エピソード

  • À la Une: l'affaire Epstein met Keir Starmer sur la sellette
    2026/02/10
    L’affaire Epstein n’en finit plus d’éclabousser les grands de ce monde. Keir Starmer, le Premier ministre britannique, est désormais dans une situation bien inconfortable, après la démission de son chef de cabinet et de son directeur de la communication. Tout deux empêtrés dans le scandale sur les liens entre le pédocriminel Jeffrey Epstein et l’ex-ambassadeur britannique à Washington, Peter Mandelson. « Downing Street a immédiatement réagi (après le départ des deux conseillers), pointe Le Monde à Paris, répétant que Keir Starmer n’entendait pas démissionner. Le Premier ministre reste “concentré sur son travail“ et écarte une démission, a répondu son porte-parole ». Reste que « tout est remis en question désormais », s’exclame le Guardian à Londres. « Le mandat de Sir Keir est voué à l’échec », affirme le journal. « La démission de Morgan McSweeney, son chef de cabinet et artisan de son accession au 10 Downing Street, le laisse isolé, sans cap et à la merci d’événements qu’il ne peut maîtriser ». Cette affaire a été la goutte d’eau, affirme encore le Guardian… « Nombreux sont ceux, au sein du Parti travailliste, qui estiment qu’au cours des dix-huit derniers mois, “trop d’erreurs de jugement ont été commises“. (…) Ce gouvernement a désormais perdu la maîtrise du cours des événements, conclut le quotidien britannique. Dans un avenir proche, il est difficile d’imaginer comment il pourrait la reprendre ». Le couperet tombera-t-il début mai ? « Le sol se délite sous les pieds du Premier ministre britannique », renchérit Le Temps à Genève. « Depuis qu’a éclaté le scandale de l’affaire Peter Mandelson, le “prince de l’ombre“ proche du pédocriminel Jeffrey Epstein, la crise de confiance s’intensifie. (…) Au vu de la guerre intestine au Labour, de la mise au jour des lacunes dans la gouvernance du Premier ministre et de la situation économique et sociale très compliquée du Royaume-Uni, les jours de Keir Starmer au 10 Downing Street semblent comptés. Un premier test aura lieu le 26 février lors d’élections locales à Gorton et Denton. Même s’il se passe mal, il est peu probable que le chef travailliste jette l’éponge, ses successeurs potentiels ne s’étant pas encore suffisamment profilés. Le couperet pourrait toutefois tomber, croit savoir Le Temps, au lendemain des élections locales du 7 mai en Écosse, en Angleterre et au Pays de Galles. En cas de bérézina, plusieurs figures travaillistes revendiqueront sans doute la tête du Parti et par là même du gouvernement ». Hongkong : l’opposition muselée À la Une également, à Hongkong, l’opposant Jimmy Lai, 78 ans, condamné à 20 ans de prison… Le Times à Londres s’indigne : l’ex-magnat des médias, propriétaire du journal Apple Daily, désormais interdit a été reconnu « coupable de collusion avec des forces étrangères et de publication de contenu séditieux (…), à l’issue d’une audience glaçante de 10 minutes hier ». En fait, « son véritable tort, pointe le journal, a été de froisser le président chinois Xi Jinping par ses critiques acerbes des autorités hongkongaises. (…) La Chine a révélé son vrai visage dans le traitement infligé à l’opposant. Le Royaume-Uni doit désormais soutenir Jimmy Lai et ses collègues emprisonnés, affirme encore le Times, en exerçant une pression internationale pour leur libération ». Interrogé par Libération à Paris, Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l’Institut français des relations internationales estime « qu’aujourd’hui, il ne peut plus y avoir d’opposition (à Hongkong). (…) Peut-être que Jimmy Lai est la dernière grande figure condamnée, que cette décision est le dernier clou dans le cercueil de la démocratie hongkongaise. (…) La décision du tribunal crée un émoi mondial. Mais je ne pense pas que ça va radicalement changer la position des différents gouvernements dans leur relation à Pékin, affirme encore Marc Julienne. Cette condamnation est une alerte utile pour les pays qui veulent coopérer avec la Chine. Il est probable que les Britanniques, les Américains et les Européens, de manière générale, continuent de faire pression sur les autorités hongkongaises et à Pékin pour demander la libération de Jimmy Lai. Mais une fois que la poussière sera retombée, je doute qu’il y ait un virage à 180 degrés lié à cette condamnation ».
