『La marche du monde』のカバーアート

La marche du monde

La marche du monde

著者: RFI
無料で聴く

【Amazonプライム会員限定】今ならプレミアムプランが4か月 月額99円。

10月19日まで。※適用条件あり

Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! *** Diffusions le samedi à 14h10 TU et le dimanche à 00h10 TU vers toutes cibles.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Adieu ma Russie de Nicolas Werth, une histoire intime de père en fils
    2026/10/03

    L’historien Nicolas Werth nous livre un récit bouleversant où il cherche à comprendre pourquoi son père s’est suicidé après l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’Union soviétique, en 1968, alors que lui-même a attenté à ses jours après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022. Un récit d’histoire et de filiation où se conjugue sur plus d’un siècle, ce qui unit un fils à son père : une connaissance intime de la Russie et de l’URSS.

    Si la Russie du père est héroïque et fière de sa « Grande guerre patriotique », la Russie du fils, ou plutôt l’Union soviétique, est avant tout celle d’un régime criminel responsable de décennies de terreur et de répressions, celle d’un « État contre son peuple ».

    Adieu ma Russie est un livre à la fois très érudit puisque Nicolas Werth dresse un bilan intellectuel de ses publications et de ses recherches- sachant qu’il est l’un des tout premiers à avoir eu accès aux archives soviétiques après l’effondrement de l’URSS en 1991- et c’est aussi un livre extrêmement humain, puisque l’historien partage son expérience personnelle marquée à la fois par ses multiples séjours en Russie, plus passionnants et étonnants les uns que les autres, mais aussi par la quête d’un père qui ne l’a pas élevé et qu’il a, au fond, très peu connu. En retrouvant le sens de l’histoire, Nicolas Werth redonne du sens à sa propre vie.

    À lire par Nicolas Werth :

    - Adieu ma Russie : Mémoires orphelines, Paris, Les Belles Lettres, 2026

    - Un État contre son peuple : de Lénine à Poutine, Les Belles Lettres, coll. « Le Goût de l'Histoire » (no 40), 2025

    - Poutine historien en chef, Paris, Gallimard, coll. « Tracts », 9 juin 2022

    - Les Grandes Famines soviétiques, PUF, 2020, coll. « Que sais-je ? »

    - La Route de la Kolyma, Paris, Belin, 2012.

    À écouter dans La Marche du Monde :

    - Poutine entre les lignes de son discours d'entrée en guerre contre l'Ukraine

    - Les révolutions russes

    - Découvrez le site de Mémorial France.

    続きを読む 一部表示
    57 分
  • De quoi l’histoire est-elle faite sinon du monde?
    2026/10/10

    C’est la question posée par le chercheur en histoire contemporaine Pierre Singaravelou, praticien d’une histoire globale où les points de vue des vainqueurs sont confrontés aux points de vue des vaincus. Une émission enregistrée en public aux 29èmes RDVS de l’histoire de Blois, où l’historien Hervé Joly pose une toute autre question : les marchés et les marchands aiment-ils la guerre ?

    • Première partie avec Hervé Joly, directeur de recherche au CNRS, enseignant à l'ENS de Lyon et spécialiste de l'histoire du patronat et des entreprises en France au 19ème et 20ème.

    Comment les grands patrons voient-ils la nomination d’Hitler comme Chancelier en Janvier 1933 ? Quelles sont les promesses faites par les nazis au patronat ? Et que savons-nous de la responsabilité de l’entreprise qui a fabriqué le Zyklon-B utilisé dans les chambres à gaz pour exterminer les juifs d’Europe à l’échelle industrielle ?

    • Seconde partie avec Pierre Singaravélou, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre senior de l’institut universitaire de France.

    Pierre Singaravélou nous raconte sa propre fabrique de l’histoire, une histoire globale dont il nous partage la part la plus intime, à savoir son itinéraire personnel. Né à Gradignan, près de Bordeaux, d’une mère française et d’un père indien, il évoque son royaume d’enfance, marqué par ses lectures de la collection « La vie privée des hommes » initiée par l’historien Pierre Miquel et son premier voyage en Inde, dans la ville de Pondichéry, ancienne colonie française.

    À lire

    Se déplacer malgré tout ». Transports et mobilités dans la France occupée (1940-1944). Par Hervé Joly, aux éditions Droz

    De quoi l’histoire est-elle faîte sinon du monde ? Par Pierre Singaravélou, aux éditions Verdier.

    À écouter

    - Face à la colonisation avec Denis Cogneau et Pierre Singaravélou

    - Hitler et les nazis : comment la haine est arrivée au pouvoir ?

