エピソード

  • À la Une: la guerre commerciale mondiale est déclarée…
    2025/04/03
    L’information fait la Une des journaux du monde entier… « Trump annonce des droits de douane de 10 % sur toutes les importations et des taxes supplémentaires pour une soixantaine de pays », résume le Washington Post.« Il frappe la Chine avec des droits de douane de 34 %, s’exclame le Wall Street Journal, mais nos amis japonais paieront presque autant avec 24 %. L’Union européenne est frappée à hauteur de 20 % et l’Inde à hauteur de 24 %. »Comment l’administration Trump a-t-elle fixé ces chiffres ? Réponse du New York Times : « le nouveau droit de douane de chaque pays semble avoir été calculé en prenant le déficit commercial de l’Amérique avec ce pays et en le divisant par les exportations de ce pays vers les États-Unis. Et ensuite, parce que Donald Trump a dit qu’il était “gentil“, le montant final des droits de douane ainsi obtenu a été réduit de moitié. »Aberrations…« Une équation sans aucune valeur économique », relève Le Monde à Paris. « Le vertige guette : la guerre commerciale mondiale est lancée sur la base de calculs sans assise scientifique. »Exemple de cette aberration, pointe Le Monde : « Donald Trump a évoqué le Cambodge, un des pays les plus pauvres du monde, à l’économie six cents fois plus faible que celle des États-Unis. “Oh, regardez le Cambodge, a-t-il dit, 97 % [de droits supposés]. On va le ramener à 49 %. Ils ont fait fortune avec les États-Unis d’Amérique“, a-t-il osé, faisant ricaner l’assistance. » Autre aberration, pointe Libération : « lancée dans sa guerre commerciale mondiale, l’Amérique pénalise maintenant des pays, comme Israël, qui ne lui imposent aucune barrière douanière, ou qui accusent un déficit commercial avec les États-Unis, comme le Guatemala. Aucune nation, aucun territoire n’échappe à l’ire vengeresse de Donald Trump. La Birmanie, dévasté par un terrible tremblement de terre, écope tout de même de 44 % de droits de douane. »Sidération…Et c’est la sidération chez les commentateurs… Le Figaro, à Paris, n’en revient pas : « non content de brutaliser et d’insulter quotidiennement ses alliés historiques, Donald Trump déclenche contre eux une guerre commerciale atomique. À ce jour, en dehors d’une poignée de conseillers, personne n’en comprend l’intérêt : toute l’histoire économique enseigne que le protectionnisme, loin d’assurer la prospérité, provoque des catastrophes en série, chez l’agresseur autant que chez la victime. Si la fermeture des frontières engendrait le bonheur, la Corée du Nord serait un paradis, s’exclame Le Figaro. Le hic est qu’à ce jour aucune des forces de rappel susceptibles de ramener le président à la raison ne fonctionne. Pas plus la chute de Wall Street que l’inquiétude manifeste des chefs d’entreprise américains, censés bénéficier de cette vaste offensive. »« Les années 30 sont de retour, soupire pour sa part Die Welt à Berlin. Le président américain de l’époque, Hoover, avait augmenté les droits de douane sur de nombreux produits, ce qui avait finalement déclenché une guerre commerciale et aggravé la Grande Dépression de l’époque. »Incertitudes…Alors que va-t-il se passer aux États-Unis et dans le reste du monde ?Le Devoir à Québec s’interroge : « inflation galopante ? Récession ? Augmentation des prix pour les consommateurs ? Les économistes y voient en tout cas d’énormes incertitudes qui compliquent encore davantage les négociations avec le géant américain. »Pour Le Temps à Genève, c’est certain : « ainsi s’ouvre inévitablement une ère de protectionnisme qui fera du mal à tous. Les prix partiront à la hausse, les consommateurs le paieront. Si ces tarifs restent en place dans la durée, ils entraîneront certainement un fort ralentissement économique. Les bourses réagissent. L’incertitude est au maximum. » Et on revient au Wall Street Journal pour qui on entre en effet dans une ère « de risques et d’incertitude » : « si les pays concernés tentent de négocier avec les États-Unis pour réduire leurs droits de douane, les dommages pourraient être moins importants. Mais si la riposte est généralisée, prévient le quotidien économique américain, il pourrait en résulter une contraction du commerce mondial et un ralentissement de la croissance, voire pire, une récession mondiale. »Bref, résume le Wall Street Journal, « le message de Trump est clair : la mondialisation est terminée. »
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  • À la Une: 25 heures de discours anti-Donald Trump
    2025/04/02
