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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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概要

La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Municipales en France: parle-t-on encore d'écologie et d'environnement?
    2026/03/11
    Après la « vague verte » des élections de 2020, plusieurs maires écologistes sortants semblent en difficulté, comme à Lyon ou Strasbourg. L'environnement n'est plus, comme il y a six ans, la première préoccupation des Français. Après la vague du Covid-19, il y eut la « vague verte ». Les dernières élections municipales organisées en France en 2020, décalées de quelques mois en raison du premier confinement, avaient été marquées par le succès des listes écologistes dans plusieurs grandes villes, à tel point que les médias ne parlaient plus que de « vague verte ». « Ils n'en revenaient pas eux-mêmes hier soir, lançait ainsi la présentatrice du journal de 20 heures de France 2, Anne-Sophie Lapix, au lendemain du second tour. Les écologistes ont fait une percée spectaculaire aux municipales, en particulier dans les grandes villes. Strasbourg, Bordeaux, Lyon, Besançon, Poitiers, Tours... La liste des conquêtes est impressionnante ». Mais six ans plus tard, à quelques jours du premier tour des municipales, dimanche 15 mars, la vague semble retombée. En 2020, en pleine pandémie du Covid-19, les questions d’environnement étaient en tête des préoccupations, pour 47% des électeurs. La France, et le monde, venaient de subir toute une série de catastrophes, aggravées par le changement climatique. Mais aujourd’hui, l’environnement est passé à l’arrière-plan, selon les dernières enquêtes de l’institut de sondage Ipsos-BVA, loin derrière la sécurité, le pouvoir d’achat et l’emploi. Les catastrophes climatiques se sont pourtant aggravées. Mais c’est comme si on s’y habituait. « C'est un peu ce qu'on appelle l'effet de la grenouille qu'on met dans de l'eau chaude et qui ne se rend pas compte qu'elle est en train de brûler quand on augmente la température, analyse Matthieu Gallard, directeur d’études à Ipsos-BVA. Pour une partie des Français, il y a le sentiment de plus en plus fort, comme on le voit dans les enquêtes qu'on peut mener, que ces événements climatiques extrêmes rentrent finalement dans la normale. Ce n’est plus aussi interpellant que ce que ça pouvait l’être il y a quelques années ». À lire aussiLa crise du logement en France, enjeu majeur des élections municipales En situation délicate C’est sans doute pour cela que les écologistes ont moins le vent en poupe aujourd’hui, comme le disent tous les sondages. 24% des Français interrogés seraient satisfaits si leur maire élu dans dix jours était écologiste – c’est 27 points de moins qu’en 2020. Plusieurs maires écolos élus il y a six ans sont ainsi en difficulté, comme à Lyon ou à Strasbourg. « Même si les électeurs, dans ces villes, peuvent penser que les maires écologistes ont mis en place des bonnes politiques sur le plan environnemental, ils ont avant tout en tête des questions de nature économico-sociale, des questions liées à la sécurité et l’emploi, ce qui rend forcément la situation plus difficile pour les maires. Et c'est vrai qu'on en a un certain nombre qui, dans nos enquêtes, semblent être en situation assez délicate », poursuit Matthieu Gallard. Pour autant, l’écologie n’a pas forcément été absente de la campagne. À Paris, on parle, encore et toujours, de la place de la voiture. À Marseille, c’est la pollution provoquée par les grands bateaux de croisière, un sujet déjà à la une en 2008. À Lyon, en plus de la voiture, on a aussi parlé du sort des animaux du zoo du Parc de la Tête d’or… Un collectif de scientifiques vient d’ailleurs de rappeler le rôle majeur des communes dans la lutte contre le changement climatique et la manière de s’y adapter : l’isolation des bâtiments, des écoles, les menus dans les cantines, les espaces verts, la biodiversité et bien sûr les transports avec les mobilités douces. En fait, face à la crise climatique, les maires ne peuvent pas échapper à l’environnement, mais tous n’ont pas la même approche. « Pour les maires d'autres sensibilités politiques, plus à droite de l'échiquier politique, il peut être intéressant de prendre en compte cet enjeu-là. Mais il est certain que cela ne va pas du tout être les mêmes solutions qui vont être mises en avant selon la couleur politique des élus et des candidats », souligne Matthieu Gallard d’Ipsos-BVA. En 2020, Europe Écologie-Les Verts était le parti préféré des Français. Aujourd’hui, c’est le Rassemblement national. Reportage FranceÀ Lyon, les écologistes pourraient perdre la mairie face à Jean-Michel Aulas
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  • Énergie nucléaire: stop ou encore?
    2026/03/10
    Le deuxième Sommet sur l’Énergie Nucléaire civile a lieu ce 10 mars 2026 à Paris, coorganisé par la France et l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). L'énergie nucléaire représente 10% de la production électrique dans le monde et presque 70% en France. C'est un enjeu stratégique pour le pays. Dans un contexte international marqué par le retour en force des enjeux liés au nucléaire militaire, la France pousse pour relancer le nucléaire civil dans le monde. « Nuclear energy is back ! », le nucléaire est de retour ! avait lancé Emmanuel Macron lors de la COP28, il y a trois ans. À cette occasion, la France et d'autres pays s'étaient engagés à tripler la capacité de production d'énergie nucléaire d'ici 2050. En tout, 33 pays ont signé cette déclaration, dont les derniers en date, le Sénégal et le Rwanda, ont rejoint la coalition novembre dernier. Pour atteindre cet objectif, le sommet sur l’Énergie nucléaire vise donc à promouvoir cette industrie sensible et au passage, les fleurons économiques français EDF, sa filiale Framatome et Orano. Le secteur connaît un regain d'intérêt dans le monde et quarante États devraient être présents. Alors que les pays cherchent à lutter contre la crise climatique et se défaire de leur dépendance au pétrole, au gaz et au charbon, le nucléaire a des atouts. C'est une énergie qui n'émet quasiment pas de gaz à effet de serre. Les scientifiques du Giec estiment que c'est un des leviers possibles pour produire une énergie décarbonée et limiter le changement climatique, même si d'autres scénarios de décarbonation basés sur les énergies renouvelables sont également possibles. Déchets radioactifs dangereux Le nucléaire a aussi des désavantages et ce n’est pas « une énergie propre » pour autant comme l’affirmait Emmanuel Macron en 2023. Les centrales produisent des déchets radioactifs, potentiellement dangereux pendant des dizaines de milliers d'années et qui s’accumulent. Selon un recensement en 2021, la France stocke ainsi 1,760 millions de mètres cube de déchets radioactifs sur son sol (60% issus des centrales nucléaires, le reste d’autres activités comme la défense, la médecine ou la recherche). Trouver des sites de stockage est une question épineuse qui inquiète les populations riveraines. Des pays les ont pendant un temps immergé dans la mer, désormais on préfère les enfouir loin sous terre. Le Japon envisage même d'utiliser une île déserte et reculée de l'océan Pacifique, située à près de 2000 kilomètres de Tokyo, comme site d'enfouissement. À cela s'ajoute le risque d'accident nucléaire. Un risque faible mais qui existera toujours. Les drames de Tchernobyl en Ukraine et Fukushima au Japon, dont c'est le quinzième anniversaire ce 11 mars, le rappellent. Ce risque augmente avec le vieillissement du parc nucléaire dans certains pays comme la France, et avec le changement climatique. Il faut en effet beaucoup d'eau pour refroidir les centrales qui se trouvent donc souvent au bord de fleuves ou sur les littoraux. Or l'eau douce se raréfie, il a déjà fallu mettre à l'arrêt des réacteurs en période de sécheresse, et la montée du niveau de la mer menace les réacteurs sur les côtes, sans parler des tempêtes qui promettent d’être de plus en plus violentes. La construction de centrales nucléaires prend du temps, leur durée de vie et leur démantèlement aussi. Alors que la France prévoit de construire au moins six nouveaux EPR2 dans son programme énergétique, et que l’UE mise sur les petits réacteurs modulaires, Pauline Boyer, spécialiste de transition énergétique chez Greenpeace s’alarme : « le dérèglement climatique intensifie la fréquence et le pouvoir destructeur des évènements climatiques extrêmes auxquels vont être exposés les centrales nucléaires. Quelle sera l’envergure des catastrophes climatiques dans 70 ou 100 ans quand ces réacteurs seront en fonction ? La construction d’installations aussi dangereuses doit être questionnée ». L’ONG, prône plutôt les économies d’énergies et le développement d’énergies renouvelables, « moins chères ». « Porosité entre nucléaire civil et militaire évidente » Surtout, la militante souligne le risque en cas de conflit armé, comme c’est le cas en Iran. « Quand on bombarde un champ éolien quand on bombarde une centrale nucléaire, il n’y a pas le même danger derrière. On a aujourd’hui d’un côté une guerre qui a été déclarée en Iran avec des installations nucléaires ciblées et de l’autre, en Ukraine, il y a quatre ans, les troupes russes ont attaqué la centrale nucléaire de Zaporijia et l’occupent toujours aujourd’hui. C’est comme un butin de guerre pour la Russie et un énorme caillou dans le processus de paix ». Pour Pauline Boyer, un sommet qui veut développer « une énergie nucléaire sûre et accessible à tous ...
