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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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概要

La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

France Médias Monde
政治・政府
エピソード
  • Israël convoite-t-il l'eau du Liban?
    2026/04/14
    Des discussions de paix s'ouvrent ce mardi à Washington entre Israéliens et Libanais, alors que l'État hébreu entend occuper le Sud-Liban jusqu'au fleuve Litani. En raison de ses ressources hydriques, le Liban est considéré comme le château d'eau de la région. La gestion de l'eau est-elle une des raisons de cette guerre ? Ce sont les premières discussions directes depuis 1993. Les ambassadeurs israéliens et libanais aux États-Unis se retrouvent ce mardi à Washington pour tenter de mettre fin aux bombardements de l’armée israélienne et du Hezbollah. Et ce alors que l'État hébreu entend instaurer une zone tampon au Sud-Liban, jusqu'au Litani, le fleuve de 170 kilomètres qui traverse le pays d’est en ouest, qui ne coule dans aucun autre pays en prenant sa source dans la Bekaa et en se jetant dans la Méditerranée. Le Litani est un pilier du Liban, et le Liban est une exception dans une zone où l'eau est rare. À tel point que le pays du Cèdre est aussi surnommé « le château d'eau » de la région. « Dans la région, le Liban est le seul pays qui dispose de ressources naturelles très diversifiées, par comparaison avec l'état de la ressource en eau des pays voisins, souligne Charlotte Touzot-Fadel, docteure en droit, spécialisée en droit de l'environnement. Le Liban est traversé par plusieurs cours d'eau, dont le fleuve Litani, dont on parle beaucoup. Et il y a surtout une quantité assez importante de neige, ce qu'il n'y a pas dans les pays voisins. Ces neiges vont alimenter également les cours d'eau, le fleuve Litani, les nappes phréatiques. Ce bon état de la ressource en eau naturelle du pays le caractérise et en fait vraiment un objet de convoitise ». En particulier de la part d’Israël. « Frontière naturelle » Avant même la création du futur État juif, le mouvement sioniste parle du fleuve Litani comme d'une « frontière naturelle d'Israël ». Dans les années 70, l'armée israélienne lancera même « l'Opération Litani ». Plus tard, de 1982 jusqu’en 2000, Israël occupera le Sud-Liban jusqu'au fleuve. Et aujourd'hui, c'est une zone tampon qu'Israël veut instaurer jusqu'au cours d'eau, en expulsant toutes les populations et en tentant d’y rendre la vie impossible. Officiellement, c'est une question de sécurité face au Hezbollah, mais dans la région, la question de l'eau est omniprésente. « Depuis la première partie du XXe siècle, cette question de la raréfaction de la ressource en eau se pose. Et en raison des conséquences du changement climatique, cette ressource va devenir dans la région un point crucial de négociation, de marchandisation et de pression de façon globale », estime Charlotte Touzot-Fadel. Pour Israël, la question de l'eau est majeure. Structurellement, le pays est en déficit hydrique. Et l'histoire des annexions territoriales peut se lire aussi comme la volonté de sécuriser son accès à l'eau. C'est le cas de l'occupation du plateau du Golan, depuis 1967, déclenchée en partie par la volonté des pays arabes de détourner une partie de l’eau du Jourdain. Après la guerre des Six-jours, Israël va s’assurer le contrôle de ses eaux. Arme de guerre et but de guerre L'implantation des colonies en Cisjordanie est aussi une question d'eau, qu'Israël partage à son gré, et le partage est très inégal. Selon une étude d'Amnesty international, il y a quelques année, 80% de l'eau revient aux Israéliens, les 20% restants aux Palestiniens. L'eau est même devenue une arme pour chasser les Palestiniens, comme nous le racontait l'an dernier Alice Moreno dans un reportage tourné après le sabotage, par des colons, d'une station de distribution d'eau. « Ils ont pris le contrôle des ordinateurs qui permettent normalement d'envoyer l'eau vers les villages. Couper l'eau comme ça, c'est un moyen d'assoiffer les gens et de tenter de les déplacer », témoignait un Palestinien. On parle ainsi d'une militarisation de l'eau. L'eau est une arme de guerre, et une raison de faire la guerre. « La valeur d'un territoire se mesure, notamment par la présence ou non de ressources naturelles et notamment de la ressource en eau. Donc derrière la militarisation de la ressource, c'est le contrôle tout simplement de la ressource et donc le fait de monopoliser ou non cette ressource qui va être un enjeu clé ensuite, non seulement de géopolitique dans un premier temps, mais ensuite de construction et de développement d'une société », analyse Charlotte Touzot-Fadel. L'eau se fait de plus en rare, les guerres de moins en moins.
