エピソード

  • À la Une: un prêt européen de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine
    2026/04/23
    « Les dirigeants européens se retrouvent pour un sommet ce soir à Chypre, relève Le Temps à Genève, pour saluer le déblocage du prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine. Engagée dès hier, la validation officielle de ce prêt est attendue dans le courant de la journée ». En effet, s’exclame Libération à Paris, « l’Ukraine en était privée par Budapest depuis cinq mois. Le prêt de 90 milliards d’euros à Kiev, sur lequel s’étaient entendus les États membres de l’Union européenne en décembre, a finalement reçu hier un accord de principe des Vingt-Sept. Chypre, qui assure la présidence semestrielle du conseil de l’UE, a annoncé avoir lancé la procédure devant aboutir à un accord officiel ce jeudi et permettre les premiers versements de ce prêt ». « Cette manne financière va constituer une bouée de sauvetage essentielle pour Kiev, pour lutter contre l’invasion russe », commente le Washington Post. Drones et robots Aujourd’hui, au 1 520e jour de guerre en Ukraine, les lignes de front ne bougent plus. La guerre se joue en coulisses, parfois très loin des premières lignes, souligne le Süddeutsche Zeitung : « une unité spéciale ukrainienne a réussi récemment à détruire un drone d’attaque russe grâce à un drone intercepteur lancé depuis un petit navire de surface sans pilote. C’est la première fois dans l’histoire militaire qu’une menace aérienne est neutralisée par un drone lancé depuis une plateforme maritime sans pilote ». La guerre entre la Russie et l’Ukraine s’automatise donc de plus en plus. On se replonge dans le quotidien suisse Le Temps, qui pointe l’arrivée en force des robots sur les champs de bataille. « L’annonce du président Zelensky, il y a 15 jours, de la capture d’une position russe par une unité entièrement robotisée a constitué une première, qui illustre la robotisation du champ de bataille, à l’œuvre en Ukraine. Dans l’histoire des conflits, cela représente un changement fondamental : pour la première fois, les combattants ne sont plus uniquement humains. Il s’agit de la transposition au monde militaire de ce qui est en cours dans nos sociétés. » Complémentarité Et les robots et drones aériens sont complémentaires, nous explique encore Le Temps : « les drones aériens sont des consommables, fragiles et au taux d’échec important. S’ils peuvent voir et frapper vite et loin, ils ne peuvent pas tenir le terrain. À l’opposé, les robots terrestres peuvent demeurer immobiles des heures, voire des jours, sans consommer d’énergie autrement que pour assurer la veille de leurs capteurs. Si la mobilité sur le sol est bien plus lente et complexe, elle est aussi bien moins consommatrice d’énergie que le vol. Il est possible de blinder les robots terrestres, de changer leurs batteries en cours de mission (via un humain ou un autre robot) et surtout de leur faire déplacer des charges très lourdes. » Pour le ministre ukrainien des Affaires étrangères, cité par Le Figaro, « la situation de l’Ukraine sur le front face à la Russie est actuellement au mieux depuis un an grâce, en effet, aux drones, (aux robots) et à une défense aérienne efficace ». Il est vrai, pointe le journal, que « l’armée russe n’a enregistré quasiment aucun gain territorial au mois de mars, une première depuis deux ans et demi, selon des données fournies par l’ISW, l’Institut pour l’étude de la guerre ». Jakarta : la plus grande ville du monde Le Guardian à Londres nous emmène dans la plus grande ville du monde : ce n’est plus Tokyo, ni Mexico, mais Jakarta, en Indonésie, avec pas moins de 42 millions d’habitants. Là-bas, les embouteillages commencent dès 4 heures du matin. Pour éviter de prendre la voiture, il y a les motos-taxis, les ojeks, il y en aurait plus d’un million. C’est aussi l’une des villes les plus polluées au monde. Une ville, où on trouve côte à côte des kampungs (des villages) surpeuplés, et des hôtels cinq étoiles et des tours de bureaux en verre. Commentaire de cette commerçante : « Les gens de l’extérieur ne connaissent Jakarta que pour ses embouteillages, sa saleté et sa pollution… Mais les gens sont tellement sympathiques, tellement solidaires. C’est magnifique ».
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  • À la Une : Trump multiplie les signaux contradictoires dans les négociations avec l'Iran
    2026/04/22
