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Chronique des matières premières

Chronique des matières premières

著者: RFI
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概要

Céréales, minerais ou pétrole, les ressources naturelles sont au cœur de l’économie. Chaque jour, la chronique des matières premières décrypte les tendances de ces marchés souvent méconnus.

France Médias Monde
経済学
エピソード
  • Les quotas congolais maintiennent le marché du cobalt sous tension
    2026/02/12
    Après des mois d'interruption, les exportations de cobalt de RDC ont repris, mais à un rythme toujours insuffisant pour répondre aux besoins. Suite à la mise en place de quotas d'exportation mi-octobre, les prix du sulfate de cobalt ont grimpé de 66 % en Chine. Ce que montre l'augmentation des prix du sulfate de cobalt, un des produits issus du raffinage du minerai, c'est que les prix, qui avaient grimpé quand les exportations ont été interdites il y a un an, ne sont pas retombés après la fin de l'interdiction. Car cette reprise sous forme de quotas alloués à chacune des 21 entreprises minières concernées en RDC a immédiatement été perçue comme insuffisante. Le manque s'est confirmé, puisque la mise en œuvre du régime de quotas s'est révélée compliquée et a empêché les volumes alloués au dernier trimestre 2025 d'être exécutés. Le premier camion chargé de cobalt n'aurait finalement quitté le pays que début janvier, selon les informations de l'Institut du cobalt. Au total, pour le premier mois de 2026, seulement une cinquantaine de camions auraient quitté le pays, selon le suivi de Project Blue. « L'organisme de réglementation minière Arecoms ne dispose que d'une poignée d'employés pour effectuer les analyses de l'hydroxyde, ce qui retarde le transport par camion », explique Chris Welch, analyste du marché du cobalt pour Argus Media. ll précise que la hausse des prix du cuivre a également incité les entreprises à privilégier l'exportation de cuivre plutôt que de cobalt par camion. À lire aussiLa RDC organise un forum d'investissement en marge du Mining Indaba en Afrique du Sud Marché déficitaire ? Avec ce nouveau régime de quota en RDC, et le flou qui l'entoure, le marché va rester tendu en ce début d'année, d'autant que le cobalt actuellement expédié n'arrivera probablement pas avant avril ou mai en Chine, pays qui dispose de l'essentiel des capacités de raffinage. Selon l'Institut du cobalt, le marché mondial, hors RDC, en déficit de 53 000 tonnes en 2025, pourrait le rester encore en 2026. Avant de revoir sa stratégie d'exportation, la RDC fournissait les deux tiers du marché mondial, ce qui veut dire que même si l'Indonésie, un autre fournisseur majeur, extrait de plus en plus de minerai – et passe de 21 % de part de marché en 2025 à 35 % en 2026 –, cela ne suffit pas à combler le fossé laissé par la réduction des exportations congolaises. Selon Project Blue, les stocks d'hydroxyde de cobalt en Chine devraient être, fin janvier, de 30 à 40 000 tonnes, et ne devraient donc pas permettre de satisfaire la demande intérieure au-delà de trois mois. Ce n'est qu'à partir du deuxième trimestre que les tensions sur le marché vont donc commencer à s'atténuer, mais les prix pourraient se maintenir à un niveau élevé jusqu'à la fin de l'année puisque le quota annuel d'exportation fixé par la RDC est pour l'instant plafonné à la moitié des niveaux historiques habituels. À lire aussiLes obstacles à l'exportation du cobalt congolais pèsent sur le marché mondial Ralentissement de la croissance de la demande Ce qui va peut-être éviter que les prix ne flambent plus, c'est une hausse plus modeste que prévu de la demande. L'achat de véhicules électriques aux États-Unis est revu à la baisse en raison de la suppression depuis septembre dernier d'un crédit d'impôt de 7500 dollars. Le secteur américain va toujours croître mais de manière modeste (de 3 % en 2025 et de 7 % en 2026). En Europe aussi les ventes de véhicules électriques et donc de batteries ne sont pas à la hauteur des prévisions initiales. Au vu du contexte, l'Institut du cobalt alerte sur un risque d'effondrement de la demande à l'horizon 2027. Une façon peut-être de prévenir ceux qui tiennent le marché qu'à trop restreindre l'offre, ils pourraient indirectement encourager le développement de batteries sans cobalt et provoquer une baisse des besoins. À lire aussiPourquoi les constructeurs automobiles retombent amoureux de l’essence?
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  • En Chine, les huiles usagées valent désormais plus que le kérosène
    2026/02/11

    Longtemps symbole de scandale sanitaire, l’« huile de caniveau » est devenue l’un des carburants les plus convoités de la planète. Recyclée à partir des cuisines et des égouts, l’huile de cuisson usagée alimente aujourd’hui la transition verte de l’aviation – au point de valoir plus cher que le kérosène. Derrière cette métamorphose se dessinent les fragilités d’une décarbonation accélérée sous contrainte.

    Pendant des années, la Chine a incarné le versant sombre de l'« huile de caniveau », recyclée illégalement et réintroduite dans l’alimentation. Rebaptisée UCO (used cooking oil), elle est désormais la principale matière première du carburant d’aviation durable (SAF). Une fois transformée, elle peut être mélangée au carburant fossile sans modifier avions ni infrastructures, tout en réduisant jusqu’à 80% des émissions sur l’ensemble de son cycle de vie.

