エピソード

  • À la Une: qui arrêtera les Houthis?
    2026/09/16
    Question posée par le Wall Street Journal. « Le président Trump voudra peut-être oublier la guerre au Moyen-Orient avant les élections de mi-mandat, mais la guerre, elle, ne l’a pas oublié, pointe le quotidien américain. Les avancées des Houthis, alliés de l’Iran, au Yémen et dans la région de la mer Rouge, font basculer le conflit iranien au-delà du détroit d’Ormuz. (…) Hier, les Houthis ont conquis deux îles près du détroit de Bab el-Mandeb. Cette prise de contrôle faisait suite à celle de l’île de Perim et du port de Mokha. » Et désormais, « les Houthis affirment vouloir bloquer en mer Rouge les navires liés à l’Arabie saoudite. (…) Qui pourra les arrêter, donc ? L’Arabie saoudite consacre 70 milliards de dollars par an à sa défense et dispose d’une force aérienne performante. Cependant, pointe le Wall Street Journal, elle ne peut vaincre les Houthis par la seule force aérienne. La reconquête des îles et des ports stratégiques nécessitera l’envoi de troupes au sol. » Menace sur l’économie mondiale Et qui s’y risquerait ? Pas les Américains. « Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a appelé à deux reprises Donald Trump, pointe Die Welt à Berlin, pour lui demander une intervention directe afin de stopper les rebelles. Le président a refusé. Interrogé, le gouvernement américain s'est contenté de déclarer vouloir "donner aux partenaires régionaux les moyens de gérer et de relever les défis sécuritaires régionaux". En clair : les Saoudiens doivent régler leurs propres problèmes, relève Die Welt. Or, le problème en mer Rouge concerne toute l’économie mondiale. La fermeture simultanée du détroit de Bab el-Mandeb et du détroit d’Ormuz bloquerait 25 % du commerce mondial de pétrole et de gaz et 30 % du commerce maritime mondial de marchandises. » La paix, seule solution « L’Arabie saoudite a-t-elle définitivement perdu la main au Yémen ?, s’interroge Le Figaro à Paris. Si les Houthis semblent avoir consolidé le secteur de Mokha, celui de Bab el-Mandeb ne l’est pas encore, relève le journal, en raison de violents raids aériens saoudiens, ces derniers jours. Pour la première fois, l’Arabie vient d’utiliser, contre ses adversaires, un missile balistique de courte portée DF-15A, acquis il y a plus de deux décennies auprès de la Chine. » Mais, encore une fois, les bombardements ne seront pas suffisants pour l’emporter face aux Houthis. Seule solution, arriver à un accord de paix avec l’Iran, pointe la Repubblica à Rome : « Les Saoudiens comptent toujours sur l’aide américaine et sur la coopération en matière de renseignement avec Israël, et ils savent qu’un accord avec l’Iran est peut-être plus qu’une nécessité : il est inévitable. » Et en attendant, « la hausse des prix du carburant déclenche colère et manifestations dans le monde entier, de l’Indonésie au Guatemala en passant par la Syrie, le Portugal, les Philippines ou encore le Vietnam, relève le New York Times. Le monde est furieux — une fois de plus — face à la flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre avec l’Iran. » Catherine Ringer : « C’était comme ça » À la Une également la disparition d’une grande figure du rock français : Catherine Ringer, la chanteuse des Rita Mitsouko. Libération à Paris lui consacre sa Une, photo pleine page et ce titre : « On ne veut pas t’abandonner », référence aux paroles de la chanson « C’est comme ça ». « Catherine Ringer, c’était comme ça », titre d’ailleurs Libération en pages intérieures : « C’était une femme libre et passionnée, écrit le journal, et c’est d’abord pour ça que sa mort laisse un vide immense. Catherine Ringer ne ressemblait à personne d’autre, elle aimait la vie tout en chantant la mort, elle jouait la provoc et l’excentricité tout en aimant la simplicité, elle n’hésitait pas à s’enlaidir pour n’en devenir que plus belle, elle était une diva mais incroyablement populaire et ce sont ces mélanges qui en faisaient un être à part. (…) Catherine Ringer était bien la vie même, conclut Libération, et elle est morte comme son alter ego et guitariste, Fred Chichin, de manière fulgurante, nous laissant orphelins d’une femme, d’une musicienne mais aussi d’une militante pour les droits de tous les laissés-pour-compte et surtout pour les droits des femmes. »
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  • À la Une: le pétrole, une ressource de plus en plus rare
