エピソード

  • À la Une: l’adjectif «lunaire»
    2026/04/07
    Un adjectif au double sens : lunaire, qui évoque la Lune bien sûr… mais lunaire aussi dans le sens d’incroyable, extravagant, ou encore à côté de la plaque… Un double sens utilisé judicieusement à la une de Libération à Paris avec ce titre : « Guerre en Iran, Trump lunaire », et en dessous, une photo de la face cachée de la lune prise ces dernières heures par les astronautes de la mission Artemis EE. On commence par la lune… « La Lune, on la connaît par cœur… sur le papier, pointe Libération. Des sondes y sont régulièrement envoyées et mises en orbite depuis les années 1960, et ont permis de photographier notre satellite naturel sous toutes ses coutures – face visible comme face cachée. On a cartographié tous ses cratères, on connaît assez précisément la composition de sa surface… C’est une chose d’étudier la Lune à distance avec des satellites, mais c’en est une autre de la voir de ses propres yeux. Des yeux humains ». Et c’est donc ce qui s’est passé hier… « Cinq jours exactement après leur décollage depuis la Floride, l’équipage de la mission américaine Artemis II, installé à bord du vaisseau Orion » a pu admirer, de visu, cette fameuse face cachée de la lune. « Jamais des astronautes n’étaient allés aussi loin de la Terre. L’équipage a commenté le voyage en direct, observé un coucher et un lever de Terre, photographié le disque lunaire et ses cratères. Objectif à terme : éclairer l’histoire géologique de la Lune ». Des objectifs géopolitiques ? À lire dans le New York Times ce dialogue croisé entre 4 spécialistes de l’espace… Avec tout d’abord cette remarque de l’ancienne astronaute américaine Kate Rubins. Elle insiste sur le caractère international de cette mission : « nous pouvons être fiers de la Nasa et de ce que nous accomplissons en tant que nation. Mais nous n’y allons pas seuls, au nom des États-Unis. 61 pays ont signé les accords Artemis, qui énoncent les principes régissant l’exploration spatiale ; il s’agit donc d’un véritable effort international ». À noter aussi cette remarque de Neel Patel, chroniqueur au New York Times : « les missions Artemis visent à encourager une nouvelle approche de la présence humaine dans l’espace, à jeter les bases d’une vie et d’un travail au-delà de l’orbite terrestre. Je suis à la fois très enthousiaste et un peu anxieux quant à cet objectif, affirme-t-il. C’est passionnant de voir ce que nous pourrions accomplir, mais l’avenir reste incertain ». Et Neel Patel de s’interroger : « quel type de base allons-nous établir et comment la maintenir ? Quel est le but ultime de la création d’une communauté sur la Lune ? Tout cela est-il motivé par l’objectif géopolitique de devancer des rivaux comme la Chine, d’être les premiers et de maintenir la domination américaine dans l’espace ? » Trump décidé à commettre « l’irréparable » ? Ce qui nous fait revenir sur terre, avec cette conférence de presse hier de Donald Trump… qualifié donc de « lunaire » par Libération… Donald Trump qui menace d’anéantir les infrastructures civiles iraniennes si l’Iran n’accepte pas d’ici ce soir un accord de cessez-le-feu. Pour Le Monde à Paris, « le président des États-Unis semble cette fois décidé à commettre l’irréparable ». Attention, prévient le Wall Street Journal, « frapper sans discernement des infrastructures civiles critiques serait une erreur et reviendrait à punir le peuple iranien. Les États-Unis ont tout intérêt à semer le chaos au sein de l’armée iranienne, et un ciblage précis leur permettrait d’y parvenir sans avoir à bombarder toutes les centrales électriques du pays ». Pour le Boston Globe, « Donald Trump ne sait pas ce qu’il fait. Tandis que le prix de l’essence grimpe en flèche et qu’il n’existe aucune issue claire à une guerre qu’il a déclenchée et dont 92% des Américains souhaitent voir la fin au plus vite, Trump n’a pas changé de narratif et ne semblait pas avoir d’objectif clair ». Le Figaro est tout aussi circonspect : « Donald Trump a fixé aux Iraniens un ultimatum qui s’applique tout autant à lui-même. Qu’il y renonce trop hâtivement, et il risque de renforcer Téhéran au détriment de l’Amérique. Qu’il donne suite à sa menace de déchaîner "l’enfer", et il entraînera le monde dans une escalade majeure. (…) À l’orée de la sixième semaine de guerre, on voit qu’on n’a peut-être encore rien vu, soupire encore Le Figaro. La suite est d’autant plus difficile à prévoir que Trump et son acolyte israélien détiennent seuls, aux portes de l’enfer, les clés de notre destin ».
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  • À la Une: Pâques sanglantes au Moyen-Orient
    2026/04/06