    « Des signaux contradictoires » : c’est ainsi que la Repubblica à Rome qualifie les récentes déclarations de Trump sur la guerre en Iran. Le président américain « multiplie en effet les messages incohérents, pointe Le Devoir à Montréal, parlant de victoire historique un jour, puis de la reprise de frappes sanglantes pour viser des infrastructures civiles le lendemain, annonçant l’ouverture du détroit d’Ormuz pour le refermer dans les heures suivantes, évoquant la prise de contrôle par son pays du matériel nucléaire iranien, puis laissant Téhéran démentir son affirmation, ou encore se montrant en chef de guerre inflexible prêt à éradiquer “une civilisation“ de la surface du globe, avant de supplier le régime des mollahs d’épargner huit Iraniennes condamnées à la pendaison. » Des négociations erratiques « Je n’ai jamais vu de telles négociations », s’exclame un chroniqueur du Washington Post : « L'exercice d’équilibriste s’est complexifié hier, l’équipe de négociation du président Trump ayant reporté son départ pour une nouvelle série de pourparlers à Islamabad, au Pakistan, afin de contraindre les Iraniens à préciser les concessions qu’ils sont prêts à faire. Trump a ensuite prolongé un ultimatum qui devait expirer ce mercredi, donnant ainsi aux dirigeants iraniens, divisés, le temps de se décider avant qu’il ne frappe des ponts, des centrales électriques et d’autres cibles civiles en Iran. » En fait, poursuit le Post, « les deux parties, américaine et iranienne, ne se contentent pas de négocier les modalités des pourparlers, comme c’est souvent le cas, mais remettent en question l’opportunité même de ces négociations. Chacune des deux parties agit comme si le seul moyen d’obtenir un accord était de refuser systématiquement ce que propose l’autre. À chaque fois qu’une solution semble proche, ils font marche arrière. » Un comportement imprévisible Il faut dire que le jusqu’au-boutisme des dirigeants iraniens n’arrange pas les choses, de même que le comportement imprévisible de Donald Trump. Le Wall Street Journal a publié ce week-end une enquête qui décortique les coulisses du style pour le moins impulsif du président américain. Une enquête commentée ce matin par Le Figaro à Paris : « Cette enquête fouillée alimente les suppositions d’un président qui dirige le pays sans guidon ni rétroviseur. (…) Le Wall Street Journal brosse ainsi le portrait d’un président agacé d’une guerre qui dure et contrevient aux promesses de son programme politique visant à ne s’engager dans aucune “guerre sans fin“. (…) Mais le portrait du quotidien est aussi celui d’un président ralenti, doté d’une capacité de concentration aléatoire, prompt à enchaîner les réflexions contradictoires sans consulter ses équipes. (…) D’ailleurs, rapporte encore Le Figaro, citant le Wall Street Journal, Donald Trump serait même tenu à l’écart de certaines décisions par ses conseillers, ces derniers estimant “que son impatience est contre-productive“. » Russie : la colère monte contre Poutine Autre dirigeant, autre pays, autre problématique : Vladimir Poutine, avec cette enquête du Monde à Paris. Une enquête qui montre que la popularité du chef du Kremlin se fissure au sein de l’opinion. En effet, pointe le journal, « le taux d’approbation de la politique menée par Vladimir Poutine, 67,8 % en avril, est une chute par rapport à janvier, selon un sondage officiel : 8 points de moins. Les sondeurs n’expliquent pas les raisons de cette dégringolade, mais les coupures d’Internet, accrues depuis le début du mois d’avril, n’y sont peut-être pas pour rien. » En effet, précise Le Monde, « le mur anti-Internet érigé par le Kremlin passe mal auprès d’une large part de la population, privée tout à coup des possibilités de paiement numérique et de toutes les facilités permises par les applications mobiles de navigation. (…) Toutefois, poursuit le journal, le blocage d’Internet n’est pas la seule cause du mécontentement ambiant. “Au travers de cette guerre, explique une jeune sibérienne, Poutine avait promis de rendre aux Russes la fierté dans leur pays. Concrètement, les Russes voient aujourd’hui les problèmes, pas la fierté. Et la guerre continue, avec les cimetières qui se remplissent d’hommes revenus du front". Roman, un quinquagénaire à Moscou, toujours cité par Le Monde, estime pour sa part que “Poutine est aujourd’hui dans une position dangereuse" du fait des difficultés qui s’accumulent au quotidien pour les Russes. Il y a certes les coupures d’Internet, mais on peut aussi citer les problèmes économiques, la hausse des prix, la baisse des aides sociales sans compter le climat d’incertitude créé par la guerre. »
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  • À la Une: vers un nouveau round de pourparlers entre Washington et Téhéran?
    2026/04/21