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  • Y a-t-il de la vie sous les éoliennes et les panneaux solaires?
    2026/04/13
    Le plan français d'électrification de l'énergie, dont le gouvernement vient de dévoiler une partie, passe notamment par les énergies renouvelables. Eolien et photovoltaïque peuvent nuire à la biodiversité, mais pas toujours. L'électrification est en marche. Le Premier ministre français a dévoilé vendredi soir une partie du plan destiné à renverser la tendance énergétique, pour que la France se sèvre un jour des énergies fossiles, en misant davantage sur le nucléaire et les énergies renouvelables, qui produisent de l'électricité sans émettre de gaz à effet de serre. Elles peuvent toutefois porter atteinte à la biodiversité. Il y a de la vie sous les panneaux solaires et les éoliennes, mais il y a aussi des morts. Les centrales photovoltaïques, d'immenses champs plantés de panneaux solaires, peuvent nuire à l'activité de certaines espèces, comme les pollinisateurs, notamment les abeilles. « Ces pollinisateurs visitent beaucoup moins la végétation qui est sous les panneaux pour deux raisons principales, détaille Raphaël Gros, professeur à l'Université d'Aix-Marseille et à l'Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie. On a beaucoup moins de fleurs. Et puis ces abeilles ne vont pas rencontrer des conditions très intéressantes à leur activité. Il fait en été un peu plus frais, c'est à l'ombre... » Des impacts contrastés Mais cette ombre des panneaux solaires a aussi des atouts. Dans les zones arides, l'ombre peut favoriser un microclimat et la végétation peut s'y développer. Ailleurs, le manque de lumière peut aussi avoir un effet stimulant. « On constate par exemple des situations où la végétation est assez abondante, pour pas dire assez luxuriante. Par le manque de lumière, les plantes devoir trouver des solutions pour aller capter cette lumière. Et généralement, elles produisent davantage de feuilles ou des feuilles qui sont plus longues. Mais c'est aux dépens des fleurs », explique Raphaël Gros. Les impacts des panneaux solaires sur la biodiversité sont souvent contrastés, en fonction des écosystèmes, des endroits où ils sont implantés. Comme le soleil, le vent est une énergie gratuite, sans pollution. Mais les éoliennes, sur terre et en mer, peuvent tuer les oiseaux, surtout quand elles sont installées sur les routes migratoires. Elles peuvent aussi tuer les chauve-souris attirées par les petites lumières qui clignotent pour que les avions les repèrent. Les chauve-souris peuvent mourir juste en s'approchant : le changement de pression de l'air (avec l'extrémité des pâles qui tourne à 200 km/h) provoque des hémorragies internes. Enfin, des études ont aussi montré que les éoliennes pouvaient tuer des milliards d'insectes. L'effet récif Les éoliennes en mer ont aussi un impact sur la faune marine. Le bruit du chantier peut tuer des animaux. En tout cas les perturber fortement. Mais il peut y avoir aussi des effets positifs. Les socles des éoliennes forment des récifs artificiels, pour des algues, des moules, ce qui attire toute une population d'espèces marines. Et si la pêche y est interdite, ce sont des refuges pour les poissons. Mais en France, à ce jour, rien de tel n'est prévu. « Là, il y a un vrai enjeu, estime Cédric Marteau, le directeur général de la LPO (la Ligue pour la protection des oiseaux). Est-ce qu'on suit les travaux scientifiques sur ce qu'on appelle l'effet récif pour voir un peu si s'y concentrent des poissons, des coquillages et comment tout cela se dynamise, à condition évidemment de ne pas les prélever ? En France, on n'a aucune certitude qu'il n'y aura pas de pêche dans les zones de parc. » Il peut y avoir conflit entre climat et biodiversité mais on doit concilier les deux, et on le peut. « Que cette volonté de diminution des impacts climatiques se fasse au détriment du vivant, ce n'est pas acceptable, insiste Cédric Marteau, de la LPO. On a fait la démonstration que les secteurs favorables étaient évidemment beaucoup plus nombreux que nécessaires pour la production qui est envisagée. Donc évidemment, n'opposons pas ces deux politiques publiques qui sont des politiques d'urgence. » Pour lutter contre la crise climatique, on a besoin des renouvelables, mais on a besoin aussi de la biodiversité.
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  • Pourquoi les émissions de gaz à effet de serre ne baissent-elles pas assez vite?
    2026/04/09

