エピソード

  • À la Une: l’Ukraine trahie
    2026/10/15
    « Certains responsables ukrainiens (et en premier lieu le président Zelensky) soupçonnent le pire, s’exclame le Wall Street Journal : que le président Trump ait ordonné à Elon Musk, propriétaire de la société qui exploite le réseau Starlink, de restreindre l’accès de l’Ukraine aux systèmes satellitaires. Ces soupçons, qui n’ont pas été confirmés, soulignent à quel point les relations entre les États-Unis et l’Ukraine se sont détériorées ces dernières semaines, alors que Trump cherchait à mettre fin à la guerre. Ces derniers jours, rappelle le quotidien américain, Trump a proposé d’acheter du carburant russe dans le cadre d’un accord lucratif sur le diesel, il a exigé la démission du président ukrainien et il a décrété un cessez-le-feu énergétique entre la Russie et l’Ukraine, cessez-le-feu que Moscou a presque immédiatement violé. Résultat, pointe le Wall Street Journal : une Ukraine furieuse, les alliés de l’Amérique ébranlés et une fracture grandissante au sein du Parti républicain concernant la politique étrangère de Trump à l’approche des élections de mi-mandat. » La « perfidie » américaine Désormais, soupire la Repubblica à Rome « l’Ukraine craint de se retrouver sans défense, sans bouclier ni épée. C’est comme si les ailes de ses drones, qui lui assuraient jusqu’ici une résistance face à une armée bien plus puissante, étaient brisées. Le charme technologique a été rompu avec l’interruption des services militaires du réseau Starlink : à savoir le système Starshield qui dépend exclusivement du Pentagone. Dans un incroyable renversement d’alliances, tempête le quotidien italien, la Maison Blanche soutient désormais le Kremlin et lui offre l’opportunité de percer les défenses de Kiev. » « Trump est-il en train de saboter la défense de Kiev ? » Question posée par le Süddeutsche Zeitung qui répond sans ambages : oui… Et « si cette situation perdure, pointe le quotidien allemand, la capacité de l’Ukraine à se défendre contre l’agresseur russe s’en trouvera gravement compromise. » Le Guardian à Londres dénonce ce qu’il appelle « la perfidie américaine » : « Trump est furieux des attaques ukrainiennes contre les raffineries de pétrole russes. Mais le véritable facteur qui influe sur les prix mondiaux de l’énergie n’est pas la défense de l’Ukraine face à l’agression russe, s’exclame le quotidien britannique, mais bien l’échec de la guerre menée par Trump contre l’Iran. Or, le président américain est incapable d’admettre la moindre erreur. En rejetant la faute sur Zelensky, il peut nier sa propre responsabilité et, avec l’encouragement malveillant de Poutine, raviver l’idée absurde selon laquelle l’intransigeance ukrainienne, et non l’agression russe, serait la raison pour laquelle sa promesse de négocier un accord de paix reste lettre morte. » Les Européens vont-ils resserrer les rangs ? « Qui peut encore croire Donald Trump ? », s’interroge Le Monde à Paris. « Certainement pas les Ukrainiens. (…) Qui peut encore croire Donald Trump ? Sans doute pas les Russes, qui pensent pouvoir le manipuler. (…) Qui peut encore croire Donald Trump ? Surtout pas les Européens, tant de fois trompés. (…) Et puisqu’ils sont désormais lucides sur Donald Trump, ils peuvent, s’ils le veulent vraiment, reprendre l’initiative, affirme Le Monde. Utiliser leur propre logiciel stratégique. Déployer tous les efforts possibles pour fournir les armes qui peuvent aider Kiev à augmenter la pression sur Moscou – les missiles à longue portée allemands Taurus, par exemple. Débloquer enfin les avoirs russes gelés pour financer l’Ukraine. Élaborer un plan sérieux de désescalade. Et ne plus croire qu’on peut croire Donald Trump. » En effet, précise Libération, « réunis à Bruxelles à partir d’aujourd’hui, les Vingt-Sept vont devoir acter ce qui ressemble à un lâchage en règle de l’Ukraine par Washington. Et aborder, demain vendredi, en présence de Volodymyr Zelensky, la façon dont il faut resserrer les rangs autour de lui, et compenser le désengagement américain. » Et même passer à la vitesse supérieure, tonne Libération : « à l’heure où Trump et Poutine se rapprochent, et alors que la possibilité même pour les Ukrainiens de se mettre à l’abri est menacée par la limitation de Starlink, il est urgent que les Vingt-Sept se mettent d’accord sur la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. »
