『Le goût du monde』のカバーアート

Le goût du monde

Le goût du monde

著者: RFI
無料で聴く

概要

L'oignon est-il vraiment de toutes les marmites du monde ? Les ancêtres sont-ils gourmands ? Et la pomme de terre une déesse ? Vous saurez tout dans le Goût du Monde, l'émission qui parle de saveurs, d’histoires, de partage, de goûts : d’ici ou d’ailleurs. Ces goûts qui rappellent les souvenirs, les émotions, et nourrissent l’imaginaire. À vous ensuite de partager vos souvenirs et de faire chauffer les marmites ! Comme nous ne pourrons pas goûter, racontez-nous ! En mots, en photos, en recettes, en histoires, parlez-nous de vous ! Réalisation : Guillaume Munier. *** À écouter, podcaster, à partager, à déguster le samedi à 17h30 (vers Afrique luso), à 21h30 TU vers toutes cibles. Le dimanche à 11h30 TU vers toutes cibles, à 21h30 (vers Afrique haoussa).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Un carnet de recettes comme un herbier est un journal intime
    2026/03/21

    En découvrant l’herbier composé par une femme, vénitienne, au XIXème siècle à Venise, Ryoko Sekiguchi trouve une guide et la confirmation de son intuition à propos de Venise : la ville et l’archipel qui la compose respire, et vit entourée de végétaux, vibre du mouvement de l’eau à travers les pieux de bois sur lesquels elle a été bâtie, une forêt lacustre.

    « L’envie est là toujours d’écrire sur une ville, explique l’autrice, poète et traductrice japonaise, après Beyrouth, Venise était un défi : tout n’avait-il pas déjà été écrit sur la Sérenissime ? En composant un pont entre son archipel natal et Venise, en traduisant les liens entres les îles, le rapport des vénitiens à l’eau, à la lagune, en révélant les identités végétales inhérentes à ces villes, Ryoko Sekiguchi écrit une autre histoire, et abolit le temps « Une ville sans sa nature n’existe pas. Téhéran n’existerait pas sans sa montagne, Kyoto ou Amsterdam sans les canaux qui les traversent ».

    Pourquoi une ville et des fleurs dans le goût du monde ?

    Les herbes, des légumes fleurs, la nature est aux sources même de la cuisine, et qui plus est à Venise, en Italie où « la cuisine » est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité à l’Unesco. L’herbier n’est-il pas une collection d’herbes et de fleurs séchées ? Des herbes aromatiques comme celles que l’on trouve dans les cuisines, des herbes sauvages cueillies pour être mangées en salade ou cuisinées ? L’ortie, le pissenlit, la roquette, la scarole ou l’artichaut sont cueillis, les graines de tomates semées, « Il y a des herbes que l’on ne trouve qu’à Venise. Une recette cache toujours les mains de celui ou celle qui cuisine, derrière un herbier il y a toujours aussi les mains de celui qui collecte. Moi je trouve un parallèle entre un carnet et de recettes est un journal intime, comme l’herbier peut l’être. »

    Avec Ryoko Sekiguchi, autrice de « Venise Millefleurs » aux éditions P.O.L

    Beyrouth dans 365h à Beyrouth, et 321 plats qui les accompagne, L’appel des odeurs, Ce n’est pas un hasard, Nagori, La voix sombre chez P.O.L

    sur Instagram.

    Ryoko Sekiguchi dirige également chez Picquier la collection « Le banquet », dont le livre « Herbes sauvages » du chef cuisinier Nakahigashi Hisao. Ancienne résidente de la villa Médicis à Rome, elle publie en français, en italien, en japonais dans des revues

    « Venise n’est pas seulement faite de cette grande île, c’est un archipel qui fait vivre Venise, dès que l’on part une petite heure autour c’est un autre monde. Cette ville nous rend sensible, c’est un grand laboratoire des 5 sens. »

    Herbier de prison (1915-1918), de Rosa Luxembourg, éditions Heros Limite.

    Sur Rfi, dans le Goût du monde :

    • Cuisiner les nuages
    • Autour de Nagori
    • Autour de Beyrouth avec Jean-François Cadet dans « Vous m’en direz des nouvelles »
    • Ryoko Sekiguchi sera au Festival du livre de Paris à partir du 17 avril 2026
    • GP Cremonini, ancien chef de restaurant, artiste protéiforme, musicien notamment.