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  • À la Une: le plus grand spectacle du monde
    2026/02/09
    C’est ainsi qu’est qualifié le Super Bowl, la finale du championnat de football américain, qui a rassemblé cette nuit près de 128 millions de téléspectateurs rien qu’aux États-Unis. Victoire des Seattle Seahawks face aux New England Patriots. Mais ce qui retient l’attention de la presse internationale ce matin, c’est le spectacle de la mi-temps… Avec, en vedette, la star mondiale Bad Bunny… Le Figaro à Paris raconte : « Entre deux vagues publicitaires, Bad Bunny sort des vestiaires du Levi’s Stadium de Santa Clara, tout de blanc vêtu, épaulettes gonflées comme un joueur de NFL. Le plus grand spectacle du monde commence sous le ciel exceptionnellement blanc de San Francisco. Et pour la première fois dans l’histoire du Super Bowl, l’événement le plus iconique des États-Unis, les chansons retentissent principalement en espagnol. » En effet, poursuit Le Figaro, « cette année, le spectacle de la mi-temps revêt une dimension politique inédite. Lorsque Bad Bunny a été confirmé pour se produire, il avait lancé avec défi : "Vous avez quatre mois pour apprendre l’espagnol". Dans l’Amérique de 2026, alors qu’un concert MAGA se déroule en parallèle – événement dont personne au stade ne semble se soucier –, l’artiste portoricain offre une réponse culturelle éclatante. » À lire aussiSuper Bowl : les Seahawks triomphent des Patriots, Bad Bunny appelle les Américains à l'unité Bad Bunny : le « joyeux rassembleur » Et « si ses détracteurs espéraient un spectacle provocateur, Bad Bunny ne leur a pas vraiment donné matière à s’enflammer, relève le Washington Post. Pour les téléspectateurs ne comprenant pas l’espagnol, Bad Bunny a clairement fait passer son message à la fin du spectacle, en défilant devant un écran géant affichant "LA SEULE CHOSE PLUS PUISSANTE QUE LA HAINE, C’EST L’AMOUR", avant de planter un ballon de football américain portant l’inscription "ENSEMBLE, NOUS SOMMES L’AMÉRIQUE". Difficile d’être plus direct. » En effet, rapporte Le Devoir à Montréal, « quelques jours avant sa performance de la mi-temps au 60e Superbowl, Bad Bunny faisait cette simple promesse : ça va danser dans les chaumières. Promesse tenue : hier soir sur la pelouse du stade californien, la pop star a semé la fête, ses rythmiques reggaeton, trap et salsa exsudant la joie tout en rendant un vibrant hommage aux gens et à la culture de Porto Rico. Convoquant sur scène Lady Gaga et Ricky Martin dans un décor reproduisant les barrios grouillants, les bodegas accueillantes et les plaines idylliques de son île natale, il a répondu au président des États-Unis en se présentant en joyeux rassembleur. » Le Devoir qui note également qu'« avant le botté du match (le coup d’envoi en français canadien), le groupe californien Green Day a chanté trois chansons, dont "American Idiot", "protest song punk" de la meilleure espèce dont le texte n’a malheureusement pas perdu une once de pertinence. » À lire aussiBad Bunny : de Porto Rico au Super Bowl, le sacre d'une voix anti-Trump De caissier à artiste le plus écouté au monde… « La dernière fois que le Super Bowl s’est déroulé à Santa Clara, en Californie, il y a dix ans, rappelle le New York Times, Coldplay était la tête d’affiche du spectacle de la mi-temps. Et un certain Benito Antonio Martínez Ocasio travaillait comme caissier dans un supermarché à Vega Baja, à Porto Rico. (…) Depuis février 2016, le monde a bien changé, y compris la culture pop, pointe le quotidien américain. Cet ancien employé de supermarché, désormais connu sous le nom de Bad Bunny, est devenu l’artiste le plus écouté au monde sur les plateformes musicales. (…) Et ce succès de Bad Bunny ne se limite pas à l’ascension d’un artiste, d’un genre musical ou même de la musique latino en général. Il est le signe d’un phénomène bien plus vaste. La culture pop américaine actuelle est, par essence, multilingue, polyculturelle et internationale. » Enfin, rappelle également Libération à Paris, il y a quelques mois, « Bad Bunny avait annoncé que sa tournée internationale ferait l’impasse sur les États-Unis, pour éviter de mettre en danger son public latino, dans le viseur des milices de l’ICE, la milice anti-immigration, notamment très active à Porto Rico où elle harcèle les immigrés dominicains. Au grand dam d'un establishment trumpiste qui, de Fox News à Turning Point USA, n’en finit plus de vomir son dégoût du chanteur, son unique concert sur le territoire étatsunien a donc été le concert de la mi-temps du Super Bowl, soit le quart d’heure de musique pop le plus regardé aux États-Unis et dans le monde. (…) Avec un message explicite et limpide : contre la haine, contre l’ICE, contre Trump. Et pour le courage, les rêveurs, les migrants, l’amour. »
