エピソード

  • À la Une: les destructions causées par l’armée israélienne au Sud-Liban
    2026/05/30

    Outre les nombreuses victimes civiles, l’avancée de l’armée israélienne au Sud-Liban s’accompagne d’importantes destructions, comme l’explique l’Orient-le Jour. Le journal francophone libanais a ainsi interrogé les habitants d’Arnoun, « petit village niché au pied du château de Beaufort (célèbre forteresse médiévale), Arnoun, village « proche "de la ligne jaune" tracée par Israël pour délimiter sa "zone tampon" ».

    Hassan Hamdan, 38 ans, architecte d’intérieur, marié et père d’une petite fille de 4 ans, témoigne : « À l’entrée du village, tout est détruit. Il y avait autrefois un grand bassin avec des poissons des canards et des oies (…) La route bordée de maisons anciennes de plus de cent ans, était fraîchement asphaltée et éclairée. Tout était magnifique (…) Aujourd’hui tout est détruit. Je peux dire qu’Arnoun est mort. Tout est noir ».

    L’Orient-le Jour s’inquiète aussi « des bombardements qui menacent le château de Beaufort, « fleuron de l’architecture médiévale du Mont Amel, cible de violentes frappes israéliennes », raconte le journal, qui précise que « l’évaluation immédiate des dégâts est impossible, en raison des combats en cours ». Mais le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, « a relayé sur son compte X une vidéo montrant un épais panache de fumée » s’élevant de ce château.

    « La guerre qui brûle des milliers d’hectares de terres agricoles et détruit les villages et les infrastructures, va-t-elle aussi effacer les repères historiques du pays ? », interroge l’Orient-le Jour.

    Ruines calcinées

    À cette question posée par le journal libanais, répond un autre constat sur la guerre en Ukraine. « Comment les missiles russes ont dévasté les sites culturels de Kiev », titre le Guardian. « La récente offensive de la Russie a fait 2 morts, 90 blessés et a gravement endommagé de nombreux musées de la capitale », explique le quotidien britannique, au-dessus d’une photo montrant « des secouristes nettoyant les débris à l’intérieur du musée national de Tchernobyl ».

    Un musée qui venait d’être restauré, pour le 40ème anniversaire de la catastrophe, afin de « montrer non seulement le travail extraordinaire des "liquidateurs" qui ont effectué les premiers travaux de nettoyage après l’explosion, mais aussi l’histoire des personnes dont la vie a été bouleversée par la catastrophe », explique la directrice du musée.

    « Profondément choquée, nous dit le Guardian, elle se tient au milieu des ruines calcinées du bâtiment ». « D’après les estimations, ajoute le quotidien britannique, 40% des objets irremplaçables ont été détruits ».

    Impréparation

    En France, la période de canicule que connaît le pays actuellement, suscite l’inquiétude… C’est le journal le Monde qui, dans son éditorial, dresse un état des lieux préoccupant : « L’épisode caniculaire actuel vient rappeler de façon criante l’impréparation de la France », accuse le quotidien français qui poursuit : « L’adaptation est l’affaire de tous, du citoyen au gouvernement, et chaque report des mesures indispensables pour faire face aux évènements climatiques, rendra cette adaptation plus douloureuse ».

    Le journal prend pour exemple l’adaptation des logements au changement climatique, avec « des politiques publiques qui oscillent entre l’édiction de normes ambitieuses et leur assouplissement quelques mois plus tard… » alors que « les dispositifs d’aide sont régulièrement rognés ». Et le Monde nous annonce des jours à venir encore plus difficiles : « L’épisode caniculaire actuel n’est, nous dit le quotidien français, que la version en miniature d’un futur non géré. Les conséquences semblent encore à ce stade supportables et limitées. Mais à force de procrastination, elles deviendront incontrôlables ».

    Et on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas. « Cette brusque montée des températures est le signal prévisible d'une trajectoire climatique que la science documente depuis des décennies » nous rappelle le Monde.

