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Questions d'environnement

Questions d'environnement

著者: RFI
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La Terre est en surchauffe, l’ensemble du vivant chaque jour plus menacé et la science très claire : les activités humaines sont responsables de cette situation. Le temps compte pour agir afin de préserver nos conditions de vie sur la planète. Quels sont les bouleversements en cours ? Comment les décrypter ? Et quelles sont les solutions pour enrayer cette dégradation, pour adapter nos modes de vie et nos infrastructures au changement du climat, pour bâtir un avenir plus durable pour tous ? À tour de rôle, les spécialistes environnement de la rédaction de RFI ouvrent la fenêtre sur notre monde en pleine mutation.

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エピソード
  • Comment le commerce d’animaux sauvages se développe sur les réseaux sociaux
    2026/05/27
    Acheter un animal sauvage en ligne pour en faire un animal de compagnie est désormais très simple : en quelques clics, il est possible de devenir propriétaire d’un macaque, d’un tigre ou d’un perroquet. Mais ce commerce numérique florissant est souvent illégal et pose de graves risques pour les animaux, les êtres humains et l’environnement. Pas la peine d’aller sur le Darknet, le commerce des animaux sauvages vivants prolifère tranquillement sur les réseaux sociaux. Selon une étude menée par le Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw), le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l'Association des zoos et aquariums (AZA) aux États-Unis, en seulement six semaines, près de 1 130 publications de 122 comptes proposant en ligne plus de 1 600 primates vivants ont été identifiés sur Facebook, Instagram, TikTok et YouTube. Au-delà du nombre, l’étude montre aussi à quel point il est facile d’accéder à ces annonces. « Il suffit d’un téléphone et d’un compte sur les réseaux sociaux pour acheter un primate aux États-Unis. En un simple clic, des amoureux des animaux bien intentionnés peuvent se retrouver impliqués dans une filière criminelle », dénonce Danielle Kessler, directrice d'Ifaw États-Unis. Ce sont principalement des macaques, des capucins et des ouistitis qui sont mis en vente, mais douze espèces ont été répertoriées en tout, dont des singes-araignées, des tamarins, des lémuriens et même des chimpanzés ! « Les vendeurs présentent donc souvent la transaction comme une opération de sauvetage ou une adoption », une couverture pour contourner les algorithmes de détection des plateformes tout en garantissant une bonne visibilité selon l’étude. À lire aussiPourquoi « liker » des contenus sur les animaux sauvages sur les réseaux sociaux peut encourager leur trafic Des vidéos mignonnes et virales Presque les trois quarts des primates sont en effet menacés et inscrits sur la liste rouge de l’IUCN, certains sont en danger d’extinction, leur vente est donc illégale ou alors règlementée. Ces animaux sont vendus comme animaux de compagnie et exhibés ensuite sur les réseaux sociaux. Qui n’a pas déjà vu sur son fil Instagram ou TikTok des vidéos de panthère qui ronronne dans un salon, de perroquet qui danse en rythme ou de petit singe qui joue avec une peluche ? Des vidéos qui banalisent le fait de détenir des animaux sauvages et qui donnent envie d’en acheter. La demande augmente et c’est une cause majeure de la disparition des espèces, explique Mia Crnojevic du Fonds international pour la protection des animaux : « Le perroquet gris du Gabon, par exemple, a payé le prix d’être vu comme un animal mignon, proche de nous, etc. On constate une décimation des populations à l’état sauvage. En 50 ans, dans certaines régions, les populations ont chuté de 90 % » et l’année dernière, ces perroquets ont obtenu une protection juridique complète en RDC. « Maltraitance animalière » Le braconnage et la vente en ligne d’animaux vivants sont aussi souvent liés au crime organisé et contribuent ainsi au marché illicite de la faune sauvage, estimé à 23 milliards de dollars par an (marché qui regroupe la vente d’animaux vivants, mais aussi les animaux empaillés, les trophées ou des parties d’animaux morts pour ses collections ou la médecine traditionnelle, comme l’ivoire, les peaux, les cornes de rhinocéros, etc.). « Acheter un primate en ligne ne concerne pas seulement un animal : cela suppose l’abattage de la mère, la mise en péril des générations futures et le mythe dangereux selon lequel les primates feraient de bons animaux de compagnie », rappelle Crawford Allan, vice-président du WWF chargé des crimes contre la nature. « Ils ne sont pas faits pour vivre à nos côtés, » renchérit Mia Crnojevic d’Ifaw. « Il est impossible d’en prendre soin correctement, même avec la meilleure intention du monde. Détenir ces animaux, c’est ni plus ni moins que de la maltraitance. » Très vite, souvent, les propriétaires se rendent compte que ce n’est pas si simple d’avoir ces animaux qui vivent parfois des dizaines d’années à domicile. Ils les relâchent ou alors ils s’enfuient et finissent par envahir le milieu naturel. En France, un exemple bien connu, c’est celui des tortues de Floride, de petites tortues d’eau douce, omnivores, elles déciment les populations locales d’algues, de poissons ou d’amphibiens. « Ne pas liker ni partager les vidéos » Autre risque : la transmission de maladies. 70 % des maladies infectieuses émergentes viennent de la faune sauvage : Ebola, grippe aviaire, Covid… Quel aurait été le résultat si la mode avait été d’avoir chez soi un rat pygmée des rizières à longue queue ? Ce petit rongeur est le principal réservoir d’hantavirus. Pour éviter tous ces impacts humains et ...
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  • Le boom de l'énergie solaire à Cuba, une solution face à la crise énergétique?
    2026/05/26

