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Afrique, mémoires d'un continent

Afrique, mémoires d'un continent

著者: RFI
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Afrique, mémoires d'un continent explore l’histoire à travers les siècles et jusqu’à aujourd’hui. Historiens, universitaires et spécialistes expliquent et racontent, sans tabous et à rebours des clichés, comment le passé éclaire le présent. Une émission présentée par Elgas, en collaboration avec Delphine Michaud. Réalisation : Taguy M’Fah Traoré. *** Diffusions vers toutes cibles les dimanches à 08h10 TU et 22h10 TU (Heure de Paris = TU + 2 en été).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • FLN : l’emblème de la libération de l’Algérie
    2026/10/25

    Né officiellement le 1er novembre 1954, le FLN s’impose comme le principal acteur de la lutte pour l’indépendance algérienne. De Ben Bella à Ferhat Abbas, il se structure politiquement, militairement et diplomatiquement jusqu’aux accords d’Évian. Devenu parti au pouvoir après 1962, il marque durablement l’histoire, la mémoire et l’identité politique de l’Algérie. « Afrique, mémoires d’un continent » raconte, avec les archives, la naissance, l’ascension et l’héritage du FLN, matrice de l’Algérie indépendante.

    Pour aller plus loin :

    Le FLN ne naît pas de rien. Il s’inscrit dans une longue histoire de résistances à la colonisation française et dans la montée du nationalisme algérien au XXè siècle. De Messali Hadj à Ferhat Abbas, plusieurs courants politiques préparent le terrain. En 1954, le CRUA puis le « groupe des 22 » accélèrent le passage à l’action armée. Le 1er novembre marque l’entrée du FLN sur la scène politique et militaire.

    Huit années de guerre et de structuration

    De 1954 à 1962, le FLN devient bien plus qu’un mouvement insurrectionnel. Il organise ses combattants, structure le territoire en wilayas, développe une diplomatie internationale et se dote d’institutions politiques.

    Le congrès de la Soummam en 1956, la bataille d’Alger, puis la création du GPRA en 1958 illustrent cette montée en puissance. Face à la France, le mouvement finit par s’imposer comme l’interlocuteur central des négociations qui conduisent aux accords d’Évian.

    De l’indépendance à l’héritage politique

    L’indépendance de 1962 ouvre une nouvelle période. Le FLN passe du statut de mouvement de libération à celui de force dominante du nouvel État algérien. Les rivalités entre figures de la révolution, de Ben Bella à Boudiaf ou Boumédiène, montrent cependant que la victoire ne met pas fin aux divisions. Au-delà du pouvoir, le FLN laisse un héritage durable : une mémoire, un récit national et une légitimité révolutionnaire qui continuent de structurer l’histoire politique algérienne.

    Bibliographie sélective :

    Livres :

    • Mohammed Harbi, Aux origines du Front de Libération Nationale : la scission du PPA-MTLD. Contribution à l’histoire du populisme révolutionnaire en Algérie, éditions Bouchène, 1975
    • Benjamin Stora, Histoire de l'Algérie coloniale (1830-1954), éditions La Découverte, 2004

    • Emmanuelle Colin-Janvoine et Stéphanie Derozier, Le financement du FLN pendant la guerre d’Algérie 1954-1962, éditions Bouchène, 2008.

    Articles :

    • Gilbert Meynier, « Le FLN/ALN dans la guerre d'indépendance : un monopole de la violence ? », in Histoire de l'Algérie à la période coloniale, éditions la Découverte, 2014
    • Malika Rahal, « Du PPA-MTLD au FLN ? », in Histoire de l'Algérie à la période coloniale, éditions la Découverte, 2014

    • Vincent Jacquet, « D’instrument de propagande à miroir de la guerre d’Algérie : l’équipe de football du Front de Libération Nationale, 1954-1962 », in Bulletin de l'Institut Pierre Renouvin, 2018.

    Archives sonores :

    Avec les témoignages d'Ahmed Ben Bella, Ferhat Abbas, Mohamed Boudiaf, Houari Boumédiène, Mohammed Harbi, Louisette Ighilahriz, Benjamin Stora, François Mitterrand et Charles de Gaulle.

