エピソード

  • À la Une: médias publics et démocratie
    2026/04/28
    « L’indépendance des médias publics est le signe d’une démocratie saine ». C’est le thème de l’éditorial du Soir à Bruxelles. Le Soir qui s’insurge contre cette tendance qui fait jour ici et là à vouloir « museler les médias publics et s’en servir comme outil de propagande. C’est l’objectif de nombre de partis, et pas que populistes ou d’extrême droite, une fois qu’ils prennent le pouvoir, en coupant les citoyens de l’accès à une source d’information crédible pour les abreuver de leurs seules "vérités". (…) En Europe, précise le quotidien belge, la Hongrie était l’exemple le plus extrême de cette mainmise. Mais l’audiovisuel public slovaque a, lui aussi, été "soumis" au gouvernement Fico, la Rai (en Italie), placée sous haute surveillance de Meloni, et les médias publics polonais sous celle du PiS lorsqu’il était tout-puissant. Cette évidence prend aujourd’hui de plus en plus les allures d’un signal d’alarme et d’un rappel à l’ordre, pointe Le Soir : l’indépendance des médias publics, garantissant des sources vitales d’information, est l’un des signes clés d’une démocratie saine. L’Union européenne l’a compris en la bétonnant dans la loi sur la liberté des médias et en multipliant les procédures d’infraction contre les États. » Et, relève encore Le Soir, « la multiplication de ces mises sous tutelle explique aussi la forte inquiétude qui règne en France suite au déroulement de la commission d’enquête sur la neutralité et le fonctionnement de l’audiovisuel public. » Fusions et économies… Une commission dont les conclusions seront rendues publiques… En effet, au bout de six mois d’auditions et après quatre heures de débats tendus hier, les députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ont voté en faveur de la publication du rapport signé du député ciotiste Charles Alloncle, à 12 voix contre 10. Mais déjà, les grandes lignes de ce rapport ont fuité dans la presse… « Dans les quelque 80 mesures ébauchées par le député UDR, précise Libération, figurent notamment la fusion de France 5 et France 2 en une "grande chaîne généraliste", tandis que France Info et France 24 seraient refondues dans une seule entité. Le but ? Un milliard d’euros d’économies, réaffectées à l’entretien du patrimoine et au désendettement de l’État. L’élu du parti d’Eric Ciotti propose aussi de revenir à une nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par le président de la République, après avis du Parlement et avis "conforme" de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel. "Un retour à l’ORTF", se sont offusqués plusieurs députés. » « Scandaleux ! » Et la presse de gauche s’insurge… « Après l’adoption du rapport sur l’audiovisuel public, l’extrême droite se frotte les mains », commente le site Mediapart. « Jusqu’au dernier moment, l’écosystème Bolloré a pesé de tout son poids pour alimenter cette offensive contre le service public ». « Le scandaleux rapport Alloncle adopté de justesse à l’Assemblée », peste L’Humanité. Un rapport qui « provoque de vives inquiétudes, à la fois par la demande de suppressions de chaînes et stations, mais aussi par un dénigrement organisé de la parole d’autrui ». Des méthodes contestées… Pour sa part, La Croix parle d’« occasion manquée : cette commission d’enquête sur la neutralité et le fonctionnement de l’audiovisuel public s’était donnée pour mission d’interroger la gestion, la ligne et les pratiques de ce secteur essentiel à la vie démocratique dans notre pays. Mais après plusieurs mois de travaux, force est de constater que les auditions menées par le rapporteur, Charles Alloncle, avaient un objectif tout autre, affirme La Croix. Dirigées dans un climat accusatoire, prenant parfois des airs de maccarthysme, bon nombre d’entre elles avaient pour but non de contrôler mais de mettre au pilori le service public. Un climat délétère qui a conduit à plusieurs incidents de séance et à une polarisation accrue. » Enfin, pour Le Figaro, « quoi que l’on pense des méthodes du rapporteur de la commission d’enquête parlementaire, s’interroger sur le fonctionnement d’une entreprise publique financée chaque année à 4 milliards d’euros par les contribuables n’a rien de scandaleux. Les discussions ont notamment permis de mettre en cause le bon usage de cette masse considérable d’argent public, comme l’avait déjà fait la Cour des comptes dans un rapport particulièrement sévère ».