    2026/09/15
    Fini le temps où l’or noir coulait à flots et alimentait sans retenue l’économie mondiale. Depuis le début de la guerre en Iran, les robinets de pétrole se sont peu à peu fermés. Et depuis ces derniers jours, les événements s’accélèrent. C’est ce que constate notamment Le Monde à Paris : « L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, a suspendu vendredi le fonctionnement de son oléoduc Est-Ouest, attaqué la veille par des drones provenant d’Irak. La principale infrastructure permettant au royaume d’exporter son or noir malgré la guerre au Moyen-Orient qui bloque le détroit d’Ormuz se trouve donc hors service. « De leur côté, poursuit Le Monde, les rebelles houthistes pro-iraniens du Yémen ont pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, un point de passage obligé pour les navires pétroliers sur la route la plus courte reliant l’Asie à l’Europe. Résultat : une hausse immédiate des cours du pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord a frôlé 110 dollars hier en séance, un niveau bien supérieur à ceux atteints au début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Le pétrole coûte 45 % de plus qu’en janvier, constate encore Le Monde, sans perspective de repli fort et rapide, malgré les propos rassurants de Donald Trump. » Déstabilisation et mouvements de grogne « Lentement mais sûrement, la guerre lancée inconsidérément par Donald Trump et Benyamin Netanyahu en Iran est en train de déstabiliser, non seulement la région, mais aussi les États-Unis et l’Europe, commente Libération. (…) Les approvisionnements en pétrole sont de plus en plus difficiles et le cours du baril, qui faisait jusqu’à présent du yo-yo, se remet à flamber. Et l’on ne voit pas bien ce qui pourrait freiner cette hausse. » Conséquence, relève encore Libération, « aux États-Unis, l’électorat trumpiste commence à s’impatienter devant un prix moyen du diesel qui grimpe, pour la première fois de son histoire, au-delà des 6 dollars le gallon. Et ce, alors que le vote anticipé pour les midterms sera lancé dès la semaine prochaine dans certains États. Donald Trump sait qu’il est menacé d’une déroute dans les urnes (…). Il n’est pas le seul dirigeant occidental visé par la grogne populaire. En France, les prix du carburant mettent en difficulté de nombreux secteurs et des appels à la mobilisation contre la vie chère dans plusieurs villes de France commencent à fleurir sur les réseaux sociaux. Certains appellent même à un retour des gilets jaunes en octobre. » Lutter contre les « malveillants » ? Alors que faire ? Comment rouvrir le robinet du pétrole ? Déjà, préconise le Times à Londres, « l’Occident devrait aider l’Arabie saoudite à combattre les Houthis. Les rebelles sont instrumentalisés par un Iran malveillant qui prend en otage le royaume désertique et contribue à saboter l’économie mondiale. Il est temps que la communauté internationale réagisse », estime le quotidien britannique qui précise : « L'Occident doit renforcer les défenses anti-drones et anti-missiles de l’Arabie saoudite. Il est impératif d'intensifier le partage de renseignements sur les sites de missiles et de drones houthis et de contribuer à enrayer le trafic de composants de missiles entre l’Iran et le Yémen. » Et il n’y a pas que l’Occident, s’exclame encore le Times : « la Chine et les autres consommateurs de pétrole du Moyen-Orient doivent s’impliquer dans la stabilisation du Yémen et la neutralisation de la menace que représentent les Houthis pour les voies maritimes. » « Consommer moins » ? En attendant, préconise le Süddeutsche Zeitung à Munich, « il n’y a qu’une seule solution à la pénurie mondiale de pétrole : consommer moins. C’est le message que nous transmettent les prix élevés. Les baisser artificiellement reviendrait à instaurer une normalité qui n’existe pas actuellement sur ce marché et qui ne reviendra peut-être pas de sitôt. Cela ne signifie pas pour autant (en Allemagne) que le gouvernement fédéral est impuissant : il peut développer les programmes d’incitation à l’achat de véhicules électriques – notamment pour les ménages à faibles revenus – et accélérer la construction des infrastructures de recharge. Mais s’il tente d’influer sur les prix à la pompe, cela ne peut que mal se terminer. »
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  • À la Une: en Suède, qui a gagné?
