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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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概要

La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Les débris générés par l'activité spatiale polluent l'espace
    2026/02/12
    Des millions de débris générés par les activités spatiales tournent autour de la Terre à une vitesse folle. Plus de 600 collisions ont déjà eu lieu depuis le début de la conquête spatiale. La protection de l'environnement concerne aussi l'espace. L’Homme est incorrigible. Après avoir même pollué les déserts, l’espèce humaine a pollué l'espace, le plus grand désert de l'univers. Des millions d’objets volant très identifiés circulent autour de la Terre, au risque de provoquer des accidents majeurs dignes d’un film-catastrophe. Gravity, sorti en 2013, se déroulait milieu d’une pluie de débris qui aboutissait à la destruction d'ISS, la Station spatiale internationale, où est attendue l'astronaute française Sophie Adenot après son décollage normalement demain de Cap Canaveral aux États-Unis. À lire aussiLa durée de vie de la Station Spatiale internationale (ISS) prolongée jusqu’en 2030 L’orbite basse, jusqu'à 1 000 kilomètres, où se trouvent la plupart des satellites et ISS, est pleine de débris, de toutes les tailles : 55 000 font plus de 10 cm, et ils sont suivis par les radars de la Nasa, l’agence spatiale des États-Unis Et puis il y a tous les autres : plus d’un million de débris qui mesurent entre 1 et 10 cm, et 140 millions qui font moins d’un centimètre. Des débris potentiellement dangereux. « Ces objets vont tourner autour de la Terre avec une vitesse d'environ 40 000 km/h, et à cette vitesse-là, même un débris d'un centimètre de diamètre, une sorte de petite bille de métal, va avoir lors d'un impact potentiel à cette vitesse-là la même énergie que l'explosion d'une grenade militaire », précise Quentin Verspieren, le coordinateur du programme de sécurité spatiale, à l’ESA, l’Agence spatiale européenne. Collisions et explosions Ces débris proviennent de collisions, de pièces détachées, parfois aussi d’explosions. Certains puissances militaires ont aussi pu détruire un de leur satellite à coup de missile, histoire d’étaler leur savoir-faire technologique. Selon le syndrome de Kessler, un scenario théorique établi par Donald Kessler, un consultant de la Nasa, une multiplication des collisions entrainerait une hausse exponentielle du nombre de débris, et l’espace deviendrait alors inutilisable… Pour l’heure on n’en est pas là. « Seulement » 650 incidents ont été recensés depuis le début de la conquête spatiale. Mais en 2009, un accident majeur fut à l’origine d’une vraie prise de conscience. « Un satellite actif de l'entreprise Iridium et un satellite inactif russe, Cosmos, sont entrés en collision et ont généré des milliers de débris supérieurs à 10 cm, raconte Quentin Verspieren. On s'est rendu compte à ce moment-là que certes l'espace est vaste et infini, mais que les parties utiles de l'espace, les orbites utiles, pourraient être à terme surchargées par des satellites actifs ou par des débris spatiaux. » Espace saturé Un sujet d’autant plus brûlant que la pollution spatiale s’accélère. Avec la multiplication des constellations de mini-satellites, types Starlink, l’espace est un espace presque saturé. Sans parler du dernier projet d'Elon Musk d'installer dans l'espace des data-centers... « Il est effectivement important de comprendre dans quelle mesure cet ajout massif de satellites pourrait déstabiliser l'environnement spatial. Quelles sont les bonnes pratiques à adopter pour s'assurer que tout ajout de satellite soit fait de manière sûre, limitant l'impact sur l'environnement spatial ? C'est un point fondamental pour les années à venir », assure Quentin Verspieren. À lire aussiDerrière le vol de Sophie Adenot, une passion bien française pour l'espace Pour limiter les risques, l’ESA a initié la Charte Zéro débris en 2023, et son budget Sécurité spatiale vient d’augmenter de 30%. Avec un objectif, pour 2030, parvenir non pas à la neutralité carbone mais à la neutralité en termes de débris. Parce que la protection de l’environnement ne s’arrête pas à la fin de l’atmosphère terrestre. « Il est important d'adopter une approche complète sur la protection de l'environnement dans lequel l'humanité évolue. Et cet environnement inclut l'espace. C'est une distinction qu'il faut essayer de gommer dans les années à venir », estime Quentin Verspieren. Les deux sont liés. Plus de la moitié des variables climatiques, comme la hausse du niveau des mers ou l’étendue de la déforestation, n’est observable que depuis l’espace. Sans satellites, l’humanité perdrait des outils précieux pour affronter la crise climatique – et la pollution terrienne...
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  • Loi Duplomb: quels sont les coûts cachés des pesticides?
    2026/02/11

    Cancers, pollutions... Les insecticides et autres engrais utilisés par l'agriculture intensive engendrent des frais pour la collectivité, jamais répercutés dans le prix d'achat des produits.

