エピソード

  • À la Une: la bataille de Paris
    2026/03/18
    Ce sera l’un des plus grands duels du second tour des municipales en France : avec Rachida Dati à droite et Emmanuel Grégoire à gauche, les deux favoris pour le prestigieux fauteuil de maire de Paris. Et dans l’ombre, l’insoumise Sophia Chikirou, qui a décidé de se maintenir au second tour. « Une triangulaire sous haute tension », s’exclame Le Parisien. « Les électeurs de la capitale auront (donc) le choix entre trois bulletins de vote, dimanche. (…) Et il est fort probable que le nom du ou de la futur(e) maire de la capitale soit connu tard dans la soirée, au terme d’un scrutin serré ». Rachida Dati, seule candidate à droite… Le Figaro veut croire en sa victoire : « Non sans douleur, toute la droite a décidé de surmonter les contentieux et les rancunes pour insuffler l’esprit de victoire et permettre à Rachida Dati d’offrir l’alternance à Paris. (…) La droite, les pieds en dedans et le regard baissé, a longtemps regardé passer les défaites (…). C’est terminé, s’exclame Le Figaro. Après quatre mandatures, la gauche parisienne arrive à épuisement, la ville est ruinée, les familles s’éloignent, la saleté s’impose, l’insécurité s’installe. Le politiquement correct, qu’il soit végétalisé ou accompagné d’un point médian, ne fait pas une politique… » Quant à Emmanuel Grégoire, pointe Libération, « s’il a largement remporté dimanche dernier le premier tour, 13 points devant son adversaire LR Rachida Dati, la bataille est loin d’être gagnée ». Emmanuel Grégoire qui a accordé une longue interview au quotidien de gauche : « nous devons empêcher le pire, affirme-t-il. Et le pire commencerait par la victoire de Rachida Dati grâce au soutien de l’extrême droite ». Finalement, « son message est assez simple, commente Libération : alors que Rachida Dati a fusionné sa liste avec celle du centriste Pierre-Yves Bournazel, et que la candidate d’extrême droite Sarah Knafo s’est retirée de la course, les électeurs de gauche n’ont qu’une seule option pour poursuivre la politique de transformation de la capitale entamée il y a vingt-cinq ans. Trop simple ? Peut-être, répond Libération. Mais pas faux ». Israël-Liban : vers une guerre longue… À la Une également : la peur d’un « nouveau Gaza » au Liban… « Pour Israël, pointe Le Soir à Bruxelles, l’objectif déclaré est d’éliminer la capacité du Hezbollah à menacer les communautés du nord d’Israël. Cette fois, les autorités israéliennes veulent s’assurer que le mouvement chiite libanais soit mis hors d’état de nuire, après avoir réclamé le désarmement du Hezbollah après le cessez-le-feu de 2024. (…) Israël a rappelé environ 450 000 réservistes, signe annonciateur d’une invasion de grande ampleur ». Israël qui multiplie les références à Gaza, note le quotidien belge. Israël qui « a prouvé sa capacité à réduire à néant un territoire entier, dans l’enclave palestinienne ». Et de fait, on s’oriente vers un « conflit long », « peut-être plusieurs mois », estime L’Orient-Le Jour à Beyrouth, avec la création par l’armée israélienne d’une « zone tampon au Liban-Sud », avec « le feu vert des américains ». Et pour ce faire, rapporte encore le quotidien libanais, « le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, affirmait récemment que Tsahal devait "s’inspirer des opérations militaires menées à Gaza" ». Des opérations qui ont entrainé « la destruction massive d’habitations civiles dans l’enclave palestinienne ». L’ultime bataille ? En fait, « le gouvernement de Benjamin Netanyahu a apparemment tiré les leçons des invasions ratées des dernières décennies : il lui suffit de réessayer, mais avec encore plus de violence ». C’est du moins l’analyse du Süddeutsche Zeitung à Munich : « les politiciens et commentateurs israéliens souhaitent que le Liban devienne le nouveau Gaza. Ils sont en bonne voie ; en seulement deux semaines, près de 1000 personnes ont été tuées, dont de nombreux enfants, femmes et personnels médicaux. (…) Désormais, conclut le quotidien allemand, les deux camps, Israël et le Hezbollah, semblent rechercher l’ultime bataille. Leurs nombreux combats jusqu’à présent n’ont jamais désigné de vainqueur incontestable, seulement des perdants : les millions de Libanais qui ne veulent pas la guerre, pris en otages par le Hezbollah ». Enfin pour Haaretz à Tel Aviv, « l’option d’une présence militaire israélienne prolongée au Sud-Liban », serait une erreur. « Toute initiative militaire d’Israël doit s’accompagner d’une vision politique claire et s’inscrire dans un cadre diplomatique international. Il est nécessaire de renforcer l'armée libanaise en tant que force souveraine dans le sud du pays et, surtout, de définir un calendrier de retrait précis. ...