    « Pessa’h, la fête de la liberté pour tous les juifs du monde. Pâques, la fête de la Résurrection pour les chrétiens. (…) Pâques, le glas interminable du Liban sous les bombes. Norouz (la fête du printemps pour les Iraniens, c’était il y a 15 jours), l’agonie sans fin d’un pays qui dure depuis 47 ans. Est-ce ainsi que les hommes vivent ? », soupire Le Temps à Genève. « Le pape Léon XIV, rapporte le Washington Post, a profité de son premier discours de Pâques, hier, pour lancer un appel retentissant à la paix en ces temps de guerre renouvelée, déclarant : "Que ceux qui ont des armes les déposent !" » « Et ces derniers jours, relève La Croix à Paris, les fidèles auront aussi sans doute entendu ces mots de Léon XIV : Dieu "n’écoute pas les prières de ceux qui font la guerre" et de ceux qui ont "les mains pleines de sang" ». Allusion à peine voilée à ceux qui, à Washington ou Téhéran, affirment que Dieu est à leurs côtés… Surenchère guerrière et verbale 37e jour de conflit. Pas de trêve pascale pour la guerre… « Deux morts dans une frappe de missile iranienne à Haïfa, les recherches se poursuivent pour retrouver deux autres personnes », pointe Haaretz à Tel Aviv. « Frappes israéliennes meurtrières à Aïn Saadé et Jenah, la banlieue sud de Beyrouth sous le feu », constate L’Orient-Le Jour. Et en Iran, les bombes… Et la surenchère verbale, encore et toujours, de part et d’autre… « Ouvrez ce putain de détroit, bande de fous furieux, ou vous vivrez en enfer ! », a lancé hier Donald Trump aux Iraniens. Propos rapportés notamment par le Guardian à Londres. Pour sa part, « L’Iran menace de représailles "bien plus dévastatrices" si des cibles civiles sont atteintes ». « Des menaces qui n’empêchent pas une certaine activité diplomatique, relève Le Soir à Bruxelles. Oman, situé face à l’Iran dans le détroit d’Ormuz, a affirmé avoir discuté avec Téhéran de sa réouverture, tandis que le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi s’est entretenu par téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, dont les pays mènent des efforts pour une issue au conflit ». Dans le même temps, Donald Trump, habitué à souffler le chaud et le froid, repousse encore de 24 heures son ultimatum à l’Iran. Trump s’est tiré une balle dans le pied… En fait, analyse le Guardian, « la guerre chaotique menée par Trump contre l’Iran s'éternise depuis six semaines car il combat un adversaire qu’il ne comprend pas ». Il fait face à un « régime qui, depuis des décennies, a bâti un cadre national et régional, ainsi qu’un système de pensée, où le succès se mesure à sa capacité à se maintenir en vie selon ses propres termes face à l’hégémonie américaine ». De ce fait, poursuit le quotidien britannique, « aucun des scénarios prévus ne s’est réalisé. Le conflit ébranle les marchés de l’énergie. On prévoit déjà une "récession économique mondiale" en cas de guerre prolongée. Donald Trump n’est pas parvenu à convaincre les alliés européens et du Golfe de participer à l’offensive ni aux efforts visant à rouvrir le détroit d’Ormuz. Et le régime iranien reste invaincu, engendrant des coûts croissants pour les équipements et le personnel militaires américains ». Et finalement, complète le Washington Post, Trump s’est tiré une balle dans le pied… « Cette guerre a renforcé les extrémistes iraniens, bloqué une voie maritime vitale et offert une aubaine à la Russie qui pourrait engranger des milliards de dollars supplémentaires chaque mois grâce à la hausse du prix du pétrole et à la levée des sanctions américaines. (…) Bien sûr, la situation pourrait évoluer, tempère le Washington Post. Les guerres sont imprévisibles. Mais jusqu’à présent, aucune intervention militaire américaine n’a engendré autant de coûts pour si peu de bénéfices ». Vers un nouvel ordre mondial ? Enfin, ce point de vue du New York Times : « si le contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz persiste pendant des mois, voire des années, comme on peut le craindre, il bouleversera profondément l’ordre mondial, au détriment des États-Unis. (…) Pendant des décennies, le système du Golfe persique était simple, pointe le journal : les producteurs de pétrole exportaient, les marchés fixaient les prix et les États-Unis sécurisaient la voie maritime. Ce système permettait une concurrence sans instabilité. Aujourd’hui, il s’effondre. (…) Et un nouvel ordre mondial pourrait émerger, pointe le New York Times. Imaginons l’Iran contrôlant environ 20 % du pétrole mondial, la Russie environ 11 % et la Chine capable d’en absorber une grande partie. Ils formeraient un cartel pour priver l’Occident de 30 % du pétrole mondial. Nul besoin d’analyse complexe pour en entrevoir les conséquences catastrophiques...
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  • À la Une: les colères et les mouvements d’humeur de Donald Trump
    2026/04/03

