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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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このコンテンツについて

La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

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エピソード
  • Pourquoi la fonte des glaces du Groenland menace l'humanité (et ferait les affaires de Trump)?
    2026/01/07
    Le territoire convoité par le président des États-Unis renferme un riche sous-sol. Si la fonte de ses glaciers pourrait rendre exploitables ses sols et ses minérais, elle pourrait également rayer de la carte des centaines de milliers de villes du monde entier. C’est un territoire convoité et immense. Le Groenland s’étend sur 2 millions de kilomètres carrés, soit un territoire presque quatre fois plus grand que la France. C’est aussi, et surtout, la deuxième plus grande masse de glace sur terre après l'Antarctique, au pôle opposé. Cette masse commence à fondre et pourrait provoquer, à terme, une hausse considérable du niveau des océans. Contrairement à la banquise, qui flotte comme un glaçon, la calotte glaciaire du Groenland se trouve, par définition, au-dessus de la terre, et c'est ce qui fait toute la différence. « Au Groenland, on a des masses tellement importantes, des volumes considérables, qui recouvrent la totalité de cette île. On parle donc dans ce cas-là de calotte glaciaire qui peut avoir plusieurs centaines de mètres d’épaisseur. On estime donc que la masse complète du Groenland pourrait faire lever le niveau des océans de plusieurs mètres, de l’ordre de 5, 6 ou 7 mètres », explique Glenn Yannic, enseignant-chercheur à l'université Savoie-Mont-Blanc. La fonte de la calotte glaciaire provoque la hausse du niveau des océans, et non pas la banquise qui fond chaque été en Arctique. « La banquise, lorsqu’elle fond, c’est comme lorsque vous mettez un glaçon dans un verre et que vous remplissez l’eau à ras bord, le glaçon va fondre et ne fera pas augmenter le niveau de l’eau », poursuit Glenn Yannic, qui travaille sur le Groenland. À lire aussiConvoitise américaine sur le Groenland: tour d'horizon des enjeux Réchauffement accéléré Une hausse des océans de 5 à 7 mètres à la fin du siècle serait énorme, et cela signifie la disparition de centaines de milliers de villes des littoraux du monde entier : des millions et des millions de personnes en seraient concernées. L'hypothèse est de plus en plus crédible, parce que le Groenland est l'une des régions du monde qui se réchauffe le plus vite. Au printemps dernier, les glaciers ont fondu 17 fois plus vite que la moyenne, avec des records de chaleur. Une étude publiée par des scientifiques américains lundi 5 janvier dans la revue Nature Geoscience vient de refroidir tout le monde, sans jeu de mot. Grâce à des prélèvements de calottes glaciaires, les chercheurs « ont pu déterminer qu’il y a 7 000 ans la température était supérieure de 3°C à 5°C à la température actuelle qui sévit au Groenland. Ils ont pu montrer que c’était une partie du nord du Groenland qui était dépourvue de glace. C’est tout l’intérêt de cette étude, et c’est pour cela qu’elle a un tel retentissement : 3°C à 5°C, on y est presque, on est à bout touchant. À la fin du siècle, on peut prédire que la totalité de la glace qui recouvre actuellement le Groenland aura fondu », détaille Glenn Yannic. Dans le viseur de Trump Sous la glace actuelle du Groenland, dans le sous-sol, se trouvent des richesses naturelles qui intéressent vivement Donald Trump. Ivre de sa puissance et de son appétit de prédateur, le président des États-Unis n'arrête pas de le répéter depuis l'enlèvement du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro : après le pétrole vénézuélien, il vise le Groenland, pour des questions de « sécurité nationale ». Il y a aussi dans son viseur les richesses naturelles du territoire : les hydrocarbures, les minerais, et même l'eau, si pure qu’elle vaut de l'or. Terrible paradoxe si Donald Trump arrivait à ses fins : le plus puissant négationniste de la crise climatique pourrait profiter du réchauffement climatique. « Cette accélération de la fonte de la calotte glaciaire va libérer des espaces et va faciliter l’accès à certains gisements miniers, estime Glenn Yannic. Il faut savoir que cette recherche de minerais et d’hydrocarbures, et leur exploitation, sont des dossiers qui ont déjà été soumis au gouvernement du Groenland qui a décidé, il y a quelques années, de mettre un moratoire sur cette exploitation. » Un arrêt de la prospection pour préserver l’environnement. Le Groenland résiste, mais jusqu'à quand ? À lire aussiGroenland: après les propos de Trump, les députés français demandent plus de fermeté de la France et de l'UE