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  • À la Une: les modalités d’un éventuel accord entre Trump et l’Iran
    2026/05/29
    « Les États-Unis sont proches d’un accord pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d’Ormuz », titre le Washington Post, selon lequel « les négociateurs sont parvenus à un accord pour mettre fin au conflit, mais celui-ci nécessite l’approbation du président Donald Trump et des dirigeants iraniens ». Autant dire que rien n’est fait, ou presque. Le Wall Street Journal se montre lui aussi prudent et affirme que les États-Unis et l’Iran ont peut-être « les prémices d’un accord », selon les termes utilisés par le secrétaire au Trésor, Scott Bessent. Si la trêve est conclue, ajoute le Wall Street Journal, « cette entente constituerait la première phase d’un accord en plusieurs volets », dont celui prévoyant « une limitation stricte du programme nucléaire iranien pour plusieurs décennies ». Le New York Times, de son côté, croit savoir que « le détroit d’Ormuz demeure un point de blocage majeur ». Le New York Times, sceptique sur la probabilité d’un accord proche, rappelle que le président américain n’est pas un modèle de stabilité. « Bombes, compromis et fanfaronnades : les revirements du président Trump concernant l’Iran semblent souvent dictés par son humeur et le contexte, plutôt que par une stratégie construite », accuse le quotidien américain. En Ukraine, où le recrutement éventuel de femmes pour aller se battre sur le front fait débat. « L’Ukraine fait face à une pénurie de soldats », constate El Pais, « une pénurie qui contraint des milliers d’hommes des forces armées ukrainiennes à passer des mois au combat, sans relève ni repos ». À lire aussiEN DIRECT - Moyen-Orient: un accord pour prolonger la trêve avec l'Iran suspendu à l'approbation de Donald Trump Les femmes sur le champ de bataille ? En Ukraine, « le recrutement des femmes pourrait-il être une solution ? », demande le quotidien espagnol. Le débat est ouvert, mais la question est vivement critiquée par certains Ukrainiens qui s’appuient sur la « tradition », comme l’explique le colonel Roman Kovalov. Ce commandant de bataillon estime ainsi : « Dans notre société traditionnelle, les femmes sont les gardiennes du foyer et éduquent les enfants. Les hommes sont les guerriers. L’idée de mobiliser les femmes serait perçue négativement par la société. » Mais d’autres défendent la conscription obligatoire des femmes. Dont certaines d'entre elles. Ainsi Yana Zalevska, commandante de drones, selon laquelle « la féminisation de l’armée est nécessaire au pays ». Une autre femme présente sur le front estime en revanche que « les personnes enrôlées de force manquent de motivation et ne font pas de bons soldats ». Jusqu’à présent, « seules les femmes militaires de carrière et les professionnelles de santé sont tenues de s’inscrire au recensement militaire », précise El Pais, mais certaines sont volontaires. « L'armée ukrainienne compte actuellement 7 % de femmes », nous dit le quotidien espagnol. À lire aussiUkraine: à cause des drones, il est périlleux de récupérer les corps de soldats morts au front Vaccin expérimental Aux États-Unis, deux familles afro-américaines portent plainte contre le gouvernement américain. C’est le journal Le Monde qui nous raconte cette histoire dont les origines remontent aux années soixante. Les plaignants, explique le quotidien français, sont « les familles de deux bébés afro-américains morts en 1967, après avoir reçu un vaccin expérimental contre le virus respiratoire syncytial (le VRS) à l’origine de la grande majorité des bronchiolites ». Ces deux familles poursuivent le gouvernement américain, « en dommages et intérêts », explique encore Le Monde, « elles n’ont appris qu'après la mort de leurs enfants qu’ils "faisaient secrètement partie des sujets d’une expérimentation de vaccin contre le VRS en 65 et 66", à leur insu et sans leur consentement ». « Âgés de 2 et 4 mois, les deux enfants se sont vu administrer "une version ultraconcentrée" et par conséquent plus dangereuse d’un premier vaccin expérimental n’ayant pas donné de résultats contre le VRS, sans que leurs parents aient été avisés des risques encourus. » Les avocats des familles rappellent que cette histoire n’est pas sans en rappeler d’autres. « La recherche médicale aux États-Unis a une longue et inquiétante histoire raciale », disent-ils, rappelant notamment « que des centaines d’hommes noirs » ont été « utilisés comme cobayes » lors d’expériences sur la syphilis. À lire aussiÉtats-Unis: au-delà de l’IVG, les droits des femmes fragilisés par petites touches
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  • À la Une: l’impasse au Liban