    Les Iraniens et les Américains vont-ils entamer un nouveau cycle de négociations ? Le Monde à Paris résume la situation : « l’Iran déclare refuser de "négocier sous la menace" alors que l’incertitude sur des pourparlers avec les États-Unis demeure. » En effet, les deux parties « font monter les enchères », s’exclame Libération. En fait, pointe le journal, « les échanges entre Téhéran et Washington – en tout cas ceux rendus publics – se focalisent sur deux points de désaccords. Premièrement, la question du programme nucléaire iranien, et en particulier le sort des 440 kilos d’uranium enrichi à 60%, profondément enfouis, difficilement accessibles, mais pas détruits par les frappes américaines de la “guerre de douze jours“, en juin dernier. Le second sujet de contentieux est la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, dont l’étranglement fait tousser l’économie mondiale depuis un mois et demi. » Et le temps presse, relève encore Libération : « le compte à rebours du cessez-le-feu signé le 8 avril a commencé à clignoter : il est censé expirer demain soir, heure de Washington. À moins qu’un nouveau cycle de négociations ne vienne repousser l’échéance, in extremis. » Vance vs Ghalibaf Justement, plusieurs médias, dont le site d’information américain Axios, affirment que les deux parties vont négocier. « La délégation américaine va se rendre à Islamabad, au Pakistan, comme l’avait annoncé Trump, pour un second cycle de négociations avec le régime iranien, croit savoir El Pais à Madrid. Après une série de messages contradictoires, il semble désormais clair que le vice-président J.D. Vance se rendra dans la capitale pakistanaise ce mardi. » Pour sa part, le New York Times, rapporte qu’une délégation iranienne « se prépare aussi à se rendre à Islamabad ce mardi. Le journal indique également que le président du parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a dirigé le premier cycle de négociations pour Téhéran, participera au second si Vance est bien présent. » Et on peut s’attendre à un choc frontal, s’exclame le New York Times : « avec d’un côté un Trump impulsif et colérique ; et de l’autre, des dirigeants iraniens obstinés et tenaces. (…) Trump exige des résultats immédiats ; les dirigeants iraniens privilégient une stratégie à long terme. Trump recherche un résultat spectaculaire, qui fasse les gros titres ; les dirigeants iraniens se soucient du moindre détail. Trump croit que la force brute peut imposer l’obéissance ; les dirigeants iraniens sont prêts à endurer d’énormes souffrances plutôt que de céder sur leurs intérêts fondamentaux. » Mauvais accord ou escalade… L’Orient-Le Jour à Beyrouth n’est guère optimiste… « Soit les États-Unis acceptent un mauvais accord avec l’Iran, qui ne sera de toute façon pas respecté par Tel-Aviv et Téhéran, et la région, à l’instar de Gaza, se transformera pour les prochaines années en un glacis de ruines, une guerre d’usure sans le moindre horizon politique, jusqu’à ce qu’un élément interne ou externe vienne créer une rupture. Soit Washington fait une nouvelle fois le choix de l’escalade, qui aura un coût conséquent pour le Moyen-Orient, sans que cela ne permette pour autant de dessiner une voie de sortie crédible et durable. Il n’y aura ni paix ni stabilité dans la région tant que le régime iranien sera en place et tant que les Palestiniens n’auront pas un État digne de ce nom, affirme encore L’Orient-Le Jour. Le problème, c’est que ces deux desseins, intimement liés, apparaissent aujourd’hui dans l’esprit des principaux acteurs comme plus contradictoires que jamais. » Les surprofits des pétroliers Enfin, les grands gagnants dans cette guerre au Proche-Orient : les grandes compagnies pétrolières. C’est ce que souligne Le Soir à Bruxelles. « Les surprofits pétroliers, ou l’indécence d’un surenrichissement non redistribué », s’exclame le quotidien belge. « Surprofits ? Le mot est lancé, et il n’a rien de populiste, soupire Le Soir. Car c’est bien de cela qu’il s’agit pour des géants de l’or noir qui vivent la pénurie de pétrole, comme une loterie miraculeuse où ils gagnent à la production, au raffinage et au “trading“. » Exemple, le Français Total Energies qui « a parié sur la pénurie dès le premier jour des frappes américaines et israéliennes », qui « a acheté en masse », et qui a « engendré un milliard de dollars de profits ».
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  • À la Une: le conflit s’enlise en Iran
    2026/04/20