    Alors que Washington maintient une pression forte sur Cuba, on s'intéresse ce matin à une petite révolution en marche sur l'île communiste : le boom de l'énergie solaire.

    Des panneaux photovoltaïques installés sur les toits de certaines maisons ou de petites entreprises et des parcs solaires construits grâce à l'aide de la Chine. Voilà ce qui permet à certains habitants de survivre un peu mieux aux coupures de courant et aux pénuries de carburant.

    « Tous ceux qui ont pu le faire ont installé des panneaux solaires ou ont importé de grandes batteries pour stocker l'énergie électrique », nous racontait il y a peu le porte-parole de la conférence des évêques cubains, Ariel Suárez. La presse internationale s'est aussi fait l'écho de l'ouverture récente de la première station de recharge solaire dans la ville de Santa Clara. Des habitants viennent y recharger leurs portables, leurs motos électriques, et même y brancher des autocuiseurs pour pouvoir faire à manger.

    Du côté des chiffres, le groupe de réflexion britannique Ember a fait le calcul : à Cuba, les importations de panneaux solaires et de batteries depuis la Chine ont augmenté, en valeur, de plus de 1 800% entre 2020 et 2025. La Havane a signé un accord avec Pékin pour installer près d'une centaine de parcs solaires d'ici 2028, dont une cinquantaine a déjà ouvert. Le régime castriste assure qu'aujourd'hui 10% du mix énergétique de l'île vient des énergies renouvelables, contre 3% en 2024.

    Et pour les plus optimistes, le blocus pétrolier total, appliqué par les États-Unis de Donald Trump depuis janvier, pourrait encore accélérer cette tendance.

    Trop cher pour une population en grande difficulté

    Mais toute la population de l'île ne bénéficie pas de ce boom du solaire, loin de là. C'est ce que nous ont écrit beaucoup de Cubains exilés ou sur place. Pour la grande majorité des habitants, installer des panneaux solaires est trop cher, même si les prix mondiaux des composants de panneaux photovoltaïques ont largement baissé grâce aux technologies chinoises. À Cuba, cela reste trop cher quand on peine à acheter de la nourriture, quand on est contraint de récupérer du vieux bois pour cuisiner.

    L'immense majorité de la population passe donc de nombreuses soirées dans le noir et dans la chaleur tropicale faute d'électricité pour les climatiseurs. Et les déchets s'amoncellent dans les rues de La Havane, où les camions poubelles n'ont plus de carburant pour passer.

    Un réseau électrique déficient

    L'autre difficulté est la capacité du réseau électrique cubain à recevoir cette nouvelle énergie d'origine solaire. La crise énergétique que vit Cuba ne vient pas seulement du fait que Washington a provoqué la fin des ravitaillements en pétrole de la part des bateaux vénézuéliens et mexicains. Les centrales électriques et le réseau de distribution cubains souffrent de décennies de manque d'entretien. Résultat : toute l'énergie solaire captée ne peut pas être utilisée, explique Jorge Piñon, de l’Institut de l’énergie de l’Université du Texas, au micro de Yago Martín de la rédaction de RFI en espagnol : « À la télévision, le ministre de l'Énergie l'a dit clairement : entre 40 et 50% de l'énergie solaire est en réalité utilisée. Des 1 300 mégawatts de capacité, on utilise 580 mégawatts, poursuit l'économiste cubain. Et ça c'est aussi parce que Cuba n'a pas de système de stockage avancé par batteries. Et donc à partir de 17h environ, les parcs solaires ne fournissent plus le réseau. »

    Avant même de faire sa révolution verte et de gagner son indépendance vis-à-vis du pétrole, Cuba aura besoin d'investissements considérables pour remettre à flot ses infrastructures et garantir un service d'électricité stable à ses concitoyens.

