エピソード

  • À la Une: comment mettre un terme à la guerre en Iran?
    2026/05/18
    Deux mois et demi de conflit, un cessez-le-feu fragile, le détroit d’Ormuz bloqué, le commerce mondial perturbé, le pétrole toujours au plus haut, des négociations au point mort… Et un Donald Trump qui menace encore et toujours. Le président américain a prévenu dimanche soir : « Pour l’Iran, le temps presse, et ils feraient mieux d’agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d’eux. » « Comment terminer le travail en Iran ? » : c’est le titre d’une tribune d’un expert militaire, Seth Cropsey, publiée dans le Wall Street Journal, qui propose une solution radicale. D’après lui, « si le régime de Téhéran refuse de capituler, alors Donald Trump devra déployer tout l’arsenal de la puissance américaine : (…) avec des frappes d’envergure menées par l’aviation américaine et israélienne contre les infrastructures iraniennes de communication, de transport et sur les industries restantes. Mais aussi des frappes aériennes contre les installations pétrolières et nucléaires de l’Iran. (…) L’objectif de Donald Trump ne devrait pas être d’intimider les Iraniens, affirme encore cet expert dans le Wall Street Journal. Il devrait plutôt être de démontrer que les États-Unis sont prêts à s’engager dans une confrontation décisive qui brisera l’État iranien sur les plans économique et politique ». À lire aussiD'après la presse américaine, l’Iran aurait conservé 70% environ de ses capacités balistiques Minab, ville martyre Trump va-t-il mettre ses menaces à exécution ? La guerre va-t-elle redémarrer ? Va-t-on vers une reprise des bombardements ? Les prochains jours nous le diront. En attendant, le régime iranien fourbit ses armes et la population, résignée, pleure ses morts. Le Temps à Genève nous propose un reportage exclusif à Minab, cette ville du sud du pays, sur les bords du détroit d’Ormuz. Minab « devenue le symbole de la souffrance des Iraniens soumis aux bombardements d’Israël et des États-Unis ». Minab, où « à peine une heure après le début des premiers bombardements le samedi 28 février, un missile américain Tomahawk s’est écrasé sur l’école primaire. 182 personnes ont été pulvérisées. Dont 168 enfants âgés de 7 à 12 ans, des fillettes en majorité ». Depuis, rapporte le quotidien suisse, « les familles continuent de se recueillir toutes les nuits sur les tombes de leurs enfants. Au cimetière, les parents arrosent abondamment les sépultures ; craignant que la poussière qui s’y dépose marque le début d’une forme d’oubli. Des pères et mères embrassent les portraits gravés sur les pierres tombales. D’autres étendent un morceau de tissu ou un petit tapis à proximité, s’y assoient puis prient, récitant les versets du Coran les plus réconfortants ». Pourquoi les Américains ont-ils frappé cette école ? Réponse du Temps : « L’agence Reuters et le New York Times ont révélé que l’armée américaine menait ce jour-là des frappes contre une installation voisine du Corps des gardiens de la révolution islamique. Mais les coordonnées de la cible, qui dataient de 2013, étaient obsolètes. (…) Si le lien entre l’intelligence artificielle et ce drame n’a pas été établi formellement, pointe encore le quotidien suisse, beaucoup d’experts internationaux estiment que la généralisation de son usage dans la guerre pourrait multiplier ce genre de tragédies. » À lire aussiIran: zones d'ombre et infox autour du bombardement de l'école de Minab Ukraine : les stations-service, îlots de normalité… Autre guerre, mais mêmes souffrances : Le Monde à Paris nous emmène près du front ukrainien, à Pavlohrad dans l’est du pays. Plus précisément à la station-service Okko : « Pour les soldats qui partent au combat et pour ceux qui en reviennent, ce lieu est devenu un îlot de normalité et un creuset social, où civils et militaires se ravitaillent et se détendent autour d’un café chaud ou d’un hot-dog gratuit. » Un établissement sous la menace constante des drones russes, pointe l’envoyé spécial du journal. Une autre station-service, dans le Donbass, « avait été détruite il y a tout juste un an, le 28 mai 2025, par une frappe russe. La nouvelle avait alors fait les gros titres en Ukraine, tant son destin résumait la résilience ukrainienne face à l’agression russe. L’équipe de la station-service continuait à servir les clients malgré l’intensité des bombardements, qui avait alors déjà ravagé une bonne moitié de la ville voisine. (…) Un temps, poursuit Le Monde, la chaîne Okko, qui possède plus de 400 stations-service dans le pays, a envisagé de fermer les stations proches du front. “Nous les maintenons, assure le vice-président de la compagnie, parce qu’elles sont cruciales tant pour les militaires que pour les civils. D’ailleurs, notre personnel veut continuer à ...
