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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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10月19日まで。※適用条件あり

La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Existe-t-il un péché écologique?
    2026/09/16

    C’est un moment très attendu par de nombreux chrétiens en France. La venue du pape Léon XIV du 25 au 28 septembre. Et à cette occasion, nous nous intéressons aux liens entre environnement et foi catholique avec cette question : existe-t-il un péché écologique ?

    Cette question a été posée par le défunt pape François en 2022. Il a donc demandé à la Commission théologique internationale (CTI) de se pencher sur le sujet. Et le 2 septembre dernier, cette commission a publié un document intitulé Prendre soin de notre Maison commune : une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire.

    Dans ce texte, la CIT apporte une réponse à cette question. Plutôt que d’utiliser les termes de péché écologique ou d’écocide, qui n’expriment pas suffisamment la dimension théologique, selon elle, la commission propose d’utiliser l’expression « péché contre la création et contre le Créateur » : détruire l’environnement est donc bien un péché pour l’Église.

    « On est toujours un peu récalcitrant à parler de péché, parce que cela rappelle une époque où il y avait une dimension de peur liée au péché, je vais brûler en enfer si je fais ci ou ça, explique Laura Morosini, directrice Europe du mouvement Laudato si', dont l’objectif est de sensibiliser à l’écologie. Mais la question de savoir ce qui est bien ou mal, c’est une question fondamentale. On cherche quand même à savoir si je suis dans une vie bonne, ou si ce que je suis en train de construire, non seulement va se démolir mais va rendre la vie de mes descendants ou d’autres personnes plus pénible », affirme-t-elle.

    Rejet d'anciennes conceptions écologistes chrétiennes

    Le document publié par la Commission théologique internationale rejette d’anciennes conceptions écologistes chrétiennes, comme l’anthropocentrisme prédateur et le biocentrisme. L’anthropocentrisme prédateur, c’est de considérer l’Homme comme le maître absolu de la création. Croire qu’il peut se servir de la nature à sa guise, comme si les ressources naturelles étaient intarissables.

    Pour feu le pape François, c’est cette notion qui a abouti à la crise écologique. Et le biocentrisme, c’est de considérer que tous les êtres vivants sont égaux. Cette notion n’est plus d’actualité. Laura Morosini : « On ne dit pas qu’un ver de terre et un être humain, c’est la même chose, mais on dit que le rôle de l’être humain, c’est d’être le gardien de la création. Et ça, c’est dans le livre de la Genèse. »

    Religion catholique et biodiversité : un rapport ancien

    Le lien entre la foi catholique et la Nature n'est pas nouveau, mais il a pris une place prépondérante avec le pape François qui avait une grande conscience écologique. C’est lui qui est à l’origine de l’encyclique du Laudato si' de mai 2015, sur la sauvegarde de la maison commune. L’encyclique, c’est une lettre solennelle envoyée par le pape aux évêques du monde entier et donc à tous les fidèles, pour insister sur la nécessité de préserver la nature. Et Laudato si', signifie « Loué sois-tu » en italien médiéval. C’est un hommage à un texte de saint François d’Assise, considéré comme l’un des premiers saints écologistes au XII-XIIIème siècle.

    « Sainte Hildegarde de Bingen est avec François d’Assise une des grandes saintes, qu’on associe à la question écologique, une sainte allemande du XIIIe siècle, dit Laura Morosini. Elle dit, et c’était fréquent à l’époque, que Dieu se manifeste par deux moyens. L’un, c’est la Bible, le texte, et l’autre c’est la Création. »

    La création, la Nature serait donc symboliquement l’égale de la Bible selon Hildegarde de Bingen. De quoi faire méditer certains puissants de ce monde qui se revendiquent chrétiens tout en détruisant l’environnement.

    À lire aussiL'encyclique du pape François Laudato si’ «a favorisé la signature de l’Accord de Paris»