    2026/09/14
    Suspense après les législatives d’hier en Suède… « Le pays nordique a vécu une nuit électorale pleine de rebondissements », pointe Le Figaro à Paris avec cette question : « La Suède va-t-elle assister au come-back de "Magda" ou au maintien au pouvoir d’Ulf Kristersson, avec l’entrée de ministres d’extrême droite ? » « Les médias suédois donnaient hier soir une nette avance à Magdalena Andersson, 59 ans, qui rêve d’un retour à la tête du gouvernement depuis qu’elle a quitté le pouvoir en 2022, ainsi qu’un net recul de l’extrême droite alliée de la coalition au pouvoir. Mais cet écart a depuis fondu comme neige au soleil, pointe Le Figaro. (…) Les résultats préliminaires créditent son bloc de 175 mandats contre 174 mandats pour l’alliance entre la droite et l’extrême droite, au pouvoir depuis 2022. Et son rival, l’actuel Premier ministre Ulf Kristersson, semble bien décidé à s'accrocher. » « La Suède ralentit la vague noire », s’exclame pour sa part La Repubblica à Rome. « C’était un référendum sur l’extrême droite. Et l’extrême droite n’a pas gagné, affirme le quotidien italien. Les Démocrates de Suède (le SD), le parti de Jimmie Akesson, fondé en 1988 par un groupe de néonazis et désormais allié à Giorgia Meloni à Strasbourg, les Démocrates de Suède n’ont pas réussi à percer. L’annonce des sondages de sortie des urnes a semé la consternation au sein du parti SD. Par rapport à 2022, ils ont glissé de la deuxième à la troisième place avec 17,7 % des voix. Ils peuvent néanmoins, tempère La Repubblica, continuer à rêver d’atteindre leur objectif ultime : entrer au gouvernement en Suède pour la première fois de l’histoire, après avoir soutenu la coalition de centre-droit pendant quatre ans. » À lire aussiLégislatives en Suède: l'extrême droite espère se faire une place dans le prochain gouvernement On en saura plus mercredi… En attendant, suspense donc… 175 sièges pour les partis d’opposition de gauche et 174 pour les partis de droite : « Le scrutin est trop serré pour prédire un vainqueur, pointe le Guardian à Londres, et il faudra peut-être plusieurs jours pour que le résultat soit clair, malgré les premiers sondages de sortie des urnes qui suggèrent une victoire du bloc de gauche. » « La composition définitive du gouvernement ne sera connue que mercredi, relève pour sa part Die Welt à Berlin, après le comptage des votes de l’étranger. Une chose est d’ores et déjà sûre : former un gouvernement sera extrêmement difficile. » Et Die Welt n’écarte pas l’hypothèse d’une victoire de la droite, au finish : « Une majorité pour le bloc de droite reste mathématiquement possible. Dans ce cas, les Démocrates de Suède entreraient probablement au gouvernement en tant que partenaires de coalition pour la première fois. Ce qui était jusque-là impensable deviendrait alors réalité. » À lire aussiSuède: incertitude totale sur l'issue des législatives, conservateurs et sociaux-démocrates au coude-à-coude En France, l’extrême droite en embuscade Et en France ? L’extrême-droite peut-elle, va-t-elle arriver au pouvoir l’année prochaine à l’issue de l’élection présidentielle ? D’après une enquête Ipsos-Bva publiée par Le Monde, « la France semble de plus en plus imprégnée de sentiments qui la prédisposent à une bascule populiste, mais elle n’est pas non plus inéluctable. (…) Une bascule populiste, précise le journal, intervient dans un pays lorsque ses habitants estiment qu’il s’enfonce dans le déclin, que la situation est catastrophique, que le peuple n’est pas bien représenté et que la responsabilité d’une telle situation incombe aux élites et à l’ensemble des responsables politiques qui se sont succédé depuis longtemps. Incontestablement, pointe Le Monde, la France coche, selon l’enquête Ipsos-Bva, de nombreuses cases qui la prédisposent à une bascule populiste. » Mais, pour autant, relève le journal, la bascule populiste ne veut pas forcément dire que l’extrême-droite va arriver au pouvoir. Et ce pour trois raisons : le populisme est aussi alimenté par l’extrême-gauche, avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. De plus, « la demande de radicalité, certes en hausse, est loin d’être toujours majoritaire. Enfin, Marine Le Pen oscille entre 33 % et 35 % des intentions de vote, mais elle n’a encore subi aucune critique ou concurrence sérieuse au sein de son espace, venant soit de son propre parti, soit de ses concurrents nationalistes. » Des arguments qui ne semblent guère convaincre El Pais à Madrid, pour qui « jamais la possibilité d’une victoire de l’extrême-droite en France n’a été aussi concrète, avec, estime le quotidien espagnol, des conséquences désastreuses pour les Français et pour tous les Européens ». À lire...