    La France et d'autres pays pollueurs historiques vont-ils parvenir à atteindre leur objectif de neutralité carbone ? Le rythme de réduction des émissions de CO2 s'essouffle alors que les efforts les moins difficiles ont été accomplis.

    Elles baissent, mais pas assez vite. Les émissions de gaz à effet de serre, responsables de la crise climatique, n'ont diminué que de 1,5% en France l'an dernier. Elles baissent, c’est déjà ça, pourrait-on se rassurer. Mais on est très loin de l'objectif de 4% par an fixé pour atteindre la neutralité carbone en 2050. On est aussi loin du rythme des années précédentes.

    La France n'est pas le seul pays où la baisse est en baisse. L'Allemagne fait pire : ses émissions l'an dernier n'ont diminué que de 0,1%. Autant dire qu'elles n'ont pas baissé, à l'image de l'ensemble des pays de l'Union européenne, avec seulement moins 0,4%. Mais il y a pire encore : les États-Unis. En 2025, l'année du retour de Donald Trump à la Maison Blanche, l'année de la sortie de l'Accord de Paris sur le climat, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de presque 2%, après des années de baisse.

    En attendant Pékin

    Sur l'ensemble de la planète, les émissions de CO2 (le principal gaz responsable du réchauffement climatique) ont atteint un nouveau record, en hausse de 1% environ. Tout le monde attend le pic des émissions, et quand elles commenceront à baisser, peut-être dans les prochaines années ? Le signal viendra sûrement de la Chine, le plus gros pollueur aujourd'hui.

    On se trouve actuellement dans une situation paradoxale : jamais la planète n'a produit autant d'énergie renouvelable, jamais on n'a installé autant d'éoliennes et de panneaux solaires, jamais on n'a produit autant de voitures électriques... Et d'ailleurs, sans elles, sans les technologies vertes, la hausse des émissions de gaz à effet de serre aurait été trois fois plus importante. Le problème, c'est que la demande en énergie augmente encore plus vite.

    Consommer toujours plus

    Parce que la population mondiale continue d'augmenter, parce que l'énergie est à la source de la croissance économique, de la production de richesse, du développement, et parce que le modèle économique mondial (consommer toujours plus), entre en contradiction avec la nécessite de faire baisser la température de la planète.

    Il est aussi aujourd'hui plus compliqué de diminuer son empreinte carbone. Depuis le début du siècle, on a fait le plus facile : fermer les centrales à charbon, l'énergie la plus polluante, et développer les énergies renouvelables. Mais aujourd'hui on entre dans le dur. Pour résumer le problème, on n'a jamais autant pris l'avion et on n'a jamais autant utilisé de béton.

    Problème politique

    Le transport représente un quart des émissions mondiales de CO2, et le transport aérien et le transport maritime continuent de croître, alors qu'on n'a pas encore la solution pour faire voler les avions sans pétrole. C'est la même problématique pour l'industrie lourde : le frein technologique pour devenir plus vertueuse. Le secteur du bâtiment, gros émetteur lui aussi, peine également à baisser ses émissions. La rénovation thermique des bâtiments, pour qu'on utilise moins de chauffage l'hiver, et moins de climatisation l'été, cela prend du temps et demande de l'argent.

    Hier en France, le gouvernement a reconnu que la baisse des émissions de CO2 était « insuffisante ». C'est pourtant lui qui possède les leviers d'action, qui a les moyens d'agir. La réduction des gaz à effet de serre est d'abord le problème des politiques. Même si, à la fin, ce sera notre problème à tous.

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