エピソード

  • À la Une: la politique d’expulsion des États-Unis
    2026/09/22
    Le Washington Post nous raconte l’histoire de ce jeune Iranien de 25 ans, Saleh Fard, converti au christianisme, qui a fui son pays il y a quelques années pour se réfugier aux États-Unis, pensant trouver une vie meilleure. Peine perdue, Saleh Fard vit aujourd’hui au Panama, pays qu’il ne connait pas et dont il ne parle pas la langue. « Je ne sais pas quoi faire. Je suis complètement perdu », affirme-t-il au journal. Il n’a ni permis de travail ni logement stable. Pourquoi ? Comment ? « Saleh Fard, explique le Washington Post, figure parmi les 299 migrants que les États-Unis ont expulsés vers le Panama quelques semaines seulement après l’investiture du président Donald Trump en janvier 2025. Comme Saleh Fard, aucun d’entre eux n’avait de lien préalable avec ce petit pays situé à l’extrémité sud de l’Amérique centrale. Ces expulsés sont devenus les sujets d’une nouvelle stratégie pour la politique d’immigration du second mandat de Trump, pointe le quotidien américain : dans le cadre d’accords négociés par le Département d’État au moyen d’incitations financières et de pressions politiques, plus de 25 000 personnes ont été expulsées des États-Unis et renvoyées non pas dans leur pays d’origine, mais vers des "pays tiers". » Une enquête menée par 24 médias internationaux, dont RFI C’est tout l’objet de l’enquête menée par un consortium de 24 médias internationaux, parmi eux, le Washington Post, mais aussi RFI. Une enquête coordonnée par Forbidden Stories. « Et dans le cadre de cette série d’articles, le Washington Post a enquêté sur la transformation du bureau du Département d’État chargé d’aider les réfugiés à s’installer aux États-Unis en Bureau de la remigration, qui conclut des accords avec des gouvernements étrangers pour accueillir ces personnes expulsées de pays tiers. Saleh Fard a été expulsé en vertu d’un de ces accords, conclu entre les États-Unis et le Panama, accord destiné à empêcher les migrants arrivés dans ce pays d’Amérique centrale de poursuivre leur route vers le nord. Cet accord a ensuite été étendu aux expulsions de migrants des États-Unis vers le Panama et est devenu une sorte de modèle pour les expulsions vers des pays tiers à travers le monde. » Au total, pointe le Washington Post, « les États-Unis ont promis au moins 410 millions de dollars pour expulser des migrants vers au moins 31 pays avec lesquels ces migrants n’ont aucun lien préalable ». Parmi ces pays, le Panama donc, mais aussi de nombreux pays africains, comme on peut lire dans l’enquête publiée sur le site de RFI. La crise du carburant… À la Une également : l’explosion des prix des carburants partout dans le monde en raison du conflit dans le golfe Persique. En France, « plombant », lance Libération : « C’est le sujet qui fait trembler au plus haut sommet de l’État. La flambée des prix du carburant a allumé la mèche de la colère sociale. Le gouvernement, toujours hanté par le spectre du mouvement des gilets jaunes de 2018, cherche comment la calmer. Deux réunions consacrées au sujet hier à Matignon, une conférence de presse pour annoncer de "nouvelles aides" ce mardi, une intervention télévisée d’Emmanuel Macron après-demain jeudi aux 20 heures de TF1 et de France 2… L’exécutif veut à tout prix donner l’impression d’agir face à des tarifs à la pompe qui ne cessent de voler de records en records. » Alors, « les moyens à disposition ?, s’interroge Libération. Les Français ont compris depuis un moment que la crise au Moyen-Orient ne se réglerait pas rue du Faubourg-Saint-Honoré. Emmanuel Macron est à New York avec l’intention de peser sans trop d’illusions. L’enjeu de son intervention télé jeudi est de préparer le pays "à court et moyen terme". Autrement dit à une crise qui dure ». Inquiétude aussi en Allemagne… « À partir du 1er octobre et jusqu’à la fin de l’année, nous apprend le Süddeutsche Zeitung, le gouvernement a décidé d’abaisser de 14 centimes par litre la taxe sur l’énergie appliquée au diesel et à l’essence. » Et puis en Espagne, nous dit El Pais, « les principales industries redoutent un hiver particulièrement difficile pour leurs usines en raison de la crise énergétique. Dix organisations patronales ont prévenu le gouvernement : si la flambée des prix de l’électricité, du gaz et des carburants se poursuit, alors certaines usines devront fermer… »
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: que gagnerait le Canada à devenir «membre associé» de l’Union européenne?