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  • À la Une: début des discussions directes entre le Liban et Israël à Washington
    2026/05/15
    L'Orient le Jour révèle les coulisses de ces négociations entre responsables israéliens et libanais. Les deux parties « ont des exigences profondément divergentes », écrit le quotidien. Beyrouth réclame « la consolidation du cessez-le-feu » et la réactivation d'un « mécanisme de surveillance ». Israël, de son côté, veut arracher « des ententes sécuritaires et militaires avec le Liban autour du démantèlement de l’arsenal du Hezbollah ». Pour sa part, « Washington a poussé vers une prolongation de la trêve qui expire dimanche prochain, afin de pouvoir présenter cette extension comme un résultat concret des négociations », nous dit le quotidien. Situation humanitaire à Gaza Benjamin Netanyahou confirme contrôler 60 % du territoire de Gaza, peut-on lire dans Haaretz. Le magazine israélo-palestinien +972 revient dans un long article sur la crise des IRM dans l'enclave palestinienne. Il n'y a plus aucune machine fonctionnelle à Gaza, pourtant essentielle pour diagnostiquer un certain nombre de maladies. Et cela a des conséquences très concrètes. +972 raconte notamment l'histoire d'une jeune fille incapable de marcher seule et que les médecins ne peuvent pas soigner, ou encore celle d'une grand-mère qui ne peut rester debout plus de cinq minutes. « L'absence d'IRM à Gaza est une exécution silencieuse et continue », s'indigne le magazine, qui cite l'un des médecins du seul centre de cancérologie de l'enclave. « La communauté internationale [doit] intervenir pour fournir ces appareils ; faute de quoi, nous, soignants, sommes réduits à attendre, impuissants, la mort de ces enfants. » À lire aussi«J'espère toujours rentrer en Palestine»: à Gaza, une survivante raconte la nakba de 1948 Enquête sur la désinformation lors des élections municipales en France De fausses informations avaient circulé sur plusieurs des candidats du parti de Jean-Luc Mélenchon, en mars dernier. Elles ont pullulé sur les réseaux sociaux et sur des sites web anonymes. « Les autorités françaises, écrit Libération, ont réussi à imputer tout ou partie de l’opération à une mystérieuse entité nommée BlackCore » Une entité, qui d'après le quotidien de gauche et le journal Haaretz, serait liée à deux entreprises israéliennes. En remontant un ensemble de pages web, l'enquête des deux médias a en effet mené vers deux sociétés basées en Israël. Ils ont contacté plusieurs personnes liées à ces sociétés qui affirment « qu’elles n’ont pas le moindre lien avec BlackCore, ni la moindre connaissance de son identité ou de ses activités ». « Reste, écrit Libération, que moins de deux heures après nos prises de contact, les sites web que nous avons découverts et qui nous ont menés de BlackCore » à une entreprise israélienne « s’étaient volatilisés ». Royaume-Uni : Keir Starmer plus acculé que jamais Le Premier ministre est fragilisé par la démission de son ministre de la Santé, Wes Streeting. Mais, croit savoir The Guardian, ce n'est pas lui qui est en meilleure position pour remplacer Keir Starmer, mais plutôt le maire de Manchester, Andy Burnham. Le scénario est long et pas forcément clair pour cette figure du Parti travailliste. Il doit se présenter à une élection partielle, dans une circonscription où Reform UK (le parti de l'architecte du Brexit, Nigel Farage) est arrivé deuxième avec seulement 5 000 voix de retard, rappelle le Sunday Times. Le journal de centre droit pose cette question : « Détestez-vous Starmer suffisamment pour voter pour les travaillistes ? » Pour The Economist, en tout cas, la situation est on ne peut plus claire. « Sir Keir Starmer a échoué lamentablement. Il devrait démissionner. Les Premiers ministres ont besoin d'autorité et de clarté. Or, il s'avère que Keir Starmer ne possède ni l'une ni l'autre », déplore l'hebdomadaire. À lire aussiRoyaume-Uni: démission de Wes Streeting, ministre de la Santé et potentiel rival de Keir Starmer
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  • À la Une: une nouvelle épidémie d’Ebola déclarée en RDC
    2026/05/16
