« Je m’accroche au moindre espoir, mais je dois m’attendre au pire ». Cette phrase fait aujourd’hui la Une de Libération, et elle a été prononcée par une mère de famille dont « le fils ne fait pas partie des blessés cités par les autorités ». « Mais peut-il officiellement être considéré comme mort ? » interroge le quotidien français qui précise : « les noms des morts sont publiés au compte-goutte », tant l‘identification des victimes est difficile, après l’incendie qui a ravagé un bar de Crans-Montana, en Suisse, la nuit du réveillon. Le Wall Street Journal raconte de son côté, « les recherches des proches dans les hôpitaux », utilisant des photos « d'une époque heureuse », l'une montrant « un couple souriant », une autre « des frères et sœurs se regardant tendrement ».
En Italie, la Republica a interrogé Elvira Venturella, une psychologue envoyée sur les lieux du drame « pour soutenir les familles ». « Que dire à un parent qui apprend la mort de son enfant, surtout dans des circonstances aussi dramatiques ? » lui demande la Republica. « Parfois, le silence est préférable », répond la psychologue. « Ces personnes traversent la période la plus difficile de leur vie. La plus dure qui soit. Il n’y a pas de mots de consolation face à de tels évènements tragiques (...) Nous pouvons leur témoigner de l'empathie, de la chaleur humaine, leur faire comprendre que nous sommes là pour eux et les protéger ».
Un régime menacé ? Le mouvement de protestation en Iran dure depuis six jours. « Les Iraniens défient les mollahs », titre le Figaro. Pour le quotidien français, « les revendications politiques et économiques des Iraniens se rejoignent dans un seul but : en finir avec le régime ». Le Figaro a demandé son avis à Nima Avidnia, un opposant en exil, selon lequel, les manifestations qui se déroulent actuellement en Iran, « ne peuvent être considérées comme une simple prolongation des mouvements précédents (…) il ne s’agit plus (dit-il) d’une revendication portant sur la liberté vestimentaire, ou le droit au choix, mais d’un soulèvement contre l’ensemble du système »...
Une analyse que partage l’anthropologue française d’origine iranienne Chowra Makaremi, interviewée par le quotidien francophone libanais l’Orient-le Jour et qui se montre ferme : « Nous n’assistons pas à une émeute de la faim », dit-elle, « il s’agit d’une contestation politique, qui vise les choix économiques structurels d’un régime qui œuvre en faveur des industries exportatrices, au détriment des acteurs qui vivent des importations, à l’image des commerçants qui ont appelé à la grève dès dimanche ». De son côté, le quotidien anglophone Tehran Times, revient sur les propos tenus par Donald Trump, le président américain qui a menacé d’intervenir, « si des manifestants pacifiques sont tués ». « Une déclaration provocatrice », qui a suscité « des moqueries » sur les réseaux sociaux, assure le Tehran Times.
Forêts primaires En France, on apprend la disparition d'un botaniste français de renommée internationale. Francis Hallé vient de mourir à l'âge de 87 ans. « Professeur de botanique à Montpellier et à l'université Lovanium de Kinshasa, il était reconnu pour ses travaux sur les forêts tropicales primaires », explique la Croix qui décrit ainsi son parcours : « Alternant coups de gueule, pédagogie et traits d'humour, le botaniste a poursuivi pendant des décennies un ardent plaidoyer en faveur des forêts tropicales primaires, quasiment anéanties par l'homme en un quart de siècle ».
Il se décrivait lui-même comme « un médecin devant un malade en phase terminale ». Mais Francis Hallé ne baissait pas les bras pour autant : « sa dernière expédition scientifique remontait à février 2023 », raconte Libération. « Il avait accompagné un jeune écologue féru de perroquets dans des forêts intactes du Costa Rica, pour lui transmettre son savoir et même grimper aux arbres ». « Son dernier projet », précise le Monde, était « la recréation d'une forêt primaire en Europe de l'Ouest », ce qui nécessiterait « six ou sept siècles ». « L'accomplissement de ce projet », « à côté de son oeuvre scientifique » estime le journal, « pourrait valoir à Francis Hallé une éternelle reconnaissance : celle des arbres eux-mêmes ».