    2026/09/17
    Question posée par Le Devoir à Montréal. En effet, pointe le quotidien canadien, « “membre associé“ de l’Union européenne : voilà le nouveau statut que l’Europe envisage pour le Canada. Cette proposition pour le moins inédite a été officiellement lancée hier par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant le Parlement européen, et en présence du Premier ministre Mark Carney. » Une proposition qui soulève bien des interrogations, pointe Le Devoir : « Que veut dire le statut de "membre associé" ? Un tel statut n’existe pas dans les traités de l’Union européenne », constate-t-il. On peut comprendre « alliance », « partenariat », estime un professeur de science politique interrogé par le journal. « La volonté, des deux côtés, précise-t-il, c’est d’aller plus loin que l’accord de libre-échange que nous avons actuellement. » Justement, s’interroge encore Le Devoir, « jusqu’où pourrait aller ce rapprochement ? Cela reste encore à définir, répond le journal. Dans son discours, la présidente de la Commission européenne a évoqué plusieurs secteurs qui pourraient faire l’objet d’accords : l’énergie, les minéraux critiques, les batteries, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Mark Carney avait d’ailleurs ciblé les mêmes secteurs au cours des derniers jours. » Et puis autre question : « Que répond Mark Carney à cette idée ? Depuis le Parlement européen, le Premier ministre n’a pas caché son enthousiasme, relève Le Devoir. Mais il n’a toutefois pas encore réagi publiquement à la proposition. Il doit justement prononcer un discours devant les députés européens ce jeudi. » « Le transatlantisme nouveau est arrivé ! » Dans la presse européenne, on est plutôt sceptique. L'Allemand Süddeutsche Zeitung ne mâche pas ses mots : « Il ne s’agit là que de vaines paroles. Le statut de “membre associé“ n’existe pas au sein de l’UE. Le gouvernement allemand avait proposé de créer un tel statut pour l’Ukraine, qui, elle, a la possibilité légale de devenir un jour membre à part entière de l’UE. Le Canada, lui, ne le peut pas. Alors, que veut dire exactement Ursula von der Leyen ? » « L’Europe tend la main au Canada : le transatlantisme nouveau est arrivé !, ironise Le Soir à Bruxelles. Le long discours de la présidente de la Commission, en forme de main tendue au Canada et à d’autres partenaires potentiels, souligne en creux l’implacable réalité de "l’état de l’Union" : son affaiblissement dans ce monde de brutes. (…) Va donc pour ce regroupement des forces avec le Canada du Premier ministre "anti-Trump" Mark Carney. (…) Reste que le Canada ne sera peut-être pas "carneysien" ad vitam aeternam, tempère le quotidien belge, que le pays est en queue de peloton au classement des dépenses de défense des pays de l’Otan, que l’accord de libre-échange Ceta n’a toujours pas rassuré tout le monde malgré l’explosion des échanges commerciaux et que, quand il sera question de se partager les terres rares, le chacun pour soi pourrait revenir au galop. » Le Figaro à Paris est dans l’expectative : « Ce statut de "membre associé" impliquerait-il l’alignement du pays sur l’acquis communautaire, comme on l’exige des neuf candidats à l’adhésion à l’UE ? Ou bien Bruxelles serait-elle prête au contraire à offrir au Canada le partenariat sur mesure qu’elle a refusé au Royaume-Uni après le Brexit ? Ce sont les États membres, et non la présidente de la Commission, qui devront se prononcer à l’unanimité sur un tel projet. » Folie ? Enfin, le Washington Post se gausse : « Le Canada, on le comprend, n’a aucun intérêt à devenir le 51e État des États-Unis, mais devenir le 28e membre honoraire de l’Union européenne, là ce serait une folie, affirme le quotidien américain. (…) La volonté de Mark Carney de s’allier à l’Europe témoigne de l’éloignement que Trump a instauré envers ses alliés traditionnels. Mais le temps arrange tout, estime le Post. Dans ce cas précis, le Canada et les États-Unis devraient procéder à un nouveau départ d’ici un peu plus de deux ans, avec l’élection d’un nouveau président en janvier 2029. »
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: la mascarade électorale en Russie
    2026/09/18
