『Le goût du monde』のカバーアート

Le goût du monde

Le goût du monde

著者: RFI
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2026年5月12日まで。4か月目以降は月額1,500円で自動更新します。

概要

L'oignon est-il vraiment de toutes les marmites du monde ? Les ancêtres sont-ils gourmands ? Et la pomme de terre une déesse ? Vous saurez tout dans le Goût du Monde, l'émission qui parle de saveurs, d’histoires, de partage, de goûts : d’ici ou d’ailleurs. Ces goûts qui rappellent les souvenirs, les émotions, et nourrissent l’imaginaire. À vous ensuite de partager vos souvenirs et de faire chauffer les marmites ! Comme nous ne pourrons pas goûter, racontez-nous ! En mots, en photos, en recettes, en histoires, parlez-nous de vous ! Réalisation : Guillaume Munier. *** À écouter, podcaster, à partager, à déguster le samedi à 18h30 (vers Afrique luso), à 21h30 TU vers toutes cibles. Le dimanche à 11h30 TU vers toutes cibles, à 22h30 (vers Afrique haoussa).

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Bons baisers, bon appétit! Recettes en poèmes, à la carte!
    2026/05/02

    Avant les sms et les réseaux sociaux, celle qui donnait un goût de vacances et goûtait à la joie des congés et des jours fériés, c’était la carte postale. Rectangle de carton aux bords crénelés, les cartes étaient envoyées par millions, pour un baiser, une pensée. Instantanés du lieu de vacances, elles portaient au choix au recto pour la photo un château, des chutes d'eau ou des délices architecturaux, avec au verso le descriptif.

    De la fondue à la salade niçoise

    Les cartes les plus appréciées étaient sans conteste celles de recettes de cuisine, miroir du répertoire des recettes régionales de France et d’ailleurs. Le succès fut tel qu’il perdure aujourd'hui, ces cartes résistent et s’accrochent encore aux présentoirs tourniquets des maisons de la presse et autres librairies.

    Bouillabaisse, ailloli, couscous, crêpes bretonnes...

    Quiche lorraine ou fondue : certaines cartes étaient plus rares que d’autres, mais ici c’est bien une série de carte singulière qui nous intéresse et son histoire. Les photos, la mise en scène des recettes ont d’abord intrigué Matthieu Nicol : l’image est son métier, il est iconographe, chineur, chercheurs et collectionneur d’images de cuisine des années 60/70/80.

    Il a ainsi découvert quelques cartes de la série dans un classeur aux Puces de Saint-Ouen. La disposition des ingrédients, le choix des décors, des nappes, des figurines, tous les paysages savamment composés tout a séduit le passionné qui, pour l’occasion, s’est fait détective.

    Les cartes provenaient d’un studio à Grasse, le studio Appollot et qu’au verso, les recettes n’étaient pas juste des recettes mais des poèmes en alexandrins signés de la poétesse Emilie Bernard.

    Bons baisers, bon appétit

    À Saint-Ouen, débute l’enquête qui se poursuivra à Grasse, à Marseille, dans l’est de la France, puis à Paris à nouveau où Matthieu Nicol a retrouvé comme à Grasse, des membres de la famille Appollot. La lumière aussi sur Emilie Bernard, la poétesse la plus lue de France à cette époque aux vues des tirages des cartes postales, mais restée dans l’ombre.

    En tout 167 cartes postales et autant de poèmes rassemblés dans un recueil publié aux éditions de l'Épure. Le livre est le fruit d’une enquête minutieuse et porté par l’humilité d’un passionné souhaitant redonner vie à des gestes, des habitudes, des images vouées à l’oubli, du sens à une époque. Le recueil se savoure.

    Quant aux recettes ? Elles sont impressionnistes, ce qui fait leur charme, et leur délice. Avec un peu de cœur à l’ouvrage et de l’inspiration, vous devriez arriver à mitonner un bon aïoli, ou des huitres farcies !