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  • À la Une: les Européens disent non à Trump
    2026/03/17
    « Hors de question d’être pris au piège dans la guerre que mènent les États-Unis et Israël contre l’Iran, s’exclame Le Monde à Paris. C’est en résumé l’état d’esprit des capitales européennes après la demande, avant-hier, de Donald Trump à ses alliés européens et asiatiques, de venir l’aider à rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz. Détroit bloqué par la République islamique en réplique aux bombardements des États-Unis et d’Israël. » « En effet, peste El Pais à Madrid, il s’agit d’une guerre que l’Europe n’a pas déclenchée, que ses citoyens et ses gouvernements rejettent massivement, et qui nuit à son économie, du simple fait du caprice du président américain. (…) L’Europe n’a pas abandonné Trump. C’est Trump qui a décidé d’agir ainsi. Il doit maintenant en assumer les conséquences, s’exclame le quotidien espagnol. Au lieu de s’entêter et de menacer ses alliés, il doit immédiatement trouver une issue à un conflit qui échappe à tout contrôle ». Pas de stratégie… Le New York Times s’en prend vertement à Donald Trump, empêtré dans ce conflit : « il a déclenché une guerre contre l’Iran sans expliquer sa stratégie au peuple américain ni au reste du monde. Il apparaît désormais qu’il n’avait peut-être aucune stratégie du tout ». En effet, précise le quotidien américain, « près de trois semaines après le début du conflit, Donald Trump ne semble toujours pas avoir de plan concret pour renverser le régime iranien, un objectif qu’il avait pourtant déclaré vouloir atteindre. Si son but est plus modeste, comme la saisie des matières nucléaires iraniennes, il n’a proposé aucune idée crédible pour y parvenir. De plus, pointe encore le New York Times, il n’a pas anticipé l’effet secondaire prévisible d’une guerre au Moyen-Orient : la perturbation des approvisionnements pétroliers, entraînant une flambée des prix et fragilisant l’économie mondiale ». La victoire ? Quelle victoire ? Comment sortir de ce bourbier ? Pour le Washington Post, plutôt que de poursuivre la guerre, « il serait peut-être plus judicieux de déclarer la victoire et de se retirer. Les Iraniens n’auraient aucun prétexte crédible pour poursuivre leurs attaques dans le Golfe une fois les bombardements terminés. Et déclarer la victoire ne serait pas un mensonge, affirme encore le quotidien américain. Trump a effectivement infligé un préjudice considérable au régime iranien. Son arsenal balistique a diminué de plus de 90 %. Et son guide suprême est mort ». Peut-être, mais l’objectif voulu par les Israéliens de renverser le régime des mollahs tomberait à l’eau… D’ailleurs, le même Washington Post révèle que les services secrets américains constatent qu’en fait le régime iranien a consolidé son pouvoir : « malgré les frappes aériennes dévastatrices, les services constatent un pouvoir à Téhéran certes affaibli mais plus intransigeant, soutenu par les puissantes forces de sécurité du Corps des gardiens de la révolution islamique ». En fait, rien de nouveau… « Ce renforcement du pouvoir en place en Iran était prévu, affirment encore les renseignements américains. On l’avait fait savoir à Donald Trump. » Qui n’en a tenu aucun compte… Les scénarios probables… Comment sortir de ce bourbier ? « Au 17e jour de guerre, tous les scénarios sont encore possibles, relève Le Figaro à Paris. Et d’abord celui qui, selon les analystes, est considéré comme le pire ou comme le meilleur : celui d’un arrêt des combats. Ceux qui le considèrent comme le pire soulignent qu’il permettrait au régime des mollahs de se maintenir au pouvoir. Les diplomaties européennes et arabes, qui l’appellent de leurs vœux, disent qu’il éviterait le "chaos" et l’"escalade régionale" ». Autre scénario, toujours d’après Le Figaro : « la chute du régime », mais on n’en prend pas le chemin, sauf surprise… « Personne n’avait prévu celle de Bachar el-Assad, en Syrie ». Et « entre ces deux scénarios, les experts envisagent d’autres chemins plus ou moins chaotiques, relève encore le quotidien français. D’un enlisement des Américains avec engagement de forces sur le terrain à une reprise des négociations avec un régime très affaibli en passant par une situation de guerre civile. Dans tous les cas de figure, conclut Le Figaro, cette nouvelle guerre annonce d’ores et déjà une transformation majeure du Moyen-Orient ».
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  • À la Une: les municipales en France, un second tour sous haute tension
    2026/03/16

