エピソード

  • À la Une: la visite du président chinois Xi Jinping à Washington
    2026/09/25
    La visite de Xi Jinping à Washington fait la Une de la presse américaine. « À la Maison-Blanche, le dictateur chinois est le bienvenu. Les médias américains beaucoup moins », titre ironiquement le New York Times, qui explique : « L’affrontement autour de l’interdiction partielle des médias décrétée par le président Trump s’est déroulé alors qu’il accueillait le président Xi Jinping, dont le gouvernement est considéré comme l’un des plus répressifs du monde. » « Pour Trump et Xi, une journée de cérémonie et de priorités concurrentes », titre de son côté le Washington Post, selon lequel « dans un climat de faste et de symbolisme (…), les deux dirigeants ont tenté de projeter une image de concorde malgré de profondes divergences ». Guère plus enthousiaste, le Wall Street Journal estime que « l’accueil fastueux » et notamment « le dîner d’État » ne changent rien sur le fond : « Une journée de gestes symboliques n’apporte que peu de réponses concrètes », estime le quotidien américain. À lire aussiSommet Donald Trump-Xi Jinping: beaucoup d'apparence, peu de substance Discours officiel La visite de Xi Jinping à Washington est également à la Une de la presse chinoise. Le China Daily rapporte ainsi que « Xi Jinping a déclaré que des points de vue communs avaient été atteints sur de nombreuses questions lors de sa visite, donnant ainsi une nouvelle dimension à la relation sino-américaine constructive de stabilité stratégique… » Pas question pour la presse chinoise de s’écarter du discours officiel : « Rappelant qu’en mai dernier, messieurs Xi et Trump s’étaient engagés à construire une relation sino-américaine constructive et stratégique, explique de son côté le Global Times, M. Xi a affirmé que cette nouvelle vision reflète la réalité des relations bilatérales, incarne les aspirations pour l’avenir et constitue une étape importante vers une entente harmonieuse. » Un peu plus éloigné de la ligne officielle, le South China Morning Post estime, lui, que Xi et Trump « ont minimisé leur rivalité actuelle lors d’un dîner ». Le président chinois, ajoute le quotidien de langue anglaise basé à Hong Kong, « a déclaré que les deux pays, enlisés dans une longue guerre commerciale, étaient parvenus à un "nouvel accord commercial conjoint" ». À lire aussiÀ Washington, Xi Jinping prône la «coexistence pacifique» avec les États-Unis Un pape très attendu La visite du pape en France est saluée par une presse française enthousiaste… Un mot revient de nombreuses fois dans les titres de la presse française ce matin… « Historique »… « Léon XIV, une visite historique en France », titre Le Figaro. « Le successeur de François, qui voit notre pays comme une priorité pour l’Église, est très attendu », explique le quotidien conservateur : « Un million de personnes se sont inscrites à Paris, Lourdes et Metz pour l’accueillir et l’écouter. » « Bienvenue ! » s’exclame La Croix, le journal catholique estime que « Léon XIV entame une visite apostolique de quatre jours en France, qui s’annonce historique »… Le Parisien, de son côté, n’hésite pas à titrer : « Origines, discours en français, diplomatie : Léon XIV, une vie entière "infusée par la France" ». Le Parisien explique ainsi que « le pape a pris des cours de français, cet été, à Castel Gandolfo, la demeure située à une heure de route du Vatican, où les papes prennent leurs congés ». « La venue de Léon XIV aura des airs de retour au bercail », estime encore Le Parisien, « Suzanne, sa grand-mère maternelle, est née en Normandie en 1894 (…) et si l’on tire le fil généalogique un peu plus loin, cinq générations au-dessus de lui, on trouve un vigneron de Cuqueron, dans le Béarn (dans le sud-ouest de la France) ! » Enfin, Libération salue « un Américain idéaliste qui croit aux vertus de la diplomatie et du dialogue multilatéral ». « Catholique ou pas, ajoute le quotidien de gauche, on peut prendre un instant pour écouter ce qu’il a à dire. » À lire aussiLe programme complet de la visite du pape Léon XIV en France
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  • À la Une: enthousiasme pour la visite du pape Léon XIV en France
    2026/09/26