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  • À la Une: la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver 2026
    2026/02/07
    Chacun y va de son commentaire ce matin dans la presse internationale, après la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Milan-Cortina. Pour Le Devoir, au Canada, ce fut « une cérémonie à échelle humaine, imaginative, sympathique et éparpillée ». Il est vrai que l’événement se tenait « dans quatre lieux différents ». « Deux vasques olympiques inspirées des travaux de Léonard de Vinci ont été allumées simultanément, l’une à Milan, l’autre à Cortina. » Le Devoir concède cependant qu’on était « loin des dimensions grandioses et de l’audace de la cérémonie d’ouverture des Jeux d’été de Paris, en 2024 ». À lire aussiLa flamme olympique allumée, les JO d’hiver 2026 de Milan-Cortina sont lancés Playback Die Welt a la dent encore plus dure. Et se moque de la prestation de la star américaine Mariah Carey, « un sosie de Beyoncé », grince le quotidien allemand, elle a chanté « juste » mais « en playback ». Plus enthousiaste, le Guardian parle « d’un spectacle d’ouverture époustouflant », « d’une élégance naturelle, envoûtante et divine, une véritable déclaration d’amour à l’Italie et un plaidoyer pour l’espoir et l’harmonie dans un monde fracturé. » Mais le quotidien britannique ne manque pas de signaler « les huées », qui ont retenti dans le stade de San Siro, « lorsque les caméras de télévision ont fait un panoramique sur le vice-président américain JD Vance et son épouse Usha ». Il est vrai, rappelle le Guardian, que « toute la semaine, Milan a résonné de sifflets stridents et de colère, depuis qu’elle a appris que des agents de l’ICE, la police de l’immigration américaine, accompagneraient Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio » en Italie. « Je n'ai pas fait d'erreur » Le New York Times s'indigne d'une vidéo « ouvertement raciste », « présentant l’ancien président Barack Obama et l’ancienne première dame Michelle Obama comme des singes ». Le journal précise que « l’extrait, accompagné de la chanson "The Lion Sleeps Tonight" (« Le lion dort ce soir »), a été inséré vers la fin d’une vidéo de 62 secondes propageant des théories du complot sur l’élection présidentielle de 2020. » Il s’agit, précise encore le New York Times, « du dernier épisode d’une série de publications de Donald Trump visant à diffuser des images offensantes et des propos injurieux à l’encontre des Afro-Américains et d'autres communautés ». Comme souvent, le président américain joue les étonnés. Il a déclaré « n’avoir vu que le début de la vidéo », sous-entendu, pas le passage concernant le couple Obama ». Ceci étant, remarque le New York Times, « Donald Trump n’a exprimé aucun remords », lorsque les journalistes l’ont interrogé à ce sujet. « Non, je n’ai pas fait d’erreur », a assuré le président américain. Une phrase qui fait aujourd’hui la Une du New York Times. Jack Lang sous pression En France, l’ancien ministre Jack Lang, personnalité politique et du monde de la culture, est sous les feux des projecteurs, dans l’affaire Epstein. Révélation du Parisien ce matin. « Jack Lang et sa fille Caroline, visés par une enquête du PNF, le Parquet national financier, pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée" ». Le PNF, précise le journal, « a ouvert une enquête après la révélation de l’existence d’un fonds créé par Jeffrey Epstein et Caroline Lang. Celle-ci figure aussi sur un testament du criminel ». Le quotidien français rappelle que « Jack Lang a assuré mercredi qu’il ignorait tout du passé criminel d’Epstein quand il l’a rencontré, "il y a une dizaine d’années" par l’entremise du réalisateur Woody Allen ». Jack Lang assure également, nous dit Mediapart, qu’il n’était pas « ami avec le criminel sexuel ». Le journal en ligne n’en a pas moins retrouvé un courriel datant de septembre 2017, dans lequel il est dit que Jack Lang a « insisté personnellement » pour que Jeffrey Epstein « vienne à son anniversaire ». La pression s'accroît sur celui qui est, depuis 2013, président de l’Institut du monde arabe, une institution prestigieuse. Selon Le Parisien, « l'exécutif veut pousser Jack Lang à la démission ». L'ancien ministre, qui s'y refuse, est convoqué demain au ministère des Affaires étrangères. À lire aussiAffaire Epstein : Jack Lang convoqué au Quai d'Orsay à la demande de l'Élysée et de Matignon
