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Afrique, mémoires d'un continent

Afrique, mémoires d'un continent

著者: RFI
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2026年5月12日まで。4か月目以降は月額1,500円で自動更新します。

概要

Afrique, mémoires d'un continent explore l’histoire à travers les siècles et jusqu’à aujourd’hui. Historiens, universitaires et spécialistes expliquent et racontent, sans tabous et à rebours des clichés, comment le passé éclaire le présent. Une émission présentée par Elgas, en collaboration avec Delphine Michaud. Réalisation : Taguy M’Fah Traoré. *** Diffusions vers toutes cibles les dimanches à 08h10 TU et 22h10 TU (Heure de Paris = TU + 2 en été).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Paroles d'aînés : l'Afrique en 4 dates selon Souleymane Bachir Diagne
    2026/04/03

    Afrique mémoires d'un continent donne la parole aux aînés, femmes et hommes, aux savoirs précieux, pour qu'ils nous racontent l'histoire de l'Afrique et le rapport qu'ils entretiennent avec le continent. Chacune de ses grandes voix du continent reviendra sur quatre séquences de son choix, quatre moments cruciaux qui les ont marqués, travaillés, inspirés.

    Souleymane Bachir Diagne, penseur et philosophe sénégalais, auteur de "Comment philosopher en Islam" (éd. Philippe Rey) et "Universaliser" (éd. Albin Michel)

    Pour aller plus loin

    L’émission propose une plongée originale dans l’histoire de l’Afrique à travers la parole de grandes figures intellectuelles. L’idée est de donner la voix à des penseurs du continent afin qu’ils racontent leur rapport à l’histoire, en sélectionnant des dates marquantes. Ces moments clés permettent de mieux comprendre non seulement le passé africain, mais aussi les trajectoires personnelles de ceux qui le racontent.

    Cette démarche met en lumière une histoire dynamique, inscrite dans les circulations du monde. Elle montre que la mémoire africaine ne se limite pas à des événements figés, mais qu’elle est portée par des expériences, des réflexions et des engagements intellectuels.

    Quatre dates pour comprendre l’Afrique

    Le philosophe Souleymane Bachir Diagne choisit quatre moments emblématiques. Le premier est le pèlerinage de Mansa Moussa au XIVe siècle. Cet événement révèle une Afrique ouverte, connectée, engagée dans des échanges intellectuels, commerciaux et diplomatiques. Il rappelle que le Sahara était un espace de circulation et non une frontière.

    La deuxième date, 1830, marque la conquête de l’Algérie par la France. Elle symbolise le début de la colonisation moderne du continent, caractérisée par la violence, la domination et les résistances locales.

    La troisième date, 1956, correspond au premier congrès des écrivains et artistes noirs à Paris. Ce moment incarne une prise de parole collective des peuples colonisés, affirmant leur place dans l’histoire et revendiquant un universel partagé.

    Enfin, 1990, avec la libération de Nelson Mandela, représente un tournant majeur. Cet événement incarne l’espoir, la réconciliation et une nouvelle vision politique fondée sur l’humanisme et le concept d’Ubuntu.

    Entre histoire, identité et universel

    À travers ces dates, se dessine une réflexion profonde sur l’histoire africaine et son rôle dans le monde. L’Afrique apparaît comme un espace de savoirs, de résistances et de renouveau. Chaque moment choisi éclaire une dimension essentielle : l’ouverture, la domination, l’émancipation et la réconciliation.

    L’ensemble invite à repenser l’universel comme une construction collective. Cette mémoire plurielle montre que l’histoire du continent africain est indissociable de celle du monde et qu’elle continue d’inspirer les générations présentes et futures.

    En partenariat avec Retronews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France.

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    39 分
  • Air Afrique : ascension et faillite d’une ambition panafricaine
    2026/03/27

    Dans le souffle et l’élan des indépendances africaines dans les années 1960, un rêve prend forme, donner au panafricanisme quelque chose de concret. Et c’est dans le ciel que ce rêve est ratifié en 1961 avec la naissance de la compagnie Air Afrique. Une fierté, un miroir des ambitions d’un continent qui, après 20 années de trajectoire ascendante, entre dans un tunnel de difficultés internes et doit faire face à des conjonctures internationales délicates.

    Pour aller plus loin

    La naissance d’un rêve panafricain

    En 1961, à Yaoundé, onze États africains fondent Air Afrique, une compagnie aérienne multinationale destinée à relier le continent et à affirmer son autonomie. Ce projet symbolise une volonté politique forte : permettre à l’Afrique de « voler de ses propres ailes ». Soutenue notamment par Air France et d’autres partenaires, la compagnie démarre avec des moyens limités mais une grande ambition. Elle met en place des formations pour africaniser ses cadres et développe progressivement un réseau reliant les capitales africaines et l’Europe. Rapidement, Air Afrique devient un symbole de fierté continentale et d’unité.

