エピソード

  • À la Une: les questions posées par l'intervention américaine au Venezuela
    2026/01/04

    Les journaux, américains notamment, posent d’abord la question de la légalité de l’intervention américaine au Venezuela. « L’extraction de Maduro a-t-elle violé le droit international ? » se demande le New York Times, qui pointe la singularité de la situation : « La plupart du temps, lorsque les États-Unis utilisent la force à l’étranger sans l’approbation de l’ONU (…) ils le font avec la permission du gouvernement hôte et en invoquant la légitime défense ». Ce qui n’est pas le cas ici, mais cela ne devrait pas changer grand-chose sur le plan de la légalité de l’intervention américaine. C’est en tout cas le point de vue du Washington Post, selon lequel « la capture de Maduro est peut-être illégale, mais cela n’aura probablement aucune incidence devant les tribunaux américains ».

    « Poutinisation »

    Le Washington Post relaie par ailleurs les critiques les plus vives aux États-Unis. Notamment celles du sénateur démocrate Marc Warner, qui a ainsi déclaré : « Si les États-Unis s’arrogent le droit d’utiliser la force militaire pour envahir et capturer des dirigeants étrangers qu’ils accusent de crimes, qu’est-ce qui empêche la Chine de revendiquer la même autorité sur les dirigeants taïwanais ? Qu’est-ce qui empêche Vladimir Poutine d’invoquer une justification similaire pour enlever le président ukrainien ? ». L’intervention américaine est aussi assez largement critiquée en Europe… C’est ainsi que le Guardian parle de « Poutinisation de la politique étrangère américaine ». « Trump ne se contente pas d’enfreindre les règles », estime le quotidien britannique, « il les bafoue, avec des conséquences qui dépassent largement les frontières du Venezuela ».

    Le Venezuela où le journal El Mundo critique, lui aussi, l'intervention américaine. Une critique tout en nuances : « L’enjeu fondamental n’est pas la légitimité de cette opération (…) estime El Mundo, mais ce qu’elle révèle du monde qui se dessine. Un monde où le pouvoir s’exerce sans cadre normatif universel, où les grandes puissances testent les limites d’un système sans arbitre, et où le droit international (…) renonce à l’ambition de devenir le principe organisateur de la politique mondiale ».

    Brutalité

    Le quotidien français le Monde complète ainsi cette analyse : « À peine commencée, l’année 2026 promet de redessiner encore plus profondément l’ordre mondial, déjà sérieusement chamboulé depuis le retour aux affaires de Donald Trump en janvier 2025. Avec pour principale boussole, la perspective de gigantesques profits »… En France toujours, le journal en ligne Médiapart n’hésite pas à parler de « coup d’État » et « d’une politique d’ingérence brutale ». Même condamnation du côté de Libération. « Opération spectaculaire, message brutal au reste du monde. La capture de Nicolas Maduro par Washington en ce début d’année assume une diplomatie de la force et des intérêts pétroliers », remarque le quotidien, qui s’interroge : « Le canal de Panama, le Groenland et l’Iran seront-ils "les prochaines cibles" de Donald Trump ? »

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  • À la Une: la longue attente des proches des victimes à Crans-Montana
    2026/01/03

    « Je m’accroche au moindre espoir, mais je dois m’attendre au pire ». Cette phrase fait aujourd’hui la Une de Libération, et elle a été prononcée par une mère de famille dont « le fils ne fait pas partie des blessés cités par les autorités ». « Mais peut-il officiellement être considéré comme mort ? » interroge le quotidien français qui précise : « les noms des morts sont publiés au compte-goutte », tant l‘identification des victimes est difficile, après l’incendie qui a ravagé un bar de Crans-Montana, en Suisse, la nuit du réveillon. Le Wall Street Journal raconte de son côté, « les recherches des proches dans les hôpitaux », utilisant des photos « d'une époque heureuse », l'une montrant « un couple souriant », une autre « des frères et sœurs se regardant tendrement ».

    En Italie, la Republica a interrogé Elvira Venturella, une psychologue envoyée sur les lieux du drame « pour soutenir les familles ». « Que dire à un parent qui apprend la mort de son enfant, surtout dans des circonstances aussi dramatiques ? » lui demande la Republica. « Parfois, le silence est préférable », répond la psychologue. « Ces personnes traversent la période la plus difficile de leur vie. La plus dure qui soit. Il n’y a pas de mots de consolation face à de tels évènements tragiques (...) Nous pouvons leur témoigner de l'empathie, de la chaleur humaine, leur faire comprendre que nous sommes là pour eux et les protéger ».

