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Menaces sur l’information

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概要

Chaque année, la liberté de la presse est soumise à une pression croissante à travers le monde. Selon le dernier rapport de l'ONG Reporter sans Frontière, publié en mai 2024, plus de la moitié de la population mondiale vit dans des environnements extrêmement hostiles à la liberté d'expression journalistique, où exercer ce métier représente un danger pour la vie et la liberté. Pour illustrer ce constat alarmant, la chronique « Menaces sur l'Information » vous invite à découvrir les défis auxquels sont confrontés les journalistes dans le monde, à travers des portraits de ceux qui ont affronté la répression de la liberté d'expression et qui y ont parfois laissé la vie. Chaque récit met en lumière les enjeux cruciaux de notre époque pour une presse libre et indépendante.

Diffusion : tous les samedis à 6h17, 7h53 et 18h17 TU.

France Médias Monde
社会科学
エピソード
  • Chine: deux journalistes arrêtés après une enquête sur des faits de corruption au Sichuan
    2026/02/28

    Le 1er février dernier, le journaliste chinois Liu Hu a été arrêté par la police de Chengdu, dans le sud-ouest du pays. Le même jour, à 1 500 km de là, son confrère Wu Yingjiao est lui aussi arrêté. Les deux journalistes venaient de publier un article sur des faits de corruption au Sichuan. Une publication introuvable depuis. Leur arrestation illustre la situation des derniers journalistes d'investigation exerçant encore en Chine.

    Diffusion de « fausses accusations » et « opérations commerciales illégales ». Telles sont les charges retenues contre Liu Hu et Wu Yingjiao. Un classique de la politique chinoise de répression des journalistes pour Aleksandra Bielakowska, chargée de plaidoyer de Reporter sans frontières en Asie-Pacifique. « C'est exactement le type d'accusations portées contre tous les journalistes d'investigation ou ceux qui publient des enquêtes. Si vous voulez être enregistré comme un média en Chine, alors il faut accepter de devenir un média d'État, ou alors se plier au traitement des seules informations autorisées par l'État ou à la censure. Liu Hu et Wu Yingjao paient le prix d'être journalistes indépendants. »

    Ce n'est pas la première arrestation pour Liu Hu, un vétéran du journalisme d'enquête en Chine, l’un des « 100 héros de l’information » de RSF en 2014. En 2013 déjà, après avoir enquêté sur de hauts gradés de l'administration chinoise qui se seraient enrichis lors de la privatisation d'entreprises étatiques, il avait été arrêté et emprisonné pendant un an. Cette fois-ci avec Wu Yingjao, journaliste d’investigation et photographe indépendant, il publie sur le réseau WeChat un article sur des faits de corruption dans le Sichuan. Le titre : « Le secrétaire du Parti d’un canton du Sichuan qui, par le passé, poussa un professeur à se donner la mort, mène aujourd’hui des entreprises à la banqueroute ».

    Une lutte anticorruption sélective

    Après la publication, ils reçoivent un message de la Commission disciplinaire du Parti communiste dans le Sichuan : « Ce genre d'affaire doit être porté à la connaissance des autorités chinoises, pas publié en ligne. » Ils sont arrêtés quelques jours plus tard. Signe de la politique répressive du parti, que déplore Aleksandra Bielakowska. « Ce qui est scandaleux, c'est que Xi Jinping dit sans cesse que la règle, c'est de lutter contre la corruption. On l'a vu ces dernières années avec de grandes campagnes au sein du parti. Mais lorsqu'une enquête indépendante n'est pas liée à la bataille politique entre Xi et ses opposants politiques, les journalistes qui en sont à l'origine sont immédiatement arrêtés pour leur travail ».

    Une situation irrespirable

    Le pays est la plus grande prison du monde pour les journalistes selon Aleksandra Bielakowska de RSF. « Il y a environ 120 journalistes emprisonnés en Chine. Parmi eux, beaucoup sont enfermés depuis longtemps, ça veut dire que peu de journalistes ont été arrêtés ces dernières années. Mais surtout qu'il n'y a plus personne qui ose enquêter en Chine, moins de journalistes à arrêter. Donc si des journalistes enquêtent et signent de leur nom dans le pays, c'est plus qu'un acte de bravoure. »

    En 2025, au classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières, la Chine est 178e sur 180.

