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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Quelle place occupe le changement climatique dans la course au poste du secrétaire général de l'ONU?
    2026/09/22

    Ce mardi 22 septembre s'ouvre à New York la 81ᵉ assemblée générale de l'ONU, où plus de 130 chefs d’État et de gouvernement vont se succéder à la tribune, dans un monde en crise. Pour le Portugais Antonio Guterres ce sera le dernier de ces grands rendez-vous annuels. Après deux mandats, il quittera le poste de secrétaire général des Nations unies. Sept candidats sont en lice pour succéder à celui qui fut un défenseur infatigable de l'action climatique.

    « Le climat mondial est en état d'urgence. La Terre est poussée au-delà de ses limites. Tous les indicateurs climatiques clés sont au rouge. La voie à suivre doit s'appuyer sur la science, le bon sens et le courage d'agir. » Comme dans cet extrait de mars, Antonio Guterres a fait de l'action climatique la priorité de ses deux mandats à la tête des Nations unies.

    Après l'abandon de la Chilienne Michelle Bachelet le week-end dernier, ils sont encore quatre femmes et trois hommes dans la course à sa succession : Rebeca Grynspan du Costa Rica, Carolyn Rodrigues-Birkett du Guyana, deux Équatoriennes, Maria Fernanda Espinosa et Ivonne A-Baki, l'Argentin Rafael Mariano Grossi, le Sénégalais Macky Sall et Olara Otunnu de l'Ouganda.

    Environnement et climat : les candidats n'affichent pas tous la même ambition

    Mais sur des questions climatiques, tous n'emboîtent pas le pas du patron de l'ONU sortant. Avant de faire carrière en politique, Maria Fernanda Espinosa, par exemple, s'est fait connaitre pour son engagement auprès des peuples autochtones en Amazonie équatorienne et en faveur de la biodiversité. L'Ougandais Olara Otunnu a qualifié le changement climatique de « l’un des plus grands défis de notre époque », mais compte le relever « sans sacrifier la prospérité économique ou la sécurité énergétique ».

    « D'un côté, il y a Carolyn Rodrigues-Birkett, originaire du Guyana, qui a placé la sécurité alimentaire et le climat en tête de ses priorités », constate Erin Sikorsky, qui dirige le Center for Climate and Security à Washington et qui suit attentivement les positionnements des candidats sur les questions environnementales et climatiques. « D’un autre côté, il y a Rafael Grossi, actuellement à la tête de l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui n’a pas du tout mentionné le climat dans sa déclaration liminaire. C’est donc un tableau contrasté. »

    Trois tours de vote test ont déjà eu lieu au sein du Conseil de sécurité de l'ONU. Le dernier était le 18 septembre et Rebeca Grynspan est arrivée en tête. La candidate costaricaine dit avoir trois priorités si elle est élue : la paix, la sécurité et la réforme des Nations unies. Si à première vue la lutte contre le changement climatique ne semble pas un point central dans les programmes des candidats, cela est en partie dû au mode de désignation du prochain ou de la prochaine secrétaire générale de l'ONU, croit savoir Erin Sikorsky. Il ou elle doit obtenir neuf votes des 15 pays membres et aucun veto d'un des membres permanents du Conseil de sécurité. Les candidats tentent donc de faire consensus, alors que les États-Unis de Donald Trump ne veulent surtout pas entendre parler du réchauffement planétaire d’origine humaine.

    « Parler trop de climat, c'est s'exposer à un veto américain »

    « Trop s’exprimer sur le climat pendant la sélection risque de mettre les candidats en danger », estime la politologue américaine. « Mais une fois élu, je ne vois pas comment on pourrait diriger l’ONU sans prendre le sujet à bras-le-corps qui touche tant de pays à travers le monde - nous l’avons encore vu cet été avec les vagues de chaleur en Europe ou les inondations au Népal. Les membres de l’Assemblée générale l’exigeront. »

    Le nouveau ou la nouvelle secrétaire générale devra prendre ses fonctions le 1er janvier 2027. Le changement climatique et ses effets s’inviteront alors tout en haut de son agenda.

    À lire aussiRéchauffement climatique: le seuil de 1,5°C sera dépassé, mais faire machine arrière reste possible, selon l'ONU

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  • Existe-t-il un péché écologique?
    2026/09/16

    C’est un moment très attendu par de nombreux chrétiens en France. La venue du pape Léon XIV du 25 au 28 septembre. Et à cette occasion, nous nous intéressons aux liens entre environnement et foi catholique avec cette question : existe-t-il un péché écologique ?