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  • À la Une: quand trouver un logement devient un parcours du combattant
    2026/09/28
    Paris, Bruxelles, Berlin et aussi Madrid… Dans les grandes capitales européennes, c’est le même constat, les prix de l’immobilier flambent et il devient de plus en plus difficile de trouver un logement abordable. Qu’il soit à louer ou à acheter. Et la spéculation va bon train… « L’expulsion de Maricarmen Abascal, 87 ans, mercredi dernier, n’en finit pas d’agiter l’Espagne, relève Libération à Paris. Les images de cette femme handicapée, extraite, sur une civière, de l’appartement où elle vivait depuis 1955, dans le centre de Madrid, en exécution d’une décision de justice, ont eu un énorme impact dans l’opinion publique. La vieille dame a donné un visage à un fléau dont souffrent de nombreuses villes : les ravages de la spéculation immobilière qui cherche à transformer des quartiers jadis populaires en secteurs huppés. La mobilisation pour garantir une protection légale aux locataires vulnérables a pris un tour spectaculaire samedi. » Un décret « Maricarmen » ? En effet, précise El Pais à Madrid, « la colère qui monte en Espagne depuis des années face à la crise du logement, notamment chez les jeunes, a déferlé sur Madrid. Des milliers d’entre eux, témoins de l’expulsion de cette octogénaire par une société d’investissement la semaine dernière, ont défilé dans les rues du centre-ville, et beaucoup ont ensuite installé leurs tentes à la Puerta del Sol. Les protestataires demandent au président Pedro Sánchez et à ses partenaires de mettre de côté leurs divergences et d’approuver demain mardi au Congrès ce qu’ils appellent déjà le “décret Maricarmen“, avec enfin, des réformes. » Mais il ne faut pas s’attendre à des miracles, prévient El Pais : « l’effet Maricarmen semble nous avoir tous incités à agir. C’est comme si l’effet papillon avait instantanément déclenché un ouragan. La bonne nouvelle, c’est qu’il nous a sortis des mesquines querelles partisanes. Il est impossible de rester insensible à cette tragédie humaine. La mauvaise nouvelle, tempère le quotidien espagnol, c’est que cette indignation pourrait se traduire par une rhétorique démagogique qui ignore la complexité du problème et finit par confondre l’urgence de trouver des solutions rapides aux expulsions et aux problèmes immédiats des zones à forte tension avec les exigences de la création d’un cadre réglementaire durable et efficace. » Bref, une éventuelle réforme du logement prendra du temps, beaucoup de temps… D’autant que les différents partis politiques espagnols ne sont pas vraiment sur la même longueur d’ondes en la matière. Le quotidien espagnol El Mundo, d’inspiration libérale, dénonce ce qu’il appelle « la supercherie narrative de Maricarmen, recréée par la ploutocratie Sánchez, une supercherie qui démontre, poursuit-il, l’importance du contrôle des médias par la gauche. » « Des parents qui pleurent… » Le problème du logement est donc récurrent en Europe… et notamment en France. « Le cauchemar des Français à la recherche d’un logement à louer », titre Le Figaro. « Sur le marché locatif, où le manque d’offres est déjà criant tout au long de l’année, les demandes affluent en cette rentrée, constate le journal, avec les étudiants et les jeunes actifs qui cherchent à s’installer. “On voit des parents qui pleurent“. À Lille, comme dans d’autres villes étudiantes, le mois de septembre met les candidats à la location, et leurs parents, à rude épreuve. “Ils sont inquiets, parfois à bout de nerfs. Ils ne s’attendaient pas à ce que ça soit aussi difficile de trouver un logement pour leurs enfants“, s’alarme ce professionnel lillois. Un peu partout en France, le scénario se répète, martèle Le Figaro. “J’ai envoyé une soixantaine de candidatures à Paris… Pour seulement deux visites qui n’ont rien donné, déplore Antonin, étudiant en communication. Et je ne compte plus les storys sur Instagram d’amis qui disent chercher un appartement“. » Comment est-on arrivé là ? Réponse du Figaro : « la demande en location a explosé ces dernières années. Tout d’abord, le nombre d’étudiants atteint près de 3 millions aujourd’hui. C’est 500 000 de plus qu’il y a dix ans. Parallèlement, le phénomène de décohabitation - augmentation des divorces, ruptures de pacs, extension du célibat… - augmente chaque année mécaniquement le besoin en locations. L’allongement de la durée de vie y contribue aussi. Un cocktail explosif. »
