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Le goût du monde

Le goût du monde

著者: RFI
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概要

L'oignon est-il vraiment de toutes les marmites du monde ? Les ancêtres sont-ils gourmands ? Et la pomme de terre une déesse ? Vous saurez tout dans le Goût du Monde, l'émission qui parle de saveurs, d’histoires, de partage, de goûts : d’ici ou d’ailleurs. Ces goûts qui rappellent les souvenirs, les émotions, et nourrissent l’imaginaire. À vous ensuite de partager vos souvenirs et de faire chauffer les marmites ! Comme nous ne pourrons pas goûter, racontez-nous ! En mots, en photos, en recettes, en histoires, parlez-nous de vous ! Réalisation : Guillaume Munier. *** À écouter, podcaster, à partager, à déguster le samedi à 17h30 (vers Afrique luso), à 21h30 TU vers toutes cibles. Le dimanche à 11h30 TU vers toutes cibles, à 21h30 (vers Afrique haoussa).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • De Naples à Rome ou Venise : d’où vient le goût des Italiens pour l’amer ?
    2026/02/28
    Il a fallu un regard venu d’ailleurs pour réaliser combien l’amer incarnait l’Italie. Le souvenir d’Emmanuel Giraud, ancien résident de la Villa Medicis à Rome, et sa découverte des amers pour que le professeur italien Massimo Montanari réalise combien, en effet, l’amertume était une saveur foncièrement italienne. Ce qui est vert est amer, ou la place centrale des végétaux dans la cuisine italienne. Expresso, radicchio, amaretto, roquette, tartes aux herbes amères, et autres artichauts : L'amertume est la note de fond de la cuisine italienne. Une cuisine aux racines paysannes, diverse, végétale, « la saveur amère caractérise principalement certaines espèces de plantes d’herbes, racines qui, surtout à l’état sauvage, ont un tel goût », explique Massimo Montanari dans Amaro. Une cuisine végétale, paysanne, dont la durabilité et la diversité bio culturelle sont devenues patrimoine. En décembre 2025, l’Unesco a en effet inscrit la cuisine italienne sur la liste des patrimoines immatériels de l’humanité précisément pour ces raisons. « La place centrale des végétaux dans la culture gastronomique italienne a conservé, au fil des siècles, une forte dimension populaire, un rapport étroit et constant avec la culture paysanne, qui, en plus de développer des savoirs et des pratiques liés aux travaux des champs et des jardins, a toujours veillé à intégrer aux ressources domestiquées celles restées sauvages, les produits des prés et des sous-bois, des fossés et des zones humides. Ainsi, s’est vraisemblablement établie l’habitude du goût amer ». Ne le faites pas savoir aux paysans Nous découvrons avec cet amer une autre manière de raconter les hiérarchies, les rapports entre les classes sociales. Aux paysans qui connaissaient les plantes, et récoltaient les herbes sauvages, les cardons, les roquettes, et autres salades amères, les gentilhommes multipliaient les stratagèmes pour s’assurer que ces plantes présentées comme « rustiques », leur seraient réservées, car délicieuses et accessoirement aussi bonnes pour la santé. Pour s’assurer enfin que la connaissance et le savoir restaient au sein de l’espace des privilèges et du pouvoir des classes dirigeantes. « C’est ainsi, selon la définition de Pierandrea Mattioli, qu’un produit cultivé par la nature, devint artificiellement civilisée en intégrant la haute cuisine pour parfumer les viandes fines et les canards rôtis. » Le pays de l’amer Dans cet essai malicieux et érudit, Massimo Montanari nous offre à nous, non Italiens, une lecture toute en finesse de son pays et de ses compatriotes, avec une délicieuse autodérision. Nous retiendrons « qu’il faut apprendre à goûter l'amer, les amers, mais quand on les a découverts, on ne peut plus s’en passer ». Avec Massimo Montanari, professeur, historien, spécialiste de l’histoire de l’alimentation, auteur de Amaro, un goût italien, aux éditions Macula. « Parler d’alimentation, de nourriture, c’est parler du monde, parce que c’est le geste le plus important de la vie, le geste alimentaire et tout ce qu’il y a autour : l’économie, la technologie, les rapports sociaux, une très bonne perspective pour regarder autour de soi ». Le livre qui a permis à Massimo Montinari de prendre conscience du goût des Italiens pour l'amer est « L’amer » d'Emmanuel Giraud, paru aux éditions Les ateliers d’Argol. Dans l’émission, aussi, Alexandre Bella Ola, le cuisinier auteur de « Les cuisines d’Afrique noire » chez First, raconte le N’dolè. Il est question de « High on the hog », la part du lion de l’historienne américaine de l’alimentation, Dr Jessica B. Harris. De santé et du corps qui s’éveille et s’ébroue après l’hiver, avec un extrait de la newsletter Substack Achillée mille vertus, de Jennifer Hart Smith, naturopathe, cuisinière et autrice, à retrouver ici Il est question à plusieurs reprises du botaniste italien Constanzo Felici. Pour aller plus loin - La cucina leggera, de Laura Zavan, éditions Hachette cuisine. - In cucina, d'Alba Pezzone. Et la musique ? L’équipe de la playlist nous propose Tive razao, de Seu Jorge. La recette La tourte aux herbes et au parmesan, de Laura Zavan, à découvrir sur son site.
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    29 分
  • Comprendre d’où tu viens pour savoir qui je suis
    2026/02/21