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  • À la Une: le coup d'envoi du sommet des Brics+ à New Delhi
    2026/09/12
    C'est l'Inde qui accueille cette édition, regroupant une dizaine de pays au total : les pays fondateurs des Brics, et les membres du groupe élargi. Parmi les invités qui seront reçus par le Premier ministre indien, Narendra Modi, on compte le président russe, Vladimir Poutine, mais aussi le dirigeant chinois, Xi Jinping, et c'est tout sauf anecdotique. La dernière venue du président chinois en Inde remonte, en effet, à il y a sept ans, « quelques mois avant que l'affrontement militaire dans l'est du Ladakh ne porte les relations bilatérales à leur point le plus bas depuis des décennies », rappelle le journal indien Hindustan Times, qui se demande à cette occasion « où en sont les relations indo-chinoises aujourd'hui », car « bien que les deux parties aient depuis pris des mesures en vue d'une normalisation, le différend frontalier et un important déficit de confiance continuent de peser sur leurs relations. » Le journal poursuit en citant une analyse de Reuters, selon laquelle « les entreprises des deux pays continuent de se heurter à des obstacles liés aux autorisations d'investissement, aux visas et aux restrictions sur les équipements industriels. » Mais l'espoir d'un dégel final des liens entre les deux puissances « offrirait des opportunités pour mieux aligner les intérêts politiques et économiques », selon le quotidien, qui rappelle que « les deux pays sont confrontés aux pressions commerciales américaines. » Même son de cloche dans les pages du China Global Times, pour qui la rencontre entre Narendra Modi et Xi Jinping sera « au centre de l'attention » durant ce sommet. C'est le signe d'« une dynamique positive et stimulant leur développement continu », veut croire le journal, avant de citer les propos d'une chercheuse spécialiste des relations entre Pékin et New Delhi : « Si l'Inde et la Chine peuvent parler d'une seule voix, le monde sera obligé d'écouter. » Le début du marathon de concerts de Céline Dion à Paris L'incontournable diva québécoise fait son retour sur scène après six ans d'absence, et n'y va pas de main morte pour sa reprise : une série de 26 concerts au total programmés dans la capitale française qu'elle affectionne tant. Toutes les dates sont complètes depuis longtemps, et plus de 800 000 billets ont été vendus, ce qui devrait générer « environ 200 millions d'euros », estime Libération, qui s'intéresse aux concerts de la star, « un écosystème bien huilé qui rapporte gros », car il faut ajouter aux billets les sponsors et les produits dérivés de la résidence. Ce modèle de plusieurs concerts au même endroit, n’est d'ailleurs « pas seulement une bonne affaire pour la "résidente". La venue de Céline Dion à Paris devrait générer entre 500 millions et un milliard d’euros de retombées économiques en France ». « Ce sont d’abord les hôtels qui bénéficient de "l’effet Céline" », renchérit Le Monde : « aux dates des concerts, les taux d’occupation progressent de 10 à 15 points », et Libération a observé une hausse des tarifs jusqu'à 50 pour cent dans certains établissements. Autant dire que « les admirateurs de Céline Dion devraient mettre largement la main à la poche", prévoit Le Monde, ils viennent de nombreuses villes françaises et, pour 30 % d’entre eux, de l’étranger. » Parmi les fans internationaux, certains viennent du Québec, d'où la star est originaire Pas question de manquer cela même si il faut traverser l'océan, assure une journaliste québecoise dans les pages du Journal du Québec. Et ne lui parlez pas de la chasse aux billet pour Céline Dion, pour elle, « ça a commencé par un sprint. C’est devenu un marathon ». Dans une tribune elle fait le récit de sa recherche frénétique d'un précieux sésame, de l'échec des préventes et des courses aux loteries qui offraient un forfait de 25 000 dollars pour assister au show parisien. Après plusieurs échecs, elle s'est résolue à casser sa tirelire, et elle sera là « pour le retour de la reine. Et j’aurai des étoiles dans les yeux, confie-t-elle, comme des milliers de fans ». Une preuve de plus, s'il en manquait, que les fans de Céline iront où elle ira, qu'importe la place, qu'importe l'endroit.
