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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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概要

La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Pourquoi interdire la publicité pour la viande et les énergies fossiles?
    2026/05/05

    À Amsterdam, finies les affiches d'hamburgers moelleux, de vols à bas coût vers des destinations de rêve ou de SUV rutilants qui roulent au diesel. La capitale des Pays-Bas interdit désormais dans l’espace public toute publicité pour la viande et les énergies fossiles. Amsterdam emboîte ainsi le pas à une cinquantaine de villes dans le monde qui ont décidé de ne plus promouvoir ce qui nuit au climat et à l'environnement.

    De Sydney à Stockholm, de très nombreuses localités ont fait le choix de bannir la publicité pour les énergies fossiles, d'abord. Et désormais, cette interdiction s'étend également aux viandes. La raison en est assez évidente : l'élevage représente près de 14,5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dont environ 9% pour les bovins. Pour ces derniers, les émissions viennent de trois sources : la digestion des ruminants, la gestion du fumier et la production de l’alimentation animale. Le soja brésilien par exemple sert à nourrir les vaches de la planète, mais est également source de déforestation. Par conséquent on peut protéger le climat tout comme notre santé si l’on mange plus de légumes, de légumineuses et plus de fruits à la place de la viande. Et pour y arriver, le premier pas, c'est d'arrêter d'en faire la publicité.

    Amsterdam affiche des pièces de théâtre plutôt que les vols à bas coût

    Bien évidemment on peut toujours acheter et manger des hamburgers à la viande à Amsterdam. Mais les affiches publicitaires qui essaient de vous faire envie d'en manger ont, elles, disparu de tous les espaces contrôlés par la municipalité. Sur les panneaux d'affichage dans les rues, aux arrêts de bus, dans les gares, dans le métro, les habitants voient désormais des promotions pour des événements culturels : des spectacles, des pièces de théâtre, des concerts. Les supermarchés en revanche peuvent continuer à faire de la publicité pour la viande, tout comme les restaurants et les boucheries, mais seulement à l’intérieur de leurs locaux, pas dans l'espace public. L'interdiction ne concerne pas non plus les médias privés et les supports numériques.

    Le but est un changement de comportement

    Le but de l’interdiction de la publicité pour la viande et des énergies fossiles, c'est un changement de comportement. Est-ce que vous vous souvenez encore du cowboy sur son cheval au coucher du soleil, une cigarette au coin de la bouche ? Une image de virilité, de « coolness » à l'américaine qui a accompagné pendant des décennies des visiteurs de cinéma et des téléspectateurs du monde entier.

    La fin des pubs pour le tabac n'a pas été une baguette magique en soi. Mais elle a largement participé à « dénormaliser » ce produit dangereux pour la santé. Et bien, pour la viande et les énergies fossiles c'est pareil : on interdit d'en faire la promotion, ce qui les rend moins visibles, puis moins socialement acceptables, et cela finit par réduire la consommation.

    Nouvelle visibilité pour les alternatives

    Bannir la publicité pour viande et énergies fossiles de l'espace public a encore une autre vertu : celle de laisser de la place à l'introduction d'alternatives, respectueuses du climat, de l'environnement et de notre santé. C’est par ce chemin qu'on peut espérer à terme, selon les scientifiques, de vrais changements de comportement et donc de vrais pas sur la voie de la transition. D'ailleurs lors de la conférence sur la sortie des énergies fossiles, la semaine dernière à Santa Marta en Colombie, l'interdiction de la publicité pour ces produits est l'une des premières mesures préconisées.