    Cette épidémie est « la 17e depuis 1976 », rappelle Jeune Afrique, qui glisse au passage que cette fièvre hémorragique a fait 15 000 morts en cinquante ans sur le continent. Actualite.cd a, comme RFI, interrogé le directeur général d'Africa CDC. « Nous sommes encore dans une phase active de l'épidémie », déclare le Dr Jean Kaseya dans les colonnes du site. « Cette souche n'a pas de médicaments, pas de vaccins », prévient-il, ajoutant débloquer deux millions de dollars pour « appuyer la réponse ». La presse ougandaise aussi revient sur cette épidémie, puisqu'on recense 1 décès lié à la maladie dans le pays. Un « Congolais de 59 ans, admis lundi dans un hôpital de Kampala », nous dit le Monitor. « L'Ouganda a activé ses systèmes nationaux d'intervention d'urgence », rapporte pour sa part le site New Vision, et « déployé des équipes de dépistage, de surveillance et d'intervention rapide aux points d'entrée frontaliers ». Le cessez-le-feu entre le Liban et Israël prolongé de 45 jours Les négociations directes entre responsables libanais et israéliens se sont achevées à Washington. À Beyrouth, L'Orient-Le-Jour raille des discussions qui ont « donné lieu à un dialogue de sourds ». « Tout au plus a-t-on pu espérer une prolongation de l’actuel, et fort meurtrier, simulacre de trêve », grince le quotidien, qui dénonce « un médiateur américain à l’impartialité plus que contestable ». Le journal appelle le gouvernement libanais à détailler un programme pour l'avenir. « L'objectif de désarmement du Hezbollah ne peut plus continuer d’être matière à seules déclarations et décisions gouvernementales », souffle L'Orient le Jour dans un édito. La presse revient aussi sur la situation dans le Sud du Liban, où Israël poursuit ses opérations militaires. « Nous resterons jusqu'à la mort », racontent des habitants au journal belge Le Soir. « Plus aucune trace de vie n’est visible », décrit la correspondante du quotidien. « Nabatiyeh, bastion du mouvement chiite Hezbollah, ressemble à une ville fantôme. » À Paris, Le Monde raconte comment « le tabou de la normalisation des relations avec Israël se fissure » au Liban. Le sujet, nous dit le quotidien, est porté par une « minorité très vocale, composée notamment de figures de la communauté chrétienne ». Y a-t-il un enthousiasme chrétien pour Israël ? « Pas spécialement, même pas du tout », répond un cadre du parti chrétien Forces libanaises au journal. « Aujourd’hui, 80 % des Libanais sont favorables à la paix, sauf le Hezbollah », veut croire un autre politicien. À lire aussiRDC: nouvelle épidémie d'Ebola en cours en Ituri, la société civile appelle à éviter le pire Le concours de l’Eurovision au cœur d’une polémique La presse européenne se passionne pour le concours de chant, dont la finale a lieu ce samedi. « La Finlande domine les pronostics », veut croire Le Temps en Suisse, qui loue le couple finlandais en lice pour remporter le concours. « Pete Parkkonen fait le beau ténébreux à sa fenêtre, Linda Lampenius, violoniste au demeurant fameuse, joue de l’archet en restant imperturbable », s'exclame le quotidien. À Madrid, où le concours est boycotté suite à la participation d'Israël, El Mundo parle de « l'édition la plus tumultueuse » de ces dernières décennies. « L'Eurovision ne cherche pas seulement une chanson gagnante ; elle risque sa survie même en tant que marque neutre », écrit le journal, qui s'inquiète de la possible victoire d'Israël. L'absence de l'Espagne, l'un des plus importants contributeurs de l'évènement, compromet « la viabilité financière des éditions futures », nous dit le journal. À lire aussiEurovision, paillettes, polémique et boycott Royaume-Uni : semaine très difficile pour Keir Starmer Le Premier ministre britannique est acculé après les mauvais résultats électoraux du parti travailliste, et même menacé à la tête de l'exécutif. Le Sunday Times est sans concessions : le journal de centre droit s'inquiète que la Grande Bretagne devienne une « risée mondiale », et en veut pour preuve les moqueries de la presse italienne. « Quand les Italiens se moquent de vous pour votre instabilité démocratique, c'est qu'il y a un problème », tacle l'hebdomadaire. « Presque systématiquement, Starmer a fait des promesses alléchantes, mais ses politiques ont pris l'effet inverse. » À Londres, le Guardian l'assure : le maire de Manchester, Andy Burnham, « fera tout pour devenir Premier ministre » d'ici le congrès du Parti travailliste à l'automne prochain. À lire aussiRoyaume-Uni: démission de Wes Streeting, ministre de la Santé et potentiel rival de Keir Starmer La Reine maori à Londres Nga wai hono i te po, la Reine maori de Nouvelle-Zélande a serré pour la première fois la main du roi Charles III d'Angleterre ...
