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La marche du monde

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著者: RFI
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Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! *** Diffusions le samedi à 14h10 TU et le dimanche à 00h10 TU vers toutes cibles.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • 20 ans du Quai Branly, un dialogue des cultures réinventé par la présidence d’Emmanuel Kazarhérou
    2026/06/27

    Retour sur la genèse d’un musée des arts premiers rêvé par un tandem improbable : Jacques Chirac, président de la République anti-élite et Jacques Kerchache, marchand d’art africain. 20 ans plus tard, Emmanuel Kazarhérou revendique un dialogue des cultures renouvelé, après avoir procédé aux premières restitutions d’objets pillés par la colonisation aux États africains demandeurs.

    Nous sommes en 2006, très exactement le 20 juin, lors de l’inauguration du Musée du Quai Branly consacré aux Arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. Le président Jacques Chirac prend longuement la parole pour rendre un hommage vibrant à la culture des peuples premiers « aucun peuple ni civilisation n’épuise le génie humain ».

    Dans la lignée de ses prédécesseurs à l’Élysée, le président français imprime sa marque dans l’espace public parisien. Après Charles de Gaulle et la Maison de la Radio, Georges Pompidou et le Centre Beaubourg, Valéry Giscard-d’Estaing et le musée d’Orsay, François Mitterrand et la pyramide du Louvre, Jacques Chirac a choisi : ce sera le Musée du Quai Branly dont la mission originelle est de conserver, restaurer, enrichir et valoriser une collection exceptionnelle de 360 000 œuvres et 710 00 photographies. Ce 20 juin 2006, l’inauguration se déroule en présence de la prix Nobel de la paix guatémaltèque Rigoberta Menchu et du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan qui se félicite d’« une institution extraordinaire et unique » dont l'architecture est signée Jean Nouvel. Juché sur pilotis, arrimé aux bords de Seine, le Musée s’élève sur 5 niveaux et pour le visiter, il faut traverser un jardin vallonné conçu par Gilles Clément. À l’intérieur, le plateau des collections issues des quatre continents : Afrique, Asie, Océanie et Amériques est ouvert sur 10 000 m2. Le grand projet du président Jacques Chirac se réalise enfin car « aucun peuple ni civilisation n’épuise le génie humain » … autrement dit pas de discrimination dans l’art. Mais c’est aussi le mantra d’un autre Jacques, le collectionneur Jacques Kerchache, grand spécialiste de l’Afrique et grand absent de l’inauguration… emporté quelques années plus tôt par un cancer de la gorge.

    La vidéo

    Pour fêter ses 20 ans, le Quai Branly Jacques Chirac s’est transformé en une immense scène musicale le week-end du 20 juin 2026, après avoir longuement réfléchi au sens de sa destinée lors d’un colloque consacré aux dialogues des cultures… du mot d’ordre à la pratique. Et pour revenir sur sa genèse et la controverse de sa jeune histoire, je reçois son président Emmanuel Kazarhérou nommé par Emmanuel Macron en 2023. Historien et archéologue de formation, ancien conservateur du Musée de la Nouvelle-Calédonie, Jean-Marie Kazarhérou devenait directeur général de l’Agence de développement de la Culture Kanak en 2006, l’année de l’inauguration du Quai Branly… Comment a-t-il vécu cet avènement du Musée depuis la Nouvelle-Calédonie où il est né et grandi, en tant que fils, petit-fils et arrière petit-fils de sa grande maison Kanak ?

    Le Musée du Quai Branly.

    Pour aller plus loin

    À écouter les émissions La Marche du monde sur RFI :

    - Mission Dakar-Djibouti, une contre-enquête avec les Africains

    - Paul Robeson, 1ère star noire américaine.

