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La marche du monde

La marche du monde

著者: RFI
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Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! *** Diffusions le samedi à 14h10 TU et le dimanche à 00h10 TU vers toutes cibles.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • L’odyssée photographique d’Alain Keler, quand l’histoire du monde rencontre la mémoire familiale
    2026/09/12
    Honoré par une rétrospective aux Rencontres de la photographie d’Arles 2026, Alain Keler a su documenter les grands conflits du XXè siècle en créant des images d’actualité à hauteur d’hommes, de femmes et d’enfants. À l’heure du bilan en noir et blanc, son œuvre photographique révèle combien son histoire personnelle est connectée à l’histoire du monde. Un reportage de Maxime Grember. Le goût du voyage et les débuts d’un photoreporter Depuis plus de cinquante ans, Alain Keler regarde le monde à travers son objectif. Un monde qu’il a d’abord parcouru en photoreporter, au rythme de l’actualité et de ses bouleversements, avant de prendre le temps de s’arrêter, de revenir sur ses pas et, peu à peu, de tourner son regard vers sa propre histoire. Après ses années de lycée à Honfleur, en Normandie, Alain Keler apprend la technique photographique et travaille dans un laboratoire à la fin des années 1960. Avec ses premières économies, il achète deux appareils photo et un billet de train pour Istanbul. Ce premier départ marque le début d’une vie de voyages. Quelques années plus tard viennent New York, puis l’Amérique latine, où il est rémunéré pour la première fois comme photographe en 1974. De retour à Paris, Alain Keler entre en 1975 à l’agence de presse Sygma. Commence alors une quinzaine d’années de photojournalisme au cœur des grands bouleversements de son époque : la révolution iranienne en 1979, les grèves des chantiers navals de Gdansk en Pologne en 1980, la guerre du Liban en 1982, la famine en Éthiopie en 1985 ou encore les manifestations de la place Tiananmen à Pékin en 1989. Ses photographies font le tour du monde et sont publiées dans les grands magazines internationaux. Après la chute du Mur, prendre le temps de regarder À force de courir d’une actualité à l’autre, Alain Keler ressent une frustration grandissante : celle de devoir repartir trop vite, sans pouvoir rester suffisamment longtemps auprès de ceux qu’il photographie. La chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, marque un tournant. Derrière le rideau de fer, tout un monde vacille. Keler décide alors de prendre le temps. À partir des années 1990, il parcourt les pays de l’ancien bloc communiste à la rencontre des minorités ethniques et religieuses. De ce travail au long cours naît Vents d’Est, récompensé par le prix W. Eugene Smith, l’une des distinctions majeures de la photographie documentaire. Entre 2004 et 2005, une bourse de la fondation 3P, créée par Yann Arthus-Bertrand, lui permet de se rendre à plusieurs reprises en Israël et dans les Territoires Palestiniens. En photographiant ce territoire et ceux qui l’habitent, Alain Keler se rapproche, presque malgré lui, de sa propre histoire. Quand l’Histoire rencontre la mémoire familiale Du fracas de l’Histoire à la mémoire familiale, son regard change de distance. Après avoir photographié les guerres, les révolutions et les peuples menacés, Keler se tourne vers ses parents, ses origines et les traces laissées par l’histoire du XXè siècle dans sa propre famille. Membre de l’agence MYOP depuis 2008, il poursuit cette exploration de l’intime, notamment à travers la photographie et le documentaire. Une quête de mémoire qui devient aussi une histoire de transmission avec son fils Léo Keler, lui-même photographe. En 2024, père et fils reprennent ensemble la route en Allemagne, sur les traces du grand-père d’Alain, déporté à Buchenwald, et de l’itinéraire qu’il a parcouru lors des marches de la mort d’avril 1945. Transmettre, raconter ce que l’image ne dit pas Cette transmission passe aussi par les archives. Aujourd’hui encore, Alain Keler retourne à ses planches-contacts, exhume des photographies parfois oubliées et en raconte l'hors-champ : une rencontre, un voyage, les circonstances d’un déclenchement, tout ce que l’image, seule, ne dit pas. Un travail au long cours qu’il poursuit notamment sur son blog Journal d’un photographe et qui trouve en 2026 un nouvel écho à travers deux monographies et plusieurs expositions. L’odyssée photographique d’Alain Keler, quand l’histoire du monde rencontre la mémoire familiale, c’est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde, signé Maxime Grember, produit par Valérie Nivelon et mis en ondes par Aurèle Charlieux. Remerciements : Alain Keler, Léo Keler, Thierry Grillet, Olivier Monge, Antoine Kimmerlin, le Planches Contact Festival de Deauville, l’Abbaye du Château de Vincennes, le laboratoire Dupont à Paris et les Rencontres de la photographie d’Arles. Photos : Portrait d'Alain Keler © Olivier Monge/MYOP Des Éthiopiens quittent le camp de Gondo à Korem, Éthiopie, 1985 © Alain Keler/MYOP Un pays entouré de murs, 2004 © Alain Keler/MYOP Israël, 2004 © Alain Keler/MYOP...
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    48 分
  • «À travail égal, salaire égal», le combat avant-gardiste des grévistes sénégalais de 1946
    2026/07/18

    La marche du monde en reportage dans les rues de Dakar en compagnie de l’historien Omar Gueye, professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, afin de vous raconter une histoire inédite. Il s’agit de la première grande grève générale du Sénégal, celle de 1946, dont la revendication est une véritable révolution. Son slogan ? « À travail égal, salaire égal ! », repris jusque dans les marchés par les vendeuses d’arachides.

