エピソード

  • À la Une: les États-Unis accentuent la pression sur Cuba
    2026/05/21
    La justice américaine a inculpé hier l’ex-président cubain Raúl Castro, 94 ans. « L’annonce faite par le procureur général par intérim, Todd Blanche, a eu lieu à la Freedom Tower de Miami, où plus d’un demi-million de réfugiés cubains fuyant la révolution cubaine ont été enregistrés entre 1962 et 1974. Qui plus est, le 20 mai, jour anniversaire de l’indépendance de l’île en 1902. Tout un symbole », s’exclame Le Temps à Genève. « Raúl Castro, leader de facto du pays même s’il n’est plus président depuis 2018, est accusé de complot en vue d’assassiner des Américains, pointe le quotidien suisse. En 1996, deux avions civils pilotés par des opposants au régime cubain, membres d’un groupe anti-castriste de Miami, avaient été abattus, faisant quatre morts. Raúl Castro était alors ministre de la Défense et aurait ordonné la manœuvre. » Commentaire du New York Times : « Cet acte d’accusation constitue une escalade spectaculaire dans la campagne de pression multiforme menée par l'administration Trump contre le gouvernement communiste cubain, au moment même où le président Trump cherche à le renverser. (…) En filigrane des accusations portées contre Raúl Castro, il y a l’éventualité, pointe le quotidien américain, que les États-Unis préparent le terrain pour une opération militaire visant à l’exfiltrer du pays, à l’instar de celle menée par les forces spéciales américaines en janvier dernier contre Nicolás Maduro, l’ancien président vénézuélien. » À lire aussiLa justice américaine inculpe l'ancien président cubain Raul Castro La répétition du scénario vénézuélien ? « Raúl Castro est-il le prochain Maduro ? », s’interroge en écho le Wall Street Journal. « Cette inculpation du dirigeant cubain intervient à un moment où le régime de La Havane, privé de son principal bailleur de fonds vénézuélien, est de plus en plus vulnérable. Incapable d’assurer l’approvisionnement du pays en électricité, le régime plonge le peuple cubain dans une situation désespérée. Les États-Unis ont proposé une aide humanitaire, mais, s’exclame le Wall Street Journal, pas tant que les voyous au pouvoir à La Havane pourraient se l’approprier. Il est clair que les États-Unis souhaitent un changement de régime à Cuba, mais on ignore comment cela se produira. On sait en revanche que le dictateur panaméen Manuel Noriega et le dictateur vénézuélien Nicolás Maduro n’ont été épargnés par les poursuites américaines. » En tout cas, tempère le Washington Post, « il est peu probable que Castro soit extradé vers les États-Unis pour comparaître devant un tribunal et répondre des accusations portées contre lui. Sans la coopération de Cuba, l’inculpation restera probablement symbolique à moins que les États-Unis n’entreprennent des actions énergiques pour destituer Castro. » À lire aussiVenezuela: Alex Saab, un proche de Maduro, expulsé vers les États-Unis Indignation après les images des humiliations subies par les militants de la « Flottille pour Gaza » À la Une également, l’émoi en Israël et un peu partout dans le monde, après la diffusion d’une vidéo de violences perpétrées à l’encontre de militants d’une nouvelle « Flottille pour Gaza », interceptés en mer et détenus dans le sud d’Israël. Une vidéo publiée par le ministre israélien de la Sécurité nationale d’extrême droite, Itamar Ben Gvir. « Une véritable propagande de la violence, qui entraîne des scissions au sein même du gouvernement de l’État hébreu et indigne le monde entier », s’exclame Libération à Paris. « Fait très inhabituel, pointe Le Monde, la diffusion de ces images a provoqué des critiques au sein même du gouvernement israélien. » Et en premier lieu de la part du Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Finalement, le ministre Ben Gvir s’est tiré une balle dans le pied, relève Haaretz à Tel Aviv. Car « le but premier de ces “Flottilles pour Gaza“ est d’attirer l’attention sur la situation dans l’enclave palestinienne à un moment où les gouvernements occidentaux semblent de plus en plus enclins à banaliser la catastrophe. » Avec cette vidéo, Ben Gvir leur a donc offert un formidable coup de pub. Qui plus est, poursuit Haaretz, « à l’étranger, ces flottilles sont perçues comme une protestation légitime et courageuse contre la crise humanitaire qu’Israël inflige à Gaza. Si Israël n’a rien à cacher et aucune raison d’avoir honte, pourquoi ne pas laisser les militants poursuivre leur route vers Gaza ? Quel mal cela pourrait-il faire ? » À lire aussiFlottille pour Gaza: une vidéo de militants agenouillés, les mains liées, publiée par Itamar Ben Gvir