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  • À la Une: la violence politique récurrente aux États-Unis
    2026/04/27
    Maura Judkis, l’envoyée spéciale du Washington Post au dîner annuel des correspondants de presse à l’hôtel Hilton, samedi soir, raconte : « Tout le monde savait que ce dîner serait mouvementé. Le président Trump venait y faire un retour triomphal, quinze ans après avoir été vivement critiqué en ce même lieu par Barack Obama. On s’attendait à ce qu’il prenne la parole pendant au moins une heure, probablement pour exprimer son mépris pour les journalistes qu’il était censé honorer ». Rien de tout cela ne s’est passé… « J’étais assise, poursuit-elle, à l’une des tables du Washington Post — la numéro 26. Dos à la scène, face aux portes, la pire place de la table, mais la meilleure pour entrevoir ce qui allait se passer ». Et en effet, Maura Judkis n’a pas perdu une miette de la succession d’événements qui a suivi : le bruit des coups de feu, les cris, la panique, la longue attente des invités réfugiés sous les tables puis l’évacuation des lieux, avec les haut-parleurs de l’hôtel qui diffusaient un tube de Michael Jackson, « Rock with you », « rendant la situation encore plus surréaliste ». Failles Alors, « la bonne nouvelle, souligne le Wall Street Journal, est que le périmètre de sécurité a empêché Cole Allen, 31 ans, l’auteur présumé de la tentative de fusillade, d’entrer dans la salle de bal du Hilton. Les agents du Secret Service sont intervenus rapidement et ont appréhendé l’homme sans faire de victimes. Mais le plus inquiétant, pointe le journal, c’est qu’il ait pu s’approcher aussi près du lieu de la cérémonie en réservant une chambre à l’hôtel. D’ailleurs, dans le manifeste envoyé à sa famille peu avant la fusillade, il se moquait du manque de sécurité à l’intérieur de l’établissement ». À cran En tout cas, cette attaque avortée marque « l’enracinement de la violence politique aux États-Unis », relève Libération à Paris. « Les États-Unis sont à cran, rongés par la polarisation, gangrenés par les discours de haine, mais les Américains, dans leur écrasante majorité, s’accordent sur une chose. Ils sont 85 % à penser que la violence politique augmente dans leur pays, selon une étude du Pew Research Center menée en octobre 2025. L’attaque de samedi soir est venue jeter une lumière crue sur le phénomène ». Et Libération d’affirmer que « plusieurs facteurs indiquent que le bouleversement de la politique américaine par le trumpisme a joué un rôle dans la propagation de la violence politique, avec comme accélérateur l’assaut sur le Capitole en 2021. Depuis, cette maladie de la démocratie n’a fait que se répandre, nourrie par les discours inflammatoires des Trumpistes ». Trump sanctifié ? Donald Trump va-t-il être à nouveau « sanctifié par son statut de victime ? », s’interroge Le Soir à Bruxelles. Va-t-il tirer profit de cette attaque avortée, alors qu’il est en berne dans les sondages ? « Dans la foulée de l’attaque, rapporte le journal, Trump a donné une conférence de presse digne et calme, maniant l’humour – "Personne ne m’avait dit que c’était un métier si dangereux"– et lançant un appel à la réconciliation : "Je demande à tous les Américains de s’engager à résoudre nos différends pacifiquement". Trump a ainsi prouvé une nouvelle fois, pointe Le Soir, qu’il était doté d’un sens de la communication politique instinctive de très haut niveau, qu’il transformait la vulnérabilité en force, la victimisation en autorité ». Alors, les élections de mi-mandat vont vite arriver, rappelle le quotidien belge : « que l’impact de cette attaque ne fasse pas oublier, dans six mois, implore-t-il, les errements de la gestion politique et économique de Donald Trump. » Le Devoir à Montréal s’interroge également : « Ce climat de violence latente aux États-Unis pourrait-il justifier des mesures exceptionnelles à la veille d’élections de mi-mandat qui s’annoncent très mauvaises pour le régime Trump ? Des proches du président ont déclaré à plusieurs reprises que les élections ne devraient pas avoir lieu si les conditions nécessaires "n’étaient pas réunies". »
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  • À la Une: «Mon dernier regard ne sera pas pour toi»
    2026/04/25