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  • À la Une: il y a 25 ans jour pour jour, les attentats du 11 septembre 2001
    2026/09/11
    « Certains moments restent à jamais gravés dans la mémoire collective » et « un quart de siècle plus tard, des souvenirs surgissent et ressurgissent dans l'Hudson », le fleuve qui traverse la métropole américaine, frappée le 11 septembre 2001, par le plus grave attentat de l'histoire des États-Unis, se remémore un journaliste du New York Times. « Vingt-cinq ans plus tard, des souvenirs fugaces et des images indélébiles hantent encore ceux qui ont vécu les attentats et leurs conséquences. » Au milieu des souvenirs de la catastrophe, une question, à la une du journal : « Le 11-Septembre a-t-il vraiment tout changé ? » s'interroge le quotidien, se rappelant « l'image caricaturale du monde d'avant le 11-Septembre : un monde de soleil et de tranquillité, où personne ne se rend compte de sa chance et du désastre qui l'attend ». « Notre réalité actuelle découle bien trop des attentats [...] pour que quiconque puisse nier leur importance historique », poursuit le journal, citant « l'omniprésence des technologies de surveillance, le caractère flou et incertain des opérations militaires américaines, et la généralisation des mesures de sécurité dans la vie quotidienne. » « Au final, les États-Unis n'ont acquis ni conscience de soi ni épanouissement personnel, constate amèrement le New York Times. Ce qu'ils ont obtenu, quinze ans plus tard, c'est Donald Trump dont le parcours de star de télé-réalité à président a été marqué par la fièvre islamophobe de la droite post-11-Septembre. » Un constat loin d'être partagé par l'ensemble de la presse outre-Altantique « Malgré les affirmations contraires de certains, les États-Unis n'ont pas sacrifié leurs libertés pour renforcer leur sécurité », objecte le Washington Post, qui tient à saluer « le fait que les Américains n'aient pas blâmé les musulmans ou les Arabes dans leur ensemble ». « Plutôt que de ressasser le passé », le quotidien juge plutôt qu'« il est essentiel de se demander si le pays a la force et les moyens de prévenir la prochaine attaque. Cela implique de reconnaître que le territoire américain n'est plus un refuge géographique. » « Nos adversaires peuvent mener des cyberattaques et ils le font, s'alerte le journal. Ils peuvent mettre en péril nos satellites, nos centrales électriques et nos réserves d'eau. » « Nous devons investir, même imparfaitement, dans la défense contre les missiles, les armes biologiques et désormais les agents d'intelligence artificielle », plaide le Washington Post, avant de conclure qu'« il est essentiel de rendre hommage aux pompiers, aux policiers et à tous ceux qui ont donné leur vie le 11-Septembre. Mais il faut aussi honorer les morts en se souvenant de l'horreur de cette journée et en prenant la résolution de faire le nécessaire pour que cela ne se reproduise plus ». Les Houthis s'emparent de la ville yéménite de Mokha, port stratégique de la mer Rouge C'est « une victoire majeure » pour les rebelles soutenus par l'Iran qui sont à présent « en position de force pour attaquer les navires dans une voie navigable cruciale pour le commerce mondial », estime le New York Times. Cette prise devrait leur permettre de « renforcer leur contrôle » sur la mer Rouge et d’« accentuer les tensions sur les marchés de l’énergie », sans oublier que la milice chiite progresse donc vers le détroit clef de Bab el-Mandeb, a affirmé une source gouvernementale yéménite. Car, on le sait, « ce passage reliant l'Asie à l'Europe via la mer Rouge et le canal de Suez a gagné en importance depuis le début de la guerre au Moyen-Orient avec le verrouillage par l'Iran du détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique », rappelle l'Orient-le-Jour. Pour le Guardian, la prise de contrôle du littoral de la mer Rouge par les Houthis « constituerait un désastre stratégique pour l’Arabie saoudite et les États-Unis ». Une menace aussi pour le Yémen qui. « après des années d'accalmie, [...] a replongé dans la guerre en juillet, rappelle l'Orient-le-Jour, et les affrontements depuis la semaine dernière ont jeté sur les routes près de 20 000 personnes ». Le pays « n'est plus seulement un théâtre de guerre local mais une menace stratégique capable d’influencer l’ensemble de l’équilibre de la région », analyse le journal israélien Haaretz avant de prévenir que « toute nouvelle escalade au Yémen, a fortiori si elle débouche sur une guerre terrestre de grande ampleur et implique d’autres acteurs, pourrait rapidement dépasser les limites du conflit local et devenir l’étincelle d’un nouveau conflit régional ».
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  • À la Une: l’intelligence artificielle est-elle un danger pour l’homme?