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    39 分
  • Le Congo colonial, terre d’Islam : écrits, savoirs, talismans
    2026/10/16
    Le Congo, fin du XIXe siècle. Si l’histoire de la colonisation belge de ce vaste territoire béni par son ascendance royale avec le royaume Kongo a été très étudiée, celle des chemins de l’Islam dans ces terres est, elle, méconnue. Et pourtant elle est réelle. Par quelles routes l’Islam a-t-il pu élire domicile au Congo ? Quels en ont été les véhicules et quels en sont les héritages ? Avec la participation de Xavier Luffin, professeur de langue et de littérature arabes à l'Université libre de Bruxelles, membre de l'Académie royale de Belgique et de l'Académie royale des sciences d'Outre-mer, auteur de Savoirs musulmans au Congo colonial : textes occultes, écriture arabe et talismans (éd. Académie royale des sciences lettres). Pour aller plus loin : Notre invité Xavier Luffin revient sur la présence ancienne de l’écriture arabe et des savoirs musulmans en Afrique centrale, notamment au Congo. En étudiant des lettres, des manuscrits et des livres conservés dans les musées et les archives belges, notamment au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren, il met au jour un patrimoine documentaire largement méconnu. Ses enquêtes l’ont également conduit en République démocratique du Congo, notamment à Kindu, Kasongo, Kisangani et dans la province de la Tshopo, où il a retrouvé des documents anciens rédigés en caractères arabes. Si les plus anciens manuscrits congolais conservés remontent aux années 1880, leur circulation aurait commencé dès les années 1860. Cette diffusion s’explique principalement par trois voies : l’arrivée de commerçants arabo-swahilis depuis la côte est-africaine, l’installation de commerçants soudanais, tchadiens et égyptiens dans le nord-est du Congo, et la présence de soldats musulmans ainsi que de travailleurs lettrés originaires d’autres régions d’Afrique, mobilisés durant la période coloniale. Ces échanges ont contribué à l’implantation de l’écriture arabe et à la diffusion de savoirs religieux bien avant la généralisation de l’écriture latine dans certaines régions. Coran, talismans et traditions orales : des savoirs pluriels Les documents retrouvés comprennent des exemplaires du Coran, des divisions destinées à faciliter son apprentissage, des ouvrages juridiques, des textes expliquant comment utiliser des versets coraniques, des lettres sacrées pour confectionner des talismans, des formules de protection ou des remèdes. Xavier Luffin souligne que ces pratiques existaient également dans d’autres régions du monde musulman, notamment au Maghreb, en Égypte et dans l’Empire ottoman. Elles témoignent de la coexistence, au sein de l’islam, de conceptions plus rigoristes et d’autres qui intègrent certaines pratiques ésotériques à la vie religieuse. Au Congo, les mêmes lettrés pouvaient enseigner le Coran et transmettre des connaissances relatives aux talismans. La colonisation belge et la mémoire d’un patrimoine dispersé Les relations entre les autorités coloniales belges et les communautés musulmanes ont évolué au fil du temps. Au début de la colonisation, les Européens empruntaient les routes commerciales des Swahilis et sollicitaient même l’aide du sultan de Zanzibar. Mais les conflits des années 1892-1894, désignés dans les sources belges comme la « campagne arabe », ont profondément modifié cette relation. Dès lors, les communautés musulmanes sont progressivement perçues par l’administration coloniale comme une menace politique et comme des concurrentes des missions chrétiennes, auxquelles une place centrale est accordée dans l’enseignement. Dans les années 1930 à 1950, plusieurs publications coloniales présentent ainsi l’islam comme un « problème » ou un « danger ». Cette histoire soulève également la question de la conservation et de la restitution des archives. Certains documents conservés en Belgique y sont arrivés par des voies légitimes, notamment lorsqu’il s’agissait de correspondances adressées aux autorités coloniales. D’autres livres ont cependant été récupérés après des batailles, dans des villes vaincues, puis emportés comme trophées par des officiers.
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    39 分
  • Zeinab Badawi : «L’Afrique doit raconter sa propre histoire»
    2026/10/09

    « Tout le monde est originaire d’Afrique, aussi ce livre s’adresse-t-il à toutes et à tous ». Telle est la devise de Zeinab Badawi, l’invitée ce dimanche de la mémoire du continent, auteure d'Une histoire africaine de l’Afrique. Plus de 500 pages pour raconter l’histoire d’un continent, de l’aube du l’humanité aux indépendances.

    Avec la participation de Zeinab Badawi, présidente de la School of Oriental and African Studies (SOAS) à Londres et auteure d' Une histoire africaine de l’Afrique (éd. du Faubourg).

    Nos remerciements aux Rendez-vous de l'histoire de Blois pour leur accueil.

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    39 分
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