    « Mon dernier regard ne sera pas pour toi » : c’est le titre d’un article signé Georges Boustany, dans le journal francophone libanais L'Orient-Le Jour, un article accompagné de l’image d’un homme, apparemment jeune, appuyé contre un arbre, qui met ses mains devant son visage, alors que s’affiche le mot « charging ». Ce mot indique que l’image est filmée par un drone tueur qui s’apprête à tirer.

    « Je n’ai pas l’habitude de commenter les images qui ne sont pas des photos et encore moins celles de ce siècle tragique, explique Georges Boustany. Cette image ne correspond à aucun des critères qui guident habituellement mes choix. À un seul près : elle m’a bouleversé. Passée inaperçue, elle est pour moi l’une des plus poignantes des derniers évènements au Liban. »

    « Dans les dernières secondes, ce jeune homme s’est caché le visage dans ses mains, il est redevenu l’enfant dans les jupes de sa mère, poursuit le journaliste. C’est le geste instinctif de celui qui sent, au fond de sa chair, que le ciel vient de se refermer sur lui. Ce garçon meurtri qui a trouvé un semblant de réconfort dans l’arbre qui l’a vu grandir, voit fondre sur lui le drone explosif et sait que c’est la fin ». « Durant les quelques secondes que la propagande expose avec une fierté glaçante, écrit encore Georges Boustany, un jeune homme à peine sorti de l’adolescence (…) a eu un geste d’une humanité bouleversante. Son repos, sa gloire, il les attend dans un autre monde, mais il ne laissera pas à la machine ce qui lui reste de dignité ».

    La vie à Téhéran

    Que se passe-t-il dans la capitale iranienne ? La question est posée par Libération. Le quotidien français publie un reportage réalisé « par un journaliste iranien » dont l’anonymat est préservé. « Partout dans Téhéran, raconte ce journaliste, l’épuisement est palpable. Dans le métro et les bus, les visages sont souvent tendus et renfermés. Les Iraniens sont usés par la tension psychologique liée à la vie sous les bombes et la pression économique croissante ».

    Le journaliste témoigne aussi de la stabilité du régime. « Pour l’instant », dit-il, « la guerre qui devait faire s’effondrer la république islamique, aux dires de Donald Trump et de Benyamin Netanyahu, a au contraire permis sa survie. Des postes de contrôle sont mis en place dans différents quartiers et des hommes interpellent au hasard automobilistes et piétons, fouillent leurs effets personnels et inspectent les téléphones portables ».

    Mais les habitants de Téhéran ne baissent pas les bras, et particulièrement les habitantes. « En dehors de certains lieux de travail publics, raconte le journaliste à Libération, les femmes sans foulard sont visibles partout : dans les parcs, les magasins, les cafés et les restaurants, clientes comme employées. Comme un symbole ou un mode d’emploi pour la suite, quelle qu’elle soit, le mouvement « Femme Vie Liberté » continue de résonner », conclut le journaliste missionné par le quotidien français.

    Avions cloués au sol ?

    Autre conséquence de la guerre au Moyen-Orient, plus anecdotique toutefois, la pénurie de kérosène qui pourrait perturber les déplacements des voyageurs cet été. C’est le New York Times qui se penche sur la question et parle même de « pénuries qui pourraient transformer les voyages, cet été, en véritable chaos ».

    « Face à l’envolée des prix du carburant, explique le quotidien américain, les compagnies aériennes réduisent leurs liaisons et augmentent leurs tarifs. Les vacances en Europe deviennent beaucoup moins abordables ». Pourquoi l’Europe ? Parce que, nous dit le New York Times, « la volatilité des prix du carburant, due à la guerre en Iran, met à rude épreuve les compagnies du monde entier, mais peut-être nulle part autant qu’en Europe, où les réserves de kérosène pourraient s’épuiser dès la mi-mai ».

    Une précaution s’impose, donc, pour les voyageurs. « Les experts conseillent à ceux qui prévoient de prendre l’avion cet été et cet automne de réserver dès maintenant », avertit le New York Times. Sachant que « personne ne sait combien de temps durera la pénurie de carburant, ni à quel point la pression sur les compagnies aériennes pourrait s'aggraver ».

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  • À la Une: les stocks d’armes américaines s’épuisent peu à peu
    2026/04/24

    C’est le New York Times qui tire la sonnette d’alarme et qui fait les calculs : « Depuis le début de la guerre contre l’Iran, fin février, les États-Unis ont utilisé environ 1 100 de leurs missiles de croisière furtifs à longue portée, conçus pour un conflit avec la Chine, soit un nombre proche du stock total restant. » Par ailleurs, « l’armée américaine a tiré plus de 1 000 missiles de croisière Tomahawk, soit environ dix fois plus que le nombre qu’elle acquiert naturellement chaque année ».