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  • Y a-t-il de la vie au fond des océans?
    2026/03/09
    Face aux partisans de l'exploitation minière des grands fonds marins, dont la richesse suscite des convoitises, ses adversaires dénoncent les dangers que ferait peser le deep sea mining sur une biodiversité unique et encore largement méconnue. Vous n'irez jamais là-bas, et ça vaut pourtant le coup d'œil ! Le Conseil de l'Autorité internationale des fonds marins, un organisme de l'ONU en charge des profondeurs océaniques, s'ouvre aujourd'hui, alors que la possibilité d'exploiter les minerais des grands fonds marins divise la communauté internationale. L'opposition au deep sea mining, malgré des richesses en minerais de plus en plus convoitées, s'appuie sur les risques de destruction de la biodiversité. Parce qu'il y a de la vie au fond de l'océan. Il y a de la vie partout sur Terre, et donc sous mer, et c'est même ce qui nous distingue des autres planètes, jusqu'à preuve du contraire... Dans les grands fonds marins, malgré des conditions extrêmes, jusqu'à 11 000 mètres (oui, 11 kilomètres) de profondeur, dans des zones où aucun être humain n'a jamais mis les pieds alors qu'on a déjà marché sur la Lune, où les températures sont proches de 0ºC, sans aucune lumière, où la pression est énorme, il y a pourtant de la vie, des formes de vie particulières, et des écosystèmes uniques. Plus d'un million d'espèces Les habitants des grands fonds marins restent pour beaucoup encore inconnus : on estime ainsi qu'un million d'espèces n'ont pas encore été identifiées, alors que 250 000 ont été découvertes, ce qui est déjà pas mal compte tenu des difficultés d'observation. Mais la science et la connaissance progressent, grâce à quelques sous-marins ultra-performants ainsi que des robots. Au fond de l'océan, on peut croiser des crustacés, des vers, des concombres de mer, des bactéries ainsi que quelques poissons des abysses aux formes étranges et presque monstrueuses. Le poisson pêcheur abyssal, par exemple, est équipé d'une antenne lumineuse pour attirer les proies qu'il dévore avec d'énormes dents. Le bathynome géant, lui, est un crustacé qui ressemble à un cloporte, mais de la taille d'un chat. La particularité de ces organismes est qu'ils sont souvent tout mou, pour résister à la pression. Ils sont aussi très lents à se déplacer, pour économiser l'énergie qui est rare. Pour se nourrir, certaines espèces récupèrent le reste du plancton qu'on trouve à la surface et les déchets organiques qui retombent tout au fond, cet ensemble formant ce qu'on appelle la neige marine. D'autres se nourrissent de bactéries. On trouve aussi des organismes qui font de la chimiosynthèse, comme les micro-algues font de la photosynthèse. Ici il n'y a pas de lumière, mais des volcans sous marins, où la température atteint plusieurs centaines de degrés. De ces cheminées hydrothermales se dégage une énergie chimique dont se nourrissent les très nombreux organismes vivants qui s'y trouvent, car la vie y est foisonnante. À lire aussiL'exploration minière provoque la chute de 37% du nombre des animaux des fonds marins Pollution plastique à - 7000 mètres Mais ce monde fantastique pourrait être menacé. Il l'est déjà d'ailleurs. Il n'échappe pas à la pollution. On a par exemple retrouvé des microplastiques dans l'estomac de crustacés qui vivent à plus de 7000 mètres de profondeur. Mais la plus grande menace, ce serait l'exploitation minière des ces grands fonds marins, qu'imaginait déjà le Capitaine Némo dans 20 000 lieux sous les mers, le roman de Jules Verne. On y trouve du uivre ou du cobalt, des nodules polymétalliques qui ont mis des millions d'années à se former et qui semblent jouer un rôle majeur pour la biodiversité des profondeurs, des minerais rares et des terres rares dont on a de plus en plus besoin pour les nouvelles technologies vertes. Les conséquences de l'exploitation minière sur la biodiversité restent encore méconnues, car la connaissance de cette faune ultra sous-marine n'est que très récente et très parcellaire ; on n'a aucune idée de son impact à long terme. Mais c'est précisément l'argument de tous les acteurs opposés au deep sea mining : ce n'est pas parce qu'on connaît mal ou pas tous ces animaux qu'on ne doit pas s'en préoccuper et appliquer, aussi pour eux, le principe de précaution. À lire aussiLes fonds marins: une nouvelle frontière géopolitique?
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