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  • À la Une: Donald Trump est arrivé en Chine pour rencontrer Xi Jinping
    2026/05/14
    La visite du président américain, hautement stratégique, est largement commentée par la presse américaine. Le Washington Post révèle ainsi l'existence d'un rapport secret du renseignement américain. Un document qui, s'inquiète le journal, « détaille comment la Chine exploite la guerre en Iran pour maximiser son avantage sur les États-Unis dans les domaines militaire, économique et diplomatique ». Pékin a notamment tendu la main à ses voisins pour les aider à gérer leurs besoins énergétiques. Le New York Times, de son côté, s'insurge contre la stratégie de Donald Trump vis-à-vis de Pékin. « La politique de Trump envers la Chine a affaibli l’Amérique », croit savoir le quotidien dans un éditorial. « Ses droits de douane ratés en sont l'exemple type, déclenchant une série d'événements humiliants. » poursuit le titre. « La Chine et les États-Unis retiennent le monde en otage », s'indigne pour sa part The Economist. Donald Trump et Xi Jinping « considèrent la coopération comme un piège », écrit l'hebdomadaire. Avant de résumer : « Le sommet n'aboutira probablement qu'à des sourires forcés. Un tel manque d'ambition est inquiétant. » À lire aussiSommet Chine-États-Unis: Xi Jinping prévient Donald Trump d'un risque de «conflit» sur Taïwan Nouvelle session de négociations entre Israël et le Liban à Washington Le Hezbollah sera à nouveau le grand absent de ces discussions. À Beyrouth, L'Orient le Jour rappelle les positions de chacun : Israël veut un désarmement du Hezbollah, quand le Liban insiste sur la fin des hostilités dans le sud du pays. « Tel Aviv tend de nombreux pièges à Beyrouth », prévient le journal. « Parallèlement aux préparatifs des négociations, Israël a intensifié son escalade militaire pour imposer un fait accompli », s'alarme le quotidien. « Combien de temps pouvons-nous tenir ? » s'interrogent de leur côté les habitants du village chrétien de Deir Mimas, dans le sud du Liban, là encore dans les colonnes de L'Orient le Jour. Ce village, situé sous la ligne jaune décrétée par Israël, a été ciblé par plusieurs frappes de l'armée israélienne. « C’est comme si on vivait avec une corde autour de notre cou, et que quelqu’un allait nous pousser », raconte une habitante. Côté israélien, dans un éditorial, le journal Haaretz appelle à « aider Beyrouth dans sa guerre contre le Hezbollah ». « L'armée elle-même, rappelle le journal, a conclu que l'occupation de tout le Liban ne garantirait pas la neutralisation des capacités militaires de l'organisation. » « Israël, conclut Haaretz, doit profiter des négociations pour donner une substance concrète à son partenariat avec le gouvernement libanais. » À lire aussiEN DIRECT - Moyen-Orient: reprise des négociations directes entre le Liban et Israël à Washington Quelques cas d’hantavirus recensés dans le monde En France, où l'on dénombre un seul cas, Libération s'interroge : « Pourquoi il n'y a ni traitement, ni vaccin spécifique pour le combattre ? » Le quotidien explique que l'absence de cas à grande échelle n'a pas permis à la recherche d'être efficace. Pour ce qui est du vaccin, Le Monde rappelle qu'il est « difficile de flécher des financements vers ce genre de maladie dont l'impact semble limité en matière de santé publique ». Partout autour du globe on appelle en effet à la prudence. Dans les colonnes d'El Pais, la ministre espagnole de la Santé dénonce ceux qui tentent de « semer la peur et répandre des théories du complot ». Monica Garcia revient aussi sur l'accueil du Hondius aux Canaries par les autorités espagnoles. « Nous n'avons jamais oublié qu'à l'intérieur, il n'y avait pas de malades, pas de personnes infectées, il y avait des personnes », se félicite-t-elle. La ministre en profite aussi pour régler ses comptes avec le président des îles Canaries qui s’est indigné face au débarquement des passagers du navire. « Quand il a fallu travailler, il n'était pas là », dénonce-t-elle. À lire aussiHantavirus: comment l'Argentine a contenu l'épidémie de 2019 en Patagonie
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  • À la Une: l’Iran conserve d’importantes capacités balistiques
    2026/05/13

