『La marche du monde』のカバーアート

La marche du monde

La marche du monde

著者: RFI
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概要

Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! *** Diffusions le samedi à 14h10 TU et le dimanche à 00h10 TU vers toutes cibles.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Que pensent les Russes de la guerre?
    2026/04/25

    Comment savoir ce que vivent et ce que pensent les Russes en temps de guerre quand s’informer est chaque jour plus compliqué et dangereux. Compliqué parce que la guerre a percuté et disloqué les réseaux habituels d’information des chercheurs et des journalistes spécialistes de la Russie, dangereux parce que celles et ceux qui sont nos sources d’information sont accusés par Moscou d’être des agents de l’étranger et sont réprimés.

    Néanmoins, d’autres façons de collecter les faits se sont peu à peu organisées et chercheurs et journalistes unissent leurs efforts pour continuer à travailler afin de savoir ce que pensent les Russes dans la diversité de leurs régions… au-delà de l’image d’une nation entièrement unie autour de son chef de guerre, Vladimir Poutine.

    Mais que nous racontent ces récits du quotidien, loin de la normalité affichée à Moscou ?

    « J'ai vu aujourd'hui, dans la Deutsche Welle, une interview d’Oleg Orlov de Mémorial qui dit en substance, vous serez peut-être étonné de voir combien de gens vont dire qu'ils ne soutenaient pas le régime de Poutine lorsque Poutine ne sera plus là. J'ai plutôt tendance à être d accord avec cette affirmation. Je pense effectivement que la majorité des Russes ne soutient pas le régime, mais comme on dit en russe, il y a des nuances. Mais je voudrais dire que, y compris chez les pro-guerre, cette petite minorité des pro-guerre, on observe des changements aujourd'hui. On voit des choses écrites qui ressemblent à « mais attendez, c'est pas ça qu'on voulait ». On ne voulait pas qu'on nous caviarde les livres, on ne voulait pas la censure, on ne voulait pas non plus qu'on enlève tous les Ikea. Alors évidemment, ça peut provoquer une sorte de rire, de moquerie, mais on voit cette fracture aussi. » Témoignage de Marina Prokovna, journaliste russe (Nom modifié).

    Que pense la population d’un pays continent de plus de 17 millions de km2, la Russie, organisé en une fédération de 89 entités qui totalisent plus de 143 millions d’habitants qui s’expriment en de multiples langues… Une géographie humaine et inspirante pour notre sociologue invitée Françoise Daucé, directrice d’études à l’EHESS et membre du Centre d’études russes, caucasiennes, est-européennes et centre-asiatiques autrement dit le CERCEC, qu’elle a dirigé de 2015 à 2023, Elsa Vidal, longtemps rédactrice en chef pour la langue russe à RFI et aujourd’hui chroniqueuse internationale dans le journal de 20h de BFM, télévision française, le journaliste et militant russe Serguei Parkhomenko, à l’initiative du réseau Redkollegia, qui est un réseau né il y a bientôt dix ans… donc bien avant l’agression russe du 24 février 2022 en Ukraine et Alain Blum, démographe et historien spécialiste des déplacements forcés et du goulag, représentant de Mémorial France.

    À lire :

    - Que pensent les Russes ? Par Elsa Vidal, éditions Gallimard

    - Genèse d’un autoritarisme numérique. Répression et résistance sur Internet en Russie, édition des mines, dirigé par Françoise Daucé avec B. Loveluck et F. Musiani

    - Déportés pour l'éternité (éditions de l'EHESS) : Alain Blum et Emilia Koustova, lauréats du Grand Prix des Rendez-vous de l'Histoire de Blois.

    À découvrir : Le site internet de Mémorial France.

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    48 分
  • Dakar 66, un printemps musical
    2026/04/18

    Retour à Dakar sur le Festival mondial des Arts nègres de 1966… un évènement initié par Alioune Diop, et porté par le président poète Léopold Sédar Senghor où la musique a joué un rôle central. L’espace d’un printemps, Dakar s’est transformé en une immense scène ouverte, expression de la créativité des artistes noirs, mais aussi affirmation d’une société nouvelle au diapason des indépendances africaines.

    Avec la participation de :

    - Magueye Kassé, professeur émérite

    - Jann Passler, professeur émérite de l’Université de San Diego en Californie

    - Saliou M'Baye, président du comité scientifique du colloque « Premier Festival mondial des Arts nègres: mémoire et actualités »

    - Ibrahima Wane, professeur titulaire de littérature et civilisations africaines à l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar

    - David Murphy, professeur des études postcoloniales à l'Université de Stirling en Ecosse

    - Roland Colin, ancien directeur de cabinet de Mamadou Dia, président du conseil sous la présidence de Senghor.

    Un épisode documentaire de La Marche du monde, au son des archives de RFI et de la RTS que je remercie vivement, réalisé avec le soutien de la section sénégalaise de la communauté africaine de culture, organisatrice du colloque « Premier Festival mondial des Arts nègres : mémoire et actualités » en 2016. Merci à Marie-Aïda Diop et à toute l’équipe.

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    48 分
  • Les mères dépossédées de leurs enfants métis dans le Congo colonial
    2026/04/11

    Une enquête de Florence Morice en RDC auprès des dernières mamans d’enfants métis, privées de leurs bébés par les lois racistes de l’État colonial. Quel récit font-elles de leur maternité ? Que racontent leurs enfants lorsqu’elles ont pu les retrouver ? À travers l’histoire de Victorine et Elizabeth, nous découvrons les témoignages inédits d’une mère et de sa fille, éclairés par le travail de l’anthropologue Kristien Geenen sur les archives belges.

    Le 2 décembre 2024, l’État belge a été condamné par la Cour d’appel de Bruxelles pour crime contre l’humanité.

    C’est une décision qui brise un silence de plusieurs décennies, un silence enfin rompu par des enfants métis en quête de justice pour eux-mêmes et pour leurs mères congolaises en RDC.

    En cause : l’enlèvement, pendant la colonisation du Congo par la Belgique, d’enfants métis arrachés à leurs mères au nom d’une politique raciale assumée. Humiliées, privées de leurs enfants, effacées des récits comme des réparations, elles sont les grandes oubliées de l’histoire coloniale. Et sont les dernières à pouvoir encore parler. Au crépuscule de leur vie, elles ont accepté de se confier et de dire comment elles ont vécu leur histoire, alors qu’elles étaient de toutes jeunes filles.

    Que reste-t-il de ces maternités brisées ? En collaboration avec l’African Futures Lab, une organisation de recherche et de plaidoyer pour la justice raciale, Florence Morice s’est rendue en République démocratique du Congo à la recherche de ces femmes… elle a choisi de retracer les destins de Victorine et Elisabeth, une mère et sa fille, et avec elles, une histoire longtemps enfouie refait surface.

    Pour aller plus loin :

    Fixer des parcours, négocier des décisions : l’enfance métisse au prisme des commissions de tutelle au Congo belge (1890-1960), Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique, 2025.

    Disponible en ligne : https://oap.unige.ch/journals/rhca/article/view/2346

    Métisses. Cinq femmes contre un crime d'État

    Un film de Quentin Noirfalisse & Jean-Charles Mbotti Malolo.

    Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=vNRoEScnVCM

    L'arrêt de la cour d'appel de Bruxelles du 12 décembre 2024.

    https://www.unia.be/files/2024_12_02-Cour-Bruxelles.pdf

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    48 分
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