    2026/05/28
    « Au Liban, le cessez-le-feu décrété sous les auspices américains entre Israël et le Hezbollah n’a pas arrêté la guerre, constate La Croix à Paris. Survol de drones, violations répétées et absence de perspectives plongent la population dans une forme d’épuisement mental, faite d’angoisse et d’incertitude. (…) La guerre qui s’éternise dans le sud du pays, malgré la trêve, entretient le sentiment d’impasse et la difficulté croissante à se projeter. (…) "L’incertitude frappe tout le monde, on est dans l’inconnu", affirme Sarah, habitante de Beyrouth, inquiète d’une possible explosion sociale. "On vit au jour le jour, poursuit-elle. On ne peut pas compter sur le gouvernement pour nous sauver ou nous rassurer". » Une spirale de violence sans fin Dans son éditorial, le quotidien catholique hausse le ton : « Jusqu’à quand tolérera-t-on de voir le Liban ainsi traité ? Ces dernières heures, les bombes ont continué à s’abattre sur le pays du Cèdre. Des explosions qui s’ajoutent à d’autres, innombrables : depuis début mars, les frappes israéliennes ont fait près de 3 200 morts, selon les autorités. La spirale de la violence et de la guerre dans laquelle le Liban est entraîné semble ne pas avoir de fin, soupire encore La Croix. Pour chaque drone envoyé sur Israël par le Hezbollah, mouvement allié à l’lran, "dix immeubles doivent tomber à Beyrouth", a déclaré ces dernières heures le ministre d’extrême droite israélien des Finances, Bezalel Smotrich. Une volonté claire de viser les civils, et donc de commettre, en toute conscience, des crimes de guerre. » Le Guardian à Londres s’insurge également : « Israël a tué des milliers de personnes dans ce conflit, dont des civils et de nombreux personnels médicaux, et a également détruit des ponts, des infrastructures d’approvisionnement en eau essentielles et des habitations. On estime à 1,2 million le nombre de personnes déplacées. (…) Ces événements semblent passer largement inaperçus aux yeux du monde. Les répercussions mondiales de la guerre menée par l’Iran ont monopolisé l’attention diplomatique et économique. » Comment écarter le Hezbollah ? Alors le cœur du problème, c’est encore et toujours le Hezbollah, soutenu et armé par l’Iran… Pourtant, relève El Pais, à Madrid, « un large consensus se dégage au sein de la population libanaise : la branche armée du Hezbollah doit rendre son arsenal et l’armée régulière doit être déployée sur l’ensemble du territoire comme unique garante de la sécurité nationale. La communauté internationale est également disposée à armer les Forces armées libanaises dans cette entreprise. Les modalités et le calendrier de cette action constituent les principaux points d’achoppement, et sur ces deux aspects, déplore El Pais, Israël compromet activement toute chance de succès. La seule manière réaliste de désarmer le Hezbollah est d’intégrer progressivement ses membres aux forces de sécurité de l’État, comme cela fut fait pour les militants chrétiens et sunnites à la fin de la guerre civile libanaise (entre 75 et 90). » Et El Pais de conclure : « Pour parvenir au désarmement qu’elle poursuit depuis des années, Beyrouth a besoin de temps politique, de pouvoir de négociation et d’espace pour construire un consensus dans un système fortement confessionnel fragilisé par près de trois années de guerre et d’effondrement économique – chose impossible tant que les bombes israéliennes continuent de tomber sur ses têtes et de tuer ses soldats dans ses casernes. » De l’impossibilité de redevenir un État… Et pour l’instant, constate L’Orient-Le Jour à Beyrouth, « Le Liban semble plus éloigné que jamais de sa propre souveraineté. (…) À mesure que les négociations américano-iraniennes hésitent, que Donald Trump oscille entre compromis et surenchère, qu’Israël défend sa logique de guerre et que l’Iran cherche à préserver ses cartes régionales, le Liban replonge inexorablement dans sa fonction la plus humiliante : celle d’un territoire jetable où les puissances règlent leurs comptes pendant que les Libanais enterrent leurs morts. C’est bien là toute la tragédie du pays aujourd’hui, souffle le quotidien libanais : chaque fois que l’État tente de récupérer un fragment de souveraineté, il se heurte immédiatement à une double menace. Israël lui rappelle sa fragilité militaire par les bombardements et les avertissements qui replongent les Libanais dans le désarroi ; le Hezbollah lui rappelle sa fragilité intérieure par le chantage politique, la menace de la rue et la sanctuarisation permanente de ses armes. Le Liban ne se trouve plus entre la guerre et la paix, conclut L’Orient-Le Jour, mais entre deux volontés parallèles de l’empêcher de redevenir un État. »