    La rhétorique de Donald Trump sur les capacités militaires de l’Iran est contredite par ses propres services de renseignement. C'est le New York Times qui l'affirme, citant une myriade de sources anonymes au sein du renseignement américain. D'après le quotidien américain, Téhéran a « rétabli l'accès opérationnel à 30 de ses 33 sites de missiles le long du détroit d'Ormuz », et a maintenu « 70% de son arsenal d'avant-guerre ».

    Des chiffres qui contredisent directement Donald Trump et son secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Tous deux, rappelle le journal, se vantaient d'avoir « décimé » l'armée iranienne. Des affirmations réitérées dans les colonnes du quotidien par une porte-parole de la Maison Blanche. Un responsable du Pentagone s'en prend même directement aux journalistes : « Il est scandaleux que le New York Times et d'autres médias se fassent les porte-parole du régime iranien afin de présenter l'opération Epic Fury autrement que comme un exploit historique. »

    La guerre en Iran au cœur du sommet entre Donald Trump et Xi Jingping

    Le conflit au Moyen-Orient pourrait même « éclipser » ce sommet, affirme un ancien diplomate américain dans les colonnes de Bloomberg. Le président américain est en route pour la Chine pour parler commerce, ventes d'armes à Taïwan et de la guerre au Moyen-Orient. « Donald Trump a plus besoin de ce sommet que Xi Jinping et Xi Jinping le sait », souligne un analyste auprès du média économique.

    Pour juger ou non de la réussite de cette réunion Bloomberg préconise de surveiller les « trois B » : les achats chinois de soja américain, de bœuf et d'avions Boeing. Pour les grandes compagnies américaines, nombreuses à faire le voyage, précise le Washington Post, le marché chinois est crucial. Le Wall Street Journal raconte ainsi comment « deux milliards de pieds » chinois sont en train de fuir Nike. Sur les trois derniers trimestres, les revenus de la célèbre marque de chaussures étaient en baisse de 28% par rapport à la même période il y a cinq ans, s’alarme le journal.

    Royaume-Uni : Keir Starmer sur la sellette ?

    Le locataire du 10 Downing Street est « sur le départ », écrit The Economist, avant de poursuivre : « Plaignez son successeur ». The Guardian revient de son côté sur deux jours de « confusion et de tension » outre-Manche. « D'un côté, résume le journal, plus de 90 députés réclament la démission de Starmer de l'autre, une lettre signée par plus de 100 députés affirme qu'une course à la direction du parti serait absurde et préjudiciable. » Starmer « bénéficie d'une bouée de sauvetage », veut croire le Guardian, car son principal challenger, son ministre de la Santé Wes Streeting « ne bénéficie pas du soutien nécessaire ».

    Quoiqu'il en soit, résume The Economist, la situation économique du pays reste « catastrophique ». « Pour l'instant, raille l'hebdomadaire, les électeurs britanniques ne peuvent qu'assister, impuissants, au spectacle familier d'un Premier ministre luttant pour sa survie. »

    Espagne : le président du Real Madrid à l’offensive

    Le président du club madrilène a tenu hier une conférence de presse. « Récit d'une intervention lunaire », titre L’Équipe. Florentino Perez, « en roue libre », a « multiplié les dérapages, notamment sexistes », écrit le quotidien.

    Après une décennie d'absence médiatique, raconte El Pais, le président du club a dénoncé un prétendu complot visant à l'évincer. « Il faudra me tirer dessus pour se débarrasser de moi », a-t-il soufflé au terme d'un « monologue décousu et répétitif », relate le journal espagnol. Florentino Perez a annoncé la convocation d'un nouveau processus électoral pour lequel il est candidat. « Que ceux qui veulent ma peau cessent de se plaindre et franchissent le pas », a-t-il lancé.