    Les mouvements d’humeur… C’est l’une des particularités du caractère du président américain qui, ces derniers jours, s’en est donné à cœur joie. Concernant tout d’abord, Emmanuel Macron, qui fait ce vendredi la Une de plusieurs journaux européens. Ainsi, La Repubblica nous explique que « le milliardaire s’en est pris violemment au président français et à son épouse ». Estimant que « Brigitte Macron traitait très mal son mari », « allusion à la vidéo filmée il y a un an lors d’un voyage au Vietnam, lorsque la Première dame avait violemment poussé le visage de son mari, à sa descente de l’avion présidentiel », précise le quotidien italien.

    Le quotidien met en Une la réponse d’Emmanuel Macron : « Des propos déplacés et peu élégants », a dit le président français, qui a aussi ajouté, au sujet de la politique des États-Unis : « Donald Trump parle trop, un jour il dit le contraire de ce qu’il a dit la veille ». « En ces temps difficiles », a ajouté Emmanuel Macron, (qui fait aussi la Une du Guardian à Londres), « il faut être sérieux ». Le président français « a également critiqué les messages contradictoires de Trump, concernant l’OTAN et l’Iran ». « Macron a défendu l’OTAN avec vigueur, explique le Guardian, accusant le président américain de saper l’alliance de défense transatlantique par des remarques répétées, mettant en question l’engagement des États-Unis à maintenir son adhésion ».

    « Grande patriote »

    Donald Trump agace Emmanuel Macron et les Européens, et continue, dans le même temps, de faire le ménage dans son entourage. « Le président Trump renvoie Pam Bondi, de son poste de procureure générale », annonce le Washington Post, « mettant ainsi fin à un mandat tumultueux de 14 mois, durant lequel, Pam Bondi a transformé le ministère de la Justice en un instrument de vengeance pour le président, tout en le gênant, par ses difficultés à poursuivre ses ennemis, mais aussi par sa gestion des dossiers liés au délinquant sexuel Jeffrey Epstein », explique le quotidien américain.

    Toutefois, officiellement, tout va bien. « Pam est une grande patriote », a assuré Trump, et elle-même s’est dit « éternellement reconnaissante de la confiance que le président Trump lui avait accordée pour rendre l’Amérique plus sûre ». Pour la remplacer, Donald Trump a choisi un proche : Todd Blanche, qui n’est autre que son principal adjoint et ancien avocat personnel ».

    Le Wall Street Journal, de son côté, annonce que « c’est lors d’un trajet avec Donald Trump dans la limousine présidentielle que Pam Bondi a appris qu’elle était licenciée ». Donald Trump finalement peu reconnaissant car, selon le Washington Post, « Pam Bondi a semblé tout faire, pour apaiser le président, visant ses cibles favorites. » Toutefois, « certaines de ces affaires, explique le quotidien américain, ont par la suite été bloquées par des juges ou de grands jurys ». La semaine dernière encore, Pam Bondi « avait nommé un procureur pour enquêter sur les allégations de fraudes électorales en 2020, dans le but de répondre à l'un des griefs du président ».