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  • À la Une: le Washington Post dans la tourmente
    2026/02/05
    « La démocratie meurt dans l’obscurité » : c’est la fière devise du Washington Post affichée chaque jour en première page sous le titre du journal. Et il semble bien que des jours sombres s’annoncent pour le plus prestigieux des quotidiens américains. « Un jour de deuil et de colère, prévisible et redouté, s’exclame Le Monde à Paris. Ainsi a été vécu ce mercredi 4 février au sein de la rédaction du Washington Post, déjà traumatisée par une crise interne, éditoriale et économique, depuis plusieurs années. Dans la matinée, au cours d’une réunion en ligne, le directeur exécutif Matt Murray a annoncé un plan de licenciements massif, touchant tous les services. L’entreprise, qui appartient à Jeff Bezos, le patron du groupe Amazon, va se séparer d’environ un tiers de ses employés, et notamment de 300 journalistes sur un total de 800. Ces mesures drastiques sont censées répondre aux pertes financières qui s’accumulent depuis 2023. (…) Des pans entiers du journal seront décimés, précise Le Monde : l’information locale, les sports, le service livres et la couverture internationale, avec la fermeture de postes pourtant emblématiques, comme à Jérusalem ou à Kiev. "Renvoyée du Washington Post, en compagnie de toute la brochette des correspondants au Moyen-Orient", confirmait sur X hier la correspondante au Caire, Claire Parker. (…) "Je viens juste d’être licenciée par le Washington Post au milieu d’une zone de guerre, écrit la correspondante à Kiev, Lizzie Johnson. Je n’ai pas de mots. Je suis dévastée". » Un véritable « bain de sang » « La démocratie meurt dans l’obscurité »: cette fière devise du Washington Post était affichée en Une du journal depuis 2017, relève la Repubblica à Rome : « une forme d’avertissement et d’engagement à défendre la vérité avec ferveur, pris en pleine première ère Trump. Une devise qui s’est muée en une prophétie tragique. » En effet, soupire le quotidien italien, « un véritable "bain de sang", comme l’ont décrit sur les réseaux sociaux les journalistes licenciés sur-le-champ. Avec pas moins de 76 prix Pulitzer remportés par le journal au fil des ans, rendu prestigieux depuis les années 70 par sa légendaire directrice Katharine Graham, ce journal a été un moteur d’enquêtes qui ont contribué à écrire l’histoire américaine, des Pentagon Papers sur la guerre du Vietnam, au scandale du Watergate qui a conduit à la démission de Richard Nixon. En 2013, le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, l’avait racheté aux héritiers de la famille Graham pour 250 millions de dollars. Le milliardaire, qui s’est récemment rapproché de Donald Trump, à tel point qu’il a financé le documentaire sur sa femme Melania à hauteur de 75 millions de dollars, le milliardaire a donc décidé d’éteindre ce phare de l’information. » Bouleversements en série Déjà rappelle le Wall Street Journal, « ces dernières années, le Washington Post avait procédé à plusieurs vagues de rachats et de licenciements, supprimant des centaines d’emplois dans tous les services. Il y avait eu aussi ce tollé général à l’automne 2024 après que Jeffe Bezos avait retiré son soutien à la vice-présidente Kamala Harris juste avant l’élection présidentielle. En quelques jours, le Washington Post avait perdu plus de 250.000 abonnements. Et l’année dernière, rappelle encore le Wall Street Journal, le milliardaire avait déclaré vouloir recentrer la section Opinions du Washington Post sur la défense des libertés individuelles et du libre marché, plutôt que d’offrir un espace d’expression à une diversité de points de vue. Une décision qui avait entraîné la démission et le départ de nombreux journalistes et chroniqueurs. » Enfin ce commentaire de Marty Baron, ancien rédacteur en chef du Washington Post, à lire dans le New York Times : « la journée d’hier a été l’un des jours les plus sombres de l’histoire de l’une des plus grandes organisations de presse au monde. Les ambitions du Washington Post seront fortement réduites, son personnel talentueux et courageux décimé et le public sera privé des reportages de terrain, factuels et essentiels dans nos communautés et à travers le monde, dont nous avons plus que jamais besoin. »
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  • À la Une : le poison Epstein
    2026/02/03