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  • À la Une: le sommet Africa Forward au Kenya
    2026/05/12
    Au sommet Africa Forward au Kenya, le président français compte défendre un « partenariat réinventé » avec le continent. Emmanuel Macron l'explique à Jeune Afrique, ajoutant ne pas être « dans une logique d'aide ». Aujourd'hui, Emmanuel Macron préfère parler, je cite, « d'investissement solidaire et durable ». Le journal kényan Daily Nation semble voir les choses autrement et titre : « La France souhaite exploiter les talents et les compétences en IA », quand Le Pays, au Burkina Faso, y voit une « opération de charme », « une bonne occasion pour Paris d'insuffler une bouffée d'oxygène à son économie, en chassant désormais sur les terres au-delà du cercle restreint des pays francophones ». Un cessez-le-feu plus que fragile entre l'Iran et les États-Unis « Une impasse qui n'est ni la paix ni la guerre », résume le Wall Street Journal. Haaretz, en Israël, en veut à Trump et à Netanyahu. Leur plan « amateur [...] a affaibli, l'Iran, mais l'a rendu plus menaçant ». Le journal revient sur ce plan du Mossad, dévoilé par plusieurs médias, promettant un changement de régime en Iran, et qui aurait convaincu le chef de la Maison Blanche à entrer en guerre. Haaretz se demande par exemple « quelle était la logique derrière l'assassinat de l'ayatollah Ali Khamenei » ; « un extrémiste, certes », admet le journal, « mais il était aussi âgé et malade ». « S'il était mort de mort naturelle, les chances que [son fils] Mojtaba lui succède auraient été infimes. Un dirigeant moins extrémiste aurait pu accéder au pouvoir », croit savoir le quotidien israélien. Au Liban, L'Orient-le-Jour se demande si une troisième voie est possible. « Peut-on être à la fois contre Israël et contre le Hezbollah ? » se demande le journal, dans un édito, qui pense qu'une « grande partie des Libanais répondrait par l'affirmative ». Sauf que les Libanais « finissent par basculer » dans l'un ou l'autre camp, « non par amour du premier, mais par rejet absolu du second ». Pourtant, cette troisième voie est la solution, pour L'Orient-le-Jour. Mais « elle ne peut exister que si [l'Etat] reprend son destin en main », c'est-à-dire en « neutralisant la milice », le Hezbollah. Autrement, s'inquiète le quotidien, « soit Israël reprendra la guerre totale, soit il fera de l'État libanais, sous la pression internationale, l'exécutant de sa politique. Et encore une fois, conclut-il, nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer ». Festival de Cannes : une édition très politique « Face à Bolloré, le cinéma contre-attaque », titre Libération avec, en Une, le visage de l'homme d'affaires conservateur et, en fond, les palmiers de la Croisette. Dans le journal, « 600 professionnels du cinéma alertent sur la mainmise du milliardaire sur toute la chaîne de production française ». Car ce dernier détient la chaîne Canal+. « Le premier argentier du cinéma français est présent à chaque étape de la vie d'un film, du financement jusqu'à la sortie en salles », explique le quotidien, ce qui rend donc le milieu du 7e art dépendant à Canal+, et donc à Bolloré. D'autres remarquent l'absence des studios hollywoodiens sur la Côte d'Azur, comme The Guardian, à Londres : « L'absence de grands films américains annonce un regain d'intérêt pour le cinéma international ». Les experts, interrogés par le journal britannique, l'expliquent de plusieurs manières. D'abord, les studios sont « plus méfiants quant aux risques liés aux avant-premières en festival ». « Indiana Jones et le Cadran du Destin a réalisé un échec commercial après avoir été éreinté par la critique cannoise en 2023 ». Et puis, il y a « la dimension politique ». The Guardian rappelle que la Berlinale, cette année, « a été marquée par des interrogations sur la situation géopolitique [...]. Pour les studios, conclut le journal, les extraits viraux des conférences de presse peuvent s'avérer extrêmement préjudiciables ». Bref, Hollywood est bien frileux et prend bien peu de risque, quand les films les plus attendus de Cannes, cette année, sont signés par des réalisateurs en exil, comme l'Iranien Asghar Farhadi ou le Russe Andreï Zviaguintsev.
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  • À la Une: la réponse de l'Iran «totalement inacceptable» selon Donald Trump
    2026/05/11