    Elle fait son grand retour dans l'actualité française. Plus de six mois après l’adoption de la loi Duplomb, en faveur d’une agriculture productiviste et gourmande en pesticides, un débat est organisé aujourd’hui à l’Assemblée nationale après le succès de la mobilisation citoyenne contre le texte déposé par le sénateur Laurent Duplomb. La pétition qui avait recueilli plus de deux millions de signatures pointait en particulier la réintroduction d’un pesticide auparavant interdit, l’acétamipride.

    Les pesticides et plus largement l'agriculture industrielle représentent des « coûts cachés », une notion assez récente établie par la FAO (l'agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation), pour alerter sur la réalité de certaines pratiques agricoles. L'utilisation d'engrais et de pesticides n'est pas neutre, ni pour la santé des humains, ni pour l'environnement et la biodiversité. Cela a donc un coût, qui n'est pas répercuté dans le prix du produit, qu'on ne paie pas directement en passant à la caisse. « On a des coûts sanitaires exorbitants, pointe Olivier de Shutter, ancien rapporteur des Nations unies sur le droit à l'alimentation. On a des coûts environnementaux extrêmement importants avec une pollution des nappes phréatiques, avec une destruction de la santé des sols liée à l'agriculture industrielle. Tous ces coûts ne sont pas reflétés dans le prix de l'alimentation. Et en réalité, on paie malgré tout ces coûts infligés à la collectivité en impôts, on paie en soins de santé, on paie et les générations futures vont payer les dommages environnementaux. Quelqu'un, à un moment donné, doit supporter ces coûts ».

    Du simple au double

    Selon les estimations et les pays, pour un euro dépensé, les coûts cachés sont de un à deux euros. L'utilisation de pesticides augmente les risques de cancer, et les agriculteurs sont d'ailleurs les premiers touchés, et cela engendre des frais de santé. Les pesticides polluent aussi les nappes phréatiques. Il faut donc compter tous les coûts de dépollution, de traitement des eaux. Et puis quand votre eau du robinet est contaminée, et que vous devez acheter de l'eau en bouteille, cela aussi a un prix.

    Un tiers de ces coûts cachés concernent les dépenses de santé, près de la moitié l'environnement, et le reste l'économie. Si les risques de l'acétamipride, cette molécule que veut réintroduire le sénateur Laurent Duplomb, pour la santé humaine sont débattus, on est en revanche certain que les abeilles n'apprécient pas trop. Et ces valeureuses pollinisatrices ont une valeur : les services qu'elles rendent à l'agriculture, gratuitement, sont estimés à 150 milliards d'euros dans le monde.

    Puissants lobbys

    On n'utilise pas les pesticides pour le plaisir mais il existe d'autres modèles que l'agriculture intensive, industrielle, qui fait la course à la productivité : l'agriculture biologique et l'agroécologie, respectueuses de l'environnement, des consommateurs et des agriculteurs. Derrière le sénateur Duplomb, membre de la FNSEA, le puissant syndicat agricole français, ses détracteurs pointent le poids des lobbys de l'agro-industrie, qui ont tout intérêt à défendre un modèle productiviste pour continuer de vendre les produits chimiques que les paysans dispersent dans leurs champs et finalement dans la nature. « On sous-estime le poids très important des grands lobbys de l'agrochimie et des firmes semencières dans le développement des politiques publiques, dénonce Olivier de Shutter. Ne nous trompons pas de diagnostic, on n'est pas aujourd'hui dans une situation de rareté. L'impératif n'est pas d'augmenter la production, même si c'est le discours que ces lobbys très influents continuent de tenir ».