    « La publication de plus de trois millions de nouvelles pages du dossier Epstein par l’administration Trump vendredi dernier, constate Le Soir à Bruxelles, a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours, au rythme de la publication des informations qu’elles contenaient. Partout autour du globe, des personnalités publiques ont dû se justifier des liens qu’elles entretenaient, de près ou de loin, avec le délinquant sexuel. » En effet, le milliardaire américain Bill Gates, la famille Lang en France, le prince Laurent en Belgique, la princesse norvégienne Mette-Marit, le président du Forum économique mondial, Borge Brende, ancien ministre des Affaires étrangères norvégien, l’ex-ambassadeur britannique aux États-Unis, Peter Mandelson, le président du comité d’organisation des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, Casey Wasserman... Tous ont été éclaboussés ces derniers jours pour leurs liens supposés ou avérés avec Jeffrey Epstein. « Vendredi dernier, donc, pointe Le Temps à Genève, le procureur général des États-Unis, Todd Blanche, annonçait avoir amené son rocher de Sisyphe au sommet de la montagne. “Nous avons examiné plus de six millions de documents papier, des milliers de vidéos, des milliers, voire des dizaines de milliers d’images. C’est ce que la loi nous imposait de faire“. (…) C’est désormais chose faite, estime Todd Blanche, qui a précisé que le Département de la justice ne prévoyait pas d’engager de nouvelles poursuites. Quant au président des États-Unis, il affirmait samedi soir que les documents l’absolvaient totalement“. » Pas la fin de l’histoire… Alors, « la fin de la saga ? », s’interroge Le Temps. « Pas sûr. Ce début de semaine, plusieurs parlementaires démocrates contestaient la position du département de la Justice. Ils estiment “stupéfiante“ la décision d’en rester là. Et soulignent que seule la moitié des documents a été divulgué (il manquerait environ 3 millions de pages). Le gouvernement n’a, selon eux, pas respecté la loi votée en décembre et mène une “opération de dissimulation visant à couvrir le président“. Ils promettent de continuer à exiger l’accès à l’ensemble du dossier, qui s’apprête également à mettre dans l’embarras le camp Clinton. » Encore des photos de nus… De plus, souligne Libération à Paris, « un scandale peut en cacher un autre. Ou pire, en créer un autre. Dans le cadre de la divulgation obligatoire des dossiers Epstein, le gouvernement fédéral était chargé de caviarder les images à caractère sexuellement explicite, autant que les informations susceptibles d’identifier les victimes. Pourtant, le New York Times a révélé qu’une quarantaine d’images non expurgées dévoilant des corps nus et les visages des victimes étaient disponibles publiquement sur le site web du ministère de la Justice. Cette incroyable manquement des autorités est insupportable pour les victimes, s’exclame Libération, dont l’identité a été rendue publique, propulsées malgré elles au cœur d’une affaire qui semble pourtant ne pas avoir de mal à garder secrètes certaines personnalités impliquées dans les agissements de Jeffrey Epstein. » Difficile de démêler le vrai du faux… Qui plus est pointe encore Libération, « ce manque de rigueur soulevé par le quotidien new-yorkais met également la lumière sur la confusion générale entretenue autour du dossier Epstein. Sur l’immense masse de données publiée vendredi - trois millions de pages, 2 000 vidéos et 180 000 photos -, il est difficile de distinguer les faits incontestables des suspicions sans fondement ou investigations incomplètes. Le tout alimentant un soupçon généralisé et un sentiment de complot noyés au cœur d’une enquête tentaculaire. » « L’affaire Epstein est devenue un puits empoisonné, soupire Le Monde. Ses remugles confortent tous les fantasmes. On y trouve des correspondances privées du financier par e-mail, des échanges par SMS, des documents judiciaires et des notes de police, qui dessinent une immense toile relationnelle entre puissants, à la croisée de la politique, de la diplomatie, du spectacle et des affaires. Mais lorsqu’il n’est plus possible de distinguer les faits incontestables, les éléments incomplets et les allégations sans fondements, lorsque la simple mention d’une personnalité dans un document alimente l’idée d’une complicité, on ne peut que se noyer dans ce puits. » Et, relève encore Le Monde, « six ans après la mort de Jeffrey Epstein en prison – officiellement un suicide –, il est devenu vain d’espérer la lumière sur l’ampleur et la nature exacte de tous les crimes commis, au désespoir des dizaines de victimes. Les administrations successives, démocrate et républicaine, portent une immense responsabilité en la matière. »
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  • À la Une: aux États-Unis, les élections de mi-mandat auront-elles vraiment lieu?