    La photo du pape est en Une du Figaro, souriant et saluant la foule depuis sa « papamobile » avec ce titre : « La liesse et la ferveur ». « La foule massée dans les rues de Paris et les 80 000 jeunes présents à la veillée de prière au stade de France ont réservé un accueil mémorable au pape », écrit Le Figaro. Autre photo en Une du Parisien : Léon XIV devant la cathédrale Notre-Dame, là encore il salue la foule. Le journal titre « Léon le Parisien ». « Dans les rues de la capitale, à Notre-Dame… au Stade de France, explique le quotidien, plusieurs centaines de milliers de personnes, venues du coin de la rue ou du bout du monde, ont acclamé le souverain pontife, avant la messe géante prévue ce samedi à la Concorde. » La Croix, de son côté, analyse les déclarations du pape. « D’aucuns le jugeaient prudent, on le découvre direct, remarque le quotidien catholique. Dès sa première étape, à l'Élysée, il a mis sur la table non pas un, deux, trois, mais tous les sujets politiques sensibles. Fin de vie, laïcité, arme atomique, enseignement catholique, diversité religieuse, racines chrétiennes, procréation médicalement assistée. » « Ces positions, ajoute La Croix, il les martèle partout, à temps et à contretemps. » Dans l'œil du cyclone La polémique est toujours aussi forte autour de Thélyson Orélien, du nom de cet auteur canado-haïtien, accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour écrire son livre C’était ça ou mourir, phénomène de la rentrée littéraire en France. Accusations que l’auteur rejette, soutenu par des écrivains de renom comme Yasmina Khadra ou Virginie Despentes, qui ne doutent pas de l’authenticité de ce livre consacré à l’exil. Cela n’a pas empêché l’académie Goncourt de retirer, hier, Thélyson Orélien de la liste de son prestigieux prix après, il est vrai, des accusations de plagiat datant d’il y a plus de dix ans et qui ne sont guère contestables. Le débat autour de l’auteur canado-haïtien reste vif, donc... À Montréal, le journal Le Devoir a interrogé une podcasteuse, Léa Bory, qui (nous dit-on) « travaille depuis dix ans dans l’analyse des réseaux sociaux » et qui affirme avoir tout de suite su que l’intelligence artificielle avait été utilisée pour écrire le livre. Elle cite notamment « le rythme ternaire », « les répétitions de tournures de phrases », « l’usage constant de la comparaison ». Mais dans le même journal, Le Devoir, certains chroniqueurs prennent la défense de Thélyson Orélien. C’est le cas d’Emilie Nicolas, qui déclare : « J’espère que Thélyson Orélien prend soin de lui (…) j’espère qu’il sait qu’il est un paratonnerre pour les foudres de l’époque. Un canevas sur lequel tout un chacun projette ses craintes comme ses espoirs, ses colères et ses angoisses… » Des mains qui parlent C'est une manière originale d’analyser la rencontre de Donald Trump et Xi Jinping à Washington… C’est le South China Morning Post qui s’est lancé dans une analyse « du langage corporel des présidents américain et chinois, avec leurs épouses ». Le quotidien de langue anglaise basé à Hong Kong note tout d’abord que, lors de leur visite au Musée des archives nationales, « le couple chinois se tenait la main en montant les marches », le président chinois et son épouse « marchant côte à côte, parfaitement synchronisés », remarque Patti Wood, « experte en langage corporel », citée par le journal. Cette même experte ajoute « que cela témoigne de la qualité de leur relation. Dans cette culture, dit-elle, se tenir la main n’est pas toujours chose courante, c’est donc magnifique, particulièrement beau ». À l’inverse, Patti Wood souligne que le président américain et son épouse « étaient plus éloignés l’un de l’autre », comme s’ils étaient « déphasés ». « Leur démarche, explique l’experte, est désynchronisée et leurs postures semblent rigides au lieu d’être fluides. » Un « décalage » signe de « tension » selon elle. Toutefois, souligne le South China Morning Post, lorsque les deux couples sont sortis du Musée des archives nationales, les Trump ont également commencé à se tenir la main. Rien d'exceptionnel finalement… À écouter aussiSommet Donald Trump-Xi Jinping : beaucoup d'apparence, peu de substance
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  • À la Une: quand trouver un logement devient un parcours du combattant
    2026/09/28
