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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

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政治・政府
エピソード
  • Pourquoi la Wild League traque les animaux-emblèmes des clubs de sports du monde?
    2026/07/06
    La moitié des équipes engagées dans le Mondial 2026 ont une référence à la biodiversité, animale ou végétale, dans leur emblème ou dans leur surnom. C’est également le cas de centaines d'autres clubs de sports dans le monde. Mais le logo sur le maillot cache parfois une sombre réalité : ce sont souvent des espèces menacées. Une équipe de chercheurs a lancé un projet original : la Wild League. Objectif : tenter de rapprocher clubs et supporters des bêtes qu’ils portent sur leur cœur. Ce matin du 6 juillet, il est encore possible d’imaginer 22 lions face à face en finale de la Coupe du monde. Les Lions de l’Atlas marocains contre les Three Lions d’Angleterre ou contre les lions norvégiens, vainqueurs du Brésil hier soir… Ce sont les derniers félidés, lions, encore debout dans la compétition puisque toutes les autres meutes sont déjà rentrées dans leurs tanières : celles de la Teranga au Sénégal, celles de Mésopotamie en Irak, quand les Lions indomptables du Cameroun n'étaient pas qualifiés tout comme les Lions des Caraïbes cubains… Liste non exhaustive : les Espagnols, les Tchèques ont aussi un lion sur l'écusson. Au royaume des emblèmes de clubs, le lion règne en maître absolu : au moins 146 organisations sportives dans le monde l’ont adopté. Loin devant le tigre, le loup et l’ours, les trois autres mammifères les plus appréciés. Pourtant, la réalité, dans la savane, est plus tragique pour le grand fauve, explique Ugo Arbieu qui, en plus d’être fan de foot, est chercheur en écologie et société à la prestigieuse université Paris-Saclay. « Depuis que Sadio Mané [captaine de l'équipe de la Teranga, NDLR] est né, il a une trentaine d’années, on a perdu 50% des populations de lions. Les lions, à l’heure actuelle, si leur aire de répartition possible était un terrain de foot, ils ne vivent plus que dans le rond central. » Autrefois présent sur de vastes territoires de l’Europe à l’Asie, omniprésent en Afrique, il ne subsiste guère plus qu’en Afrique centrale et méridionale. Il est classé comme vulnérable et à risque d'extinction sur la liste rouge de l'UICN. Au-delà du lion, 161 espèces emblèmes L’écologue a rassemblé passion et profession dans un même but : faire du sport le gardien de notre biodiversité marine et terrestre. Une initiative aussi originale qu’ambitieuse. Pour ce faire, il a commencé par faire des statistiques. Avec douze autres chercheurs français et étrangers, il a pu établir, à travers une très sérieuse étude parue dans la revue BioScience, qu’au moins 727 équipes dans 43 pays et de 10 sports collectifs ont choisi nos amis les bêtes comme totems, dont 25% d’équipes professionnelles. On peut aussi retenir ce chiffre : 161 espèces différentes s’affrontent sur des terrains de foot, de basket, de volley, de hockey sur glace, de handball, de cricket, etc. Après les mammifères précités, on trouve des volatiles – des aigles (du Mexique, de Carthage en Tunisie en football…), des faucons comme le caracara huppé (équipe de foot de Fortaleza en Italie), le toucan (de l’équipe nationale colombienne de foot). La vie maritime est bien présente aussi : des Dauphins de Miami en foot américain aux Pingouins de Pittsburgh en hockey sur glace, mais aussi crabes, calamars, et le croco du Lesotho ! Il y a enfin des créatures plus rares voire endémiques : citons le tuatara, le symbole reptilien de l’équipe de basket d’Auckland qui n’existe qu’en Nouvelle-Zélande. Arachnides, reptiles, requins et raies, poissons, insectes… Si on s’en tient au seul football, la Coupe du monde est à la fois le carnaval des animaux et un herbier luxuriant. La moitié des 48 équipes qualifiées comptait une plante ou un animal dans leur logo ou dans leur surnom. La biodiversité du groupe A, par exemple, faisait plaisir à voir : trois félins, le jaguar du Mexique, le lion de la Tchéquie et le tigre de la Corée du Sud, ont tour à tour batifolé autour de la fleur sud-africaine, la très admirée protée, menacée par le réchauffement. Pour l’anecdote, le protée est aussi le nom d’un drôle d’animal amphibien qui vit dans les grottes européennes (Slovénie en particulier) et est capable de vivre dix ans sans rien manger. À lire aussiClimat : la protéa, fleur nationale de l'Afrique du Sud, menacée d'extinction Un bestiaire en danger « La faune sauvage est vraiment au cœur des identités de ces communautés sportives : elles sont dans les mascottes, dans la communication sur les sites internet, les gens achètent tout un tas de goodies qui ont trait à ces espèces », observe Ugo Arbieu. Alors pour lui, « il y a un paradoxe à voir toutes ces équipes mondialement connues, ces hordes de supporters qui ont sur leur maillot et parfois en tatouage même ces espèces animales quand on sait qu’elles sont en train de décliner dans la nature »,...
