『Le goût du monde』のカバーアート

Le goût du monde

Le goût du monde

著者: RFI
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概要

L'oignon est-il vraiment de toutes les marmites du monde ? Les ancêtres sont-ils gourmands ? Et la pomme de terre une déesse ? Vous saurez tout dans le Goût du Monde, l'émission qui parle de saveurs, d’histoires, de partage, de goûts : d’ici ou d’ailleurs. Ces goûts qui rappellent les souvenirs, les émotions, et nourrissent l’imaginaire. À vous ensuite de partager vos souvenirs et de faire chauffer les marmites ! Comme nous ne pourrons pas goûter, racontez-nous ! En mots, en photos, en recettes, en histoires, parlez-nous de vous ! Réalisation : Guillaume Munier. *** À écouter, podcaster, à partager, à déguster le samedi à 18h30 (vers Afrique luso), à 21h30 TU vers toutes cibles. Le dimanche à 11h30 TU vers toutes cibles, à 22h30 (vers Afrique haoussa).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Passer à table, comprendre le monde
    2026/04/18

    Manger relève de l’universel et de l’intime. Nos façons de nous nourrir, de cuisiner, de partager ou pas et comment, les lieux où l’on mange, assis, debout, avec des couverts ou les mains : chaque geste, chaque habitude est un indice pour mieux comprendre le monde et ceux qui nous entourent.

    Universel, vital et quotidien

    Le fait de « passer à table » permet de comprendre ce que les mots ne disent pas toujours, révèle ce qui se joue sans qu’on y pense, au travers notamment de ce que l’on mange, pour échanger aussi quand personne ne parle la même langue. Notre invitée, l’anthropologue Gaëlle Ronsin aime noter ces moments de repas, les recettes choisies pour être partagées, l’ambiance qui se dégage : cette observation apporte un regard complémentaire à son travail de recherche sur la relation entre l’homme et la nature, sur la manière dont l’action publique est façonnée et pensée, dans un contexte environnemental de crise écologique.

    Histoires de terrains

    Les archéologues, les anthropologues, les sociologues et les journalistes ont en commun le « terrain », un travail d’observation et d’intégration. Sur un terrain, explique Gaëlle Ronsin, l’anthropologue met tous ses sens en éveil, pour écouter les gens, regarder ce qu'ils font et goûter ce qu’ils mangent. Parfois un simple casse-croûte, et il arrive - c’est ce que je préfère - que l’on m’invite à prolonger la discussion autour d’un repas – La cuisine permet d’intégrer le groupe, d’en faire partie, de voir des détails, de petites choses qui permettent aussi d’éclairer des mécanismes plus globaux.

    La durée du terrain constitue la différence majeure entre les terrains des journalistes et ceux des anthropologues qui peuvent rester plusieurs mois, même des années avec une communauté.

    Des carnets de notes

    Les carnets sont des outils de travail essentiels au travail de l’anthropologue. Les habitudes, les cas, leur répétition, les observations, tout y est noté, il peut y avoir plusieurs carnets, par thème selon son domaine de recherche et ses habitudes de travail.

    Dans cette émission, il est question aussi de viande de phoque au Québec, des Kours à La Réunion, de plantes médicinales et de savoir-faire traditionnels, de pêche en Bretagne, de dauphins, de gâteaux nantais colonial, de gamelles de riz pour nourrir 100 zadistes, de la maternité comme terrain d’observation, de pommes de terre et de la ferme familiale.

    Avec

    Gaëlle Ronsin, anthropologue, maîtresse de conférence en Sociologie, et en Anthropologie, chercheuse à l'ENS (École normale supérieure), elle est l’autrice de « Ajoute un couvert pour l'anthropologue », aux éditions de l'Epure.

    La cuisine et le fait de manger donnent à voir, permettent de passer par des anecdotes, des récits personnels, de parler vrai presque sans en avoir l’air.