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  • À la Une: l'Europe de l'Ouest face à un épisode de chaleur «inédit»
    2026/05/27
    « C’est encore le printemps en Europe, mais la chaleur bat déjà des records », s’étonne le New York Times. « Des files d’attente de Londoniens devant les piscines et les étangs publics. Des brumisateurs qui arrosent les spectateurs du tennis à Roland-Garros. Des usagers entassés dans des transports en commun étouffants à Londres, Paris ou Madrid. Et l’été n’a même pas commencé », s’exclame le journal. « Les vagues de chaleur en Europe sont devenues plus fréquentes et plus intenses ces dernières années », constate le New York Times. Pourquoi ? Réponse du quotidien américain : « Les scientifiques attribuent régulièrement ce phénomène à la hausse des températures mondiales, principalement due à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz. » Confirmation : « Une étude publiée hier sur site Climamètre, menée par des climatologues de plusieurs pays conclut que ces pics de température extraordinaires "sont principalement attribuables au changement climatique d’origine humaine". » Et il n’y a pas que l’Europe, pointe encore le New York Times : « L’Asie est également confrontée à des chaleurs record. Ces deux dernières semaines, les températures en journée ont dépassé les 45 degrés dans le centre et le nord de l’Inde, ainsi qu’au Pakistan. » Des données scientifiques sans équivoque… Friederike Otto, professeure de climatologie à l’Imperial College de Londres, confirme dans les colonnes du Guardian : « Cette chaleur record porte indéniablement la marque du changement climatique, affirme-t-elle. Des températures de cette ampleur étaient autrefois exceptionnelles, même en plein été. Observer 35 degrés au Royaume-Uni au printemps est absolument stupéfiant, mais les données scientifiques sont sans équivoque : le changement climatique rend ces vagues de chaleur plus intenses, plus longues et bien plus fréquentes. » Et la climatologue britannique de prévenir : « Le climat dans lequel nous vivons aujourd’hui n’est tout simplement pas celui que nous avons connu, et nos bâtiments et infrastructures sont terriblement mal préparés à ce qui nous attend. » « Exceptionnel, historique, inédit… » « Ils n’ont plus les mots », constate pour sa part Libération à Paris. « Face à l’épisode de chaleur précoce qui s’abat depuis la fin de semaine sur la France et plus largement sur l’Europe de l’Ouest, même les scientifiques commencent à manquer de vocabulaire : "Exceptionnel, historique, inédit…" Si les climatologues alertent depuis plusieurs années sur l’inévitable accroissement d’épisodes caniculaires plus intenses, plus durables et toujours plus tôt dans l’année, en raison du réchauffement climatique induit par les activités humaines, force est de constater que tout le monde reste pris de court, pointe le journal. Chez Météo France, la saison des canicules et les vigilances qui y sont liées ne commencent d’habitude pas avant le 1er juin. La météo des forêts, lancée en 2023 et qui n’est pas censée démarrer avant début juin, va être lancée dès demain jeudi. Du côté du gouvernement, relève encore Libération, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, n’a prévu de réunir ses ministres que de demain "pour faire le point sur la préparation des services de l’État" face à un épisode de chaleur déjà largement en cours. En attendant, les ministères de la Santé et de la Transition écologique ont organisé, en catastrophe, des conférences de presse hier pour répéter les mêmes discours de prévention, d’ordinaire martelés durant l’été : boire beaucoup d’eau, fermer ses volets, limiter la consommation d’alcool, réduire l’activité physique… » Un été sec ? Inquiétude également en Suisse où la sécheresse menace… « Météo Suisse indique que le pays vient de connaître l’un des printemps les plus secs depuis 1901, rapporte Le Temps à Genève. Les experts notent que "la situation à l’approche de l’été n’est pas sans rappeler les sécheresses historiques de 1944 et 1976". » Alors va-t-on vers un été caniculaire ? s’interroge Le Soir à Bruxelles. « Faire des prévisions à long terme n’est jamais aisé pour les météorologues, mais Pascal Mormal de l’Institut royal de météorologie ose s’y aventurer cette fois, pointe le journal, car il constate la présence de "quelques signaux : les modèles météo que nous utilisons présentent déjà des esquisses permettant de penser que l’on va connaître un été chaud, annonce-t-il. Ces modèles se basent sur des données telles que la température des océans. Tous les modèles sont cohérents entre eux pour dire que cet été sera plus chaud que la moyenne". »
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  • À la Une: la fausse victoire de Trump en Iran