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  • Films catastrophe et climat, le cinéma avait-il tout prévu?
    2026/05/21
    De Soleil vert au Jour d'après, en passant par Interstellar ou Waterworld, la crise climatique inspire Hollywood : des films à grand spectacle qui s'appuient plus ou moins sur la science. C’est le genre de films qu’on ne voit pas dans la sélection officielle du festival de Cannes, qui se termine samedi. Ce sont d’ailleurs des films d’un genre nouveau, la « Cli-Fi », la fiction climatique, un néologisme apparu avec la crise climatique, comme il y a la « Sci-Fi », l’abréviation de science-fiction. Des films catastrophe, parce que le changement climatique est une catastrophe. Le chef-d'œuvre du genre, le premier grand film à avoir marqué les esprits, dans les années 70, est Soleil vert (Soylent Green), de l'Américain Richard Fleischer. Une dystopie étouffante dans une mégalopole grise et surpeuplée, New York. La canicule, c'est toute l'année. L'eau est rare, les plantes et les animaux ont quasiment disparu et New York est devenue presque invivable. « Eh bien, allons dans une autre ville », propose l’un des personnages. « Pour quoi faire ? Elles sont toutes comme celle-ci. » « À la campagne ? » « Pas le droit d'y aller. Les fermes sont de vraies forteresses. Ils gardent les bonnes terres comme ils gardent les bateaux qui recueillent le plancton dans la mer. » Soleil vert et algues vertes Le plancton sert à fabriquer la seule nourriture disponible, des galettes qu'on appelle Soleil vert. Une piste défendue aujourd’hui par des chercheurs : les algues pourraient nourrir l'humanité. Mais dans Soleil Vert, la mer est en train de mourir et des pénuries de Soleil vert déclenchent des émeutes, que la police règle à coups de « dégageuses », des pelleteuses – on n'est pas très loin de la réalité actuelle. Attention, « spoiler », passez au paragraphe suivant pour éviter de connaître la fin du film, qui signe aussi un peu la fin de notre humanité : on finirait tous anthropophages. Soleil Vert, sorti en 1974, se déroule en 2022. Ouf, on n'en est pas encore là. Interstellar : coloniser l'espace Le réchauffement climatique est le point commun à beaucoup de ces films catastrophe, avec une montée en puissance à partir des années 2000, à mesure que la crise climatique se précise. Interstellar, de Christopher Nolan, sorti en 2014, raconte la Terre en 2067, une Terre devenue poussière où plus rien ne pousse. Des astronautes sont alors envoyés dans l'univers pour trouver une autre planète habitable, pour « échapper à l’extinction ». « Je reviendrai », dit le héros à sa fille. « Mais quand ? », lui répond-elle. « On trouvera un moyen. On a toujours trouvé. » Pas sûr. Le film a peut-être inspiré Elon Musk et ses projets de coloniser l'espace. Mais c'est irréalisable pour l’organisme humain. Il n'y a pas de planète B. Dans le genre sécheresse ultime, on peut aussi citer Mad Max : Fury Road. Les pénuries d'eau provoquent des guerres de l'eau – et on n'en est pas si loin, au Proche-Orient par exemple. Le Jour d'après l'effondrement du Gulf Stream Le dérèglement climatique engendre toujours des catastrophes majeures, comme dans Le Jour d'après, qui met en scène un climatologue (carrément) réveillé au milieu de la nuit par une catastrophe mondiale. « Allo ? » « Pardon de vous appeler si tôt. Vous vous souvenez de votre intervention à New Delhi sur la fonte de la calotte polaire qui pourrait perturber le courant Atlantique-Nord ? Je crois que c’est ce qui passe. » Le Gulf Stream, essentiel dans la régulation du climat, s'est effondré, la planète devient un immense glaçon. Dans la réalité, le GIEC, les experts internationaux du climat, le risque d’un dérèglement du climat provoqué par un affaiblissement du Gulf Stream est réel, mais ça ne se passerait pas aussi brutalement, en deux heures et quatre minutes. Le Jour d'après a eu un immense succès, et un véritable impact. Les spectateurs qui l'avaient vu disaient se préoccuper davantage de la crise climatique, incités à agir. Le cinéma sert aussi à cela. Science et spectacle Tous ces films catastrophe reposent sur une base scientifique, en tout cas un phénomène concret : le réchauffement climatique. Mais tous ces films sont à grand spectacle, et du côté d'Hollywood on n'a pas trop le sens de la nuance, comme dans Waterworld, où Kevin Costner fait du jet-ski sur la planète Mer : le niveau des océans a monté de plus de 7 000 mètres. C'est à peine exagéré : dans son pire scénario, les experts internationaux du GIEC prévoient une hausse du niveau de la mer de deux mètres, ce qui serait déjà énorme et toucherait plus de 200 millions de personnes. Et la montée des océans se poursuivrait encore pendant des siècles. À Hollywood, on n'a pas peur d'exagérer, on n'a pas peur de faire peur. Mais on peut aussi se faire peur en lisant le dernier rapport du GIEC, certes moins divertissant.
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