エピソード

  • À la Une: «Y a-t-il un adulte dans le bureau ovale ?»
    2026/03/21
    « Y a-t-il un adulte dans le vureau ovale ? » La question est posée par Le Soir, qui s’inspire des propos d’un historien américain : Timothy Snyder. Celui-ci résume ainsi la situation : « Donald Trump a mobilisé la force militaire la plus importante de l’histoire mondiale, a perdu en une semaine une guerre face à une puissance moyenne, imploré le monde de le sauver et demandé aux médias de mentir sur cela, et tout le reste ». Sans pitié, l’historien poursuit : « Sa faiblesse est quelque chose de tellement négatif qu’elle peut attirer un pays entier. Mais cela se produira seulement si nous échouons à le voir. Seulement si nous le laissons faire ». Ces affirmations ont donc retenu l’attention du quotidien belge Le Soir, qui entrevoit un semblant de résistance. « Alors que la Russie de Poutine s’enrichit, que la Chine dessine et conquiert le futur, les Européens continuent, très heureusement, à opposer un non ferme et définitif aux dérives de la Maison Blanche. Il n’y a pas d’alternative », conclut Le Soir, qui veut donc croire à l’influence de l’Europe sur Donald Trump. Rationnement Les effets de la guerre au Moyen-Orient se font sentir partout dans le monde. C’est le Guardian qui se penche ce matin sur « les répercussions de la guerre en Iran ». Et elles ne sont pas minces. « Des fermetures de restaurants aux Philippines au rationnement de l’essence au Sri Lanka, en passant par la crise de la production alimentaire en Asie due aux pénuries d’engrais, les effets de la guerre américano-israélienne se font sentir dans le monde entier », constate le quotidien britannique. En effet, « face à une menace existentielle », poursuit le Guardian, « Téhéran a riposté en fermant une voie maritime vitale, celle du détroit d’Ormuz, et en bombardant ses voisins riches en pétrole et en gaz, aggravant une crise internationale déjà bien installée, aussi bien pour les entreprises que pour les familles ». Le journal britannique prend pour exemple le Sri Lanka, et « la longue file d’attente qui se forme dès 5 heures 30 du matin devant une station d'essence. File d’attente composée de rickshaws, de voitures et de motos de livreurs. » Un conducteur de rickshaw se lamente : il doit réduire le nombre de ses repas. « On ne reçoit que 15 litres d'essence pour toute la semaine, alors qu’il me faut entre six et neuf litres par jour pour vivre », explique ce livreur, alors qu’un autre automobiliste, regrette « que le gouvernement n’ait rien prévu pour faire face à la crise ». Dans un autre style, le Guardian signale « la hausse vertigineuse des tarifs aériens en Afrique du Sud, face à l’envolée du prix du kérosène ». « Prix qui a bondi de 70 % en une semaine ». « Dur à cuire » La presse internationale commente abondamment la disparition de Chuck Norris. « Star de films d’action et de séries télévisées, Chuck Norris est mort à l’âge de 86 ans, annonce le Wall Street Journal. Champion d’arts martiaux, il a incarné les durs à cuire dans des films tels que Delta Force et Hitman, et un représentant de la loi dans la série télé Walker, Texas Ranger ». Il a connu la gloire dans les années 1980 et 1990, « mais son image de dur à cuire est devenue un véritable phénomène culturel au milieu des années 2000 », nous explique le Washington Post, « inspirant notamment le mème populaire appelé "Chuck Norris facts" ». Autrement dit, « une exagération absurde de ses prétendues capacités surhumaines ». Par exemple : « Chuck Norris ne dort pas. Il attend », ou encore : « Chuck Norris a déjà compté jusqu'à l'infini : deux fois ». En Suisse, le journal Le Temps, lui, ne rigole pas : « Chuck Norris est mort, nous dit-on, et avec lui l’idée d’un héros de série B viril et macho devenu rapidement ringard. » En France, Le Monde salue le « mâle blanc dominateur des années Reagan » et Libération voit en Chuck Norris « un défenseur musclé des valeurs conservatrices de l’Amérique, devenu malgré lui une icône du web ». À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: «Donald Trump est pris au piège des conséquences économiques de ce conflit»
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  • À la Une: la stratégie incertaine de Donald Trump dans le Golfe
    2026/03/20