    続きを読む 一部表示
    49 分
  • L’odyssée photographique d’Alain Keler, quand l’histoire du monde rencontre la mémoire familiale
    2026/09/12
    Honoré par une rétrospective aux Rencontres de la photographie d’Arles 2026, Alain Keler a su documenter les grands conflits du XXè siècle en créant des images d’actualité à hauteur d’hommes, de femmes et d’enfants. À l’heure du bilan en noir et blanc, son œuvre photographique révèle combien son histoire personnelle est connectée à l’histoire du monde. Un reportage de Maxime Grember. Le goût du voyage et les débuts d’un photoreporter Depuis plus de cinquante ans, Alain Keler regarde le monde à travers son objectif. Un monde qu’il a d’abord parcouru en photoreporter, au rythme de l’actualité et de ses bouleversements, avant de prendre le temps de s’arrêter, de revenir sur ses pas et, peu à peu, de tourner son regard vers sa propre histoire. Après ses années de lycée à Honfleur, en Normandie, Alain Keler apprend la technique photographique et travaille dans un laboratoire à la fin des années 1960. Avec ses premières économies, il achète deux appareils photo et un billet de train pour Istanbul. Ce premier départ marque le début d’une vie de voyages. Quelques années plus tard viennent New York, puis l’Amérique latine, où il est rémunéré pour la première fois comme photographe en 1974. De retour à Paris, Alain Keler entre en 1975 à l’agence de presse Sygma. Commence alors une quinzaine d’années de photojournalisme au cœur des grands bouleversements de son époque : la révolution iranienne en 1979, les grèves des chantiers navals de Gdansk en Pologne en 1980, la guerre du Liban en 1982, la famine en Éthiopie en 1985 ou encore les manifestations de la place Tiananmen à Pékin en 1989. Ses photographies font le tour du monde et sont publiées dans les grands magazines internationaux. Après la chute du Mur, prendre le temps de regarder À force de courir d’une actualité à l’autre, Alain Keler ressent une frustration grandissante : celle de devoir repartir trop vite, sans pouvoir rester suffisamment longtemps auprès de ceux qu’il photographie. La chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, marque un tournant. Derrière le rideau de fer, tout un monde vacille. Keler décide alors de prendre le temps. À partir des années 1990, il parcourt les pays de l’ancien bloc communiste à la rencontre des minorités ethniques et religieuses. De ce travail au long cours naît Vents d’Est, récompensé par le prix W. Eugene Smith, l’une des distinctions majeures de la photographie documentaire. Entre 2004 et 2005, une bourse de la fondation 3P, créée par Yann Arthus-Bertrand, lui permet de se rendre à plusieurs reprises en Israël et dans les Territoires Palestiniens. En photographiant ce territoire et ceux qui l’habitent, Alain Keler se rapproche, presque malgré lui, de sa propre histoire. Quand l’Histoire rencontre la mémoire familiale Du fracas de l’Histoire à la mémoire familiale, son regard change de distance. Après avoir photographié les guerres, les révolutions et les peuples menacés, Keler se tourne vers ses parents, ses origines et les traces laissées par l’histoire du XXè siècle dans sa propre famille. Membre de l’agence MYOP depuis 2008, il poursuit cette exploration de l’intime, notamment à travers la photographie et le documentaire. Une quête de mémoire qui devient aussi une histoire de transmission avec son fils Léo Keler, lui-même photographe. En 2024, père et fils reprennent ensemble la route en Allemagne, sur les traces du grand-père d’Alain, déporté à Buchenwald, et de l’itinéraire qu’il a parcouru lors des marches de la mort d’avril 1945. Transmettre, raconter ce que l’image ne dit pas Cette transmission passe aussi par les archives. Aujourd’hui encore, Alain Keler retourne à ses planches-contacts, exhume des photographies parfois oubliées et en raconte l'hors-champ : une rencontre, un voyage, les circonstances d’un déclenchement, tout ce que l’image, seule, ne dit pas. Un travail au long cours qu’il poursuit notamment sur son blog Journal d’un photographe et qui trouve en 2026 un nouvel écho à travers deux monographies et plusieurs expositions. L’odyssée photographique d’Alain Keler, quand l’histoire du monde rencontre la mémoire familiale, c’est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde, signé Maxime Grember, produit par Valérie Nivelon et mis en ondes par Aurèle Charlieux. Remerciements : Alain Keler, Léo Keler, Thierry Grillet, Olivier Monge, Antoine Kimmerlin, le Planches Contact Festival de Deauville, l’Abbaye du Château de Vincennes, le laboratoire Dupont à Paris et les Rencontres de la photographie d’Arles. Photos : Portrait d'Alain Keler © Olivier Monge/MYOP Des Éthiopiens quittent le camp de Gondo à Korem, Éthiopie, 1985 © Alain Keler/MYOP Un pays entouré de murs, 2004 © Alain Keler/MYOP Israël, 2004 © Alain Keler/MYOP...
    続きを読む 一部表示
    48 分
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません