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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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概要

La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Existe-t-il vraiment une planète B sur laquelle l'humain peut s'installer?
    2026/04/28
    Vivre ailleurs : c'est l'enjeu du jeu-vidéo Aphelion sorti aujourd'hui dans le monde. Mais le déménagement de l'humanité provoqué par le réchauffement climatique se heurte à des réalités physiques, techniques, voire spirituelles. Nous sommes en 2060, et la Terre est devenue invivable. C’est le point de départ, à peine pessimiste, du jeu vidéo Aphelion, sorti aujourd’hui dans le monde entier. Après la découverte d'une neuvième planète aux confins du système solaire, une femme et un homme partent dans l’espace à la recherche d’un plan B pour sauver l'humanité. La bande-annonce promotionnelle résume ainsi l'enjeu de ce jeu : « Notre mission était claire : savoir si cette planète peut abriter la vie et sauver l'humanité d'une Terre ravagée ». L’humain est bien en train de ravager la planète (et ce n'est pas de la science-fiction), mais pas encore au point où elle serait inhabitable. Ce scénario n'arriverait que dans 250 millions d'années, selon une étude publiée dans Nature. Ce qui nous laisse encore un peu de temps… Mais sans même imaginer une guerre thermo-nucléaire, le réchauffement climatique va rendre certaines régions du monde invivables dès 2050, selon la Nasa, notamment en Asie du Sud et dans le Golfe persique. Lointaine Proxima La seule planète connue aujourd'hui qui pourrait offrir des conditions de vie similaires à la Terre, où l'humanité pourrait s'expatrier, serait Proxima Centauri B, qui se trouve à 4,2 années-lumière (40 000 milliards de kilomètres, une paille) de notre petite Terre perdue dans l'univers. Il faudrait des dizaines de milliers d'années pour s’y rendre – on peut donc oublier cette option. Plus près de nous, il y a bien la planète Mars qu’on pourrait « coloniser ». C’est la grande lubie d'Elon Musk, et de quelques autres. Ce ne serait pas une planète B mais une planète bis réservée à quelques happy fews. Un projet irréaliste. « Physiquement, pour l'instant, l'être humain n'est pas du tout capable de faire un voyage de six mois, précise Faustine Cantalloube, astrophysicienne au CNRS, à l'Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble. Les personnes qui vont arriver ne vont plus avoir de muscles, alors qu’il faut être capable de marcher. Elles vont avoir des vomissements très graves, etc. Il y a donc l'aspect physique, mais il y a un autre aspect qu'on ne connaît pas trop, l'aspect psychologique, santé mentale, de ne pas voir la Terre. Quand on est sur Mars, évidemment la Terre est un tout petit point lumineux dans le ciel nocturne. » On appellerait cela le mal de Terre. Déménager l'humanité Il paraît compliqué de vivre dans un autre écosystème. Humains, nous ne sommes pas les seuls à vivre sur la Terre : il y a d'autres animaux, des plantes, des microbes. Déménager l'humanité n’a pas de sens. « On est un peu autocentré vu qu'on est des humains, mais les ingrédients qui sont nécessaires à l'épanouissement de la vie des humains sur Terre doivent être pris dans un ensemble. Si on n'a pas les bactéries dans nos intestins, si on n'a pas de la nourriture, si on n'a pas tout un cycle autour, il est complètement illusoire d'imaginer les humains hors de cet écosystème qu'est la Terre », souligne Faustine Cantalloube. Il n'y a donc ni plan B, ni planète B. On peut toujours rêver, mais la Terre est notre unique bien commun. « C'est très poétique de savoir qu’il y a peut-être une planète qui est habitable dans notre univers plus ou moins proche, mais ce n'est pas une question réalisable au niveau technique, physique, psychologique, résume Faustine Cantalloube. Je pense qu'on devrait plutôt se recentrer sur ce qu'on a. La planète Terre inhabitable ? C'est terrible de s'imaginer que c'est quelque chose qui est en cours. » « Il n'y a pas de planète B » : le slogan était apparu pour la première fois à la COP15, le sommet mondial pour le climat organisé à Copenhague en 2009, synonyme d'un échec retentissant dans la lutte climatique. Depuis, on continue de l'entendre chaque année. Parce qu'on a visiblement du mal à l'entendre.
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  • Nécrologie d’une énergie fossile: et si on enterrait le pétrole?
    2026/04/27
    Alors que se tient le sommet de Santa Marta en Colombie pour l'abandon progressif des énergies fossiles, hommage à l'or noir, synonyme de progrès, de confort, de croissance économique mais aussi de pollution, de crise climatique et de guerre. RFI s'accorde un peu d'humour en imaginant l'enterrement du pétrole. Un règne sans partage. La toute-puissance du pétrole va-t-elle finir par se fissurer sous la pression de la crise climatique ? Une cinquantaine de pays sont actuellement réunis en sommet à Santa Marta en Colombie (jusqu’au 29 avril), tous favorables à un abandon progressif des énergies fossiles, surtout le pétrole, le charbon et le gaz, les premiers responsables du réchauffement climatique. Il est encore trop tôt pour enterrer le pétrole, même s’il suffirait de le laisser à sa place, sous terre, pour qu'on en finisse et qu'il meure de sa belle mort. Mais si nous nous permettons un peu d'humour à RFI, voici un peu de politique-fiction : la nécrologie du pétrole – n'applaudissons pas pendant cet hommage. Le pétrole est naturel Imaginons que nous apprenons, avec une certaine émotion, la disparition du pétrole à l'âge d'environ 150 ans pour son utilisation moderne. Bien qu'il soit bien plus ancien, né il y a des dizaines de millions d'années de la décomposition de matières organiques, végétaux, bactéries : il n’y a rien de plus naturel que le pétrole. Ses premiers usages apparaissent sous l’Antiquité : le pétrole servait par exemple à rendre étanche la coque des bateaux en bois. Mais c’est à partir du XIXe siècle qu'il rencontre la gloire. On s’en sert d’abord pour s’éclairer, en abandonnant l’huile de baleines. Mais le pétrole entre dans la force de l’âge en 1859, quand le colonel Drake met au point le premier puits de pétrole en Pennsylvanie aux États-Unis. L'or noir explose ensuite avec le moteur à combustion. Un moteur de croissance Il fut le moteur de l'humanité au XXe siècle. Un moteur de croissance économique. Première source d'énergie au monde. Le pétrole nous a chauffés, nous a fait voyager sur les routes et dans le ciel. Il nous a aussi habillés, soignés. Enfants, on s’est amusé avec des jouets en pétrole. Il fut le plus fidèle compagnon de nos vies, de notre intimité ; il y a du pétrole dans une brosse à dents ou dans un préservatif. On était les rois du pétrole, même quand on n’en avait pas. Il y a presque une nostalgie du pétrole et de son âge d’or : les Trente glorieuses, cette incroyable période de prospérité du monde occidental, au milieu du XXe siècle, rendue possible grâce à un pétrole abondant et bon marché. Avec lui, tout semblait si facile, si léger, comme un samedi soir devant la télé, où se pressaient des millions de Français pour regarder le feuilleton américain Dallas, « patrie du dollar, du pétrole ». Une drogue dure Glamour, le pétrole ? Il existe même une marque de shampooing qui s’appelle Pétrole Hahn, parce que les ouvriers des premiers puits de pétrole, en Pennsylvanie, étaient réputés pour leur pilosité remarquable. C’est dire à quel point le pétrole nous a aveuglés : on s’est drogués au pétrole, en ignorant ses effets secondaires. C'est le côté noir de l'or noir : le pétrole nous a tout donné, y compris la pollution et le réchauffement climatique. Quand on crame en un siècle ce qui a mis des millions d’années à se former, cela fait quelques dégâts. Le pétrole était une richesse et il est devenu un problème, en représentant un tiers des émissions de CO₂, le principal gaz à effet de serre. Le pétrole, ce sont aussi des chocs (pétroliers), des marées noires qui ont tué des milliards d’oiseaux, de poissons et de coraux, tout ce qui fait la beauté du monde. On a aussi fait la guerre pour du pétrole, au Moyen-Orient en particulier. Petit ange parti trop tard On ne pourra pas complètement s’en passer, mais depuis la publication du faire-part de décès du pétrole, les hommages et les larmes sont nombreux. Les compagnies pétrolières (Shell, Exxon, BP ou Total) pleurent leur raison d'être et de s’enrichir – 3 000 dollars par seconde, selon le calcul que l'ONG Oxfam publie aujourd’hui. On entend aussi des sanglots (des cris ?) s'échapper du Bureau ovale de la Maison-Blanche. RIP cher pétrole. Repose en paix, petit ange parti trop tard.
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  • G7 environnement: la France manque-t-elle de courage face à Donald Trump?
    2026/04/23
    La réunion des ministres de l'Environnement des pays du G7 aujourd'hui et demain à Paris n'abordera pas directement les questions du climat et des énergies fossiles, des lignes rouges pour les États-Unis. Imaginez venir à Paris sans voir la tour Eiffel. Imaginez participer à un sommet environnement sans parler climat. Inimaginable n’est pas français : la crise climatique est la grande absente de la réunion des ministres de l’Environnement des pays du G7, ce groupe des pays les plus industrialisés, présidée cette année par la France, qui se tient jeudi 23 et vendredi 24 à Paris. Cette réunion inclut une escapade en forêt de Fontainebleau pour l’aspect bucolique, team-building et immersion en pleine nature. Les sujets qui fâchent À ce G7 environnement, on va donc parler de plein de choses, de biodiversité, de désertification ou encore d’océan, mais rien sur le climat en tant que tel, rien sur la sortie des énergies fossiles. Ce n’est pas comme si on avait une crise climatique sur le feu. « Ne pas avoir dans un G7 qui rassemble les pays les plus puissants économiquement et les plus responsables de la crise, cela pose tout simplement la question de l'utilité du G7 », déplore Gaïa Febvre, responsable des politiques internationales au Réseau Action Climat qui rassemble en France une trentaine d’associations en lutte contre le changement climatique. « On a choisi de se concentrer sur des sujets moins conflictuels », assume le cabinet de la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut au nom de « l’unité du G7 ». La sortie des énergies fossiles est clairement une ligne rouge pour Donald Trump, lui qui ne jure que par l’or noir. Rapport de force Censure ou autocensure ? La France se veut pragmatique, au risque de paraître lâche : « Ce qu'on constate, c'est un manque de courage, estime Gaïa Febvre. On a finalement peu de pays qui tiennent tête aux États-Unis. On a quand même l'Allemagne, le Canada, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni mais aussi l'Union européenne : dans le rapport de force face aux États-Unis, comment ces pays-là n'ont-ils pas pu imposer de traiter plus directement de la crise climatique ? » Climat et énergies fossiles ne sont d’ailleurs pas les seuls sujets absents de ce G7 environnement : la question « genre et climat », qui pourrait aborder notamment comment la crise climatique touche d’abord les femmes, a aussi disparu. « C’est étonnant parce que la France a sa diplomatie féministe, réagit la Malgache Augustine Rasoamahafaly, de passage à Paris pour représenter la plateforme Femme et développement durable au Women7, une coalition de la société civile organisée notamment par l'ONG Care France pour défendre l’égalité de genre dans les politiques du G7. Comme toujours, les États-Unis sont tellement forts qu’ils refusent d'intégrer le genre et le climat dans leur politique. Mais ensemble, avec les autres pays du G7, peut-être y a-t-il des visions communes pour convaincre les États-Unis et intégrer le genre et le climat dans les décisions politiques ». Pouvoir de nuisance Les États-Unis sont « forts » et restent la première puissance mondiale et le président français Emmanuel Macron tient évidemment à ce que son sommet d’Évian, au mois de juin, soit un succès. « La France veut absolument que Trump soit présent au sommet d’Évian. Mais est-ce que cela vaut la peine de sacrifier les thématiques climat pour conserver ce lien avec les États-Unis au regard du contexte et du comportement des États-Unis qui sont clairement climatosceptiques ?, interroge Gaïa Febvre, du Réseau Action Climat. Ensuite, il n’est pas garanti que les éléments discutés et adoptés lors de cette réunion ministérielle vont atterrir dans la déclaration finale. Et rien ne garantit non plus le comportement des États-Unis entre aujourd’hui et juin. » Rien ne garantit que le pouvoir de nuisance des États-Unis s’arrête là.
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