    Un régime menacé ?

    Le mouvement de protestation en Iran dure depuis six jours. « Les Iraniens défient les mollahs », titre le Figaro. Pour le quotidien français, « les revendications politiques et économiques des Iraniens se rejoignent dans un seul but : en finir avec le régime ». Le Figaro a demandé son avis à Nima Avidnia, un opposant en exil, selon lequel, les manifestations qui se déroulent actuellement en Iran, « ne peuvent être considérées comme une simple prolongation des mouvements précédents (…) il ne s’agit plus (dit-il) d’une revendication portant sur la liberté vestimentaire, ou le droit au choix, mais d’un soulèvement contre l’ensemble du système »...

    Une analyse que partage l’anthropologue française d’origine iranienne Chowra Makaremi, interviewée par le quotidien francophone libanais l’Orient-le Jour et qui se montre ferme : « Nous n’assistons pas à une émeute de la faim », dit-elle, « il s’agit d’une contestation politique, qui vise les choix économiques structurels d’un régime qui œuvre en faveur des industries exportatrices, au détriment des acteurs qui vivent des importations, à l’image des commerçants qui ont appelé à la grève dès dimanche ». De son côté, le quotidien anglophone Tehran Times, revient sur les propos tenus par Donald Trump, le président américain qui a menacé d’intervenir, « si des manifestants pacifiques sont tués ». « Une déclaration provocatrice », qui a suscité « des moqueries » sur les réseaux sociaux, assure le Tehran Times.

    Forêts primaires

    En France, on apprend la disparition d'un botaniste français de renommée internationale. Francis Hallé vient de mourir à l'âge de 87 ans. « Professeur de botanique à Montpellier et à l'université Lovanium de Kinshasa, il était reconnu pour ses travaux sur les forêts tropicales primaires », explique la Croix qui décrit ainsi son parcours : « Alternant coups de gueule, pédagogie et traits d'humour, le botaniste a poursuivi pendant des décennies un ardent plaidoyer en faveur des forêts tropicales primaires, quasiment anéanties par l'homme en un quart de siècle ».

    Il se décrivait lui-même comme « un médecin devant un malade en phase terminale ». Mais Francis Hallé ne baissait pas les bras pour autant : « sa dernière expédition scientifique remontait à février 2023 », raconte Libération. « Il avait accompagné un jeune écologue féru de perroquets dans des forêts intactes du Costa Rica, pour lui transmettre son savoir et même grimper aux arbres ». « Son dernier projet », précise le Monde, était « la recréation d'une forêt primaire en Europe de l'Ouest », ce qui nécessiterait « six ou sept siècles ». « L'accomplissement de ce projet », « à côté de son oeuvre scientifique » estime le journal, « pourrait valoir à Francis Hallé une éternelle reconnaissance : celle des arbres eux-mêmes ».

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  • À la Une: lourd bilan après un incendie meurtrier à Crans-Montana en Suisse
    2026/01/02

    « Aujourd’hui, la Suisse est triste », annonce Le Temps, reprenant les propos du président de la Confédération, Guy Parmelin. « Quelques heures après le drame qui a coûté la vie à des dizaines de personnes et blessé une centaine d’autres, l’ambiance est lourde dans la station valaisanne. Alors que de nombreuses familles recherchent encore leurs proches portés disparus », explique Le Temps. Le quotidien suisse a interrogé des témoins de l’incendie qui a dévasté un bar, dont Léandre, « un cuisinier de 32 ans, arrivé sur les lieux du drame avant les premiers secours ». « J’ai vu des choses que l’on ne devrait jamais voir », explique-t-il, « j'ai vu des gens brûlés vifs ».

    À Londres, le Times publie en Une une vidéo de victimes fuyant le feu en passant par les fenêtres. Le journal a rencontré deux Françaises, « Julie et Anne, âgées de 16 ans, qui fêtaient le Nouvel an avec quelque 200 autres jeunes dans le sous-sol du pub Le Constellation, lorsque le drame s’est produit, vers 1h30 du matin ». Julie raconte : « Tout le monde s’amusait quand j’ai vu quelqu’un poser un cierge magique allumé, comme une bougie dans une bouteille de champagne, sur une table haute. Les étincelles ont jailli jusqu’au plafond. En quelques secondes, il était en flammes ». La Republica a elle aussi interrogé un survivant, Gregorio, un jeune homme de 16 ans. « J’ai fui », raconte-t-il, « poursuivi par un nuage de fumée noire. Deux de mes amis sont en soins intensifs, mais je n’ai aucune nouvelle des trois autres ».