    Comment dire l'exil, rompre le silence, et se raconter ? La cuisine s’avère une précieuse alliée dans ce qu’elle a de répétitif et quotidien, les gestes sont un refuge, l’air de rien la parole se libère, l’esprit et les mains occupés à faire, le récit, par bribes, se nourrit lui aussi. Pourquoi ces herbes ? Et ce pho qui t’a appris à le cuisiner ? Comment faisais-tu, toi qui ne parlais pas la langue ?

    Ici à Paris, se poursuit le voyage de Bâ, la grand-mère d’Anne Solenne Hatte, la mère de Loan Hatte. Bâ née dans un tout petit village à côté de Hanoï, dans les rizières au début du siècle dernier, exilée en France au début des années 60. Son histoire fait écho à celle de ceux qui ont dû fuir et trouver refuge loin de leur pays d’origine, et tout reconstruire.

    Dis-moi d’où tu viens, je saurai qui je suis

    « Je voudrais mettre des mots sur ce silence et ces absences, comprendre d'où je viens, pour savoir qui je suis », écrit Anne Solenne dans « La cuisine de Bâ », le livre de cuisine qu’elle a écrit, comme un dialogue avec sa grand-mère.

    « Sans le savoir et depuis toujours je mange vietnamien grâce aux plats de ma grand-mère et de ma mère et à travers de ces saveurs, j’ai compris qu’il y avait un langage, en sourdine, silencieux, il a été la première porte d’entrée vers le Vietnam. On s’est rencontré à un moment charnière avec ma grand-mère, où moi j’avais besoin de récits pour me construire, et elle a bien voulu à un moment donné de sa vie me transmettre des souvenirs, mais ces souvenirs ont été longs à venir, elle vivant dans une cuisine de la survie pour avancer là où nous, ses petits-enfants, étions dans une cuisine plaisir. Je me suis rendu compte qu’il y avait un fossé et des ficelles à tirer. »

    Des mots sur les silences, des vides comblés

    Des rizières près de Hanoï où Bâ est née, au restaurant ouvert dans la maison familiale à Olivet près d’Orléans « la Hanoïenne » primée par le Gault et Millau, des pho partagés avec son père enfant aux millions de nems roulés en France, l’histoire de Bâ est une histoire de résilience, d’adaptation, d’exil.

    De cette rencontre, sont nés un livre, de recettes et de récits, et un film. Des réponses ont été apportées, des mots posés sur les silences, des vides ont été comblés, la transmission opère avec toutes les vérités qui la composent. « Je souhaite - écrit Anne Solenne – que ce livre soit la base de l’histoire de ton exil, qu’il inspire des générations futures afin qu’elles se souviennent d’où elles viennent. »

    « Quand le plat de l'enfance est un plat de l'ailleurs, que se passe-t-il si on cherche à le reproduire ? Peut-on y arriver sans cet ingrédient introuvable ici, avec ce légume qui n'a pas exactement le même goût que là-bas ? Un seul condiment vous manque et tout est dépeuplé. » Passer à Table, d'Emilie Laystary.

    Avec Loan Hatte et Anne Solenne Hatte, autrice de « La cuisine de Bâ », aux éditions Ducasse - réalisatrice de Saveurs d’exil produit par Cheyenne Distribution.