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: la menace Ebola
    2026/05/20
    Un témoignage poignant à lire dans le Süddeutsche Zeitung, celui du docteur Barabak Kano qui lutte contre Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo. Ce médecin-chef de 40 ans, à la tête du Centre neuro-psychopathologique de Bunia, dans la province de l’Ituri, est dépassé par l’afflux des malades : « Les patients sont en proie à une panique totale, affirme-t-il. Ils savent qu’il n’existe ni vaccin ni traitement contre le virus Ebola de la souche Bundibugyo. Lorsque nous effectuons des prélèvements sanguins, nous devons les envoyer par avion au laboratoire de la capitale, Kinshasa. L’attente des résultats est interminable. Il n’y a pas de vols quotidiens entre Bunia et Kinshasa. Les patients sont terrifiés jusqu’à ce qu’ils aient leurs résultats. S’ils sont positifs, leur panique redouble. » Et le docteur Barabak Kano de poursuivre, toujours dans le Süddeutsche Zeitung : « La situation est catastrophique. Nous n’avons même plus de salles d’isolement. Nous manquons de tout : médicaments, combinaisons de protection, lits, matelas. Quand quelqu’un décède, les infirmières brûlent les matelas. Du coup, il y en a de moins en moins. Il y a deux jours, le ministre de la Santé de Kinshasa était ici avec une importante délégation. Le gouvernement met tout en œuvre pour endiguer l’épidémie. Les organisations humanitaires coordonnent également leurs efforts, mais elles ne sont pas encore sur le terrain. Nous sommes engagés dans une course contre la montre, conclut le médecin congolais. Il faut agir maintenant, immédiatement. Sinon, ce sera une catastrophe. » Un médecin américain contaminé Depuis l’annonce de la contamination d’un médecin américain, les médias d’outre-Atlantique se sont emparés du sujet… « Peter Stafford travaillait comme seul chirurgien dans un hôpital desservant une région reculée de la RDC, lorsqu’il a commencé à se sentir mal samedi, relate le Washington Post. L’Américain a eu de la fièvre et des nausées. Dimanche, son test s’est révélé positif au virus Ebola. Quelques jours plus tard, Stafford était évacué vers l’Allemagne pour y être soigné. (…) Son épouse Rebekah, également médecin, est confinée avec leurs quatre enfants au Congo, précise encore le Washington Post. Elle a été contaminée par une patiente en obstétrique-gynécologie, une femme enceinte à qui elle avait pratiqué une échographie et qui est décédée par la suite. » L’épidémie pourrait durer des mois… Le New York Times a fait les comptes : « Les autorités sanitaires font état de plus de 130 décès suspects et de 540 cas en RDC et en Ouganda, mais les experts estiment que ces chiffres pourraient être bien plus élevés et l’épidémie pourrait durer des mois. (…) La dernière épidémie dans cette région n’a été contenue qu’au bout de deux ans, a déclaré le docteur Anne Ancia, représentante de l’Organisation mondiale de la santé au Congo. » « L’épidémie d’Ebola en RDC inquiète par son ampleur et sa rapidité », renchérit pour sa part Le Temps à Genève. « L’épicentre de l’épidémie se situe en Ituri, une province minière du nord-est congolais où sont actifs de nombreux groupes armés et où le système de santé est défaillant. Des cas suspects et des décès ont aussi été enregistrés dans les provinces voisines du Nord et du Sud-Kivu, ainsi qu’en Ouganda. » Peu de progrès… En effet, pointe Libération à Paris, « cette résurgence du virus Ebola, pour laquelle il n’existe pour le moment pas de vaccin, inquiète d’autant plus qu’elle touche une région déjà fragilisée par les conflits armés et que les déplacements de populations y sont massifs. (…) Médecins sans frontières parle d’une situation "extrêmement préoccupante" (…). L’ONG avait été en première ligne il y a une dizaine d’années, rappelle Libération, quand Ebola avait causé la mort de plus de 11 000 personnes en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. À l’époque, Rony Brauman, ex-patron de MSF avait déclaré : "Les épidémies virales sont promises à un brillant avenir en raison du changement climatique, de l’exode rural et de l’accroissement démographique. Il faut donc multiplier les recherches, aussi bien en virologie que dans les sciences sociales en tirant les leçons d’Ebola". Il parlait aussi bien des enseignements à tirer localement qu’au niveau international – aides économiques, coopération. » Et Libération de conclure : « Il est à craindre que sur aucun de ces deux plans, des progrès aient été faits. »
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: tempête sur la Croisette