    « En déclenchant les hostilités contre l’Iran le 28 février, Donald Trump tablait sur une opération de courte durée : quatre à six semaines. Nous y sommes. Quel est le bilan ? » Question posée par Le Temps à Genève. Réponse du quotidien suisse : « Sur le plan géopolitique, les États-Unis (et Israël) ont fait étalage de leur force, mais aussi de leur incapacité à “faire tomber le régime“, à entraîner une coalition occidentale et à contrôler les flux transitant par le détroit d’Ormuz. » « Sur le plan économique, poursuit Le Temps, le tableau (mondial) de “plus d’inflation et moins de croissance“ se dessine déjà. » Et sur le plan financier : « Comme à chaque fois depuis plus de 70 ans et la guerre de Corée (à l’exception du 11 septembre 2001), les événements géopolitiques majeurs, guerres comprises, sont rapidement absorbés par les marchés. Ainsi, depuis fin février, le marché américain aura-t-il perdu 8% au mois de mars, pour en regagner 10 sur la première quinzaine d’avril… et revenir à son plus haut niveau historique. » En effet, pointe le Wall Street Journal, « peu importe que l’un des points de passage maritime les plus importants au monde reste fermé. Les marchés repartent de plus belle malgré tout. Les investisseurs misent sur l’après-guerre. » Et notamment sur le développement accru du secteur des nouvelles technologies. « La question se pose, relève le Süddeutsche Zeitung : les marchés boursiers vont-ils de nouveau chuter ou la tendance haussière va-t-elle se poursuivre ? Après tout, les actionnaires semblent considérer l’évolution économique comme fondamentalement positive, malgré la conjoncture mondiale instable. » « Trump : à tâtons, impatient et bravache » Retour à la situation militaire : Donald Trump comptait donc sur une opération de courte durée. Mais le conflit s’enlise… Et il en est en grande partie responsable… « Hier, à 48 heures de l’expiration d’un cessez-le-feu de quinze jours, l’arraisonnement d’un cargo iranien par la marine américaine a ouvert un nouveau gouffre d’incertitude, pointe Le Monde à Paris. Téhéran a promis une réplique militaire. Le matin même, le milliardaire avait annoncé qu’une délégation de son pays se rendrait à Islamabad, au Pakistan, ce lundi. Pendant plusieurs heures, la présence ou non à sa tête du vice-président, J. D. Vance, est restée incertaine. Donald Trump expliquait à la chaîne ABC qu’il serait absent pour des raisons de sécurité. Puis la Maison Blanche a confirmé sa participation. » Bref, soupire Le Monde, « ainsi avance Donald Trump : à tâtons, impatient et bravache. Les menaces contre l’Iran se succèdent, entrecoupées par des promesses d’issue diplomatique imminente, sans souci de cohérence ni compréhension de son adversaire. (…) On ne saura jamais à quel point le président américain croit dans les fictions qu’il brode, aussi vite détricotées par les faits. Mais son obstination à penser que ses imprécations soumettront la réalité à ses souhaits semble inépuisable. Pour l’heure, elles exaspèrent l’Iran et elles accroissent sa défiance à l’égard de Washington. » Chacun fourbit ses armes… Résultat, pointe La Repubblica à Rome : « les vents de la guerre soufflent à nouveau dans le Golfe. Le Pentagone renforce son déploiement au Moyen-Orient ; les pasdaran réactivent leurs batteries de missiles dissimulées. (…) Les services de renseignement américains ont évalué la quantité d’armements encore en possession des Iraniens ; et leurs estimations sont pour le moins inquiétantes, relève le quotidien italien. Au moins 40 % des drones et 60 % des lanceurs de missiles balistiques, notamment ceux à courte portée, auraient survécu aux attaques. Cet arsenal pourrait permettre à Téhéran de maintenir un contrôle total sur le Golfe ; le blocus du détroit d’Ormuz constituant l’arme décisive des ayatollahs. De plus, les drones et les missiles pourraient transformer toute action américaine contre les côtes et les îles fortifiées, comme Kharg, en véritable piège. » Où va le Pérou ? À la Une également : l’incertitude politique au Pérou. « Une semaine après l’élection présidentielle, les résultats se font toujours attendre, relève La Croix à Paris. Ils ne devraient pas être connus avant la mi-mai, en raison d’irrégularités et de contestations qui alimentent les accusations de fraude. Le second tour reste prévu le 7 juin. » « Au Pérou, un premier four de présidentielle », ironise Libération. « Après un scrutin chaotique dimanche 12 avril, le nom du futur adversaire de Keiko Fujimori au second tour de la présidentielle n’est toujours pas connu. Entre dénonciation de fraude et résultats ultra-serrés, les élections prennent une tournure de farce. » Avec « les codes d’une...
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  • À la Une: confusion et incertitude autour du détroit d'Ormuz
    2026/04/18