    2026/09/10
    Un progrès, sans doute, mais aussi un danger ? Vraiment ? Eh bien, il y a des risques de dérapages. Et des incidents se sont déjà produits. « Chaque jour qui passe révèle une nouvelle faille au sein des intelligences artificielles, relève Le Figaro, à Paris. Le géant de l’IA, Anthropic [la firme qui a créé Claude, NDLR], a publié hier soir une nouvelle étude dans laquelle il révèle de nouveaux comportements inquiétants chez ses modèles. » Au total, « quatre incidents dans lesquels ses modèles se sont échappés et ont enchaîné des actions malveillantes ». Voici l’un de ces incidents, pointe le journal : « La firme californienne avait donné pour mission à l’une de ses IA, le surpuissant Claude Mythos 5, de pirater une entreprise fictive dans le cadre d’une opération virtuelle. Mais le modèle a découvert rapidement qu’il pouvait accéder au véritable Internet, alors qu’il était censé rester dans sa simulation. Il s’est échappé et a commencé donc à agir en dehors du cadre prévu », créant notamment des logiciels de piratage. « Là où l’affaire devient très intéressante, poursuit Le Figaro, c’est que Claude Mythos savait pertinemment qu’il enfreignait son "alignement". Pour rappel, précise le journal, l’alignement désigne le phénomène par lequel une intelligence artificielle poursuit des objectifs en phase avec les valeurs humaines. » Le syndrome Frankenstein… Inquiétant également, pointe pour sa part Libération, le piratage cet été de la plate-forme franco-américaine Hugging Face par des IA incontrôlées d’OpenAI, la firme de Sam Altman. Encore plus inquiétants, ces propos tenus par un chercheur d’Anthropic qui a décidé de démissionner : « Les gens qui construisent l’IA, a-t-il dit, croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie. Ce n’est pas un coup marketing ». Et Libération de s’interroger : « L’IA a-t-elle atteint le moment redouté où la technologie échappe au contrôle de son créateur, se retournant contre lui ? Comme dans Frankenstein ? » On en n'est pas là, veut croire le journal. « On a envie de miser sur l’équipage. Avec ceux (chercheurs, ingénieurs), qui claquent la porte ou qui résistent de l’intérieur. Sinon, il restera la mutinerie ». Contrôler… ou pas ? « Le flot de prédictions apocalyptiques concernant l’intelligence artificielle atteint des sommets », constate le Washington Post. Mais pour le quotidien américain, pas question d’imposer des réglementations publiques : « L'avènement de l’ère de l’IA appelle à l’humilité et à la patience. Les responsables politiques ne devraient pas chercher à réglementer une technologie en constante évolution qu’ils ne comprennent pas, affirme le journal. Une législation inadaptée risque de compromettre les nombreux avantages potentiels de l’IA, comme le développement de médicaments révolutionnaires ». C’est aux dirigeants des laboratoires de pointe de prendre leurs responsabilités, estime le Washington Post : « La perspective de poursuites, d’injonctions et de dommages-intérêts devrait inciter les entreprises spécialisées en IA à redoubler de vigilance afin d’éviter que leurs prochaines expériences ne tournent mal ». Non, rétorque la Repubblica, à Rome : « Il nous faut des tiers de confiance, extérieurs aux entreprises, capables d’autoriser ou de refuser le développement ou la commercialisation de l’IA. Ces autorités ne devraient pas exiger la participation des géants de la tech, comme ils le réclament. En bref, poursuit le quotidien italien, il faudrait s’inspirer d’autres secteurs industriels, comme l’industrie pharmaceutique, où les entreprises ne décident pas seules de ce qu’elles vendent. Il existe des contrôles indépendants, des autorisations à plusieurs niveaux et une supervision gouvernementale ». L’Ukraine se prépare à un 5e hiver de guerre… À la Une également, « l’Ukraine se prépare à affronter un nouvel hiver effroyable, faute d’une défense anti-aérienne suffisante » : un constat établi par Le Monde à Paris. « Hormis Donald Trump, qui assurait hier, devant les journalistes, que Poutine "voulait un accord", aucun analyste et nul diplomate n’imagine que Moscou puisse envisager sérieusement un règlement du conflit ni même une simple trêve dans les mois à venir. » Et « voilà les Ukrainiens à l’aube d’un cinquième hiver de guerre, épuisés, lassés, fatigués, relève Le Soir à Bruxelles, avec si peu d’espoir auquel se raccrocher encore. Et les derniers signaux venus d’Europe n’ont rien pour les rassurer : les partis ouvertement pro-russes y décrochent des victoires, comme en Allemagne, ou caracolent en tête des sondages préélectoraux ailleurs. Poutine n’a peut-être pas besoin de gagner vite, conclut ​​​​​​​Le ...