    Adolescents meurtriers

    Enfin, en France, un fait divers fait la Une des journaux. Dans les Ardennes, dans le nord du pays, une adolescente et son petit ami, ont assassiné les grands parents de cette dernière. « Il n’y a rien de plus terrible que de tuer ses grands-parents », titre Libération, reprenant les propos d’un habitant du village où résidait la famille. « Des personnes très appréciées », dit un autre habitant, il explique que le couple assassiné « était engagé dans sa commune d’un peu moins de 4 000 habitants, notamment à l’échelle associative et solidaire ».

    Selon le procureur de Reims, poursuit Libération, « c’est l’adolescente qui a projeté de tuer ses grands-parents, parce qu’ils s’opposaient à sa relation avec son petit ami ». Les deux adolescents, après avoir dissimulé les corps des grands-parents, dans la cave, ont rapidement été retrouvés et ont avoué les meurtres. Les magistrats qui ont interrogé les deux adolescents se sont dits « frappés par leur absence complète d’émotion et leur froideur générale, hormis quelques pleurs ».

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  • À la Une: deux avions de combat américains abattus par l’Iran
    2026/04/04

    Toute la presse américaine en parle, c’est le cas notamment du Wall Street Journal qui annonce : « les États-Unis recherchent un membre d’équipage disparu, après la destruction de deux avions de combat par l’Iran ». Pour le quotidien américain, Téhéran démontre ainsi ainsi ses capacités de nuisance : « Abattre des avions de guerre américain, estime le journal, est l’exemple le plus frappant de la capacité de l'Iran à faire grimper le coût de la guerre pour Washington (…) la stratégie militaire iranienne vise à infliger des défaites tactiques aux États-Unis et à leurs alliés, non pas dans l’espoir de remporter une victoire militaire, mais dans l’espoir de survivre et de saper leur volonté de poursuivre le combat ».

    Reste une inconnue : la réaction de Donald Trump. « La question est de savoir, explique le Wall Street Journal, dans quelle mesure de tels revers affaiblissent la détermination du président Trump – ou l'incitent à étendre la guerre – alors même qu’il semblait déjà déterminé à y mettre fin rapidement ».

    Garde à vue contestée

    En France, l’eurodéputée la France Insoumise et militante pro-palestinienne Rima Hassan, été placée en garde à vue jeudi. Rima Hassan qui a été auditionnée pour « apologie du terrorisme », après un tweet reprenant des propos d’un terroriste japonais ayant participé à un attentat qui avait coûté la vie à 26 personnes, le 30 mai 1972 à l’aéroport de Tel Aviv. L’eurodéputée de la France insoumise, qui sera jugée le 7 juillet prochain, a tenu hier une conférence de presse avec son avocat. « Rima Hassan prévient », nous dit Libération, « ce n’est pas quinze heures de garde à vue qui la feront changer. Au lendemain de son audition (…) elle a dénoncé un véritable harcèlement judiciaire et politique, en raison de ses opinions politiques ».

    Selon le journal le Monde, « l’élue franco-palestinienne et son avocat ont aussi dénoncé des fuites orchestrées dans la presse lors de sa garde à vue ». Ils ont notamment « contesté toute découverte de stupéfiants lors de la fouille des effets de Rima Hassan par la police ». L’eurodéputée déclare simplement qu’elle avait sur elle du CBD (l’un des constituants du cannabis, autorisé en France) qu’elle utilise, dit-elle, « à des fins médicales ». De la drogue de synthèse aurait été relevée sur l’un des CBD, selon Rima Hassan, qui affirme l’avoir acheté « en l’état », sous-entendu, sans avoir connaissance de traces de drogue de synthèse.

    Pourquoi Paris ?