    Le Soir à Bruxelles résume en quelques lignes la situation après le premier tour dimanche : « l’extrême droite et la gauche radicale bousculent l’ancien monde. Dans un paysage local jusqu’alors dominé par la droite et la gauche de gouvernement, le Rassemblement national progresse encore et la France insoumise crée la surprise. La question des alliances sera explosive au second tour. »

    « Décomposition, fragmentation, polarisation », soupire Le Figaro : « Après ce premier tour des municipales, aucun camp ne peut revendiquer de victoire claire, pointe le quotidien de droite. Emmanuel Macron rêvait de dynamiter le paysage partisan, il l’a atomisé. »

    À gauche, Libération constate également « un éclatement jamais vu des électorats : la faible participation et les très bons scores de l’extrême droite dans plusieurs villes dépeignent le malaise du pays à un an de la présidentielle. » Et « à gauche, le débat et le dépôt des listes pour le second tour promettent d’être très très compliqués. Car si les socialistes, alliés avec les écolos et le PCF, sont en position de conserver de nombreuses grandes villes, la France insoumise réalise de son côté de fortes poussées, portée par un électorat jeune et urbain. »

    « C’est un tournant », insiste Le Parisien. « Les résultats du premier tour confirment l’effondrement du bloc central et la progression des partis extrémistes. »

    Fatigue démocratique…

    Ouest-France revient sur la faible participation : « Moins de votants, mauvais signe : un constat s’impose, l’élection préférée des Français, avec la présidentielle, mobilise de moins en moins. La fatigue démocratique continue à grignoter les municipales. Et la défiance à l’égard des politiques, consommée à l’échelon national, semble devoir contaminer l’échelon local. »

    Enfin, tempère La Croix, « de ces urnes à moitié vides est tout de même sorti un résultat : 32 000 maires ont été élus dès le premier tour, essentiellement parce qu’il n’y avait qu’une ou deux listes dans la commune. C’est la France des champs. Loin des querelles d’appareils et des discussions d’états-majors, ces milliers d’inconnus sont les représentants du mouvement le mieux pourvu de France, le parti des sans-parti. »

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  • À la Une: la perspective d’une Troisième Guerre mondiale à l'ordre du jour
    2026/03/14

    Le Times pose d’emblée la question : « S’agit-il simplement d’une guerre du Golfe ? Ou du début de la Troisième Guerre mondiale ? » Rien n’est encore sûr, estime le quotidien britannique. Plusieurs questions restent en suspens, pour pouvoir dire qu’il s’agit d’une Troisième Guerre Mondiale notamment « le temps que durera la guerre », « la capacité des Iraniens à maintenir fermé le détroit d’Ormuz », ou encore « la capacité des États-Unis à maintenir l’approvisionnement en pétrole si la guerre s’éternise ».

    Le Monde, de son côté, ne parle pas de Troisième Guerre mondiale mais estime « qu’Israël et les États-Unis sont pris au piège d’un conflit asymétrique qui risque de durer, quinze jours de bombardements intensifs ayant provoqué de lourdes pertes pour le régime iranien et le Hezbollah, mais n’ayant pas mis fin aux ripostes sur Israël et les pays du Golfe, laissant entrevoir une guerre longue ».

    Le Monde a interrogé Andreas Krieg, spécialiste du Golfe au King’s College de Londres, qui énumère les points marqués par l’Iran depuis le début de la guerre : « Si vous pouvez faire monter les prix du pétrole, déstabiliser les marchés du gaz naturel liquéfié, inquiéter les assureurs, perturber le transport aérien et amener les investisseurs à se demander si le Golfe reste un environnement opérationnel prévisible, alors vous déplacez la guerre sur un terrain où l’acteur militaire le plus fort, est beaucoup moins à l’aise ».

