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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

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エピソード
  • Climat, environnement, biodiversité: a-t-on des raisons d'espérer en 2026?
    2026/01/01

    À quoi faut-il s'attendre pour cette nouvelle année ? Les émissions de gaz à effet de serre vont-elles diminuer ? Les énergies renouvelables vont-elles poursuivre leur essor ?

    Autant le dire tout de suite, en matière climatique, l'espoir n'est pas le sentiment le mieux partagé sur Terre. L'année 2025 n'a pas été très brillante et l’année qui commence ne devrait pas être meilleure, en tout cas aux yeux des habitants de la planète, selon une enquête réalisée par l’institut de sondage Ipsos dans une trentaine de pays (dont les États-Unis, le Brésil, l’Inde et le Japon). Ainsi, 78% des personnes interrogées anticipent une hausse des températures mondiales et 69% s'attendent à une multiplication des événements météorologiques extrêmes.

    Difficile de leur donner tort, au regard des 12 derniers mois… Mais l'AIE, l'Agence internationale de l'énergie, prévoit une légère baisse des émissions de CO₂ liées à la production d'électricité cette année (moins 1,1%), alors même que la consommation électrique devrait atteindre un nouveau record en 2026, parce que la population mondiale augmente, et parce que les data centers, les centres de données informatiques, sont de plus en plus nombreux et de plus en plus gourmands – l'intelligence artificielle devient un outil du quotidien.

    Électricité propre

    Cette électricité devrait être plus propre, alors que 2025 a peut-être été une année charnière en matière d’énergies renouvelables. Le solaire et l’éolien devraient continuer sur leur lancée, devenir numéro un et ringardiser définitivement le charbon, l'énergie la plus sale.

    Même dans les États-Unis de Donald Trump, le charbon devrait régresser, parce qu'il est moins compétitif, sa production est plus chère que le solaire. Mais l'enjeu premier reste la Chine, responsable pour un tiers des émissions mondiales de CO₂. Les émissions de gaz à effet de serre chinoises ont stagné en 2025 et certains experts prédisent même le pic tant attendu des émissions chinoises pourquoi pas dès cette année.

    Mais les énergies fossiles ont encore le vent en poupe, même si 90% des nouveaux besoins en électricité seront pourvus cette année par les énergies renouvelables. Les pays producteurs de pétrole et de gaz défendent bec et ongle leur gagne-pain. Feront-ils encore échouer le prochain sommet mondial sur le climat, la COP31, qui aura lieu à la fin de l'année en Turquie sous la présidence australienne ? À la COP30 de Belém au Brésil, ils avaient réussi à écarter tout engagement précis de sortie des énergies fossiles, comme ils ont aussi fait échouer à Genève en 2025 les négociations sur une diminution de la production de plastique.

    Un mouton dans un pré

    À part la COP31, parmi les autres grands rendez-vous de cette année qui vient, figure un sommet mondial sur l'eau, organisé en décembre par le Sénégal et les Émirats arabes unis à Abu Dhabi, en faveur d'un accès universel à l'eau, l'un des objectifs de développement durable des Nations-Unies.

    Il y aura aussi un nouveau sommet mondial sur la biodiversité, à Erevan en Arménie au mois d'octobre. Puisqu'il faut garder espoir, signalons l'entrée en vigueur le 17 janvier du traité sur la haute mer, obtenu de haute lutte. Il prévoit la création d'aires marines protégées, ainsi qu'une réglementation des ressources génétiques. C'est aussi cette année que sera choisi le siège permanent du traité : deux villes sont candidates, Valparaiso au Chili et Bruxelles pour l'Union européenne.

    Enfin 2026 a été décrétée par la FAO, l'agence des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture, année internationale du pastoralisme. Parce que l'élevage extensif, c'est bon pour la planète, le climat, la sécurité alimentaire et la biodiversité. Et un mouton dans un pré, on trouve ça plus mignon qu'un baril de pétrole.