    En Suisse, le journal le Temps, commente le choix de Paris pour la série de concerts exceptionnelle annoncée par la star Céline Dion, à l'automne prochain. « Il y a bien sûr le glamour de Paris, les bons souvenirs de concerts au stade de France en 1999, le triomphe de la reprise d’Edith Piaf perchée sur la Tour Eiffel pour les JO 2024 », énumère le Temps, avant de briser net les illusions que pourraient nourrir les Parisiens. Car selon le quotidien suisse, « le choix de Paris tient avant tout à des raisons logistiques. L’une des conditions de la diva et de ses équipes étant que la salle retenue soit couverte. Münich et Londres postulaient aussi, mais n’avait pas une telle capacité sous toit à offrir, telles que les 45 000 places de la Défense Arena à Paris ».

    Venons-en aux bénéfices attendus par Paris. Tout d’abord une affluence record, « 450 000 fans pour 10 concerts ». « Les inscriptions en vue du retour béni de Céline Dion cet automne, sont venues des quatre coins du monde, explique le Temps. Une estimation (encore peu détaillée toutefois) évoque des retombées pour un milliard d’euros ».

    « Paris a de quoi se frotter les mains, ajoute le quotidien suisse, puisqu’il s’agit, pour l’heure, du seul retour sur scène de l’étoile » (souffrante depuis plusieurs années). Un retour qui provoque un enthousiasme planétaire. « Deux millions d’inscriptions », auraient déjà été enregistrées. Avec leurs corollaires habituels : « les arnaques en ligne » qui « ont trompé de nombreux fidèles ».

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  • À la Une: Donald Trump à la Cour suprême hier pour peser dans le débat sur le droit du sol
    2026/04/02

    Le président a assisté en personne hier, mercredi 1er avril, aux plaidoiries sur le droit du sol devant la Cour Suprême. C’est une première, soulignent les médias américains. Donald Trump avait pris, en janvier 2025, un décret visant à restreindre l’acquisition automatique de la nationalité pour les bébés nés sur le sol américain. Un droit « inscrit dans le 14e amendement de la Constitution, entré en vigueur en 1868 », indique la NPR.

    Hier, la Cour Suprême, à majorité conservatrice, s’est montrée « sceptique » quant aux arguments avancés par le gouvernement, affirme le Washington Post. Les juges « ont bombardé de questions indiscrètes le principal avocat de l’administration Trump », poursuit le New York Times.

    Parmi les arguments développés par l’administration américaine, mettre fin « au tourisme natal », relève le Temps, soit le fait de venir accoucher aux États-Unis pour en repartir aussi vite. Une pratique qui « abuse » de la Constitution américaine. Mais « d’après le centre pour l’étude de l’immigration américaine, entre 20 000 et 26 000 bébés naîtraient chaque année dans cette situation, soit moins d’1% du total annuel », pointe le journal suisse.

    La plus haute juridiction américaine devrait rendre son verdict fin juin ou début juillet. « Une décision défavorable à Donald Trump constituerait le dernier d’une série de revers subis par le président ces derniers mois », les juges ayant déjà invalidé ses droits de douane en février et bloqué le déploiement de la Garde nationale à Chicago en décembre, rappelle le Washington Post.

    Homicide

    Toujours concernant les États-Unis, le cas d’un réfugié rohingya fait également couler de l’encre ce jeudi matin. Nurul Amin Shah Alam est décédé en février quelques jours après avoir été déposé par des gardes-frontières lors d’une nuit glaciale sur le parking d’un restaurant à Buffalo. La mort de cet homme, presque aveugle, qui ne parlait pas anglais, « avait suscité l’indignation dans tout le pays », rappelle le New York Times.

    Le médecin légiste chargé de l’autopsie vient de conclure à un homicide. Le décès de Nurul Amin Shah Alam est « » aux complications « d’un ulcère duodénal perforé, aggravées par l’hypothermie et la déshydratation.

    « Cette décision donne un nouveau poids à l’enquête », souligne le Guardian. Les responsables des gardes-frontières nient toute implication de leurs agents dans ce décès et dénoncent (je cite) « une supercherie propagée par les médias (…) pour diaboliser les forces de l’ordre ».