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  • Méthane, pollutions, santé... quels sont les dangers majeurs des décharges sauvages?
    2026/05/04
    Le premier émetteur de méthane au monde est une immense poubelle à ciel ouvert située au Chili. En polluant l'air, l'eau et le sol, les décharges constituent des menaces pour le climat, la santé humaine et l'environnement. Emmanuel Macron en avait fait l'une des priorités de la présidence française du G7. C'est ainsi que s'est ouvert ce matin à Paris une conférence consacrée au méthane, l'un des gaz à effet de serre responsable du changement climatique. La ministre française de la Transition écologique Monique Barbut a appelé à « accélérer la mise en œuvre de solutions efficaces pour réduire les émissions de méthane », avec des « bénéfices climatiques significatifs à court terme », selon l'Agence internationale de l'énergie. Par secteurs, l'agriculture est la plus grosse source de méthane aujourd'hui dans le monde – les vaches et le riz, pour faire simple. Ensuite viennent les fuites de méthane sur les infrastructures de pétrole et de gaz. Et puis il y a les décharges à ciel ouvert, ces déchets qui s'entassent, qui fermentent et se décomposent sous l'action des microbes, ce qui génère du méthane. La poubelle du Chili C'est ainsi que le plus gros émetteur de méthane dans le monde est une immense décharge au Chili, à une soixantaine de kilomètres de la capitale Santiago, comme vient de le révéler le Programme des Nations unies pour l'environnement qui a établi le Top 50 des émissions de méthane, grâce à des observations satellite. Chaque année, la championne du monde de dégage plus de 100 000 tonnes de méthane. En ce moment, une décharge aux Philippines est en flammes, un incendie qui dure depuis 3 semaines et qui dégage du méthane mais aussi du CO2, du dioxyde de carbone – là c'est la double peine pour le climat Presque aucun territoire de la planète n'est épargné par ces immenses poubelles à ciel ouvert. Certaines ont même leur titre de célébrité. La plus grande au monde se trouve dans le désert de Las Vegas aux États-Unis (mais elle est contrôlée et le méthane est récupéré). Il y a aussi la décharge de Ghazipur (qui n'a rien de pur), à New Delhi, en Inde, une montagne d'ordures visible à des kilomètres et aussi haute que le Taj Mahal. Des pollutions à long terme On peut aussi citer la décharge de Dandora, à Nairobi au Kenya, qui s'étend sur 20 hectares. Des petites mains viennent y récupérer des déchets, tentent de gagner leur vie au risque de la perdre. « J’arrive parfois à gagner 200 shillings, 1 euro 50. Ça m’aide à la maison. Je suis souvent malade, mais c’est normal ici. Quand ils brûlent les déchets et qu’il y a beaucoup de fumée, j’ai mal à la poitrine, de la fièvre et des maux de tête », témoignait Daro Cassa Atieno en novembre 2024 au micro de Gaëlle Laleix. Les décharges représentent un problème de santé majeur pour les humains, et plus généralement pour l'environnement. Outre le méthane, c'est une pollution tous azimuts, dans le sol, l'eau et l'air. « Ce sont des pollutions qui peuvent perdurer pendant des années, donc c'est extrêmement dangereux, souligne Axelle Gibert, spécialiste des déchets et des risques industriels à France Nature Environnement. Si on a des zones avec contact humain ou même des plantations, cela touche de la nourriture qui est ingérée par les humains. On a un gros problème avec l'infiltration des nappes phréatiques. Quand vous avez des explosions de certains déchets qui sont dits dangereux, on peut avoir des grosses conséquences avec des rejets atmosphériques qui sont extrêmement dangereux pour la santé humaine, pour la faune et pour la flore ». Surproduction et surconsommation Le problème, face à ces décharges, c'est le manque de contrôles et de politiques publiques. La gestion des déchets, de la collecte jusqu'au traitement voire au recyclage, coûte cher, et ce n'est pas forcément la priorité partout. En Afrique, 90% des déchets se retrouvent dans des décharges à ciel ouvert. En France, la gestion des déchets est le premier poste de dépenses pour la protection de l'environnement, ce qui n'empêche pas qu'on a recensé quelques 36 000 décharges sauvages, autant qu'il y a de communes. On peut trouver des machines à laver, de l'huile de vidange ou des gravats issus du bâtiment. « Le constat qu'on fait des décharges sauvages, c'est qu'il y a d'une part la problématique de l'incivilité et du respect des normes et des règles de collecte et de recyclage, mais on voit qu'on a aussi un gros problème de surproduction, estime Axelle Gibert, de France Nature Environnement. On est vraiment en faveur d'une politique de réduction des déchets, d'une meilleure réflexion autour de la sobriété pour ainsi réduire la production de déchets à la source ». Le problème des déchets est aussi celui de notre (sur)consommation.
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  • «Bugs matter», un programme français pour que les automobilistes mesurent l'effondrement du nombre d'insectes