    La Croix à Paris nous emmène à Kostroma, ville moyenne située à 350 km au nord-est de Moscou. « Il faut bien chercher, constate le correspondant du journal, pour trouver des affiches des candidats aux élections législatives prévues sur trois jours, à partir de ce vendredi, dans toute la Russie. (…) Un rendez-vous électoral loin d’être au centre des préoccupations (…). Devant la gare, il y a bien un jeune homme qui distribue quelques tracts pour le parti Gens nouveaux, une formation créée en 2020 et qui se veut centriste. C’est l’un des dix partis qui figurent sur le bulletin de vote. Alexeï, un voyageur qui vient d’arriver en ville, transforme son tract en petit avion en papier et le lance dans les airs. “Je n’irai pas voter, dit-il. J’ai 26 ans. Et je n’ai jamais voté. On fait semblant. Comme si notre vote comptait pour quelque chose…“» « Ce scrutin, rappelle La Croix, est le premier test national d’ampleur depuis le début de l’ “opération militaire spéciale“, le nom officiel donné à l’invasion de l’Ukraine, en février 2022. Mais les électeurs russes n’auront pas l’occasion de se prononcer pour ou contre la guerre. Un onzième parti figurait sur le bulletin de vote : Iabloko (“la pomme“), le seul à appeler ouvertement à la fin du conflit. Mais il a été exclu du scrutin par les autorités, précisément pour cette raison. Tout se passe comme si ce vote était une formalité, relève encore La Croix. De fait, depuis de nombreuses années, les résultats des élections en Russie sont sans surprise. À Kostroma, comme ailleurs, on sait déjà qui l’emportera : le camp de Vladimir Poutine, représenté par le parti Russie unie. » Un « grand théâtre » Constat similaire pour Le Temps à Genève : « Alors que la guerre a fait disparaître les derniers vestiges de libertés civiles qui subsistaient dans le pays, l’issue de ce grand “théâtre“ orchestré de bout en bout par le Kremlin ne fait aucun doute : la nouvelle Douma d’État sera loyale à Vladimir Poutine et à sa ligne politique. (…) Les mécanismes sont connus, pointe le quotidien suisse : les groupes et candidats d’opposition sont systématiquement exclus des listes électorales ; les jours de scrutin, bourrages d’urnes et votes multiples sont monnaie courante. La mise en place du vote électronique dès 2020 a encore renforcé les risques de falsification. Et le fait que, depuis les dernières législatives de 2021, les élections se tiennent sur trois jours, et non plus un seul, est aussi identifié comme un facteur donnant davantage de marge de manœuvre aux autorités pour dissimuler des manipulations. Enfin, plus aucun observateur crédible et indépendant n’est autorisé sur place. » Après ? La mobilisation générale ? En fait, relève le Guardian à Londres, ce ne sont pas les élections qui sont importantes, c’est ce qui se passera après… « On craint qu’une fois le scrutin passé et une nouvelle Douma aux ordres installée, le Kremlin dispose d’une plus grande latitude pour mettre en œuvre des mesures impopulaires », comme une mobilisation de masse. « Cette crainte a déjà poussé certains jeunes à quitter le pays – des scènes qui rappellent celles de septembre 2022, lorsque des centaines de milliers de Russes ont fui après l’annonce par Poutine de la première conscription en temps de guerre. » Le Guardian qui croit savoir que des proches du Kremlin « ont envoyé leurs fils à l'étranger ces dernières semaines, signe, que même parmi ceux qui ont accès au système, peu sont certains de ce qui se passera après le vote. » La stratégie « Midi pour la paix » Enfin, à lire dans La Repubblica à Rome cette interview de Vladimir Kara-Murza, figure emblématique de l’opposition anti-Poutine qui vit aux États-Unis. Il est historien, cinéaste et lauréat du prix Pulitzer pour des articles écrits pendant sa détention en Sibérie. Pour lui, la seule façon de s’opposer durant ce scrutin verrouillé, c’est de suivre « la dernière initiative que Navalny avait soutenue avant d’être tué en prison » : la stratégie Midi pour la paix : aller tous voter en même temps, à midi précise… « Le régime peut annoncer les chiffres qu’il veut, ayant perfectionné l’art de falsifier les élections. Cependant, relève Vladimir Kara-Murza, il ne pourra pas cacher les images de milliers de personnes faisant la queue. Nous pouvons transformer ces élections truquées en une manifestation nationale contre la guerre. »
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: les États-Unis concluent un accord avec le Danemark et le Groenland
    2026/09/19

    « Le différend entre les États-Unis, le Groenland et le Danemark est désormais arrivé à son terme », déclare le journal groenlandais Sermitsiaq, les trois parties « devraient signer la semaine prochaine un accord renforçant la sécurité dans l'Arctique et la région de l'Atlantique Nord ».