    2026/05/19
    L’affaire a presque éclipsé le traditionnel ballet des stars et des projections au festival de Cannes. Tout commence il y a huit jours, avec la publication dans Libération d’une tribune signée par le collectif « Zapper Bolloré » : 600 professionnels du cinéma qui dénoncent « l’emprise grandissante de l’extrême droite » sur le cinéma français, symbolisée par le milliardaire Vincent Bolloré. « Au cœur des inquiétudes, pointe Le Soir à Bruxelles : le projet de rachat total d’UGC par Canal+, déjà actionnaire à 34% du troisième réseau de salles français. Pour les signataires, parmi lesquels on retrouve Juliette Binoche, Adèle Haenel, Jean-Pascal Zadi ou encore Arthur Harari et Emmanuel Marre, tous deux en compétition à Cannes, ce rachat ferait peser le risque d’une concentration inédite. Avec la perspective que Vincent Bolloré soit dans le futur "en position de contrôler la totalité de la chaîne de fabrication des films, de leur financement à leur diffusion sur petit et grand écran". » À lire aussiCinéma : le patron de Canal+ ne veut plus travailler avec les signataires d'une tribune contre Bolloré Une « claque à tout le monde » Dimanche dernier, réponse cinglante du président du directoire de Canal+, Maxime Saada, qui annonce qu’il ne souhaite plus que son groupe continue de travailler avec les signataires de la pétition. « Des représailles inédites qui reviennent à constituer une liste noire dans le cinéma français », s’exclame Le Monde. « Canal+ veut ostraciser les signataires, poursuit le journal. Ils ne travailleront plus pour des films financés par la chaîne. Et les producteurs auront du mal à boucler un tour de table sans Canal+ puisque le groupe représente à lui seul 43% des apports des diffuseurs dans les films français. » « Maxime Saada a mis une claque à tout le monde », renchérit Libération. « Ainsi donc, s’interroge le journal, plus de financements pour des projets impliquant Juliette Binoche, Raymond Depardon, Swann Arlaud, Anna Mouglalis, Arthur Harari, Dominik Moll, Jean-Pascal Zadi, et tous les professionnels du cinéma, producteurs, cinéastes, programmateurs, monteurs, comédiens, petites mains, coupables de lèse-Bolloré ? » La menace est bien réelle… « Une menace inacceptable, s’indigne Libération, tant Canal règne en maître sur la production hexagonale. D’ailleurs, il est bon de rappeler que si le groupe finance une diversité de films, ce n’est pas comme un grand mécène, la loi l’y oblige. » À lire aussiCannes 2026 : que représente Canal+ dans l’économie du cinéma? Procès d’intention ? Pour Le Figaro, cette pétition du collectif Zapper Bolloré est « un procès d’intention. (…) La grande famille du cinéma peut avoir l’opinion qu’elle souhaite de Vincent Bolloré, elle reconnaît unanimement le rôle essentiel de Canal+ dans le financement des films français. De son aveu même, à aucun moment, la chaîne, propriété de l’homme d’affaires depuis des années, n’a manqué à ses obligations, estime le journal. Jamais elle n’a cherché à imposer quelque idéologie que ce soit dans aucun scénario. Bien au contraire, tout le milieu loue son soutien sans faille à la diversité et à des projets exigeants. En un mot, s’exclame Le Figaro, les pétitionnaires du jour, n’ayant rien à dénoncer, ont (donc) instruit un procès d’intention. C’est naturellement leur droit. Leur démarche eût sans doute été plus crédible si, pour aller au bout de leurs convictions, ils s’étaient engagés à refuser toute participation, dans l’avenir, à une quelconque œuvre financée par ce producteur indigne à leurs yeux. » Retrouver le calme ? Enfin on revient au Soir à Bruxelles, qui note qu'« aujourd’hui, pourtant, l’heure est à apaiser les esprits. Hier matin, le président du Centre national du cinéma, Gaëtan Bruel, voyait dans les mots de Maxime Saada "une réaction à chaud" mal maîtrisée. Appelant les uns et les autres à retrouver le calme pour à nouveau travailler ensemble. "Il faut lire cette tribune comme un cri d’alerte, pas comme un procès d’intention", nuance lui aussi le producteur Sébastien Andres, toujours dans les colonnes du Soir. "Il y a une inquiétude, poursuit-il, face à un possible changement du système et à un interventionnisme de l’actionnariat dans les choix éditoriaux, qui a été réactivée par ce qui s’est passé chez Grasset. Mais dans les faits, pointe encore le producteur, Canal+ continue aujourd’hui de financer des films très divers. Notre Salut, par exemple (en compétition à Cannes), est clairement une critique de l’extrême droite". »
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: comment mettre un terme à la guerre en Iran?