    C’est pourquoi, explique le New York Times, « la précipitation du Pentagone à réarmer ses forces au Moyen-Orient le rend moins apte à affronter des adversaires potentiels comme la Russie et la Chine. C'est en tout cas ce qu'affirment des responsables de l’administration et du Congrès ». La défense est aussi une histoire de gros sous, explique le New York Times : « Le conflit a mis en évidence la dépendance excessive du Pentagone à l’égard de missiles et de munitions extrêmement couteux, notamment les intercepteurs de défense aérienne. »

    À combien la facture se monte-t-elle actuellement ? « Les responsables de la Maison Blanche ont refusé jusqu’à présent d’estimer le coût du conflit, souligne le quotidien américain, mais deux groupes indépendants affirment que les dépenses sont faramineuses : entre 28 et 35 milliards de dollars, soit un peu moins d’un milliard de dollars par jour. »

    Mort d'une journaliste dans le sud du Liban

    Certains grands titres de la presse internationale reviennent également sur la mort de la journaliste libanaise Amal Khalil. « Autopsie d’un assassinat par l’armée israélienne », titre L'Orient-Le Jour. Le journal francophone libanais explique que la correspondante du quotidien proche du Hezbollah Al-Akhbar « continuait de couvrir la guerre au Liban-Sud, en dépit des menaces à son encontre ».

    Âgée de 42 ans, elle a été tuée mercredi « par ceux dont elle n’a eu de cesse de dénoncer les crimes », accuse L'Orient-le-Jour : « Une enfant du Sud, tuée sur sa terre de la plus terrible des manières. Une traque froide, calculée ».

    Mercredi, Amal Khalil était en compagnie d'une collègue photographe, toutes deux ont abandonné leur véhicule après qu’une voiture circulant devant elles a été visée par une frappe. Les deux femmes se cachent alors dans un bâtiment proche, qui est à son tour visé par une frappe israélienne. Selon L’Orient-Le Jour, l’armée israélienne a tardé à autoriser l’envoi de secours, ce que celle-ci dément. La photographe est retrouvée blessée. Amal Khalil sera retrouvée sans vie plusieurs heures plus tard, sous les décombres.

    En France, Libération fait le portrait de la journaliste libanaise, et souligne que « dans ce cadre, viser délibérément un journaliste constitue une violation du droit international humanitaire, susceptible d’être qualifiée de crime de guerre ».

    « Mère idéale »

    Venons-en enfin à cet aspect de l’intelligence artificielle qui a jusqu’à présent été peu étudié. Aspect développé par le psychiatre français Serge Tisseron, dans le journal Le Temps, et qui, nous dit le quotidien suisse, « met en lumière (…) l’entrée de l’intelligence artificielle dans l’intimité des familles. L’IA a réponse à tout, tout de suite, 24h sur 24. C’est la mère idéale ».

    C’est dans son livre Machines maternelles, qui vient de paraître aux Presses universitaires de France, que Serge Tisseron développe son analyse, évoquant certaines applications (comme Replika ou Character.AI) qui « simulent une relation personnalisée et, contrairement à un ami réel, donnent toujours raison à l’adolescent et le confortent dans ses idées ».

    « L’utilisateur est encouragé, jamais contredit, même dans ses projets les plus sombres. Ces programmes sont théoriquement interdits aux mineurs, mais très faciles d’accès ». Les parents peuvent eux aussi solliciter l’IA. on peut ainsi « demander à l’intelligence artificielle le temps nécessaire pour faire cuire les poireaux. Ou comment résoudre un problème de maths de votre enfant », explique le psychiatre. « L’IA a réponse à tout, de manière très claire et dans la seconde ». « Mais ce n’est pas sans risque, alerte Serge Tisseron. L’IA peut appauvrir nos réflexes cognitifs, notre sens critique, et nos interactions humaines. »