    Programmation musicale

    Barra, de Yeko.

    La recette

    続きを読む 一部表示
    31 分
  • Congee, chao, juk : une soupe de riz et de soin immuable ou un joli terrain de création ?
    2026/03/14

    La vapeur s'échappe du bol, les grains de riz nagent dans l'eau amidonnée, laiteuse, les anciens se croient mis à la diète et punis, heureusement les nouvelles générations s’exclameront de joie, et les rassureront avec gourmandise : tiens, tu ajoutes des rondelles de gombo, des pickles, du poisson séché, quelques crevettes, des paillettes de piment, et pourquoi pas un œuf ?!

    Certaines tatas et voisines désapprouveront se désolant de voir la tradition se perdre, d’autres leur expliqueront que cette soupe si ancienne se perpétuera justement parce que la recette est vivante et que le plat vit !

    Une soupe de riz au restaurant ?

    Jusqu’à récemment en Occident, en France notamment, cette soupe de riz ayant voyagé dans les valises et les mémoires, restait dans le périmètre de la maison, jusqu’à ce qu’à Paris une jeune femme d’origine vietnamienne décide de la mettre à la carte de son café : « elle voulait un plat salé à servir le matin, à l’ouverture ». Carton plein pour Marine Gora dont le chao – bouillie de riz en vietnamien- séduisit tant qu’en changeant de lieu et de restaurant, les fidèles la supplièrent de la laisser à la carte.

    Version Coyote

    Fini Gramme, welcome Coyote. La cheffe bouscule en ouvrant à Paris un « Saloon Queer », 10 ans après la fermeture du dernier lieu LGBT de la capitale. À la carte, le ton est aux ribs, sausage rolls, aux plats métissés avec des produits de saison, Des classiques de la cuisine américaine : du fumé, du piment, du maïs et du bourbon. Et bientôt qui sait : des grits, plat de maïs typique du sud des États-Unis, qu’a apporté avec elle de Savannah Géorgie à Paris la cheffe Mashama Bailey, cofondatrice de the Grey ?

    Partout où le riz est à la base de l'alimentation, il y a la soupe de riz — le congee, ou zhou, en Chine, les premières, l'okayu au Japon, le juk en Corée, cháo au Vietnam, … et puis l'arroz caldo aux Philippines, ces soupes faites de céréales et d'eau sont parmi les traditions culinaires les plus anciennes du monde. Le riz a voyagé, il est au Sénégal avec le fonde, un ubu aux Comores, clin d'œil à Miske Alhaoutou, à écouter sur la page web de l'émission, Des cultures du riz, naissent les bouillies, veloutés soupes et autres gruaux.

    EN IMAGES

    Le riz, le maïs, le mil, le sorgho, l'avoine : soupe soeurs

    Chaque région, chaque berceau a ainsi développé sa propre identité culinaire, jouant sur les textures, les garnitures, les usages médicinaux ou rituels, sucré salé, autour d'une céréale, qui vont d'ailleurs se comporter différemment, le riz se gorge de liquide et se délice, le maïs lui, se renforce, se fige davantage.

    Coyote, 86 rue des Archives, 75003 Paris

    Par Marine Gora

    Quelques adresses pour goûter un congee/Chao/juk et des grits : L’arrêt by the Grey 36 rue de l’Université, 75007 Paris

    Caphette coffee shop franco-vietnamien par Adeline Gobin et Viet Nguyen, 3 rue neuve Popincourt, 75011 Paris

    Rouge do, rue saint Marthe, 75010 Paris

    Merveille de goût et pour la santé, le congee/Chào permet d’équilibrer le Yin et le Yang, en médecine chinoise. Loan Hatte est thérapeute en énergétique traditionnelle chinoise à Orléans. Elle explique les vertus d’une telle soupe de riz.

    Programmation musicale : Je veux être dans tes bras, Alma Rechtman.