    2026/05/26
    « Une paix mal ficelée » : un constat dressé par Le Figaro à Paris. « Une guerre déclenchée dans le but proclamé de "régler une fois pour toutes" l’épineuse question du programme nucléaire iranien – et pourquoi pas, au passage, en finir avec cette République islamique qui menace Israël et ses voisins arabes. Quarante jours de frappes aériennes massives qui échouent à atteindre aucun de ces buts. Et, trois mois plus tard, constate le journal, un protocole d’accord de quelques paragraphes "en voie de finalisation" entre les belligérants, qui doit rouvrir au trafic maritime le détroit d’Ormuz, lequel n’était pas fermé avant l’attaque lancée le 28 février. Accord repoussant à plus tard d’incertaines négociations sur le volet nucléaire. Il va falloir à Donald Trump, conclut Le Figaro, tout son talent de communicant pour faire passer ce résultat pour une victoire. » Jeux de dupes… En effet, complète Le Devoir à Montréal, « la priorité absolue est désormais le règlement d’un problème qui n’existait pas avant le 28 février : la réouverture du détroit d’Ormuz, le plus vite possible. Il y a panique en la demeure. Pour obtenir ce résultat, Trump est prêt à en laisser beaucoup aux Iraniens, avec des clauses pour sauver les apparences. » En fait, poursuit Le Devoir, « à chaque étape, l’Iran a dupé l’incompétent, impulsif et ignorant président des États-Unis. Il n’y a pas d’accord "complet" en vue. On reste loin en deçà de ce qu’avait obtenu, en 2015, patiemment, le fameux traité sur le nucléaire iranien, vitupéré et saboté par Trump. Il s’agit aujourd’hui d’un accord pointu et limité, assorti de manœuvres de relations publiques pour calmer les marchés et éviter que les prix de l’essence ne s’envolent à nouveau. Même des sénateurs comme Roger Wicker, républicain du Mississippi, disent aujourd’hui que le président s’est écrasé. Mais non, non : Trump gagne ! Demandez-lui, il vous dira à quel point sa victoire est formidable. » « Nullité diplomatique et guerrière… » « Trump et l’Iran : tout ça pour ça », s’indigne Libération. « Les dirigeants pakistanais qui sont à la manœuvre pour trouver une solution ont imposé un schéma très simple aux négociations, pointe le journal : les frappes américaines s’arrêtent si l’Iran ouvre le détroit d’Ormuz au monde entier, en échange de quoi l’Iran pourra accéder aux actifs bancaires gelés par les sanctions internationales… et on laisse de côté les missiles, et l’enrichissement de l’uranium. Pour l’instant on oublie tout le reste, on en parlera plus tard… peut-être. Évidemment, poursuit Libération, on est très loin des objectifs affichés par Trump, lorsqu’il annonçait sur son réseau à la population iranienne "on arrive". » Et le quotidien français d’enfoncer le clou avec cette remarque : « Le chef de la plus grande puissance militaire du monde vient de prouver tout au long de ces épisodes sa nullité diplomatique et guerrière. Il joue à la guerre comme les enfants jouent avec des soldats de plomb, des maquettes d’avions et de navires de guerre. » Aux conditions de l’Iran En des termes plus mesurés, le Wall Street Journal arrive à la même conclusion : « Donald Trump a réfuté les critiques sur l’accord, affirmant : "Je ne conclus pas de mauvais accords". Mais il est légitime de se demander s’il ne subit pas la pression croissante, aux États-Unis, de la hausse des prix de l’essence et des rendements obligataires, à l’approche des élections de mi-mandat. Cela explique sans doute en partie sa volonté de rouvrir le détroit, même aux conditions de l’Iran. (…) Le régime iranien est entré dans cette guerre en proie à des crises politiques et économiques internes. La guerre n’a fait qu’aggraver ces crises. Sauver un tel régime aujourd’hui par un plan de sauvetage économique constituerait une véritable trahison, s’exclame le Wall Street Journal, non seulement des intérêts américains, mais aussi de ceux du peuple iranien. » Enfin, conclut L’Orient-Le Jour à Beyrouth, « dans ces conditions, malgré les immenses pertes matérielles et humaines, l’Iran va bomber le torse et se sentir renforcé dans sa conviction de ne jamais rien céder, voire de poursuivre sa politique avec une agressivité accrue sur tous les fronts. Le régime entrevoit déjà probablement tout ce qu’il pourrait accomplir, soupire le quotidien libanais, – à commencer par reconstruire son programme de missiles balistiques et ses milices – avec les dizaines de milliards de dollars qui rempliraient ses caisses grâce à une éventuelle levée des sanctions dans le cadre d’un accord final. »
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  • À la Une: la Russie a-t-elle entamé un baroud d’honneur?