    Poussière lunaire

    Décollage réussi pour la mission Artemis 2 hier, les quatre astronautes sont partis pour un voyage spatial autour de la Lune. Dans ce contexte, le Guardian s’intéresse aux entreprises qui cherchent à exploiter les ressources lunaires, notamment un certain type d’hélium qui est présent dans la poussière lunaire mais qui « si rare sur Terre qu’un récipient de la taille d’une paume de la main vaudrait des millions », explique le quotidien britannique.

    L’hélium 3 est utilisé pour l’imagerie médicale mais « ses propriétés pourraient s’avérer essentielles pour les ordinateurs quantiques. » « La demande est en hausse mais les stocks disponibles sont extrêmement limités, explique un expert interrogé par le journal. C’est un produit dont le prix est suffisamment élevé pour justifier un voyage dans l’espace. » Plusieurs entreprises lèvent donc déjà des fonds pour « être les premières à profiter d’une économie lunaire naissante ».

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  • À la Une: un pétrolier russe s’apprête à accoster à Cuba
    2026/03/31
    L’arrivée de ce pétrolier rompt ainsi avec le blocus imposé à l’île par Donald Trump. Le président américain a indiqué qu’il ne s’y opposerait pas : « Cuba est finie. Ils ont des dirigeants très mauvais et corrompus. Qu’ils reçoivent ou non un bateau avec du pétrole, ça ne changera rien. » Donald Trump autorise ce navire à atteindre les côtes cubaines pour des « raisons humanitaires », précise le Washington Post . Mais « malgré les déclarations de Trump selon lesquelles il n'avait aucun problème avec le fait que d'autres pays envoient du pétrole à Cuba », la porte-parole de la Maison Blanche, a insisté hier sur le fait que « ces décisions d'autoriser d'autres pétroliers seraient prises au cas par cas » et « qu’il n’y a pas de changement officiel de la politique en matière de sanctions. » Le président américain a « ouvertement exprimé son désir de voir tomber le gouvernement communiste mais laisser passer ce pétrolier russe semble compromettre cet objectif », analyse Politico. Peut-être est-ce aussi un moyen de réduire la pression sur Cuba pour que l’île conclut un accord avec les Etats Unis. C’est en tout cas l’hypothèse développée par l’ancien ambassadeur américain à La Havane pendant le premier mandat de Donald Trump. Le pétrolier et ses 730 000 barils devrait atténuer, au moins temporairement, la crise énergétique que connait l’île. « Le blocus américain étouffe Cuba, rappelle le New York Times, provoquant des coupures de courant quotidiennes, de graves pénuries d’essence, une flambée des prix et une détérioration des soins médicaux. » Une partie de l’aide humanitaire est aussi bloquée dans des entrepôts faute de carburant pour la distribuer. La stratégie américaine pour faire plier le gouvernement communiste montre-t-elle ses limites ? Selon un ancien diplomate cubain, interrogé par le New York Times, « le blocus mis en place pour tenter d’étrangler le gouvernement cubain et le contraindre à la soumission prend plus de temps que prévu. » Donald Trump envisageait « son effondrement spontané » mais le « gouvernement cubain ne l’entend pas de cette oreille, il est convaincu de pouvoir survivre », conclu le diplomate. Alors que Donald Trump poursuit sa guerre contre l’Iran, l’Espagne annonce la fermeture de son espace aérien aux avions militaires américains… Madrid avait déjà interdit à Washington d’utiliser les bases militaires américaines en Espagne pour mener des attaques au Moyen-Orient, l’Espagne « refuse également l’accès à son espace aérien aux avions » militaires américains, précise El Pais. « Au-delà du slogan « Non à la guerre » brandi par le gouvernement, la position espagnole sur le conflit qui a débuté il y a plus d'un mois s'est définie d'un point de vue technique jusqu'à acquérir des caractéristiques proches de la neutralité », souligne le quotidien espagnol. « Cette fermeture obligera les avions militaires, y compris ceux basés au Royaume-Uni et ailleurs en Europe, à contourner l'Espagne pour atteindre leurs cibles au Moyen-Orient, sauf en cas d'urgence », note le Guardian.Hier, dans une interview, le ministre de l’Économie, a rappelé la position prise par le gouvernement espagnol « de ne pas participer ni contribuer à une guerre déclenchée unilatéralement et en violation du droit international. » Un comeback très attendu Céline Dion de retour sur scène à Paris pour 10 concerts exceptionnels. « C’est dans un message vidéo, sur un écran géant sur la Tour Eiffel que la chanteuse a annoncé son retour », écrit le Figaro. Dès lors, c’est une course à la billetterie qui s’est ouverte, 400 000 places à décrocher.