    Avec

    - Matthieu Nicol, iconographe, chineur, chercheur, fondateur de l'agence Too Many Pictures du compte Vintage food photography et auteur.

    - Catherine Appollot, troisième de la fratrie de Pierre et Gaby Appollot, qui nous a fait la joie de partager quelques souvenirs avec nous.

    Bons baisers, bon appétit. Poèmes culinaires à la carte est un recueil publié par les éditions de l’Épure.

    Pour aller plus loin :

    Autour de Maïté.

    Emilie Bernard publie ses poèmes à la même époque qu’un désormais célèbre homonyme : Françoise Bernard dont le nom avait été créé de toutes pièces pour promouvoir les produits électroménagers flambant neufs d’Unilever et de Seb. Les livres de recettes de Françoise Bernard sont de presque toutes les cuisines, se disputant la place sur les étagères avec Ginette Mathiot.

    Programmation musicale : Pinterest a color show, d'Anita.

    En images

    Recettes

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    33 分
  • Paris-Tokyo: récits et recettes métissées de deux pays qui s’aimantent
    2026/04/25

    Une femme en kimono sortant d’un métro parisien : quelle est sa vie ? Vit-elle à Paris ? Pourquoi cette femme a-t-elle décidé de venir vivre en France ? Est-elle mariée à un Français ? Qui sont ses amis ? Que mange-t-elle ? Autant de questions à l’origine du livre de Dorothée Perkins, photographe, autrice et imprégnée de culture japonaise. (Rediffusion)

    De rencontres en rencontres, riches, entre Paris et Tokyo, elle a découvert un monde, et discerné les sources de la romance qu’entretiennent le Japon et la France depuis près de 2 siècles.

    Pour notre émission, le rendez-vous avait été donné chez Kiko et Tsuyu, mère et fille, toute deux artistes, peintre et plasticienne installées dans le 14ème arrondissement de Paris -un merveilleux îlot japonais- chez deux amies de 20 ans de Dorothée Perkins. Une rencontre suspendue, hors du temps, autour de la préparation d’un repas, observer les gestes, la confection de l’incontournable bouillon dashi, se découvrir, échanger, et au fil du repas confirmer l’attirance et le lien si doux entre nos cultures.

    Avec la peintre Kiko Shimizu, sa fille : l’artiste plasticienne Tsuyu Bridwell, Koto sa petite fille et Dorothée Perkins, photographe et autrice de « Paris Tokyo mon amour », paru aux éditions La Martinière. Un voyage dans le monde entre Paris et Tokyo, et des adresses de cœur y sont partagées comme chuchotées à l’oreille, ce livre est un cadeau.

    Dorothée Perkins est aussi l’autrice de « La foi, la fourche, la fourchette » avec Perrine Bulgheroni, aux éditions Hachette. Sur les réseaux.

    Pour découvrir le travail de Tsuyu Bridwell.

    EN IMAGES

    Pour aller plus loin

    - Épiceries Kioko, la première et la plus ancienne, 46 rue des Petits-Champs, Paris 2ème

    - Irasshai : 4-8 rue du Louvre, 75001 Paris

    - Dans l’émission, nous découvrons l’école hôtelière Tsuji dans le Beaujolais

    - L’association de Kimonos, de Yuki Eiffeil

    - Le parc de Sceaux pour observer les cerisiers en fleurs

    - Kunitoraya, rue Sainte Anne à Paris

    - Les ramen chez Sapporo

    - Mika et Xavier Pensec à Brest, véritable sushi-ya, la cuisine de Xavier est un art : Hinoki

    - Le café Verlet à Paris

    - L’association Quartier Japon

    - La maison du Japon

    - Maison du Moji

    - Nukadoko : légumes lactofermentés au son de riz

    - La banque de Tokyo, rue Sainte Anne, a laissé sa place aujourd’hui au supermarché coréen K-Mart

    - Cuisine japonaise maison, de Maori Murota

    - Dictionnaire gourmand du Japon, de Chihiro Masui, éditions Flammarion

    - Les livres de Ryoko Sekiguchi notamment Nagori, aux éditions P.O.L

    - Paul Claudel l’oiseau noir dans le soleil levant, aux éditions NRF

    - Perfect Days, de Wim Wenders.