    2026/05/25
    L’ « opération spéciale » menée par la Russie contre l’Ukraine ne devait durer que quelques jours… On en est désormais à 1552. Le front s’est stabilisé… Les troupes russes font du surplace. Les Ukrainiens ne se privent pas d’envoyer des drones jusqu’à Moscou. Poutine est sur la corde raide. Conséquence, pointe Libération à Paris : « Généralement, quand elle ne va pas très fort, la Russie sort la carte Oreshnik, son missile à portée intermédiaire de capacité nucléaire et surtout psychologique, qui fait peur bien plus aux Européens qu’aux Ukrainiens. (…) Ce fameux missile Oreshnik s’est écrasé à Bila Tserkva, petite ville provinciale, à 80 km au sud-ouest de Kiev, certaines de ses sous-munitions mettant le feu à des coopératives de garage à voiture, assez peu stratégiques. Mais la cible est atteinte, relève Libération : faire peur à l’Europe, principal soutien de l’Ukraine, alors que celle-ci est en train de marquer des points sur le champ de bataille. » Dans le même temps, dans la nuit de samedi à dimanche, « il est une heure du matin quand les premières explosions résonnent dans le ciel de Kiev, relate la correspondante du Figaro. Des détonations perçantes, plus féroces encore que le bourdonnement des drones Shahed. La Russie déploie ses missiles balistiques pour frapper Kiev. Six Iskander interceptés en deux minutes, annonce la défense antiaérienne – sonnant le début d’une nuit de terreur. À 3 heures, puis à 5 heures, de nouvelles salves déchirent l’air, entrecoupées par les explosions de la défense antiaérienne. Informés par les chaînes Telegram, les habitants attendent une accalmie pour se réfugier dans le métro. Au pied des escalators de la station Universytet, à 80 mètres sous terre, des centaines de riverains, couchés sur des tapis de sport, emmitouflés dans des sacs de couchage, somnolent en attendant l’aurore. » À lire aussiLes drones ukrainiens frappent dans la grande profondeur du territoire russe Indignation générale… Cette attaque contre le centre historique de Kiev a été condamnée dans toute l’Europe, relève le Guardian à Londres. « Ces bombardements témoignent d'une politique du bord du gouffre nucléaire », a déclaré la chef de la diplomatie européenne Kaja Kallas. Pour la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, « l’escalade des attaques de Moscou contre les civils ukrainiens révèle sa faiblesse ». Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, s’est joint au président français, Emmanuel Macron, pour condamner les dernières attaques russes et a qualifié l'utilisation du missile balistique Oreshnik « d’escalade supplémentaire ». « Mécontentement et désunion » en Russie Alors le Kremlin est-il animé par l’énergie du désespoir ? « L’appareil de pouvoir de Poutine montre-t-il des signes de faiblesse ? » Interrogation portée par le Süddeutsche Zeitung. « Cinq ans après le début de son offensive ouverte contre l’Ukraine, ce qui n'était auparavant qu’une vague idée devient peu à peu palpable, pointe le quotidien de Munich : le mécontentement et la désunion, même au sein du pouvoir russe. Pendant longtemps, il a été généralement admis que les patriotes, les hommes d’affaires, les fonctionnaires et les agents du renseignement russes soutenaient inconditionnellement l'“opération militaire spéciale”. Aujourd’hui encore, les dissensions ouvertes sont rares, mais le poids de la guerre et ses conséquences pour la Russie mettent à rude épreuve le système de pouvoir de Poutine. Les tensions existent à tous les niveaux, précise le Süddeutsche Zeitung. Entre Moscou et les régions, qui ont toujours été plus exposées aux attaques de drones ukrainiens que la capitale ; entre le gouvernement et les services de sécurité, dont la répression de plus en plus sévère rend la vie difficile aux fonctionnaires ; entre les hommes d’affaires et l’État, qui saigne l’économie pour financer la guerre ; et même les partisans de la guerre sont insatisfaits car il n’y a pratiquement aucun progrès sur le front. » À lire aussiLes sites énergétiques russes sous le feu de l'Ukraine, Kiev cherche à ébranler le Kremlin L’Europe va-t-elle reprendre la main ? Dans ce contexte, préconise El Pais à Madrid, « l’Union européenne doit réagir face à l’échec diplomatique des États-Unis à progresser vers la fin de la guerre. […] L’Europe doit siéger à une future table des négociations. […] La réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui se tient cette semaine à Chypre, où la question sera abordée, constitue une excellente occasion d’affirmer clairement que, outre son soutien logistique et économique à l’Ukraine, l’Union est un partenaire crédible pour la résolution du conflit. […] Elle ne doit pas se résigner ...
