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Menaces sur l’information

Menaces sur l’information

著者: RFI
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概要

Chaque année, la liberté de la presse est soumise à une pression croissante à travers le monde. Selon le dernier rapport de l'ONG Reporter sans Frontière, publié en mai 2024, plus de la moitié de la population mondiale vit dans des environnements extrêmement hostiles à la liberté d'expression journalistique, où exercer ce métier représente un danger pour la vie et la liberté. Pour illustrer ce constat alarmant, la chronique « Menaces sur l'Information » vous invite à découvrir les défis auxquels sont confrontés les journalistes dans le monde, à travers des portraits de ceux qui ont affronté la répression de la liberté d'expression et qui y ont parfois laissé la vie. Chaque récit met en lumière les enjeux cruciaux de notre époque pour une presse libre et indépendante.

Diffusion : tous les samedis à 6h17, 7h53 et 18h17 TU.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • PFAS: une journaliste du «Monde» visée par des tentatives d’intimidation
    2026/04/04

    Menaces sur l'information nous emmène cette semaine en France, à la rencontre de Stéphane Horel. Cette journaliste du journal Le Monde est, depuis deux ans, victime de vols et de plusieurs tentatives d’effraction à son domicile. Spécialisée dans l'investigation et sur les questions environnementales, elle coordonne notamment des enquêtes internationales sur le scandale sanitaire des PFAS, les «polluants éternels». Elle soupçonne des tentatives d’intimidation de la part de l’industrie chimique.

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  • Dans l’est de la RDC, il est de plus en plus difficile d'exercer le métier de journaliste
    2026/03/28
    L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a publié, ce jeudi 26 mars, un rapport sur la pratique du journalisme dans la région des Grands Lacs. Burundi, Rwanda, RDC, Ouganda, Kenya, Tanzanie... Dans tous ces pays le constat est le même : il est devenu de plus en plus difficile et dangereux d’y exercer le métier de journaliste. Journalistes arrêtés et battus lors d’élections en Ouganda, en Tanzanie, ou bien incarcérés pour leur couverture jugée trop critique envers le régime comme au Rwanda et au Burundi. Et l’est de la RDC reste l’endroit où le journalisme paie le plus lourd tribut à la guerre. Cinq journalistes tués, cinq disparus, 155 détenus ou pris en otages ces cinq dernières années... L'est de la RDC reste l'épicentre des violences contre les journalistes dans la région, affirme Reporters sans frontières. Depuis la prise des villes de Goma et Bukavu par le groupe armé de l'AFC/M23 il y a un an, informé de manière indépendante depuis la région, est devenu presque impossible, note Jeanne Lagarde co-autrice du rapport de de RSF. « Une formule qui revient beaucoup, c'est que les reporters sont pris entre le marteau du M23 et l'enclume des forces armées de la RDC. Depuis la prise de Goma, au moins huit journalistes ont été détenus pendant plusieurs jours dans les anciens bureaux de l'ANR, qui est surnommée "la prison Chien méchant". On a aussi beaucoup de journalistes qui ont été victimes de menaces. C'est le cas d'un journaliste de Debout RDC, Amisi Musada, qui a été enlevé le 15 avril de l'année dernière, retrouvé quelques jours plus tard dans un état assez préoccupant ». À lire aussiRDC: un journaliste torturé pour ses articles sur le conflit dans l'est « Il s'agit d'une politique bien ficelée de contrôler les narratifs que les médias donnent » Les radios communautaires sont en première ligne, note RSF, pillées, détruites. 33 d'entre elles ont été suspendues en un an, souvent pour avoir refusé une ligne éditoriale imposée par les autorités ou les groupes armés, témoigne cet ancien journaliste de Goma, qui préfère garder l'anonymat. « Par exemple, il y a eu les examens de fin de cycle primaire pour les élèves et les examens d'État qui étaient pris en charge par le gouvernement de Kinshasa. La rébellion disait qu'il ne faut pas dire ça. Il faut dire que grâce à leur bonne gouvernance, les élèves seraient en train de bénéficier d'une éducation. Il s'agit d'une politique bien ficelée de contrôler les narratifs que les médias donnent ». Les médias constamment pris à partie Selon lui, une cinquantaine de ses confrères a quitté la région en un an. Plus au nord, la province de l'Ituri reste une des zones les plus dangereuses du pays pour les journalistes, note RSF. Avec la multiplication des groupes armés dans la province, les médias sont constamment pris à partie, déplore ce journaliste de Bunia, qui, lui aussi, préfère rester anonyme pour des raisons de sécurité. « Il y a la guerre un peu partout à travers la province de l'Ituri. Et donc du coup, ça fait que nous sommes comme la cible parce que nous nous sommes un peu au centre. D'un côté, il y a le gouvernement, de l'autre côté, il y a les belligérants. Balancer une information de l'attaque liée à une autre communauté, les autres la voient directement comme des ennemis ». À écouter aussi«Les violences contre les journalistes concernent tous les pays des Grands Lacs», alerte RSF Violence liée au conflit, mais également violence politique. Sur les dix dernières années, RSF a comptabilisé plus de 250 arrestations de journalistes dans le pays, explique Jeanne Lagarde. « La majeure partie des provinces sont concernées, avec beaucoup de condamnations, d'arrestations, de détentions, qui viennent notamment de la part des gouverneurs de province. On pouvait citer la longue détention de Stanis Bujakera Tshiamala, arrêté en septembre 2023 et maintenu en détention pendant six mois ». À ces violences qui se sont intensifiées s'ajoute la précarité économique et un cadre juridique plus restrictif. Autant d'obstacles auxquels sont confrontés les journalistes congolais de plus en plus contraints à l'autocensure, conclut Reporters sans frontières. À lire aussiRDC: violences et menaces contre les journalistes en hausse dans l'est, alerte Reporters sans frontières
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  • En France, la presse locale est menacée, alerte Reporters sans frontières
    2026/03/21