    « La guerre contre l’Iran se propage : Trump a besoin d’une stratégie de sortie », estime le Washington Post, selon lequel cette stratégie peut reposer « sur la coercition, la diplomatie, ou les deux ». Mais pour le quotidien américain, pas de doute, Trump doit revoir ses ambitions à la baisse, « Il doit se fixer un objectif limité et réalisable : la réouverture du détroit d’Ormuz et l’endiguement d’un régime iranien assoiffé de vengeance ». Mais le Washington Post n’est que modérément optimiste : « mettre fin à ce conflit sera bien plus difficile que de l’avoir déclenché. Déclarer la "victoire" et se retirer plongerait la région dans un chaos dangereux. Pour véritablement résoudre la crise, Trump devra rouvrir le détroit d’Ormuz et limiter l’influence de la nouvelle direction iranienne, encore instable », répète le journal.

    Le New York Times, lui aussi, s’interroge sur la stratégie de Donald Trump, précisant : « Le président américain affirme qu’il n’enverra pas de troupes en Iran, mais se ménage une marge de manœuvre ». Difficile toutefois de se faire une idée, Donald Trump ne cessant de se contredire. « Je ne déploie pas de troupes au sol » a-t-il déclaré, « deux jours après avoir assuré qu’il n’avait "pas peur" d’envoyer des troupes américaines au sol ».

    « Le jour le plus triste pour les fidèles musulmans »

    À l'occasion de la fin du ramadan, le Guardian s'est rendu à Jérusalem. En effet, « pour la première fois depuis 1967, nous explique le quotidien britannique, la mosquée al-Aqsa – le lieu saint le plus sensible de Jérusalem – est fermé pour la fin du Ramadan, ce vendredi ». « Des centaines de fidèles ont été contraints ce matin de prier à l’extérieur de la Vieille Ville, la police israélienne ayant barricadé les entrées du site ».

    Le Guardian a rencontré Hazen Bulbul, un habitant de Jérusalem âgé de 48 ans, « qui célèbre la fin du ramadan à la mosquée al-Aqsa depuis son enfance. Et qui parle du « jour le plus triste pour les fidèles musulmans de Jérusalem ». « Je crains, dit-il également, que cela ne crée un dangereux précédent. C’est peut-être la première fois, mais sûrement pas la dernière. L’ingérence israélienne dans la ville sainte s’intensifie depuis le 7 octobre 2023 ».

    « Ces derniers mois, ajoute le Guardian, on a constaté une forte augmentation des arrestations de fidèles palestiniens et de religieux dans la Vieille Ville, ainsi que des incursions répétées de colons israéliens dans l’enceinte. La police a interpellé des personnes à l’intérieur de la moquée, y compris pendant les heures de prière, et a restreint l’accès à de nombreux Palestiniens qui souhaitaient y entrer », explique encore le quotidien britannique.

    Impossible de convaincre Orban

    La presse européenne s'inquiète des résultats du sommet de Bruxelles. « Orban s’obstine dans sa croisade anti-Zelensky et tape sur les nerfs des Européens » titre le Soir. Le quotidien belge explique « que le Hongrois bloque obstinément le soutien à l’Ukraine, qu’il avait pourtant accepté en décembre. Les Européens sont outrés. Mais ils doivent éviter de tomber dans le piège du "marty" » ajoute le Soir : « Toute condamnation de "Bruxelles" est exploitée par le trublion pro-russe, en campagne électorale ». « La discussion s’est envenimée lorsque le sujet de l’Ukraine a été abordé », précise le quotidien belge. « "Presque tous les participants étaient très critiques envers Orban" a déclaré un diplomate, qui ajoute : "on n’a jamais vu un tel mécontentement" ».

    Car, rappelle le Soir, « lors d’un précédent sommet en décembre, les chefs d’État et de gouvernement s’étaient déjà entendu sur le prêt à l’Ukraine et Orban avait donné son accord. Mais hier, il a bloqué les fonds car Kiev refuserait apparemment de réparer un oléoduc endommagé par lequel transite le pétrole russe vers la Hongrie ».

