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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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概要

La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • G7 environnement: la France manque-t-elle de courage face à Donald Trump?
    2026/04/23
    La réunion des ministres de l'Environnement des pays du G7 aujourd'hui et demain à Paris n'abordera pas directement les questions du climat et des énergies fossiles, des lignes rouges pour les États-Unis. Imaginez venir à Paris sans voir la tour Eiffel. Imaginez participer à un sommet environnement sans parler climat. Inimaginable n’est pas français : la crise climatique est la grande absente de la réunion des ministres de l’Environnement des pays du G7, ce groupe des pays les plus industrialisés, présidée cette année par la France, qui se tient jeudi 23 et vendredi 24 à Paris. Cette réunion inclut une escapade en forêt de Fontainebleau pour l’aspect bucolique, team-building et immersion en pleine nature. Les sujets qui fâchent À ce G7 environnement, on va donc parler de plein de choses, de biodiversité, de désertification ou encore d’océan, mais rien sur le climat en tant que tel, rien sur la sortie des énergies fossiles. Ce n’est pas comme si on avait une crise climatique sur le feu. « Ne pas avoir dans un G7 qui rassemble les pays les plus puissants économiquement et les plus responsables de la crise, cela pose tout simplement la question de l'utilité du G7 », déplore Gaïa Febvre, responsable des politiques internationales au Réseau Action Climat qui rassemble en France une trentaine d’associations en lutte contre le changement climatique. « On a choisi de se concentrer sur des sujets moins conflictuels », assume le cabinet de la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut au nom de « l’unité du G7 ». La sortie des énergies fossiles est clairement une ligne rouge pour Donald Trump, lui qui ne jure que par l’or noir. Rapport de force Censure ou autocensure ? La France se veut pragmatique, au risque de paraître lâche : « Ce qu'on constate, c'est un manque de courage, estime Gaïa Febvre. On a finalement peu de pays qui tiennent tête aux États-Unis. On a quand même l'Allemagne, le Canada, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni mais aussi l'Union européenne : dans le rapport de force face aux États-Unis, comment ces pays-là n'ont-ils pas pu imposer de traiter plus directement de la crise climatique ? » Climat et énergies fossiles ne sont d’ailleurs pas les seuls sujets absents de ce G7 environnement : la question « genre et climat », qui pourrait aborder notamment comment la crise climatique touche d’abord les femmes, a aussi disparu. « C’est étonnant parce que la France a sa diplomatie féministe, réagit la Malgache Augustine Rasoamahafaly, de passage à Paris pour représenter la plateforme Femme et développement durable au Women7, une coalition de la société civile organisée notamment par l'ONG Care France pour défendre l’égalité de genre dans les politiques du G7. Comme toujours, les États-Unis sont tellement forts qu’ils refusent d'intégrer le genre et le climat dans leur politique. Mais ensemble, avec les autres pays du G7, peut-être y a-t-il des visions communes pour convaincre les États-Unis et intégrer le genre et le climat dans les décisions politiques ». Pouvoir de nuisance Les États-Unis sont « forts » et restent la première puissance mondiale et le président français Emmanuel Macron tient évidemment à ce que son sommet d’Évian, au mois de juin, soit un succès. « La France veut absolument que Trump soit présent au sommet d’Évian. Mais est-ce que cela vaut la peine de sacrifier les thématiques climat pour conserver ce lien avec les États-Unis au regard du contexte et du comportement des États-Unis qui sont clairement climatosceptiques ?, interroge Gaïa Febvre, du Réseau Action Climat. Ensuite, il n’est pas garanti que les éléments discutés et adoptés lors de cette réunion ministérielle vont atterrir dans la déclaration finale. Et rien ne garantit non plus le comportement des États-Unis entre aujourd’hui et juin. » Rien ne garantit que le pouvoir de nuisance des États-Unis s’arrête là.
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  • Santé et biodiversité: pourquoi faut-il cultiver son jardin?