    2026/05/18
    Deux mois et demi de conflit, un cessez-le-feu fragile, le détroit d’Ormuz bloqué, le commerce mondial perturbé, le pétrole toujours au plus haut, des négociations au point mort… Et un Donald Trump qui menace encore et toujours. Le président américain a prévenu dimanche soir : « Pour l’Iran, le temps presse, et ils feraient mieux d’agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d’eux. » « Comment terminer le travail en Iran ? » : c’est le titre d’une tribune d’un expert militaire, Seth Cropsey, publiée dans le Wall Street Journal, qui propose une solution radicale. D’après lui, « si le régime de Téhéran refuse de capituler, alors Donald Trump devra déployer tout l’arsenal de la puissance américaine : (…) avec des frappes d’envergure menées par l’aviation américaine et israélienne contre les infrastructures iraniennes de communication, de transport et sur les industries restantes. Mais aussi des frappes aériennes contre les installations pétrolières et nucléaires de l’Iran. (…) L’objectif de Donald Trump ne devrait pas être d’intimider les Iraniens, affirme encore cet expert dans le Wall Street Journal. Il devrait plutôt être de démontrer que les États-Unis sont prêts à s’engager dans une confrontation décisive qui brisera l’État iranien sur les plans économique et politique ». À lire aussiD'après la presse américaine, l’Iran aurait conservé 70% environ de ses capacités balistiques Minab, ville martyre Trump va-t-il mettre ses menaces à exécution ? La guerre va-t-elle redémarrer ? Va-t-on vers une reprise des bombardements ? Les prochains jours nous le diront. En attendant, le régime iranien fourbit ses armes et la population, résignée, pleure ses morts. Le Temps à Genève nous propose un reportage exclusif à Minab, cette ville du sud du pays, sur les bords du détroit d’Ormuz. Minab « devenue le symbole de la souffrance des Iraniens soumis aux bombardements d’Israël et des États-Unis ». Minab, où « à peine une heure après le début des premiers bombardements le samedi 28 février, un missile américain Tomahawk s’est écrasé sur l’école primaire. 182 personnes ont été pulvérisées. Dont 168 enfants âgés de 7 à 12 ans, des fillettes en majorité ». Depuis, rapporte le quotidien suisse, « les familles continuent de se recueillir toutes les nuits sur les tombes de leurs enfants. Au cimetière, les parents arrosent abondamment les sépultures ; craignant que la poussière qui s’y dépose marque le début d’une forme d’oubli. Des pères et mères embrassent les portraits gravés sur les pierres tombales. D’autres étendent un morceau de tissu ou un petit tapis à proximité, s’y assoient puis prient, récitant les versets du Coran les plus réconfortants ». Pourquoi les Américains ont-ils frappé cette école ? Réponse du Temps : « L’agence Reuters et le New York Times ont révélé que l’armée américaine menait ce jour-là des frappes contre une installation voisine du Corps des gardiens de la révolution islamique. Mais les coordonnées de la cible, qui dataient de 2013, étaient obsolètes. (…) Si le lien entre l’intelligence artificielle et ce drame n’a pas été établi formellement, pointe encore le quotidien suisse, beaucoup d’experts internationaux estiment que la généralisation de son usage dans la guerre pourrait multiplier ce genre de tragédies. » À lire aussiIran: zones d'ombre et infox autour du bombardement de l'école de Minab Ukraine : les stations-service, îlots de normalité… Autre guerre, mais mêmes souffrances : Le Monde à Paris nous emmène près du front ukrainien, à Pavlohrad dans l’est du pays. Plus précisément à la station-service Okko : « Pour les soldats qui partent au combat et pour ceux qui en reviennent, ce lieu est devenu un îlot de normalité et un creuset social, où civils et militaires se ravitaillent et se détendent autour d’un café chaud ou d’un hot-dog gratuit. » Un établissement sous la menace constante des drones russes, pointe l’envoyé spécial du journal. Une autre station-service, dans le Donbass, « avait été détruite il y a tout juste un an, le 28 mai 2025, par une frappe russe. La nouvelle avait alors fait les gros titres en Ukraine, tant son destin résumait la résilience ukrainienne face à l’agression russe. L’équipe de la station-service continuait à servir les clients malgré l’intensité des bombardements, qui avait alors déjà ravagé une bonne moitié de la ville voisine. (…) Un temps, poursuit Le Monde, la chaîne Okko, qui possède plus de 400 stations-service dans le pays, a envisagé de fermer les stations proches du front. “Nous les maintenons, assure le vice-président de la compagnie, parce qu’elles sont cruciales tant pour les militaires que pour les civils. D’ailleurs, notre personnel veut continuer à ...