    Médias sous pression

    Aux États-Unis, les médias sont priés de ne présenter cette nouvelle guerre du Golfe que sous des aspects positifs. La pression est de plus en plus forte sur les médias américains. Et c’est ni plus ni moins le chef de la Défense américaine, Pete Hegseth, qui est à la manœuvre, explique le Guardian. « Il tient à présenter l’opération comme un succès et critique vivement les journalistes qui ne la décrivent pas sous un jour favorable ».

    Lors d’une conférence de presse, vendredi, Pete Hegseth « a accusé les journalistes de minimiser les prétendus gains de Washington sur le champ de bataille », nous dit le quotidien britannique. Le secrétaire à la Défense s’en est particulièrement pris à CNN, déclarant : « Plus tôt David Ellison prendra les rênes de cette chaîne, mieux ce sera ». « Ellison, explique le Guardian, est un allié de Trump, favori pour racheter Warner Brod Discovery, la société mère de CNN… »

    Une élection à surveiller de près

    Les Français sont appelés aux urnes demain. « Municipales : dernier scrutin test avant la présidentielle », titre Le Figaro. « Concurrencés par le Rassemblement national et la France insoumise, qui les menacent jusque dans leurs fiefs, les Républicains et le Parti socialiste vont tenter de conserver leurs bastions », ajoute le quotidien français. « À un an de la présidentielle, le grand test municipal », titre, lui aussi, le quotidien Libération, qui met en avant la situation internationale. « Dans le contexte de tensions mondiales, et avec une présidentielle dans toutes les têtes, estime le journal, « ce cru 2026 revêt une importance particulière. Son issue pèsera lourd sur le paysage politique qui accompagnera le macronisme finissant ».

    Le quotidien La Croix, lui, publie une chronique de la philosophe Marie Grand, selon laquelle, « le vote, largement considéré comme l’acte démocratique par excellence, montre pourtant ses limites : la majorité peut se tromper, être manipulée, ou léser les plus fragiles. D’où l’urgence à défendre la délibération et l’État de droit, remparts contre les dérives majoritaires ». « La logique délibérative, précise encore la philosophe, vise à faire évoluer les préférences individuelles en élevant la compétence moyenne de l’électeur ». Pourra-t-il le faire grâce à l’intelligence artificielle ? Rien n’est moins sûr, et pourtant, selon Le Parisien, « un Français sur deux envisage de recourir à l’intelligence artificielle pour se renseigner sur la politique ». « Un phénomène qui n’est pas sans risque », remarque le journal.

