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La marche du monde

La marche du monde

著者: RFI
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概要

Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! *** Diffusions le samedi à 14h10 TU et le dimanche à 00h10 TU vers toutes cibles.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Radio Totchka, mémoire sonore du communisme (Épisode 1)
    2026/01/24

    Radio Totchka ! J’imagine que tout comme moi, vous n’en avez jamais entendu parler… et pourtant, ce petit poste de radio a accompagné la vie quotidienne de millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui ont grandi dans ce que l’on appelait à l’époque le bloc de l’Est. Que ce soit en Union Soviétique ou dans les pays communistes comme la Bulgarie située en Europe du sud-est, dans les Balkans.

    À partir de 1947, la Bulgarie s’est massivement équipée en matériel de diffusion radiophonique, sous l’influence de l’Union Soviétique, c’est ainsi qu’apparait radiotočka, ce qui signifie littéralement point radio. Une radio que l’on ne pouvait pas éteindre et dont on ne pouvait pas changer la station. Radio Totchka était présente dans toutes les cuisines des habitations bulgares, ainsi que dans l’espace public, pour diffuser des émissions nationales et des programmes locaux, entre information et propagande.

    Dans ce premier épisode, nous partons en Bulgarie à la recherche de Radio Totchka avec pour guide l’ethnologue Olivier Givre et le créateur sonore Raphaël Cordray. Que reste-t-il de radiotočka ? Quelle était sa portée auprès des gens ? De quoi est faite la mémoire sonore du communisme en Bulgarie ?

    La Bulgarie a été occupée par l’Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de 1944 à 1947, et devient République Populaire de Bulgarie dès 1946 avec une nouvelle constitution ratifiée fin 1947, calquée sur la constitution soviétique de 1936.

    Parti communiste unique et répression des opposants dominent la vie politique de la République Populaire de Bulgarie jusqu’à la chute du Mur de Berlin en 1989 suivi de l’effondrement de l’URSS en 1991… c’est alors que le pays change de nom et devient la Bulgarie, membre de l’Union européenne depuis 2007 et de la zone euro depuis 2026 !

    Olivier Givre est maître de conférences en Anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 depuis 2007.

    Ses travaux concernent principalement l’Europe orientale et les Balkans, et portent sur trois thématiques : les processus patrimoniaux et mémoriels, les dynamiques frontalières et transfrontalières, les recompositions rituelles et religieuses.

    Plus récemment, il engage une série de travaux sur les approches sensorielles et la recherche-création.

    Membre de l’Institut Universitaire de France

    Anthropologie à Lyon2

    Nouvelles Écritures de l’Anthropologie

    Dernière publication :

    Collectif Balkabas, Les Balkans en transformation. Quatre variations : pancarte, passeport, argent, maison, Collection Meydan, Editions Karthala, Paris, 2025

    Vous pouvez écouter en intégralité les trois premiers épisodes de la série ici :

    À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 1 : Comment ça, tu ne connais pas radiotočka ?

    À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 2 : Radiotočka habitait dans ma cuisine

    À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 3 : Les fantômes de radiotočka.