    Alors que la planète entière vit depuis trois mois au rythme des annonces du président américain Donald Trump, le sénateur démocrate Cory Booker a réussi à capter l’attention des médias avec ce tour de force oratoire : un discours-fleuve de 25 heures et 5 minutes devant le Sénat. « De 19 heures lundi jusqu’à 20 heures le lendemain, rapporte le Washington Post, le sénateur du New Jersey a énuméré les innombrables abus de pouvoir, méfaits et décisions politiques catastrophiques de l’administration Trump. C’est le plus long discours de l’histoire du Sénat américain. (…) Un acte de protestation symbolique, mais puissant. »Pour Cory Booker, premier Afro-Américain à siéger au Sénat américain pour le New Jersey, il y avait une revanche à prendre sur l’histoire, explique le New York Times. Il était en effet depuis longtemps « contrarié par le fait que Storm Thurmond, un ségrégationniste de Caroline du Sud, détienne le record de prise de parole au Sénat » – 24 heures et 18 minutes – c’était en 1957, à l’occasion d’un discours contre les droits civiques.« Alors que les heures s’égrenaient et que Corie Booker continuait à parler, relate le New York Times, des dizaines de milliers de personnes suivaient son discours sur des flux vidéo en direct, curieuses de voir jusqu’où il pourrait aller. (…) Il gesticulait et rugissait. Il lui arrivait de s’accrocher à son pupitre. Sa voix devint rauque, mais elle resta forte. »Le porte-voix des démocrates ?Et si, « au travers de ce coup d’éclat, Cory Booker prévoyait de se présenter à la présidentielle de 2028, cela ne nous dérangerait pas, s’exclame le Washington Post. Ce discours pourrait être un tremplin. »Déjà, rappelle le journal, deux figures de l’opposition, « Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez ont entamé une série de meetings sur le thème “combattre l’oligarchie“, qui attire des foules massives et qui alimente les spéculations sur une future candidature à la présidence de la députée de New York. Le terme “fascisme“ pourrait également être approprié, pointe le Washington Post. Et pourquoi pas, veut encore croire le journal, une tournée nationale de “lutte contre le fascisme“ menée par un démocrate de centre-gauche éminent et charismatique. À savoir Cory Booker. »Justement, « Corie Booker peut-il unifier la résistance anti-Trump ? », s’interroge le Boston Globe. Pourquoi pas ? « Alors que les démocrates, frustrés par les vieux routiers au sommet, sont à la recherche d’une nouvelle génération de dirigeants, le discours de Booker pourrait consolider son statut de figure de proue du parti. »Ce « discours marathon intervient à un moment où de nombreux démocrates progressistes se sentent déçus par les récents compromis avec les républicains, renchérit le Time Magazine, notamment l’accord budgétaire soutenu par Trump, auquel dix sénateurs démocrates ont adhéré le mois dernier. (…) D’après un récent sondage, poursuit le journal, près des trois quarts des électeurs démocrates estiment que leurs représentants au Congrès n’en font pas assez pour s’opposer à Trump. Le discours de Booker pourrait (donc) constituer une réponse directe à ces frustrations (…) et enhardir les démocrates, qui se sentent de plus en plus marginalisés dans un Sénat contrôlé par les républicains (…) Et aussi, pourquoi pas, élever son statut au sein du parti et le positionner comme une figure de proue de l’opposition à Trump. »Trump : l’arme des droits de douaneOn n’en est pas encore là. Et Donald Trump occupe à nouveau la scène médiatique. Ce mercredi, pointe le Wall Street Journal, « tous les regards sont tournés vers les annonces de tarifs douaniers du président Trump, qui considère ce 2 avril comme le “jour de la libération“ de la politique commerciale des États-Unis. Les investisseurs sont sur le qui-vive. »« Trump érige un mur tarifaire contre le monde », s’exclame El Pais à Madrid. « Le président américain va déclarer symboliquement la guerre commerciale à ses partenaires ce mercredi. »« “Jour de la libération“ : Donald Trump veut frapper fort en imposant des droits de douane au reste du monde », lance le Figaro à Paris. Avec beaucoup de questions en suspens, note le journal : « optera-t-il pour une taxe universelle allant jusqu’à 20 % sur toutes les importations des partenaires commerciaux des États-Unis ? Où choisira-t-il d’appliquer des droits réciproques ? Et quels pays seraient ciblés en priorité ? » Réponse dans les prochaines heures.
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  • À la Une : Marine Le Pen inéligible…