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  • À la Une: un prêt européen de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine
    2026/04/23
    « Les dirigeants européens se retrouvent pour un sommet ce soir à Chypre, relève Le Temps à Genève, pour saluer le déblocage du prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine. Engagée dès hier, la validation officielle de ce prêt est attendue dans le courant de la journée ». En effet, s’exclame Libération à Paris, « l’Ukraine en était privée par Budapest depuis cinq mois. Le prêt de 90 milliards d’euros à Kiev, sur lequel s’étaient entendus les États membres de l’Union européenne en décembre, a finalement reçu hier un accord de principe des Vingt-Sept. Chypre, qui assure la présidence semestrielle du conseil de l’UE, a annoncé avoir lancé la procédure devant aboutir à un accord officiel ce jeudi et permettre les premiers versements de ce prêt ». « Cette manne financière va constituer une bouée de sauvetage essentielle pour Kiev, pour lutter contre l’invasion russe », commente le Washington Post. Drones et robots Aujourd’hui, au 1 520e jour de guerre en Ukraine, les lignes de front ne bougent plus. La guerre se joue en coulisses, parfois très loin des premières lignes, souligne le Süddeutsche Zeitung : « une unité spéciale ukrainienne a réussi récemment à détruire un drone d’attaque russe grâce à un drone intercepteur lancé depuis un petit navire de surface sans pilote. C’est la première fois dans l’histoire militaire qu’une menace aérienne est neutralisée par un drone lancé depuis une plateforme maritime sans pilote ». La guerre entre la Russie et l’Ukraine s’automatise donc de plus en plus. On se replonge dans le quotidien suisse Le Temps, qui pointe l’arrivée en force des robots sur les champs de bataille. « L’annonce du président Zelensky, il y a 15 jours, de la capture d’une position russe par une unité entièrement robotisée a constitué une première, qui illustre la robotisation du champ de bataille, à l’œuvre en Ukraine. Dans l’histoire des conflits, cela représente un changement fondamental : pour la première fois, les combattants ne sont plus uniquement humains. Il s’agit de la transposition au monde militaire de ce qui est en cours dans nos sociétés. » Complémentarité Et les robots et drones aériens sont complémentaires, nous explique encore Le Temps : « les drones aériens sont des consommables, fragiles et au taux d’échec important. S’ils peuvent voir et frapper vite et loin, ils ne peuvent pas tenir le terrain. À l’opposé, les robots terrestres peuvent demeurer immobiles des heures, voire des jours, sans consommer d’énergie autrement que pour assurer la veille de leurs capteurs. Si la mobilité sur le sol est bien plus lente et complexe, elle est aussi bien moins consommatrice d’énergie que le vol. Il est possible de blinder les robots terrestres, de changer leurs batteries en cours de mission (via un humain ou un autre robot) et surtout de leur faire déplacer des charges très lourdes. » Pour le ministre ukrainien des Affaires étrangères, cité par Le Figaro, « la situation de l’Ukraine sur le front face à la Russie est actuellement au mieux depuis un an grâce, en effet, aux drones, (aux robots) et à une défense aérienne efficace ». Il est vrai, pointe le journal, que « l’armée russe n’a enregistré quasiment aucun gain territorial au mois de mars, une première depuis deux ans et demi, selon des données fournies par l’ISW, l’Institut pour l’étude de la guerre ». Jakarta : la plus grande ville du monde Le Guardian à Londres nous emmène dans la plus grande ville du monde : ce n’est plus Tokyo, ni Mexico, mais Jakarta, en Indonésie, avec pas moins de 42 millions d’habitants. Là-bas, les embouteillages commencent dès 4 heures du matin. Pour éviter de prendre la voiture, il y a les motos-taxis, les ojeks, il y en aurait plus d’un million. C’est aussi l’une des villes les plus polluées au monde. Une ville, où on trouve côte à côte des kampungs (des villages) surpeuplés, et des hôtels cinq étoiles et des tours de bureaux en verre. Commentaire de cette commerçante : « Les gens de l’extérieur ne connaissent Jakarta que pour ses embouteillages, sa saleté et sa pollution… Mais les gens sont tellement sympathiques, tellement solidaires. C’est magnifique ».
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  • À la Une : Trump multiplie les signaux contradictoires dans les négociations avec l'Iran
    2026/04/22