    2026/04/30
    Un programme de sciences participatives, « Bugs matter, les insectes ça compte », invite les automobilistes à mesurer l'effondrement des populations d'insectes. Leur rôle est essentiel dans l'alimentation des humains et des autres animaux. C’est le syndrome du pare-brise. Il y a plusieurs dizaines d’années, quand on prenait la route, en voiture, pour un long trajet, il fallait à l'arrivée nettoyer son pare-brise maculé par de nombreux insectes collés. Ce n’est plus le cas aujourd’hui tant les insectes disparaissent. C’est pour mieux connaitre le déclin des insectes que Vigie Nature lance en France un nouveau programme de sciences participatives intitulé « Bugs matter, les insectes ça compte », où le pare-brise est remplacé par la plaque d’immatriculation. « Il s'agit en fait, avant un voyage, de nettoyer sa plaque d'immatriculation, de lancer une application qui nous géolocalise et puis à la fin du trajet, prendre une photo de sa plaque d'immatriculation. Le comptage des insectes est fait automatiquement », explique Colin Fontaine, le directeur scientifique de Vigie Nature, et chercheur CNRS au Centre d'écologie et des sciences de la conservation du Muséum national d'histoire naturelle à Paris. Oui, en prenant sa voiture, on aide la science. Oui, en roulant, on espère tuer le plus d’insectes. Même si ce programme se déroule en France, on peut télécharger l’application partout dans le monde, et où qu’on soit, ses données seront enregistrées. Chute spectaculaire Il s’agit ici de mesurer de manière plus précise le déclin des insectes déjà documenté de manière spectaculaire. Deux études réalisées en Allemagne ont montré que la biomasse des insectes (le poids que représentent tous les insectes) a baissé de 75% en moins de 30 ans. C'est considérable, alors que les insectes totalisent 80% de toutes les espèces animales. Quand on parle de biodiversité, on parle surtout d’insectes ! « En termes de biomasse, il y a plus d'insectes que d'humains. En termes de biomasse, il y a à peu près autant d'humains que de fourmis », relève Colin Fontaine. Et pourtant, à part quand ils nous piquent, le sort des insectes nous indiffèrent un peu, à la différence des espèces charismatiques. « Des études montrent que l'humain a tendance à préférer des espèces qui sont relativement proches de lui. On est fasciné par les grands singes, et moi aussi, reconnait le directeur scientifique de Vigie Nature. Plus des espèces sont éloignées de l'humain, moins on s’en préoccupe. » Et on a tort. Dans la chaîne alimentaire Les insectes rendent en effet de nombreux services, d’abord à la nature. Ils sont détritivores, de vrais agents de nettoyage. Ils sont surtout à la base de la chaîne alimentaire pour d'autres animaux, un peu comme le plancton dans l'océan. « Dans les milieux aquatiques, les larves d’insectes sont extrêmement utilisées par les poissons et par les amphibiens, souligne Emmanuel Desouhant, enseignant-chercheur à l'université Lyon-I. Les insectes nourrissent aussi « les chauves-souris, les oiseaux. Et bien entendu, quand on a dit oiseaux, on parle prédateurs d'oiseaux, etc. Donc oui, c'est un élément essentiel. », poursuit le chercheur au Laboratoire de biométrie et biologie évolutive. Les insectes sont aussi utiles à notre alimentation, à nous humains. On peut s'en nourrir directement. Et puis, outre la pollinisation, les insectes sont des alliés de l'agriculture, et de la qualité de sols. « Toutes les petites bêtes que l'on trouve dans le sol vont creuser des galeries qui vont participer à l'aération du sol et à sa fertilisation parce qu'ils enterrent de la matière organique. Les bousiers vont aussi enterrer des graines, donc ils participent aussi à la revégétalisation, explique Emmanuel Desouhant. Il y a aussi la lutte biologique des insectes parasitoïdes, des insectes qui vont pondre dans d'autres arthropodes, et ça les tue. Ils sont donc utilisés en lutte biologique pour éviter l'utilisation de pesticides. » L'agriculture tue les insectes Les produits chimiques utilisés en agriculture et l’ensemble de nos activités humaines sont responsables de la disparition des insectes. La pollution lumineuse est mortifère : en France, l’éclairage publics tuerait près de 2 000 milliards d’insectes par an, selon Emmanuel Desouhant. Le réchauffement climatique, également d’origine anthropique, risque aussi de nuire aux insectes, notamment les abeilles. « Plus il fait chaud souvent, plus les espèces d'abeilles sont actives plus tôt dans la saison. Mais ce décalage n'est pas le même pour les plantes. Un des risques du changement climatique, c'est de se retrouver avec des abeilles qui n'ont plus leurs plantes en floraison en même temps », explique Colin Fontaine. Et c'est un problème pour l'abeille, qui ne peut plus se nourrir, et pour la plante qui ne peut plus se ...
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