    2026/02/04
    La question se pose sérieusement au vu des dernières déclarations et décisions de Donald Trump… Les Midterms, les élections de mi-mandat aux États-Unis, doivent se tenir en novembre, dans six mois. Les sondages ne sont pas bons pour les républicains… et d’ores et déjà, pointe Le Figaro à Paris, « le locataire de la Maison-Blanche multiplie les pressions sur le système électoral. Entre perquisitions fédérales et menaces sur le financement des États, le président américain déploie une stratégie de contrôle sans précédent. » En effet, poursuit le journal, « Donald Trump est de plus en plus déterminé à utiliser ses vastes pouvoirs pour contrôler le vote. (…) Lundi, le président a appelé le parti républicain à "nationaliser" les élections et à "prendre le contrôle" du processus de vote dans au moins 15 États. Ce qui serait illégal. (…) Cette mesure extraordinaire est nécessaire, se justifie-t-il, car les démocrates ont mis en place une grande opération de triche pour faire voter des sans-papiers en leur faveur. D’où la tentative de l’administration américaine (en ce moment) de mettre la main sur les listes électorales, officiellement pour vérifier l’exactitude des données et éliminer les noms des immigrés en situation irrégulière, un cas très rare d’après toutes les études. » À lire aussiMidterms 2026: comment Donald Trump tente d'empêcher la défaite annoncée Ce n’est qu’un début… De plus, rajoute Le Figaro, « ces derniers mois, alors que les échecs des républicains lors d’élections partielles se multiplient, Donald Trump a aussi poussé les États conservateurs à procéder à un redécoupage radical de leurs circonscriptions afin d’obtenir plus de sièges à la Chambre. » Et « ce n’est sans doute qu’un début, s’exclame le journal. L’été dernier, le chef de l’État s’était engagé à supprimer les machines électroniques et le vote par courrier, responsables à son avis de sa défaite en 2020. La porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé qu’un second décret présidentiel (en ce sens) était en préparation. Quelle que soit l’issue des midterms, conclut Le Figaro, Donald Trump aura réussi à saper davantage la confiance dans l’intégrité du système électoral. » « Elles ne devraient pas avoir lieu ! » « Les projets de Trump de modifier les règles électorales suscitent l’inquiétude à l’approche des élections de novembre », renchérit El Pais à Madrid. El Pais qui remarque à l’instar du Figaro que « le parti républicain risque de perdre le contrôle des deux chambres du Congrès, et que Trump risque de voir la seconde moitié de son mandat se solder par un échec. » D’où l’offensive actuelle du chef de la Maison-Blanche pour tenter de contrôler le processus électoral… Le mois dernier, rappelle El Pais, « Trump avait déclaré à deux reprises que, les midterms étant traditionnellement défavorables au parti au pouvoir, "elles ne devraient pas avoir lieu". Sa porte-parole, Karoline Leavitt, l’avait ensuite excusé : il plaisantait… La vérité, pointe le quotidien espagnol, est que les sondages prévoient que les républicains perdront au moins la Chambre des représentants, ce qui pourrait ouvrir la voie à une procédure de destitution. » Faire chuter le système… Plus largement, « après avoir mis en joue la démocratie libérale, Donald Trump pourrait bien décider d’appuyer sur la gâchette en 2026 » : c’est du moins ce qu’estime David J. Simon, maître de conférences en affaires internationales à l’université Yale. Il signe une tribune dans Le Monde à Paris. « Depuis le début de son second mandat, écrit l’universitaire américain, multipliant les offensives contre les règles établies, le président américain ne cherche rien de moins qu’à faire chuter le système lui-même – la Constitution américaine, la démocratie libérale, ainsi qu’un ordre du monde relativement pacifié. L’heure est venue, affirme encore David J. Simon, de nous inspirer de l’organisation et du courage des manifestants de Minneapolis mais aussi de la détermination des dirigeants mondiaux, qui, au Forum économique mondial à Davos, ont tenu tête à la folie belliqueuse de Trump. » Enfin cette remarque de Julia Azari, professeure de sciences politiques, tirée d’une longue tribune publiée par le New York Times : « c’est en quelque sorte l’essence même du second mandat de Trump : non seulement chercher des failles et de nouvelles possibilités institutionnelles, mais gouverner en se demandant : "qui osera nous arrêter ?" »
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  • À la Une: Israël rouvre partiellement le point de passage de Rafah