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: une nouvelle épidémie d’Ebola déclarée en RDC
    2026/05/16
    Cette épidémie est « la 17e depuis 1976 », rappelle Jeune Afrique, qui glisse au passage que cette fièvre hémorragique a fait 15 000 morts en cinquante ans sur le continent. Actualite.cd a, comme RFI, interrogé le directeur général d'Africa CDC. « Nous sommes encore dans une phase active de l'épidémie », déclare le Dr Jean Kaseya dans les colonnes du site. « Cette souche n'a pas de médicaments, pas de vaccins », prévient-il, ajoutant débloquer deux millions de dollars pour « appuyer la réponse ». La presse ougandaise aussi revient sur cette épidémie, puisqu'on recense 1 décès lié à la maladie dans le pays. Un « Congolais de 59 ans, admis lundi dans un hôpital de Kampala », nous dit le Monitor. « L'Ouganda a activé ses systèmes nationaux d'intervention d'urgence », rapporte pour sa part le site New Vision, et « déployé des équipes de dépistage, de surveillance et d'intervention rapide aux points d'entrée frontaliers ». Le cessez-le-feu entre le Liban et Israël prolongé de 45 jours Les négociations directes entre responsables libanais et israéliens se sont achevées à Washington. À Beyrouth, L'Orient-Le-Jour raille des discussions qui ont « donné lieu à un dialogue de sourds ». « Tout au plus a-t-on pu espérer une prolongation de l’actuel, et fort meurtrier, simulacre de trêve », grince le quotidien, qui dénonce « un médiateur américain à l’impartialité plus que contestable ». Le journal appelle le gouvernement libanais à détailler un programme pour l'avenir. « L'objectif de désarmement du Hezbollah ne peut plus continuer d’être matière à seules déclarations et décisions gouvernementales », souffle L'Orient le Jour dans un édito. La presse revient aussi sur la situation dans le Sud du Liban, où Israël poursuit ses opérations militaires. « Nous resterons jusqu'à la mort », racontent des habitants au journal belge Le Soir. « Plus aucune trace de vie n’est visible », décrit la correspondante du quotidien. « Nabatiyeh, bastion du mouvement chiite Hezbollah, ressemble à une ville fantôme. » À Paris, Le Monde raconte comment « le tabou de la normalisation des relations avec Israël se fissure » au Liban. Le sujet, nous dit le quotidien, est porté par une « minorité très vocale, composée notamment de figures de la communauté chrétienne ». Y a-t-il un enthousiasme chrétien pour Israël ? « Pas spécialement, même pas du tout », répond un cadre du parti chrétien Forces libanaises au journal. « Aujourd’hui, 80 % des Libanais sont favorables à la paix, sauf le Hezbollah », veut croire un autre politicien. À lire aussiRDC: nouvelle épidémie d'Ebola en cours en Ituri, la société civile appelle à éviter le pire Le concours de l’Eurovision au cœur d’une polémique La presse européenne se passionne pour le concours de chant, dont la finale a lieu ce samedi. « La Finlande domine les pronostics », veut croire Le Temps en Suisse, qui loue le couple finlandais en lice pour remporter le concours. « Pete Parkkonen fait le beau ténébreux à sa fenêtre, Linda Lampenius, violoniste au demeurant fameuse, joue de l’archet en restant imperturbable », s'exclame le quotidien. À Madrid, où le concours est boycotté suite à la participation d'Israël, El Mundo parle de « l'édition la plus tumultueuse » de ces dernières décennies. « L'Eurovision ne cherche pas seulement une chanson gagnante ; elle risque sa survie même en tant que marque neutre », écrit le journal, qui s'inquiète de la possible victoire d'Israël. L'absence de l'Espagne, l'un des plus importants contributeurs de l'évènement, compromet « la viabilité financière des éditions futures », nous dit le journal. À lire aussiEurovision, paillettes, polémique et boycott Royaume-Uni : semaine très difficile pour Keir Starmer Le Premier ministre britannique est acculé après les mauvais résultats électoraux du parti travailliste, et même menacé à la tête de l'exécutif. Le Sunday Times est sans concessions : le journal de centre droit s'inquiète que la Grande Bretagne devienne une « risée mondiale », et en veut pour preuve les moqueries de la presse italienne. « Quand les Italiens se moquent de vous pour votre instabilité démocratique, c'est qu'il y a un problème », tacle l'hebdomadaire. « Presque systématiquement, Starmer a fait des promesses alléchantes, mais ses politiques ont pris l'effet inverse. » À Londres, le Guardian l'assure : le maire de Manchester, Andy Burnham, « fera tout pour devenir Premier ministre » d'ici le congrès du Parti travailliste à l'automne prochain. À lire aussiRoyaume-Uni: démission de Wes Streeting, ministre de la Santé et potentiel rival de Keir Starmer La Reine maori à Londres Nga wai hono i te po, la Reine maori de Nouvelle-Zélande a serré pour la première fois la main du roi Charles III d'Angleterre ...