    2025/04/01
    « C’est une bombe à mèche lente, relève Le Monde, allumée par Jean-Marie Le Pen en 2004, qui a explosé hier lundi au tribunal de grande instance de Paris, carbonisant les ambitions politiques de sa fille Marine Le Pen et faisant ressentir ses secousses dans toute la classe politique. Pour avoir prolongé et systématisé le détournement de l’argent du contribuable européen, aux fins de faire vivre un Front national sans marge financière et d’en faire bénéficier quelques proches, Marine Le Pen a provoqué sa perte. »Une décision fondée en droitAlors oui, s’exclame La Croix, cette condamnation « a l’effet d’un séisme pour le Rassemblement national et l’ensemble de la vie politique française. » Mais, poursuit le quotidien catholique, la décision rendue par les juges ne constitue pas un acte politique, même si elle a incontestablement des conséquences dans ce domaine. Il s’agit d’une décision fondée en droit, s’appuyant sur des textes votés il y a plusieurs années par la représentation nationale, qui n’avait sans doute pas imaginé à l’époque un tel scénario. »Alors oui, « un coup de tonnerre », lance Libération. « Marine Le Pen ne sera peut-être pas candidate en 2027. (…) Est-ce pour autant un scandale politique, comme le chœur de ses soutiens le laisse entendre ? Non. D’aucuns argumentent que la justice se serait substituée aux urnes. Mais hier les juges n’ont pas condamné l’extrême droite, et ce courant de pensée ne sera en rien empêché d’être représenté en 2027. » Les juges qui « étaient trois à statuer, rappelle Libération, et qui n’ont fait qu’appliquer la loi, respecter le droit. »La France fracturée en deux campsAutre analyse pour Le Figaro, qui estime que la France est « désormais fracturée en deux camps radicalisés : côté gauche, ceux qui, au nom de la séparation des pouvoirs, voudraient que la justice impose au clair-obscur politique la transparence de la vertu. Pour empêcher l’illibéralisme, tous les moyens sont bons, même les réductions de liberté. C’est le parti de la balance. Côté droit, poursuit Le Figaro, les tenants de la souveraineté populaire, qui considèrent qu’une caste s’est emparée du trésor démocratique et qu’elle dépossède les électeurs de leur premier pouvoir : le vote. Pour reprendre le contrôle, ils sont prêts à tout bazarder, même la séparation des pouvoirs. C’est le parti de l’urne. »Et attention, prévient le quotidien de droite : « les millions de Français qui se vivent comme des citoyens de second rang brandissent déjà cette décision comme preuve supplémentaire de leur humiliation. La vexation élitaire, qu’elle soit médiatique, culturelle ou judiciaire, est l’engrais le plus efficace pour faire pousser l’insurrection civique. »Sur les traces de Trump ?Les réactions ne manquent pas non plus dans la presse internationale…Pour le Times à Londres, « exclure Marine Le Pen de l’élection présidentielle ne fera qu’attiser les tensions. »Non, rétorque le Guardian, « la justice française a choisi le courage plutôt que la reddition. La loi était claire, et le tribunal l’était aussi dans sa condamnation : pas de traitement de faveur pour Marine Le Pen. » C’est une « une démonstration de la force de l’État de droit », renchérit Le Soir à Bruxelles.Attention danger de trumpisation… pointe pour sa part Le Temps à Genève : les débats qui ont précédé et suivi ce procès illustrent « la méfiance vis-à-vis de la justice et l’instrumentalisation de cette méfiance par des élus souvent grands avocats de la fermeté par ailleurs. (…) L’exemple le plus criant de ce travers est évidemment Donald Trump, relève le quotidien suisse, qui, depuis de nombreuses années, ne cesse de saper l’autorité de la justice américaine. Et désormais au pouvoir, il va jusqu’à se venger en faisant payer les magistrats. »En effet, « il n’y a plus de lignes rouges », déplore le Washington Post. « Dans la lignée de Trump, Mme Le Pen et ses partisans dénoncent une instrumentalisation de la justice, une chasse aux sorcières. » Tout comme Trump, « elle est désormais une criminelle condamnée dont le pouvoir politique ne doit pas être sous-estimé. »
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  • À la Une: Donald Trump sur le sentier de la guerre… commerciale
    2025/03/31