    L'aide humanitaire remise en cause

    De nouvelles réactions, après la décision d’Israël, d’interdire d’accès à Gaza 37 ONG internationales... Et comme souvent en Israël, c’est le journal Haaretz, qui monte au créneau, et parle d’un « traitement cruel et amateur, infligé à la population civile de Gaza depuis deux ans ». « À l’instar d’autres régimes obscurs dans le monde, accuse le journal d’opposition, le gouvernement israélien tisse une toile de mensonges et invente des complots autour des organisations internationales, afin de brouiller les pistes et de dissimuler son propre échec ». Et ce n’est pas tout : Haaretz rappelle aussi qu’Israël a « intimidé les organisations et les travailleurs humanitaires, leur a interdit l’entrée sur son territoire et a multiplié les obstacles pour acheminer l’aide, les médecins et le personnel humanitaire à Gaza ».

    Ce qui n’a pas empêché l’État hébreu de « s’attribuer le mérite de l’aide qui est finalement parvenue à Gaza », poursuit Haaretz, citant un rapport de l’organe de coordination militaire israélien pour les territoires palestiniens. Au Liban, l’Orient-Le Jour s’inquiète lui aussi de l’interdiction visant les ONG internationales. Parmi elles, remarque le quotidien francophone, « figurent de grands acteurs du secteur dont Médecins sans Frontières, le Norwegian Refugee Council, Care, World Vision ou Oxfam ». « Cette mesure, ajoute l’Orient-le Jour, fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d’aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture ».

    Élections de mi-mandat

    Aux États-Unis, le démocrate Zohran Mamdani est officiellement devenu hier le nouveau maire de New York. Le New York Times a assisté à sa prestation de serment et à son premier discours en tant que maire. « Il a promis de diriger sans complexe, à la fois en tant que démocrate de gauche et en tant que maire de tous les New-Yorkais, y compris tous ceux qui ne l’ont pas soutenu ».

    Pour le New York Times, pas de doute : « Le message véhiculé par le discours est sans équivoque. À New York, la gauche est en pleine ascension. Et pour les dirigeants démocrates du pays qui peinent à redresser la barre, la victoire de Zohran Mamdani et l’enthousiasme qu’elle suscite pourraient bien leur indiquer la voie à suivre ». Un avis partagé par Médiapart. « La victoire de Mamdani donne des ailes aux candidats progressistes », estime le journal en ligne français. « Galvanisée par l’exemple de celui qui est officiellement devenu hier maire de New York, la gauche rêve d’une percée aux élections de mi-mandat prévues en novembre ».