    Programmation musicale : Allons voir, de Feu ! Chatterton.

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    29 分
  • Passer à table, comprendre le monde
    2026/04/18

    Manger relève de l’universel et de l’intime. Nos façons de nous nourrir, de cuisiner, de partager ou pas et comment, les lieux où l’on mange, assis, debout, avec des couverts ou les mains : chaque geste, chaque habitude est un indice pour mieux comprendre le monde et ceux qui nous entourent.

    Universel, vital et quotidien

    Le fait de « passer à table » permet de comprendre ce que les mots ne disent pas toujours, révèle ce qui se joue sans qu’on y pense, au travers notamment de ce que l’on mange, pour échanger aussi quand personne ne parle la même langue. Notre invitée, l’anthropologue Gaëlle Ronsin aime noter ces moments de repas, les recettes choisies pour être partagées, l’ambiance qui se dégage : cette observation apporte un regard complémentaire à son travail de recherche sur la relation entre l’homme et la nature, sur la manière dont l’action publique est façonnée et pensée, dans un contexte environnemental de crise écologique.

    Histoires de terrains

    Les archéologues, les anthropologues, les sociologues et les journalistes ont en commun le « terrain », un travail d’observation et d’intégration. Sur un terrain, explique Gaëlle Ronsin, l’anthropologue met tous ses sens en éveil, pour écouter les gens, regarder ce qu'ils font et goûter ce qu’ils mangent. Parfois un simple casse-croûte, et il arrive - c’est ce que je préfère - que l’on m’invite à prolonger la discussion autour d’un repas – La cuisine permet d’intégrer le groupe, d’en faire partie, de voir des détails, de petites choses qui permettent aussi d’éclairer des mécanismes plus globaux.

    La durée du terrain constitue la différence majeure entre les terrains des journalistes et ceux des anthropologues qui peuvent rester plusieurs mois, même des années avec une communauté.

    Des carnets de notes

    Les carnets sont des outils de travail essentiels au travail de l’anthropologue. Les habitudes, les cas, leur répétition, les observations, tout y est noté, il peut y avoir plusieurs carnets, par thème selon son domaine de recherche et ses habitudes de travail.

    Dans cette émission, il est question aussi de viande de phoque au Québec, des Kours à La Réunion, de plantes médicinales et de savoir-faire traditionnels, de pêche en Bretagne, de dauphins, de gâteaux nantais colonial, de gamelles de riz pour nourrir 100 zadistes, de la maternité comme terrain d’observation, de pommes de terre et de la ferme familiale.

    Avec

    Gaëlle Ronsin, anthropologue, maîtresse de conférence en Sociologie, et en Anthropologie, chercheuse à l'ENS (École normale supérieure), elle est l’autrice de « Ajoute un couvert pour l'anthropologue », aux éditions de l'Epure.

    La cuisine et le fait de manger donnent à voir, permettent de passer par des anecdotes, des récits personnels, de parler vrai presque sans en avoir l’air.

    Pour aller plus loin

    - Natures mortes, troubler les récits de l’extinction, revue Le terrain n° 80 2024

    - Passer à table d'Emilie Laystarie, éditions Divergence

    - Cantines, précis d’organisation collective, éditions Stoo Noblogs

    - En commun avec Laurence Tibère

    - Pierre Bourdieu - La distinction, éditions de Minuit

    - Benoit Coquard « Ceux qui restent, faire sa vie dans les campagnes en déclin », éditions La Découverte

    - Pierre Kropotkin « La conquête du pain », éditions Nada

    - Les travaux de Jean-Pierre Poulain, du Cirad et de la chaire alimentation du monde de l’Unesco.

    Programmation musicale :

    Voodoo love, de David Walter.

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    38 分
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