    Pour aller plus loin

    - Natures mortes, troubler les récits de l’extinction, revue Le terrain n° 80 2024

    - Passer à table d'Emilie Laystarie, éditions Divergence

    - Cantines, précis d’organisation collective, éditions Stoo Noblogs

    - En commun avec Laurence Tibère

    - Pierre Bourdieu - La distinction, éditions de Minuit

    - Benoit Coquard « Ceux qui restent, faire sa vie dans les campagnes en déclin », éditions La Découverte

    - Pierre Kropotkin « La conquête du pain », éditions Nada

    - Les travaux de Jean-Pierre Poulain, du Cirad et de la chaire alimentation du monde de l’Unesco.

    Programmation musicale :

    Voodoo love, de David Walter.

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    38 分
  • Ma'amoul, ka'ak el quds, tcheureg, lavahs et tsoureki : pains de lumière et de partage
    2026/04/11

    Il suffit d'un peu de farine, de sel et d'eau pour faire du pain, c'est peu et pourtant fondamental : le pain est à la base de tout. À tel point qu'en arabe, vie et pain se disent de la même manière « haïch ». Le pain, les gestes pour le façonner -en galettes, en tresse, en bracelets, en brioches- avec lui, par lui se transmettent les cultures. De mains en mains, les traditions, les histoires filent, au-delà du temps, au-delà des frontières. Le pain incarne à lui seul l'idée de partage.

    Kaak al quds au sésame, kaaks fourrés aux dattes en Palestine, et les ma'amouls pour les fêtes, des tcheureg en Arménie pour Pâques, une brioche tressée également chez les orthodoxes, les épices qui les parfument - l'anis, le fenouil, le mahaleb ou le mastic sont inscrits dans la mémoire collective de ces goûts qui ne s'oublient pas.

    Ce sont les ma'amouls de la cheffe palestinienne Lulwa Elsarraj qui nous ont mis sur la voie de cet épisode du « Goût du monde ». Des gâteaux dorés comme la lune aperçus sur sa page Instagram, et des ka'aks sucrés, délicieusement fourrés de pâte de dattes, fondants et réconfortants. Lulwa est originaire de Gaza, elle a passé les premières années de sa vie près de la mer et de sa têta, sa grand-mère.

    Aux côtés des ma'amouls, sur les tables arméniennes pour Pâques, les brioches tcheureg incarnent le retour de la lumière et la résurrection. L'autrice et comédienne Corinne Zarzavatdjian aime raconter la tradition qui accompagne le tcheureg : indissociables de Pâques, les œufs peints ou teints en rouge et la traditionnelle « bataille » d'œufs à laquelle se livrent les convives.

    Dans cette émission, sont tissés les récits des pains, les souvenirs des mains et les histoires de nos deux invitées.

    La cheffe palestinienne Lulwa Elsarraj sur instagram, sur youtube.

    Lulwa a partagé sa cuisine et ses racines avec d'autres chefs dans le cadre du refugee Food Festival, notamment avec Alessandra Montagne, d'origine brésilienne, cheffe de Nosso.

    Corinne Zarzavatdjian est comédienne et autrice. Avec son frère Richard, elle a écrit Cuisine d'Arménie aux éditions Solar, La roseraie de Garabed paru aux Presses de la cité est son deuxième roman.

    Une émission mise en ondes par Jérémie Boucher.

    Pour aller plus loin :

    - Bethléem Palestine de Fadi Kattan, aux éditions Solar. Fadi Kattan est franco-palestinien, il est chef cuisinier à Bethléem

    - Voyages dans le monde arabe : Les pains avec Karim Haïdar

    - Falastin de Sami Tamimi et Tara Wigley, aux éditions Hachette Cuisine

    - Tiens, mange ! Tu aimes ? de Koula Kophidou, Panagiota Kophidou Cypris Kophides et Marie Bescond-Kophides, aux éditions de l’Epure.

    Programmation musicale : dans cette émission, vous entendez le titre Sama sounounou du trio Joubran, un extrait de Rast de Ahmad el Khatib et yousseif Hbeisch, des airs de dukduk avec Yeraz de Levon Minassian.

