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Chronique des matières premières

Chronique des matières premières

著者: RFI
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概要

Céréales, minerais ou pétrole, les ressources naturelles sont au cœur de l’économie. Chaque jour, la chronique des matières premières décrypte les tendances de ces marchés souvent méconnus.

France Médias Monde
経済学
エピソード
  • L'intelligence artificielle, nouvelle priorité pour la filière du thé en Chine
    2026/03/09

    En Chine, l'intelligence artificielle (IA) s'invite désormais dans les plantations de thé. Une entreprise du Sichuan vient d'inaugurer une usine entièrement automatisée, capable de trier et conditionner les feuilles grâce à l'IA. Une évolution qui illustre la volonté des autorités de moderniser un secteur agricole traditionnel et d'en améliorer la productivité.

    Dans sa nouvelle usine intelligente, la marque Zhuyeqing utilise plusieurs technologies automatisées pour transformer la production de thé. L'un des équipements phares est une machine de tri basée sur l'intelligence artificielle, capable de sélectionner plus de 300 bourgeons de thé par seconde pour sa gamme haut de gamme.

    Grâce à des algorithmes capables d'analyser la forme et la qualité des feuilles, la machine identifie les bourgeons répondant aux critères les plus stricts. Le processus est également automatisé jusqu'à l'emballage : les portions sont pesées avec précision, les sachets remplis d'azote pour préserver la fraîcheur, puis étiquetés afin d'assurer la traçabilité des produits.

    L'IA, nouvelle priorité pour la filière du thé

    Cette transformation s'inscrit dans une stratégie plus large. Dans un document publié en février, les autorités chinoises ont, pour la première fois, mentionné le développement de « l'IA + industrie du thé ». L'objectif est d'introduire davantage de technologies numériques tout au long de la chaîne de production.

    Dans certaines régions, ces innovations sont déjà utilisées. Dans le comté d'Anxi, dans la province du Fujian, des producteurs ont recours à des satellites, au cloud computing et à des capteurs connectés pour surveiller les plantations et optimiser les récoltes.

    Moderniser l'agriculture et soutenir les revenus ruraux

    Pour Pékin, l'enjeu est aussi économique. L'intégration de ces technologies pourrait aider les régions rurales à augmenter leurs revenus tout en répondant à une demande croissante pour des produits standardisés et traçables.

    Selon certaines estimations, l'utilisation d'outils numériques dans les plantations a déjà permis d'augmenter les revenus des producteurs d'environ 15% dans certaines zones. L'intelligence artificielle pourrait ainsi contribuer à transformer progressivement un secteur agricole emblématique de la Chine.

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  • Afrique du Sud: un nouveau terminal va voir le jour pour doper les exportations de manganèse
    2026/03/09

    L'Afrique du Sud passe à la vitesse supérieure sur l'exportation de son manganèse. C'est le premier fournisseur mondial de ce minerai, essentiel pour la sidérurgie, notamment pour traiter et renforcer l'acier. Et il y a quelques jours, le consortium des producteurs de manganèse sud-africains a annoncé son intention de s'associer à la construction d'un nouveau gigantesque terminal d'exportation.

    Le terminal portuaire aura une capacité d'exportation de 16 millions de tonnes de manganèse par an et devrait améliorer la logistique, aujourd'hui talon d'Achille du réseau portuaire sud-africain. Transnet, l'opérateur public des ports et chemins de fer, noue d'ailleurs des partenariats stratégiques pour régler ces problèmes d'efficacité logistique. Le dernier en date remonte à février avec Anvers-Bruges, le deuxième port européen.

    Actuellement, le plus important terminal de manganèse en vrac du pays est à Gqeberha, anciennement Port Elizabeth, sur la côte sud-est. Il traite environ 5,5 millions de tonnes par an, mais il doit être démantelé. La raison : trop de nuisances environnementales et sanitaires liées aux poussières de minerai dispersées par le vent depuis les stocks à ciel ouvert.

    Un projet mené par Transnet avec l'appui de groupes privés

    C'est donc à une vingtaine de kilomètres du port de Ngqura que devrait se construire ce nouveau terminal trois fois plus grand. L'opérateur public de fret ferroviaire et portuaire lancera un appel d'offres en avril pour ce terminal d'exportation.