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  • Vagues de chaleur en Europe : comment agir sur les causes du réchauffement climatique ?
    2026/07/02
    40 degrés attendus au Portugal, plus de 1 000 décès à cause de la canicule rien qu'en juin en Espagne, des coupures d'eau en Hongrie en raison d'une hausse de la demande. La vague de chaleur continue d'accabler l'Europe, impressionnante par sa portée continentale et sa durée. Ces fortes températures sont liées au changement climatique d'origine humaine. Il est possible et urgent d'agir pour en freiner l'ampleur à l'avenir. Explications. C'est l'utilisation massive des énergies fossiles – du gaz, du pétrole et du charbon – dans nos économies qui émet des gaz à effet de serre. Cela réchauffe l'atmosphère autour de nous et cause ces vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, intenses et longues. Partout dans le monde. Alors pour freiner l'ampleur du changement climatique qui tue, il faut limiter ces émissions. L'Union européenne (UE) a déjà commencé : moins 40% d'émissions carbone depuis les années 1990. Le Pacte vert, un ensemble de mesures pour décarboner l'économie et favoriser l'efficacité énergétique, porte ses fruits. « Mais depuis deux ans, l'UE et des États membres appuient sur le frein » en détricotant ou repoussant des législations clés, « alors qu'il y a urgence à agir pour protéger les communautés européennes », regrette l'Italienne Chiara Martinelli, directrice du Réseau Action Climat Europe. À lire aussiL'Union Européenne en marche arrière sur le Pacte vert Quels secteurs de l'économie européenne émettent beaucoup de gaz à effet de serre ? L'UE a beaucoup fait pour décarboner sa production d'énergie avec le développement des énergies propres comme le solaire et l'éolien notamment, mais elle a besoin de trouver des débouchés à cette électricité verte. L'enjeu est aujourd'hui d'électrifier les usages des citoyens, entreprises et collectivités. Et d'abord dans les transports. « Là où c'est possible, ne pas prendre la voiture, c'est une manière très efficace de réduire les émissions de CO2. Là où une voiture est nécessaire, passer d'un véhicule thermique à une petite voiture électrique, ça a un impact très important. Pour les villes, passer de bus thermiques à des bus électriques. Développer le train aussi, liste le franco-allemand Tristan Beucler, du groupe de réflexion Perspectives Stratégiques. Et cette électrification, on peut l'avoir aussi dans le chauffage : dans les maisons, passer d'une chaudière au fioul à une pompe à chaleur ou à des chauffages électriques. » Autre gros secteur appelé à continuer ses efforts : l'industrie. Pour l'encourager, l'UE prépare un plan pour favoriser les matériaux décarbonés et made in Europe dans les marchés publics – « pour l'acier et le béton qui vont servir à la construction d'un pont ou d'une école par exemple », illustre Tristan Beucler, spécialiste de la décarbonation de l'industrie – mais aussi dans les aides à l'achat, par exemple de pompes à chaleur ou de véhicules électriques. À lire aussiUnion européenne: le défi de décarboner l'industrie lourde Bon pour le portefeuille et la qualité de vie des Européens Aujourd'hui, la Chine mène la course à l'électrification, l'Europe a un intérêt économique à rattraper son retard. « C'est vraiment de plus en plus clair, notamment avec les crises énergétiques des dernières années : dans énormément de cas, décarboner, électrifier, ce n'est pas seulement réduire les émissions de CO2, c'est aussi permettre à l'UE de redevenir compétitive, de relocaliser son industrie, de permettre aux foyers de dépendre moins des fluctuations de l'énergie et de payer moins cher leur chauffage et leurs déplacements. C'est en général une amélioration de la qualité de vie des Européens », analyse Tristan Beucler. Et c'est vrai ailleurs dans le monde également. Bâtiment et agriculture ont aussi intérêt à faire leur mue car s'affranchir des combustibles fossiles que l'Europe importe, c'est pour le continent gagner en sécurité énergétique. Voilà pour l'action des États et de l'UE. Mais à l'échelle individuelle, est-ce que les citoyens ont un rôle à jouer ? Manger moins de viande, consommer mieux, réduire la voiture et l'avion… L'action individuelle est utile mais pas suffisante, estime Chiara Martinelli, du Réseau Action Climat Europe. « Moi ce que je demande à mes proches, à ma famille, à moi-même, c'est de ne pas être silencieux devant l'inaction climatique de nos politiciens, parce que c'est la seule chose qui va vraiment produire un changement de direction du continent. » Lutter contre la crise climatique exige donc des citoyens mobilisés et des dirigeants à la hauteur. À lire aussi«Lutter contre le changement climatique, ce n’est pas un problème technique, c’est un enjeu démocratique»