    D’ailleurs Laurent Duplomb s'entête et espère arriver à ses fins, après la censure de certaines dispositions de sa loi par le Conseil constitutionnel l’été dernier. Il a déposé une nouvelle proposition de loi le 3 février, une semaine avant le débat organisé à l'Assemblée nationale. Une ultime provocation, doublée d'une cruelle ironie : c'était la veille de la Journée mondiale contre le cancer.

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  • Géothermie: y a-t-il de l'électricité sous nos pieds?
    2026/02/10

    La chaleur issue de la Terre est une source d'énergie infinie et durable. Elle reste encore très marginale malgré son potentiel face à la crise climatique.

    Sous nos pieds, il n'y a pas que du pétrole ou du charbon. La Terre, notre planète Terre, produit naturellement de la chaleur, qui reste encore très largement sous-exploitée. La production d’électricité par la géothermie, la chaleur du sol, représente moins de 1% de la production totale dans le monde. Il s’agit pourtant d’une énergie abondante, disponible et infinie, offerte par la planète. « On a une chaleur qui s’est mise en place au moment de la création de la Terre en tant que planète, qui se diffuse progressivement du centre de la Terre jusqu’à la surface. Et puis essentiellement dans la partie superficielle, c’est-à-dire la croûte, on a de la décroissance radiogénique : des atomes sur le temps long qui, en se cassant, libèrent de l’énergie en même temps », explique Damien Bonté, ingénieur et responsable de filière Géothermie au BRGM, le Bureau de recherche géologique et minière, un organisme public français.

    C’est ainsi que plus on descend, plus il fait chaud. En Europe, quand on creuse, on gagne 3°C tous les 100 mètres, 30°C à chaque kilomètre. Il y a des régions où la terre est beaucoup plus chaude beaucoup moins profondément, notamment les régions volcaniques. Le Kenya, champion africain de la géothermie, produit ainsi près de la moitié de son électricité. La France, elle, possède une centrale électrique géothermique en Guadeloupe, au pied du volcan de la Soufrière.

    Chaleur propre

    On distingue deux types de géothermies. D’abord la géothermie de surface, jusqu'à 200 mètres, qui sert pour le chauffage des maisons, avec les pompes à chaleur. C’est la géothermie profonde qui permet de produire de l'électricité : il faut une chaleur sous-terraine d'environ 200°C ; il faut donc forer en profondeur, et la géothermie a bénéficié des avancées technologiques de l’industrie pétrolière. « On fore assez facilement à 3 kilomètres, précise Damien Bonté. Les choses se compliquent généralement dès qu’on commence à dépasser ces 3 kilomètres. C’est encore un sujet de recherche et d’innovation pour trouver des solutions qui permettent d’accéder à ces ressources éventuellement profondes qui pourraient fournir d’autant plus d’énergie et de chaleur ».

    L’intérêt de la géothermie s’affirme à l’heure de la crise climatique, parce qu’il s’agit d’une énergie abondante et propre. Certes, la géothermie profonde peut provoquer une activité sismique et peut aussi polluer les nappes phréatiques – des risques, assure le BRGM, aujourd'hui maîtrisés. Pour le reste, elle n'émet pratiquement pas de CO2. C'est une énergie renouvelable, encore plus durable que le solaire ou l'éolien, tout le temps disponible, « 24 heures sur 24, sans effet climatique à la différence du solaire et de l’éolien qui sont considérés comme des énergies intermittentes. On utilise une énergie inépuisable », rappelle Damien Bonté, du Bureau de recherche géologique et minière

    Remplacer le gaz et le charbon

    Malgré ses qualités, la géothermie reste une énergie sous-exploitée, comme le souligne un rapport publié lundi 9 février par Ember, un groupe de réflexion sur la transition énergétique. En Europe, la géothermie pourrait remplacer 42% de l'électricité produite actuellement par le gaz et le charbon (des énergies fossiles), pour un coût comparable, et sans subir la volatilité des prix des matières premières. Ember a identifié plusieurs pays aux sous-sol prometteurs : la Hongrie, la Pologne, l'Allemagne et la France.

    La géothermie pourrait aussi couvrir les deux tiers des besoins énergétiques attendus des datacenters, les centres de données particulièrement gourmands en électricité. L'énergie, c'est ce qui fait avancer le monde, et dans un monde qui se réchauffe à cause des énergies fossiles, la géothermie ne devrait plus nous laisser froid.

    À écouter aussiSur l'archipel des Açores, la géothermie comme solution vers l'indépendance énergétique

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