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  • À la Une: la grève des fonctionnaires en France
    2026/09/29
    « Delphine a 55 ans, dont 23 passés au sein de l’Éducation nationale, relate Le Monde à Paris. D’abord contractuelle durant une dizaine d’années après sa reconversion, elle est devenue enseignante titulaire en lycée professionnel en 2014. Son salaire actuel : 2350 euros net par mois, primes comprises. "Pour avoir plus, il faudrait que je fasse des heures supplémentaires, mais je ne peux pas", explique cette mère célibataire qui habite un logement social, qui a remisé la voiture au garage depuis la récente flambée des prix des carburants et qui ne part pas en vacances. "J’ai un bac +5, je suis cadre A de la fonction publique, mais je ne suis pas du tout rémunérée à la hauteur de ce statut", dénonce Delphine. Ce mardi, jour de mobilisation dans la fonction publique, elle assurera ses cours car elle ne "peut pas se permettre de perdre une journée de salaire". Mais elle "soutient à 100 %" l’appel à la grève lancé par l’intersyndicale de la fonction publique (…) ». Paupérisation constante… « À la veille de la présentation du budget 2027, constate Le Figaro, les fonctionnaires réclament (en effet) de meilleures conditions de rémunération, rejetant les coupes budgétaires envisagées par le gouvernement, notamment le gel du point d’indice. Écoles, transports, hôpitaux… Dans plusieurs corps de métier, la colère gronde ». Libération précise les raisons de cette colère : « la perte de pouvoir d’achat ces dernières années des fonctionnaires, notamment à cause du gel du point d’indice, est au cœur du ras-le-bol qui mine la fonction publique. Et la mobilisation de ce mardi sera un indicateur intéressant de l’humeur sociale au-delà des fonctionnaires, qui, ce fut le cas dans le passé, peuvent être des ambassadeurs d’un malaise au-delà de leurs rangs, ou porter par procuration des revendications partagées par certains salariés du privé. Une journée test donc pour le gouvernement, pointe Libération, à quelques jours de la présentation d’un budget où la fonction publique ne sera pas à la fête – même si certains secteurs échapperont aux coupes ». Fairford : un simple vol de diesel plutôt qu'un attentat ? À la Une également, le projet d’attentat présumé contre la base aérienne de Fairford, en Angleterre. L’affaire retombe comme un soufflé… Le Guardian à Londres est plutôt dubitatif : « les enquêteurs sont peut-être encore loin de déterminer exactement ce qui a conduit cinq hommes et leurs trois camionnettes aux abords de la base, avant-hier, dimanche à l’aube – mais le fait qu’ils aient tous été libérés sous caution hier sans inculpation immédiate suggère qu’ils ne sont pas considérés comme une menace sérieuse et violente ». En fait, pointe le quotidien britannique, « rien n’a été découvert qui aurait pu inciter la police à poursuivre son enquête ». Le Times précise pour sa part qu’il semblerait que « les investigations menées par l’équipe spécialisée de déminage n’aient pas permis de détecter d’explosifs ». D’après des habitants de Fairford, interrogés par le Wall Street Journal, les cinq hommes, tous ressortissants britanniques résidant à Londres, étaient sans doute aux abords de la base militaire pour, tout simplement, tenter de voler du diesel… pratique courante en cette période de flambée des prix des carburants. Le secret de Ringo Starr : le brocoli… Enfin, à lire dans le Washington Post, ce reportage sur le retour sur scène de Ringo Starr, l’ex-batteur des Beatles. « Pourquoi Ringo Starr se produit-il encore à 86 ans ? Parce qu’il le peut », s’exclame le Post. Ringo Starr et le All-Starr Band, le supergroupe qu’il a formé il y a près de quarante ans, sont en tournée. Dix dates sont prévues. Ils étaient en concert hier à Washington, « là où les Beatles avaient donné leur premier concert aux États-Unis, il y a… 62 ans ». Ringo Starr a « tout pour plaire, constate le Post, des lunettes de soleil à monture dorée, une chemise en jean à manches longues déboutonnée sur un t-shirt noir, une barbe noire taillée et une boucle d’oreille en or ». Le secret de sa longévité ? son régime végétarien avec comme légume préféré : le brocoli…
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  • À la Une : la jeunesse française en plein désarroi
