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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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概要

La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Sommet Africa Forward: comment l’Afrique peut échapper au colonialisme vert?
    2026/05/12
    Au sommet Africa Forward, entre la France et l'Afrique, qui se tient les 11 et 12 mai à Nairobi, Emmanuel Macron a déjà annoncé 23 milliards d'investissements et la création de 250 000 emplois, notamment dans le secteur de la transition énergétique. Mais derrière les opportunités économiques, il y a un risque identifié par plusieurs experts de basculer dans une certaine forme de colonialisme environnemental. Ou comment l'Afrique servirait encore les intérêts du Nord sans en profiter. Pour l'Afrique, le sommet Africa Forward est l'occasion de signer des contrats : énergies renouvelables, alimentation durable, ou industrialisation verte par exemple, c'est-à-dire des usines qui fonctionnent avec des énergies propres. Des enjeux majeurs alors que le continent africain possède 40% du potentiel solaire mondial, mais que la moitié de la population n'a toujours pas accès à l'électricité, que plus de 20% de la population étaient encore confrontés à la faim en 2024, et que de nombreux pays africains ne disposent pas d’un réel tissu industriel qui pourrait pourtant être pourvoyeur d’emplois. « Un million d’Africains entrent sur le marché du travail chaque mois », rappelle ainsi Elisabeth Hege, de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI). En d'autres termes, le sommet entre la France et l’Afrique est l'occasion de soutenir un développement décarboné et capable de faire face à la crise climatique. Système extractiviste et colonialiste C'est l'occasion aussi de sortir du système extractiviste mis en place pendant la colonisation et qui perdure, comme c’est le cas avec les minerais africains (lithium, cuivre, cobalt, fer...) essentiels à la transition énergétique des pays développés, pour fabriquer des batteries de voitures électriques, des panneaux solaires ou des éoliennes par exemple. « 40% des réserves mondiales de minerais critiques se trouvent en Afrique aujourd’hui. Jusque-là, ça n’a pas toujours servi à développer l’industrie dans les pays. Les minerais, exploités par des entreprises étrangères, sortent en ressources brutes, sont transformés ailleurs, en Chine notamment, et ce ne sont pas les pays africains eux-mêmes qui en profitent », souligne Elisabeth Hege. De plus en plus de voix s'élèvent d'ailleurs sur le continent pour développer une industrie locale, capable de transformer ces minerais sur place, et exporter ensuite des produits qui ont plus de valeur ajoutée. Pour la France, « il y a là un intérêt stratégique dans la sécurisation d’accès aux minerais critiques pour ses plans de transition et d’électrification », relève la chercheuse. « Le pays pourrait proposer un autre modèle, une autre proposition de partenariat » que celui proposé notamment par la Chine qui domine le secteur. Un partenariat qui soutienne les ambitions africaines, tout en permettant de limiter la dépendance de la France au géant chinois. À lire aussiSommet Africa Forward à Nairobi : une deuxième journée plus politique L’Afrique est « maintenue en bas de la hiérarchie mondiale » L’opportunité est immense : « Le marché africain d'ici la fin du siècle, sera le plus grand marché de la planète, avec quatre milliards de consommateurs », estime aussi Fadhel Kaboub, économiste tunisien. « L'Europe bénéficierait d'un accès privilégié à ce marché, à la main-d'œuvre la plus jeune au monde, avec un véritable développement industriel qui créerait des millions d'emplois, tant pour les Européens que pour les Africains. » Pour le chercheur et enseignant à l’Université de Denison dans l’Ohio aux États-Unis, « il y a donc une formule "gagnant-gagnant" qui peut fonctionner ». Après des années de déboires en Afrique. Emmanuel Macron défend d'ailleurs un « partenariat réinventé » avec le continent. « En Afrique, nous ne sommes pas les prédateurs du XXIe siècle » a-t-il déclaré. « De la communication diplomatique », estime pourtant Fadhel Kaboub. Dans les faits, « alors que les lumières de Paris continuent de briller grâce à l'uranium du Niger, l'Afrique reste dans l'obscurité », résume une note qu’il a écrite avec Joab Okanda, expert panafricain en matière de climat, d'énergie et de développement. « Quand on examine en détail les investissements des Européens dans l'industrialisation verte du continent africain aujourd'hui, on voit que c'est un mélange de "greenwashing" et d'une vieille relation économique coloniale », poursuit Fadhel Kaboub, qui explique : « Lors de la colonisation, l'Afrique était censée fournir des matières premières bon marché pour le monde industrialisé. C'est encore le cas aujourd'hui. L'Afrique était censée consommer les produits venus du monde industrialisé. C'est encore le cas aujourd'hui. Enfin l’Afrique était censée récupérer les technologies obsolètes, les vieux ...
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  • François Mitterrand, président socialiste, était-il aussi écologiste?