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  • À la Une: le blocage du détroit d’Ormuz
    2026/03/12
    C’est un dessin de presse publié par Le Soir en Belgique : on y voit un couple d’Américains dans un supermarché portant des casquettes pro-Trump. Ce couple constate que les prix ont bien augmenté et il s’interroge : « Qu'est-ce qu’il fout Trump ? Il pourrait élargir le détroit d’Ormuz… » Et c’est bien là le problème, relève Le Monde à Paris… Ce détroit stratégique pour la circulation maritime, « ne mesure que 29 milles marins de large (54 kilomètres) entre les côtes de l’Iran et du sultanat d’Oman. Et les deux couloirs de navigation empruntés par les pétroliers sont encore plus étroits (environ 3,7 kilomètres chacun). En multipliant les attaques de navires dans la zone, Téhéran ferme de facto cette artère où transitent traditionnellement 20 % à 25 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié produits mondialement. Avec un objectif, pointe Le Monde : faire bondir les prix de l’essence et imposer un coût économique intolérable au président américain, Donald Trump. » « Des navires touchés et coulés : la bataille navale dans le détroit d’Ormuz a commencé », s’exclame la Repubblica à Rome. « Hier, les États-Unis ont annoncé avoir “neutralisé“ 16 mouilleurs de mines iraniens. Mais les Pasdaran ne l’ont pas entendu de cette oreille. Ils ont attaqué trois navires. (…) “Tout navire ou cargaison de pétrole appartenant à Israël, aux États-Unis et à leurs alliés sera considéré comme une cible légitime“, a tonné la Garde révolutionnaire : “pas un seul litre de pétrole ne traversera le détroit. Préparez-vous à payer 200 dollars le baril“. » Ça n’est que le début ? Et cette bataille navale devrait durer, pronostique le Wall Street Journal… « Les transporteurs maritimes se préparent à une fermeture prolongée de la voie navigable, où le trafic pourrait mettre longtemps à se rétablir même après la fin du conflit, pointe le quotidien économique américain. “Cela prendra du temps, affirme ce patron grec d’une entreprise spécialisée dans le transport du gaz naturel liquéfié. Il ne suffit pas que les hostilités cessent, il faut aussi que les armateurs constatent une réduction significative des risques pour les personnes à bord et pour les navires. Prenons l’exemple de la mer Rouge, poursuit-il : six mois après l’arrêt des attaques des Houthis, le trafic maritime n’est toujours pas revenu à la normale. Tout repose sur le sentiment de sécurité. Et nous en sommes encore loin“. » Une intervention terrestre ? Alors « comment protéger le détroit d’Ormuz ? », s’interroge le Times à Londres. « Ce détroit est un véritable enfer pour tout navire qui ose s’y aventurer. (…) Et le sécuriser ne sera pas chose facile, ni aujourd’hui, ni demain, préviennent les experts, car l’Iran y réfléchit et s’y prépare depuis des décennies. » En effet, pointe le Times, « l’Iran dispose de plus de 5 000 mines dans son arsenal et d’un millier de petites embarcations prêtes à les déployer. Pour de nombreux observateurs, en l’absence de changement de régime à Téhéran, il n’y a qu’un seul moyen de garantir le passage des navires : la présence de troupes au sol. Neutraliser pleinement les menaces des Gardiens de la révolution, telles que les batteries de missiles sur les côtes, les opérations de minage maritime ou les sites de lancement, exige une présence militaire soutenue à terre, qu’elle soit assurée par les forces partenaires ou par des opérations spéciales ciblées et limitées. Concrètement, précise encore le Times, la technologie et la puissance des navires de guerre peuvent contenir et gérer une crise en mer, mais la sécurité durable des points de passage maritimes critiques nécessite un certain contrôle à terre, même sans déploiement terrestre conventionnel à grande échelle. » Poutine… roi du pétrole ? Et pendant ce temps, spectatrice, la Russie se frotte les mains… C’est ce que souligne notamment Libération à Paris : « la flambée des prix du pétrole et du gaz est tout à son avantage. Surtout, cette nouvelle guerre, qui mobilise tant de ressources et vampirise l’espace médiatique, détourne l’attention occidentale, et notamment américaine, du front ukrainien. » Et Libération de poursuivre l’analyse dans son éditorial : « Déjà isolé sur la scène internationale, Poutine a perdu trois alliés de taille en une quinzaine de mois : Bachar el-Assad en Syrie, Nicolas Maduro au Venezuela et Ali Khamenei en Iran. Et pourtant, il est en passe de (re)devenir le roi du pétrole. Avec la paralysie du détroit d’Ormuz (…), les ressources énergétiques russes sont soudain convoitées par le monde entier. Et notamment par les Européens qui, manque de chance, venaient d’acter la fin de leurs importations de gaz russe afin de priver Moscou de revenus pour financer sa guerre en ...