    2026/10/13
    « Estève, 15 ans, porte un pansement sur la pommette gauche, relate La Croix, stigmate d’une course-poursuite à pied avec des représentants des forces de l’ordre. “Je me suis fait attraper et on m’a plaqué contre un mur“, raconte ce lycéen de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, le département le plus pauvre de l’Hexagone. Lucrèce, elle, a 17 ans, n’a pas de bleu sur son visage radieux. Elle est en première au lycée Alain du Vésinet, dans les Yvelines, une des communes les riches du pays. “C’est un milieu privilégié, mais on ne peut pas ne pas se sentir solidaire de ceux qui ne sont pas privilégiés“, dit-elle d’emblée. Ces deux adolescents vivent dans deux banlieues d’Île-de-France que tout oppose, relève La Croix, distantes l’une de l’autre de cinquante minutes de métro et de RER. Ils ne se croiseront probablement jamais. Sauf peut-être dans une manifestation à Paris… Tous deux sont engagés dans la mobilisation lycéenne qui va connaître un acte V ce mardi 13 octobre, alors que des établissements scolaires ont été à nouveau bloqués hier. » Déficit et dette… Un cinquième appel à manifester donc… « Une journée décisive et en même temps hautement symbolique », pointe Libération. Symbolique parce que ce nouvel acte de protestation coïncide « avec l’arrivée à l’Assemblée nationale du budget 2027, avec deux mots-clés pour résumer le contexte dans lequel cet examen démarre : déficit et dette. Qu’il faut impérativement réduire pour ne pas sacrifier… l’avenir des jeunes, s’exclame Libération. Cet avenir que les doléances des lycéens veulent précisément préserver, mais maintenant, pas celui de leurs petits-enfants, plus tard. Dans la rue comme dans l’hémicycle, il sera en réalité question de la même chose. Bien sûr de l’impact de choix budgétaires sur la marche du pays, en l’occurrence du système éducatif. Mais peut-être aussi d’une forme d’impuissance de la politique qui plus que jamais mine le pays. » L’autorité perdue ? « Lycées, violences, le tableau noir d’un pays qui ne sait plus où il va », soupire pour sa part Le Figaro. « Cette semaine encore et jusqu’aux vacances de la Toussaint, les élèves et les étudiants vont vivre au rythme des blocus, des manifs, des incendies volontaires, d’une rage stérile. Cela fait longtemps que l’école n’est plus un sanctuaire, mais le réceptacle des pulsions les plus dangereuses. » Le Figaro, nostalgique d’une certaine époque : « ce qui nous manque, affirme le journal, c’est cette chose antique que le “peuple adolescent“ a rangée au musée : l’autorité. Et, avec elle, l’admiration qui permet au plus humble de se hisser au-dessus de lui-même. Il n’y a qu’à relire ce qu’écrit (Marcel) Pagnol sur son père, (instituteur) quand il était au tableau pour mesurer à quel point nous avons détruit, par légèreté et par arrogance, l’irremplaçable alchimie du maître qui enseigne et de l’élève qui apprend. » Que le système fonctionne ! Autre point de vue pour Le Monde : « pour parler concrètement, les lycéens refusent de griller dans des salles de classe surchauffées lorsque la canicule s’installe ; ils ne veulent pas subir l’absence de professeurs non remplacés dès que l’heure de la rentrée a sonné ; ils refusent d’avoir la boule au ventre lorsqu’ils préparent le marathon de Parcoursup et ils ne veulent pas se voir claquer la porte au nez lorsque, à la fin du master 1, on leur annonce que leur niveau est trop faible pour intégrer l’année cruciale, celle qui leur permettra d’obtenir le diplôme qui les rendra réellement attractifs sur le marché du travail. Bref, s’exclame Le Monde, ils souhaitent que le système fonctionne, mais cette revendication est devenue quasiment révolutionnaire tant elle a du mal à être exaucée. » Que faire ? Les politiques n’avancent aucune recette miracle, de même que les différents candidats à la présidentielle… « Leur chance, pointe Le Monde, est que le nombre d’élèves va drastiquement baisser – de 1 million – au cours des prochaines années en raison du reflux démographique, ce qui offrira l’occasion d’engager une révolution éducative à bas bruit. Encore faut-il que tous soient parfaitement clairs dans l’énoncé de leurs objectifs et insistent sur ce qui apparaît comme le maillon faible du système : l’articulation entre la fin du secondaire et le début des études supérieures. »