    « Le “Big One“, pointe El Pais à Madrid, c’est le terme utilisé pour décrire un tremblement de terre catastrophique qui pourrait se produire en Californie. Le “Big One“, c’est également le nom que Donald Trump a donné à la série de taxes à l’importation qu’il prévoit d’imposer après-demain mercredi ».Et en effet, soupire le quotidien espagnol,« la plus grande salve de la guerre commerciale déclarée par le président américain contre le monde entier sera un séisme pour l’économie mondiale d’une ampleur inconnue et aux conséquences imprévisibles. Le monde entier attend avec impatience l’étape d’après-demain, à commencer par les principaux partenaires commerciaux des États-Unis, notamment l’Union européenne, le Mexique, le Canada, la Chine, le Japon, l’Inde et la Corée du Sud ».Et attention prédit El Pais, « ce nouveau scénario, avec les représailles plus que probables des pays touchés, va entraver la croissance économique, alimenter l’inflation, et menace également d’accroître les tensions géopolitiques ».Jusqu’à 20% de taxes…« L’équipe Trump envisage des droits de douane plus importants et plus élevés », annonce le Wall Street Journal. « Ces derniers jours, précise le quotidien économique américain, le président a poussé son équipe à être plus agressive, l’encourageant à concevoir des plans qui appliqueraient des taux de droits de douane plus élevés à un plus grand nombre de pays. Hier soir, Donald Trump a renforcé ce discours en déclarant qu’il viserait “essentiellement tous“ les partenaires commerciaux des États-Unis. Les modalités exactes de cette mesure ne sont pas encore claires. Ces derniers jours, précise le Wall Street Journal, des conseillers ont envisagé d’imposer des droits de douane mondiaux allant jusqu’à 20 %, qui frapperaient, donc, pratiquement tous les partenaires commerciaux des États-Unis ».Les démocrates sans voix…Bientôt trois mois que Donald Trump chamboule l’économie mondiale mais aussi la géopolitique et les institutions de son pays. Et pendant ce temps, l’opposition démocrate reste bien silencieuse…Pour le New York Times, il faut que « les démocrates continuent de dénoncer le comportement autoritaire de Donald Trump - ses brimades à l’encontre des chefs militaires, des juges, des cabinets d’avocats, des universités et des médias ; son mépris pour le Congrès ; ses tentatives d’étouffer la parole ; sa trop grande tolérance à l’égard de secrétaires d’État incompétents. (…) Le silence des démocrates sur ces questions ne ferait qu’encourager la timidité d’autres secteurs de la société. Pour regagner la confiance des électeurs, les démocrates devraient prendre au moins trois mesures, estime le New York Times. Tout d’abord, ils devraient admettre que leur parti a mal géré l’âge et l’état de santé de Joe Biden. Les principaux cadres du parti avaient insisté sur le fait qu’il avait les capacités mentales nécessaires pour un second mandat, alors que la plupart des Américains pensaient le contraire. (…) Deuxièmement, les démocrates devraient reconnaître que le parti est allé trop loin sur certaines questions sociales, comme la décriminalisation de la frontière ou la chirurgie de transition de genre financée par le gouvernement. (…) Enfin, relève encore le quotidien new-yorkais, le parti démocrate doit proposer de nouvelles idées. L’un des avantages d’être écarté du pouvoir est qu’il donne le temps de développer des idées et de voir lesquelles résonnent ».Se réinventer…En attendant, c’est « la grande déprime des démocrates », s’exclame Le Figaro à Paris. Le Figaro qui constate la popularité croissante de la tournée du duo Bernie Sanders, 83 ans et Alexandria Ocasio-Cortez, 35 ans, qui incarnent le passé et la jeunesse du parti démocrate. « La popularité du vieux sénateur et de la jeune élue de New-York se nourrit du profond désarroi de l’électorat démocrate, pointe le journal. Beaucoup de gens venus les écouter se disent préoccupés par le silence de leurs dirigeants face à un Donald Trump qui renverse impunément les normes et les règles. (…) Au sentiment d’impuissance s’ajoutent les doutes des démocrates à l’égard d’une génération qui a mené leur parti à la défaite ».Le parti démocrate doit donc se réinventer. D’ailleurs, constate encore Le Figaro, « une nouvelle génération d’élus appelle à se recentrer sur les préoccupations des électeurs, y compris dans des régions rurales, quasiment abandonnées au Parti républicain. Les Town Halls, ce système typiquement américain où les élus répondent aux questions de la population locale, se sont récemment multipliés ». Exemple : « dans le Colorado, le représentant démocrate Jason Crow, ancien soldat, attire une audience nombreuse. Issu d’un ...
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  • À la Une: le tremblement de terre en Birmanie et en Thaïlande
    2025/03/29