    Longtemps confronté à des problèmes de gouvernance et de corruption, Transnet ouvre certaines parties de son réseau aux entreprises privées. Avec toujours cet objectif de restaurer ses capacités qui ont fortement diminué ces dernières années et qui ont freiné les exportations de minerais. C'est particulièrement le cas du fer. L'Afrique du Sud a d'ailleurs perdu sa place de troisième exportateur mondial au profit du Canada, il y a deux ans.

    Le manganèse est un minerai stratégique pour l'Afrique du Sud

    Ce minerai est un pilier important du commerce extérieur sud-africain. Le pays représente à lui seul environ 40% des exportations mondiales. L'année dernière, l'Afrique du Sud a même atteint un niveau record d'exportations, avec près de 26 millions de tonnes de minerai de manganèse expédiées à l'étranger, selon les estimations de la principale organisation professionnelle du secteur minier du pays.

    Les exportations sud-africains vont principalement vers la Chine, très gourmande en manganèse, lequel est indispensable à la fabrication de l'acier.

    À lire aussiSulfate de manganèse: le monopole chinois en question

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  • La guerre au Moyen-Orient fait flamber le prix de l'urée, l'engrais le plus utilisé au monde
    2026/03/05
    La guerre au Moyen-Orient ne secoue pas que les marchés des hydrocarbures. Elle provoque aussi une onde de choc sur un secteur moins visible mais tout aussi essentiel : celui des engrais agricoles. En particulier l'urée, l'un des engrais les plus utilisés au monde, fabriqué à partir de gaz naturel. Or une grande partie de la production de cet engrais vient du Moyen-Orient. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le prix de l'urée s'est envolé sur les marchés internationaux. En Égypte, par exemple, indique Michaël Sebag, négociant en engrais pour Orcom à Genève, la tonne est passée de 490 à 660 dollars en dix jours, soit une hausse de plus de 30 %. Le Moyen-Orient est un acteur clé sur le marché de cet engrais, indispensable à l'agriculture. La région concentre à elle seule près de 30 % des exportations mondiales, avec en tête des fournisseurs l'Iran, le Qatar et l'Arabie saoudite. Perturbations sur le transport et la production Avec la fermeture du détroit d'Ormuz et les menaces iraniennes contre les navires marchands, le trafic maritime est quasiment à l'arrêt dans le golfe Persique. Conséquence : presque plus aucun cargo transportant des engrais n'entre ni ne sort de la région. Ce qui fait bondir les prix. Mais les perturbations ne concernent pas seulement le transport, elles touchent aussi la production. Les frappes contre les infrastructures énergétiques désorganisent l'approvisionnement en gaz naturel, une matière première indispensable pour fabriquer l'urée. Au Qatar, la plus grande usine d'urée au monde – exploité par Qatar Energy – a suspendu lundi 2 mars sa production après des attaques de drones. À lire aussiAvec le blocage du détroit d'Ormuz, les marchés redoutent une flambée des prix du pétrole Inquiétudes des importateurs Moins d'urée produite et moins d'urée en circulation a de quoi inquiéter les importateurs. En Asie notamment, où les agriculteurs se préparent pour les semis de céréales. L'Inde est aujourd'hui le premier client du Moyen-Orient pour les engrais. Environ 40 % de ses importations d'urée et d'engrais phosphatés viennent de cette région. En février, New Delhi a d'ailleurs conclu un accord pour la livraison de 1,3 million de tonnes d'urée, dont près de la moitié provenant du Moyen-Orient. Mais avec la guerre, les autorités redoutent déjà des retards de livraison. Elles cherchent donc d'autres fournisseurs, en Égypte ou au Nigeria, eux aussi producteurs d'urée. Effet domino redouté sur les prix alimentaires La tension sur l'offre fait monter les prix partout dans le monde. Moins d'urée disponible, c'est plus de concurrence entre acheteurs et donc des prix qui grimpent. Le prix de l'urée au Nigeria a bondi de 30 % depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. D'après Mounir Halim, président d'Afriqom, une société d'études de marché spécialisée dans les engrais basée à Dubaï, les cours sont passés de 465 à environ 655 dollars la tonne. Les analystes redoutent désormais un effet domino : si les engrais deviennent plus chers, les coûts de production agricoles vont aussi augmenter avec à terme un risque de hausse des prix alimentaires un peu partout dans le monde. À lire aussiFrappes sur l'Iran: le blocage du détroit d'Ormuz met l'économie mondiale sous pression
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