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: début des discussions directes entre le Liban et Israël à Washington
    2026/05/15
    L'Orient le Jour révèle les coulisses de ces négociations entre responsables israéliens et libanais. Les deux parties « ont des exigences profondément divergentes », écrit le quotidien. Beyrouth réclame « la consolidation du cessez-le-feu » et la réactivation d'un « mécanisme de surveillance ». Israël, de son côté, veut arracher « des ententes sécuritaires et militaires avec le Liban autour du démantèlement de l’arsenal du Hezbollah ». Pour sa part, « Washington a poussé vers une prolongation de la trêve qui expire dimanche prochain, afin de pouvoir présenter cette extension comme un résultat concret des négociations », nous dit le quotidien. Situation humanitaire à Gaza Benjamin Netanyahou confirme contrôler 60 % du territoire de Gaza, peut-on lire dans Haaretz. Le magazine israélo-palestinien +972 revient dans un long article sur la crise des IRM dans l'enclave palestinienne. Il n'y a plus aucune machine fonctionnelle à Gaza, pourtant essentielle pour diagnostiquer un certain nombre de maladies. Et cela a des conséquences très concrètes. +972 raconte notamment l'histoire d'une jeune fille incapable de marcher seule et que les médecins ne peuvent pas soigner, ou encore celle d'une grand-mère qui ne peut rester debout plus de cinq minutes. « L'absence d'IRM à Gaza est une exécution silencieuse et continue », s'indigne le magazine, qui cite l'un des médecins du seul centre de cancérologie de l'enclave. « La communauté internationale [doit] intervenir pour fournir ces appareils ; faute de quoi, nous, soignants, sommes réduits à attendre, impuissants, la mort de ces enfants. » À lire aussi«J'espère toujours rentrer en Palestine»: à Gaza, une survivante raconte la nakba de 1948 Enquête sur la désinformation lors des élections municipales en France De fausses informations avaient circulé sur plusieurs des candidats du parti de Jean-Luc Mélenchon, en mars dernier. Elles ont pullulé sur les réseaux sociaux et sur des sites web anonymes. « Les autorités françaises, écrit Libération, ont réussi à imputer tout ou partie de l’opération à une mystérieuse entité nommée BlackCore » Une entité, qui d'après le quotidien de gauche et le journal Haaretz, serait liée à deux entreprises israéliennes. En remontant un ensemble de pages web, l'enquête des deux médias a en effet mené vers deux sociétés basées en Israël. Ils ont contacté plusieurs personnes liées à ces sociétés qui affirment « qu’elles n’ont pas le moindre lien avec BlackCore, ni la moindre connaissance de son identité ou de ses activités ». « Reste, écrit Libération, que moins de deux heures après nos prises de contact, les sites web que nous avons découverts et qui nous ont menés de BlackCore » à une entreprise israélienne « s’étaient volatilisés ». Royaume-Uni : Keir Starmer plus acculé que jamais Le Premier ministre est fragilisé par la démission de son ministre de la Santé, Wes Streeting. Mais, croit savoir The Guardian, ce n'est pas lui qui est en meilleure position pour remplacer Keir Starmer, mais plutôt le maire de Manchester, Andy Burnham. Le scénario est long et pas forcément clair pour cette figure du Parti travailliste. Il doit se présenter à une élection partielle, dans une circonscription où Reform UK (le parti de l'architecte du Brexit, Nigel Farage) est arrivé deuxième avec seulement 5 000 voix de retard, rappelle le Sunday Times. Le journal de centre droit pose cette question : « Détestez-vous Starmer suffisamment pour voter pour les travaillistes ? » Pour The Economist, en tout cas, la situation est on ne peut plus claire. « Sir Keir Starmer a échoué lamentablement. Il devrait démissionner. Les Premiers ministres ont besoin d'autorité et de clarté. Or, il s'avère que Keir Starmer ne possède ni l'une ni l'autre », déplore l'hebdomadaire. À lire aussiRoyaume-Uni: démission de Wes Streeting, ministre de la Santé et potentiel rival de Keir Starmer
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: Donald Trump est arrivé en Chine pour rencontrer Xi Jinping
    2026/05/14