    Les photos d’immeubles, effondrés dans un nuage de poussière sont à la Une de très nombreux journaux. « Un violent séisme frappe la Birmanie : selon les experts, il pourrait y avoir plusieurs dizaines de milliers de morts », annonce le New York Times, alors que le Guardian, à Londres, a recueilli le témoignage d’un habitant de Mandalay, qui raconte : « un hôpital s’est effondré sous mes yeux, comme une gaufrette qui s’effrite, dans un gros nuage de poussière, comme dans les films ». Le principal journal thaïlandais, le Thai Rath souligne que « la Chine et la Russie sont unies pour envoyer de l’aide à la Birmanie ». À Pékin, le Global Times, publie la photo de secouristes, casqués et en combinaison rouge, « la première équipe de secours internationale à arriver en Birmanie », selon le journal.

    La presse russe se fait aussi l’écho de la catastrophe : le quotidien Moskovski Komsomolets a interrogé un expatrié russe vivant en Birmanie, selon lequel « les moines bouddhistes interprèteront la destruction des temples comme un signe » « Les moines favorables au gouvernement diront que c’est un signe pour mettre fin à la guerre civile et entamer des négociations », estime cet expatrié qui ajoute : « l’opposition et les moines qui la soutiennent diront que c’est une punition pour le gouvernement ».

    Le renoncement du berger

    À la Une également, le reportage du journal israélien Haaretz sur un berger palestinien. Le quotidien d’opposition raconte « qu’après des années de harcèlement violent de la part des colons et des troupes israéliennes », un berger palestinien de Cisjordanie « a abandonné. Il a décidé de laisser, aux colons, les pâturages auxquels il était habitué, sur les pentes des collines voisines ». Ce berger s’appelle Bani Maniya. « Il y a deux semaines » poursuit Haaretz, « les colons lui ont volé 47 moutons et la police n’a rien fait pour lui restituer son précieux bien. Après des années passées dans la vallée du Jourdain, il a abandonné son métier de berger – son univers et sa source de revenus – et sa vie au grand air. Aujourd’hui, sa famille vit dans un appartement dans la ville d’Akraba, et ses moutons, dans un enclos ». Haaretz fustige « l’aide scandaleuse de l’armée et l’impuissance tout aussi scandaleuse de la police », qui ont permis aux colons « de triompher une nouvelle fois par la violence, dans cette vallée du Jourdain, une région sans loi ».

    Brûlée vive

    En France, à présent, un procès pour féminicide qui fera date. C'est le procès du mari de Chahinez Daoud, « brûlée vive devant chez elle (…) par son mari violent et paranoïaque, qui voulait la punir d’un amant imaginaire. Il a été condamné hier à la réclusion criminelle à perpétuité », explique le Parisien. À l’audience, l’homme a assuré « regretter » son geste, « je l’aimais », a-t-il déclaré, « sans s’excuser ». Ce procès a aussi mis à jour, les manquements de la police. Chahinez avait de nombreuses fois signalé les violences et le harcèlement dont elle était victime. « Un mois et demi avant sa mort, elle avait déposé une nouvelle plainte contre celui qu’elle cherchait à quitter. Plainte mal enregistrée par un policier qui venait lui-même d’être condamné pour violences conjugales », précise le Parisien qui conclut : « L’enquête administrative a pointé ultérieurement une série de défaillances ».