    Le président américain ne cache pas sa colère face aux requêtes de Téhéran. Et s'il n’a pas précisé dans sa prise de parole sur son réseau Truth Social ce qu’il trouvait « inacceptable », « sa réaction indique clairement qu’il “rejette” la proposition iranienne », observe le New York Times. Un rejet qui prolonge le « blocage » entre les deux pays et qui « sème le doute quant à la possibilité que ce blocage soit levé de sitôt », même si Donald Trump manifeste « peu d’empressement » à reprendre les hostilités, « en particulier avant sa rencontre, prévue à Pékin cette semaine, avec le président chinois Xi Jinping, dont le pays entretient des liens étroits avec l’Iran », analyse le quotidien américain. Dans ce contexte, faut-il craindre une reprise des hostilités ? Sans doute pas dans l’immédiat, selon le journal britannique The Guardian. « Trump subit de fortes pressions pour maintenir le cessez-le-feu – et potentiellement conclure un accord de paix – avant une visite prévue cette semaine en Chine, laquelle fait pression pour la fin des hostilités et l’ouverture du détroit d’Ormuz », explique le quotidien. En effet, la guerre en Iran plane sur le sommet sino-américain, selon le Wall Street Journal, et Pékin a tout intérêt à voir la fin du conflit, car « les troubles au Moyen-Orient limitent l'approvisionnement pétrolier de la Chine et restreignent la capacité des pays à acheter des produits chinois », rapporte le journal. « Selon des analystes et des responsables américains, trouver une solution pourrait renforcer le statut de Xi Jinping en tant qu'homme d'État international intervenu au bord d'une possible escalade militaire. » À lire aussiMoyen-Orient: Trump juge «totalement inacceptable» la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre L'épidémie d'hantavirus continue de susciter l'inquiétude Alors qu'un passager américain du navire de croisière Hondius vient d'être testé positif, El Pais constate que cette affaire « surprend un monde qui débat encore de la manière de gérer la prochaine pandémie. Les négociations à l'Organisation mondiale de la santé, visant à finaliser le traité mondial contre les pandémies, ont été interrompues », sans finaliser un accord, pourtant essentiel, car il « définira comment les pays partageront des échantillons et bénéficieront d’un accès rapide aux vaccins », rappelle le quotidien espagnol. Pour Neil Vora, épidémiologiste interrogé par El Pais, cette coïncidence de calendrier n'est pas qu'un symbole. « Cette épidémie nous rappelle une fois de plus la menace que représentent les virus émergents pour l’humanité, et bien que le risque pour la population générale soit faible, cet épisode mérite une attention internationale très soutenue », déclare-t-il. Même son de cloche dans les pages du Monde, où Cyril Dion, écrivain et réalisateur français impliqué dans la lutte pour l'écologie, rappelle dans une tribune que « la soudaine notoriété du hantavirus constitue une nouvelle alerte qu’il serait bien imprudent d’ignorer. Et que malmener le monde sauvage comme nous le faisons menace de faire exploser le nombre d’épidémies de maladies infectieuses passées de l’animal à l’humain. » Dès lors, poursuit l'écrivain, « repenser notre relation au reste du vivant n’est pas une lubie d’amoureux des petits oiseaux, mais une nécessité vitale. Si nous ne voulons pas revivre le cauchemar de 2020, il est urgent de sauver un maximum d’espèces, de stopper la destruction des espaces sauvages et de mettre fin à l’élevage industriel. » À lire aussiHantavirus: les passagers du navire MV Hondius ont commencé à être évacués par avion À la Biennale de Venise, l'art peut-il être neutre ? Le rendez-vous majeur de l'art contemporain est au cœur du débat depuis son ouverture au public ce samedi. « Le retour de la Russie et la présence d’Israël ont provoqué une onde de protestations, note le journal suisse Heidi.News ce lundi matin, à commencer par l’irruption des Pussy Riot devant le pavillon russe. Une séquence qui a fait voler en éclats l’idée même de neutralité artistique revendiquée par la Biennale. » « Depuis la décision de rouvrir le pavillon russe, en mars, les tensions s’accumulent. Vingt-deux ministres européens de la Culture ont réclamé son retrait », rappelle le média. « Malgré la tempête, le président de la Fondation campe sur ses positions, déclarant que La Biennale sélectionne des œuvres, pas des passeports, relate Heidi.news, de quoi embarrasser la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui a toujours maintenu une position pro-Ukraine. » Pour le média suisse, « la polémique révèle surtout les ambiguïtés de la coalition gouvernementale italienne face à Moscou, entre calculs électoraux et alignement croissant sur les ...
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  • À la une: Cessez-le-feu entre Kiev et Moscou pour les célébrations du 9 mai en Russie
    2026/05/09