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  • À la Une: la dégringolade du niveau scolaire
    2026/09/09
    En France, en Europe, et même quasiment partout dans le monde, c’est la chute libre… C’est ce qui ressort du classement PISA, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans, développé, tous les 3 ans, par l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques. Les résultats de cette étude mondiale ont été dévoilés hier et ils sont donc particulièrement alarmants… « Si le classement PISA 2025 inquiète doublement, pointe Le Monde à Paris, c’est qu’à l’exception d’une partie de l’Asie, il révèle une diminution globale des capacités cognitives des jeunes. L’édition réalisée en 2022 avait invoqué la pandémie de Covid-19 pour expliquer la dégradation des scores de systèmes scolaires habituellement cités en exemple, en Allemagne ou en Norvège. Cette cassure continue de marquer une génération, mais le problème va au-delà. Il touche aux effets de la révolution numérique en cours. » En effet, précise Le Monde, « PISA établit que les élèves ne sont plus que 20 % à 30 % à ne pas recourir à l’intelligence artificielle. Les bons scores en sciences sont corrélés à une moindre utilisation de l’IA et à un emploi maîtrisé des appareils numériques à des fins d’apprentissage. La recherche éclairera mieux la nouvelle donne des écrans et des réseaux sociaux, mais il apparaît déjà que les réformes ayant prouvé leur efficacité sur les savoirs des élèves – meilleure formation des enseignants, aide aux élèves en difficulté – ne suffisent plus. » Les écrans et les réseaux sociaux dans le collimateur… Pour Le Figaro, c’est clair : « À ceux qui en doutaient encore, le classement Pisa montre, à l’échelle planétaire, les terribles ravages des écrans, des réseaux et de l’intelligence artificielle sur les jeunes cerveaux. » Et Libération renchérit : « impossible, au risque de paraître un peu technophobe, de ne pas corréler les mauvais résultats des adolescents français, notamment en lecture, au développement de la consommation des écrans et des réseaux sociaux. A la culture du tout image face au temps long de la lecture. A force de vivre perfusés à Instagram et TikTok, où une vidéo de trois minutes est déjà un format “long“, la capacité d’attention collective s’est réduite. » Libération qui s’interroge : « faut-il déjà se résigner ? Ou croire encore que la révolution de l’IA, dont l’ampleur est comparée à l’invention de l’imprimerie, ne sera pas le fossoyeur définitif de notre appétit pour la lecture ? Comment continuer à faire vivre le miracle étrange qui donne le goût de lire à un enfant ? C’est notre défi collectif. » Lire comme remède En effet, complète Die Welt à Berlin, « l’avenir n’appartient pas seulement à ceux qui ont accès à l’information, mais à ceux qui savent l’interpréter, la relier et en tirer des enseignements. Certains pays prennent déjà ce constat au sérieux. (…) À Singapour, malgré des équipements de pointe en classe, les élèves consacrent encore beaucoup de temps aux textes imprimés. La Suède a mis en place des campagnes nationales de promotion de la lecture. Dans ce contexte, certains experts plaident pour que les écoles privilégient la lecture d’œuvres complètes plutôt que d’extraits, comme c'est souvent le cas. » « Le déclin n’est pas une fatalité, veut croire Le Soir à Bruxelles. L’Estonie, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni restent parmi les plus performants. Malgré leurs différences, les élèves y suivent plus longtemps le même cursus, l’orientation intervient plus tard et le redoublement est rare. Les difficultés y sont traitées par du soutien plutôt qu’en faisant recommencer l’année ou en séparant les parcours. » Retour aux fondamentaux ? En Suisse, les élèves restent parmi les meilleurs d’Europe. Mais « pas de quoi fanfaronner », s’exclame Le Temps à Genève. « Le niveau des jeunes s’érode année après année dans les compétences fondamentales. » Et « la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique le martèle : lire, écrire, calculer doivent (re)devenir des priorités. Il ne suffit pas de le dire. Le message doit arriver jusque dans les salles de classe, s’exclame Le Temps. Non pas pour grimper dans les classements PISA. Simplement parce que ce socle de base est essentiel pour l’avenir de nos jeunes. De bonnes compétences scolaires à la sortie de l’école obligatoire augmentent fortement les chances d’obtenir un diplôme. Et l’obtention de ce diplôme réduit fortement les risques de chômage. Un cercle vertueux qu’il est temps de remettre en place. » À lire aussiEducation: les résultats des élèves français en baisse selon le rapport PISA