    « Les efforts de Trump pour contraindre l’Iran à conclure un accord suscitent optimisme et confusion », titre le Wall Street Journal, « le président américain affirme que l’Iran a accepté de renoncer à son uranium enrichi et que le détroit d’Ormuz sera entièrement rouvert ». Mais tout n’est pas si simple, comme le souligne le Washington Post : « L’Iran a limité l’ouverture du détroit d’Ormuz », le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi « a précisé que la navigation était autorisée, uniquement "le long de la route coordonnée" approuvée par l’Iran. »

    Quant à renoncer à son uranium enrichi, il semble bien que l’Iran n’y soit pas prêt. « Téhéran affirme que son uranium enrichi ne va nulle part », titre le Times, à Londres. « Détroit d’Ormuz, cessez-le-feu, négociations : une solution à la guerre en Iran est-elle vraiment proche ? » s’interroge de son côté le quotidien allemand die Welt, qui juge qu’on est « encore loin de la fin de la crise au Moyen-Orient, les positions des belligérants demeurant très divergentes ». En France, le Figaro semble, lui, un peu plus optimiste, estimant que « la trêve entre l’État hébreu et le Hezbollah offre au président américain un succès diplomatique et la perspective d’une issue à sa guerre contre Téhéran ».

    Une trêve qui interroge

    Au Liban, la conclusion de cette trêve de dix jours avec Israël suscite beaucoup moins d’optimisme. « Cessez-le-feu : une victoire ou un piège pour le Liban » ? La question est posée par l’Orient-Le Jour. Pour le journal francophone libanais, « les clauses fuitées par les Américains relèvent davantage d’un accord sécuritaire – qui n’a pas été négocié au préalable – entre le Liban et Israël, que d’un cessez-le-feu censé permettre la tenue de négociations ». Pas question, donc, de crier victoire.

    « La réalité ne se discute pas », remarque l’Orient-le Jour, elle ne peut être ni contournée ni travestie. Une guerre qui laisse derrière elle des milliers de morts, des milliers de blessés, plus d’un million de déplacés, des villages entiers effacés de la carte, un Sud de nouveau occupé, ne peut, en aucune manière, être transformée en victoire sans que cela ne relève d’une fabrication délibérée ».

    Le journal Haaretz, lui, analyse ainsi la situation. Pour le quotidien israélien, « le cessez-le-feu pourrait renforcer l’autorité du gouvernement libanais, relancer la diplomatie avec Israël, et priver l’Iran d’un atout majeur dans les négociations avec les États-Unis. Mais il est essentiel qu’Israël prenne conscience des limites de Beyrouth quant à sa capacité à désarmer le Hezbollah ».

    « Deuxième continent le plus vaste du monde »

    Une question enfin : quand le continent africain obtiendra-t-il sa dimension exacte sur la carte du monde ? Question posée par le journal Le Monde. Le quotidien français nous explique que « l’Union africaine a chargé le Togo de présenter à l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre, la projection Equal Earth, qui donne une représentation de la taille des continents plus proche de la réalité ». Et pas, comme le souligne le quotidien français, une carte « élaborée en 1569 », appelée Mercator, « où le Groenland est aussi vaste que l’Afrique » alors que « dans la réalité, l’Afrique est quatorze fois plus grande que le Groenland ».

    Interrogée par Le Monde, Fara Ndiaye, directrice exécutive adjointe de l’ONG Speak Up Africa, analyse ainsi la situation : « Les cartes ne sont pas neutres. Ce sont des symboles puissants qui façonnent notre vision du monde. Quand l’Afrique est systématiquement représentée comme plus petite qu’elle ne l’est, cela renvoie le message implicite que c’est une région périphérique. Or, c’est le deuxième continent le plus vaste du monde en superficie et en population ».

    Seulement voilà, utiliser une nouvelle carte n’a rien d’évident. Selon Le Monde, « aucun État africain n’a officiellement adopté la carte alternative, du fait des obstacles financiers et techniques ». « Sans oublier », conclut le quotidien français, « la nécessité de soumettre le sujet aux géants du numérique, vecteurs de notre représentation cartographique du monde, à portée de téléphone ».