    « Dans un décret sans précédent, raconte le Kyiv Post, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a officiellement autorisé la Russie à organiser son défilé du Jour de la Victoire le 9 mai à Moscou, et a exclu la place Rouge des plans de frappe ukrainiens pour toute la durée de l'événement.»

    Un cessez-le-feu de trois jours, annoncé par Donald Trump, car les négociations se sont faites sous l'égide américaine. Mais pour le Novaya Gazeta, média d'opposition russe, c'est loin d'être une cause de réjouissance.« Pour une raison obscure, Trump débarque dans tout ça, alors qu'il semblerait que tout le monde ait déjà compris que s'il faut s'entendre sur quoi que ce soit avec quelqu'un, et régler un problème vraiment sérieux, il vaut mieux se tenir le plus loin possible de lui », déplore une chroniqueuse du journal, avant de rappeler que ces célébrations russes n'effacent pas la peur bien réelle des habitants du pays, malgré la trêve.

    L'humeur est plus optimiste dans les pages du Kyiv Post : « Pendant quatre ans, le 9 mai a été synonyme de terreur en Ukraine et de militarisme provocateur en Russie. Mais cela a changé aujourd'hui, se réjouit une éditorialiste du média ukrainien, le décret de Zelensky sur la place Rouge montre à quel point le symbolisme de la guerre a évolué : le spectacle militaire le plus sacré de Moscou ne dépend plus de la force du Kremlin, mais de la retenue ukrainienne et de la médiation américaine. »

    Donald Trump toujours aux prises avec la guerre en Iran

    Le président américain dit attendre une réponse de Téhéran à sa dernière proposition de paix, malgré des nouvelles frappes américaines sur des pétroliers iraniens. L'attitude une nouvelle fois contradictoire de Washington vis-à-vis de l'Iran ne se limite pas à Donald Trump, explique le Washington Post. « Depuis l'arrivée au pouvoir du régime islamique en Iran, l'Amérique est partagée. D'un côté, les États-Unis souhaitaient la résolution de certains problèmes, comme la libération des otages et le respect des limites nucléaires. De l'autre, ils veulent renverser le régime, et non simplement négocier. Cette tension entre ces deux attitudes imprègne la politique étrangère américaine depuis près d'un demi-siècle. »

    Pour le journal, « À ce stade, il est clair que Trump souhaite un accord. Mais ce faisant, il risque d'offrir à la République islamique ce qu'elle recherche depuis 47 ans : une acceptation sans réserve, même de la part des éléments les plus radicaux des États-Unis. Pour Téhéran, c'est un prix qui vaut bien de nombreuses concessions », souligne le Washington Post.

    La défaite de Keir Starmer et du parti travailliste à la Une de la presse britannique

    « Des élections cauchemardesques », écrit le journal de gauche The Independent ; « le coeur du parti travailliste est en ruines », constate durement le Times. Le parti de gauche au pouvoir a perdu sa majorité dans une vingtaine de collectivités locales, et près de 600 sièges, face au grand gagnant des scrutins, le parti d’extrême droite Reform UK, qui réalise une percée historique dans le pays.

    « Il n’y a rien pour racheter Keir Starmer dans les résultats de la nuit en Angleterre, poursuit le Times, les parlementaires travaillistes se voient brutalement signifier, au mieux, l’incroyable impopularité de leur chef de file. Au pire, ils assistent à la fin du Labour en tant que parti national.

    Cette réalité pose la question de l'avenir du dirigeant travailliste à la tête du pays, et de son parti. « Keir Starmer a obtenu un sursis à exécution pour l'instant, mais cela peut-il durer ? », s'interroge le Times, « Y a-t-il quelqu'un à bord qui sait piloter un avion ? Le capitaine travailliste a perdu le contrôle, ironise même le Guardian. « On sait que Starmer n'a plus beaucoup de ressources , mais il peut probablement tenir un certain temps avec les dernières réserves si tel est son choix. Cependant, au vu des résultats obtenus jusqu'à présent, les enquêteurs se demandent sans doute si le Parti travailliste lui-même, dans sa configuration actuelle, a encore beaucoup de ressources », conclut le journal.

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