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    48 分
  • Paroles de sauveteurs en mer face à la détresse des migrants
    2026/01/17
    Emmanuel Pelletier dit « Manu » est sauveteur en mer à la station SNSM, Société nationale de sauvetage en mer, de Dunkerque, ville portuaire du nord de la France, d’où l’on peut deviner les côtes anglaises par temps clair. Manu est assis face caméra dans la cabine exiguë du Jean-Bart 2, nom de baptême du bateau dans lequel il a accepté de parler de son expérience en mer face aux migrants. Sa voix est l’une des voix du documentaire « One by One », réalisé par Camille Guigueno où la parole est donnée à celles et ceux qui ont décidé de s’engager bénévolement dans la plus belle et la plus tragique des aventures : le sauvetage des vies humaines. Dans le port de plaisance de Dunkerque, le Jean Bart II, nom de baptême du canot de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM), se tient prêt à appareiller à toute heure du jour ou de la nuit. Ses membres d’équipage sont des bénévoles, ils portent assistance aux personnes en difficulté en mer, généralement des marins ou des plaisanciers. Mais depuis les accords du Touquet, signés le 4 février 2003 entre la France et le Royaume-Uni (ensemble de traités bilatéraux qui ont pour objectif de renforcer la gestion conjointe des frontières et le contrôle de l'immigration illégale) de plus en plus de femmes, d’hommes et d’enfants s’embarquent sur des bateaux de fortune pour tenter de franchir le détroit du Pas-de-Calais vers l’Angleterre et le nombre de naufragés exilés augmente. En mer face aux migrants, comment procèdent les sauveteurs bénévoles ? Depuis combien d’années ? À quoi et à qui font-ils face ? Est-ce leur rôle ? Et quels sentiments les traversent alors qu’ils sont les seuls à intervenir dans le détroit du Pas-de-Calais ? Ce sont les questions auxquelles le film « One by one » tente de répondre, avec sobriété et humanité… en filmant au plus près les visages des sauveteurs. Un premier documentaire prometteur, une expérience de réalisation émotionnellement éprouvante pour ses protagonistes et ses auteurs, Camille et Vincent Guigueno. C’est aussi une histoire de transmission par le cinéma entre un père et son enfant devenu adulte… comme un rituel de passage dont on sort forcément transformé. Aux sons des témoignages de leur film, Camille et Vincent nous racontent comment ils ont pu gagner la confiance et partager le quotidien de ces sauveteurs bénévoles qui risquent leur vie tous les jours pour sauver celle des autres. Un récit bouleversant et profondément humain en avant-première sur RFI ! À vos agendas pour les prochaines projections du film One by one - le 4 février à Saint-Malo en partenariat avec le Musée Maritime - le 18 février à Paris à la Fondation Maison des Sciences de l’homme - Une tournée en région Hauts-de-France en avril en partenariat avec les stations SNSM - Une prochaine diffusion du film à la télévision sur France 3 Hauts-de-France et en ligne sur france.tv en 2026. Pour connaitre toutes les prochaines projections et diffusions, suivez les réseaux du film : Instagram One by one et Facebook. Pour suivre et soutenir la station de Dunkerque sur Facebook.Le site national du sauvetage en mer. Pour aller plus loin avec Vincent Guigueno : L'émission La marche du monde sur RFI « Les maîtres de phare ». Vincent Guigueno est membre de la section Histoire, Lettres et Arts de l’Académie de marine, ingénieur civil des Ponts et Chaussées, conservateur en chef du Patrimoine, conseiller Culture et Patrimoine maritimes – Direction générale des Affaires maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture, ancien directeur adjoint de la Recherche et de l’Enseignement – musée du Quai Branly, ancien chef du service « Conservation » – musée national de la Marine, lauréat – Médaille 2012, lauréat – Prix Navigation et Sciences associées de l’océan – André Giret.
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    48 分
  • Nations unies, autopsie d’une utopie
    2026/01/10

    « L’usage de la force est permis. Mais cet usage de la force doit être encadré par des règles. Sans ces règles, le monde est soumis à la loi du plus fort. » Ainsi s’exprimait Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français sur France 2 le 4 janvier 2026. 80 ans après la première assemblée générale de l’ONU, les États-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité, pratiquent l’ingérence et l’agression envers un autre État, le Venezuela, au mépris des valeurs fondamentales des Nations unies dont la première assemblée générale se déroulait le 10 janvier 1946.

    Au son de nos archives, je vous propose de revivre cet évènement fondateur pour la sécurité internationale et le maintien de la paix, afin de revenir à la source d’une utopie dont les États précurseurs se sont faits les fossoyeurs.

    « L'intervention américaine a sapé un principe fondamental du droit international », déclarait le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme le mardi 6 janvier, plus de 48h après l’intervention américaine au Venezuela ayant conduit à l’arrestation du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait pour sa part qualifié les faits de « dangereux précédent ».

    Avec la participation de l’historienne spécialiste de l’ONU Chloé Maurel et l’écrivain et ancien officier Guillaume Ancel.

    Les livres de Chloé Maurel :

    - Les Grands Discours à l’ONU, Paris, éditions du Croquant, 2024, préface de Pascal Ory de l’Académie française, postface de Jean Ziegler.

    - Une brève histoire de l’ONU au fil de ses dirigeants, Paris, éditions du Croquant, 2017, 175 p.

    - Histoire des idées des Nations unies. L’ONU en 20 notions, Paris, L’Harmattan, 2015, 340 p.

    La page de Chloé Maurel sur le site de l'Ecole Normale Supérieure

    Chloé Maurel dans La marche du monde sur les grands discours de l’Unesco

    Les livres de Guillaume Ancel préfacés par l’historien Stéphane Audouin-Rouzeau :

    - Saint-Cyr, à l’école de la Grande Muette, aux éditions Flammarion.

    - Un casque bleu chez les Khmers rouges, Rwanda, la fin du silence, Vent glacial sur Sarajevo aux éditions Les Belles Lettres.

    Le blog de Guillaume AncelBlog Pour ne pas subir

    Pour aller plus loin avec Guillaume Ancel :

    À lire aussi« Si tu veux la paix, prépare la guerre »

    À lire aussiGuillaume Ancel, rompre le silence

    À lire aussiGuillaume Ancel, écrire pour ne pas subir

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    48 分
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