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  • Intelligence artificielle: Google révèle une consommation d'électricité en forte hausse
    2026/07/07
    Le développement de l'intelligence artificielle s'accélère à un rythme sans précédent. En revanche, on parle beaucoup moins de son coût environnemental. Les derniers chiffres publiés par Google donnent un aperçu de l'ampleur du phénomène. Dans son dernier rapport environnemental, le géant du numérique révèle avoir consommé 43 térawattheures d'électricité en 2025, soit près de 40% de plus qu'un an auparavant. Présenté ainsi, ce chiffre ne dit pas grand-chose, mais il permet de prendre la mesure du phénomène lorsqu'on le compare à la consommation de certains pays : Google a consommé davantage d'électricité que le Maroc, le Nigeria ou encore le Danemark. Cette hausse de près de 40% en un an est directement liée au développement et à l'utilisation de l'intelligence artificielle. Une consommation qui dépasse les capacités de décarbonation Une telle consommation électrique n'est évidemment pas neutre. Google ne donne pas de chiffre précis sur les émissions directement liées à cette hausse, mais l'entreprise reconnaît que le déploiement massif de ses infrastructures d'intelligence artificielle progresse plus vite que la décarbonation des réseaux électriques. Autrement dit, les centres de données se multiplient à un rythme que les énergies renouvelables sont loin de pouvoir compenser. Ils consomment également une quantité considérable d'électricité qui pourrait être utilisée pour décarboner d'autres usages. Google investit pourtant dans les énergies renouvelables et améliore l'efficacité énergétique de ses centres de données. Mais la demande augmente encore plus vite. Résultat : les émissions de gaz à effet de serre de Google sont aujourd'hui supérieures de plus de 50% à celles de 2019, année retenue par l'entreprise comme référence pour ses objectifs climatiques. La raison est simple : pour alimenter les centres de données, toutes les sources d'électricité sont mobilisées. Cela conduit à maintenir, relancer ou développer des centrales à gaz et à charbon. Google est loin d'être un cas isolé Cette tendance concerne l'ensemble des grands acteurs du numérique. Microsoft annonce ainsi des émissions de gaz à effet de serre en hausse de 23% depuis 2020, en expliquant que l'expansion de l'intelligence artificielle et du cloud en est la principale raison. Amazon, de son côté, vient de publier un rapport faisant état d'une augmentation de 16% de son empreinte carbone en un an, essentiellement à cause de la construction de nouveaux centres de données. L'empreinte carbone du groupe dépasse désormais les émissions annuelles d'un pays comme la Nouvelle-Zélande. L'effet rebond Les entreprises soulignent néanmoins que leurs technologies deviennent de plus en plus efficaces et moins énergivores. C'est vrai : une requête envoyée à une intelligence artificielle consomme aujourd'hui beaucoup moins d'énergie qu'il y a quelques années. Mais ce n'est pas la bonne façon de mesurer le phénomène. Si chaque requête coûte moins d'énergie, leur nombre explose : davantage d'utilisateurs, davantage de modèles, davantage de services intégrant l'intelligence artificielle. C'est ce que les économistes appellent l'effet rebond : la technologie devient plus efficace, mais son usage augmente tellement que la consommation totale continue de progresser. La véritable question n'est donc plus de savoir si l'intelligence artificielle consomme beaucoup d'énergie ou si elle contribue au réchauffement climatique : c'est désormais un fait. La question est plutôt de savoir jusqu'où cette consommation continuera à croître, quels usages justifient une telle mobilisation de ressources, et comment alimenter les centres de données nécessaires aux applications que les sociétés jugeront réellement utiles. Rapport environnemental 2026 de Google À lire aussiIA et électricité: comment OpenAI veut éviter que la facture énergétique ne pèse sur les consommateurs
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