    Paris, Bruxelles, Berlin et aussi Madrid… Dans les grandes capitales européennes, c’est le même constat, les prix de l’immobilier flambent et il devient de plus en plus difficile de trouver un logement abordable. Qu’il soit à louer ou à acheter. Et la spéculation va bon train… « L’expulsion de Maricarmen Abascal, 87 ans, mercredi dernier, n’en finit pas d’agiter l’Espagne, relève Libération à Paris. Les images de cette femme handicapée, extraite, sur une civière, de l’appartement où elle vivait depuis 1955, dans le centre de Madrid, en exécution d’une décision de justice, ont eu un énorme impact dans l’opinion publique. La vieille dame a donné un visage à un fléau dont souffrent de nombreuses villes : les ravages de la spéculation immobilière qui cherche à transformer des quartiers jadis populaires en secteurs huppés. La mobilisation pour garantir une protection légale aux locataires vulnérables a pris un tour spectaculaire samedi. » Un décret « Maricarmen » ? En effet, précise El Pais à Madrid, « la colère qui monte en Espagne depuis des années face à la crise du logement, notamment chez les jeunes, a déferlé sur Madrid. Des milliers d’entre eux, témoins de l’expulsion de cette octogénaire par une société d’investissement la semaine dernière, ont défilé dans les rues du centre-ville, et beaucoup ont ensuite installé leurs tentes à la Puerta del Sol. Les protestataires demandent au président Pedro Sánchez et à ses partenaires de mettre de côté leurs divergences et d’approuver demain mardi au Congrès ce qu’ils appellent déjà le “décret Maricarmen“, avec enfin, des réformes. » Mais il ne faut pas s’attendre à des miracles, prévient El Pais : « l’effet Maricarmen semble nous avoir tous incités à agir. C’est comme si l’effet papillon avait instantanément déclenché un ouragan. La bonne nouvelle, c’est qu’il nous a sortis des mesquines querelles partisanes. Il est impossible de rester insensible à cette tragédie humaine. La mauvaise nouvelle, tempère le quotidien espagnol, c’est que cette indignation pourrait se traduire par une rhétorique démagogique qui ignore la complexité du problème et finit par confondre l’urgence de trouver des solutions rapides aux expulsions et aux problèmes immédiats des zones à forte tension avec les exigences de la création d’un cadre réglementaire durable et efficace. » Bref, une éventuelle réforme du logement prendra du temps, beaucoup de temps… D’autant que les différents partis politiques espagnols ne sont pas vraiment sur la même longueur d’ondes en la matière. Le quotidien espagnol El Mundo, d’inspiration libérale, dénonce ce qu’il appelle « la supercherie narrative de Maricarmen, recréée par la ploutocratie Sánchez, une supercherie qui démontre, poursuit-il, l’importance du contrôle des médias par la gauche. » « Des parents qui pleurent… » Le problème du logement est donc récurrent en Europe… et notamment en France. « Le cauchemar des Français à la recherche d’un logement à louer », titre Le Figaro. « Sur le marché locatif, où le manque d’offres est déjà criant tout au long de l’année, les demandes affluent en cette rentrée, constate le journal, avec les étudiants et les jeunes actifs qui cherchent à s’installer. “On voit des parents qui pleurent“. À Lille, comme dans d’autres villes étudiantes, le mois de septembre met les candidats à la location, et leurs parents, à rude épreuve. “Ils sont inquiets, parfois à bout de nerfs. Ils ne s’attendaient pas à ce que ça soit aussi difficile de trouver un logement pour leurs enfants“, s’alarme ce professionnel lillois. Un peu partout en France, le scénario se répète, martèle Le Figaro. “J’ai envoyé une soixantaine de candidatures à Paris… Pour seulement deux visites qui n’ont rien donné, déplore Antonin, étudiant en communication. Et je ne compte plus les storys sur Instagram d’amis qui disent chercher un appartement“. » Comment est-on arrivé là ? Réponse du Figaro : « la demande en location a explosé ces dernières années. Tout d’abord, le nombre d’étudiants atteint près de 3 millions aujourd’hui. C’est 500 000 de plus qu’il y a dix ans. Parallèlement, le phénomène de décohabitation - augmentation des divorces, ruptures de pacs, extension du célibat… - augmente chaque année mécaniquement le besoin en locations. L’allongement de la durée de vie y contribue aussi. Un cocktail explosif. »