    - Ru, de Kim Thuy

    - Passer à table, d'Emilie Laystary, aux éditions Divergence

    - La cuisine de l’exil, de Stéphanie Schwartzbrod

    - Le secret des saveurs vietnamiennes, de Kim Thuy, éditions La Martinière

    - La cuisine, une mémoire vivante, Le Goût du monde sur RFI.

    Programmation musicale : Kabumbu, d'Ampire Joven.

    LA RECETTE :

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    32 分
  • Hong Kong à la carte
    2026/02/14
    Le thé au lait fume dans les rayons du soleil ; sur une assiette, patientent un sandwich lait concentré beurre de cacahuète, un bol de soupe wonton, et une egg tart à emporter pour la manger en chemin. Sur la table métallique, se trouve un peu du goût de Hong Kong, et le plaisir de s'assoir en tirant nos tabourets en plastique, avec 2 amoureuses de Hong Kong, la photographe Ada Deschanel, autrice et chef privée, et Davina Chang, née et élevée à Hong Kong, et aux États-Unis, avant de poser ses valises à Paris, où - dit elle- elle se sent comme chez elle. Il lui manquait un peu de là-bas, elle a donc fondé une bulle hong-kongaise en plein centre de la capitale, Bing Sutt en 2022. L'une a aimé Hong Kong en la découvrant, l'autre la redécouverte en s'y replongeant pour un livre à 4 mains « Hong Kong à la carte » publié aux éditions Solar. « Pas juste un livre de recettes, précisent les autrices - mais aussi une porte d'entrée pour découvrir le riche patrimoine culinaire de Hong Kong, ses influences coloniales, sa cuisine aux saveurs enrichie par les migrations. » Et en effet, le voyage s'ouvre il y a plus de 2 siècles dans un village de pêcheurs à l'embouchure de la rivière Pearl, carrefour marchand, port stratégique, Hong Kong a été colonie britannique, devenue refuge de réfugiés russes de la révolution, une concession rétrocédée à la Chine en 1997, il y a 30 ans quasiment. Un simple bol de nouilles peut raconter une traversée, un exil, une rencontre. D'une soupe à la tomate, œufs brouillés, en passant par un bortsch, une tarte aux œufs soeur de la pasteis de nata de Macao, à la ribambelle de dimsum, l'histoire de Hong Kong se découvre à table, et au fil de la journée, et des établissements, Bing Sutt, Cha Chaan teng, et Dai pai dong, petits restaurants de rue nichés dans les ruelles, de la cuisine, vite dont il ne reste plus qu’une trentaine de poignées. À Hong Kong, rien n’arrive intact., tout s’adapte, se mélange. C’est cette plasticité, plus que l’origine exacte des plats, qui fait l’essence de la cuisine hongkongaise, avec pour socle, la cuisine cantonaise : fraîcheur des produits, cuissons rapides, dim sum, vapeur, woks brûlants. À ceci, s’ajoute une forte culture du marché : poissons vivants, légumes du jour, fruits de mer issus d’une longue tradition maritime. Cette base solide a permis d’absorber sans se dénaturer les influences venues de l’autre bout du monde. Bing sutt, 22 rue Béranger, Paris 11ème. « Hong Kong à la carte », de Davina Chang et Ada Deschanel est publié aux éditions Solar. Sur les réseaux : Davina Chang et Ada Deschanel. Pour aller plus loin, pour goûter aussi et pourquoi pas cuisiner : - Hong Kong Vegan, de Christine Wong, éditions de la Plage @conscious_cooking - Street Food Asia : Hong Kong Netflix - Les incontournables, mais de plus en plus rares, Dai pai dong et leurs plats phares Dimdam Maïdan, 21 rue de Turbigo, 75002 Paris - Restaurant Maison Mongkok, 148, rue de Vaugirard, Paris 15ème - Dim sun panda panda. Adresses Hong Kong : - Bake House pour un croissant Char siu ou une egg tart au levain à Victoria Peak Boulangerie artisanale au levain fondée par Grégoire Michaud, également restaurant - Cheung Hing tea - In the mood for love, de Wong kar Wai. Programmation musicale : Splash, de Myra. En images LA RECETTE : EGG TART LA RECETTE : BOUCHÉES À LA CREVETTE
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    34 分
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