    « Toutes les tentatives pour convaincre Orban de revenir sur sa décision ont échoué », constate Die Welt, qui cite les propos du chancelier allemand : « Ce qui s’est passé aujourd’hui est inacceptable » a estimé Friedrich Merz vers minuit. « Cela laissera des traces profondes et aura de graves conséquences ».

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  • À la Une: la multiplication des attaques contre les installations énergétiques du Golfe
    2026/03/19
    La guerre contre l’Iran menée par les États-Unis et Israël est entrée dans une nouvelle dimension ces derniers jours. En effet, pointe le Wall Street Journal, « l’escalade des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières du golfe Persique fait entrer cette guerre dans une nouvelle phase dangereuse qui menace d’aggraver la crise des approvisionnements énergétiques mondiaux ». Et le quotidien financier américain de préciser qu’ « Israël a frappé hier le joyau de l’industrie énergétique iranienne : le gisement gazier géant de South Pars, partagé entre l’Iran et le Qatar et de loin le plus important au monde. En représailles, l’Iran a mené deux attaques contre un important centre de triage gazier au Qatar, de l’autre côté du Golfe, et une salve de missiles sur Riyad, la capitale saoudienne, dont des débris ont atterri près d’une raffinerie ». Le Wall Street Journal affirme aussi que « Donald Trump a été informé à l’avance de la frappe israélienne sur South Pars et l’aurait approuvée, à la façon d’un avertissement signifié à Téhéran sur le blocus du détroit d’Ormuz ». Le cours du pétrole toujours plus haut… Reste que cette escalade pourrait bouleverser encore plus les échanges mondiaux de pétrole et de gaz… Toujours d’après le Wall Street Journal, « après l’attaque de South Pars, l’Iran a interrompu ses livraisons de gaz à l’Irak et les approvisionnements vers la Turquie pourraient être menacés. Ce qui pourrait entraîner des pénuries d’approvisionnement sur les marchés mondiaux ». Déjà « aux États-Unis, le prix moyen du carburant a augmenté de 20 % depuis le début de la guerre, constate Haaretz à Tel Aviv. Une hausse spectaculaire survenue précisément pendant les vacances de printemps, période où de nombreux Américains voyagent. Pour Trump, c’est une catastrophe politique, pointe le quotidien israélien. Le prix des carburants est un indicateur extrêmement sensible, surtout à l’approche des élections de mi-mandat, et particulièrement lorsque les électeurs – y compris les républicains – sont pour le moins mécontents de sa politique économique ». Vers une intervention terrestre ? Alors, « comment sortir du bourbier iranien ? », s’interroge le New York Times. Pour l’instant, l’escalade semble incontrôlable… et on assiste à une forme de fuite en avant… « Trump pourrait tenter de se sortir d’affaire en intensifiant les tensions », affirme le quotidien américain. Avec le déploiement de troupes au sol… En effet, rapporte le journal, « Trump a ordonné le déploiement de la 31e unité expéditionnaire des Marines depuis l’Indo-Pacifique, et l’une des possibles missions de ces quelque 2500 Marines serait la prise de l’île de Kharg, qui abrite une grande partie de l’industrie pétrolière iranienne. (…) Une autre option, poursuit le New York Times, consisterait pour les Marines à s’emparer de plusieurs îles contrôlées par l’Iran dans le détroit d’Ormuz afin de maintenir le passage ouvert. Mais, s’interroge le quotidien américain, si les Marines parvenaient à conquérir des portions de territoire iranien, que se passerait-il ensuite ? Si l’Iran ne cédait pas, les Marines continueraient-ils d’occuper le territoire iranien mois après mois, subissant des pertes causées par les missiles et les drones iraniens ? (…) Persister dans cette guerre vouée à l’échec risque de nous enfoncer encore davantage dans ce bourbier, soupire le New York Times. On a l’impression de revivre l’année 1965, lorsque Lyndon Johnson, face au fiasco de l’intervention américaine au Vietnam, a pourtant décidé d’intensifier la guerre ». L’Europe sous pression En fait, soupire le Guardian à Londres, « les États-Unis n’ont plus la moindre maîtrise du déroulement et du calendrier de cette guerre – les