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  • A la Une : la colère en Iran
    2026/01/01
    « Les bijoutiers du bazar de Téhéran et les agents de change ont été parmi les premiers à gronder, relate Le Monde à Paris, baissant le rideau de leurs boutiques pour protester, dès dimanche dernier, dans les rues de la capitale iranienne. La flambée de l’or et l’effondrement soudain du rial, la monnaie nationale, venaient ruiner leur commerce, amplifiant le malaise économique d’un pays miné par des années d’incurie des autorités, de corruption endémique et de sanctions internationales. Comme si une étincelle venait de s’allumer, les manifestants ont été rejoints par les commerçants d’autres parties de la capitale, quittant les uns après les autres leurs étals pour défiler dans les rues. » Pour leur part, poursuit Le Monde, « comme si elles craignaient une contagion qui l’obligerait à une répression de plus grande ampleur, les autorités ont décrété que le 31 décembre serait férié comme le sont déjà les 1er, 2 et 3 janvier 2026. Ces quatre jours non travaillés étoufferont-ils le mouvement naissant ? Pour les experts de l’Iran, ces protestations, trois ans après le mouvement Femme, vie, liberté, ont quelque chose de singulier. Il ne s’agit plus de mater la grogne d’une partie de l’élite. “C’est le cœur battant de l’économie iranienne qui proteste“, observe Azadeh Kian, sociologue franco-iranienne, professeure émérite à l’université Paris Cité. » Rester en marge ? « Voilà que quelque chose se trame, s’exclame le Jerusalem Post. Serait-ce le moment où les masses iraniennes se libéreront enfin du joug de leurs dirigeants oppressifs ? Ou n’est-ce qu’une énième protestation qui finira par s’essouffler, sans laisser de traces ? Il est trop tôt pour le dire et l’Histoire nous met en garde contre tout triomphe prématuré. » En tout cas, poursuit le quotidien israélien, « une question cruciale se pose : comment l’Occident et Israël peuvent-ils soutenir les manifestants sans donner involontairement au régime des arguments, en les présentant comme des instruments étrangers ? L’Occident est confronté à un paradoxe : s’il apporte son soutien, le régime s’en servira pour délégitimer les manifestants ; mais s’il ne le fait pas, les manifestants se sentiront abandonnés. » Et dans le même temps, pointe encore le Jerusalem Post, « Israël est confronté à un dilemme crucial. Elle aspire à un autre régime en Iran, un régime qui cesse d’exporter violence et chaos dans toute la région. Mais si l’influence israélienne se fait sentir dans les manifestations, la propagande du régime n’en sera que plus facile. » Ou bien soutenir le mouvement ? Pour le Wall Street Journal, « rien n’indique encore que le régime iranien est menacé d’un effondrement immédiat. » Mais les manifestations de ces derniers jours « offrent aux États-Unis l’occasion de manifester leur soutien au peuple iranien. En 2009, Barack Obama avait commis l’erreur de garder le silence face à la répression des manifestants par le régime, car il souhaitait un accord nucléaire avec l'ayatollah. Donald Trump pourrait être tenté par la même illusion. » « Les Iraniens qui risquent leur vie méritent (donc) un soutien concret, insiste le Wall Street Journal. Cela peut impliquer le rétablissement de l’accès à Internet lorsque le régime le coupe, la dénonciation des responsables de la répression du régime, et bien plus encore. Donald Trump peut également mettre en œuvre la loi Mahsa Amini, adoptée en 2024, afin de garantir que les responsables de violations des droits de l’homme rendent des comptes. Enfin, le plus important est de maintenir la pression économique sur le régime iranien », pointe encore le quotidien financier américain. Avec l’application à 100% des sanctions pétrolières. En effet, « l’ayatollah Khamenei a absolument besoin des revenus du pétrole pour s’assurer de la loyauté de ses commandants militaires (…). Si ces revenus venaient à manquer, l’armée pourrait changer de camp. » De possibles négociations ? En tout cas, conclut Die Welt à Berlin, « le choix qui se présente à Téhéran est clair. L’Iran peut devenir un État souverain doté d’un avenir viable, intégré à l’économie mondiale. Ou bien, il peut rester un régime révolutionnaire en proie à une confrontation permanente avec la réalité. Ce qu’il ne peut se permettre, c’est de rester à la fois ambitieux et intouchable. » Car, poursuit le quotidien allemand, « Israël ne vivra pas indéfiniment sous une menace existentielle. Les dirigeants iraniens le savent. C’est précisément pour cette raison que des négociations restent possibles et qu’elles peuvent encore aboutir. L’histoire n’accorde pas de temps illimité aux régimes. Elle leur offre des moments décisifs. Celui-ci en est un. »