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  • À la Une: la loi sur la peine de mort en Israël suscite de vives réactions
    2026/04/01
    Le Parlement israélien a adopté lundi soir une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables de meurtres qualifiés de terroristes. « C’est un choc mais ça n’est pas une surprise, écrit l’éditorialiste du Temps. En visant exclusivement les Palestiniens, l’Etat hébreu poursuit une stratégie meurtrière déjà à l’œuvre (...) dans le cadre des violences qui émaillent sa guerre à Gaza et l’occupation de la Cisjordanie. » Mais l’inscription dans la loi d’une peine capitale étendue représente « un basculement majeur » pour le quotidien suisse. « L’exécution sera la peine par défaut pour les Palestiniens reconnus coupables d’attentats meurtriers qualifiés d’actes terroristes par les tribunaux militaires, dont le taux de condamnation avoisine les 96% », rappelle le Guardian. Difficile d’imaginer un contraste plus saisissant avec l’impunité quasi-totale dont bénéficie les Israéliens pour le meurtre de Palestiniens en Cisjordanie alors que la violence des colons, soutenue par l’Etat ne cesse de s’intensifier. » En Israël, quelques voix critiques « Une loi motivée par la soif de sang », estime le quotidien de gauche Haaretz. Elle souligne « l’abandon par Israël des valeurs libérales, révélant un régime réactionnaire (…). L’ancien Israël s’enorgueillissait de sa retenue. Le nouvel Israël, celui où Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich donnent le ton, fait exactement le contraire. » Pour les deux ministres d’extrême droite, il s’agit effectivement d’une victoire idéologique. « Malgré les réticences passées d'Israël à appliquer la peine de mort, le soutien de l'opinion publique à cette peine capitale est antérieur à la récente initiative législative, rappelle le magazine +972. Dès 2017, un sondage de l'Institut israélien de la Démocratie révélait que près de 70% des personnes interrogées étaient favorables à la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables du meurtre d'Israéliens. Le lancement Artemis 2, cette mission qui emmène 4 astronautes vers la Lune… Le compte à rebours a officiellement commencé au centre spatial Kennedy en Floride, où trois hommes et une femme doivent décoller pour « la mission de leur vie » : faire le tour de la Lune avant de revenir sur terre. Pas d’alunissage prévu cette fois mais ce voyage c’est une « première depuis 50 ans », précise CNN, car envoyer des humains dans l’espace reste une mission très difficile. « La plupart du temps, les astronautes, ne sont jamais plus loin que 400 km environ, l’altitude moyenne de la Station spatiale internationale, explique le Figaro. La mission Artemis 2 est d’une tout autre ambition : il s’agit de démontrer que les Etats Unis sont encore capables d’envoyer des astronautes vers la Lune, à près de 400 000 km, et de les faire revenir sur Terre en sécurité. » La fusée devrait pouvoir décoller à partir de 18h24, heure locale sur la côte Est des États-Unis, 22h24 en temps universel. « La fusée mettra environ huit minutes pour échapper à l'attraction terrestre et placer les quatre membres d'équipage en orbite », indique El Pais. Il y passeront 24 heures pour vérifier que tous les systèmes fonctionnent, « notamment ceux qui leur fournissent air, eau et climatisation pendant leur voyage ». Si tout se déroule comme prévu, les astronautes « installés dans la capsule Orion » s’arracheront ensuite à l’attraction terrestre pour se mettre sur une trajectoire de rencontre avec la Lune. Afflux de touristes L’événement devrait attirer 400 000 personnes sur la Space coast, des milliers de touristes qui vont se masser sur les plages autour du centre spatial pour observer le spectacle, raconte la BBC. « Les autorités locales parlent d’un afflux historique et d’un impact économique d’environ 160 millions de dollars. » « 'Les gens sont en effervescence', confirme Brenda, propriétaire d’une boutique qui vend des tee-shirts et autre souvenirs siglés NASA. Elle n’a jamais vu autant de monde défiler dans son magasin mais assure avoir assez de stock pour satisfaire ses clients ».