répliques iraniennes l’ont clairement démontré. Négocier un accord de bonne foi par des voies détournées et instaurer un cessez-le-feu unilatéral sera bien difficile, l’Iran n’ayant manifesté aucune volonté en ce sens ». Et pour leur part, pointe encore le Guardian, « les gouvernements européens peuvent avoir confiance en leur décision de ne pas s’impliquer dans le conflit, sauf pour soutenir la recherche d’un règlement négocié ». Certes, pointe Le Figaro à Paris, « les dirigeants européens n’ont aucune raison de venir en aide aux États-Unis et à Israël dans leur guerre contre l’Iran. Ils ne l’ont pas voulue et n’en ont pas été informés ». Mais après les pressions exercées par Trump pour s’engager à ses côtés, et « si les difficultés s’accumulent face à l’Iran, l’Europe en sera d’autant plus tenue pour responsable ». Et l’existence même de l’Otan pourrait être remise en cause. Et Le Figaro de conclure : « touchée mais pas ...
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  • À la Une: la bataille de Paris
    2026/03/18
    Ce sera l’un des plus grands duels du second tour des municipales en France : avec Rachida Dati à droite et Emmanuel Grégoire à gauche, les deux favoris pour le prestigieux fauteuil de maire de Paris. Et dans l’ombre, l’insoumise Sophia Chikirou, qui a décidé de se maintenir au second tour. « Une triangulaire sous haute tension », s’exclame Le Parisien. « Les électeurs de la capitale auront (donc) le choix entre trois bulletins de vote, dimanche. (…) Et il est fort probable que le nom du ou de la futur(e) maire de la capitale soit connu tard dans la soirée, au terme d’un scrutin serré ». Rachida Dati, seule candidate à droite… Le Figaro veut croire en sa victoire : « Non sans douleur, toute la droite a décidé de surmonter les contentieux et les rancunes pour insuffler l’esprit de victoire et permettre à Rachida Dati d’offrir l’alternance à Paris. (…) La droite, les pieds en dedans et le regard baissé, a longtemps regardé passer les défaites (…). C’est terminé, s’exclame Le Figaro. Après quatre mandatures, la gauche parisienne arrive à épuisement, la ville est ruinée, les familles s’éloignent, la saleté s’impose, l’insécurité s’installe. Le politiquement correct, qu’il soit végétalisé ou accompagné d’un point médian, ne fait pas une politique… » Quant à Emmanuel Grégoire, pointe Libération, « s’il a largement remporté dimanche dernier le premier tour, 13 points devant son adversaire LR Rachida Dati, la bataille est loin d’être gagnée ». Emmanuel Grégoire qui a accordé une longue interview au quotidien de gauche : « nous devons empêcher le pire, affirme-t-il. Et le pire commencerait par la victoire de Rachida Dati grâce au soutien de l’extrême droite ». Finalement, « son message est assez simple, commente Libération : alors que Rachida Dati a fusionné sa liste avec celle du centriste Pierre-Yves Bournazel, et que la candidate d’extrême droite Sarah Knafo s’est retirée de la course, les électeurs de gauche n’ont qu’une seule option pour poursuivre la politique de transformation de la capitale entamée il y a vingt-cinq ans. Trop simple ? Peut-être, répond Libération. Mais pas faux ». Israël-Liban : vers une guerre longue… À la Une également : la peur d’un « nouveau Gaza » au Liban… « Pour Israël, pointe Le Soir à Bruxelles, l’objectif déclaré est d’éliminer la capacité du Hezbollah à menacer les communautés du nord d’Israël. Cette fois, les autorités israéliennes veulent s’assurer que le mouvement chiite libanais soit mis hors d’état de nuire, après avoir réclamé le désarmement du Hezbollah après le cessez-le-feu de 2024. (…) Israël a rappelé environ 450 000 réservistes, signe annonciateur d’une invasion de grande ampleur ». Israël qui multiplie les références à Gaza, note le quotidien belge. Israël qui « a prouvé sa capacité à réduire à néant un territoire entier, dans l’enclave palestinienne ». Et de fait, on s’oriente vers un « conflit long », « peut-être plusieurs mois », estime L’Orient-Le Jour à Beyrouth, avec la création par l’armée israélienne d’une « zone tampon au Liban-Sud », avec « le feu vert des américains ». Et pour ce faire, rapporte encore le quotidien