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La marche du monde

La marche du monde

著者: RFI
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概要

Chaque semaine, La marche du monde vous propose de découvrir l’histoire de nos sociétés contemporaines. Sur les cinq continents, nous recherchons des témoignages, mais aussi des archives radiophoniques et musicales, pour revivre les évènements et les mouvements qui éclairent l’actualité. En Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe et au Proche-Orient, rafraîchissons-nous la mémoire et partageons notre histoire ! *** Diffusions le samedi à 14h10 TU et le dimanche à 00h10 TU vers toutes cibles.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Le Front populaire et les congés payés, de la métropole à l’Algérie
    2026/11/07

    La semaine de 40 heures, les contrats collectifs et les congés payés sont annoncés dès la constitution du gouvernement d'union de la gauche dirigé par Léon Blum, dont le programme est celui du Front populaire ! Nous sommes le 4 juin 1936 et c’est la concrétisation d’un immense espoir, celui de changer la vie pour 41 millions de Français de l'Hexagone, mais aussi pour les 69 millions d’habitants des colonies, protectorats ou mandats.

    Pour la première fois, celles et ceux qui travaillent pourront légalement être payés « à ne rien faire », comme le regrettent déjà des industriels habitués à des ouvriers corvéables à longueur d’année, six jours sur sept. Mais qu'est-il permis d’espérer et comment l’obtenir ? Des mineurs aux métallos, comment l’ont-ils vécu ? Et comment l’ont-ils obtenu ? Qui en a vraiment bénéficié et les congés payés ont-ils été synonymes de départ en vacances avec femmes et enfants ?

    Au-delà de l’imaginaire puissant inscrit dans nos mémoires collectives, quel espoir le Front populaire a-t-il réellement porté jusqu’en Algérie, celui d’une révolution marxiste de la société ou plutôt celui d’une évolution du monde du travail à négocier entre patrons et syndicats ? Autant de questions que nous allons aborder à l’écoute de nos archives et de nos témoignages, entre les oreilles de notre invitée historienne Ludivine Bantigny !

    Bibliographie sélective de Ludivine Bantigny :

    • La Bourse ou la vie, le Front populaire, histoire pour aujourd’hui, aux éditions La Découverte
    • Une histoire globale des révolutions, en co-direction avec Quentin Deluermoz, aux éditions La Découverte
    • Petite histoire des grèves ouvrières et des soulèvements populaires, aux éditions Bayard.

    À lire également : Des communistes en situation coloniale (1920-1939) et L'Algérie lutte et espère d'Eloïse Dreure.

    À écouter pour aller plus loin«À travail égal, salaire égal», le combat avant-gardiste des grévistes sénégalais de 1946

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    48 分
  • Dakar 66, un printemps des arts
    2026/10/31

    À Dakar en 1966, le premier Festival mondial des Arts nègres est annoncé par le film de Paulin Soumanou Vieyra comme un évènement unique sur la côte ouest-africaine. Un festival accueilli par le jeune État sénégalais indépendant, engagé par son président, Léopold Sedar Senghor, dans une politique culturelle sans précédent.

    Léopold Sedar Senghor, inventeur du concept de la négritude avec Jan et Paulette Nardal, Léon-Gontran Damas et Aimé Césaire dès les années 30, répond aux vœux des intellectuels de la diaspora en célébrant une culture commune émancipée du colonialisme, de l’exploitation des peuples faibles et du racisme où « l’artiste est invité à mener un combat de libération et d’éducation ». Ainsi parlait Alioune Diop lors du Congrès de Rome en 1959, fondateur de la revue Présence africaine. C’est pourquoi il faut s’interroger sur l’histoire longue du premier festival des Arts nègres, en 1966 à Dakar.

    - Avec Ibrahima Wane, professeur de littérature africaine à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, président du conseil d'administration du Musée des civilisations noires.

    - À lire : Les politiques culturelles au Sénégal. Acquis et défis aux éditions L’Harmattan

    - Annie Jouga, architecte, co-fondatrice du Collège universitaire d’Architecture de Dakar

    - À lire : Dakar, traces et horizons sous la direction éditoriale de Vieux Savané et Baba Diop aux éditions Vives Voix