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  • À la Une: la progression de l’extrême droite en Europe
    2026/09/08
    « Trente-sept ans après la chute du premier mur, un autre s’est effondré en Allemagne », constate le Times à Londres, avec « la victoire écrasante » du parti d’extrême droite AfD avant-hier en Saxe-Anhalt. « Le centre politique, tant au niveau local que fédéral, est désormais devenu un terrain mouvant, relève le quotidien britannique. Et pas seulement en Allemagne. En Italie, la coalition nationaliste de Giorgia Meloni, au pouvoir depuis près de quatre ans, se considère comme une pionnière en Europe. En France, le Rassemblement national de Marine Le Pen, parti populiste, se voit favori pour remporter l’élection présidentielle de l’année prochaine. Dans ces deux pays, la droite populiste est encouragée par le succès de l’AfD. » Et il n’y a pas que la France, l’Allemagne et l’Italie… Le Guardian, toujours à Londres, pointe les manifestations anti-immigration qui ont eu lieu ce week-end dans le sud de l’Angleterre. Manifestations à l’initiative du mouvement d’extrême droite Patriota Platform, « qui prétend “stopper les bateaux“ si les autorités ne le font pas. (…) Partout en Europe, l’extrême droite ne cesse de gagner du terrain, constate également le quotidien britannique. (…) De Douvres à la Saxe-Anhalt, les extrémistes prospèrent lorsque les électeurs estiment que les partis traditionnels ne sont plus en mesure de garantir sécurité, prospérité et changement. » Les partis traditionnels en échec… En effet, constate Le Figaro à Paris, « comme ailleurs en Europe, le national-populisme fait désormais figure, outre-Rhin, d’alternative aux partis traditionnels et à leurs échecs : immigration, déclassement, crise économique. Contrairement au RN en France, l’AfD ne peut toutefois prétendre demain gouverner l’Allemagne. Le parti est encore loin de la majorité absolue au niveau fédéral. Et ses sympathies néonazies lui ferment les portes du jeu des coalitions, qui gouvernent le pays depuis l’après-guerre. Mais après-demain », s’interroge Le Figaro. « Le séisme de Saxe-Anhalt est d’autant plus préoccupant, poursuit le journal, que l’AfD y a fait le pari inverse de la “dédiabolisation“. Elle propose de supprimer le droit fondamental à l’asile, de réécrire les manuels d’histoire pour en finir avec le “ masochisme national“… Plus le parti se radicalise, plus il engrange électoralement. Comme si les Allemands voulaient s’affranchir de façon spectaculaire de décennies de culpabilité. » Le Monde renchérit : « Quand un parti de cette nature recueille près de la moitié des voix en défendant un programme aussi radical, xénophobe et nationaliste, tandis que le principal parti de gouvernement s’effondre, ce n’est pas un accident local : c’est un modèle politique, celui de l’Allemagne d’après-guerre, fondé sur le rejet des extrêmes et le primat du consensus, qui vacille. Et donc l’Europe tout entière qui doit s’inquiéter. » Une Europe trop divisée… D’autant, analyse le Wall Street Journal, que « les tendances électorales en Allemagne et en France interviennent au moment où les menaces qui pèsent sur la prospérité et la sécurité de l’Europe s’intensifient. Or, au lieu de s’unir pour lutter contre ces problèmes, constate le quotidien américain, les pays européens semblent se diviser. La solidarité européenne s’affaiblit alors même que l’Europe subit des pressions plus fortes et plus diverses qu'elle n'en a connu depuis des décennies. » Et le Wall Street Journal de prendre notamment l’exemple de l’immigration : « la politique migratoire en Europe reste un véritable chaos. L’Espagne régularise les sans-papiers ; l’Italie souhaiterait les expulser. Et la France et le Royaume-Uni consacrent au moins autant de temps à se quereller sur la responsabilité des traversées illégales et massives de la Manche qu’à prendre des mesures concrètes pour y remédier. » Enfin, « que se passe-t-il quand on laisse grandir la bête ? », s’interroge El Pais à Madrid. « Il existe des situations, et pas seulement en Europe, qui rappellent ce qui s’est passé dans les années 30, pointe le quotidien espagnol : la stigmatisation des peuples et des religions, la violence déchaînée contre des civils sans défense en toute impunité, les discours de haine et la déshumanisation d’autrui, la manipulation du passé. Le racisme et le suprémacisme ne devraient tolérer aucun compromis. L’histoire, conclut El Pais, nous enseigne clairement que lorsque le mal n’est pas maîtrisé, il finit par tout détruire. » À lire aussiPourquoi le Rassemblement national en France a rompu ses liens avec l'AfD allemand
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