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    29 分
  • Liban : de l’orange Abou Sorra au verjus hosrom, un dictionnaire des saveurs en toute subjectivité
    2026/04/04

    On aimerait que tous les dictionnaires soient aussi savoureux et sensibles. De mots en mots, ici, ce sont bien plus que les saveurs du Liban qui s’égrènent au fil d’un alphabet élargi à plusieurs mots d’arabzi, mais les goûts, les souvenirs, les gestes, la tendresse, les sous-entendus culturels, les scènes d'hier résonnant aujourd’hui, les chaises tirées sous la table en bord de mer, les rougets frits tout juste sortis de l’eau, l’accueil et sa profusion, l’achta et ses trois sens (glace, crème, pomme cannelle) et le zaatar dont le sens diffère en fonction des saisons, des histoires intimes et uni libanaises qui illustrent si justement l’attachement d’un peuple à sa terre, à sa cuisine.

    La cuisine, l’âme et le souffle du Liban

    À l'aune de ce que traversent les Libanais et le Liban aujourd'hui : dans ce pays marqué par les conflits, où la diaspora est plus nombreuse que la population intérieure, sauvegarder la culture, le patrimoine culinaire libanais, transmis uniquement oralement, parait essentiel. Il est fondamental de garder une trace, un souffle de ce qui fait l'âme du Liban : oui, son âme ! L'âme du Liban est dans sa cuisine, son souffle, sa vie, ne dit-on pas d'ailleurs d'un bon cuisinier nafasso helo que son souffle est beau ?

    Ses grands-mères, ses tantes lui ont enseigné la cuisine

    Exilé depuis plus de 30 ans en France, Karim Haïdar a d’abord enseigné le droit avant de devenir cuisinier, grâce à sa tante Mona qui lui a enseigné sa première demi-douzaine de recettes incontournables – dont la Kebbe bien sûr ! Sa mère et ses « têtas » (« les teta sont des grands-mères ») l’ont nourri sans même qu’il se rende même compte de la chance qu’il avait de manger tous les jours des trésors. Ses plats mijotés par sa grand-mère maternelle et sa grand-mère paternelle qui l’ont sensibilisé aux saisons, à la santé dans l’assiette, aimantes « têtas ». « Il faut en avoir une pour comprendre exactement ce que c’est », explique la fille de Karim. Ces histoires, le cuisinier poète et conteur aime depuis toujours les partager en posant un plat fumant d’aubergines sur la table, après vous avoir enjoint à tremper vous aussi votre pain dans l’huile d’olive et le labneh, et à filer en cuisine chercher sa dernière découverte. Son dictionnaire est de ceux dont on aimerait que la lecture dure toujours.

    Avec Karim Haïdar, chef cuisinier, auteur et cofondateur du Bistro Sama à Paris, rue Guillaume Bertrand dans le 11ᵉ arrondissement, et les illustrations de Marie-Lou Garcia.

    Le Dictionnaire des saveurs du Liban est paru aux éditions Cosmopole. Ce dictionnaire fait partie d’une collection dans laquelle sont parus Italie d'Emmanuelle Mourareau et Chine de William Chan Tat Chuen.

    L’encre de seiche, 10 façons de la préparer aux Éditions de l’Epure avec Zeïna Abirached.

    Karim Haïdar a écrit avec Andrée Maalouf trois livres de cuisine libanaise aux éditions Albin Michel, dont le dernier, Cuisine libanaise de Beyrouth à Paris.

    Ryoko Sekiguchi signe la préface du Dictionnaire des saveurs. Elle a publié aux éditions P.O.L un livre autour de Beyrouth, de ses habitants, de la vie au Liban, 961 heures à Beyrouth et 321 plats qui les accompagnent.

    Zeïna Abirached, illustratrice et autrice notamment de Mourir partir revenir. Le jeu des hirondelles, aux éditions Cambourakis.

    Programmation musicale : Sagherat Assani, de Tinariwen featuring Sulafa Elyas.

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    36 分
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