    Cette question a été posée par le défunt pape François en 2022. Il a donc demandé à la Commission théologique internationale (CTI) de se pencher sur le sujet. Et le 2 septembre dernier, cette commission a publié un document intitulé Prendre soin de notre Maison commune : une réponse responsable et fraternelle au Dieu trinitaire.

    Dans ce texte, la CIT apporte une réponse à cette question. Plutôt que d’utiliser les termes de péché écologique ou d’écocide, qui n’expriment pas suffisamment la dimension théologique, selon elle, la commission propose d’utiliser l’expression « péché contre la création et contre le Créateur » : détruire l’environnement est donc bien un péché pour l’Église.

    « On est toujours un peu récalcitrant à parler de péché, parce que cela rappelle une époque où il y avait une dimension de peur liée au péché, je vais brûler en enfer si je fais ci ou ça, explique Laura Morosini, directrice Europe du mouvement Laudato si', dont l’objectif est de sensibiliser à l’écologie. Mais la question de savoir ce qui est bien ou mal, c’est une question fondamentale. On cherche quand même à savoir si je suis dans une vie bonne, ou si ce que je suis en train de construire, non seulement va se démolir mais va rendre la vie de mes descendants ou d’autres personnes plus pénible », affirme-t-elle.

    Rejet d'anciennes conceptions écologistes chrétiennes

    Le document publié par la Commission théologique internationale rejette d’anciennes conceptions écologistes chrétiennes, comme l’anthropocentrisme prédateur et le biocentrisme. L’anthropocentrisme prédateur, c’est de considérer l’Homme comme le maître absolu de la création. Croire qu’il peut se servir de la nature à sa guise, comme si les ressources naturelles étaient intarissables.

    Pour feu le pape François, c’est cette notion qui a abouti à la crise écologique. Et le biocentrisme, c’est de considérer que tous les êtres vivants sont égaux. Cette notion n’est plus d’actualité. Laura Morosini : « On ne dit pas qu’un ver de terre et un être humain, c’est la même chose, mais on dit que le rôle de l’être humain, c’est d’être le gardien de la création. Et ça, c’est dans le livre de la Genèse. »

    Religion catholique et biodiversité : un rapport ancien

    Le lien entre la foi catholique et la Nature n'est pas nouveau, mais il a pris une place prépondérante avec le pape François qui avait une grande conscience écologique. C’est lui qui est à l’origine de l’encyclique du Laudato si' de mai 2015, sur la sauvegarde de la maison commune. L’encyclique, c’est une lettre solennelle envoyée par le pape aux évêques du monde entier et donc à tous les fidèles, pour insister sur la nécessité de préserver la nature. Et Laudato si', signifie « Loué sois-tu » en italien médiéval. C’est un hommage à un texte de saint François d’Assise, considéré comme l’un des premiers saints écologistes au XII-XIIIème siècle.

    « Sainte Hildegarde de Bingen est avec François d’Assise une des grandes saintes, qu’on associe à la question écologique, une sainte allemande du XIIIe siècle, dit Laura Morosini. Elle dit, et c’était fréquent à l’époque, que Dieu se manifeste par deux moyens. L’un, c’est la Bible, le texte, et l’autre c’est la Création. »

    La création, la Nature serait donc symboliquement l’égale de la Bible selon Hildegarde de Bingen. De quoi faire méditer certains puissants de ce monde qui se revendiquent chrétiens tout en détruisant l’environnement.

    À lire aussiL'encyclique du pape François Laudato si’ «a favorisé la signature de l’Accord de Paris»