    2026/04/22
    Cette chronique est une invitation à mettre la main à la terre. Le jardinage a des effets bénéfiques sur le corps humain et sur l'ensemble du vivant. Un simple petit bout de nature chez soi permet d'attirer abeilles, papillons et oiseaux. Le printemps bat son plein dans l’hémisphère nord, synonyme, sous climat tempéré, d'une renaissance de la nature. Une nature qu'on peut d'ailleurs reproduire chez soi, en jardinant. Partout où vous ferez pousser un peu de nature, la nature vous remerciera. Jardiner, c’est d'abord bon pour vous. Le contact avec la nature a des effets tout à fait mesurables sur la santé, le stress : moins de tension, un meilleur rythme cardiaque... Jardiner est plus naturel qu’un antidépresseur ou évidemment scroller sur son téléphone – même si vous y regardez des vidéos de petits chats mignons, ça ne compte pas ! Il n'y a rien de plus naturel que la nature, et c'est cela, un jardin : un petit bout de nature chez soi. D'amour et d'eau fraîche Même si on n'y connait rien, on peut se lancer dans le jardinage. Il suffit de pas grand-chose pour commencer : un peu de terre, une graine, et un peu d 'eau. Le grand botaniste français Francis Hallé, mort il y a quelques mois, expliquait comment sa passion avait germé : à la vue d'une simple plante, une adventice, une mauvaise herbe comme on dit si mal, qui avait poussé dans un pot, sur le balcon de son studio d'étudiant. Sans qu’il ne s’en mêle, la plante avait fleurie. Un miracle, renouvelé : l'année d'après, il y en avait partout, dans tous les autres pots. Le jardinage n’est donc pas si difficile. On pourrait presque dire qu'il suffit d'un peu d'amour et d'eau fraiche. Un peu d'attention, un peu d'eau. Ne pas oublier non plus de nourrir ses plantes, un peu d'engrais (et il y a des engrais naturels), sinon c'est comme une grève de la faim, on s’épuise vite. Il faut juste mettre un peu la main à la terre. Une pratique souvent plus répandue qu'on ne le pense : 60% des Français, par exemple, jardinent régulièrement. Jeunes pousses Mais malgré tout l'amour qu'on porte à ses plantes, on les fait parfois crever. Pas assez d'eau, trop d'eau... Ce n’est pas grave, on apprend de ses échecs. C'est comme dans la startup nation, on ne pointe pas au RSA quand on a coulé sa boîte ; on retente une jeune pousse… Jardiner est bon pour soi, et pour la biodiversité. En plantant juste de l'herbe, des graminées, vous attirez déjà toute une vie, une microfaune, des insectes, des vers de terre et même des oiseaux qui viendront manger les graines. Choisissez aussi des plantes à fleurs, qui attireront des pollinisateurs. Vous verrez des papillons, des abeilles... Vous serez sûrement surpris en découvrant quantité d'espèces d'abeilles. Rien qu'à Paris, on compte près d'une centaine d’espèces d'abeilles sauvages. Evidemment on évitera de jouer au petit chimiste ; dans un jardin sans pesticides, on trouve deux fois plus d'espèces de papillons. On peut aussi éviter de tondre son gazon, ou alors au moins laisser quelques bandes d'herbes pousser. Corridors écologiques Même un tout petit jardin compte. Même quelques jardinières à sa fenêtre, c'est déjà ça, c'est un bon début. Bien sûr, plus un jardin est grand et plus il attirera de la biodiversité. En Europe, 82% des habitants ont accès à un jardin privé, et dans les villes, la surface totale de ces jardins privés dépasse souvent la superficie des parcs et jardins publics. Au Royaume-Uni, les jardins privés totalisent 1 million d'hectares, ce qui représente presque trois fois la superficie des réserves nationales. L'intérêt des jardins en ville, c'est qu'ils constituent une mosaïque de micro-habitats. Tous ces jardins, les uns après les autres, forment des corridors écologiques pour les espèces qui peuvent passer de l'un à l'autre. Cela dit, le plus beau jardin n'est sûrement pas chez vous : il est dans la nature !
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  • Pourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?