    Une grève qui a abouti et permis aux travailleurs africains de l’AOF de bénéficier des mêmes droits que les travailleurs français.

    Bien moins connue que celle des cheminots de 1947, cette grève de 46 est pourtant l’Acte 1 du processus qui va mener aux indépendances bien que nous ne connaissions pas la voix de son leader : Lamine Diallo. C’est pourquoi nous avons enquêté au Sénégal, jusqu’à la RTS, la radio-télévision sénégalaise, dans l’espoir de retrouver ce trésor d’archive.

    À lire :

    - La grève générale de 1946 au Sénégal, aux sources du syndicalisme militant par Omar Gueye, aux éditions Présence Africaine

    À écouter :

    - « Il était une fois au Sénégal », la chronique historique de la RTS par Cheikh Diop, diffusion les lundis sur la matinale SALAM Sénégal de la RTS.

    - Découvrez la chronique via FB

    - Écoutez radio Sénégal Internationale.

    Tous nos remerciements à toute l’équipe de la radio RTS, son directeur François Xavier Thiaw, son directeur des programmes Cheikh Diop et ses merveilleux archivistes Joanna Manga, Oumar Sarr et Aïssatou Gaye.

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    48 分
  • Women for justice ! Une histoire pionnière des militantes panafricaines pour les droits
    2026/07/04

    Women for justice où le combat des femmes pour la justice et l’égalité en Afrique du Sud, au Ghana, ou encore au Nigeria. Une émission enregistrée en public au Campus Condorcet de Paris-Aubervilliers où nous avons installé notre studio RFI au cœur des 9è édition des Rencontres des Études africaines en France.

    Un nouvel épisode de La marche du monde consacré à ces femmes militantes comme le chante Fela Kuti dans « Unknown soldier » lorsqu’il raconte l’histoire de sa mère Funmilayo Ransome-Kuti, une femme politique nigériane et une militante des droits des femmes engagée pour l’indépendance de son pays, le droit de vote ou encore l’émancipation économique des femmes. Funmilayo Ransome-Kuti est décédée en 1978 suite aux blessures mortelles infligées par les militaires nigérians lors de l'attaque de Kalakuta République, le laboratoire musical, utopique et politique de son fils Fela Kuti.

    Nous évoquons également les destins remarquables de Charlotte Maxeke, fondatrice de la ligue féminine de l’ANC, le parti de Nelson Mandela, redécouverte et célébrée annuellement, notamment au Parlement sud-africain. Surnommée, « The first » elle est la première femme africaine à obtenir un diplôme universitaire, un bachelor en sciences, qu’elle obtient lors d’un séjour aux États-Unis. Ce diplôme, ainsi que son expérience américaine, à la fois comme étudiante à Wilberforce et comme membre de l’Église méthodiste, lui apportent une expérience précieuse dans le domaine de l’éducation. Charlotte Maxeke ne prône pas la violence, elle s’appuie clairement sur sa foi pour mettre en lumière des injustices qui doivent être corrigées.

    Enfin nous découvrons le parcours exceptionnel d’Annie Jiagge, dont le père était Pasteur dans le petit village de Keta à la frontière du Togo, à l’époque de la colonisation allemande. Une femme élevée dans les valeurs du protestantisme, institutrice engagée pour l’éducation des filles, devenue la première femme Juge en son pays… première femme juge à être nommée par le futur président Kwame N’Krumah à la Cour suprême. Pour Annie Jiagge, comme pour toutes ces femmes leaders, la question de l’éducation des filles est une revendication centrale.

    À partir de ces figures pionnières, nous évoquons les mouvements collectifs de ces militantes anglophones et francophones, chrétiennes et musulmanes, depuis le début du XXème siècle. Des femmes qui sont sorties de leur pays, ont voyagé, ont participé à des conférences internationales à l’Ouest comme à l’Est, en pleine guerre froide. Quelles traces ont-elles laissées et comment écrire leur histoire ?

    Regardez la vidéo du discours d’Annie Jiagge à la tribune de l’ONU, le 15 juillet 1980.

    Avec nos invitées :

    - Pascale Barthélémy, directrice d’études à l’EHESS, l’École des hautes études en sciences sociales, et vice-présidente chargée des Relations Internationales

    - Claire Nicolas, historienne de l’Afrique et de l’histoire globale à l’Université de Bâle en Suisse

    - Phoebe Musando de l’Université de Georgetown à Doha au Qatar

    - Sara Panata, chargée de recherche au CNRS, historienne de l’Afrique au laboratoire Les Afriques dans le monde à Bordeaux.

    À paraître Sans nous, pas de nation ni de génération, de Sara Panata.

    ►Pour aller plus loin

    - Le site des REAF 2026

    - Écouter les épisodes du podcast Africaines Queens

    - Ainsi que l’édition spéciale de RFI.

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    48 分
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