    Pour le New York Times, il « pourrait marquer une issue à un problème qui a suscité une vive inquiétude parmi les alliés de l'Otan plus tôt cette année ». Sermitsiaq se rappelle en effet les « graves tensions déclenchées par les revendications territoriales du président américain Donald Trump sur le Groenland ».

    Les contours de cet accord sont encore flous, mais selon les déclaration du président américain, Donald Trump, il « empêcherait les adversaires des États-Unis d'établir une base au Groenland et permettrait d'y étendre la présence militaire américaine », analyse le New York Times, qui précise que « les deux parties ont décrit l'accord en des termes très différents » : Donald Trump parle d'un contrôle permanent américain, tandis que le Premier ministre danois a préféré insister sur le fait que l'accord « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume du Danemark ».

    Malgré les divergences sémantiques, cet accord a le mérite, reconnaît le journal étasunien, d'offrir « la possibilité d'une solution diplomatique à une menace d'origine américaine qui a failli faire basculer l'alliance occidentale ».

    Les élections législatives en Russie s'annoncent sans grande surprise

    À la fin c'est Vladimir Poutine qui gagne. Ce scrutin est observé en Ukraine évidemment, par le Kyiv Independant, qui voit là « ce qui devrait être un rituel de tampon destiné à légitimer le régime du président (...), un vote qui a lieu dans un contexte de frustration croissante parmi les Russes face à la guerre », rappelle le journal ukrainien.

    Au-delà de ce simulacre d'élection sans réelle opposition, la crainte en Russie, mais aussi ailleurs d'une intensification du conflit. « L’Europe est terrifiée par ce qui va suivre, s'alerte le Daily Telegraph à Londres, en privé, les responsables européens de la défense et de la sécurité craignent (...) le début d'une campagne(...) d'action de plus en plus ouverte contre le territoire de l'Otan qui pourrait suivre les élections ». Le spectre d'une nouvelle vague de mobilisation militaire plane aussi en Russie, mais « ce serait une décision risquée, dangereuse et profondément impopulaire », tempère le Kiyv Independant.

    L'inquiétude reste cependant de mise pour les observateurs interrogés par le Daily Telegraph, qui sont sûrs d'une chose : « Vladimir Poutine reste convaincu non seulement qu’il remportera les élections mais aussi la guerre – un conflit qu’il représente de moins en moins comme une confrontation avec l’Ukraine qu’avec l’Occident lui-même ».

    Le « moment de vérité » pour Shakira en résidence à Madrid

    La pop star colombienne revient en Espagne après avoir quitté le pays il y a des années, la tête basse, fraichement séparée et avec un sérieux contentieux avec le fisc espagnol. Pour le Temps, « la plus emblématique des artistes latinos tient sa revanche (...) la voici qui réapparaît (...) dans toute sa magnificence et sa gloire, prête à se produire dans un contexte de démesure et de célébration rarement vu ». L'artiste n'a pas fait les choses à moitié : « Un stade sur mesure, une zone gastronomique et même une bibliothèque ». Avec ce dispositif impressionnant, « Shakira veut symboliser son succès, analyse le quotidien suisse, et célébrer l’immigration latino-américaine ».

    C'est aussi l'avis d'El Pais, qui juge que la chanteuse « atteint son meilleur moment commercial », alors que les promoteurs évoquent 600 000 billets vendus. Célébrer l'immigration latino-américaine en revanche, c'est à nuancer, selon l'avis d'un musicologue colombien, compatriote donc de la pop star, et interrogé par le quotidien espagnol : « il s'agit plus d'une action de carte postale pour les touristes que de (...) quelque chose qui vous amène à réfléchir aux racines des choses ». Alors une véritable ode à la latinité ou un coup marketing bien orchestré ? « Il y aura 12 jours pour le vérifier », tranche El Pais.

