『La marche du monde』のカバーアート

La marche du monde

La marche du monde

著者: RFI
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10月19日まで。※適用条件あり

Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! *** Diffusions le samedi à 14h10 TU et le dimanche à 00h10 TU vers toutes cibles.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • L’odyssée photographique d’Alain Keler, quand l’histoire du monde rencontre la mémoire familiale
    2026/09/12
    Honoré par une rétrospective aux Rencontres de la photographie d’Arles 2026, Alain Keler a su documenter les grands conflits du XXè siècle en créant des images d’actualité à hauteur d’hommes, de femmes et d’enfants. À l’heure du bilan en noir et blanc, son œuvre photographique révèle combien son histoire personnelle est connectée à l’histoire du monde. Un reportage de Maxime Grember. Le goût du voyage et les débuts d’un photoreporter Depuis plus de cinquante ans, Alain Keler regarde le monde à travers son objectif. Un monde qu’il a d’abord parcouru en photoreporter, au rythme de l’actualité et de ses bouleversements, avant de prendre le temps de s’arrêter, de revenir sur ses pas et, peu à peu, de tourner son regard vers sa propre histoire. Après ses années de lycée à Honfleur, en Normandie, Alain Keler apprend la technique photographique et travaille dans un laboratoire à la fin des années 1960. Avec ses premières économies, il achète deux appareils photo et un billet de train pour Istanbul. Ce premier départ marque le début d’une vie de voyages. Quelques années plus tard viennent New York, puis l’Amérique latine, où il est rémunéré pour la première fois comme photographe en 1974. De retour à Paris, Alain Keler entre en 1975 à l’agence de presse Sygma. Commence alors une quinzaine d’années de photojournalisme au cœur des grands bouleversements de son époque : la révolution iranienne en 1979, les grèves des chantiers navals de Gdansk en Pologne en 1980, la guerre du Liban en 1982, la famine en Éthiopie en 1985 ou encore les manifestations de la place Tiananmen à Pékin en 1989. Ses photographies font le tour du monde et sont publiées dans les grands magazines internationaux. Après la chute du Mur, prendre le temps de regarder À force de courir d’une actualité à l’autre, Alain Keler ressent une frustration grandissante : celle de devoir repartir trop vite, sans pouvoir rester suffisamment longtemps auprès de ceux qu’il photographie. La chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, marque un tournant. Derrière le rideau de fer, tout un monde vacille. Keler décide alors de prendre le temps. À partir des années 1990, il parcourt les pays de l’ancien bloc communiste à la rencontre des minorités ethniques et religieuses. De ce travail au long cours naît Vents d’Est, récompensé par le prix W. Eugene Smith, l’une des distinctions majeures de la photographie documentaire. Entre 2004 et 2005, une bourse de la fondation 3P, créée par Yann Arthus-Bertrand, lui permet de se rendre à plusieurs reprises en Israël et dans les Territoires Palestiniens. En photographiant ce territoire et ceux qui l’habitent, Alain Keler se rapproche, presque malgré lui, de sa propre histoire. Quand l’Histoire rencontre la mémoire familiale Du fracas de l’Histoire à la mémoire familiale, son regard change de distance. Après avoir photographié les guerres, les révolutions et les peuples menacés, Keler se tourne vers ses parents, ses origines et les traces laissées par l’histoire du XXè siècle dans sa propre famille. Membre de l’agence MYOP depuis 2008, il poursuit cette exploration de l’intime, notamment à travers la photographie et le documentaire. Une quête de mémoire qui devient aussi une histoire de transmission avec son fils Léo Keler, lui-même photographe. En 2024, père et fils reprennent ensemble la route en Allemagne, sur les traces du grand-père d’Alain, déporté à Buchenwald, et de l’itinéraire qu’il a parcouru lors des marches de la mort d’avril 1945. Transmettre, raconter ce que l’image ne dit pas Cette transmission passe aussi par les archives. Aujourd’hui encore, Alain Keler retourne à ses planches-contacts, exhume des photographies parfois oubliées et en raconte l'hors-champ : une rencontre, un voyage, les circonstances d’un déclenchement, tout ce que l’image, seule, ne dit pas. Un travail au long cours qu’il poursuit notamment sur son blog Journal d’un photographe et qui trouve en 2026 un nouvel écho à travers deux monographies et plusieurs expositions. L’odyssée photographique d’Alain Keler, quand l’histoire du monde rencontre la mémoire familiale, c’est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde, signé Maxime Grember, produit par Valérie Nivelon et mis en ondes par Aurèle Charlieux. Remerciements : Alain Keler, Léo Keler, Thierry Grillet, Olivier Monge, Antoine Kimmerlin, le Planches Contact Festival de Deauville, l’Abbaye du Château de Vincennes, le laboratoire Dupont à Paris et les Rencontres de la photographie d’Arles. Photos : Portrait d'Alain Keler © Olivier Monge/MYOP Des Éthiopiens quittent le camp de Gondo à Korem, Éthiopie, 1985 © Alain Keler/MYOP Un pays entouré de murs, 2004 © Alain Keler/MYOP Israël, 2004 © Alain Keler/MYOP...
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    48 分
  • Arabie saoudite, une autre histoire du pétrole
    2026/09/26