    2026/04/21
    La saison des sargasses a commencé et elle s'annonce record. Ces algues brunes ont de forts impacts sur la santé, la biodiversité et l'économie. C’est une question que les habitants de la Caraïbe se posent depuis 15 ans maintenant, depuis la première arrivée spectaculaire de sargasses sur leurs îles : pourquoi ces algues ont-elles pris l’habitude de venir s’échouer sur leurs côtes et leurs plages, en formant d’immenses tapis marronnasses, parfois d'un mètre d'épaisseur, dégageant une odeur d'œuf pourri lorsqu’elles se décomposent hors de l’eau, avec de gros impacts sur la santé, l’économie et la biodiversité ? Les premières invasions de sargasses remontent à 2011 et sont liées au changement d'un courant marin l'année d'avant. Jusqu'ici, les sargasses vivaient tranquillement leur vie, sans déranger personne, en mer des Sargasses, en plein océan Atlantique, à hauteur de New-York, là où Christophe Colomb les avait aperçues. « Il y a eu un transport de sargasses depuis la mer des Sargasses vers une zone plus au sud, le centre de l'Atlantique tropical, où elles ont trouvé des conditions d'ensoleillement, de température et de concentration en nutritifs beaucoup plus favorables à leur prolifération. Puis, à partir du printemps, elles vont migrer sous l'influence des alizés vers l'intérieur de la Caraïbe », explique Julien Jouanno, océanographe à l'IRD, l'Institut de recherche pour le développement, au sein du LEGOS, le Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales. Biomasse considérable Une deuxième mer des Sargasses s’est en quelque sorte constituée, et dans cette eau plus chaude pendant toute l’année, les algues brunes prolifèrent, visibles depuis l'espace, sur des milliers de kilomètres. Le phénomène touche tout le golfe du Mexique. Le record d’échouements de l’an dernier devrait être battu cette année. Le port de La Désirade, en Guadeloupe, a déjà été bloqué plusieurs jours, les sargasses empêchant la navigation. Le problème est tel que Météo-France publie carrément une météo des sargasses et prévoit pour les prochains jours « des arrivées massives », « une biomasse toujours considérable », « des menaces qui s’étendent vers la Caraïbe ». Beaucoup de questions se posent encore sur les sargasses, et beaucoup d’hypothèses ont été avancées pour tenter d’expliquer leur prolifération : le réchauffement climatique, l'apport de nitrates charriés par l'Amazone, ce qui a été démenti... En fait, la sargasse est opportuniste. « Elle va être capable de stocker dans ses tissus des nutritifs jusqu'à trouver des conditions, par exemple de température, qui soient favorables à sa croissance. Elle est également capable de fixer l'azote de l'atmosphère, un avantage très important dans des régions où les concentrations en azote dans l'océan sont souvent très faibles. Et la question qui se pose, c'est : est-ce qu'à un moment, on va arriver dans un plateau ou est-ce que le phénomène va continuer de s'amplifier et peut-être de se propager à de nouvelles régions ? », se demande Julien Jouanno. Des milliards d'euros d'impacts C'est clairement une espèce invasive, qui fait moins de bruit qu'un ouragan, des dégâts moins spectaculaires, mais qui coûte des milliards d'euros chaque année, entre le ramassage, les pertes économiques (le tourisme en particulier), et la santé. Cette odeur d'œuf pourri, quand les algues se décomposent, c'est du sulfure d'hydrogène, provoquant notamment nausées et maux de tête, et qui oblige parfois à fermer des écoles. « Il y a un suivi des populations qui vivent à proximité des zones d'échouage puisque ces dégagements gazeux peuvent entraîner des problèmes de santé, souligne Pascal Jean Lopez, directeur de recherche au CNRS. Ces problèmes d’acidité dans l’air entraînent aussi, notamment, des corrosions sur l’électroménager lors d'échouages importants ; frigo et télé meurent » à cause des sargasses. Marée brune Les sargasses s’en prennent aussi à la biodiversité. Certes, ces marées brunes n'ont pas le même impact qu'une marée noire, mais elles sèment aussi la mort. « Leur dégradation va produire du lixiviat, des eaux marron qui vont empêcher la lumière de traverser la colonne d'eau, ce qui va donc avoir un impact négatif sur les récifs. Elles vont pouvoir aussi étouffer les mangroves et les herbiers marins qui sont des zones extrêmement importantes pour la biodiversité de la Caraïbe, déjà fragilisée par le réchauffement climatique et les activités anthropiques », précise Julien Jouanno. Mais les sargasses ne sont pas que des ennemies de la biodiversité. En plein océan, ces radeaux d'algues sont des refuges pour plus de 300 espèces. « Certains organismes dits endémiques ont évolué avec la présence de sargasses. Il y a certains poissons absolument magnifiques...
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    4 分
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