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  • À la Une: les municipales en France, une respiration démocratique
    2026/03/11
    C’est le scrutin auquel les Français sont le plus attachés : les élections municipales vont avoir lieu dimanche. Le Monde a fait les comptes : « lors du premier tour, pas moins de 904 042 candidats, répartis entre 50 478 listes, s’affronteront pour s’occuper du destin des 34 875 communes françaises. Seuls 68 villages, tous de moins de 1300 habitants, se retrouvent sans candidats ». Alors, « au cœur d’une année 2026 percutée par des guerres et des chocs géopolitiques, noyée dans une actualité politique nationale rythmée par les invectives et les polémiques alimentées par les réseaux sociaux, ces élections municipales sont une respiration démocratique nécessaire, s’exclame le quotidien du soir. (…) Malgré la défiance et le déclinisme qui plombent la France depuis, au moins, le milieu des années 80, la vie politique locale est toujours dynamique ». Des « dangers pour la République… » La Croix revient sur le débat politique national de ces dernières semaines qui a largement pollué la compagne de ce scrutin local : « alors que notre pays a été secoué par de vifs débats sur la violence politique, après le lynchage et la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, il faut se garder des équivalences fallacieuses, affirme le quotidien catholique. De ce point de vue, il faut résister à la tentation d’apposer un signe "égal" entre LFI, La France insoumise, et le RN, le Rassemblement national, tous deux situés aux extrêmes de notre échiquier politique. Ils sont chacun à leur manière un danger pour la République, s’exclame La Croix. L’un est un parti fondé par d’anciens SS, dont les dirigeants actuels, liés à une même dynastie familiale au sein de laquelle les membres ont été condamnés à maintes reprises par la justice, n’ont jamais eu un mot pour regretter leur passé. L’autre est un groupe fondé sur le culte d’un chef, dont la stratégie est de "tout conflictualiser". Un homme dont il ne faut pas oublier la tirade de 2018 – "La République, c’est moi !" —, alors que la justice avait ordonné de perquisitionner ses locaux, mais aussi sa remise en cause permanente du contre-pouvoir que constitue la presse ». Et La Croix de conclure : « le RN et LFI ont chacun leur trajectoire et leur histoire. Il est de la responsabilité de chacun de nous de les pointer. Faire cela, c’est refuser le simplisme et continuer à penser ». Le thème de l’insécurité repris par la gauche Libération pour sa part s’intéresse à ces maires de gauche qui « assument désormais de ne pas laisser le thème de l’insécurité à la droite et à l’extrême droite. Effectifs de police municipale en hausse ou installation de la vidéosurveillance sont des mesures souvent revendiquées dans leurs bilans, à Nantes par exemple, ville dirigée par le PS ; à Bordeaux, dirigée par un écolo, et dans beaucoup d’autres municipalités. D’aucuns, pointe le journal, notamment du côté des insoumis, critiquent une horrible droitisation du discours de la gauche sur le sujet. Les plus nombreux préfèrent assumer de s’emparer d’une thématique qui concerne d’abord les classes populaires. De tenir compte aussi d’une évolution du narcotrafic difficile à nier. Tout en continuant, relève encore Libération, d’avoir les yeux ouverts sur l’absolue nécessité d’accompagner ces politiques de sécurité par de véritables politiques de prévention, d’accompagnement social, de financement du tissu associatif, et de lutte contre les amalgames d’une droite et d’une extrême droite toujours prisonnière de leurs clichés ». Plus un plébiscite sur une personne qu’un vote d’adhésion à un parti… Reste que dans la plupart des communes de France, la couleur politique des candidats importe peu… C’est ce que pointe Le Parisien qui s’appuie sur une étude publiée hier qui montre que « seulement 8 % des Français jugent important que le maire soit "de la même sensibilité politique" qu’eux. Dans le même temps, 64 % évoquent son honnêteté, 52 % le fait qu’il tienne ses promesses et 32 % qu’il connaisse bien ses dossiers. Le rapport au maire a changé, relève encore Le Parisien, et rend l’élection plus "directe", ressemblant de plus en plus à un plébiscite sur une personne qu’à un vote d’adhésion au programme d’un parti ». Enfin, Le Figaro s’inquiète d’une certaine désaffection démocratique locale… En effet, remarque le journal, « dans 68 % des communes, une seule liste sera présente, et dans 25 %, deux seulement. Dès dimanche soir, donc, 93 % des communes connaîtront le nom de leur maire. L’élection sera jouée dès le premier tour, sans véritable affrontement de projets ni future opposition au conseil municipal. Autrement dit, pointe Le Figaro, la question n’est pas seulement de savoir si la démocratie locale attire encore des volontaires,...
