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Afrique, mémoires d'un continent

Afrique, mémoires d'un continent

著者: RFI
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概要

Afrique, mémoires d'un continent explore l’histoire à travers les siècles et jusqu’à aujourd’hui. Historiens, universitaires et spécialistes expliquent et racontent, sans tabous et à rebours des clichés, comment le passé éclaire le présent. Une émission présentée par Elgas, en collaboration avec Delphine Michaud. Réalisation : Taguy M’Fah Traoré. *** Diffusions vers toutes cibles les dimanches à 08h10 TU et 22h10 TU (Heure de Paris = TU + 2 en été).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Bob Denard et les Affreux : les mercenaires de la Françafrique
    2026/05/01

    Mercenaire français devenu figure emblématique des opérations clandestines en Afrique, Bob Denard a marqué de son empreinte l’histoire politique de l’Afrique postcoloniale en participant à plusieurs coups d’État entre les années 1960 et 1990. Du Congo aux Comores, son parcours s’inscrit dans le contexte des indépendances africaines et des rivalités de la guerre froide.

    À ses côtés, les «Affreux», ces mercenaires occidentaux engagés dans différents conflits, soldats de l’ombre engagés dans les luttes de pouvoir, ont joué un rôle souvent discret mais déterminant. Qui étaient-ils vraiment ? Qui finançait ces opérations et quels intérêts servaient-elles ?

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    39 分
  • Afrique, berceau de l’humanité : sur les traces des premiers hommes
    2026/04/23

    La mémoire d’un continent vous propose ce dimanche un voyage dans le temps, au plus près des découvertes qui ont fait de l’Afrique le berceau de l’humanité. Lucy, Selam, Toumaï, Orrorin Tugenensis… Ces fragments ou bouts de squelettes ont permis à la science tout au long du XXème siècle de préciser qui étaient nos ancêtres, il y a plusieurs millions d’années.

    Avec la participation de Brigitte Senut, paléoanthropologue et paléoprimatologue, co-auteure de « Lucy retrouvée » (éd. Flammarion).

    Pour aller plus loin

    La mémoire d'un continent propose un voyage dans le temps pour comprendre les origines de l’humanité, largement situées en Afrique. Les découvertes paléontologiques, notamment en Afrique de l’Est, ont permis d’identifier des ancêtres célèbres comme Lucy, Selam ou encore Toumaï. Ces fossiles montrent que l’humanité partage une origine africaine, probablement orientale, en raison de la concentration des plus anciens restes dans cette région. Toutefois, les scientifiques restent prudents : si l’Afrique est le principal berceau, certaines hypothèses évoquent aussi des origines plus complexes, incluant des migrations entre l’Afrique et l’Eurasie. Ainsi, la science avance avec des certitudes, mais aussi de nombreuses questions.

    La vallée du Rift et les grandes découvertes paléontologiques

    La vallée du Rift joue un rôle central dans ces découvertes. Cette immense fracture géologique, riche en sédiments et en couches volcaniques, a permis la conservation et la datation des fossiles sur plusieurs millions d’années. Grâce à ces conditions exceptionnelles, des espèces anciennes comme les australopithèques ont été mises au jour. La découverte de Lucy en 1974 a marqué un tournant majeur : pour la première fois, un squelette relativement complet permettait de mieux comprendre la morphologie et le mode de vie de nos ancêtres. D’autres fossiles, comme Orrorin Tugenensis ou Selam, ont enrichi cette connaissance, révélant notamment que certains ancêtres combinaient bipédie et aptitude à grimper aux arbres.

    Une histoire complexe, entre débats et évolutions scientifiques

    L’évolution humaine apparaît aujourd’hui comme un processus complexe et non linéaire. Des découvertes comme Toumaï ont suscité des controverses, notamment sur sa place dans l’arbre évolutif. Les scientifiques débattent aussi des filiations entre espèces, car les fossiles sont rares et fragmentaires. Les méthodes de datation, comme le carbone 14, permettent d’estimer leur âge, mais comportent des limites. Par ailleurs, la science doit rester indépendante face aux influences politiques ou idéologiques, et se distinguer des croyances. En définitive, l’histoire de l’humanité est encore incomplète : elle continue de s’écrire au fil des découvertes, révélant une origine commune mais un parcours évolutif riche et complexe.

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    39 分
  • Pouvoirs et résistances sur la côte swahilie au XIXè siècle : le destin du sultanat de Witu
    2026/04/17

    Ce dimanche, les courants du monde nous portent sur la côte est-africaine où la providence de l’océan Indien y a très tôt fait prospérer le commerce et favorisé les rencontres entre peuples. L’historienne Clélia Coret nous raconte l’histoire de cet ensemble Swahili et en particulier celle de son dernier État, le sultanat de Witu.

    Avec la participation de Clélia Coret, historienne et auteure de Écrire l’histoire sur la côte est-africaine au XIXème siècle (éd. La Sorbonne).

    Pour aller plus loin

    La côte est-africaine, s’étendant du sud de la Somalie au nord du Mozambique, constitue depuis des siècles une interface majeure entre l’Afrique et le monde de l’océan Indien. Grâce aux vents de mousson, elle est intégrée à de vastes réseaux commerciaux reliant l’Arabie, l’Inde et la Chine. Dès le VIIIè siècle, des communautés bantoues y fondent des établissements qui se transforment progressivement en cités-États swahilies, urbanisées et islamisées. Ces sociétés partagent des traits communs, comme l’usage du swahili écrit en caractères arabes et une culture urbaine spécifique, tout en restant politiquement indépendantes. Des villes comme Lamu ou Pate illustrent cet essor, marqué par des échanges culturels et économiques intenses. Cependant, au XIXè siècle, des conflits dynastiques et l’intervention de puissances extérieures fragilisent cet équilibre.

    Conflits, alliances et recompositions politiques

    L’expansion du sultanat d’Oman bouleverse profondément la région. Attirés par les richesses comme l’ivoire et les esclaves, les Omanais s’impliquent dans les rivalités locales en soutenant certaines factions. Cela provoque une reconfiguration des pouvoirs au sein des élites swahilies. La bataille de Shela en 1812 marque un tournant : la victoire des alliés omanais entraîne l’exil de certains clans, notamment les Nabahani.

    La naissance et l’organisation du sultanat de Witu

    Fondé en 1862 par Ahmed Simba, le sultanat de Witu est le résultat de ce long processus de recomposition. Installé à l’intérieur des terres, il se distingue par son organisation défensive et son adaptation à l’environnement forestier. Bien que modeste en taille, Witu devient un centre politique dynamique, dirigé par les Nabahani mais reposant sur un équilibre entre différentes élites et un conseil politique. La société y est diverse, incluant agriculteurs, éleveurs, commerçants et esclaves, dans un système d’interdépendance. Malgré son caractère rebelle face à la domination omanaise, le sultanat participe pleinement aux logiques économiques de l’époque, y compris l’esclavage. Enfin, l’arrivée des puissances européennes, notamment après la conférence de Berlin de 1885, marque le début de son déclin, transformant Witu en enjeu colonial et mettant fin à son autonomie à la fin du XIXè siècle.

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    39 分
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