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  • La crise climatique s'est-elle aggravée en 2025?
    2025/12/31
    En matière d'environnement et de climat, le bilan est globalement négatif pour l'année qui s'achève, malgré quelques bonnes nouvelles. N’entretenons pas un suspens inutile : la crise climatique s'est aggravée cette année. Certes, 2025 ne devrait pas être l'année la plus chaude de tous les temps, mais « seulement » la deuxième ou troisième année la plus chaude. Les canicules ont été phénoménales — 20°C au Groenland –, puis en Arctique il n'a jamais fait aussi chaud et la banquise n'a jamais autant reculé. L'Australie a frôlé les 50°C, et à Dubaï, les habitants ont mis de la glace dans des piscines pour refroidir l'eau. Les catastrophes climatiques se sont multipliées, avec dès le mois de janvier un gigantesque incendie à Los Angeles (plus de 400 morts). La France, elle, a enregistré son plus grand feu de forêt de l'été depuis 50 ans. Il y a eu aussi des inondations meurtrières, aggravées par le changement climatique, comme au Pakistan avec 800 morts. À lire aussiEn 2025, les catastrophes climatiques dans le monde ont causé plus de 120 milliards de dollars de dommages Record de CO₂ Un chiffre résume cette année 2025, celui des émissions de CO₂, le principal gaz responsable du réchauffement climatique : plus de 42 milliards de tonnes de CO₂, un chiffre jamais atteint qui sonne comme un triste anniversaire pour l'Accord de Paris sur le climat, signé il y a 10 ans à la COP21. L'un de ses objectifs, limiter le réchauffement de 1,5°C à la fin du siècle, est bien mal en point. Parce qu'on y est presque : plus 1,48°C en moyenne sur ces trois dernières années, de quoi rendre pessimiste pour la suite. « La vérité, c’est que nous avons échoué à éviter un dépassement de 1,5°C au cours des prochaines années », déclarait en septembre le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Il y a quand même eu quelques bonnes nouvelles en 2025, comme la ratification du traité sur la haute mer, qui va entrer en vigueur dans quelques jours pour protéger les océans. Le trou dans la couche d'ozone, lui, devrait bientôt se refermer. Et puis les énergies renouvelables ont le vent en poupe, plus 15% cette année. Le solaire et l'éolien ont produit plus d'électricité que le charbon, en particulier grâce à la Chine, qui reste cependant le plus gros émetteur de gaz à effet de serre. À lire aussiCatastrophes climatiques: «Les solutions existent, ce qu'il faut, c'est des décisions politiques» Backlash écologique Un homme a marqué l’année, Donald Trump et son slogan « Drill, baby, drill » (« Fore, bébé, fore »). Donald Trump, l’obsédé du pétrole, du gaz et du charbon, le négationniste de la crise climatique et de la science. Dès son retour à la Maison-Blanche, le 20 janvier, les Etats-Unis ont quitté l'Accord de Paris. Ils ont aussi boycotté le dernier sommet mondial sur le climat, la COP30 de Belém au Brésil en novembre. Même sans les Etats-Unis, la lutte mondiale contre la crise climatique a pu se poursuivre, cahin-caha. Mais le backlash écologique, le retour de bâton, a atteint la vieille Europe. On termine avec la femme de l'année, en tout cas de cette fin d'année, Brigitte Bardot, morte le 28 décembre. Elle avait arrêté le cinéma pour une chèvre, et pour sauver les bébés phoques. Elle avait consacré le reste de sa vie à la protection animale, au prix de quelques saillies racistes. Selon l'avocat Jean-Pierre Mignard, « Brigitte Bardot était animaliste mais pas humaniste ». Pour sauver la planète, en 2026 et après, il faudra les deux. À lire aussiLutte contre le réchauffement climatique: Donald Trump en arrière toute
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  • Y a-t-il un loup dans la pub du loup d'Intermarché?
    2025/12/30