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  • À la Une: Donald Trump, l’homme de l’année
    2025/12/31
    Le président américain aura tenu la vedette tout au long de cette année 2025 : présent sur tous les fronts, économiques, politiques, diplomatiques, avec des méthodes pour le moins directes, pour ne pas dire brutales, occupant quasiment tous les jours le devant de la scène médiatique, et plongeant les journalistes dans un abîme de perplexité avec cette double question permanente : comment parler de Trump et comment ne pas en parler ? « Pourquoi Trump s’en tire-t-il à si bon compte ? » Question posée par le New York Times. En effet, s’interroge le journal, « comment Trump peut-il s’en tirer en faisant, de manière répétée, des choses qui auraient été désastreuses pour les présidents précédents, républicains comme démocrates ? Ni les administrations républicaines de Ronald Reagan, de George Bush père et George Bush fils, ni les administrations démocrates de Bill Clinton et Barack Obama n’auraient survécu si elles et leurs familles avaient lancé (par exemple) une entreprise de plusieurs milliards de dollars soutenue par des intérêts étrangers, semblable aux opérations de cryptomonnaie de la Trump Organization, ou encore si elles avaient accordé grâces sur grâces à des trafiquants de drogue, des donateurs de campagne et des soutiens politiques. » Aucune culpabilité, aucun remords… « Pourquoi Trump s’en tire-t-il à si bon compte ? » Le New York Times avance plusieurs réponses : d’abord, « l’absence totale de culpabilité. Trump ignore superbement le respect des normes démocratiques. Dans la plupart des cas, il ne présente aucun remords. » Ensuite il y a « la fragilité structurelle des États-Unis : la démocratie américaine et la Constitution ne sont pas équipées pour faire face de manière efficace et opportune à un président qui bafoue la loi de façon agressive et délibérée. » Enfin le New York Times évoque « un parti républicain soumis » et « une opposition démocrate affaiblie ». Autoritarisme et brutalité En corollaire, complète Libération à Paris, il y a la « brutalité de Trump » qu’il « impose au monde » : « de toute évidence, l’autoritarisme est chez Trump une nature profonde, pointe le journal. On l’a vu dans sa gestion des tarifs douaniers ; à l’occasion de sa tentative de mainmise sur le Groenland. Dans la négociation entre Russes, Ukrainiens, Européens et Américains, c’est Trump qui passe les plats. Et on se souvient de son algarade dans le bureau ovale avec Volodymyr Zelensky, qui a depuis appris à composer avec Trump. Cet autoritarisme-là se répète sur un plan diplomatique avec une particularité, relève encore Libération : tout accord doit rapporter financièrement à la famille Trump. Depuis son élection, le conglomérat familial aurait gagné 4 milliards de dollars. (…) Dans le cas des négociations sur l’Ukraine par exemple, que cherche à arracher dans l’accord final le clan Trump ? Il y a des chances pour que la rémunération cadeau passe par les cryptomonnaies… » Que nous promet 2026 ? En cette fin d’année, le Washington Post s’essaie au jeu des pronostics pour l’année prochaine, avec un quiz. Quelques questions, et il faut tenter de trouver la bonne réponse. Et les bonnes réponses ne sont parfois pas très joyeuses. Exemple : « la plus grande surprise de la guerre en Ukraine en 2026 sera… un conflit plus large. » Autre exemple : « l’évolution la plus surprenante en matière de technologie des armes en 2026 sera… la préparation du champ de bataille américano-chinois en vue d'une guerre spatiale, avec des satellites survolant les adversaires pour y insérer secrètement des logiciels malveillants par laser ou micro-ondes. » « Le favori des primaires démocrates pour la présidentielle de 2028 sera… Post Josh Shapiro », le gouverneur de la Pennsylvanie. Enfin, pour en revenir à Trump, le quotidien américain ironise : « de nombreuses opportunités de promotion s’offrent à notre président en 2026, il pourrait donner son nom à un des cinq Grands Lacs et se réserver un emplacement de choix sur le Mont Rushmore. » Toutefois, conclut le Post, « comme le disait le regretté et brillant chroniqueur du New York Times, William Safire : “aucune fleur ne peut à elle seule symboliser cette nation. L’Amérique est un bouquet“. »
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  • À la Une: l’apparente unité de Donald Trump et Benyamin Netanyahu
    2025/12/30