    « Des signaux contradictoires » : c’est ainsi que la Repubblica à Rome qualifie les récentes déclarations de Trump sur la guerre en Iran. Le président américain « multiplie en effet les messages incohérents, pointe Le Devoir à Montréal, parlant de victoire historique un jour, puis de la reprise de frappes sanglantes pour viser des infrastructures civiles le lendemain, annonçant l’ouverture du détroit d’Ormuz pour le refermer dans les heures suivantes, évoquant la prise de contrôle par son pays du matériel nucléaire iranien, puis laissant Téhéran démentir son affirmation, ou encore se montrant en chef de guerre inflexible prêt à éradiquer “une civilisation“ de la surface du globe, avant de supplier le régime des mollahs d’épargner huit Iraniennes condamnées à la pendaison. » Des négociations erratiques « Je n’ai jamais vu de telles négociations », s’exclame un chroniqueur du Washington Post : « L'exercice d’équilibriste s’est complexifié hier, l’équipe de négociation du président Trump ayant reporté son départ pour une nouvelle série de pourparlers à Islamabad, au Pakistan, afin de contraindre les Iraniens à préciser les concessions qu’ils sont prêts à faire. Trump a ensuite prolongé un ultimatum qui devait expirer ce mercredi, donnant ainsi aux dirigeants iraniens, divisés, le temps de se décider avant qu’il ne frappe des ponts, des centrales électriques et d’autres cibles civiles en Iran. » En fait, poursuit le Post, « les deux parties, américaine et iranienne, ne se contentent pas de négocier les modalités des pourparlers, comme c’est souvent le cas, mais remettent en question l’opportunité même de ces négociations. Chacune des deux parties agit comme si le seul moyen d’obtenir un accord était de refuser systématiquement ce que propose l’autre. À chaque fois qu’une solution semble proche, ils font marche arrière. » Un comportement imprévisible Il faut dire que le jusqu’au-boutisme des dirigeants iraniens n’arrange pas les choses, de même que le comportement imprévisible de Donald Trump. Le Wall Street Journal a publié ce week-end une enquête qui décortique les coulisses du style pour le moins impulsif du président américain. Une enquête commentée ce matin par Le Figaro à Paris : « Cette enquête fouillée alimente les suppositions d’un président qui dirige le pays sans guidon ni rétroviseur. (…) Le Wall Street Journal brosse ainsi le portrait d’un président agacé d’une guerre qui dure et contrevient aux promesses de son programme politique visant à ne s’engager dans aucune “guerre sans fin“. (…) Mais le portrait du quotidien est aussi celui d’un président ralenti, doté d’une capacité de concentration aléatoire, prompt à enchaîner les réflexions contradictoires sans consulter ses équipes. (…) D’ailleurs, rapporte encore Le Figaro, citant le Wall Street Journal, Donald Trump serait même tenu à l’écart de certaines décisions par ses conseillers, ces derniers estimant “que son impatience est contre-productive“. » Russie : la colère monte contre Poutine Autre dirigeant, autre pays, autre problématique : Vladimir Poutine, avec cette enquête du Monde à Paris. Une enquête qui montre que la popularité du chef du Kremlin se fissure au sein de l’opinion. En effet, pointe le journal, « le taux d’approbation de la politique menée par Vladimir Poutine, 67,8 % en avril, est une chute par rapport à janvier, selon un sondage officiel : 8 points de moins. Les sondeurs n’expliquent pas les raisons de cette dégringolade, mais les coupures d’Internet, accrues depuis le début du mois d’avril, n’y sont peut-être pas pour rien. » En effet, précise Le Monde, « le mur anti-Internet érigé par le Kremlin passe mal auprès d’une large part de la population, privée tout à coup des possibilités de paiement numérique et de toutes les facilités permises par les applications mobiles de navigation. (…) Toutefois, poursuit le journal, le blocage d’Internet n’est pas la seule cause du mécontentement ambiant. “Au travers de cette guerre, explique une jeune sibérienne, Poutine avait promis de rendre aux Russes la fierté dans leur pays. Concrètement, les Russes voient aujourd’hui les problèmes, pas la fierté. Et la guerre continue, avec les cimetières qui se remplissent d’hommes revenus du front". Roman, un quinquagénaire à Moscou, toujours cité par Le Monde, estime pour sa part que “Poutine est aujourd’hui dans une position dangereuse" du fait des difficultés qui s’accumulent au quotidien pour les Russes. Il y a certes les coupures d’Internet, mais on peut aussi citer les problèmes économiques, la hausse des prix, la baisse des aides sociales sans compter le climat d’incertitude créé par la guerre. »
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  • À la Une: vers un nouveau round de pourparlers entre Washington et Téhéran?