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  • À la Une: l’armée américaine quitte l’Irak
    2026/09/30
    « Après plus de 23 ans de présence et 1700 milliards de dollars dépensés, relève le Wall Street Journal, l’Amérique met un terme à ce que les critiques ont qualifié de guerre sans fin en Irak, en fermant ce mercredi sa dernière grande base militaire ». L’Amérique qui « laisse derrière elle une nation en péril », pointe le quotidien américain. En effet, en Irak, les milices armées soutenues par l’Iran renforcent leur emprise, conséquence de « la guerre sans fin menée par les États-Unis contre l’Iran. (…) Les militants et les forces pro-iraniennes, relève le journal, ont lancé plus de 600 attaques contre des installations diplomatiques et militaires américaines en Irak au cours des deux premiers mois de la guerre contre Téhéran ». Et les menaces contre les citoyens américains présents en Irak sont constantes : « l’ambassade américaine à Bagdad envoie désormais fréquemment des alertes de sécurité à des ressortissants américains et à d’autres personnes. Environ deux alertes par semaine concernent des enlèvements. Une équipe du Wall Street Journal a d’ailleurs dû quitter Bagdad précipitamment ce mois-ci après des menaces d’enlèvement proférés par une milice chiite ». De plus, les armes prolifèrent dans le pays : « le flux d’armes légères, de drones et de roquettes en provenance d’Iran s’est intensifié cet été, relève le Wall Street Journal. Et les attaques récentes ont impliqué des missiles à plus longue portée et des drones ». Témoin, les récentes attaques de drone sur l’Arabie saoudite, tirés depuis le territoire irakien. Dans l’ombre, l’agenda iranien « En Irak, le mirage du désarmement des milices », titre Libération à Paris. « L’annonce avait fait grand bruit : au début de l’été, le tout nouveau Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, avait officialisé un calendrier censé donner le monopole des armes au gouvernement. L’occasion semblait rêvée : jusqu’alors, les factions évoluant en marge de l’État conditionnaient la remise de leur arsenal au départ des troupes étrangères présentes sur le sol irakien, effectif donc ce mercredi ». Mais, relève Libération, « sans surprise, malgré le retrait en cours, une partie des factions pro-iraniennes, regroupées au sein de la Résistance islamique en Irak, fait toujours la sourde oreille ». En fait, pointe le journal, Irak, « Ali al-Zaidi est condamné à jouer les équilibristes. Soutenu par Washington – l’homme d’affaires serait adoubé par Donald Trump –, le chef du gouvernement n’aurait, en réalité, qu’une marge de manœuvre très limitée. Alors, où se trouve le véritable centre du pouvoir irakien, et qui décide ? La réponse semble se décliner en deux temps, répond Libé : à Bagdad, tout d’abord, où le juge Faiq Zaidan, président du Conseil supérieur de la magistrature, a pris en main tous les dossiers épineux – il a d’ailleurs poussé à la nomination d’Al-Zaidi au poste de Premier ministre – ; mais également à Téhéran, où les Gardiens de la révolution continuent de peser de tout leur poids sur les groupes armés autant que sur la coalition au pouvoir ». Une femme Première ministre au Maroc… On l’évoque largement dans la revue de presse Afrique, avec la réaction des médias marocains. El Pais à Madrid publie un long article sur le parcours politique de Fatima Ezzahra El Mansouri, maire de Marrakech, ministre de l’Urbanisme et du Logement et coordinatrice de la direction collective du PAM, le Parti Authenticité et Modernité, arrivé en tête aux récentes législatives. « Une femme dirigera donc le gouvernement marocain », commente le quotidien espagnol, et qui sera notamment « chargé de la Coupe du monde 2030, responsable d’un programme d’investissement d’environ 20 milliards d’euros dans les infrastructures sportives et de transport ». Toutefois, relève le Guardian à Londres, « organiser une Coupe du monde ne suffira pas à apaiser une génération désabusée ». En effet, constate le quotidien britannique, « un an après des manifestations de masse réclamant un changement de priorités politiques, la génération Z marocaine a massivement boycotté le scrutin de la semaine dernière ». Et « il y a peu de chances, pronostique le Guardian, que le roi et son futur gouvernement accèdent aux demandes de réaffectation des ressources d’une Coupe du monde qui profitera avant tout aux grandes villes et à une élite ».