    Dans un secteur où les alternatives technologiques – hydrogène ou avions électriques – restent lointaines, le remplacement du carburant s’impose comme la voie la plus rapide. Résultat : la demande explose, l’offre reste limitée, et l’UCO devient une ressource rare, parfois plus chère que le carburant conventionnel.

    Une transition verte qui fait grimper la facture

    Mais produire du SAF reste coûteux. Les marges se concentrent en amont, chez les fournisseurs d’UCO et les raffineurs, tandis que les compagnies aériennes absorbent l’essentiel du surcoût. En Europe, où des obligations de mélange sont déjà en vigueur, le prix du SAF peut atteindre jusqu’à cinq fois celui du kérosène.

    Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), cette hausse des coûts pèse lourdement sur un secteur aux marges déjà étroites. Plusieurs compagnies et raffineurs européens demandent désormais un assouplissement du calendrier, craignant qu’une transition trop rapide n’affaiblisse la compétitivité du transport aérien.

    La Chine au centre du jeu

    Premier exportateur mondial d’UCO, la Chine avance prudemment. Elle développe rapidement ses capacités de production de SAF, tout en réservant l’essentiel de ses volumes aux marchés étrangers soumis à des obligations climatiques. À ce stade, Pékin privilégie l’offre plutôt que la contrainte, sans objectif national obligatoire.

    À l’approche de l’entrée en vigueur des règles mondiales en 2027, une question demeure : la Chine imposera-t-elle à son tour des quotas domestiques ? La réponse pèsera lourd sur l’équilibre du marché – et sur le prix du carburant du futur.

    À lire aussiBiocarburant, un marché en plein essor grâce au secteur de l'aérien

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  • Les prix de la pomme de terre européenne pénalisés par l'excédent 2025
    2026/02/10
    C'est une crise qui a débuté l'année dernière et qui a encore des répercussions en 2026 : les pays européens ont produit trop de pommes de terre par rapport à la demande industrielle. Résultat, les prix se sont effondrés et pénalisent toujours les agriculteurs. La production européenne 2025 a été de 30 millions de tonnes, soit 10% de plus que l'année dernière, et ce grâce aux très bonnes récoltes de la France, mais aussi des autres principaux producteurs européens, que sont la Belgique, l'Allemagne et les Pays-Bas. Les surfaces européennes ont cependant augmenté trop vite par rapport à la croissance de la demande de l'industrie de la frite. En France, premier exportateur mondial de tubercules, les agriculteurs ont ainsi produit en 2025 les volumes qui seront nécessaires en 2030, explique François-Xavier Broutin, directeur des affaires économiques de l'interprofession française de la pomme de terre à l'AFP. À lire aussiCrise de croissance brutale sur le marché européen de la pomme de terre Prix des contrats 2026 en baisse Les agriculteurs dimensionnent leur culture aux contrats proposés par les industriels, mais selon l'Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT), les producteurs auraient répondu l'année dernière à des promesses d'achats anticipés d'industriels européens qui n'ont finalement pas été tenues, or les semis étaient déjà prêts. Ce décalage entre l'offre et les besoins des industriels a entrainé une chute des prix Sur le marché libre, c'est-à-dire pour les volumes vendus hors des contrats longue durée, les prix évoluent entre 5 et 30 euros la tonne, selon les pays. Les prix des contrats proposés pour la récolte 2026 sont aussi en baisse : une pomme de terre qui s'achetait à 180 euros la tonne est aujourd'hui fixée par contrat à un prix variant de 125 à 150 euros, selon les industriels. Semis du printemps en baisse ? L'UNPT dénonce des prix déconnectés des coûts de production et « une asymétrie de risque » qui pèse principalement sur les producteurs. Elle appelle les agriculteurs à « apprécier avec rigueur le dimensionnement de leurs surfaces », avant les semis du mois de mars-avril. D'autant que la tendance des industriels pour la prochaine campagne est aussi à acheter moins de volumes via des contrats, ce qui augmente l'insécurité des agriculteurs qui deviennent plus exposés en cas d'excédent et donc de prix bas. La Belgique pénalisée par la contraction de la demande Pour ne rien arranger à la situation, les producteurs ont souffert d'un environnement géopolitique et économique particulièrement instable. Le marché s'est contracté en raison des droits de douane américains qui ont perturbé les flux, et de la force de l'euro par rapport au dollar qui pénalise les exportations européennes, selon le réseau européen North-Western European Potato Growers (NEPG). Il faut ajouter une consommation qui ralentit dans les pays de l'UE et la montée en puissance de la Chine, de l'Inde, de l'Égypte et de la Turquie. En deux ans, la Chine et l'Inde, pour ne parler que des premiers producteurs mondiaux de pommes de terre, ont multiplié par dix leurs exportations de frites vers leurs pays voisins, selon le NEPG, allant même jusqu'à exporter en Arabie saoudite. Ce qui a participé à la baisse des ventes européennes et notamment celles de la Belgique, premier exportateur mondial de frites – qui accuse un recul de 6%. À lire aussiLes pressions commerciales déstabilisent le marché de la pomme de terre
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