    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: Friedrich Merz sur un siège éjectable
    2026/09/21
    Encore une défaite électorale pour le chancelier allemand. Après la Saxe-Anhalt au début du mois, son parti, la CDU, a été laminé hier par l’extrême-droite dans le land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et par l’extrême-gauche à Berlin. « Merz a qualifié les résultats de "désastre", pointe Die Welt à Berlin. Néanmoins, il entend rester au pouvoir. Et pour l’instant, il le restera. Mais pour combien de temps encore ? Et comment compte-t-il conserver son poste ? », s’interroge le quotidien allemand. (…) Merz est resté plutôt évasif : il n’a présenté aucune proposition de réforme concrète. Au lieu de cela, il a évoqué de manière abstraite la capacité du pays à se renouveler et la nécessité de remettre l’Allemagne sur les rails. Il est resté muet sur les mesures qu’il comptait prendre en ce sens et sur la manière dont il envisageait de rallier à sa cause son partenaire de coalition, le SPD. Même au sein de son propre parti, les avis divergent quant à la voie à suivre ». « La CDU a-t-elle encore assez de patience envers Friedrich Merz ? », s’interroge le Süddeutsche Zeitung. « La CDU s’est effondrée en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et a été défaite face au parti Die Linke à Berlin. Pourtant, Friedrich Merz reste fidèle à ses convictions : chancelier et chef du parti. La question est : combien de temps cela peut-il durer ? » Ambiance tendue à la CDU… « Un lendemain matin amer », soupire le magazine Bild. « Au lendemain de cette déroute, l’atmosphère est tendue au siège de la CDU. Le comité exécutif du parti se réunit ce matin. Un seul sujet est à l’ordre du jour : comment le parti peut-il surmonter la crise après le double fiasco de Berlin et du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale ? Et surtout : est-ce encore possible avec ce président et chancelier ? » Seule solution, estime Bild : « l’alliance CDU/CSU doit démontrer d’ici l’hiver qu’elle est capable de mettre en œuvre les réformes engagées avec le SPD, en surmontant tous les obstacles. (…) L’espoir est que cette dynamique, conjuguée à une poursuite de la reprise économique, puisse donner l’impulsion nécessaire aux élections à venir dans le Schleswig-Holstein (le 18 avril) et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (le 25 avril). » Le même sort que Keir Starmer ? En attendant, « Friedrich Merz est sur un siège éjectable », constate Le Temps à Genève. « Va-t-il subir le même destin que Keir Starmer ? À l’image du Premier ministre britannique qui est tombé à la suite des résultats désastreux du Parti travailliste lors d’élections locales, Friedrich Merz pourrait ne pas résister à la pression de l’électorat et de son propre parti. Il a beau appeler à la "résilience" et à la "patience" pour remettre le pays sur les bons rails, il n’est pas sûr qu’il parvienne à convaincre - avec une popularité de 14% à l’échelle fédérale et de 7% dans la partie orientale - qu’il demeure le commandant de bord dont la première économie européenne a besoin pour naviguer dans les eaux agitées qui secouent le "paquebot" Allemagne ». « L’AfD pousse encore, Merz chancelle », renchérit Libération à Paris. « La présence renforcée de l’extrême droite dans les parlements régionaux et au Bundestag va rendre de plus en plus difficile la formation de gouvernements stables, constate le journal. La sacro-sainte règle du "cordon sanitaire" des partis démocratiques, qui interdit toute alliance avec l’AfD, pourrait rapidement être remise en cause. Si la "digue" venait à céder, cela conduirait à une scission chez les conservateurs et devrait déclencher une période d’instabilité politique en Allemagne ». Jusqu’où ira la vague ? Et même au-delà de ses frontières, s’inquiète Le Monde. « "La digue a lâché en Allemagne. Jusqu’où ira la vague ?", s’interroge en privé l’un des dirigeants de la Commission européenne, cité par le journal, inquiet avant la série d’élections qui se profilent en Italie, en Espagne, en Pologne ou en France. (…) "Aujourd’hui, non seulement l’Allemagne est affaiblie politiquement, mais la France aussi, qui est totalement fauchée et incapable de porter ses ambitions", ajoute, inquiet, un autre diplomate. Or, prévient Le Monde, l’Europe a devant elle une négociation majeure, que les responsables politiques européens aimeraient conclure avant la fin de l’année : le budget de l’Union pour les années 2028-2034, dont les moyens et les contours dessineront la place de la construction européenne dans les années à venir ».
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: qui arrêtera les Houthis?