    Les Jeux du dopage

    Enfin, une question : verra-t-on bientôt des compétitions sportives où le dopage est autorisé et même encouragé ? C’est Die Welt qui met le sujet à l’ordre du jour. « Grâce à Donald Trump et à deux investisseurs d’origine allemande », « l’idée d’un méga événement sportif où le dopage est explicitement autorisé » fait son chemin. « Les participants voudront « battre des records du monde et gagner des millions ». En quelque sorte, « les jeux du dopage », ironise le quotidien allemand. « Les premiers Jeux olympiques sous stéroïdes », précise Die Welt, « pourraient avoir lieu dès l’année prochaine aux États-Unis ».

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  • À la Une: l’industrie automobile crispée par les droits de douane décidés par Donald Trump
    2025/03/28

    Pour le Président américain, « tariffs » (qui signifie « droits de douane », en anglais) doit surement être l’un des « plus beau mot de la langue de Shakespeare » ironise Le Soir, à Bruxelles. Depuis son retour à la Maison Blanche c’est à « un éléphant dans un magasin de porcelaine » que le monde a à faire. Pour le quotidien : les 25% de droits de douane sur les voitures importées aux États-Unis qu’il a décrété mercredi, c’est sa façon de « mettre ses rivaux à genoux ».

    Son objectif : rapatrier la production automobile aux États-Unis alors que, en 2024, près de la moitié des voitures vendues dans le pays étaient importées. Et cette manière de vouloir « torpiller les règles du commerce international » aurait dû être davantage réfléchie, selon Libération, en France, qui se demande si : « Donald Trump n’était pas concentré sur sa partie de golf le jour où ses principaux conseillers étudiaient les avantages et inconvénients de la mesure », car une voiture aujourd’hui, « comme un avion », est produite à plusieurs endroits du monde.

    Et que ce sont surtout les entreprises d’approvisionnement qui risquent le plus d’en souffrir, estime La Republicca, en Italie. Difficile d’imaginer une « Ferrari ou une Lamborghini » made in USA. Pourtant, la menace des droits de douane a bien refroidi l’écurie : « la marque de voitures au cheval cabré, rappelle le quotidien italien, c’est 30 000 véhicules vendus aux États-Unis l’année dernière ». Elle a donc choisi d’augmenté ses prix catalogue de 10%.

    Ekrem Imamoglu raconte son arrestation depuis la prison, au New York Times

    « Tôt le matin du 19 mars, des dizaines de policiers armés se sont présentés à ma porte avec un ordre de détention. La scène ressemblait à la capture d'un terroriste, et non à celle du maire élu d'Istanbul », voilà le début d’une longue lettre adressée au New York Times par Ekrem Imamoglu ce vendredi. Le récit de son arrestation « spectaculaire, mais guère inattendue », quatre jours avant que « le Parti républicain du peuple, n'organise une primaire pour la prochaine course à la présidence ». Il raconte, à travers son cas (pas si particulier), la « lente érosion de la démocratie » : une « nouvelle étape dans le glissement vers l'autoritarisme et l'arbitraire », estime-t-il. « D’Un pays qui risque sérieusement de franchir le point de non-retour ».

    Il revient, ému, sur la mobilisation quasi immédiate de la société civile turque et des « dirigeants sociaux-démocrates » de Turquie et d’ailleurs. Mais quid des « gouvernements centraux du monde entier ? Leur silence est assourdissant ». déplore-t-il. Une alerte lancée au monde entier : « la démocratie, l'État de droit et les libertés fondamentales ne peuvent survivre en silence » s’exclame l’opposant turc, « ni être sacrifiés pour des raisons de commodité diplomatique ».