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  • Pourquoi la tech menace-t-elle la planète?
    2026/01/06
    Alors que s'ouvre à Las Vegas le CES, le plus grand salon au monde consacré à l'électronique grand public, quels sont les risques que font peser les nouvelles technologies sur le climat et l'environnement ? C’est le grand rendez-vous mondial de tous les geeks et autres passionnés d’innovations technologiques : le CES, organisé chaque année à Las Vegas aux États-Unis. Les nouvelles technologies, plus si nouvelles d'ailleurs pour certaines, sont un moteur indéniable de croissance économique. Elles ont aussi leur utilité pour l'environnement, mais à quel prix ? La course à la nouveauté, célébrée à Las Vegas, entraine une surconsommation souvent délétère. À lire aussiLes start-ups marocaines, véritables pépites du CES de Las Vegas Les déchets, d’abord, sont un problème planétaire. Quand ils ne finissent pas dans la nature, nos vieux téléphones dorment dans un tiroir. Rien qu'en France, il y en aurait 50 millions, alors que 80 % des composants pourraient être récupérés. Dans le monde, les déchets électroniques augmentent ainsi cinq fois plus vite que leur recyclage, alors que les smartphones contiennent quantité de métaux plus ou moins précieux, comme l’or, l’argent et ce qu’on appelle les métaux rares. Terres rares, pollution fréquente On parle de terres rares parce qu’il faut forer en quantité pour isoler quelques grammes de ces métaux indispensables à la tech. Pour un ordinateur qui pèse 2 kilos, il faut extraire 800 kilos de matières premières, dont ces fameuses terres rares. Leur exploitation n’est pas anodine pour l’environnement. « C’est d’abord un trou dans le sol, ça s’appelle une mine. Le raffinage des terres rares et leur purification sont des processus extrêmement polluants, énergivores, consommateurs d’eau, rejetant toutes sortes de produits chimiques dans l’environnement », explique Guillaume Pitron, journaliste et chercheur associé à l'IRIS, l'Institut des relations internationales et stratégiques. Cette course aux terres rares, au profit notamment de l’industrie numérique, a aussi des conséquences géopolitiques. On parle ici de « colonialisme vert ». « Les États occidentaux ne veulent pas assumer la pollution associée au raffinage et à l’extraction des terres rares et autres métaux critiques et ils sous-traitent à des pays qui acceptent de se polluer. Ce sont en gros les pauvres qui creusent et ce sont les riches qui voudraient tirer le meilleur parti de la ressource mais en ne mettant pas les mains dans le cambouis », constate Guillaume Pitron, qui a écrit un livre intitulé La guerre des terres rares. Crise énergétique La tech présente aussi une lourde facture énergétique. Pour ne parler que des datacenters, les centres de données qui font marcher l'intelligence artificielle, ils représentent aujourd'hui 3 % de la consommation d'électricité mondiale et la hausse est exponentielle. Y a-t-il risque de panne générale d'électricité ? « Les besoins des datacenters sont organisés de sorte que le risque de pénurie d’électricité soit évité, répond Guillaume Pitron. Ces industries ont les moyens de se fournir en électricité mais également de la produire eux-mêmes, avec des fermes solaires ou des miniréacteurs nucléaires. » Pour autant, il peut exister des conflits d'usage et des conflits locaux entre les industriels et les consommateurs comme vous et moi. En Irlande par exemple, plus de 20 % de l'électricité est consommée par les datacenters. Aux États-Unis, le prix de l'électricité augmente à cause des datacenters. On relance les vieilles centrales à charbon, très polluantes. En Inde aussi, on a dû annuler la fermeture de centrales à charbon. Sans parler de la consommation d'eau pour refroidir les serveurs. À lire aussiAu CES de Las Vegas, la tech se révèle enjeu économique et géopolitique mondial Face à ce bilan accablant, que font les entreprises de la tech, alors que leur réputation est en jeu et leur modèle économique aussi ? Elles n’en font pas assez. « Ça ne peut pas être pire qu’aujourd’hui, estime Guillaume Pitron. Les entreprises regardent progressivement ces sujets. Les regardent-elles suffisamment ? Je dirais non. Commencent-elles à s’y mettre ? Oui. Est-ce assez rapide ? Non. Est-ce que leur capacité à répondre à ces enjeux environnementaux va aller suffisamment vite et va aller plus vite que l’accroissement de nos usages ? » À la pointe de l'innovation, la tech aurait ainsi toujours un train de retard.
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  • Qui sont les stars du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, qui fête ses 400 ans?
    2026/01/05