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  • Présidentielle française: à quoi peut servir l’initiative citoyenne «Un commun accord» de Jean-Marc Jancovici?
    2026/09/17
    Lancée le 26 août par le médiatique expert de la transition énergétique, elle réunit à partir de ce 19 septembre 150 citoyens à Paris et ouvre une plateforme en ligne. Elle compte bien peser dans la campagne électorale pour remettre au centre de l'agenda les grands enjeux socio-environnementaux. Elle s’inspire, sur la forme, de la Convention citoyenne pour le climat de 2020. Quel est ce projet et que peut-il en sortir ? Ils sont 150, hommes et femmes, venus de toute la France. Ils ont été tirés au sort parmi 200 000 numéros appelés au hasard, qui n’avaient aucune connaissance du projet avant d’être appelés. Puis ils ont été sélectionnés selon la règle des quotas : âge, catégorie socio-professionnelle, niveau de diplôme, lieu de vie, etc., en théorie représentatifs de la diversité de la population française. Enseignante et chercheuse à l’université de Bordeaux, la sociologue Sandrine Rui nuance la capacité de ces panels à refléter cette diversité : « En dépit du tirage au sort, les citoyens et citoyennes qui s’engagent dans ce type d’assemblée sont des volontaires qui n’ont pas de contraintes pour participer. Il y a souvent une surreprésentation de gens plus diplômés que la moyenne. Ils ont souvent plus conscience de l’enjeu que ça représente pour eux et ils s’autorisent surtout à prendre leur part de ce type d’expérience. » Ceux qui le souhaitent et le peuvent prendront place ce samedi 19 et dimanche 20 septembre dans l’auditorium du Conservatoire national des arts et métiers, à Paris. Ils reviendront cinq autres week-ends. Les participants sont pris en charge et défrayés, selon le montant journalier d’un juré d’assises (une centaine d’euros), par un financement participatif. Le montant n’est pas connu, mais la cagnotte, qui démarre à « 1 euro symbolique », dépasse ce 17 septembre les 326 000 contributions – pour près de 175 000 contributeurs – dont la moitié dans les 24 premières heures. En amont, le soutien est aussi venu de quelques personnalités et de particuliers. Une première levée de fonds qui a réuni d’emblée deux millions d’euros sur un budget prévisionnel initial de trois millions, indique à RFI Audrey Cerdan, du comité de pilotage : « On met en place les meilleures conditions possibles pour que 150 Français puissent se réunir et réfléchir aux sujets importants du moment et qu’on entende la voix citoyenne pendant la campagne présidentielle. » Une initiative inédite à cette échelle nationale durant cette période-clé, et qui se revendique apartisane. « Se mettre d’accord » Les deux premiers week-ends seront consacrés à des auditions de scientifiques et d’experts, « avec une approche factuelle », précise Un commun accord. Les deux week-ends suivants, place au débat et à la réflexion en sous-groupe ou en assemblée, une animation confiée au cabinet Res publica. Les deux derniers jours, les 6 et 7 février, viseront à arbitrer les propositions et surtout à décider ce qu’il faut en faire… Objectif fixé par le concepteur du projet, Jean-Marc Jancovici : « se mettre d’accord », explique-t-il dans le clip du projet, « sur quelques grands dilemmes de notre époque, nés du fait que nous commençons à toucher les limites de notre planète ». « On sait que [le climat] est un sujet important pour les Français, complète Audrey Cerdan. Mais pour s’attaquer aux enjeux climatiques, il faut aussi parler d’économie, des enjeux de souveraineté, de santé, des conflits d’usages, sur l’eau par exemple, des préférences sociétales. » L’été qui s’achève en France a été le plus chaud jamais enregistré, avec cinq vagues de chaleur dont trois canicules, une sécheresse agricole violente et des incendies ravageurs. Environ 8 100 morts de plus que la moyenne ont été enregistrés, selon un bilan officiel encore provisoire communiqué mercredi 16 septembre. Les quatre derniers mois ont prouvé, s’il le faut encore, que nos villes et nos modes de vie ne sont pas adaptés au changement du climat, aux températures élevées comme à des manières de se déplacer plus durables. Le fonctionnement de nos sociétés et de nos économies repose quasi-exclusivement sur les énergies fossiles, ressources non seulement polluantes mais finies, et qu’aucune alternative aussi abondante et qualitative ne peut remplacer, vouant nos sociétés à la décroissance. C’est la thèse que soutient depuis longtemps l'ingénieur et expert de la transition écologique Jean-Marc Jancovici. Personnalité médiatique en France, le fondateur de l’association The Shift Project est à l’origine de nombreuses études sur la manière de mener la transition dans différents secteurs. Nous entrons, explique-t-il dans une vidéo à la tonalité dramatique, « dans un monde nouveau, un monde déstabilisé pour lequel nous ne sommes à l’évidence pas...
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