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  • À la Une: la grève des fonctionnaires en France
    2026/09/29
    « Delphine a 55 ans, dont 23 passés au sein de l’Éducation nationale, relate Le Monde à Paris. D’abord contractuelle durant une dizaine d’années après sa reconversion, elle est devenue enseignante titulaire en lycée professionnel en 2014. Son salaire actuel : 2350 euros net par mois, primes comprises. "Pour avoir plus, il faudrait que je fasse des heures supplémentaires, mais je ne peux pas", explique cette mère célibataire qui habite un logement social, qui a remisé la voiture au garage depuis la récente flambée des prix des carburants et qui ne part pas en vacances. "J’ai un bac +5, je suis cadre A de la fonction publique, mais je ne suis pas du tout rémunérée à la hauteur de ce statut", dénonce Delphine. Ce mardi, jour de mobilisation dans la fonction publique, elle assurera ses cours car elle ne "peut pas se permettre de perdre une journée de salaire". Mais elle "soutient à 100 %" l’appel à la grève lancé par l’intersyndicale de la fonction publique (…) ». Paupérisation constante… « À la veille de la présentation du budget 2027, constate Le Figaro, les fonctionnaires réclament (en effet) de meilleures conditions de rémunération, rejetant les coupes budgétaires envisagées par le gouvernement, notamment le gel du point d’indice. Écoles, transports, hôpitaux… Dans plusieurs corps de métier, la colère gronde ». Libération précise les raisons de cette colère : « la perte de pouvoir d’achat ces dernières années des fonctionnaires, notamment à cause du gel du point d’indice, est au cœur du ras-le-bol qui mine la fonction publique. Et la mobilisation de ce mardi sera un indicateur intéressant de l’humeur sociale au-delà des fonctionnaires, qui, ce fut le cas dans le passé, peuvent être des ambassadeurs d’un malaise au-delà de leurs rangs, ou porter par procuration des revendications partagées par certains salariés du privé. Une journée test donc pour le gouvernement, pointe Libération, à quelques jours de la présentation d’un budget où la fonction publique ne sera pas à la fête – même si certains secteurs échapperont aux coupes ». Fairford : un simple vol de diesel plutôt qu'un attentat ? À la Une également, le projet d’attentat présumé contre la base aérienne de Fairford, en Angleterre. L’affaire retombe comme un soufflé… Le Guardian à Londres est plutôt dubitatif : « les enquêteurs sont peut-être encore loin de déterminer exactement ce qui a conduit cinq hommes et leurs trois camionnettes aux abords de la base, avant-hier, dimanche à l’aube – mais le fait qu’ils aient tous été libérés sous caution hier sans inculpation immédiate suggère qu’ils ne sont pas considérés comme une menace sérieuse et violente ». En fait, pointe le quotidien britannique, « rien n’a été découvert qui aurait pu inciter la police à poursuivre son enquête ». Le Times précise pour sa part qu’il semblerait que « les investigations menées par l’équipe spécialisée de déminage n’aient pas permis de détecter d’explosifs ». D’après des habitants de Fairford, interrogés par le Wall Street Journal, les cinq hommes, tous ressortissants britanniques résidant à Londres, étaient sans doute aux abords de la base militaire pour, tout simplement, tenter de voler du diesel… pratique courante en cette période de flambée des prix des carburants. Le secret de Ringo Starr : le brocoli… Enfin, à lire dans le Washington Post, ce reportage sur le retour sur scène de Ringo Starr, l’ex-batteur des Beatles. « Pourquoi Ringo Starr se produit-il encore à 86 ans ? Parce qu’il le peut », s’exclame le Post. Ringo Starr et le All-Starr Band, le supergroupe qu’il a formé il y a près de quarante ans, sont en tournée. Dix dates sont prévues. Ils étaient en concert hier à Washington, « là où les Beatles avaient donné leur premier concert aux États-Unis, il y a… 62 ans ». Ringo Starr a « tout pour plaire, constate le Post, des lunettes de soleil à monture dorée, une chemise en jean à manches longues déboutonnée sur un t-shirt noir, une barbe noire taillée et une boucle d’oreille en or ». Le secret de sa longévité ? son régime végétarien avec comme légume préféré : le brocoli…
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  • À la Une: l’armée américaine quitte l’Irak
    2026/09/30
