C’est le Guardian qui a rencontré la famille de Narjiss, une petite fille de six ans tuée par une bombe israélienne. « L’une des 121 enfants tués ce mois-ci au Liban », précise le quotidien britannique. On la voit en photo : cheveux bruns, chemise rose assortie à la couleur de ses baskets, elle prend sagement la pose. « Le 2 mars, raconte le Guardian, alors que sa mère Jaber se dépêchait de faire monter sa fille et ses deux fils dans la voiture pour fuir les bombardements israéliens, Narjiss la réconforta une fois de plus : « Maman, tu es ma vie. Ne pleure pas. Je t’aime tellement ».
« Quelques heures plus tard, poursuit le quotidien britannique, Israël largua une bombe sur leur maison familiale, à Maïfa-doun, au sud du Liban, tuant Narjiss et sa tante (…) Sa mort a plongé la famille dans le deuil. La voix de Jaber se brise dès qu’elle prononce le nom de sa fille ». « Elle était différente de tous les autres enfants », assure-t-elle. « Elle était incroyablement gentille et douce ».
Le Guardian remarque « que les enfants qui grandissent au Liban ont vécu deux guerres en seulement trois ans. Les experts estiment que l’exposition à la violence peut entraîner des troubles du développement et un comportement antisocial à l’âge adulte ». « « Plus le conflit se prolonge, conclut le Guardian, plus les symptômes sont graves et durables ».
Une guerre qui risque de durer La guerre du Golfe, qui vient d’entrer dans son deuxième mois, continue de susciter l’inquiétude. Et cela, au cœur même du camp de Donald Trump. « Les Républicains savent que cette guerre tourne mal » titre le New York Times, qui relate les réactions relevées après une « réunion confidentielle au Pentagone mercredi, et qui semble avoir ébranlé les élus républicains de la Commission des forces armées de la chambre des représentants ».
Certains élus qui disent ouvertement leur inquiétude, comme Nancy Tale : « Nous ne sacrifierons pas des vies américaines pour les mêmes politiques étrangères vouées à l’échec », affirme-t-elle, « mettant en garde contre l’éventualité d’un déploiement de troupes américaines en Iran ».
Le président de la Commission des forces armées, Mike Rogers, déplore, lui, « le manque d’informations fournies à cette Commission concernant les plans de guerre. Les mouvements de troupes, ajoute-t-il, devraient être "réfléchis et délibérés" ». Inquiétude partagée par le camp démocrate : la député Jacobs, estime ainsi « que la demande du Pentagone de 200 milliards, pour financer une guerre qui engloutit des centaines de millions de dollars par jour, est révélatrice. Ce n’est pas une dépense ponctuelle pour en finir, dit-elle, c’est un acompte sur une guerre de longue durée ».
Gims dans la tourmente En France, le rappeur congolais Gims, l’une des stars de la chanson francophone, est mis en examen pour « blanchiment aggravé », après 48 heures de garde à vue. Il a été libéré hier et placé sous contrôle judiciaire.
Le Monde semble lui-même tout étonné et nous dit : « ce n’est pas un membre reconnu "du haut spectre" de la criminalité organisée, mais bien l’homme classé au sommet des ventes de musique en France, qui a été mis en examen à Paris hier, pour "blanchiment aggravé" et "blanchiment en bande organisée" ». Autrement dit, Gims est soupçonné « de faire partie d’un vaste réseau de blanchiment d’argent ». Une affaire sur laquelle « la justice française travaille depuis 2023 ».
Concernant Gims, poursuit le quotidien français, « la piste suivie par les enquêteurs mène en particulier à un complexe de 117 villas en construction, à une dizaine de kilomètres au sud de Marrakech, niché aux portes du désert ». « Résidant au Maroc depuis plus de 10 ans, le chanteur cherchait à diversifier ses sources de revenus dans son pays d’adoption », explique le Monde.
Ce projet immobilier « n’est toutefois pas le seul investissement à intriguer les enquêteurs parmi les partenariats entre le chanteur et l‘affairiste qui animerait le réseau frauduleux ». « Les investigations sont loin d’être closes », précise le Monde, qui conclut : « Le chanteur devra s’accommoder du calendrier judiciaire. Les affiches pour sa tournée 2026, baptisée "Carpe Diem Tour", ornent ces jours-ci, les murs du métro parisien ».