    2026/09/16
    Question posée par le Wall Street Journal. « Le président Trump voudra peut-être oublier la guerre au Moyen-Orient avant les élections de mi-mandat, mais la guerre, elle, ne l’a pas oublié, pointe le quotidien américain. Les avancées des Houthis, alliés de l’Iran, au Yémen et dans la région de la mer Rouge, font basculer le conflit iranien au-delà du détroit d’Ormuz. (…) Hier, les Houthis ont conquis deux îles près du détroit de Bab el-Mandeb. Cette prise de contrôle faisait suite à celle de l’île de Perim et du port de Mokha. » Et désormais, « les Houthis affirment vouloir bloquer en mer Rouge les navires liés à l’Arabie saoudite. (…) Qui pourra les arrêter, donc ? L’Arabie saoudite consacre 70 milliards de dollars par an à sa défense et dispose d’une force aérienne performante. Cependant, pointe le Wall Street Journal, elle ne peut vaincre les Houthis par la seule force aérienne. La reconquête des îles et des ports stratégiques nécessitera l’envoi de troupes au sol. » Menace sur l’économie mondiale Et qui s’y risquerait ? Pas les Américains. « Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a appelé à deux reprises Donald Trump, pointe Die Welt à Berlin, pour lui demander une intervention directe afin de stopper les rebelles. Le président a refusé. Interrogé, le gouvernement américain s'est contenté de déclarer vouloir "donner aux partenaires régionaux les moyens de gérer et de relever les défis sécuritaires régionaux". En clair : les Saoudiens doivent régler leurs propres problèmes, relève Die Welt. Or, le problème en mer Rouge concerne toute l’économie mondiale. La fermeture simultanée du détroit de Bab el-Mandeb et du détroit d’Ormuz bloquerait 25 % du commerce mondial de pétrole et de gaz et 30 % du commerce maritime mondial de marchandises. » La paix, seule solution « L’Arabie saoudite a-t-elle définitivement perdu la main au Yémen ?, s’interroge Le Figaro à Paris. Si les Houthis semblent avoir consolidé le secteur de Mokha, celui de Bab el-Mandeb ne l’est pas encore, relève le journal, en raison de violents raids aériens saoudiens, ces derniers jours. Pour la première fois, l’Arabie vient d’utiliser, contre ses adversaires, un missile balistique de courte portée DF-15A, acquis il y a plus de deux décennies auprès de la Chine. » Mais, encore une fois, les bombardements ne seront pas suffisants pour l’emporter face aux Houthis. Seule solution, arriver à un accord de paix avec l’Iran, pointe la Repubblica à Rome : « Les Saoudiens comptent toujours sur l’aide américaine et sur la coopération en matière de renseignement avec Israël, et ils savent qu’un accord avec l’Iran est peut-être plus qu’une nécessité : il est inévitable. » Et en attendant, « la hausse des prix du carburant déclenche colère et manifestations dans le monde entier, de l’Indonésie au Guatemala en passant par la Syrie, le Portugal, les Philippines ou encore le Vietnam, relève le New York Times. Le monde est furieux — une fois de plus — face à la flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre avec l’Iran. » Catherine Ringer : « C’était comme ça » À la Une également la disparition d’une grande figure du rock français : Catherine Ringer, la chanteuse des Rita Mitsouko. Libération à Paris lui consacre sa Une, photo pleine page et ce titre : « On ne veut pas t’abandonner », référence aux paroles de la chanson « C’est comme ça ». « Catherine Ringer, c’était comme ça », titre d’ailleurs Libération en pages intérieures : « C’était une femme libre et passionnée, écrit le journal, et c’est d’abord pour ça que sa mort laisse un vide immense. Catherine Ringer ne ressemblait à personne d’autre, elle aimait la vie tout en chantant la mort, elle jouait la provoc et l’excentricité tout en aimant la simplicité, elle n’hésitait pas à s’enlaidir pour n’en devenir que plus belle, elle était une diva mais incroyablement populaire et ce sont ces mélanges qui en faisaient un être à part. (…) Catherine Ringer était bien la vie même, conclut Libération, et elle est morte comme son alter ego et guitariste, Fred Chichin, de manière fulgurante, nous laissant orphelins d’une femme, d’une musicienne mais aussi d’une militante pour les droits de tous les laissés-pour-compte et surtout pour les droits des femmes. »
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: le pétrole, une ressource de plus en plus rare