    2026/04/21
    Les Iraniens et les Américains vont-ils entamer un nouveau cycle de négociations ? Le Monde à Paris résume la situation : « l’Iran déclare refuser de "négocier sous la menace" alors que l’incertitude sur des pourparlers avec les États-Unis demeure. » En effet, les deux parties « font monter les enchères », s’exclame Libération. En fait, pointe le journal, « les échanges entre Téhéran et Washington – en tout cas ceux rendus publics – se focalisent sur deux points de désaccords. Premièrement, la question du programme nucléaire iranien, et en particulier le sort des 440 kilos d’uranium enrichi à 60%, profondément enfouis, difficilement accessibles, mais pas détruits par les frappes américaines de la “guerre de douze jours“, en juin dernier. Le second sujet de contentieux est la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, dont l’étranglement fait tousser l’économie mondiale depuis un mois et demi. » Et le temps presse, relève encore Libération : « le compte à rebours du cessez-le-feu signé le 8 avril a commencé à clignoter : il est censé expirer demain soir, heure de Washington. À moins qu’un nouveau cycle de négociations ne vienne repousser l’échéance, in extremis. » Vance vs Ghalibaf Justement, plusieurs médias, dont le site d’information américain Axios, affirment que les deux parties vont négocier. « La délégation américaine va se rendre à Islamabad, au Pakistan, comme l’avait annoncé Trump, pour un second cycle de négociations avec le régime iranien, croit savoir El Pais à Madrid. Après une série de messages contradictoires, il semble désormais clair que le vice-président J.D. Vance se rendra dans la capitale pakistanaise ce mardi. » Pour sa part, le New York Times, rapporte qu’une délégation iranienne « se prépare aussi à se rendre à Islamabad ce mardi. Le journal indique également que le président du parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a dirigé le premier cycle de négociations pour Téhéran, participera au second si Vance est bien présent. » Et on peut s’attendre à un choc frontal, s’exclame le New York Times : « avec d’un côté un Trump impulsif et colérique ; et de l’autre, des dirigeants iraniens obstinés et tenaces. (…) Trump exige des résultats immédiats ; les dirigeants iraniens privilégient une stratégie à long terme. Trump recherche un résultat spectaculaire, qui fasse les gros titres ; les dirigeants iraniens se soucient du moindre détail. Trump croit que la force brute peut imposer l’obéissance ; les dirigeants iraniens sont prêts à endurer d’énormes souffrances plutôt que de céder sur leurs intérêts fondamentaux. » Mauvais accord ou escalade… L’Orient-Le Jour à Beyrouth n’est guère optimiste… « Soit les États-Unis acceptent un mauvais accord avec l’Iran, qui ne sera de toute façon pas respecté par Tel-Aviv et Téhéran, et la région, à l’instar de Gaza, se transformera pour les prochaines années en un glacis de ruines, une guerre d’usure sans le moindre horizon politique, jusqu’à ce qu’un élément interne ou externe vienne créer une rupture. Soit Washington fait une nouvelle fois le choix de l’escalade, qui aura un coût conséquent pour le Moyen-Orient, sans que cela ne permette pour autant de dessiner une voie de sortie crédible et durable. Il n’y aura ni paix ni stabilité dans la région tant que le régime iranien sera en place et tant que les Palestiniens n’auront pas un État digne de ce nom, affirme encore L’Orient-Le Jour. Le problème, c’est que ces deux desseins, intimement liés, apparaissent aujourd’hui dans l’esprit des principaux acteurs comme plus contradictoires que jamais. » Les surprofits des pétroliers Enfin, les grands gagnants dans cette guerre au Proche-Orient : les grandes compagnies pétrolières. C’est ce que souligne Le Soir à Bruxelles. « Les surprofits pétroliers, ou l’indécence d’un surenrichissement non redistribué », s’exclame le quotidien belge. « Surprofits ? Le mot est lancé, et il n’a rien de populiste, soupire Le Soir. Car c’est bien de cela qu’il s’agit pour des géants de l’or noir qui vivent la pénurie de pétrole, comme une loterie miraculeuse où ils gagnent à la production, au raffinage et au “trading“. » Exemple, le Français Total Energies qui « a parié sur la pénurie dès le premier jour des frappes américaines et israéliennes », qui « a acheté en masse », et qui a « engendré un milliard de dollars de profits ».
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  • À la Une: le conflit s’enlise en Iran
    2026/04/20