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  • Présidentielle française: à quoi peut servir l’initiative citoyenne «Un commun accord» de Jean-Marc Jancovici?
    2026/09/17
    Lancée le 26 août par le médiatique expert de la transition énergétique, elle réunit à partir de ce 19 septembre 150 citoyens à Paris et ouvre une plateforme en ligne. Elle compte bien peser dans la campagne électorale pour remettre au centre de l'agenda les grands enjeux socio-environnementaux. Elle s’inspire, sur la forme, de la Convention citoyenne pour le climat de 2020. Quel est ce projet et que peut-il en sortir ? Ils sont 150, hommes et femmes, venus de toute la France. Ils ont été tirés au sort parmi 200 000 numéros appelés au hasard, qui n’avaient aucune connaissance du projet avant d’être appelés. Puis ils ont été sélectionnés selon la règle des quotas : âge, catégorie socio-professionnelle, niveau de diplôme, lieu de vie, etc., en théorie représentatifs de la diversité de la population française. Enseignante et chercheuse à l’université de Bordeaux, la sociologue Sandrine Rui nuance la capacité de ces panels à refléter cette diversité : « En dépit du tirage au sort, les citoyens et citoyennes qui s’engagent dans ce type d’assemblée sont des volontaires qui n’ont pas de contraintes pour participer. Il y a souvent une surreprésentation de gens plus diplômés que la moyenne. Ils ont souvent plus conscience de l’enjeu que ça représente pour eux et ils s’autorisent surtout à prendre leur part de ce type d’expérience. » Ceux qui le souhaitent et le peuvent prendront place ce samedi 19 et dimanche 20 septembre dans l’auditorium du Conservatoire national des arts et métiers, à Paris. Ils reviendront cinq autres week-ends. Les participants sont pris en charge et défrayés, selon le montant journalier d’un juré d’assises (une centaine d’euros), par un financement participatif. Le montant n’est pas connu, mais la cagnotte, qui démarre à « 1 euro symbolique », dépasse ce 17 septembre les 326 000 contributions – pour près de 175 000 contributeurs – dont la moitié dans les 24 premières heures. En amont, le soutien est aussi venu de quelques personnalités et de particuliers. Une première levée de fonds qui a réuni d’emblée deux millions d’euros sur un budget prévisionnel initial de trois millions, indique à RFI Audrey Cerdan, du comité de pilotage : « On met en place les meilleures conditions possibles pour que 150 Français puissent se réunir et réfléchir aux sujets importants du moment et qu’on entende la voix citoyenne pendant la campagne présidentielle. » Une initiative inédite à cette échelle nationale durant cette période-clé, et qui se revendique apartisane. « Se mettre d’accord » Les deux premiers week-ends seront consacrés à des auditions de scientifiques et d’experts, « avec une approche factuelle », précise Un commun accord. Les deux week-ends suivants, place au débat et à la réflexion en sous-groupe ou en assemblée, une animation confiée au cabinet Res publica. Les deux derniers jours, les 6 et 7 février, viseront à arbitrer les propositions et surtout à décider ce qu’il faut en faire… Objectif fixé par le concepteur du projet, Jean-Marc Jancovici : « se mettre d’accord », explique-t-il dans le clip du projet, « sur quelques grands dilemmes de notre époque, nés du fait que nous commençons à toucher les limites de notre planète ». « On sait que [le climat] est un sujet important pour les Français, complète Audrey Cerdan. Mais pour s’attaquer aux enjeux climatiques, il faut aussi parler d’économie, des enjeux de souveraineté, de santé, des conflits d’usages, sur l’eau par exemple, des préférences sociétales. » L’été qui s’achève en France a été le plus chaud jamais enregistré, avec cinq vagues de chaleur dont trois canicules, une sécheresse agricole violente et des incendies ravageurs. Environ 8 100 morts de plus que la moyenne ont été enregistrés, selon un bilan officiel encore provisoire communiqué mercredi 16 septembre. Les quatre derniers mois ont prouvé, s’il le faut encore, que nos villes et nos modes de vie ne sont pas adaptés au changement du climat, aux températures élevées comme à des manières de se déplacer plus durables. Le fonctionnement de nos sociétés et de nos économies repose quasi-exclusivement sur les énergies fossiles, ressources non seulement polluantes mais finies, et qu’aucune alternative aussi abondante et qualitative ne peut remplacer, vouant nos sociétés à la décroissance. C’est la thèse que soutient depuis longtemps l'ingénieur et expert de la transition écologique Jean-Marc Jancovici. Personnalité médiatique en France, le fondateur de l’association The Shift Project est à l’origine de nombreuses études sur la manière de mener la transition dans différents secteurs. Nous entrons, explique-t-il dans une vidéo à la tonalité dramatique, « dans un monde nouveau, un monde déstabilisé pour lequel nous ne sommes à l’évidence pas...