    « Après plus de 23 ans de présence et 1700 milliards de dollars dépensés, relève le Wall Street Journal, l’Amérique met un terme à ce que les critiques ont qualifié de guerre sans fin en Irak, en fermant ce mercredi sa dernière grande base militaire ». L’Amérique qui « laisse derrière elle une nation en péril », pointe le quotidien américain. En effet, en Irak, les milices armées soutenues par l’Iran renforcent leur emprise, conséquence de « la guerre sans fin menée par les États-Unis contre l’Iran. (…) Les militants et les forces pro-iraniennes, relève le journal, ont lancé plus de 600 attaques contre des installations diplomatiques et militaires américaines en Irak au cours des deux premiers mois de la guerre contre Téhéran ». Et les menaces contre les citoyens américains présents en Irak sont constantes : « l’ambassade américaine à Bagdad envoie désormais fréquemment des alertes de sécurité à des ressortissants américains et à d’autres personnes. Environ deux alertes par semaine concernent des enlèvements. Une équipe du Wall Street Journal a d’ailleurs dû quitter Bagdad précipitamment ce mois-ci après des menaces d’enlèvement proférés par une milice chiite ». De plus, les armes prolifèrent dans le pays : « le flux d’armes légères, de drones et de roquettes en provenance d’Iran s’est intensifié cet été, relève le Wall Street Journal. Et les attaques récentes ont impliqué des missiles à plus longue portée et des drones ». Témoin, les récentes attaques de drone sur l’Arabie saoudite, tirés depuis le territoire irakien. Dans l’ombre, l’agenda iranien « En Irak, le mirage du désarmement des milices », titre Libération à Paris. « L’annonce avait fait grand bruit : au début de l’été, le tout nouveau Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, avait officialisé un calendrier censé donner le monopole des armes au gouvernement. L’occasion semblait rêvée : jusqu’alors, les factions évoluant en marge de l’État conditionnaient la remise de leur arsenal au départ des troupes étrangères présentes sur le sol irakien, effectif donc ce mercredi ». Mais, relève Libération, « sans surprise, malgré le retrait en cours, une partie des factions pro-iraniennes, regroupées au sein de la Résistance islamique en Irak, fait toujours la sourde oreille ». En fait, pointe le journal, Irak, « Ali al-Zaidi est condamné à jouer les équilibristes. Soutenu par Washington – l’homme d’affaires serait adoubé par Donald Trump –, le chef du gouvernement n’aurait, en réalité, qu’une marge de manœuvre très limitée. Alors, où se trouve le véritable centre du pouvoir irakien, et qui décide ? La réponse semble se décliner en deux temps, répond Libé : à Bagdad, tout d’abord, où le juge Faiq Zaidan, président du Conseil supérieur de la magistrature, a pris en main tous les dossiers épineux – il a d’ailleurs poussé à la nomination d’Al-Zaidi au poste de Premier ministre – ; mais également à Téhéran, où les Gardiens de la révolution continuent de peser de tout leur poids sur les groupes armés autant que sur la coalition au pouvoir ». Une femme Première ministre au Maroc… On l’évoque largement dans la revue de presse Afrique, avec la réaction des médias marocains. El Pais à Madrid publie un long article sur le parcours politique de Fatima Ezzahra El Mansouri, maire de Marrakech, ministre de l’Urbanisme et du Logement et coordinatrice de la direction collective du PAM, le Parti Authenticité et Modernité, arrivé en tête aux récentes législatives. « Une femme dirigera donc le gouvernement marocain », commente le quotidien espagnol, et qui sera notamment « chargé de la Coupe du monde 2030, responsable d’un programme d’investissement d’environ 20 milliards d’euros dans les infrastructures sportives et de transport ». Toutefois, relève le Guardian à Londres, « organiser une Coupe du monde ne suffira pas à apaiser une génération désabusée ». En effet, constate le quotidien britannique, « un an après des manifestations de masse réclamant un changement de priorités politiques, la génération Z marocaine a massivement boycotté le scrutin de la semaine dernière ». Et « il y a peu de chances, pronostique le Guardian, que le roi et son futur gouvernement accèdent aux demandes de réaffectation des ressources d’une Coupe du monde qui profitera avant tout aux grandes villes et à une élite ».