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  • À la Une: les témoignages des militants libérés de la flottille de Gaza
    2026/05/23
    Les témoignages des militants de la flottille de Gaza font état de mauvais traitements, d’agressions sexuelles, et même de viols. C’est à lire notamment dans le Times of Israël : « Plusieurs personnes ont été hospitalisées pour des blessures, et au moins 15 ont signalé des agressions sexuelles, dont des viols », notamment « des pénétrations forcées avec une arme de poing ». Accusations que rejette l’État hébreu, précise le Times of Israël. De son côté, l’Orient-le Jour revient sur les images qui ont fait le tour du monde, montrant le ministre d’extrême droite Itamar Ben Gvir humilier certains des militants de la flottille de Gaza. Pour le journal francophone libanais, « le traitement dégradant infligé aux activistes internationaux rappelle des méthodes carcérales déshumanisantes, ancrées depuis des décennies dans le traitement réservé aux Palestiniens ». « Les images choquantes montrant des militants détenus et violentés par la police israélienne, diffusées par le ministre israélien de la Sécurité nationale, accuse l’Orient-le-Jour, n’ont hélas rien d’inédit. Ces corps agenouillés, têtes contre le sol, placés en file indienne avant d’être envoyés dans des centres de détention sans l’ombre d’un jugement… toutes ces images font partie du quotidien des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza depuis de longues années, avec une fréquence et une violence décuplées dans l’Israël post-7-Octobre ». À lire aussiDe retour à Paris, les Français membres de la flottille pour Gaza décrivent les violences subies en Israël De Boston au Honduras Aux États-Unis, une nouvelle affaire d'expulsion pose question. C’est le Boston Globe qui nous raconte l’histoire d’Any Lucia Lopez Belloza, 20 ans, une étudiante « expulsée par erreur à l’automne dernier vers le Honduras », pays qu’elle a quitté avec sa mère à l’âge de huit ans, explique le quotidien américain. Or, la jeune fille « ignorait qu’un ordre d’expulsion avait été émis à son encontre lorsqu’elle avait 11 ans », il y a donc neuf ans. Et c’est cet ordre d’expulsion qui a été mis en application par l’ICE, la police de l’immigration, de sinistre réputation. Mais sur le plan juridique, les avocats d’Any Lucia Lopez Belloza espèrent soulever une anomalie, la jeune fille ayant été transférée, lors de son arrestation, de Boston à l’État du Texas, « sans lui permettre d’avertir qui que ce soit », « ni donner la possibilité à un avocat de déterminer où elle avait été conduite, ni par qui elle était détenue ». Ce qui pourrait changer la donne pour la jeune fille qui a fait appel de son expulsion. En attendant, elle vit chez ses grands-parents, au Honduras, et suit désormais ses études à Boston, à distance. À lire aussiExpulsés des États-Unis, des milliers de Honduriens démunis après la fin d'un programme d'aide au retour Respect pour les rondeurs Enfin, le Times s'intéresse aux progrès que la Joconde pourrait permettre dans la lutte contre la grossophobie, autrement dit, la stigmatisation et la discrimination des personnes perçues comme « grosses ». Le très sérieux quotidien britannique nous explique « pourquoi la Joconde peut nous apprendre l’art de respecter une silhouette plus ronde ». « De la Joconde [peinte par Léonard de Vinci au 16e siècle et considérée comme le tableau le plus célèbre du monde], aux nus féminins de Rubens, explique le journal, l’art regorge de chefs-d'œuvre représentant des femmes aux formes généreuses. » Or, une étude, poursuit le Times, « suggère que les médecins s’inspirent de ces représentations artistiques « positives » de l’obésité, pour se montrer moins critiques et plus empathiques envers leurs patients ». Cette même étude « laisse entendre qu’à l’avenir, les portraits pourraient être fortement influencés par les injonctions à la perte de poids, avec la mise en scène de silhouettes très amaigries, caractéristiques d’une perte de poids rapide et importante ». Ce qui n’est finalement guère plus souhaitable qu’un surpoids dangereux pour la santé. Mais pour le Times, l’idée est visiblement d'encourager le respect et la tolérance. À lire aussiCatherine Pégard: «La loi sur les restitutions des biens culturels est un point de départ»
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  • À la Une: un avion d’Air France dérouté à cause d’un passager congolais