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    49 分
  • Marc Bloch au Panthéon, historien combattant du temps présent
    2026/06/20
    À l’heure des fake news, il faut lire Marc Bloch et ses Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la Grande guerre ou encore L’Étrange défaite, témoignage écrit dans l'été 40 où s’exerce son art de la critique historique en partant du temps présent pour mieux appréhender le passé, avec humanité. Pionnier de l’Histoire moderne, témoin de son propre temps, Marc Bloch est un ancien combattant de la Première Guerre mondiale, engagé volontaire en 1940 à l’âge de 53 ans. L’historien combattant entre dans la résistance active dès 1943 au sein du mouvement Franc-Tireur dans la région Rhône-Alpes. Finalement arrêté et torturé par la Gestapo sur dénonciation, Marc Bloch est fusillé à Saint-Didier-de-Formans, le 16 juin 1944, par les nazis. Père et mari aimant, époux de Simonne, Marc Bloch a choisi de sacrifier sa vie pour la Patrie, celle que sa famille juive alsacienne a choisie en 1870 : la France. Pour son entrée au Panthéon avec son épouse Simonne Vidal, nous écoutons les mots de Marc Bloch dans la voix de la comédienne Anne Alvaro - enregistrée aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois 2025- avec nos invités Matis Bloch, son arrière-petit-fils et l’historienne Annette Becker, ainsi que les lauréats du Concours lycéen Franco-Allemand Marc Bloch organisé par le Centre Marc Bloch de Berlin dans un reportage de Pascal Thibault, notre correspondant en Allemagne. Avec tous nos remerciements aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois pour la performance Marc Bloch l’Homme, l’Historien et tout particulièrement à la comédienne Anne Alvaro. ► Les livres de Marc Bloch cités dans l’émission : Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre, aux éditions Dunod « Les fausses nouvelles, dans toute la multiplicité de leurs formes – simples racontars, impostures, légendes – ont rempli la vie de l’humanité. Comment naissent-elles ? De quels éléments tirent-elles leur substance ? Comment se propagent-elles, gagnant en ampleur à mesure qu’elles passent de bouche en bouche ou d’écrit en écrit ? Nulle question plus que celles-là ne mérite de passionner quiconque aime à réfléchir sur l’histoire. » Marc Bloch a été un combattant de la Grande Guerre. Mais, au milieu des combats, il n'a jamais oublié de s'interroger sur la source des informations qui parcouraient les tranchées : d'où venaient-elles et pourquoi de fausses nouvelles avaient-elles tant de succès ? En 1921, il interpelle ses contemporains avec un article court et éclairant dont la réflexion est toujours d’actualité. Les rois thaumaturges, aux éditions Gallimard De 1944, date de sa mort héroïque, au début des années 1970, Marc Bloch est surtout apparu comme le cofondateur (avec Lucien Febvre) de la revue Annales, qui renouvela la méthode historique, et l'auteur d'une grande synthèse, La Société féodale (1939-1940). Depuis une dizaine d'années, les historiens et les chercheurs en Sciences humaines et sociales pensent de plus en plus que le grand livre de Marc Bloch, c'est son premier vrai livre : Les rois thaumaturges (1924). Il est consacré à l'étude d'un rite curieux : la guérison miraculeuse, par simple toucher des mains, des écrouelles ou scrofules (adénite tuberculeuse). L'attribution de ce pouvoir aux rois de France et d'Angleterre remonte probablement au XIIè siècle ; elle va durer en Angleterre jusqu'au début du XVIIIè siècle, en France jusqu'en 1825, date du sacre de Charles X. Comment se déroulait le rituel du toucher royal ? Quelle était la vraie nature du pouvoir monarchique : les rois étaient-ils des personnages sacrés, des sorciers faiseurs de miracles ? Pourquoi, enfin, a-t-on cru puis cessé de croire au miracle royal ? Trois questions qui ont amené Marc Bloch à explorer les chemins de la psychologie collective, des rites et des mythes, des croyances populaires. Pour éclairer le phénomène, il a eu recours à l'anthropologie et à son plus grand théoricien d'alors, Frazer, au comparatisme avec les sociétés les plus diverses, aux arcanes de la médecine populaire traditionnelle. C'est un jalon essentiel dans l'exploration des mentalités et l'invention d'une anthropologie historique. Dans son importante préface, Jacques Le Goff s'efforce de préciser les raisons personnelles et les milieux intellectuels qui ont conduit Marc Bloch à écrire ce livre exceptionnel, gros d'avenir, puis à abandonner cette voie, et fait le point sur la situation des Rois thaumaturges dans la recherche historique et anthropologique aujourd'hui, dont ce livre est l'un des phares. L’étrange défaite, aux éditions Gallimard « Témoignage », était-il écrit sur la première page du manuscrit rédigé d’une traite à l’été 1940, puis dissimulé en attente de jours meilleurs, et finalement publié en 1946 aux Éditions Franc-Tireur, émanation du groupe résistant dans lequel ...
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    49 分
  • L’histoire oubliée des femmes de Harkis, tisseuses des tapis de l’État français
    2026/06/13

    Elles sont femmes de Harkis et pendant des décennies ont tissé des tapis d’exception pour le mobilier national. Licières à la manufacture de Lodève, elles sont passé avec dextérité du motif berbère au style Louis XIV ou Empire. Mais qui sont ces femmes restées dans l‘ombre et quelle est leur histoire ? Théa Ollivier a mené l’enquête.

    En 1964, deux ans après la fin de la guerre d’Algérie et les Accords d’Évian, une soixantaine de familles harkis arrivent à Lodève, dans l’Hérault, au pied du Larzac, après un passage par les camps de Rivesaltes ou de St Maurice l’Ardoise. Les femmes sont recrutées pour tisser des tapis dans un atelier installé dans un ancien baraquement militaire. En 1966, cet atelier devient une annexe de la Manufacture nationale de la Savonnerie et passe sous la responsabilité du Mobilier national. Les tapis produits à Lodève sont destinés aux plus hautes institutions de la République.

    Pendant des décennies, ces femmes ont tissé des œuvres destinées aux lieux de pouvoir. Pourtant, leur histoire est restée largement invisible. Aujourd’hui, une association locale Mémoires Méditerranée se mobilise pour faire reconnaître leur travail et première victoire, leur parcours vient tout juste d’intégrer la collection permanente du Mémorial du Camp de Rivesaltes.

    Ce documentaire suit trois anciennes licières — Bakhta, Ledda et Fatma — aujourd’hui à la retraite. À travers leurs souvenirs et ceux de leurs enfants, il raconte comment la fin de la guerre d’Algérie a façonné des trajectoires de femmes, de familles et de générations. Leur histoire rappelle aussi que la guerre ne s’est pas arrêtée en 1962 : elle s’est prolongée en France, dans les camps, dans le travail, et dans la longue quête de reconnaissance.

    Présentation de l’association Mémoires Méditerranée

    Pour aller plus loin découvrez le webdoc de France 24.

    En images

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    49 分
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