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  • À la Une: le spectaculaire sauvetage du vol 1073 de Flydubai
    2026/10/01
    « Les passagers du vol Flydubai sont rentrés chez eux sains et saufs, et c’est tout ce qui compte pour le moment. Dieu merci ! », s’exclame le Jerusalem Post. L’appareil reliait Dubaï à Tel-Aviv hier. À son bord, 174 passagers, dont 166 israéliens. « L’avion survolait l’Arabie saoudite, environ une heure avant son arrivée prévue en Israël, relate Libération à Paris, lorsqu’il a brusquement perdu de l’altitude : une descente de 4900 mètres en moins de deux minutes. Le signal de détresse de l’appareil a ensuite été activé, suivi quelques minutes plus tard d’un code signalant un possible détournement. L’avion s’est dirigé vers la Jordanie, dont il a survolé le territoire, avant de faire demi-tour vers l’Arabie saoudite et de se poser dans le nord-ouest du pays ». « Ça a commencé à chuter comme s’il y avait des turbulences, mais de façon incontrôlable. Vingt, trente secondes de chute libre vertigineuse », raconte un passager au Wall Street Journal. « Ce que ce passager ne pouvait pas voir depuis son siège au rang 20, pointe le journal, c’est la lutte acharnée qui se déroulait à l’avant de l’appareil. Peu auparavant, le copilote avait poignardé le commandant de bord, qui s’était défendu et qui avait pu ouvrir la porte du cockpit. Voyant l’agitation, un petit groupe de passagers s’est précipité à l’avant pour reprendre le contrôle de l’avion. » Bagarre dans le cockpit… Parmi ces passagers, « un dentiste, un plombier, et deux autres pilotes », rapporte le Guardian à Londres. « Le commandant de bord, Smitt Machchhar, citoyen indien, était allongé sur le sol, couvert de sang. Il a pourtant réussi à actionner le mécanisme d’ouverture de la porte du cockpit, permettant ainsi aux passagers d’entrer, de maîtriser son agresseur et de sauver les 174 passagers à bord ». Parmi les sauveteurs, donc, un plombier qui a tiré sur le manche pour redresser l’appareil ; deux pilotes de relève qui se trouvaient heureusement dans l’avion, et qui ont pris alors les commandes et qui ont pu poser l’appareil. Et un dentiste qui a donné les premiers soins au commandant de bord grièvement blessé. Commentaire du Jerusalem Post : « Aucun de ces passagers n’avait embarqué à bord de ce vol en s’attendant à se retrouver au cœur d’une lutte à mort. Pourtant, lorsque le moment fatidique est arrivé, ils ont agi. Leur courage, leur sang-froid et leur volonté de se mettre en danger pour protéger tous les autres passagers méritent un immense respect. » Attentat terroriste ? Alors qui est l’agresseur ? « Le copilote qui a poignardé le commandant de bord était de nationalité omanaise », rapporte le Washington Post, qui cite une source sécuritaire israélienne. Le Post qui précise que pourtant, « seuls les pilotes de pays entretenant des relations diplomatiques avec Israël – ce qui n’est pas le cas d’Oman – sont autorisés à faire atterrir un avion sur le territoire israélien ». Ce copilote omanais avait-il l’intention de faire chuter l’appareil et de s’écraser ? S’agit-il d’une tentative d’attentat terroriste ? « L’enquête doit déterminer précisément comment cette attaque a été possible, pointe le Jerusalem Post, si les procédures de sécurité ont failli, si des signaux d’alerte ont été ignorés et quels changements sont nécessaires pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise. » Contexte tendu… Pour sa part, Le Monde à Paris rappelle que « l’État hébreu avait connu, dans les années 1960 et 70, une série de détournements et d’attaques commises par des Palestiniens contre des avions de sa compagnie nationale, El Al, ou d’autres compagnies transportant des Israéliens. L’incident du vol du Flydubai intervient dans un contexte particulièrement tendu à la fois sur le plan sécuritaire et politique, relève le journal. Benyamin Netanyahu avait mis en garde, la veille, contre des attaques éventuelles avant les élections législatives prévues pour le 27 octobre. "Nous avons des indices selon lesquels, avant les élections, nos ennemis tenteront de nous attaquer", avait-il dévoilé dans une vidéo tournée sur une base aérienne militaire ». De ce fait, le quotidien israélien d’opposition Haaretz s’interroge : « Si Netanyahu disposait de renseignements indiquant une attaque imminente, qu’a fait son gouvernement pour l’empêcher ? S’il y avait un avertissement crédible, pourquoi Netanyahu, pourquoi le ministre de la Défense Israel Katz, pourquoi le ministre des Transports ou les responsables des services de sécurité israéliens n'ont-ils pas ordonné un renforcement des contrôles de sécurité, revu les procédures, suspendu les vols si nécessaire ou averti les Émiratis ? (…) À l’approche des élections du 27 octobre, conclut Haaretz, Netanyahu semble de plus en plus déterminé à ...