    2026/05/11
    Quarante-cinq ans après l'élection du premier président socialiste de la Ve République, le 10 mai 1981, quel est le bilan environnemental de ses deux septennats ? L'homme a incontestablement marqué la France des années 1980 et 1990. François Mitterrand, élu le 10 mai 1981, il y a 45 ans, fut le premier président socialiste de la Ve République. Mais dans ce siècle finissant, avait-il déjà saisi les enjeux du siècle suivant, un siècle devenu brûlant ? Premier indice, dans un de ses derniers discours de campagne, prononcé à Grenoble, en avril 1981, quelques jours avant le premier tour, dans lequel il rappelle que « l'Homme fait partie de la nature ». « Il ne faut pas laisser les choses aller, sans quoi notre oxygène, l'eau de nos rivières, la qualité de nos forêts, les équilibres naturels, nous-mêmes, dans la ville, à la campagne, où que nous soyons, nous serons emportés par le mal. Je veux dire que les socialistes ont besoin de définir une nouvelle philosophie de l'existence autour des nouveaux rapports entre l'Homme et la nature », s'exclame à la tribune le futur président. Tout y est, ou presque : la crise de la biodiversité, qu'on n'appelle pas comme ça encore. La crise climatique, elle, n'existe pas encore. À lire aussi1981 - L’année de François Mitterrand 1/9 Une écologie de la nature François Mitterrand est l'homme de son époque, et de ses souvenirs d'enfance à la campagne. « J'étais habitué à avoir une campagne parsemée de haies, par exemple. Il y avait des haies partout. Les oiseaux venaient nicher dans ces herbes, etc. Bon, il n'y a plus de haies. Ça me surprend et j'ai tendance à dire : on a abîmé mon paysage », témoignait-il lors d'une interview sur France 3 réalisée à l'approche de la fin de son deuxième quinquennat, en 1993. L'écologie de François Mitterrand est d'abord une écologie de la nature. Il pointe alors, au début des années 1990, un problème qui s'aggrave encore aujourd'hui. Au-delà des convictions, des discours, il y a l'action, et dans le bilan environnemental de François Mitterrand, on peut citer la loi Littoral, majeure, qui a interdit toute construction dans une bande de 100 mètres sur les côtes françaises, une loi portée par son Premier ministre de l'Environnement, Michel Crépeau, le maire de La Rochelle qui avait inventé les vélos en libre-service, 40 ans avant les Vélib'. La sauvegarde de l'Antarctique Il y a aussi la création de l'Ademe, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, dont l'actuel gouvernement veut remettre en cause l'indépendance. Sur le plan international, on peut signaler la création de l'Observatoire du Sahel et du Sahara, en proie aux sécheresses, ou son combat, gagné contre les États-Unis aux côtés du commandant Cousteau, pour protéger l'Antarctique de toute exploitation. La question nucléaire, elle, symbolise parfaitement les ambiguïtés mitterrandiennes. Pour complaire aux écologistes, il promet pendant la campagne de 1981 d'arrêter la construction des centrales nucléaires. Promesse non tenue, ce qui permet à la France aujourd'hui de produire la majeure partie de son électricité décarbonée, mais ce qui a sans doute aussi freiné le développement des énergies renouvelables. L'attentat du Rainbow Warrior Et puis il y a le nucléaire militaire, et l'attentat contre le Rainbow Warrior, le bateau de Greenpeace, la première organisation environnementale à l'époque, venue s'opposer aux essais de Mururoa dans le Pacifique, en 1985. Le premier grand scandale des années Mitterrand. « Ce sont des agents de la DGSE qui ont coulé ce bateau, fut contraint d'avouer le Premier ministre Laurent Fabius quelques semaines après l'attentat. Ils ont agi sur ordre. » Et l'ordre venait de tout en haut. Laurent Fabius demanda ensuite des comptes à François Mitterrand, comme le raconte son directeur de cabinet Louis Schweitzer dans un documentaire de France Télévisions : « Il lui a demandé les yeux dans les yeux : "Est-ce que vous avez autorisé cela ?" Et Mitterrand a dit : "Non, absolument." » Un homme, une rose à la main Le bilan environnemental de François Mitterrand s'avère finalement contrasté. Les premières alertes climatiques sont ignorées, comme partout sur la planète. L'homme du 10-Mai est un président productiviste, d'avant la crise climatique, qui préfère le béton des Grands travaux et défend l'économie face aux industries polluantes : « On ne peut pas non plus les accabler au point de les forcer à fermer leur usine. Sans quoi alors il y a peut-être moins de pollution, mais il y a plus de chômage. » 45 ans plus tard, le discours n'a pas tellement changé au sommet de l'État. François Mitterrand est moins l'homme de la planète que des campagnes et des paysages, symbolisé par son affiche électorale, « La Force tranquille ». Un amoureux de la nature, des arbres et des fleurs. ...