    C’est la cinquième rencontre aux États-Unis entre les deux hommes depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, il y a près d’un an. Le président américain a donc reçu lundi 29 décembre le Premier ministre israélien dans sa résidence de Mar-a-Lago en Floride. Sans surprise, ils ont présenté un « front uni », pour reprendre la formule du Wall Street Journal. « Un front uni » pour ce qui concerne l’Iran et Gaza : « Interrogé sur le passage à la deuxième phase de son plan de paix pour Gaza – avec une nouvelle gouvernance, la sécurité et la reconstruction –, Donald Trump a répondu : “aussi vite que possible, mais il faut un désarmement. Il faut désarmer le Hamas“, relate le journal,. (…) Et lorsqu’un journaliste a suggéré qu’Israël bloquait le plan de paix, Donald Trump a nié. “Non, ils ont respecté le plan“, a-t-il dit, contrairement au Hamas. » Impatiences Toutefois, malgré l’entente cordiale affichée par les deux dirigeants, l’administration américaine commence à trouver le temps long. C’est ce que rapporte Libération à Paris. « Le cessez-le-feu à Gaza, prévu par le plan de paix supervisé par Donald Trump, est entré en vigueur en octobre, rappelle le journal. Bien que des bombardements israéliens continuent de pleuvoir sur l’enclave palestinienne, et que le retrait de l’armée israélienne ne respecte pas les termes du contrat, c’est surtout le difficile passage à la seconde phase du plan états-unien qui inquiète Washington. L’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, et le gendre du président, Jared Kushner, ont pour cela reçu des représentants du Qatar, de l’Égypte et de la Turquie, médiateurs dans ce conflit, en décembre à Miami, appelant à accélérer la cadence pour lancer cette nouvelle étape. (…) D’après le média américain Axios, citant des responsables de la Maison Blanche, rapporte encore Libération, l’administration Trump veut annoncer le plus rapidement possible un gouvernement de technocrates palestiniens - l’autorité de transition prévue pour Gaza. Le site internet souligne que de hauts responsables américains sont "de plus en plus frustrés par les mesures de Benyamin Netanyahu qui sapent le fragile cessez-le-feu et le processus de paix". » D’ailleurs, soupire Haaretz à Tel-Aviv, « Netanyahu va encore et encore retarder les choses. Si Trump souhaite véritablement la paix, il doit le contraindre à passer à la deuxième phase de l’accord et sanctionner toute tentative de retarder, de faire traîner les choses ou de gagner du temps. De telles tactiques ne profitent qu’à Netanyahu et à son gouvernement. » Encore et toujours des morts à Gaza En attendant, dans les colonnes du Guardian à Londres, l’écrivaine palestinienne Aya al-Hattab fait part de toute son amertume : « Nous vivons désormais sous un cessez-le-feu, du moins c’est ce que les États-Unis et le reste du monde nous répètent. Mais à Gaza, nous ne l’avons absolument pas ressenti. Il a été annoncé le 10 octobre, au milieu de grandes célébrations à Charm el-Cheikh. Depuis, les forces israéliennes ont tué plus de 360 ​​Palestiniens, dont environ 70 enfants, à Gaza. À cause des explosions que j’entends sans cesse, j’ai toujours peur de sortir de chez moi, affirme encore Aya al-Hattab. Nous sommes pris au piège dans un labyrinthe d’attente sans fin : l’attente que les souffrances cessent, que nos vies recommencent et, surtout, que la mort s’arrête. » Des violences sexuelles commises sur les otages israéliens Enfin, ce témoignage, qui a bouleversé les Israéliens, celui de Romi Gonen, otage du Hamas durant 471 jours. Dans une émission de télévision la semaine dernière, la jeune femme de 23 ans a abordé elle-même, en direct, une question que personne n’avait osé lui poser jusqu’à présent, relate Haaretz : « La question qui vient à l’esprit de tout le monde, a-t-elle dit, est : avez-vous été harcelée (sexuellement) ? Je pense que personne ne pose cette question, principalement parce que personne ne veut entendre la réponse. » Et bien, la réponse, Romi Gonen l’a donnée : oui, elle a été agressée sexuellement à plusieurs reprises pendant sa captivité, sous la contrainte et même sous la menace d’une arme. Elle n’est pas la seule, rapporte le Jerusalem Post. Plusieurs autres otages, des femmes, mais aussi des hommes, ont subi des violences sexuelles de la part de leurs geôliers. Les témoignages se multiplient et « face à cela, pointe le quotidien israélien, le déni du Hamas – selon lequel aucune violence sexuelle n’a eu lieu – s’effondre. Israël et la communauté internationale doivent reconnaître les violences sexuelles commises par le Hamas comme crimes de guerre et crimes contre l’humanité », conclut le Jerusalem Post.
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  • À la Une: les différentes faces de Brigitte Bardot
    2025/12/29