    2026/02/02
    Israël rouvre partiellement le point de passage de Rafah vers Gaza. Le seul passage entre Gaza et le monde extérieur ne passant pas par Israël, et qui était fermé depuis mai 2024. Sa réouverture était réclamée avec force par l'ONU et les ONG internationales. Sauf que « les restrictions imposées par Israël sont loin de satisfaire leurs demandes », commente le journal libanais L'Orient-Le jour, « dans la bande de Gaza en ruines, cette réouverture suscite espoir et amertume après plusieurs mois d'une trêve fragile ». « La frontière sera, du moins dans un premier temps, ouverte uniquement aux personnes entrant et sortant de Gaza. Elle ne servira pas à acheminer l'aide humanitaire indispensable à ce territoire ravagé par deux années de guerre », souligne le New York Times. La réouverture de Rafah était prévue par le plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre, mais pour l'heure, elle est donc surtout symbolique. Par ailleurs, l'armée israélienne n'autorisera qu'un nombre très restreint de Palestiniens, entre 150 et 200 par jour, à franchir la frontière, précise le journal espagnol El Pais. El Pais qui souligne qu'« Outre la limitation du nombre de Palestiniens autorisés à entrer, Israël interdit toujours aux journalistes étrangers d'accéder à Gaza par Rafah. (...) L'Association de la presse étrangère a porté cette restriction du droit à l'information devant la Cour suprême israélienne, qui vient de reporter son arrêt pour la onzième fois ». Les États-Unis et l'Iran : vers un accord global, et une guerre retardée Concernant les tensions entre Téhéran et Washington, l'Orient-Le jour nous apprend que « les efforts diplomatiques menés par plusieurs capitales – notamment Moscou, Ankara et Doha – sont parvenus à esquisser les contours d’un cadre global de négociation ». Donald Trump multiplie les avertissements depuis le début du mouvement de contestation réprimé en Iran. Le pays est par ailleurs privé d'internet et largement coupé du monde. « Concrètement, ces démarches ont contribué à retarder la guerre, voire à l’annuler si un accord est trouvé. Mais cela ne signifie pas pour autant que le président américain (...) ait renoncé à une option militaire », explique le journal libanais. « Les déploiements massifs de forces américaines dans la région, ainsi que les pressions israéliennes, peuvent à tout moment faire remonter la tension ». Le journal français La Croix commente lui aussi la situation : « Washington et Téhéran semblent disposés à donner un cap diplomatique à leurs différends, avec pour axe le nucléaire iranien et la levée des sanctions contre la République islamique. Mais les vents contraires restent puissants, au sein du régime iranien, comme à Tel-Aviv ». Un deal ou la guerre. Face aux menaces américaines, l’Iran doit trancher, résume la presse. Une pause de deux ans pour le Kennedy Center Donald Trump, encore une fois à la une de la presse, a affirmé fermer pour deux ans le Kennedy Center, pour rénovation. Cette emblématique salle de spectacles de Washington s’est faite rebaptiser par le milliardaire pour y accoler son nom, de quoi déplaire à la famille du président Kennedy. La salle va donc fermer le 4 juillet prochain à l'occasion des célébrations des 250 ans des États-Unis, a indiqué Trump sur son réseau Truth Social. Sauf que le président américain ne mentionne pas les multiples annulations et boycotts des artistes, contributeurs et membres du public, souligne le New York Times. Ces derniers mois, Trump avait installé des fidèles pour diriger le centre culturel, et avait appelé à changer la programmation pour la rendre plus conforme à ce qu’il présente comme des goûts et des sensibilités américains répandus. Le journal Le Monde précise : « Sous la nouvelle direction, les drag shows et les événements célébrant la communauté LGBT + ont été supprimés tandis que des conférences de la droite religieuse ont été organisées et des artistes chrétiens ont été invités. Certains artistes ont décidé en réaction d’annuler leurs spectacles prévus dans cette institution, telle la chanteuse de country Kristy Lee, le groupe de jazz The Cookers... ». Durant l'année qui s'est écoulée, « des dizaines d'employés, dont beaucoup ont acquis des décennies d'expérience dans la programmation artistique, ont été licenciés ou ont démissionné ». Enfin, l'Opéra national de Washington a annoncé le mois dernier qu'il coupait ses liens avec le centre, tandis que l'Orchestre symphonique national, a lui joué face à des sièges vides.