    La recette

    続きを読む 一部表示
    31 分
  • Histoires de femmes, de lait maternel, de nourrices, et de liens
    2026/03/07
    Elles nourrissent au sein les enfants, les leurs et ceux des autres, et sont payées pour ce lait. La nourrice est celle qui nourrit, des nouveau-nés placés chez elles, ou « sur lieu », au domicile des employeurs, bébés. Jusqu’à l’invention des laits maternisés, aucune alternative à l’allaitement n’existait pour nourrir un bébé. Les femmes, nouvelles accouchées, pouvaient ainsi en plus de leur enfant allaiter ceux des autres, ce qui n’était pas sans risque, ni pour elles ni pour les enfants dont elles avaient la charge. L’allaitement, un marché Le métier de nourrices est ancestral, réglementée, encadrée depuis l’Antiquité, car allaiter hier d’autres bébés que le sien a longtemps été un métier, même aussi un vaste marché : l’allaitement mercenaire a économiquement soutenu des régions entières en Europe, en France au début du XVIIIè et au XIXè. D’abord répandu chez les aristocrates et les bourgeois, le « nourrissage » se développe à la révolution industrielle. Il devient rapidement évident que le travail à l’usine est mieux payé que celui des champs. Les campagnes se sont ainsi vidées de leur main-d’œuvre partie travailler en ville, à l’exception des nourrices qui se voient confier les enfants d’ouvriers, d’artisans ou de la petite bourgeoisie. À Lyon, en 1840, Louis-René Villermé, médecin, enquête chez les soyeux et écrit : « Presque tous les nouveau-nés sont placés en nourrice dans les départements voisins car les mères gagnent plus d’argent à travailler dans les ateliers de soie plutôt qu’à élever leurs enfants. Elles récupèrent le bébé quand il est sevré ou généralement quand il marche. » À la fin du XIXè, en France, 10% des nourrissons étaient mis en nourrice, près de deux-tiers des bébés dans les grandes villes. Les nourrices, rarement aux affaires, devaient passer par des intermédiaires pour trouver de nouveaux bébés à garder. Les femmes, des marchandises comme les autres ? Pour « Nourrices », son premier roman, Séverine Cressan a enquêté sur l’identité des nourrices, leur milieu social, leurs conditions de vie et de travail, elle s’est interrogée sur les liens créés par le lait entre un enfant et sa mère, et ce même lien quand le lait n’est pas celui de sa mère, quel est-il ? Comment naît l’attachement, l’amour entre mère et enfant ? Comment se construit-il et se renforce-t-il ? Quelles solidarités entre les mères ? Son récit est sensuel et bouleversant. Il pose aussi la question des relations entre les frères et sœurs de sang et de lait – rappelle les mythes et les légendes qui entourent ces relations : Remus et Romulus, depuis l'Antiquité, et les interdits associés, dans certaines religions, comme dans l'Islam par exemple où frères et sœurs de lait ont l'interdiction de se marier. La fin de l’allaitement mercenaire avec l’essor du biberon et du lait maternisé La loi Roussel (1874) marque un tournant : elle impose un contrôle administratif strict sur les nourrices et les placements d’enfants, dans le but de lutter contre la mortalité infantile encore très élevée. Ce contrôle évite et réduit de fait l’attractivité de la mise en nourrice, mais c’est l’invention du lait maternisé, une alternative au nourrissage et au biberon qui scelle la fin de l’allaitement mercenaire. La fonction de nourrice change alors de nature, en 1977, les nourrices deviennent officiellement des assistantes maternelles, elles sont les nounous qui gardent encore aujourd’hui les enfants en l’absence de leurs parents. Avec Séverine Cressan, autrice. « Nourrices » est son premier roman, il est publié aux éditions Dalva. Pour aller plus loin - Lait maternel (émission Le Goût du monde) - Nourrices, quand les filles des champs veillent sur les enfants des autres - L'historienne Anne Martin-Fugier à propos des « nourrices sur lieu et à emporter », France Culture, 27 avril 1978 - Association des lactarium de France. Programmation musicale : Going home de Dominique fils Aimé. Une recette de flan au baobab, blanc comme le lait, de Harouna Sow issue de la saison 1 de l'émission Recette de poche.
    続きを読む 一部表示
    29 分
まだレビューはありません