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  • À la Une: la Russie manipule des migrants pour contrer l'Europe
    2026/10/02
    « La Russie utilise des migrants comme armes contre l’Europe » : c’est le titre d’un article que publie le New York Times. Selon le quotidien américain, « cette stratégie s’inscrit dans la démarche plus vaste de la Russie visant à semer la discorde en Occident, même si elle est plus subtile que d’autres opérations récentes imputées au Kremlin ». Quelle est la situation exactement ? Selon les services de renseignement de Lettonie, « les services de renseignement russes et biélorusses facilitent un système complexe visant à faire transiter illégalement des migrants du Moyen-Orient et d’Afrique, par la frontière vers la Lettonie et d’autres pays de l’Otan et de l’Union européenne ». C’est ainsi, précise le New York Times, « que des milliers de migrants ont afflué cette année vers la Lettonie. Plus de 11 000 d’entre eux ont été refoulés, des chiffres inimaginables il y a encore quelques années dans ce pays balte de moins de deux millions d’habitants ». Concrètement, accusent des responsables lettons, « des réseaux criminels attirent des migrants en Russie et en Biélorussie via des vols commerciaux, puis les acheminent vers la frontière ». Il y a même des « vols charters », vers Moscou ou Minsk, la capitale de la Biélorussie, « les gouvernements russes et biélorusses assurant ensuite le transport des migrants vers les zones frontalières boisées avec la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et d’autres pays ». Les autorités russes démentent, ce qui n’a pas empêché la Lettonie de mobiliser, à ses frontières, l’armée et la garde nationale. Candidats à l'exil La Russie, il en est aussi question dans la presse canadienne. « De plus en plus de Russes demandent des visas au Canada », nous explique Le Devoir, car « la perspective d’une mobilisation militaire et la dégradation du climat politique attisent les appels à l’exil ». Selon le journal québécois, « pour les six premiers mois de l’année, les demandes de permis d’étude, de travail et de visa temporaire déposées par des citoyens russes s’inscrivent sur une courbe ascendante par rapport à l’année dernière ». Ainsi, « à la moitié de l’année 2026, ces demandes avaient déjà atteint 63 % du volume traité en 2025. Soit au total « 10 625 dossiers, pour les deux premiers trimestres de 2026 ». Une augmentation sensible, même si le Canada n’est pas la destination prioritaire des candidats à l’exil, explique le Devoir. Les pays privilégiés sont ceux qui semblent plus faciles d’accès comme « l’Arménie, la Serbie, l’Argentine ou encore la Géorgie ». Selon Anastasia Burakova, fondatrice d’une ONG basée en Géorgie, « les rumeurs concernant une possible nouvelle mobilisation ont multiplié par huit les demandes de renseignements relatives à l’émigration ». « Preuves du mensonge » En France, le journal en ligne Mediapart renouvelle ses accusations d’antisémitisme à l’égard de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national. « Écrits antisémites de Bardella : les preuves du mensonge », titre Mediapart, après les fortes dénégations du parti d’extrême droite, dont les responsables ont notamment parlé de « propos délirants » et de « faux grossiers ». Mediapart publie notamment des captures d’écran de messages sur Facebook, accuse Jordan Bardella « d’avoir menti à la France entière, en n’assumant pas la paternité de ses propres textes ». Libération, de son côté, juge que « face aux preuves de Mediapart, Bardella est acculé », alors que sa « stratégie de défense pâlit ». « En interne » au Rassemblement national, ajoute Libération, « certains se demandent s’il n’aurait pas mieux fallu reconnaître une erreur de jeunesse… » Ce n’est toutefois pas la voie choisie par Jordan Bardella qui a porté plainte pour diffamation, le parquet de Paris l’a confirmé hier jeudi. Une situation bien compliquée pour le Rassemblement national, à six mois de l’élection présidentielle, pour laquelle la candidate Marine Le Pen fait figure de favorite. Elle a vigoureusement défendu Jordan Bardella après les premières révélations de Mediapart. Mais Libération s’interroge : « Jusqu’où Marine Le Pen va-t-elle le soutenir ? »
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  • À la Une: les bulldozers à l’œuvre pour détruire les maisons en Cisjordanie