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  • À la Une: le spectre d’une guerre sans fin
    2026/03/10
    Comment sortir de cette guerre au Moyen-Orient ? Donald Trump a beau claironner que le conflit va bientôt se terminer, en fait, soupire le New York Times, le président américain « n’a aucune idée de comment mettre fin à la guerre contre l’Iran. (…) Bombarder sans cesse la région, détruire toujours plus d’infrastructures militaires et civiles, en espérant que les Iraniens en quête de démocratie s’unissent et renversent par eux-mêmes ce régime meurtrier enraciné… eh bien, s’interroge le New York Times, où cela s’est-il déjà produit dans l’histoire ? Ce régime ne s’effondrera que par le sommet, affirme le quotidien américain, un processus qui ne débutera qu’après un cessez-le-feu. Le mieux que puisse faire la stratégie de bombardements massifs de Trump et Netanyahu est d’amorcer ce processus ; le simple fait d’orienter le pouvoir Iranien vers une voie plus favorable, où il représenterait une menace moindre pour sa population et ses voisins, constituerait déjà un succès considérable, pointe le New York Times. Le pire scénario serait de dévaster l’Iran par des bombardements aériens incessants au point de le rendre ingouvernable. Ce serait une catastrophe aux conséquences incalculables ». Des promesses et des insultes… El Pais à Madrid s’interroge également : « alors que le régime totalitaire iranien se prépare à résister et que l’économie mondiale tremble devant un conflit qui, quelle que soit sa durée, pèse déjà sur le pouvoir d’achat des citoyens, quel est le plan de ceux qui ont ordonné cette guerre ? Proclamer que tout rentrera bientôt dans l’ordre, que les dégâts économiques sont minimes comparés aux bénéfices à venir et que "seuls les imbéciles pourraient penser le contraire". En d’autres termes, s’agace El Pais, des promesses et des insultes : c’est la stratégie de Donald Trump ». La hausse du pétrole : « un tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité » ? Libération à Paris complète ce propos : « au-delà de l’Iran, la mécanique s’est emballée, constate Libération. Le baril de pétrole a franchi la barre symbolique des 100 dollars. Aux États-Unis, l’opinion publique ne comprend pas vraiment pourquoi il faudrait – encore – envoyer des soldats mourir dans une guerre lointaine. Les lignes se durcissent. Sans qu’on voie comment cette nouvelle aventure américaine au Moyen-Orient pourrait bien se terminer. (…) Le séisme déclenché à Téhéran le 28 février n’en a pas fini de secouer la planète. Et même si Donald Trump assure que la hausse du prix de pétrole et les autres conséquences ne sont qu’un "tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité", il n’est pas certain, affirme encore Libération, que tout le monde – et les Américains les premiers – ait envie d’en payer la facture très longtemps ». « Une seule chose est sûre » dans cette guerre, souligne pour sa part le Süddeutsche Zeitung : « l’essence va être plus chère ». Et aux États-Unis, « la hausse du prix du pétrole est un enjeu politique majeur à l’approche des élections de mi-mandat cet automne. (…) Apparemment, après l’invasion du Venezuela, pays riche en pétrole, et compte tenu de son slogan de campagne "Forons, forons, forons !", Trump n’avait pas imaginé que bombarder l’Iran engendrerait une telle crise pétrolière et financière, en plus des souffrances subies par les populations ». La France rattrapée par la crise et… la guerre ? Et la France dans tout cela ? Sur le plan économique tout d’abord, « l’heure des comptes n’est pas encore venue, mais la guerre d’Iran vient douloureusement rappeler à la France ses grandes faiblesses, pointe Le Figaro. D’abord, sa dépendance toujours excessive aux énergies fossiles (…). Ensuite, et surtout, sa grande fragilité financière. Sans vouloir jouer les Cassandre, il apparaît d’ores et déjà que nous ne sortirons pas indemnes de cette crise ». Enfin, sur le plan international, Emmanuel Macron était hier à Chypre et sur le porte-avions Charles-de-Gaulle… « Cette guerre n’est pas la nôtre », a-t-il dit. « Elle fait toutefois peser des menaces sur des intérêts importants pour la France, relève La Croix : la sécurité des pays de l’Union européenne ; la libre circulation maritime ; la sécurité de trois États du Golfe (Koweït, Qatar, Émirats arabes unis), que notre pays s’est engagé à épauler ; et la protection des ressortissants dans la région. (…) Pour pouvoir assumer les responsabilités qu’elle se donne, la France adopte une posture offensive de son action défensive. Elle prend toutefois le risque, affirme encore La Croix, que les belligérants, notamment l’Iran, ne comprennent pas cette neutralité combative. Le danger est réel que la guerre la rattrape ».