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  • À la Une: «la coalition des volontaires», l'initiative franco-britannique en soutien à l'Ukraine
    2025/03/27
    « La “coalition des volontaires“, pointe Le Monde à Paris, c’est le nom de l’initiative franco-britannique qui doit réunir, aujourd’hui, une trentaine de pays alliés prêts à aider davantage l’Ukraine et à sécuriser un éventuel cessez-le-feu entre Kiev et Moscou, alors que l’administration Trump a engagé de laborieuses négociations avec la Russie, sans les Européens ».Le quotidien ukrainien Kyiv Independent s’interroge : « l’Europe, et la France en tant que l’un de ses leaders, peuvent-elles maintenir Kiev à flot alors que les États-Unis se retirent ? (…) À l’heure actuelle, les efforts diplomatiques déployés par Emmanuel Macron n’ont pas encore porté leurs fruits, le continent n’étant pas en mesure d'élaborer un plan concret sur le réarmement, les forces de maintien de la paix en Ukraine et une position unifiée à l’égard des États-Unis, de plus en plus agressifs. (…) Pour tenir les nombreuses promesses faites à l’Ukraine et à d’autres États européens et révolutionner la défense européenne avant les élections présidentielles françaises de 2027, Emmanuel Macron devra mobiliser encore les volontés et trouver plus de financement ».Incertitude…Le New York Times renchérit : « on ne sait toujours pas qui est prêt à faire quoi dans cette coalition, surtout à un moment où la faible croissance et la dette élevée compliquent l’équation pour les pays européens qui essaient de dépenser plus pour leurs armées. Le plus grand point d’interrogation est l’idée d’une éventuelle “force de réassurance“, constituée de troupes européennes qui seraient stationnées en Ukraine une fois le conflit terminé, afin d’empêcher la Russie de répéter son invasion de 2022. La Grande-Bretagne et la France ont lancé l’idée, mais jusqu’à présent, aucun autre pays n’a annoncé vouloir engager de troupes dans une telle force, qui reste largement à définir, donc, et que la Russie a qualifiée d’“inacceptable“ ».Exemple de cette incertitude : en Espagne, le Parlement traine des pieds pour augmenter les dépenses en matière de défense. Ce que déplore El Pais à Madrid : « avec une guerre aux portes de l’Europe qui dure déjà depuis trois ans, la menace expansionniste de la Russie d’envahir l’Ukraine et le virage anti-européen de la Maison Blanche, (…) il faut parvenir à des accords entre les partis. Nous avons besoin de clarté dans l’incertitude et d’une classe politique entière à la hauteur du défi ».La sécurité ou l’honneur ?Pour le Times à Londres, « l’Europe est dans une situation difficile », avec « un accord de paix bâclé » voulu par les États-Unis… Le Times qui lance cet avertissement : « nous, Européens – Britanniques, Ukrainiens et tous les autres – sommes désormais tous dans le même bateau, mal équipés et mal approvisionnés, ballottés entre Washington et Moscou. Les vœux pieux l’emportent souvent sur le réalisme, mais à mesure que la prise de conscience de notre situation critique se fait jour, la révolte se profile. Confrontés au choix entre un rapprochement lucratif avec la Russie, mené par les États-Unis, et la confrontation périlleuse qu’implique le maintien de la loyauté envers l’Ukraine, de nombreux pays pourraient privilégier la sécurité à l’honneur. À long terme, soupire le Times, ils perdront les deux ».« L’Europe doit être prête à faire la guerre »Enfin, dans une tribune publiée par Die Welt à Berlin, l’ancien champion du monde d’échec et opposant notoire à Poutine, Gary Kasparov estime que « l’Europe doit être prête à faire la guerre ».Kasparov formule plusieurs exigences en direction des chefs d’État européens : « former un bloc de défense européen totalement indépendant – une Otan parallèle qui pourrait fonctionner sans le leadership mondial des États-Unis », « exclure immédiatement la Hongrie du droit de vote et de l’aide financière de l’Union européenne », « mettre fin à l’exportation de pétrole russe via des flottes fantômes », ou encore « introduire la conscription pour le recrutement militaire ».
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  • À la Une: à quand un vrai cessez-le-feu en Ukraine?
    2025/03/26