    2026/10/03
    C’est un reportage publié par le journal israélien Haaretz, journal d’opposition qui ne craint pas les foudres du Premier ministre Benyamin Netanyahou. Il ne s’agit pas, cette fois-ci, des violences commises par les colons contre les Palestiniens de Cisjordanie, mais de celles commises sous l’ordre des autorités israéliennes : « Les démolitions des maisons se multiplient », explique Haaretz. Pour le seul mois de septembre, « 215 Palestiniens se sont retrouvés sans abri, tandis que leur espace vital se réduit comme peau de chagrin », explique le quotidien israélien, qui a interrogé Issa Odeh, un père de famille de 36 ans, qui vivait dans un village au sud de Bethléem, et dont la maison a été détruite. « Ils sont arrivés à 10h30 du matin, raconte-t-il, « une jeep militaire remplie de soldats et un bus transportant quinze ouvriers. Il ne leur a fallu qu’une vingtaine de minutes pour détruire la maison (...) Lorsque la fille aînée d’Issa Odeh, Tulin, 12 ans, est rentrée de l’école à midi, la maison avait disparu ». Ce n’est pas un cas isolé. Haaretz cite un article du site d’information ultra-orthodoxe JDN, selon lequel « l’objectif de cette vague de démolitions est de préparer le terrain pour la réinstallation de familles israéliennes ». Le ministre d’extrême droite Bezalel Smotrich, qui a ordonné les démolitions, affirme, lui aussi, que ces destructions sont « une étape importante et nécessaire pour consolider la colonisation. » Manipulation ? En France, le mouvement étudiant prend de l’ampleur, émaillé de violences… À qui la faute ? se demandent les journaux français. Les regards se tournent invariablement vers la France insoumise (la gauche radicale), accusée de manipuler les lycéens. Libération cite les propos du bureau du Premier ministre, « s’appuyant sur les services de renseignement français », selon lesquels « le mouvement serait une "manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l’ultragauche" ». « Proxy », un mot qui agace le quotidien de gauche, car, nous dit-il, « il est en l’espèce, à l’évidence, utilisé dans son acception guerrière, hostile ». Le Figaro prend moins de pincettes pour affirmer que « pris en tenaille par l’ultragauche et les "racailles" des cités, policiers et gendarmes sont au front, pour rétablir le calme, sans provoquer l’étincelle qui ferait chavirer la France dans le chaos ». Pour le quotidien conservateur, « Jean-Luc Mélenchon (le leader de la France insoumise) cherche à attiser la fureur lycéenne en vue de 2027 », c’est-à-dire en vue de l’élection présidentielle pour laquelle il est candidat. Le Monde, de son côté, estime que Jean-Luc Mélenchon joue avec le feu : « Soutiens actifs des mobilisations lycéennes tout en dénonçant des violences, Jean-Luc Mélenchon et son parti consolident un électorat, mais se retrouvent aussi associés aux dérives du mouvement », remarque le quotidien. Ce n’est toutefois pas le point de vue du journal en ligne Mediapart, selon lequel « n’en déplaise à celles et ceux qui voient la France insoumise en grand ordonnateur, la mobilisation lycéenne est, en réalité, hors de contrôle ». « Le candidat du désordre » La presse européenne s’intéresse aussi à ce mouvement des lycéens. Le Guardian publie une série de photos de poubelles qui brûlent, de gaz lacrymogènes qui déclenchent des nuages de fumée, d’étudiants avec un foulard sur le nez, qui font face à des policiers, avec ce titre : « Incendie, colère, des centaines d’arrestations : la France est secouée par des manifestations étudiantes ». Le quotidien britannique a recueilli les doléances d’une lycéenne, Sophia, qui énumère « les griefs des adolescents : manque d’investissement de l’État dans l’éducation, classes surchargées dans des bâtiments vétustes, salaires insuffisants des enseignants », entre autres. En Italie, la Repubblica juge, elle, que « Jean-Luc Mélenchon attise les flammes de la contestation », précisant qu’il a appelé à « intervenir » contre ce qu’il a qualifié de « sauvagerie policière », avant toutefois d’appeler « à la non-violence ». Jean-Luc Mélenchon, que la Repubblica surnomme « le candidat du désordre » pourrait, estime le quotidien italien, « conduire Marine Le Pen (la candidate de l’extrême droite à l’élection présidentielle) à l’Élysée ».
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