    Le Muséum célèbre cette année son 400e anniversaire. Un lieu dédié à la science et à la connaissance, qui a popularisé au fil des siècles les plantes et les animaux.

    Sa longévité dit tout de son succès, et de l'importance de son rôle pour la science et la connaissance. Le Muséum national d'Histoire naturelle à Paris fête demain ses 400 ans, 400 ans d'histoires, même si en réalité ce 400e anniversaire correspond à la création du jardin royal le 6 janvier 1626 par le roi Louis XIII. Le Muséum prendra sa suite à la Révolution française, en 1793. À l'origine, il s'agit d'un jardin des plantes médicinales, avant l'apparition de la première serre chauffée, sous Louis XIV, pour abriter un plant de caféier reçu en cadeau, et à l'époque c'est un beau cadeau.

    Les expéditions se multiplient dans les pays tropicaux, on en ramène des plantes, exposées pour affirmer sa puissance. « C'est une vitrine de la grandeur de l'État, des moyens de l'État : nous on peut aller au loin, ramener des plantes et les cultiver, raconte Noëlle Parisi, qui dirigea les Grandes serres du Jardin des plantes. C'est une vitrine de ce qu'on est capable de faire. Il faut aussi se mettre à la place des gens de l'époque : voir des végétaux qui poussaient en Amérique ou en Afrique, alors qu'il n'y avait pas d'avion à l'époque, c'était fabuleux ! »

    Diplomatie des plantes et des animaux

    Le Muséum permet de voyager sans bouger mais il a aussi un rôle économique à l'époque. La mondialisation économique a commencé avec les plantes qu'on récupère dans les pays tropicaux et qu'on réintroduit ensuite dans les colonies, comme l'hévéa ou la vanille. Ces plantes tropicales ont besoin de chaleur pour vivre sous le climat parisien, dans des serres chauffées, mais en 1945, juste après la guerre, il y a pénurie de charbon et on doit couper la chaudière. Une seule plante survivra, un palmier des Bermudes, toujours visible aujourd'hui dans l'une des serres du Jardin des Plantes.

    Après les plantes, le Muséum va aussi accueillir des animaux. Après la diplomatie des plantes, il y a la diplomatie des animaux, avec une célèbre girafe, appelée Zarafa, offerte par l'Égypte au roi Charles X. On est en 1826 et elle est la première girafe à mettre une patte en France, arrivée en bateau au port de Marseille. Commence une véritable épopée pour l'animal qui va traverser la France jusqu'à Paris, 880 kilomètres en 41 jours. Zarafa est escortée par des gendarmes à cheval et acclamée par les curieux le long de la route. Et lors de son premier été parisien, 600 000 personnes viennent l'admirer.

    Siam, Kiki et Nénette

    Le Muséum a en effet créé un zoo après la Révolution française, lorsqu'on a récupéré les animaux de la ménagerie du château de Versailles où vivait le roi. Quelques spécimens avaient survécu aux temps troublés, dont un lion et un rhinocéros. Le Muséum créera ensuite au XXe siècle un autre zoo, le zoo de Vincennes, qui a accueilli un célèbre éléphant baptisé Siam (un éléphant d'Asie). Il est toujours visible aujourd'hui dans la Grande galerie de l'évolution du Muséum, naturalisé (empaillé comme on dit couramment) à sa mort à l'âge de 53 ans.

    Une célèbre tortue est également exposée dans la Grande galerie de l'évolution du Muséum : la tortue Kiki, un mâle qui pèsera à la fin de sa vie 250 kilos. On le transportait d'abord dans une brouette avant de devoir utiliser un chariot élévateur. Kiki était une tortue géante des Seychelles, célèbre pour ses grognements impressionnants pendant l'accouplement. Mais beaucoup de bruit pour rien : Kiki n'aura jamais eu de descendance, jusqu'à sa mort à 146 ans.

    Bêtes curieuses

    Et puis il y a Nénette, toujours vivante. Nénette est la star de la Ménagerie du Jardin des plantes. Une femelle orang-outan âgée aujourd'hui de 57 ans. Elle a passé plus de 30 ans en captivité, et elle captive les visiteurs. « Ce qui différencie les animaux des parcs zoologiques des animaux dans le milieu naturel, c'est qu'ils sont tous nés en captivité et donc l'Homme fait partie de leur environnement, expliquait en 2021 Michel Saint-Jalme, directeur à l'époque du zoo du Jardin des plantes. Vous pouvez voir qu'il y a un petit peu de public, et les orangs-outans sont face au public, donc en recherche de contact ». Les bêtes curieuses ne sont peut-être pas celles que l'on croit.

    À lire aussiAu Jardin des Plantes, l'orang-outan «Nénette» fête ses 50 ans!

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