    Alors que les Saoudiens découvrent leur premier musée consacré à l’histoire de l’or noir, nous nous demandons comment l’industrie du pétrole a façonné la monarchie et comment la monarchie a transformé le quotidien des femmes et des hommes de son royaume.

    Une autre histoire du pétrole racontée par nos deux invités, l’historien Philippe Pétriat, maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’Arabie saoudite, et Christian Janicot, directeur artistique de l’exposition permanente du Black Gold Museum à Ryad, pour l’agence française La Méduse.

    Inauguré au printemps 2026 à Ryad, le Black Gold Museum propose une exposition permanente et immersive sur quatre étages, un parcours muséographique pour découvrir une histoire du pétrole articulée en quatre temps : sa préhistoire, son ère industrielle, ses années de crise et son avenir. Un musée où les artistes ont toute leur place aux côtés des scientifiques puisque 350 œuvres inspirées par la question du pétrole viennent interroger à leur façon les rencontres, les rêves, les doutes et les visions générés par cette histoire universelle.

    À lire :
    • Les livres de Philippe Pétriat

    Histoire de l’Arabie saoudite, aux éditions Flammarion (parution octobre 2026)

    Moyen-Orient, un siècle de révolutions aux éditions Les Aurores

    Aux pays de l’or noir, aux éditions Folio.

    • L’article du magazine spécialisé ARTnews en anglais avec de nombreuses photographies des salles du Musée
    • Les sites saoudiens :

    Le Black Gold Museum sur Instagram

    Le Black Gold Museum sur le site Visit Saudi

    À écouter :
    • La série consacrée par Orient Hebdo sur le pétrole, en quatre épisodes

    Épisode 1 : La prise de conscience

    Épisode 2 : Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale

    Épisode 3 : Quelle politique arabe entre 1950 et 1960

    Épisode 4 : Le pétrole arabe aux Arabes

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    48 分
  • Adieu ma Russie de Nicolas Werth, une histoire intime de père en fils
    2026/10/03

    L’historien Nicolas Werth nous livre un récit bouleversant où il cherche à comprendre pourquoi son père s’est suicidé après l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’Union soviétique, en 1968, alors que lui-même a attenté à ses jours après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022. Un récit d’histoire et de filiation où se conjugue sur plus d’un siècle, ce qui unit un fils à son père : une connaissance intime de la Russie et de l’URSS.

    Si la Russie du père est héroïque et fière de sa « Grande guerre patriotique », la Russie du fils, ou plutôt l’Union soviétique, est avant tout celle d’un régime criminel responsable de décennies de terreur et de répressions, celle d’un « État contre son peuple ».

    Adieu ma Russie est un livre à la fois très érudit puisque Nicolas Werth dresse un bilan intellectuel de ses publications et de ses recherches- sachant qu’il est l’un des tout premiers à avoir eu accès aux archives soviétiques après l’effondrement de l’URSS en 1991- et c’est aussi un livre extrêmement humain, puisque l’historien partage son expérience personnelle marquée à la fois par ses multiples séjours en Russie, plus passionnants et étonnants les uns que les autres, mais aussi par la quête d’un père qui ne l’a pas élevé et qu’il a, au fond, très peu connu. En retrouvant le sens de l’histoire, Nicolas Werth redonne du sens à sa propre vie.

    À lire par Nicolas Werth :

    - Adieu ma Russie : Mémoires orphelines, Paris, Les Belles Lettres, 2026

    - Un État contre son peuple : de Lénine à Poutine, Les Belles Lettres, coll. « Le Goût de l'Histoire » (no 40), 2025

    - Poutine historien en chef, Paris, Gallimard, coll. « Tracts », 9 juin 2022

    - Les Grandes Famines soviétiques, PUF, 2020, coll. « Que sais-je ? »

    - La Route de la Kolyma, Paris, Belin, 2012.

    À écouter dans La Marche du Monde :

    - Poutine entre les lignes de son discours d'entrée en guerre contre l'Ukraine

    - Les révolutions russes

    - Découvrez le site de Mémorial France.

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    57 分
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