    La visite du président américain, hautement stratégique, est largement commentée par la presse américaine. Le Washington Post révèle ainsi l'existence d'un rapport secret du renseignement américain. Un document qui, s'inquiète le journal, « détaille comment la Chine exploite la guerre en Iran pour maximiser son avantage sur les États-Unis dans les domaines militaire, économique et diplomatique ». Pékin a notamment tendu la main à ses voisins pour les aider à gérer leurs besoins énergétiques. Le New York Times, de son côté, s'insurge contre la stratégie de Donald Trump vis-à-vis de Pékin. « La politique de Trump envers la Chine a affaibli l’Amérique », croit savoir le quotidien dans un éditorial. « Ses droits de douane ratés en sont l'exemple type, déclenchant une série d'événements humiliants. » poursuit le titre. « La Chine et les États-Unis retiennent le monde en otage », s'indigne pour sa part The Economist. Donald Trump et Xi Jinping « considèrent la coopération comme un piège », écrit l'hebdomadaire. Avant de résumer : « Le sommet n'aboutira probablement qu'à des sourires forcés. Un tel manque d'ambition est inquiétant. » À lire aussiSommet Chine-États-Unis: Xi Jinping prévient Donald Trump d'un risque de «conflit» sur Taïwan Nouvelle session de négociations entre Israël et le Liban à Washington Le Hezbollah sera à nouveau le grand absent de ces discussions. À Beyrouth, L'Orient le Jour rappelle les positions de chacun : Israël veut un désarmement du Hezbollah, quand le Liban insiste sur la fin des hostilités dans le sud du pays. « Tel Aviv tend de nombreux pièges à Beyrouth », prévient le journal. « Parallèlement aux préparatifs des négociations, Israël a intensifié son escalade militaire pour imposer un fait accompli », s'alarme le quotidien. « Combien de temps pouvons-nous tenir ? » s'interrogent de leur côté les habitants du village chrétien de Deir Mimas, dans le sud du Liban, là encore dans les colonnes de L'Orient le Jour. Ce village, situé sous la ligne jaune décrétée par Israël, a été ciblé par plusieurs frappes de l'armée israélienne. « C’est comme si on vivait avec une corde autour de notre cou, et que quelqu’un allait nous pousser », raconte une habitante. Côté israélien, dans un éditorial, le journal Haaretz appelle à « aider Beyrouth dans sa guerre contre le Hezbollah ». « L'armée elle-même, rappelle le journal, a conclu que l'occupation de tout le Liban ne garantirait pas la neutralisation des capacités militaires de l'organisation. » « Israël, conclut Haaretz, doit profiter des négociations pour donner une substance concrète à son partenariat avec le gouvernement libanais. » À lire aussiEN DIRECT - Moyen-Orient: reprise des négociations directes entre le Liban et Israël à Washington Quelques cas d’hantavirus recensés dans le monde En France, où l'on dénombre un seul cas, Libération s'interroge : « Pourquoi il n'y a ni traitement, ni vaccin spécifique pour le combattre ? » Le quotidien explique que l'absence de cas à grande échelle n'a pas permis à la recherche d'être efficace. Pour ce qui est du vaccin, Le Monde rappelle qu'il est « difficile de flécher des financements vers ce genre de maladie dont l'impact semble limité en matière de santé publique ». Partout autour du globe on appelle en effet à la prudence. Dans les colonnes d'El Pais, la ministre espagnole de la Santé dénonce ceux qui tentent de « semer la peur et répandre des théories du complot ». Monica Garcia revient aussi sur l'accueil du Hondius aux Canaries par les autorités espagnoles. « Nous n'avons jamais oublié qu'à l'intérieur, il n'y avait pas de malades, pas de personnes infectées, il y avait des personnes », se félicite-t-elle. La ministre en profite aussi pour régler ses comptes avec le président des îles Canaries qui s’est indigné face au débarquement des passagers du navire. « Quand il a fallu travailler, il n'était pas là », dénonce-t-elle. À lire aussiHantavirus: comment l'Argentine a contenu l'épidémie de 2019 en Patagonie
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: l’Iran conserve d’importantes capacités balistiques
    2026/05/13

    La rhétorique de Donald Trump sur les capacités militaires de l’Iran est contredite par ses propres services de renseignement. C'est le New York Times qui l'affirme, citant une myriade de sources anonymes au sein du renseignement américain. D'après le quotidien américain, Téhéran a « rétabli l'accès opérationnel à 30 de ses 33 sites de missiles le long du détroit d'Ormuz », et a maintenu « 70% de son arsenal d'avant-guerre ».

