« Aujourd’hui, la Suisse est triste », annonce Le Temps, reprenant les propos du président de la Confédération, Guy Parmelin. « Quelques heures après le drame qui a coûté la vie à des dizaines de personnes et blessé une centaine d’autres, l’ambiance est lourde dans la station valaisanne. Alors que de nombreuses familles recherchent encore leurs proches portés disparus », explique Le Temps. Le quotidien suisse a interrogé des témoins de l’incendie qui a dévasté un bar, dont Léandre, « un cuisinier de 32 ans, arrivé sur les lieux du drame avant les premiers secours ». « J’ai vu des choses que l’on ne devrait jamais voir », explique-t-il, « j'ai vu des gens brûlés vifs ».
À Londres, le Times publie en Une une vidéo de victimes fuyant le feu en passant par les fenêtres. Le journal a rencontré deux Françaises, « Julie et Anne, âgées de 16 ans, qui fêtaient le Nouvel an avec quelque 200 autres jeunes dans le sous-sol du pub Le Constellation, lorsque le drame s’est produit, vers 1h30 du matin ». Julie raconte : « Tout le monde s’amusait quand j’ai vu quelqu’un poser un cierge magique allumé, comme une bougie dans une bouteille de champagne, sur une table haute. Les étincelles ont jailli jusqu’au plafond. En quelques secondes, il était en flammes ». La Republica a elle aussi interrogé un survivant, Gregorio, un jeune homme de 16 ans. « J’ai fui », raconte-t-il, « poursuivi par un nuage de fumée noire. Deux de mes amis sont en soins intensifs, mais je n’ai aucune nouvelle des trois autres ».
L'aide humanitaire remise en cause De nouvelles réactions, après la décision d’Israël, d’interdire d’accès à Gaza 37 ONG internationales... Et comme souvent en Israël, c’est le journal Haaretz, qui monte au créneau, et parle d’un « traitement cruel et amateur, infligé à la population civile de Gaza depuis deux ans ». « À l’instar d’autres régimes obscurs dans le monde, accuse le journal d’opposition, le gouvernement israélien tisse une toile de mensonges et invente des complots autour des organisations internationales, afin de brouiller les pistes et de dissimuler son propre échec ». Et ce n’est pas tout : Haaretz rappelle aussi qu’Israël a « intimidé les organisations et les travailleurs humanitaires, leur a interdit l’entrée sur son territoire et a multiplié les obstacles pour acheminer l’aide, les médecins et le personnel humanitaire à Gaza ».
Ce qui n’a pas empêché l’État hébreu de « s’attribuer le mérite de l’aide qui est finalement parvenue à Gaza », poursuit Haaretz, citant un rapport de l’organe de coordination militaire israélien pour les territoires palestiniens. Au Liban, l’Orient-Le Jour s’inquiète lui aussi de l’interdiction visant les ONG internationales. Parmi elles, remarque le quotidien francophone, « figurent de grands acteurs du secteur dont Médecins sans Frontières, le Norwegian Refugee Council, Care, World Vision ou Oxfam ». « Cette mesure, ajoute l’Orient-le Jour, fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d’aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture ».
Élections de mi-mandat Aux États-Unis, le démocrate Zohran Mamdani est officiellement devenu hier le nouveau maire de New York. Le New York Times a assisté à sa prestation de serment et à son premier discours en tant que maire. « Il a promis de diriger sans complexe, à la fois en tant que démocrate de gauche et en tant que maire de tous les New-Yorkais, y compris tous ceux qui ne l’ont pas soutenu ».
Pour le New York Times, pas de doute : « Le message véhiculé par le discours est sans équivoque. À New York, la gauche est en pleine ascension. Et pour les dirigeants démocrates du pays qui peinent à redresser la barre, la victoire de Zohran Mamdani et l’enthousiasme qu’elle suscite pourraient bien leur indiquer la voie à suivre ». Un avis partagé par Médiapart. « La victoire de Mamdani donne des ailes aux candidats progressistes », estime le journal en ligne français. « Galvanisée par l’exemple de celui qui est officiellement devenu hier maire de New York, la gauche rêve d’une percée aux élections de mi-mandat prévues en novembre ».