    « En déclenchant les hostilités contre l’Iran le 28 février, Donald Trump tablait sur une opération de courte durée : quatre à six semaines. Nous y sommes. Quel est le bilan ? » Question posée par Le Temps à Genève. Réponse du quotidien suisse : « Sur le plan géopolitique, les États-Unis (et Israël) ont fait étalage de leur force, mais aussi de leur incapacité à “faire tomber le régime“, à entraîner une coalition occidentale et à contrôler les flux transitant par le détroit d’Ormuz. » « Sur le plan économique, poursuit Le Temps, le tableau (mondial) de “plus d’inflation et moins de croissance“ se dessine déjà. » Et sur le plan financier : « Comme à chaque fois depuis plus de 70 ans et la guerre de Corée (à l’exception du 11 septembre 2001), les événements géopolitiques majeurs, guerres comprises, sont rapidement absorbés par les marchés. Ainsi, depuis fin février, le marché américain aura-t-il perdu 8% au mois de mars, pour en regagner 10 sur la première quinzaine d’avril… et revenir à son plus haut niveau historique. » En effet, pointe le Wall Street Journal, « peu importe que l’un des points de passage maritime les plus importants au monde reste fermé. Les marchés repartent de plus belle malgré tout. Les investisseurs misent sur l’après-guerre. » Et notamment sur le développement accru du secteur des nouvelles technologies. « La question se pose, relève le Süddeutsche Zeitung : les marchés boursiers vont-ils de nouveau chuter ou la tendance haussière va-t-elle se poursuivre ? Après tout, les actionnaires semblent considérer l’évolution économique comme fondamentalement positive, malgré la conjoncture mondiale instable. » « Trump : à tâtons, impatient et bravache » Retour à la situation militaire : Donald Trump comptait donc sur une opération de courte durée. Mais le conflit s’enlise… Et il en est en grande partie responsable… « Hier, à 48 heures de l’expiration d’un cessez-le-feu de quinze jours, l’arraisonnement d’un cargo iranien par la marine américaine a ouvert un nouveau gouffre d’incertitude, pointe Le Monde à Paris. Téhéran a promis une réplique militaire. Le matin même, le milliardaire avait annoncé qu’une délégation de son pays se rendrait à Islamabad, au Pakistan, ce lundi. Pendant plusieurs heures, la présence ou non à sa tête du vice-président, J. D. Vance, est restée incertaine. Donald Trump expliquait à la chaîne ABC qu’il serait absent pour des raisons de sécurité. Puis la Maison Blanche a confirmé sa participation. » Bref, soupire Le Monde, « ainsi avance Donald Trump : à tâtons, impatient et bravache. Les menaces contre l’Iran se succèdent, entrecoupées par des promesses d’issue diplomatique imminente, sans souci de cohérence ni compréhension de son adversaire. (…) On ne saura jamais à quel point le président américain croit dans les fictions qu’il brode, aussi vite détricotées par les faits. Mais son obstination à penser que ses imprécations soumettront la réalité à ses souhaits semble inépuisable. Pour l’heure, elles exaspèrent l’Iran et elles accroissent sa défiance à l’égard de Washington. » Chacun fourbit ses armes… Résultat, pointe La Repubblica à Rome : « les vents de la guerre soufflent à nouveau dans le Golfe. Le Pentagone renforce son déploiement au Moyen-Orient ; les pasdaran réactivent leurs batteries de missiles dissimulées. (…) Les services de renseignement américains ont évalué la quantité d’armements encore en possession des Iraniens ; et leurs estimations sont pour le moins inquiétantes, relève le quotidien italien. Au moins 40 % des drones et 60 % des lanceurs de missiles balistiques, notamment ceux à courte portée, auraient survécu aux attaques. Cet arsenal pourrait permettre à Téhéran de maintenir un contrôle total sur le Golfe ; le blocus du détroit d’Ormuz constituant l’arme décisive des ayatollahs. De plus, les drones et les missiles pourraient transformer toute action américaine contre les côtes et les îles fortifiées, comme Kharg, en véritable piège. » Où va le Pérou ? À la Une également : l’incertitude politique au Pérou. « Une semaine après l’élection présidentielle, les résultats se font toujours attendre, relève La Croix à Paris. Ils ne devraient pas être connus avant la mi-mai, en raison d’irrégularités et de contestations qui alimentent les accusations de fraude. Le second tour reste prévu le 7 juin. » « Au Pérou, un premier four de présidentielle », ironise Libération. « Après un scrutin chaotique dimanche 12 avril, le nom du futur adversaire de Keiko Fujimori au second tour de la présidentielle n’est toujours pas connu. Entre dénonciation de fraude et résultats ultra-serrés, les élections prennent une tournure de farce. » Avec « les codes d’une...
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