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  • À la Une: incertitudes après le cessez-le-feu instauré au Liban
    2026/04/17

    C'est un cessez-le-feu fragile et à l’avenir incertain. Du point de vue du Wall Street Journal, « la volonté de paix entre Israël et le Liban risque de provoquer une nouvelle confrontation avec le Hezbollah ». Le Hezbollah, rappelle le quotidien américain, « groupe terroriste désigné par les États-Unis, qui est en guerre intermittente contre Israël depuis les années 1980 ». « Sans le Hezbollah à la table des négociations, le cessez-le-feu et la possibilité d’un accord de paix israélo-libanais seraient fortement compromis » estime encore le Wall Street journal.

    De son côté, citant un haut responsable israélien, le Jerusalem Post assure « que les États-Unis entendent désormais mener activement le désarmement du Hezbollah. Ce même haut responsable israélien, assure que « "Trump souhaite que cela se produise, donc cette fois-ci, les États-Unis seront bien plus impliqués" ».

    Quelle est la position du Hezbollah, face au cessez-le-feu annoncé entre le Liban et Israël ? « Il dit qu’il va respecter le cessez-le-feu à condition qu’Israël arrête complètement les hostilités, dont les assassinats qui visent ses membres », explique l’Orient-le Jour, le journal francophone libanais, selon lequel ce cessez-le-feu est tout de même « une première victoire » pour le président libanais Joseph Aoun.

    Protestations

    Mais en Israël, ce cessez-le-feu est très mal accueilli par une partie de la classe politique et des habitants du nord d’Israël. C’est le journal Haaretz qui l’annonce : « L’opposition israélienne et des habitants du nord d’Israël rejettent le cessez-le-feu conclu avec le Liban ». Le député Avigdor Lieberman, chef du parti d’opposition Yisraël Beitenu, explique Haaretz, a déclaré qu’un cessez-le-feu au Liban constituait une « trahison des habitants du nord d’Israël » Dans une vidéo publiée sur X, il accuse : « Une fois de plus, on donne au Hezbollah, le temps de se rétablir et de se renforcer (…) Toute guerre, assure-t-il encore, « doit se terminer par l’élimination du Hezbollah ».

    Impunité des colons

    Alors que l’attention du monde est captée par le conflit au Moyen Orient, le journal le Monde met l’accent sur la situation en Cisjordanie. « En Cisjordanie, l’impunité absolue des colons auteurs de crimes », titre le quotidien français, qui explique « que depuis 2020, la justice israélienne n’a prononcé aucune condamnation à de la prison ferme contre les colons juifs responsables de la mort de civils palestiniens, alors que le nombre et la gravité des crimes qu’ils commettent ne cessent de croître ».

    L’envoyée spéciale du Monde a rencontré de nombreux témoins. Comme la mère de Saïd Naasan, électricien, « fauché par le tir d’un colon, tout près de la maison familiale nichée en hauteur du village d’Al-Moughaïr, à l’est de Ramallah, en Cisjordanie occupée ». « Le 23 septembre 2025, raconte-t-elle, les colons sont arrivés et l’un d’eux avait une arme. Mon fils allait avoir 23 ans ». « Le drapeau jaune du Fatah, le parti nationaliste palestinien, a été apposé après coup, comme une marque de respect, au-dessus de l’étroit lit de l’absent », raconte le Monde.

    Silence de l'armée et de la police

    Autres meurtres, celui d’Ibrahim Al-Wadi, 62 ans, et Ahmad Al-Wafdi, 25 ans. « Ils ont été abattus par des colons qui passaient en voiture. Mon père a reçu une balle dans le torse, mon frère trois : à la gorge, la poitrine et sur le côté », raconte Mohamed Al Wali, 30 ans. « La nuit précédente, ajoute-t-il, des assaillants avaient attaqué le village, incendié des maisons, tué trois habitants, et un autre avait été tué par l’armée. C’est pour ça que mon père et mon frère étaient là. Ils attendaient le passage de leur convoi funéraire ».

    Selon le Monde, « au moins 25 palestiniens ont été tués entre 2020 et 2025, par des habitants des implantations juives, hors confrontations armées ». Le quotidien français s’est heurté au silence de l’armée et de la police, quand il a cherché à savoir « quelles suites judiciaires » avaient été données à ces violences meurtrières. Et pour cause, explique le quotidien français : « La dernière condamnation d’un colon pour le meurtre d’un Palestinien en Cisjordanie remonte à 2020 ».