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  • RDC: une tour à flux pour mesurer la «respiration» des forêts du Miombo
    2026/09/14
    Une nouvelle tour à flux doit être installée dans les forêts du Miombo, dans le sud de la République démocratique du Congo. Pendant plusieurs années, ses instruments mesureront les échanges de carbone et d’eau entre la végétation et l’atmosphère. L’objectif : mieux comprendre le fonctionnement et la résilience d’un immense écosystème africain encore très peu étudié, soumis à la fois au changement climatique et aux activités humaines. Elle doit dépasser la cime des arbres et ausculter la forêt sans interruption, saison après saison. Dans le sud de la République démocratique du Congo (RDC), une nouvelle tour à flux doit permettre aux scientifiques de mesurer les échanges entre les forêts du Miombo et l’atmosphère. Une infrastructure qui peut sembler modeste face à l'étendue de cette formation forestière, mais qui doit permettre de répondre à des questions essentielles : quelle quantité de carbone la forêt absorbe-t-elle ? Combien en rejette-t-elle ? Comment réagit-elle aux sécheresses ou aux autres perturbations ? « Ces échanges vont mesurer directement les quantités de matière ou d'énergie, comme le carbone ou l’eau, qui vont rentrer ou sortir de l'écosystème qui est en dessous », explique Marc Peaucelle, chargé de recherche à L'INRAE et spécialiste de macroécologie forestière. La tour donnera ainsi accès aux « flux de carbone et aux flux d'eau de la forêt et de son écosystème dans son entièreté ». À lire aussiProtéger les forêts du Bassin du Congo, dernier espoir pour la planète Une station de mesure au-dessus des arbres Une tour à flux ressemble à un grand pylône. Dans un écosystème forestier, elle doit être suffisamment haute pour placer ses instruments au-dessus de la canopée. Elle est notamment équipée d'une station météorologique et d'analyseurs capables de mesurer les concentrations de différents gaz. Le dispositif a d'abord été développé pour suivre le dioxyde de carbone et la vapeur d'eau, mais il peut également servir à mesurer d'autres gaz, comme le méthane ou l'ozone. Le principe consiste à enregistrer très précisément et très rapidement les mouvements de l'air et la concentration des gaz transportés. Les chercheurs peuvent alors déterminer les échanges entre l'écosystème situé sous la tour et l'atmosphère. Pour le carbone, le résultat permet notamment de savoir si, sur une période donnée, la forêt en a davantage capté qu'elle n'en a libéré. Une forêt en croissance absorbe du dioxyde de carbone grâce à la photosynthèse. Mais elle en rejette également par la respiration des végétaux et des sols ou lorsque de la matière organique se décompose. À cela peuvent s'ajouter les effets des sécheresses, des incendies ou d'autres perturbations. « Dans certaines conditions, potentiellement, la forêt va absorber du carbone ; dans d'autres, elle va en émettre », souligne Marc Peaucelle. L'intérêt de la tour est précisément de déterminer dans quelles conditions l'écosystème bascule d'une situation à l'autre. Observer la forêt pendant plusieurs années Impossible cependant d'installer les instruments quelques semaines et de repartir avec une réponse définitive. L'intérêt scientifique d'une tour à flux réside dans la continuité de ses observations : « On ne peut pas avoir une information instantanée avec ce genre d'instrument », insiste Marc Peaucelle. Ces installations doivent fonctionner « sur le long terme, sur plusieurs années ». Les scientifiques peuvent alors comparer les échanges au fil des saisons et les mettre en relation avec les conditions météorologiques. Dans le sud de la RDC, cela permettra notamment de comparer saison sèche et saison humide. Mais les séries de mesures deviennent particulièrement précieuses lorsqu'un événement inhabituel survient : une sécheresse intense, une saison des pluies atypique ou une période exceptionnellement chaude. Les chercheurs peuvent alors observer directement la réponse de l'écosystème. Continue-t-il à absorber du carbone ? Son bilan se dégrade-t-il ? Combien de temps lui faut-il pour retrouver son fonctionnement antérieur ? À terme, ces observations doivent permettre de mieux évaluer la résilience de la forêt face au changement climatique. Le Miombo, une immense forêt encore méconnue C'est particulièrement important dans le cas du Miombo. Cette formation de forêts et de savanes boisées couvre une partie considérable de l'Afrique australe et centrale. « C'est plus de 10 % du continent africain qui est couvert par le Miombo », rappelle Marc Peaucelle. Les populations locales dépendent par ailleurs fortement de cet écosystème et des ressources qu'il fournit. En RDC, le Miombo se trouve dans le sud du pays, notamment dans la région du Katanga. Or cette zone concentre aussi d'importantes activités minières dans l'arc cuprifère. Aux pressions liées au climat viennent donc ...
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