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  • Qui est Zack Polanski, la nouvelle coqueluche des Verts britanniques?
    2026/05/07
    L'ascension fulgurante du charismatique leader des Verts britanniques ne dynamise pas seulement le Green Party dont il a pris la tête récemment. Il bouleverse l'échiquier de la politique britannique, avec un concept : « l'écopopulisme ». Depuis son élection en septembre dernier avec un score stratosphérique, Zack Polanski a propulsé son parti de manière spectaculaire. Longtemps à la marge, le Green Party a gagné plus de 100 000 adhérents en quelques mois grâce à la personnalité de son nouveau chef, pourtant inconnu encore il y a un an. D'abord acteur et hypnothérapeute, cet homme de 43 ans qui se se définit comme « gay, juif et vegan » est arrivé en politique tardivement. Ancien militant du mouvement radical Extinction Rebellion, il s'inscrit d’abord chez les Libéraux-démocrates en 2015 puis chez les écologistes deux ans plus tard. Siégeant à l'Assemblée de Londres depuis 2021, il fait aujourd’hui fureur dans les centres urbains, auprès des jeunes à qui il parle de prix du logement et lutte contre le chômage, d'aide sociale et de services publics, ainsi qu'auprès des électeurs musulmans. Sa méthode est simple : il s'appuie sur son expérience d'acteur pour casser les codes de la politique et investit les réseaux sociaux avec une communication agressive. « Polanski apporte un vent de fraîcheur, car il n’est pas vu comme un politique conventionnel, explique Tim Bale, politologue à l’université Queen Mary à Londres. Ses talents d'acteur sont un atout : il communique avec aisance, il est très dynamique et sait gérer les questions inconfortables des journalistes. Et puis il est plutôt jeune, il a grandi à l’ère du numérique. Sa présence sur internet est donc bien plus impressionnante que celle de beaucoup de politiciens plus âgés. » Discours plus radical Le message de ce natif de Manchester est aussi plus à gauche. Il défend la justice sociale et veut mettre l'écologie au service des classes populaires. « Je sais que le dérèglement climatique inquiète, mais si les gens ne parviennent pas à se nourrir, à se chauffer, ils ne s’intéresseront pas à ce que nous disons », expliquait le dirigeant du parti lors de son élection en septembre. Alors plus que d’écologie, il parle pouvoir d’achat et inégalités dans un monde où les questions sociales et environnementales se superposent et s'imbriquent. Il propose un plafonnement des loyers et un impôt inspiré de la taxe Zucman. Zack Polanski tape également fort sur les riches et les grandes entreprises. Comme dans cette vidéo tournée sur une plage pour dénoncer l’obsession migratoire et les milliardaires : « Depuis le Covid, il y a plus de milliardaires qu'il n'y en a jamais eu, et alors que leur richesse a doublé, la nôtre a été réduite à néant. Pas étonnant que les gens soient en colère ! Les élites ont travaillé, elles ont inondé Westminster de lobbyistes. Elles ont veillé à ce que Farage soit présent dans toutes les émissions télé, répétant jour après jour les mêmes mensonges. » Un discours anti-système, anti-élite, exactement comme le leader de l’extrême droite Nigel Farage, mais à l’autre bout du spectre politique. Il n'a jamais caché son admiration pour la stratégie de communication du chef de Reform UK. « Je méprise la politique de Nigel Farage, mais indiscutablement, il est l’un des politiciens les plus redoutables de l’histoire de ce pays, estime le dirigeant du Green Party. Je déteste le Brexit, mais il a réussi à causer le Brexit, sans même être député, à la force de son storytelling ! À nous de prendre la science, la recherche, la vérité et de raconter, nous aussi, des histoires puissantes ». Or aujourd'hui, Reform UK et le Green Party pourraient bien redéfinir la scène politique britannique, en pleine polarisation. « D’un côté, on observe un glissement vers la droite sur les questions d’immigration et ce qu’on appelle les "guerres culturelles" ; de l’autre, un glissement vers la gauche sur les questions environnementales et celles liées aux inégalités de richesse, analyse Tim Bale. Il existe toutefois certaines similitudes. Les deux sont considérés comme des populistes dans le sens où ils suggèrent qu’il existe un fossé infranchissable entre le peuple, d’une part, et une élite, d’autre part. » Sur le fond, Zack Polanski assume entièrement une approche radicale et populiste pour séduire au-delà des cercles de la gauche traditionnelle, s'autoproclamant « éco-populiste ». L'idée est en substance d'améliorer les conditions de vie des franges défavorisées et de s'en prendre aux plus fortunés, jugés responsables des problèmes sociaux et environnementaux. Une stratégie qui semble fonctionner jusqu'ici, mais qui n'est pas sans danger, souligne Daniel Boy, directeur de recherche émérite à Sciences Po à Paris. « En se radicalisant, la vraie question ...
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