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  • À la Une: va-t-on vers un cessez-le-feu au Liban?
    2026/04/16
    C’est une première depuis des décennies : l’ambassadrice libanaise et son homologue israélien ont entamé avant-hier à Washington des pourparlers directs de paix. Dans le même temps, des négociations parallèles se sont ouvertes entre le Liban et les États-Unis. Les discussions devraient se poursuivre ce jeudi à propos d’un cessez-le-feu. C’est du moins ce qu’a annoncé Donald Trump… Alors, « un cessez-le-feu. Depuis hier en fin d’après-midi, les Libanais ne parlent que de ça, s’exclame L’Orient-Le Jour à Beyrouth. Si l’accord annoncé se confirmait, il serait le fruit de multiples efforts internationaux et régionaux, à l’intersection desquels se trouvent les États-Unis, l’Iran et l’Arabie saoudite. (…) Une chose est sûre, relève encore L’Orient-Le Jour : Benyamin Netanyahu n’est pas convaincu par ce processus et cherchera probablement à exploiter toute faille pour le torpiller. Ou du moins pour repousser l’échéance. Réussira-t-il ? Les heures ou peut-être les jours qui viennent seront porteurs de réponse ». Vers un désarmement du Hezbollah ? En fait, pointe El Pais à Madrid, « le Liban n’a qu’un seul objectif en tête : un cessez-le-feu immédiat. Cela permettrait d’aborder des questions plus complexes, telles que le désarmement du Hezbollah, parti politique et milice pro-iranien, la délimitation d’une frontière définitive et, à terme, la reconnaissance d’Israël et l’établissement de relations diplomatiques. De son côté, poursuit El Pais, Israël considère son offensive comme un atout pour les négociations et souhaite, premièrement, obtenir le désarmement du Hezbollah et, deuxièmement, un accord de paix prévoyant le retrait de Beyrouth de l’Initiative de paix arabe de 2002, laquelle incluait la reconnaissance d’un État palestinien et exigeait la fin de la présence israélienne dans les territoires occupés ». En attendant, chacun tente d’avancer ses pions, affirme Haaretz à Tel Aviv : « Israël attend un éventuel coup de sifflet final des Américains qui signifierait la fin de la guerre au Liban, et peut-être aussi en Iran. Dans l’intervalle, Israël tente de gagner du terrain, tandis que son ambassadeur négocie directement avec le Liban à Washington. Et l’Iran, qui a intérêt à un cessez-le-feu au Liban, cherche à limiter les dégâts infligés au Hezbollah, tout en essayant d’empêcher un accord qui contraindrait ce dernier à désarmer au nord du Litani ». France : Bolloré étend sa mainmise dans le secteur de l’édition À la Une également, en France, ce coup de tonnerre dans le monde de l’édition : 115 écrivains, et non des moindres, annoncent leur départ des éditions Grasset en réaction au renvoi de son directeur, Olivier Nora. Celui-ci a été licencié avant-hier par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, propriétaire de Grasset. Dans une lettre commune, publié notamment par Le Monde, ces écrivains, dont Virginie Despentes, BHL, Laure Adler, Frédéric Beigbeder ou encore Vanessa Springora, qualifient la décision de Vincent Bolloré d’« atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale ». Commentaire de La Croix : « comme un titre de presse, une maison d’édition a une histoire, et une identité. Celle de Grasset était portée dans toute sa pluralité et son excellence par son PDG. L’histoire dira si le calcul de Vincent Bolloré est bon, qui consiste à vider une maison d’édition de sa substance et à faire fuir les écrivains qui l’animent et l’incarnent ». Trumpisation… « Grasset ou la trumpisation de l’édition française », s’exclame pour sa part Le Temps à Genève. « Cela fait plus de dix ans que Vincent Bolloré accroît son contrôle non seulement économique mais idéologique sur les médias et le monde éditorial français, de Canal+ à Hachette, avec ses filiales, Grasset et Fayard. (…) Le vent glacé du populisme réactionnaire traverse l’Atlantique pour atteindre à pleine force le Quartier latin ». Pour Le Soir à Bruxelles, il est clair que « l’empire médiatique de Vincent Bolloré est un écosystème savamment conçu pour porter l’extrême droite au pouvoir ». Alors « une fatalité ? Non », répond le quotidien belge. « Si aux États-Unis, Fox News a porté Trump au pouvoir, la mise sur orbite de l’extrême droite par Bolloré en France n’est pas inévitable. Mais il faudrait pour cela que les adversaires des populistes travaillent sur de vrais projets, avec une vision, des idées et des propositions ».
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  • À la Une: la guerre qui n’en finit plus au Soudan
    2026/04/15