    2026/09/15
    Fini le temps où l’or noir coulait à flots et alimentait sans retenue l’économie mondiale. Depuis le début de la guerre en Iran, les robinets de pétrole se sont peu à peu fermés. Et depuis ces derniers jours, les événements s’accélèrent. C’est ce que constate notamment Le Monde à Paris : « L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, a suspendu vendredi le fonctionnement de son oléoduc Est-Ouest, attaqué la veille par des drones provenant d’Irak. La principale infrastructure permettant au royaume d’exporter son or noir malgré la guerre au Moyen-Orient qui bloque le détroit d’Ormuz se trouve donc hors service. « De leur côté, poursuit Le Monde, les rebelles houthistes pro-iraniens du Yémen ont pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, un point de passage obligé pour les navires pétroliers sur la route la plus courte reliant l’Asie à l’Europe. Résultat : une hausse immédiate des cours du pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord a frôlé 110 dollars hier en séance, un niveau bien supérieur à ceux atteints au début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Le pétrole coûte 45 % de plus qu’en janvier, constate encore Le Monde, sans perspective de repli fort et rapide, malgré les propos rassurants de Donald Trump. » Déstabilisation et mouvements de grogne « Lentement mais sûrement, la guerre lancée inconsidérément par Donald Trump et Benyamin Netanyahu en Iran est en train de déstabiliser, non seulement la région, mais aussi les États-Unis et l’Europe, commente Libération. (…) Les approvisionnements en pétrole sont de plus en plus difficiles et le cours du baril, qui faisait jusqu’à présent du yo-yo, se remet à flamber. Et l’on ne voit pas bien ce qui pourrait freiner cette hausse. » Conséquence, relève encore Libération, « aux États-Unis, l’électorat trumpiste commence à s’impatienter devant un prix moyen du diesel qui grimpe, pour la première fois de son histoire, au-delà des 6 dollars le gallon. Et ce, alors que le vote anticipé pour les midterms sera lancé dès la semaine prochaine dans certains États. Donald Trump sait qu’il est menacé d’une déroute dans les urnes (…). Il n’est pas le seul dirigeant occidental visé par la grogne populaire. En France, les prix du carburant mettent en difficulté de nombreux secteurs et des appels à la mobilisation contre la vie chère dans plusieurs villes de France commencent à fleurir sur les réseaux sociaux. Certains appellent même à un retour des gilets jaunes en octobre. » Lutter contre les « malveillants » ? Alors que faire ? Comment rouvrir le robinet du pétrole ? Déjà, préconise le Times à Londres, « l’Occident devrait aider l’Arabie saoudite à combattre les Houthis. Les rebelles sont instrumentalisés par un Iran malveillant qui prend en otage le royaume désertique et contribue à saboter l’économie mondiale. Il est temps que la communauté internationale réagisse », estime le quotidien britannique qui précise : « L'Occident doit renforcer les défenses anti-drones et anti-missiles de l’Arabie saoudite. Il est impératif d'intensifier le partage de renseignements sur les sites de missiles et de drones houthis et de contribuer à enrayer le trafic de composants de missiles entre l’Iran et le Yémen. » Et il n’y a pas que l’Occident, s’exclame encore le Times : « la Chine et les autres consommateurs de pétrole du Moyen-Orient doivent s’impliquer dans la stabilisation du Yémen et la neutralisation de la menace que représentent les Houthis pour les voies maritimes. » « Consommer moins » ? En attendant, préconise le Süddeutsche Zeitung à Munich, « il n’y a qu’une seule solution à la pénurie mondiale de pétrole : consommer moins. C’est le message que nous transmettent les prix élevés. Les baisser artificiellement reviendrait à instaurer une normalité qui n’existe pas actuellement sur ce marché et qui ne reviendra peut-être pas de sitôt. Cela ne signifie pas pour autant (en Allemagne) que le gouvernement fédéral est impuissant : il peut développer les programmes d’incitation à l’achat de véhicules électriques – notamment pour les ménages à faibles revenus – et accélérer la construction des infrastructures de recharge. Mais s’il tente d’influer sur les prix à la pompe, cela ne peut que mal se terminer. »
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: en Suède, qui a gagné?