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  • À la Une: une intervention américaine en Iran toujours en suspens
    2026/01/31

    « L’armada de Trump se met en place. Il doit désormais décider que faire », titre le Wall Street Journal qui dépeint ainsi la situation : « L’armée américaine a déployé au Moyen-Orient une force redoutable, à portée de frappe de l’Iran. Le président Trump doit maintenant décider comment l’utiliser ». « Alors que le nombre de navires de guerre et d’avions arrivant dans la région augmente », poursuit le quotidien américain, « des responsables de l’administration ont déclaré qu’ils débattaient des différentes options : la question est de savoir si l’objectif principal est de s’attaquer au programme iranien, de frapper son arsenal de missiles balistiques, de provoquer l’effondrement du régime, ou bien encore d’une combinaison des trois options ».

    Pour le moment, remarque toutefois le quotidien britannique the Guardian, « Trump affirme croire que l’Iran souhaite conclure un accord, tout en vantant la taille de "l’armada américaine" ». Le Figaro rappelle, lui, que début janvier, « plus de 30 000 personnes auraient été tuées par les nervis du régime ». « Les Iraniens », affirme le quotidien français, « oscillent entre désespoir et confusion. Après avoir promis son aide aux manifestants, Donald Trump semble privilégier un accord avec le régime, dans le but de l’amener à renoncer à son programme nucléaire ».

    Attente mêlée de crainte

    Une partie des Iraniens appelle, pourtant, de ses vœux, une intervention américaine. Le Jerusalem Post relaie une interview accordée à la chaîne publique israélienne N12 par une Iranienne, Delara, qui déclare : « Aujourd’hui, j’ai l’impression que les gens n’ont plus rien à perdre. Ils attendent d’un moment à l’autre une aide extérieure sous forme de guerre. Certains disent : si seulement elle commençait bientôt, parce qu’ils savent que plus la guerre tarde, plus le nombre de morts augmentera ». Car selon ce témoin, la répression continue. « La nuit, il est quasiment impossible de sortir de chez soi, explique-t-elle, les forces du régime peuvent contrôler les civils, fouiller leurs téléphones, entrer chez eux et les arrêter ».

    Également interrogé par la chaîne N12, Reza, un habitant de Téhéran, explique « qu’il entrevoit une lueur d’espoir. Dans mon entourage, précise-t-il, il y a des pour et des contre, mais la grande majorité est favorable à la guerre ». Un espoir qui s’accompagne toutefois d’inquiétude. « Ma plus grande crainte concernant la guerre, raconte Reza, c’est que l’électricité et Internet soient coupés, que notre connexion avec le monde soit coupée et que, au nom de la guerre contre l’Amérique, le régime iranien, tue des gens, comme il l’a déjà fait par le passé… »

    Nouvelles publications

    Aux États-Unis, le ministère de la Justice publie de nouveaux documents sur Jeffrey Epstein, le criminel sexuel décédé en 2019. « 2000 vidéos et 180 000 images », précise le Washington Post. Des documents « dont certains ont été expurgés de toute information susceptible d’identifier les victimes » a assuré le procureur général adjoint Todd Blanche, par ailleurs ancien avocat de Donald Trump. Le Washington Post précise que « parmi ces documents récemment déclassifiés, figure une liste établie en 2025, recensant une vingtaine de mentions du président Donald Trump. Ces mentions vont de propos obscènes à de vagues allusions à sa présence à une soirée en compagnie d’Epstein », ajoute le quotidien américain.

    D’autres personnalités apparaissent dans ces documents : le New York Times, sans en dire plus, précise qu’il s’agit du milliardaire Elon Musk , du co-fondateur de Microsoft Bill Gates et de l’actuel secrétaire au Commerce, le milliardaire Howard Lutnick. De son côté, le Boston Globe remarque « que les documents montrent qu’Epstein a échangé des centaines de SMS amicaux avec Steve Bannon », qui fut un conseiller influent de Donald Trump. Le président américain qui assure toujours n’avoir rien à se reprocher dans cette affaire.

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