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  • À la Une: le spectaculaire sauvetage du vol 1073 de Flydubai
    2026/10/01
    « Les passagers du vol Flydubai sont rentrés chez eux sains et saufs, et c’est tout ce qui compte pour le moment. Dieu merci ! », s’exclame le Jerusalem Post. L’appareil reliait Dubaï à Tel-Aviv hier. À son bord, 174 passagers, dont 166 israéliens. « L’avion survolait l’Arabie saoudite, environ une heure avant son arrivée prévue en Israël, relate Libération à Paris, lorsqu’il a brusquement perdu de l’altitude : une descente de 4900 mètres en moins de deux minutes. Le signal de détresse de l’appareil a ensuite été activé, suivi quelques minutes plus tard d’un code signalant un possible détournement. L’avion s’est dirigé vers la Jordanie, dont il a survolé le territoire, avant de faire demi-tour vers l’Arabie saoudite et de se poser dans le nord-ouest du pays ». « Ça a commencé à chuter comme s’il y avait des turbulences, mais de façon incontrôlable. Vingt, trente secondes de chute libre vertigineuse », raconte un passager au Wall Street Journal. « Ce que ce passager ne pouvait pas voir depuis son siège au rang 20, pointe le journal, c’est la lutte acharnée qui se déroulait à l’avant de l’appareil. Peu auparavant, le copilote avait poignardé le commandant de bord, qui s’était défendu et qui avait pu ouvrir la porte du cockpit. Voyant l’agitation, un petit groupe de passagers s’est précipité à l’avant pour reprendre le contrôle de l’avion. » Bagarre dans le cockpit… Parmi ces passagers, « un dentiste, un plombier, et deux autres pilotes », rapporte le Guardian à Londres. « Le commandant de bord, Smitt Machchhar, citoyen indien, était allongé sur le sol, couvert de sang. Il a pourtant réussi à actionner le mécanisme d’ouverture de la porte du cockpit, permettant ainsi aux passagers d’entrer, de maîtriser son agresseur et de sauver les 174 passagers à bord ». Parmi les sauveteurs, donc, un plombier qui a tiré sur le manche pour redresser l’appareil ; deux pilotes de relève qui se trouvaient heureusement dans l’avion, et qui ont pris alors les commandes et qui ont pu poser l’appareil. Et un dentiste qui a donné les premiers soins au commandant de bord grièvement blessé. Commentaire du Jerusalem Post : « Aucun de ces passagers n’avait embarqué à bord de ce vol en s’attendant à se retrouver au cœur d’une lutte à mort. Pourtant, lorsque le moment fatidique est arrivé, ils ont agi. Leur courage, leur sang-froid et leur volonté de se mettre en danger pour protéger tous les autres passagers méritent un immense respect. » Attentat terroriste ? Alors qui est l’agresseur ? « Le copilote qui a poignardé le commandant de bord était de nationalité omanaise », rapporte le Washington Post, qui cite une source sécuritaire israélienne. Le Post qui précise que pourtant, « seuls les pilotes de pays entretenant des relations diplomatiques avec Israël – ce qui n’est pas le cas d’Oman – sont autorisés à faire atterrir un avion sur le territoire israélien ». Ce copilote omanais avait-il l’intention de faire chuter l’appareil et de s’écraser ? S’agit-il d’une tentative d’attentat terroriste ? « L’enquête doit déterminer précisément comment cette attaque a été possible, pointe le Jerusalem Post, si les procédures de sécurité ont failli, si des signaux d’alerte ont été ignorés et quels changements sont nécessaires pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise. » Contexte tendu… Pour sa part, Le Monde à Paris rappelle que « l’État hébreu avait connu, dans les années 1960 et 70, une série de détournements et d’attaques commises par des Palestiniens contre des avions de sa compagnie nationale, El Al, ou d’autres compagnies transportant des Israéliens. L’incident du vol du Flydubai intervient dans un contexte particulièrement tendu à la fois sur le plan sécuritaire et politique, relève le journal. Benyamin Netanyahu avait mis en garde, la veille, contre des attaques éventuelles avant les élections législatives prévues pour le 27 octobre. "Nous avons des indices selon lesquels, avant les élections, nos ennemis tenteront de nous attaquer", avait-il dévoilé dans une vidéo tournée sur une base aérienne militaire ». De ce fait, le quotidien israélien d’opposition Haaretz s’interroge : « Si Netanyahu disposait de renseignements indiquant une attaque imminente, qu’a fait son gouvernement pour l’empêcher ? S’il y avait un avertissement crédible, pourquoi Netanyahu, pourquoi le ministre de la Défense Israel Katz, pourquoi le ministre des Transports ou les responsables des services de sécurité israéliens n'ont-ils pas ordonné un renforcement des contrôles de sécurité, revu les procédures, suspendu les vols si nécessaire ou averti les Émiratis ? (…) À l’approche des élections du 27 octobre, conclut Haaretz, Netanyahu semble de plus en plus déterminé à ...
