’Afrique

    Il existe de nombreux points communs entre les expériences latino-américaine et africaine. Néanmoins, selon Lissell Quiroz, l’Afrique conserve davantage de langues, de traditions et de traces culturelles anciennes que l’Amérique latine.

    Enfin l'historienne revient sur les critiques émises à l'encontre des pensées décoloniales, accusées selon leurs détracteurs d’essentialisme ou de « wokisme ».

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    39 分
  • Tchad : Idriss Déby, le dernier front
    2026/09/11

    Le 20 avril 2021, le président tchadien Idriss Déby meurt au front où il s’était rendu pour remobiliser ses troupes face à l’avancée fulgurante de la rébellion. Au Tchad, la stupeur est immense : celui qui venait d’être proclamé vainqueur de l’élection présidentielle disparaît brutalement, les armes à la main, au cœur même du conflit. En quelques heures, le pays bascule dans l’incertitude, face à la disparition soudaine du dirigeant qui le gouvernait d’une main de fer depuis plus de trente ans.

    Pour aller plus loin

    Le 20 avril 2021, le président tchadien Idriss Déby est annoncé mort alors qu’il se trouve sur le front. Il aurait succombé à des blessures reçues lors des combats contre la rébellion du Fact (Front pour l'alternance et la concorde au Tchad). La version officielle présente sa mort comme celle d’un chef mort « les armes à la main » mais les circonstances exactes de sa mort restent entourées de mystère.

    Les circonstances controversées de sa disparition

    Après l’annonce officielle, plusieurs hypothèses circulent sur les causes réelles de sa mort : certains évoquent un tir ennemi lors des affrontements avec les rebelles du Fact tandis que d’autres avancent l’hypothèse d’un règlement de comptes au sein de son clan ou de son armée. Une autre théorie évoque même un complot organisé par des responsables proches du pouvoir. Des journalistes de RFI ayant travaillé sur le sujet soulignent l’absence d’éléments suffisamment solides pour confirmer ces hypothèses. Le contexte des combats, le faible nombre de témoins directs et le silence de l’entourage compliquent l’enquête. Le récit officiel est également fragilisé par les trente années de pouvoir autoritaire de Déby. Les investigations journalistiques concluent donc que la vérité définitive reste difficile à établir, même si certains éléments recueillis tendent à confirmer la version d’une mort au front.

    Un héritage politique et militaire

    Idriss Déby était arrivé au pouvoir en 1990 après une longue carrière militaire et une rébellion contre Hissène Habré.

    Pendant trente ans, il dirige le Tchad d’une main ferme en s’appuyant largement une armée réputée courageuse et efficace, mais traversée par des rivalités et des appartenances communautaires.

    Après la mort de Déby, son fils Mahamat Idriss Déby prend la tête d’un Conseil militaire de transition, et reprend ainsi une partie de l’héritage politique et militaire de son père.

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    39 分
  • La revue Présence africaine, carrefour des mondes noirs
    2026/09/18

    À l’occasion du 70ème anniversaire du 1er congrès des écrivains et artistes noirs organisé par Alioune DIOP, fondateur de Présence Africaine, Afrique mémoires d’un continent retrace l’histoire de cette revue qui a joué un rôle majeur dans la diffusion des idées liées à la négritude, aux indépendances africaines et au dialogue entre l’Afrique, les Caraïbes et le reste du monde.

    Avec la participation de :

    • Boniface Mongo-Mboussa, essayiste et critique littéraire, rédacteur en chef de la revue Présence africaine
    • Sarah Frioux-Salgas, archiviste au musée du Quai Branly-Jacques Chirac
    • Diana Alima Cissé, chercheuse associée au programme Afriques de Noria et fondatrice du Festival International du Film documentaire Gëstu de Dakar.
    Pour aller plus loin

    La revue Présence africaine naît à Paris en 1947 autour d’Alioune Diop, dans un contexte de réflexion sur les mondes noirs et la décolonisation.Le premier numéro, qui paraît en novembre-décembre 1947, constitue rapidement un espace majeur de publication et de débat. Des initiatives comme La Revue du Monde noir et L’Étudiant noir avaient déjà favorisé le rassemblement des intellectuels africains et afro-descendants, mais Alioune Diop reprend cet héritage en cherchant à créer un lieu de dialogue entre différentes générations, langues et sensibilités. Il s’entoure de parrains intellectuels européens de sensibilités diverses, tout en conservant un comité de rédaction essentiellement africain.

    Une revue au cœur des combats intellectuels

    Présence africaine devient à la fois une revue, une maison d’édition, un réseau et une véritable tribune intellectuelle. Elle rassemble des écrivains, chercheurs et militants aux positions parfois très différentes, notamment autour des questions coloniales et culturelles. Sa fonction d’archive est essentielle : elle conserve des textes, poèmes, débats, comptes rendus de livres et témoignages sur les décolonisations. En 1958, la revue publie notamment Le Sang de Bandung, qui dénonce la guerre d’Algérie et les violences coloniales.

    De Bandung aux indépendances : un héritage durable

    En effet la conférence de Bandung en 1955 marque profondément Alioune Diop et nourrit le projet d’un rassemblement culturel des peuples noirs. Cette dynamique conduit au premier Congrès des écrivains et artistes noirs, organisé à la Sorbonne en 1956. Avec 70 participants venus de différentes régions du monde noir, le congrès est présenté comme un "Bandung culturel" dans le prolongement de l’affirmation politique des peuples colonisés.

    Présence africaine accompagne également les indépendances africaines en publiant des numéros spéciaux et des textes consacrés aux nouveaux États, et contribue à faire connaître les interventions des dirigeants africains à l’ONU, otamment grâce à des collections consacrées à l’Afrique et aux dirigeants politiques.

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    39 分
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