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  • À la Une: Israël interdit au patriarche latin de Jérusalem d’entrer au Saint-Sépulcre, avant de l'autoriser
    2026/03/30
    Alors qu’il devait célébrer la messe des Rameaux, dimance matin, le cardinal Pierbattista Pizzaballa a été empêché de se rendre dans la basilique du Saint-Sépulcre par la police israélienne, « une première depuis des siècles », rapporte La Croix. « Le patriarche latin de Jérusalem, le custode de Terre sainte et trois autres prêtres ont croisé la police israélienne qui leur a intimé l’ordre de faire demi-tour. » Motif invoqué par les autorités israéliennes : la sécurité. Depuis le déclenchement de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, les rassemblements publics sont limités à 50 personnes, y compris dans les églises, mosquées et synagogues. « Des restrictions auxquelles les responsables catholiques se sont conformés », précise le père Olivier Poquillon au quotidien italien La Repubblica Pour le directeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, « il est possible que ce soit une manière de faire pression sur l’Église catholique, surtout à un moment où certains groupes aux États-Unis remettent aussi en question la légitimité du conflit ». « Une décision condamnée dans tout le Moyen-Orient et en Europe », indique Haaretz. Le quotidien israélien se fait aussi l’écho du député arabo-israélien Ayman Odeh qui a demandé une enquête urgente après cet incident, accusant « le gouvernement d’exploiter la guerre pour imposer une nouvelle réalité politique à Jérusalem-Est et sur les lieux saints ». Face aux critiques, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a affirmé dans la nuit de dimanche à lundi sur le réseau social X « avoir donné l’instruction aux autorités compétentes d’accorder au cardinal Pizzaballa un accès total et immédiat à la basilique du Saint-Sépulcre ». Au Liban, hommages et recueillement Alors que l’offensive israélo-américaine contre l’Iran se poursuit et que l’armée israélienne veut étendre son offensive contre le Hezbollah pro-iranien au Liban, des centaines de personnes se sont rassemblées dimanche pour rendre hommage à trois journalistes tués lors d’une frappe israélienne. « Dimanche, à Beyrouth, la capitale libanaise, des centaines de personnes se sont retrouvées sous une pluie battante pour enterrer deux journalistes de télévision libanais de renom et un caméraman, indique le New York Times. Israël a affirmé que l’une des personnes tuées était un membre de la branche militaire du Hezbollah qui se faisait passer pour un journaliste. » Secouristes, civils, journalistes, des cibles non militaires tuées ce week-end au Liban, écrit Libération. Aux funérailles des « héros » brisés de Nabatieh, les Libanais pleurent leurs secouristes tués dans la guerre, titre Le Temps. Le journal suisse raconte les cris déchirants d’une mère qui a perdu son fils et toute une assemblée de secouristes qui « se tape le cœur d’une main, en rythme. Un geste de deuil collectif ancré dans la culture chiite. Un geste de repentir de ne pas avoir pu les sauver. Les chants s’enchaînent, les larmes coulent ». Le mur du son « Il n’y a pas que le bruit des bombardements » qui rythme le quotidien des libanais, « il y a aussi le mur du son », écrit L’Orient le Jour. Dans sa chronique, l’écrivain Sabyl Ghoussoub raconte les bruits de la guerre. Il est dans un bar ce week-end avec une amie. Les gens essaient de retrouver un semblant de vie normale lorsqu’ils entendent un premier boum, « un boum en trois temps, boum-boum-boum, fort, très fort, très très fort, un boum qui reste ensuite comme en apesanteur dans la ville », écrit-il. C’est un avion qui franchit le mur du son, lui dit son amie. « Il va y en avoir un deuxième dans un instant », ajoute-t-elle. Et il arrive : « Un autre boum en trois temps. » « Les clients du bar ont encore sursauté, son amie aussi mais elle n’est pas inquiète », elle a eu raison, un avion qui franchit le mur du son vaut toujours mieux qu’un bombardement.
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