    En pleine campagne municipale, Reporters sans frontières alerte sur l'état des quotidiens régionaux, des sites d'investigation départementaux, des radios et des télévisions locales. Ces médias de proximité sont victimes de pressions politiques, judiciaires et économiques qui se sont accentuées ces dernières années.

    Le nombre de journalistes locaux s'érode d'année en année. Une menace pour le maillage de l'information. Ce réseau de centaines d'agences de médias locaux, qui couvrent à chaque fois une poignée de communes, risque de perdre en précision. « Il y a dix ans, l'information se faisait à 10 km près en France, avec des agences de groupes de presse qui permettaient de couvrir une information à 10 km près. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas parce qu'il y a des fermetures d'agences, notamment de gros groupes de presse, mais aussi des fermetures de plus petits médias », détaille Laure Chauvel, rédactrice du rapport de RSF.

    L'effritement se ressent aussi dans l'audiovisuel local. Plus de 15 radios associatives ont coupé leurs émetteurs entre 2023 et 2025. Des chaînes de télévision aussi. Wéo TV, 17 ans d'existence dans les Hauts-de-France, affiche un écran noir depuis deux mois, faute d'un modèle économique viable. Un revers pour son actionnaire principal, le groupe Rossel, qui détient aussi le quotidien régional La Voix du Nord, lui-même victime d'un douloureux plan social, qui a réduit son nombre de journalistes et d'éditions locales. « Le risque, c'est d'avoir des déserts informationnels. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Il n'y a pas de déserts informationnels en France. Mais la dynamique est à l'œuvre. Ce risque est démocratique », alerte Laure Chauvel.

    Le champ libre à la désinformation

    Moins de médias locaux de qualité, ça donne le champ libre pour les faux sites de vraie désinformation. Ils ont prospéré lors de la campagne des élections municipales. « En novembre 2025, RSF a recensé 85 sites actifs de désinformation, d'informations locales, ce qui totalisait en tout plus de 13 000 articles. Je pense à un site qui s'appelle Actu Direct, qui évoquait une maladie numérique qui s'abattait sur un centre hospitalier de Haute-Comté, ce qui n'est jamais arrivé », explique Laure Chauvel.

    Autres types de médias clés de la vie démocratique locale : l'investigation. Splann en Bretagne, Marsactu à Marseille ou Médiacités dans plusieurs grandes villes françaises. Eux subissent parfois des violences physiques, certains élus ne leur répondent plus. Mais un autre type de pression inquiète particulièrement le cofondateur de Médiacités : les procédures bâillon.

    « Depuis la création de Mediacité, on en est à 22 procès. C'est énormément de temps et d'argent parce que ça coûte cher de se défendre. On a une petite structure, c'est 13 journalistes et certains essaient de profiter de notre faiblesse relative, on va dire, pour nous intenter ces procédures en se disant "ça va tout simplement les faire disparaître" », témoigne Benoît Peyrel, cofondateur de Médiacités, qui a gagné 21 de ses procès. Malgré les menaces, ces médias restent plébiscités par 63% des Français selon le baromètre La Croix des médias en 2026. Une éclaircie dans le ciel nuageux de la presse locale française.

    À lire aussiDe l'éducation aux médias au combat du Fonds pour une presse libre

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