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  • À la Une: l’art de la guerre selon Trump
    2026/03/09
    10 jours de guerre déjà contre l’Iran et, constate Le Figaro à Paris, « on attend toujours la définition précise des objectifs du président américain ». Hé bien « on a tort, s’exclame le journal, car ceux-ci restent ouverts. Trump entame une guerre comme il lance une négociation : pas forcément pour en finir, mais pour voir ce que ça va donner et récolter ce qui peut l’être. (…) Avec lui, l’art de la guerre n’est pas si différent de "l’art du deal", pointe encore Le Figaro. Dans sa stratégie inversée, il n’y a pas d’ultimatum, pas de coalition, pas de troupes d’invasion, pas de voie de sortie idéale : l’attaque survient par surprise, en pleines discussions, et peut s’arrêter tout aussi soudainement, lorsqu’il le décidera. (…) Et rien n’empêchera Donald Trump de composer avec le système qu’il a cherché à éliminer, comme au Venezuela ». Et le journal de conclure : « dans sa façon de faire la guerre, il n’y a tout simplement pas de défaite possible. Et tant pis si, pour le pouvoir des mollahs, le simple fait de survivre serait aussi une victoire ». Mettre la main sur les richesses du monde Pour l’économiste Thomas Piketty, qui publie une tribune dans Le Monde, « l’objectif affiché de cette stratégie guerrière est parfaitement clair : il ne s’agit pas de promouvoir un quelconque idéal collectif, mais bel et bien de se remplumer et de rentabiliser financièrement le fait de disposer de la plus grande armée du monde. Il faut prendre au sérieux ce que dit Trump, poursuit Thomas Piketty : il est prêt à trouver des deals avec tous les mollahs et tous les chavistes de la planète pourvu que les compagnies états-uniennes mettent la main sur les richesses de l’Iran ou du Venezuela. Même chose pour les minerais du Groenland, d’Ukraine ou de Russie. Business is business, et Trump compte utiliser la force pour faire des affaires juteuses partout où elles se trouvent, la main sur la canonnière, à la façon des puissances coloniales européennes du passé ». Alors, préconise Thomas Piketty, « face à cette dérive guerrière et à ce désastre annoncé, l’Europe doit se donner les moyens de peser sur le monde. L’urgence est de mettre en place des structures communes permettant de prendre des décisions ensemble, de façon démocratique et pluraliste, sur l’Iran comme sur l’Ukraine ». Quand l’Europe parlera-t-elle d’une même voix ? Analyse similaire pour El Pais à Madrid : « pour éviter que l’Europe ne soit entraînée dans le conflit tumultueux provoqué par Trump et Netanyahu, il lui faut adopter une position commune ». En effet, « l’Europe brille par son absence, déplore le quotidien espagnol. Seul Madrid a clairement rejeté la guerre dès le départ. Sur le reste du continent, certains de ses principaux dirigeants se sont progressivement positionnés contre l’intervention, à mesure que le sentiment d’une situation incontrôlée grandissait ». Mais globalement, « une semaine après l’attaque contre l’Iran, l’Europe reste muette sur la question, regrette encore El Pais. Les décisions que les Européens seront contraints de prendre en cas d’escalade du conflit exigent une action immédiate et claire de Bruxelles. La seule véritable alternative pour éviter d’être entraînés dans le conflit – et l’attaque contre Chypre est un avertissement très inquiétant – est (donc) une position commune ». Pour l’instant, on n’en est pas là… Et « qu’est-ce qui peut arrêter Trump ? », s’interroge le Süddeutsche Zeitung ? Réponse : « lui-même, affirme-t-il. (…) Interrogé en janvier par le New York Times sur ce qui limitait son pouvoir, Trump a répondu : "Ma propre morale. Ma propre volonté. C’est la seule chose qui puisse m’arrêter" ». Et le quotidien allemand de constater également que si « Trump envoie des missiles, il n’a aucun plan pour l’après-missile ». À quand la liberté en Iran ? Et les Iraniens dans tout cela ?, s’interroge Le Devoir à Montréal. « Alors même que des bombes s’abattent sur des installations liées au régime, certains exilés veulent y croire. Drapeaux, discours, manifestations… Les victimes civiles ? Tragique, mais inévitable. Le prix à payer, mais après ça, oui, oui, promis, on sera libres… Pour autant, pointe le quotidien canadien, les Iraniens ont dans leur histoire (et peuvent en trouver dans celle de leurs voisins — l’Irak de 2003) des raisons de se méfier des interventions étrangères, de leur caractère moralement douteux… et aussi bourré d’effets pervers imprévus. Ils savent, ou devraient savoir que ce genre d’équipée hasardeuse se traduit rarement en termes de libération ».
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