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  • Au Niger, la détention arbitraire du journaliste Gazali Abdou Tasawa depuis janvier 2023
    2026/02/21

    Au Niger, le journaliste Gazali Abdou Tasawa a été arrêté le 23 janvier 2026 et écroué à la prison civile de Niamey. Correspondant pour le service en langue haoussa de la radio internationale allemande Deutsche Welle (DW), il avait publié huit jours plus tôt un reportage sur les conditions de vie des réfugiés nigérians au Niger. Son arrestation est dénoncée par plusieurs organisations de défense de la presse comme une atteinte à la liberté d'informer. Éclairage avec Carine Kogné.

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  • Le périlleux exercice du journalisme en Iran
    2026/02/14

    L’Iran est l'une des plus grandes prisons au monde pour les journalistes, affirme Reporters sans frontières. En ce début d'année, la répression du régime contre toute voix dissidente s'est encore aggravée. La population a été coupée de tout moyen de communication. Le but : empêcher de témoigner du massacre commis par le régime dans la répression des manifestations. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été tuées. Malgré tout, des journalistes à l'intérieur et à l'extérieur du pays tentent de s'organiser pour rapporter les faits.

    Ali Bakir est Kurde iranien. Il a débuté son métier de journaliste dans sa ville natale, Bukan à l’ouest de l’Iran. Suite à des menaces répétées, il a fui au Kurdistan irakien. De l'autre côté de la frontière, il continue de travailler pour une chaine de télévision diffusée dans le Kurdistan iranien.

    À lire aussiBlack-out numérique et médiatique en Iran

    « Au Kurdistan iranien, tout militantisme civique, environnemental ou médiatique vous met sous la menace d'accusations de la part des services de renseignements et vous risquez des procédures judiciaires. Le régime impose des lignes rouges à notre activité, ce qui amène à une autocensure institutionnalisée des journalistes dans le pays. La circulation libre d'information au Kurdistan est très compliquée », raconte-t-il.

    À cela s'ajoute le monopole du gouvernement sur les médias, et les restrictions d'accès à Internet, ainsi que les perturbations et interruptions des connexions Internet.

    « De mon côté, j'arrive à obtenir des informations grâce au réseau que j'ai tissé en Iran avec des militants politiques, civiques, littéraires et environnementaux. Je surveille également les chaînes d'informations locales, les institutions et organisation de la société civile qui sont nombreuses », détaille le journaliste kurde.

    Durant les deux semaines de blackout imposé à l'Iran début janvier, Ali Bakir a réussi à continuer d'échanger avec ses contacts sur place. Mais il a fallu se réorganiser. « Tout d'abord, nous sommes plus prudents. Nous avons peur des arrestations et accusations graves pour tout et n'importe quoi. Nous avons également pris des dispositions concernant nos contacts et les moyens de communication. Nous avons notamment envoyé plusieurs kits de communication satellitaire Starlink. Mais même l'activité de ce satellite présente ses propres limites et difficultés en Iran ».

    En effet le régime a déployé des technologies pour perturber les utilisations de Starlink. Les contourner demande donc certaines connaissances.

    Même à l’étranger, il reste dangereux d’être journaliste iranien

    « Nous sommes relativement à l'abri des pressions et des menaces du gouvernement, mais rien n'est jamais sûr. Nos sources d'informations sur place telles que les militants politiques et civiques risquent d'être arrêtées de manière arbitraire. Les familles reçoivent également des pressions, telles que celles de nos sources mais aussi celles des journalistes en exil qui travaillent pour des médias persanophones et s'opposent parfois à la République islamique. Cela a toujours constitué un obstacle sérieux à l'activité médiatique en Iran. »

    À lire aussi«Nous recevons des menaces»: Iran International, une chaîne en persan face au défi d'informer depuis Londres

    Ali Bakir affirme avoir lui-même reçu des menaces contre sa personne mais aussi visant sa femme et sa famille. Il affirme y être tristement habitué.

    Au moins six journalistes ont été arrêtés en Iran depuis le début de l'année selon le Comité pour la protection des journalistes.

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