    - Jennifer Houdrouge, fondatrice de la galerie d’art Selebe Yoon

    - Découvrez la galerie : https://fr.selebe-yoon.com/

    - Alioune Diouf, artiste formé au sein du laboratoire Agit’Art

    - Découvrez son parcours : https://fr.selebe-yoon.com/artists/alioune-diouf

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  • L’odyssée photographique d’Alain Keler, quand l’histoire du monde rencontre la mémoire familiale
    2026/09/12
    Honoré par une rétrospective aux Rencontres de la photographie d’Arles 2026, Alain Keler a su documenter les grands conflits du XXè siècle en créant des images d’actualité à hauteur d’hommes, de femmes et d’enfants. À l’heure du bilan en noir et blanc, son œuvre photographique révèle combien son histoire personnelle est connectée à l’histoire du monde. Un reportage de Maxime Grember. Le goût du voyage et les débuts d’un photoreporter Depuis plus de cinquante ans, Alain Keler regarde le monde à travers son objectif. Un monde qu’il a d’abord parcouru en photoreporter, au rythme de l’actualité et de ses bouleversements, avant de prendre le temps de s’arrêter, de revenir sur ses pas et, peu à peu, de tourner son regard vers sa propre histoire. Après ses années de lycée à Honfleur, en Normandie, Alain Keler apprend la technique photographique et travaille dans un laboratoire à la fin des années 1960. Avec ses premières économies, il achète deux appareils photo et un billet de train pour Istanbul. Ce premier départ marque le début d’une vie de voyages. Quelques années plus tard viennent New York, puis l’Amérique latine, où il est rémunéré pour la première fois comme photographe en 1974. De retour à Paris, Alain Keler entre en 1975 à l’agence de presse Sygma. Commence alors une quinzaine d’années de photojournalisme au cœur des grands bouleversements de son époque : la révolution iranienne en 1979, les grèves des chantiers navals de Gdansk en Pologne en 1980, la guerre du Liban en 1982, la famine en Éthiopie en 1985 ou encore les manifestations de la place Tiananmen à Pékin en 1989. Ses photographies font le tour du monde et sont publiées dans les grands magazines internationaux. Après la chute du Mur, prendre le temps de regarder À force de courir d’une actualité à l’autre, Alain Keler ressent une frustration grandissante : celle de devoir repartir trop vite, sans pouvoir rester suffisamment longtemps auprès de ceux qu’il photographie. La chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, marque un tournant. Derrière le rideau de fer, tout un monde vacille. Keler décide alors de prendre le temps. À partir des années 1990, il parcourt les pays de l’ancien bloc communiste à la rencontre des minorités ethniques et religieuses. De ce travail au long cours naît Vents d’Est, récompensé par le prix W. Eugene Smith, l’une des distinctions majeures de la photographie documentaire. Entre 2004 et 2005, une bourse de la fondation 3P, créée par Yann Arthus-Bertrand, lui permet de se rendre à plusieurs reprises en Israël et dans les Territoires Palestiniens. En photographiant ce territoire et ceux qui l’habitent, Alain Keler se rapproche, presque malgré lui, de sa propre histoire. Quand l’Histoire rencontre la mémoire familiale Du fracas de l’Histoire à la mémoire familiale, son regard change de distance. Après avoir photographié les guerres, les révolutions et les peuples menacés, Keler se tourne vers ses parents, ses origines et les traces laissées par l’histoire du XXè siècle dans sa propre famille. Membre de l’agence MYOP depuis 2008, il poursuit cette exploration de l’intime, notamment à travers la photographie et le documentaire. Une quête de mémoire qui devient aussi une histoire de transmission avec son fils Léo Keler, lui-même photographe. En 2024, père et fils reprennent ensemble la route en Allemagne, sur les traces du grand-père d’Alain, déporté à Buchenwald, et de l’itinéraire qu’il a parcouru lors des marches de la mort d’avril 1945. Transmettre, raconter ce que l’image ne dit pas Cette transmission passe aussi par les archives. Aujourd’hui encore, Alain Keler retourne à ses planches-contacts, exhume des photographies parfois oubliées et en raconte l'hors-champ : une rencontre, un voyage, les circonstances d’un déclenchement, tout ce que l’image, seule, ne dit pas. Un travail au long cours qu’il poursuit notamment sur son blog Journal d’un photographe et qui trouve en 2026 un nouvel écho à travers deux monographies et plusieurs expositions. L’odyssée photographique d’Alain Keler, quand l’histoire du monde rencontre la mémoire familiale, c’est un nouvel épisode documentaire de La marche du monde, signé Maxime Grember, produit par Valérie Nivelon et mis en ondes par Aurèle Charlieux. Remerciements : Alain Keler, Léo Keler, Thierry Grillet, Olivier Monge, Antoine Kimmerlin, le Planches Contact Festival de Deauville, l’Abbaye du Château de Vincennes, le laboratoire Dupont à Paris et les Rencontres de la photographie d’Arles. Photos : Portrait d'Alain Keler © Olivier Monge/MYOP Des Éthiopiens quittent le camp de Gondo à Korem, Éthiopie, 1985 © Alain Keler/MYOP Un pays entouré de murs, 2004 © Alain Keler/MYOP Israël, 2004 © Alain Keler/MYOP...
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    48 分
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