    2026/05/22
    C’est la presse américaine qui s’en fait l’écho : « Un vol d’Air France reliant Paris à Detroit a été dérouté mercredi vers le Canada, en raison des restrictions liées à Ebola », titre le Washington Post. « En raison de ces restrictions, le passager n’aurait pas dû embarquer », explique un porte-parole des douanes américaines. L’avion a été dérouté vers Montréal. Ce qu’Air France a confirmé, tout en assurant « qu’il n’y avait aucune urgence médicale à bord ». « Le passager a été examiné avant son retour à Paris, poursuit le Washington Post. L’agence canadienne de santé publique a déterminé que le passager était asymptomatique ». Et depuis hier, « de nouvelles restrictions de voyage sont imposées à tous les vols transportant des personnes ayant séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud, qui doivent désormais atterrir à l’aéroport de Dulles [l’aéroport international de Washington] », ajoute le quotidien américain. À Dulles, « les passagers sont conduits dans une zone de l’aéroport réservée au dépistage. Ils sont ensuite l’objet d’une prise de température sans contact, remplissent un questionnaire sur leurs antécédents de voyage et leurs symptômes, avant d’être examinés par un médecin afin de détecter tout signe de maladie. Les personnes ne présentant aucun symptôme poursuivent leur voyage jusqu’à leur destination finale. » À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie « Encore un » À la Une de la presse française, à présent, l’affaire Patrick Bruel, qui suscite de nombreux commentaires depuis plusieurs jours. C’est même la une du quotidien Libération, aujourd’hui. « Une trentaine de femmes accusent le chanteur de viols et d’agressions sexuelles », rappelle le journal, qui se propose de « se pencher sur les zones d’ombre d’une idole dans la tourmente ». Libération publie les témoignages de victimes présumées du chanteur et d’anciens membres de son entourage : « Tout le monde savait. » « On ne laissait jamais une femme seule avec lui. » Certes, « la justice doit faire son travail, et Bruel bénéficie, bien sûr, de la présomption d’innocence », concède Libération. Mais le quotidien français a son point de vue sur la question : « Encore un, note Hamdam Mostafavi, dans son éditorial. Un homme célèbre, tout-puissant, icône d’une génération, ou de plusieurs, bien classé dans le top des personnalités préférées des Français, incontournable du petit écran au grand écran, dans les salles de concert et de théâtre, tête d’affiche des grandes messes télévisées, et défenseur des causes nobles ». « Mais en France, assène encore Libération, les victimes de viol ont rarement la cote, on n’efface pas des millénaires de patriarcat en quelques décennies de féminisme. Au bout du compte, sur 277 000 viols ou tentatives par an, il n’y a que 7 % de plaintes, dont très peu aboutissent à un procès ». À lire aussiAccusations de viol et d’agressions sexuelles: la tournée de Patrick Bruel sous pression Manque de soldats Le journal Le Temps s’intéresse à la natalité à Taïwan. Et la question est loin d’être anodine, pour le quotidien suisse qui titre : « Peu de bébés, donc peu de soldats : l’avenir de Taïwan fragilisé par une natalité en chute libre ». Il faut dire que Taïwan, que la Chine revendique toujours comme l’une de ses provinces, affiche « l’un des taux de natalité les plus faibles du monde. Ce qui pousse le gouvernement à lancer de nouvelles mesures pour enrayer le déclin des naissances. » De nouvelles aides vont donc être mises en place pour relancer la natalité. Le gouvernement a donc annoncé « une nouvelle aide de 5 000 dollars taïwanais [presque 140 euros par mois] pour les jeunes âgés de 0 à 18 ans ». S’agit-il de créer de nouvelles générations de « bons petits soldats » pour faire face à la menace croissante de la Chine ? En tout cas, déplore un ancien militaire à la retraite, « cela fait des années que l’on manque de soldats. » C’est pourquoi « la durée du service militaire a déjà été portée de quatre mois à un an pour tous les hommes nés à partir de 2005 », rappelle Le Temps. Taïwan montre ses muscles, mais cela n’impressionne sans doute pas beaucoup le géant chinois. À lire aussiTaïwan ne reçoit plus d'armes des États-Unis, en cause, la guerre contre l'Iran, dit le Pentagone
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