    La chaîne française de supermarchés essuie des critiques après le succès planétaire de son film publicitaire vu plus d’un milliard de fois. La publicité est devenue culte en quelques semaines, dépassant toutes les espérances de ses concepteurs. Déjà vue plus d’un milliard de fois dans le monde entier, « la pub du loup », comme on l’appelle, met en scène un loup, bien seul parmi tous les animaux de la forêt, parce qu’il est carnivore. Difficile de se faire des amis qu’on pourrait dévorer. « Si tu mangeais pas tout le monde ! », explique un hérisson au loup dépité. « Je suis un loup, lui répond-il. Qu’est-ce que tu veux que je mange ? » « Déjà pas les gens ! Des carottes, des champignons, des fruits, des légumes… » « Ça se chasse comment, les légumes ? », demande le loup, « le mal-aimé » de la forêt, pour reprendre le titre de la chanson de Claude François qui illustre la publicité. Le loup va donc se mettre à cuisiner des légumes et à préparer un repas de fête pour tous les animaux de la forêt, qui finissent par accepter le loup. La publicité a été ainsi saluée comme un conte de Noël sur l’inclusivité, le vivre-ensemble et pourquoi pas le véganisme. À lire aussiLa publicité de Noël d’Intermarché, création française, réjouit les internautes « Bouffer Bambi » Mais des critiques ont fusé, alors que la crise climatique exige de manger moins de viande, puisque l’élevage est une importante source de gaz à effet de serre. Dans le camp des « viandards », on a dénoncé une publicité « woke » et « gauchiste » pour promouvoir le végétarisme. Sur les réseaux sociaux, certains ont détourné la pub, avec l’intelligence artificielle, pour montrer par exemple le loup qui tranche non plus une carotte mais la tête d’un écureuil. « Tu vas voir si je suis un p** de bouffeur de légumes », fait-on dire au loup. Tu vas voir, je vais aller bouffer Bambi, ça va pas trainer ! » « Bouffer Bambi », manger des cervidés, c’est dans l’ordre naturel pour les loups. C’est d’ailleurs parce qu’ils n’ont plus de prédateurs que les ongulés, les cerfs ou les sangliers, prolifèrent. Eux sont bien végétariens et peuvent menacer des forêts en s'attaquant aux nouvelles pousses, aux jeunes arbres. C’est aussi pour cela que le retour du loup en France, éradiqué au début du XXe siècle, est une bonne nouvelle pour la biodiversité, pour l’équilibre de la nature. À lire aussiAlimentation: «La surconsommation a un coût» sur la santé et l'environnement, constate une étude Pêche destructrice La pub d’Intermarché a aussi été critiquée par des associations environnementalistes, en particulier par l’ONG française Bloom, qui se bat pour la sauvegarde des océans. Dans le film, on voit le loup, censé devenir végétarien, pêcher et cuisiner du poisson. « Le message subliminal, c’est qu’être végétarien est compatible avec le fait de manger du poisson, dénonce Claire Nouvian, la fondatrice de Bloom. Mais ce n’est pas possible : les végétariens ne consomment aucune chair animale. Le loup est accepté sur la base de son végétarisme ; c’est une quiche végétarienne qu’il propose à la fin du clip, ce n’est pas son plat de poisson. Il y a une hypocrisie. Cela se présente comme un petit film alors que c’est une publicité. Et à quoi sert une publicité, sinon à nous faire acheter des choses ? » Intermarché veut nous faire acheter du poisson mais pas du poisson bio, selon Bloom qui accuse l'enseigne de grande distribution de pratiques délétères. « Il se trouve qu’Intermarché possède la plus grande flotte de pêche de France impliquée dans des méthodes de pêche extrêmement destructrices : le chalutage de fond, avec des filets qui raclent les fonds et détruisent l’environnement. Dans le clip, évidemment, le loup ne fait pas du chalutage de fond, il pêche à la ligne. Donc je trouve cela délétère par rapport à la représentation faussée selon laquelle les poissons se porteraient bien. On a déjà fait disparaitre plus de 90 % de grands poissons des océans », souligne Claire Nouvian. Bloom a ainsi porté plainte pour publicité mensongère. L'ONG avait déjà fait condamner Intermarché en 2012, qui prétendait, déjà, faire de la pêche durable. À lire aussiFace à l'urgence climatique, quelles alternatives à la viande d'élevage?
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