    « Après deux jours de discussions en Arabie saoudite sous l’égide des États-Unis, pointe Le Monde à Paris, l’Ukraine et la Russie ont accepté un cessez-le-feu maritime… que le Kremlin a aussitôt conditionné à la levée de certaines sanctions occidentales. (…) On est loin, soupire le journal, du cessez-le-feu total de 30 jours voulu par le président américain Donald Trump. » Et on est encore plus loin d’un accord global de paix.Pour l’instant, les Russes sont gagnants. En effet, poursuit Le Monde, « aux yeux de Moscou, les accords sur la mer Noire ont un double avantage : donner un gage de bonne volonté à Donald Trump, mais surtout jouer la montre pour mieux profiter de son avantage sur le front. »Pour les Ukrainiens, rien ne changeQui plus est, relève Le Soir à Bruxelles, « hormis l’effet d’annonce, rien n’est fait. Les contours des accords et le calendrier de mise en œuvre n’ont pas été précisés. Rien ne permet de garantir aujourd’hui que la trêve entrera réellement en vigueur ni quand. (…) Pour les Ukrainiens, cette trêve en mer Noire ne change pas grand-chose puisqu’ils avaient réussi à ouvrir un corridor d’exportations de céréales vers le Bosphore après la fin de l’accord céréalier. Et la relance de cet accord n’était pas une demande de Kiev. “C’est un affaiblissement des sanctions“, a d’ailleurs regretté Volodymyr Zelensky. »Bref, conclut Le Soir, « point de cessez-le-feu à l’horizon et les Russes continuent d’envoyer des missiles et des drones sur l’Ukraine, faisant chaque jour de nouvelles victimes. Trump espère sans doute toujours imposer un véritable cessez-le-feu, mais il ne semble pas avoir compris que Poutine avait d’autres intérêts qu’un arrêt de la guerre. »Pour les Russes, c’est une victoireLe Times à Londres renchérit : « l’accord de cessez-le-feu en mer Noire est une victoire pour [le président russe Vladimir] Poutine. (…) Il aura un impact limité sur la guerre et il avantage Moscou sans que Kiev n’obtienne la moindre concession. L’annonce d’un cessez-le-feu maritime et d’une éventuelle interdiction des frappes sur les installations énergétiques profitera bien plus à la Russie qu’à l’Ukraine. »En fait, insiste le Guardian, toujours à Londres, « cet accord offre concession sur concession au Kremlin, et on se demande si la Russie a donné quoi que ce soit pour obtenir sa première offre d'allègement des sanctions depuis le début de la guerre. »Résultat, poursuit le quotidien britannique, « on s’interroge de plus en plus sur la capacité des États-Unis à jouer un rôle de médiateur dans un conflit où ils semblent clairement sympathiser avec le Kremlin. »Les hauts responsables américains de la Défense seraient « une bande d’amateurs clownesques »À la Une également, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth et le conseiller à la Défense, Mike Waltz sur la sellette. Ce sont les suites de l’affaire révélée par le site d’information The Atlantic à propos des failles de sécurité de l’administration américaine. Des discussions ultra-secrètes auxquelles a été convié un journaliste.Le Washington Post ne mâche pas ses mots : « les États-Unis sont dirigés par une bande d’amateurs clownesques. (…) Mais nous ne sommes pas tellement surpris que notre sécurité nationale ait été compromise par le chaos et la négligence, car tout le reste est à l’encan : la nouvelle administration se soustrait aux ordonnances des tribunaux et menace de destituer des juges. Trump laisse l’homme le plus riche du monde se déchaîner au sein du gouvernement fédéral, sabrant dans les agences de l’État, sans se soucier des conséquences pour des millions d’Américains. Il se fait des ennemis de ses amis. Il s’acoquine avec [Vladimir] Poutine. Il aggrave l’inflation. Et il déclenche des guerres commerciales avec ses alliés dans le monde entier. »Le New York Times n’est pas en reste. Le quotidien parle de « débâcle », de « négligence », d’« imprudence » : « la seule façon de gérer une telle faille de sécurité est de suspendre immédiatement Pete Hegseth de ses fonctions, en attendant l’ouverture d’une enquête. Et même chose pour le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz (…) ».Enfin, dans les discussions révélées par The Atlantic, les officiels américains s’en prennent aux Européens qualifiés de « parasites ridicules » et accusés d’inaction face aux attaques des Houthis en mer Rouge. Certes, ces hauts responsables américains sont des « rustres », s’exclame le Süddeutsche Zeitung à Munich, mais ils n’ont pas complétement tort quand ils affirment que les Européens devraient en faire plus en mer Rouge, estime le journal.
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