    Des chiffres qui contredisent directement Donald Trump et son secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Tous deux, rappelle le journal, se vantaient d'avoir « décimé » l'armée iranienne. Des affirmations réitérées dans les colonnes du quotidien par une porte-parole de la Maison Blanche. Un responsable du Pentagone s'en prend même directement aux journalistes : « Il est scandaleux que le New York Times et d'autres médias se fassent les porte-parole du régime iranien afin de présenter l'opération Epic Fury autrement que comme un exploit historique. »

    La guerre en Iran au cœur du sommet entre Donald Trump et Xi Jingping

    Le conflit au Moyen-Orient pourrait même « éclipser » ce sommet, affirme un ancien diplomate américain dans les colonnes de Bloomberg. Le président américain est en route pour la Chine pour parler commerce, ventes d'armes à Taïwan et de la guerre au Moyen-Orient. « Donald Trump a plus besoin de ce sommet que Xi Jinping et Xi Jinping le sait », souligne un analyste auprès du média économique.

    Pour juger ou non de la réussite de cette réunion Bloomberg préconise de surveiller les « trois B » : les achats chinois de soja américain, de bœuf et d'avions Boeing. Pour les grandes compagnies américaines, nombreuses à faire le voyage, précise le Washington Post, le marché chinois est crucial. Le Wall Street Journal raconte ainsi comment « deux milliards de pieds » chinois sont en train de fuir Nike. Sur les trois derniers trimestres, les revenus de la célèbre marque de chaussures étaient en baisse de 28% par rapport à la même période il y a cinq ans, s’alarme le journal.

    Royaume-Uni : Keir Starmer sur la sellette ?

    Le locataire du 10 Downing Street est « sur le départ », écrit The Economist, avant de poursuivre : « Plaignez son successeur ». The Guardian revient de son côté sur deux jours de « confusion et de tension » outre-Manche. « D'un côté, résume le journal, plus de 90 députés réclament la démission de Starmer de l'autre, une lettre signée par plus de 100 députés affirme qu'une course à la direction du parti serait absurde et préjudiciable. » Starmer « bénéficie d'une bouée de sauvetage », veut croire le Guardian, car son principal challenger, son ministre de la Santé Wes Streeting « ne bénéficie pas du soutien nécessaire ».

    Quoiqu'il en soit, résume The Economist, la situation économique du pays reste « catastrophique ». « Pour l'instant, raille l'hebdomadaire, les électeurs britanniques ne peuvent qu'assister, impuissants, au spectacle familier d'un Premier ministre luttant pour sa survie. »

    Espagne : le président du Real Madrid à l’offensive

    Le président du club madrilène a tenu hier une conférence de presse. « Récit d'une intervention lunaire », titre L’Équipe. Florentino Perez, « en roue libre », a « multiplié les dérapages, notamment sexistes », écrit le quotidien.

    Après une décennie d'absence médiatique, raconte El Pais, le président du club a dénoncé un prétendu complot visant à l'évincer. « Il faudra me tirer dessus pour se débarrasser de moi », a-t-il soufflé au terme d'un « monologue décousu et répétitif », relate le journal espagnol. Florentino Perez a annoncé la convocation d'un nouveau processus électoral pour lequel il est candidat. « Que ceux qui veulent ma peau cessent de se plaindre et franchissent le pas », a-t-il lancé.

    続きを読む 一部表示
    4 分