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  • À la Une: la Russie manipule des migrants pour contrer l'Europe
    2026/10/02
    « La Russie utilise des migrants comme armes contre l’Europe » : c’est le titre d’un article que publie le New York Times. Selon le quotidien américain, « cette stratégie s’inscrit dans la démarche plus vaste de la Russie visant à semer la discorde en Occident, même si elle est plus subtile que d’autres opérations récentes imputées au Kremlin ». Quelle est la situation exactement ? Selon les services de renseignement de Lettonie, « les services de renseignement russes et biélorusses facilitent un système complexe visant à faire transiter illégalement des migrants du Moyen-Orient et d’Afrique, par la frontière vers la Lettonie et d’autres pays de l’Otan et de l’Union européenne ». C’est ainsi, précise le New York Times, « que des milliers de migrants ont afflué cette année vers la Lettonie. Plus de 11 000 d’entre eux ont été refoulés, des chiffres inimaginables il y a encore quelques années dans ce pays balte de moins de deux millions d’habitants ». Concrètement, accusent des responsables lettons, « des réseaux criminels attirent des migrants en Russie et en Biélorussie via des vols commerciaux, puis les acheminent vers la frontière ». Il y a même des « vols charters », vers Moscou ou Minsk, la capitale de la Biélorussie, « les gouvernements russes et biélorusses assurant ensuite le transport des migrants vers les zones frontalières boisées avec la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et d’autres pays ». Les autorités russes démentent, ce qui n’a pas empêché la Lettonie de mobiliser, à ses frontières, l’armée et la garde nationale. Candidats à l'exil La Russie, il en est aussi question dans la presse canadienne. « De plus en plus de Russes demandent des visas au Canada », nous explique Le Devoir, car « la perspective d’une mobilisation militaire et la dégradation du climat politique attisent les appels à l’exil ». Selon le journal québécois, « pour les six premiers mois de l’année, les demandes de permis d’étude, de travail et de visa temporaire déposées par des citoyens russes s’inscrivent sur une courbe ascendante par rapport à l’année dernière ». Ainsi, « à la moitié de l’année 2026, ces demandes avaient déjà atteint 63 % du volume traité en 2025. Soit au total « 10 625 dossiers, pour les deux premiers trimestres de 2026 ». Une augmentation sensible, même si le Canada n’est pas la destination prioritaire des candidats à l’exil, explique le Devoir. Les pays privilégiés sont ceux qui semblent plus faciles d’accès comme « l’Arménie, la Serbie, l’Argentine ou encore la Géorgie ». Selon Anastasia Burakova, fondatrice d’une ONG basée en Géorgie, « les rumeurs concernant une possible nouvelle mobilisation ont multiplié par huit les demandes de renseignements relatives à l’émigration ». « Preuves du mensonge » En France, le journal en ligne Mediapart renouvelle ses accusations d’antisémitisme à l’égard de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national. « Écrits antisémites de Bardella : les preuves du mensonge », titre Mediapart, après les fortes dénégations du parti d’extrême droite, dont les responsables ont notamment parlé de « propos délirants » et de « faux grossiers ». Mediapart publie notamment des captures d’écran de messages sur Facebook, accuse Jordan Bardella « d’avoir menti à la France entière, en n’assumant pas la paternité de ses propres textes ». Libération, de son côté, juge que « face aux preuves de Mediapart, Bardella est acculé », alors que sa « stratégie de défense pâlit ». « En interne » au Rassemblement national, ajoute Libération, « certains se demandent s’il n’aurait pas mieux fallu reconnaître une erreur de jeunesse… » Ce n’est toutefois pas la voie choisie par Jordan Bardella qui a porté plainte pour diffamation, le parquet de Paris l’a confirmé hier jeudi. Une situation bien compliquée pour le Rassemblement national, à six mois de l’élection présidentielle, pour laquelle la candidate Marine Le Pen fait figure de favorite. Elle a vigoureusement défendu Jordan Bardella après les premières révélations de Mediapart. Mais Libération s’interroge : « Jusqu’où Marine Le Pen va-t-elle le soutenir ? »
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