    La même chevelure blonde et les mêmes traits de beauté s'affichent dans les médias du monde entier, mais avec des nuances différentes, pour tenter de retracer la vie de l'actrice française, décédée ce dimanche 28 décembre, à l'âge de 91 ans. Sa biographe, citée par The Times, prévient pourtant : « Toute tentative de catégoriser Bardot est vaine. Bardot est Bardot, elle est indéfinissable. » Mais le quotidien britannique s'y essaie tout de même et choisit ces adjectifs, qui reviennent partout : « indomptable », « dangereuse et libre », « ni vamp ni femme fatale ». En bref, pour The Times et pour bien d'autres médias étrangers, « elle incarnait l'esprit français ». « Icône » controversée « Une nouvelle France, une France en mutation », ajoute le New York Times, pourtant bien plus incisif vis-à-vis de la star, retraçant sa carrière, « de sex-symbol à figure de l'extrême droite ». « Bardot ne faisait pas l'unanimité, rappelle d'ailleurs le quotidien américain. On pourrait même dire qu'elle fut l'une des premières stars controversées de l'ère moderne. » En France, justement, Libération insiste sur les multiples visages de Brigitte Bardot : une « idole lumineuse révolutionnaire, l'amie des bêtes révoltée et la révoltante furie d'extrême droite ». « Son aura singulière a persisté presque à proportion de sa véhémence à ruiner l'impressionnant capital mythologique qu'elle avait emmagasiné » au cours de sa carrière, cingle Libération en citant, entre autres, les propos polémiques homophobes et racistes de cette « icône à trois faces ». « Sans cette étiquette d'“icône”, le tweet tombe à plat », raille l'Allemand Süddeutsche Zeitung, qui se moque de toutes les personnalités politiques qui rendent hommage à l'actrice. « Icône française, icône du siècle, icône du cinéma – la répétition ne rend pas ce terme, pourtant peu inspiré, plus pertinent », s'agace le quotidien allemand, qui rappelle encore la proximité de Brigitte Bardot avec l'extrême droite française, et qui s'interroge : « Comment reconnaître le rôle artistique et social d'une telle femme sans ignorer son engagement auprès des ennemis de la liberté ? Comment concilier son dévouement admirable à la cause animale avec son soutien politique à un parti dont le programme envisage une catastrophe écologique et la destruction des habitats naturels ? » Quelle suite pour le conflit russo-ukrainien en 2026 ? La presse allemande revient aussi largement sur un tout autre sujet : la rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky en Floride. Le ton optimiste du président américain malgré les obstacles qui persistent pour parvenir à un accord de paix entre l'Ukraine et la Russie. En attendant de nouvelles avancées, Die Welt imagine les scénarios possibles pour ce conflit en 2026. Et dans le scénario de référence, « la poursuite des gains territoriaux russes est probable », selon le média allemand. Même si « les troupes de Moscou pourraient progresser lentement, par à-coups et au prix de lourdes pertes », elles pourraient, d'ici l'automne prochain, « s'emparer de villes stratégiques de la ligne de front ». Dans un scénario encore plus favorable à la Russie, Vladimir Poutine pourrait même, d'ici la fin d'année prochaine, être sur le point de contrôler la majeure partie du Donbass, et les chances de Kiev d'échapper à une paix imposée se réduiraient donc considérablement. Benyamin Netanyahu rencontre Donald Trump en Floride En attendant de connaître l'évolution de cette guerre, Donald Trump veut consolider un autre cessez-le-feu, dans la bande de Gaza. Il reçoit ce lundi, en Floride, le Premier ministre israélien. « Note à Donald Trump : Benyamin Netanyahu va encore et encore retarder les choses, prévient Haaretz, journal israélien de centre gauche, critique du gouvernement. Toute mesure susceptible de menacer la stabilité de la coalition de Benjamin Netanyahou se heurtera à une intransigeance, sinon ouverte et directe, du moins voilée et manipulatrice. » « Tout le monde sait comment il gouverne, confirme le New York Times. Il retarde les décisions. Il garde toutes les options ouvertes le plus longtemps possible et en crée de nouvelles dès qu'il le peut. Mais les événements s'enchaînent de telle sorte qu'ils pourraient mettre à l'épreuve sa capacité à prendre des décisions difficiles et à les façonner à son avantage, observe le journal américain. Le procès pénal de Benyamin Netanyahou pour corruption et fraude suit son cours, les tensions s'accentuent avec la Maison Blanche concernant les actions d'Israël en Syrie et au Liban et les sondages indiquent que Netanyahu se dirige vers une défaite aux élections de l'année prochaine. La pression sur lui s'accentue de toutes parts », résume le New York Times.
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  • À la Une: Volodymyr Zelensky attendu aux États-Unis pour s'entretenir avec Donald Trump
    2025/12/27
    Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit rencontrer dimanche 28 décembre Donald Trump en Floride, au moment où Washington continue de faire pression pour un éventuel accord de paix entre Kiev et Moscou. « Beaucoup de choses peuvent être décidées avant le Nouvel An », a écrit sur X le président ukrainien. Selon Volodymyr Zelensky, le plan de paix de Washington, proposé en 20 points, est « prêt à 90 % ». Le journal britannique The Guardian revient sur cette déclaration : « Ce plan est considéré comme la version actualisée du document (...) conclu il y a plusieurs semaines entre les envoyés américains et les responsables russes, une proposition largement perçue comme étant trop favorable aux exigences du Kremlin. » Depuis, Kiev insiste pour obtenir des garanties de sécurité inspirées de l'article 5 du traité de l'Otan sur la défense mutuelle, même s'il reste incertain que Moscou accepte de telles conditions. « Une liste de caprices de Kiev » : la Russie compte snober le plan de paix présenté par Volodymyr Zelensky », titre le quotidien suisse Le Temps qui souligne que de l’aveu même du président ukrainien, la question territoriale et le sort de la centrale nucléaire de Zaporijjia restent aussi deux écueils de taille. Volodymyr Zelensky « n'a rien tant que je ne donne pas mon accord », a déclaré de son côté Donald Trump, vendredi 26 décembre. De quoi s'interroger sur le futur de ce plan pour l'Ukraine et son aboutissement. D’autant plus qu’une garantie sur cet article 5 « peut être plus dangereuse qu'il n'y paraît », peut-on lire dans les colonnes Opinion du Washington Post. La promesse de Donald Trump en matière de sécurité à l'Ukraine pourrait entraîner une guerre avec la Russie, selon deux chercheurs, dont la directrice de l'analyse militaire chez Defense Priorities. « Bien que certains détails restent flous, l'invocation de l'article 5 du traité de Washington (...) laisse entendre que les États-Unis considéreraient toute future attaque russe contre l'Ukraine comme une attaque contre eux-mêmes et [qu'ils] réagiraient en conséquence. » Ce qui prend en compte « un possible déploiement direct de forces militaires américaines. » Ainsi, « ceux qui se réjouissent de ce revirement de situation devraient s'abstenir de trinquer au champagne. Le plan qui se dessine présente un problème : il promet trop. » Parmi les raisons invoquées, la principale, c'est que si la dissuasion échouait, Washington subirait d'importantes pressions politiques pour envoyer des soldats au front. Dès lors, les États-Unis seraient en guerre contre la Russie, une issue qui pourrait mener à une escalade nucléaire. Israël devient le premier pays à reconnaître l'indépendance du Somaliland « Israël a secoué la Corne de l'Afrique vendredi en reconnaissant officiellement le Somaliland comme un Etat indépendant », souligne The Nation au Kenya. Reconnaître la revendication de souveraineté du Somaliland, qui dure depuis trois décennies, risque de « raviver les tensions diplomatiques avec la Somalie », peut-on lire. ar ailleurs, « le président américain aurait soutenu la demande d'Israël, d'autant plus que le Somaliland reconnaîtrait Israël en retour ». Selon The Nation, ce qui ressort notamment, c'est l'« incapacité de la Somalie à promouvoir son unité sur la scène internationale ». Pour rappel, le Somaliland a fusionné volontairement avec le sud de la Somalie, pour former la République somalienne au moment de l'indépendance. Mais lors d'une guerre civile, le Somaliland a proclamé unilatéralement en 1991 sa propre indépendance. Cette décision marque un « jour historique » selon les mots du président somalilandais. « Le Somaliland n’était jusque-là officiellement reconnu que par Taïwan – qui, lui non plus, ne bénéficie pas du statut d’Etat souverain », analyse Le Monde Afrique. De son côté, la Somalie dénonce une attaque délibérée contre sa souveraineté. Mais « pour Israël, explique Le Monde Afrique, cette nouvelle relation bilatérale pourrait également ouvrir la voie au déplacement des populations palestiniennes, vers le pays africain, alors que l’objectif d’un Gaza sous contrôle israélien est de plus en plus assumé par l’administration Nétanyahou ». Interrogée par le journal, la directrice de l’Institut des relations Israël-Afrique, basée à Tel-Aviv, estime qu'il s’agit aussi de protéger le corridor stratégique de la mer Rouge avec des pays côtiers. Depuis le retour de Trump à la Maison Blanche, des républicains souhaitent également la reconnaissance du territoire somalien « afin de pouvoir installer une base militaire dans le port de Berbera ». Certains pays n'ont pas attendu pour réagir : l’Égypte, la Turquie, et Djibouti ont condamné cette reconnaissance. Une position également partagée par les pays du Golfe, et l’...
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