    « Une chaussure posée sur un monticule de terre : cette chaussure est tout ce que l’on sait de l’être humain qui est enterré là. Enterré anonymement sur un trottoir, le long d’une rue de Khartoum. Un corps parmi tant d’autres ; des milliers ont été enterrés ainsi, pendant et après le siège de la capitale soudanaise. À quelques mètres de là, des conducteurs de tuk-tuk attendent des clients, des charrettes tirées par des ânes passent, les piétons s’écartent sans même se retourner : le monticule de terre fait désormais partie du décor, accepté, normalisé, comme le feu tricolore cassé qui, plus loin, surplombe la rue, comme les impacts de balles sur les immeubles ». Voilà, la suite de ce reportage est à lire dans la Repubblica à Rome. Un reportage intitulé « la ville des fantômes ». À Khartoum, on ne sait plus où enterrer les morts. Il faut dire, pointe le quotidien italien, « qu’il a fallu 23 mois à l’armée nationale du général Abdel Fattah al-Burhan pour chasser de la capitale les paramilitaires, les RSF, commandés par l’autre homme en uniforme, Mohamed Hamdan Dagalo, connu sous le nom de Hemeti (…). Le Soudan, c’est le pays des deux Nils, des huit frontières, des cinq cents tribus et des deux généraux, relève encore la Repubblica. Ils s’étaient alliés pour contrer la révolution démocratique qui a renversé le dictateur el-Béchir en 2019, mais ils se sont divisés au moment de décider qui serait le nouveau maître ». La plus grande crise humanitaire au monde « Ce 15 avril marque (donc) les trois ans du déclenchement du conflit au Soudan, pointe Libération à Paris. Une guerre civile qui, d’après l’ONU, est à l’origine de la plus grande crise humanitaire au monde. Qu’il semble loin, le temps où l’espoir fleurissait, lorsque début 2019, un mouvement populaire renversait Omar el-Béchir, dictateur au pouvoir pendant près de trente ans… La fragile alliance entre civils et militaires qui lui a succédé s’est rapidement délitée. Jusqu’à ce qu’éclatent les affrontements entre deux camps issus de ce même régime déchu. Trois ans plus tard, soupire Libération, le conflit a provoqué le déplacement de 11 millions de personnes. Près de 30 millions d’habitants ont aujourd’hui besoin d’aide humanitaire. Le bilan humain reste difficile à établir, mais les estimations dépassent les 150 000 morts ». Complicités internationales… Trois ans de guerre donc et trois ans d’inaction internationale… Et « le véritable scandale ne réside pas tant dans l’échec des efforts internationaux de paix, que dans le maintien et l’escalade de cette guerre par des intérêts extérieurs », dénonce le Guardian à Londres. En effet, l’Égypte, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie, l’Iran, la Russie et les Émirats arabes unis sont parties prenantes dans ce conflit avec un soutien militaire actif aux forces rivales. « Les Émirats arabes unis sont le principal soutien des RSF, pointe le quotidien britannique, de même que l’Éthiopie voisine. (…) Pour leur part, l’Arabie saoudite et l’Égypte sont aux côtés du général Burhan. Ces implications d’États extérieurs alimentent les craintes d’une véritable guerre régionale. Se pose aussi la question de la responsabilité de l’Europe, qui a financé le contrôle migratoire au Soudan, et qui a indirectement fourni des armes désormais utilisées sur les champs de bataille soudanais ». « Est-ce trop demander que de se soucier du Soudan ? » Alors, « Berlin accueille ce mercredi une conférence internationale sur le Soudan, suscitant un certain espoir. La communauté internationale trouvera-t-elle enfin la volonté et la force de contenir les seigneurs de guerre ? » Question posée par le Süddeutsche Zeitung. Réponse du quotidien allemand : non, tant qu’un cessez-le-feu ne sera pas en vue. « Rien ne changera vraiment tant que les seigneurs de guerre seront approvisionnés en armes et qu'aucune négociation sérieuse ne sera entamée ». « Est-ce trop demander que de se soucier du Soudan ? », implore le New York Times. La réponse pourrait venir des États-Unis. « Les Américains, rappelle le journal, ont réagi face au nettoyage ethnique au Kosovo, aux tsunamis en Asie du Sud-Est et au Japon, et au séisme dévastateur en Haïti ». Mais en ce moment, ils regardent ailleurs… Quant aux européens, relève Le Soir à Bruxelles, « leur silence face au soutien continu des Émirats arabes unis aux FSR est assourdissant ». Et le quotidien belge de s’interroger : « alors que les Émirats arabes unis ont besoin d’aide pour contrer les attaques iraniennes, ne serait-ce pas le moment de leur suggérer de réévaluer leur appui aux FSR ? »
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