    2026/09/14
    Suspense après les législatives d’hier en Suède… « Le pays nordique a vécu une nuit électorale pleine de rebondissements », pointe Le Figaro à Paris avec cette question : « La Suède va-t-elle assister au come-back de "Magda" ou au maintien au pouvoir d’Ulf Kristersson, avec l’entrée de ministres d’extrême droite ? » « Les médias suédois donnaient hier soir une nette avance à Magdalena Andersson, 59 ans, qui rêve d’un retour à la tête du gouvernement depuis qu’elle a quitté le pouvoir en 2022, ainsi qu’un net recul de l’extrême droite alliée de la coalition au pouvoir. Mais cet écart a depuis fondu comme neige au soleil, pointe Le Figaro. (…) Les résultats préliminaires créditent son bloc de 175 mandats contre 174 mandats pour l’alliance entre la droite et l’extrême droite, au pouvoir depuis 2022. Et son rival, l’actuel Premier ministre Ulf Kristersson, semble bien décidé à s'accrocher. » « La Suède ralentit la vague noire », s’exclame pour sa part La Repubblica à Rome. « C’était un référendum sur l’extrême droite. Et l’extrême droite n’a pas gagné, affirme le quotidien italien. Les Démocrates de Suède (le SD), le parti de Jimmie Akesson, fondé en 1988 par un groupe de néonazis et désormais allié à Giorgia Meloni à Strasbourg, les Démocrates de Suède n’ont pas réussi à percer. L’annonce des sondages de sortie des urnes a semé la consternation au sein du parti SD. Par rapport à 2022, ils ont glissé de la deuxième à la troisième place avec 17,7 % des voix. Ils peuvent néanmoins, tempère La Repubblica, continuer à rêver d’atteindre leur objectif ultime : entrer au gouvernement en Suède pour la première fois de l’histoire, après avoir soutenu la coalition de centre-droit pendant quatre ans. » À lire aussiLégislatives en Suède: l'extrême droite espère se faire une place dans le prochain gouvernement On en saura plus mercredi… En attendant, suspense donc… 175 sièges pour les partis d’opposition de gauche et 174 pour les partis de droite : « Le scrutin est trop serré pour prédire un vainqueur, pointe le Guardian à Londres, et il faudra peut-être plusieurs jours pour que le résultat soit clair, malgré les premiers sondages de sortie des urnes qui suggèrent une victoire du bloc de gauche. » « La composition définitive du gouvernement ne sera connue que mercredi, relève pour sa part Die Welt à Berlin, après le comptage des votes de l’étranger. Une chose est d’ores et déjà sûre : former un gouvernement sera extrêmement difficile. » Et Die Welt n’écarte pas l’hypothèse d’une victoire de la droite, au finish : « Une majorité pour le bloc de droite reste mathématiquement possible. Dans ce cas, les Démocrates de Suède entreraient probablement au gouvernement en tant que partenaires de coalition pour la première fois. Ce qui était jusque-là impensable deviendrait alors réalité. » À lire aussiSuède: incertitude totale sur l'issue des législatives, conservateurs et sociaux-démocrates au coude-à-coude En France, l’extrême droite en embuscade Et en France ? L’extrême-droite peut-elle, va-t-elle arriver au pouvoir l’année prochaine à l’issue de l’élection présidentielle ? D’après une enquête Ipsos-Bva publiée par Le Monde, « la France semble de plus en plus imprégnée de sentiments qui la prédisposent à une bascule populiste, mais elle n’est pas non plus inéluctable. (…) Une bascule populiste, précise le journal, intervient dans un pays lorsque ses habitants estiment qu’il s’enfonce dans le déclin, que la situation est catastrophique, que le peuple n’est pas bien représenté et que la responsabilité d’une telle situation incombe aux élites et à l’ensemble des responsables politiques qui se sont succédé depuis longtemps. Incontestablement, pointe Le Monde, la France coche, selon l’enquête Ipsos-Bva, de nombreuses cases qui la prédisposent à une bascule populiste. » Mais, pour autant, relève le journal, la bascule populiste ne veut pas forcément dire que l’extrême-droite va arriver au pouvoir. Et ce pour trois raisons : le populisme est aussi alimenté par l’extrême-gauche, avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. De plus, « la demande de radicalité, certes en hausse, est loin d’être toujours majoritaire. Enfin, Marine Le Pen oscille entre 33 % et 35 % des intentions de vote, mais elle n’a encore subi aucune critique ou concurrence sérieuse au sein de son espace, venant soit de son propre parti, soit de ses concurrents nationalistes. » Des arguments qui ne semblent guère convaincre El Pais à Madrid, pour qui « jamais la possibilité d’une victoire de l’extrême-droite en France n’a été aussi concrète, avec, estime le quotidien espagnol, des conséquences désastreuses pour les Français et pour tous les Européens ». À lire...
    続きを読む 一部表示
    4 分