La retraitée espagnole est décédée à l'âge de 87 ans à l'hôpital, et non pas dans son appartement, d'où elle a été expulsée fin septembre. Un lieu « où elle vivait depuis soixante-dix ans, rappelle El Pais, six ans auparavant, une société avait racheté son appartement à un prix dérisoire pour le quartier, précisément parce qu'elle y habitait (...). Les images de l'expulsion – sur une civière, au milieu d'un important dispositif policier, avec des centaines de jeunes dans la rue criant " Vous n'êtes pas seule ! " – ont profondément marqué le pays. Les jours suivants, les places publiques se sont remplies de personnes qui voyaient en cette femme âgée à mobilité réduite le reflet des obstacles considérables auxquels sont confrontés des millions de citoyens pour se loger, et encore moins pour payer un loyer », poursuit le quotidien espagnol. « Maricarmen Abascal n'aurait jamais imaginé qu'à la fin de sa vie, elle déclencherait un séisme social et politique. Elle n'aurait jamais imaginé devenir le symbole d'un mécontentement qui couvait depuis quelque temps en Espagne ». « La nouvelle de sa mort a provoqué une grande consternation au campement de la place de la Puerta del Sol à Madrid, où une minute de silence a été observée et où une foule immense s'est rassemblée pour manifester sa colère, relate la Vanguardia, avec « de nouveaux slogans : Maricarmen est partie, mais la lutte continue ».
La lutte continue, c'est aussi l'opinion d'El Pais, pour qui « le plus bel hommage que nous puissions lui rendre à partir d'aujourd'hui serait de nous attaquer enfin à cette crise par des mesures ambitieuses et efficaces. Tel est l'héritage de Maricarmen, et il exige désormais le plus grand respect de tous ».
À la une également, des soupçons de peste en Russie Après la mort d'une laborantine qui étudiait la bactérie en Sibérie, le monde garde un œil inquiet sur les risques sanitaires potentiels. Ce sentiment d'alarme généralisé, s'explique, aux yeux du New York Times, par « le manque de précisions de la part des autorités russes, qui a inquiété de nombreuses personnes à travers le monde, encore marquées par la pandémie de Covid-19. À l'époque, c'était un gouvernement autoritaire en Chine, où le virus a fait son apparition, qui avait dissimulé des informations », se souvient le journal étasunien. Immédiatement après le décès de la scientifique, « les autorités russes sont restées très laconiques. Elles n'ont fourni aucune précision sur ses déplacements avant sa mort ni répondu aux questions concernant un éventuel accident survenu à l'institut ».
Une réaction de Moscou qui ne surprend pas le Times, à Londres. Si « la Russie nie toute épidémie de peste, ses antécédents en matière de dissimulation sont moins rassurants (...) . De l'époque soviétique à nos jours, le réflexe des responsables russes face à une catastrophe est de tout nier et d'espérer que le problème disparaisse », constate amèrement le quotidien britannique, de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl à l'épidémie mortelle de charbon à Iekaterinbourg et au coronavirus, il existe une tactique bien huilée d'obscurcissement et de diversion ».
Alors faut-il paniquer ? « D'après les informations dont nous disposons à ce jour, non, veut rassurer le New York Times, malgré toutes les inconnues, les experts affirment que même si la peste était confirmée (...), le risque de contagion généralisée serait limité ».
Sophie Adenot, sur le chemin du retour de l'espace « Après presque 240 jours de mission, la seconde femme française dans l’espace revient sur le plancher des vaches (...). Sophie Adenot aura participé à la mission de tous les records, relate l'Humanité, et en a, au passage, battu plusieurs comme première femme française à effectuer une sortie extravéhiculaire, dans le vide à 400 km au-dessus de la Terre ».
« Au-delà de ses apparitions à l'écran tête en bas ou cheveux en l'air, de ses prises de parole affichant un enthousiasme sans faille, elle a marqué au sein de l'ISS l'histoire du spatial », ajoute Les Echos. Elle est devenue « l'astronaute européenne ayant réalisé la plus longue mission spatiale, hommes et femmes confondus. Après Thomas Pesquet, Sophie Adenot s'est définitivement fait un nom parmi les astronautes et les Français ».