    L’âge d’or et les premières fragilités

    Entre les années 1960 et 1980, Air Afrique connaît une croissance importante. Elle élargit son réseau, transporte des dirigeants, développe son image de marque et incarne une modernité africaine. Cependant, des fragilités apparaissent : dépendance technique vis-à-vis de la France, centralité de Paris dans son réseau, difficultés à développer les liaisons intra-africaines. Par ailleurs, des tensions émergent entre États membres, certains quittant la compagnie. La gestion devient progressivement plus complexe, marquée par des rivalités politiques, des déséquilibres de pouvoir et des problèmes de gouvernance. Malgré ses succès, la compagnie doit faire face à des défis structurels liés à son modèle multinational.

    Déclin et disparition d’un symbole

    À partir des années 1980, les difficultés s’accentuent : dettes importantes, mauvaise gestion, sureffectifs et abus internes fragilisent l’entreprise. Les crises économiques, comme la dévaluation du franc CFA et les chocs pétroliers, aggravent la situation. Les tentatives de redressement se multiplient, avec des réformes et même la nomination de dirigeants étrangers, mais sans succès durable. La concurrence internationale, les tensions politiques entre États et une gouvernance instable accélèrent le déclin. Finalement, au début des années 2000, Air Afrique est liquidée. Son histoire reste toutefois emblématique : celle d’un grand rêve panafricain confronté aux réalités économiques, politiques et structurelles du continent.

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    39 分
  • Bénin : sens des biens culturels spoliés et processus de restitution
    2026/03/20

    Afrique, mémoires d’un continent propose ce dimanche un état des lieux de la restitution des biens culturels spoliés, particulièrement ceux du Bénin. Tandis que le processus de retour est enclenché, quels sont les enjeux ? Quelles réticences ? Et que représentent ces objets ? Quel est leur sens et leur genèse ?

    Avec la participation de :

    • Pr Saskia Cousin-Kouton, professeur de Sociologie et Anthropologie à l'Université de Nanterre, auteure de « Ògún et les matrimoines. Histoires de Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Àjàṣẹ » (Presses universitaires de Paris Nanterre)
    • Pr Didier Houénoudé, professeur d’Histoire de l’art à l’Université d’Abomey Calavi et membre du Comité de préfiguration du projet de musée d’art contemporain, auteur de « Quelle mémoire valoriser ? Patrimoine afro-brésilien et tourisme mémoriel au Bénin » (éd. La Sorbonne).
    Pour aller plus loin

    L’émission s’ouvre sur une réflexion autour des biens culturels béninois, souvent qualifiés à tort d’« objets d’art ». Les intervenants expliquent que ces éléments relevaient avant tout de fonctions sociales, politiques et spirituelles. Produits dans le royaume du Danhomé depuis le XVIè siècle, ils servaient à incarner le pouvoir, protéger les communautés ou communiquer avec les ancêtres. Ces « choses » étaient intégrées à des systèmes religieux comme le vodou et possédaient une véritable « vie » : elles naissaient, remplissaient une fonction, puis disparaissaient. Leur transformation en œuvres d’art dans les musées occidentaux, notamment au début du XXè siècle, a donc profondément dénaturé leur sens originel en les figeant et en les décontextualisant.

    Spoliations coloniales et dispersion des biens

    La rupture intervient avec la colonisation à la fin du XIXè siècle. Les biens culturels sont alors saisis lors de campagnes militaires, notamment dès 1892, dans un contexte de violence extrême. Considérés comme butins de guerre, ils sont ensuite envoyés en Europe pour enrichir les musées, souvent sous couvert de « dons » qui occultent leur origine violente.

    Aujourd’hui, ces objets sont dispersés dans de nombreux pays : France, Allemagne, États-Unis, entre autres. Leur inventaire reste incomplet, malgré des accords récents. Dès leur spoliation, des demandes de restitution ont émergé, portées par les familles, les diasporas et les intellectuels africains. Cependant, des obstacles juridiques et politiques ont longtemps freiné ces démarches.

    Restitutions, enjeux actuels et perspectives

    Depuis les années 2010, la dynamique de restitution s’est accélérée, notamment après le rapport Sarr-Savoy et le discours d’Emmanuel Macron en 2017. Le retour de 26 œuvres au Bénin a constitué un moment symbolique fort, suscitant une grande émotion populaire et une réappropriation culturelle, notamment par les communautés traditionnelles.

    Ces restitutions participent à une reconstruction identitaire et historique, essentielle pour les jeunes générations. Elles s’inscrivent aussi dans des enjeux diplomatiques et juridiques, comme la récente loi française encadrant ces retours.

    Enfin, le Bénin développe aujourd’hui une ambitieuse politique muséale (Abomey, Ouidah, Cotonou) pour accueillir ces biens. Au-delà de leur conservation, l’enjeu est de redonner vie à ces « choses », en permettant aux populations de renouer avec leur sens spirituel et culturel.

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    39 分
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