libanais, « le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, affirmait récemment que Tsahal devait "s’inspirer des opérations militaires menées à Gaza" ». Des opérations qui ont entrainé « la destruction massive d’habitations civiles dans l’enclave palestinienne ». L’ultime bataille ? En fait, « le gouvernement de Benjamin Netanyahu a apparemment tiré les leçons des invasions ratées des dernières décennies : il lui suffit de réessayer, mais avec encore plus de violence ». C’est du moins l’analyse du Süddeutsche Zeitung à Munich : « les politiciens et commentateurs israéliens souhaitent que le Liban devienne le nouveau Gaza. Ils sont en bonne voie ; en seulement deux semaines, près de 1000 personnes ont été tuées, dont de nombreux enfants, femmes et personnels médicaux. (…) Désormais, conclut le quotidien allemand, les deux camps, Israël et le Hezbollah, semblent rechercher l’ultime bataille. Leurs nombreux combats jusqu’à présent n’ont jamais désigné de vainqueur incontestable, seulement des perdants : les millions de Libanais qui ne veulent pas la guerre, pris en otages par le Hezbollah ». Enfin pour Haaretz à Tel Aviv, « l’option d’une présence militaire israélienne prolongée au Sud-Liban », serait une erreur. « Toute initiative militaire d’Israël doit s’accompagner d’une vision politique claire et s’inscrire dans un cadre diplomatique international. Il est nécessaire de renforcer l'armée libanaise en tant que force souveraine dans le sud du pays et, surtout, de définir un calendrier de retrait précis. ...
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  • À la Une: les Européens disent non à Trump
    2026/03/17
    « Hors de question d’être pris au piège dans la guerre que mènent les États-Unis et Israël contre l’Iran, s’exclame Le Monde à Paris. C’est en résumé l’état d’esprit des capitales européennes après la demande, avant-hier, de Donald Trump à ses alliés européens et asiatiques, de venir l’aider à rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz. Détroit bloqué par la République islamique en réplique aux bombardements des États-Unis et d’Israël. » « En effet, peste El Pais à Madrid, il s’agit d’une guerre que l’Europe n’a pas déclenchée, que ses citoyens et ses gouvernements rejettent massivement, et qui nuit à son économie, du simple fait du caprice du président américain. (…) L’Europe n’a pas abandonné Trump. C’est Trump qui a décidé d’agir ainsi. Il doit maintenant en assumer les conséquences, s’exclame le quotidien espagnol. Au lieu de s’entêter et de menacer ses alliés, il doit immédiatement trouver une issue à un conflit qui échappe à tout contrôle ». Pas de stratégie… Le New York Times s’en prend vertement à Donald Trump, empêtré dans ce conflit : « il a déclenché une guerre contre l’Iran sans expliquer sa stratégie au peuple américain ni au reste du monde. Il apparaît désormais qu’il n’avait peut-être aucune stratégie du tout ». En effet, précise le quotidien américain, « près de trois semaines après le début du conflit, Donald Trump ne semble toujours pas avoir de plan concret pour renverser le régime iranien, un objectif qu’il avait pourtant déclaré vouloir atteindre. Si son but est plus modeste, comme la saisie des matières nucléaires iraniennes, il n’a proposé aucune idée crédible pour y parvenir. De plus, pointe encore le New York Times, il n’a pas anticipé l’effet secondaire prévisible d’une guerre au Moyen-Orient : la perturbation des approvisionnements pétroliers, entraînant une flambée des prix et fragilisant l’économie mondiale ». La victoire ? Quelle victoire ? Comment sortir de ce bourbier ? Pour le Washington Post, plutôt que de poursuivre la guerre, « il serait peut-être plus judicieux de déclarer la victoire et de se retirer. Les Iraniens n’auraient aucun prétexte crédible pour poursuivre leurs attaques dans le Golfe une fois les bombardements terminés. Et déclarer la victoire ne serait pas un mensonge, affirme encore le quotidien américain. Trump a effectivement infligé un préjudice considérable au régime iranien. Son arsenal balistique a diminué de plus de 90 %. Et son guide suprême est mort ». Peut-être, mais l’objectif voulu par les Israéliens de renverser le régime des mollahs tomberait à l’eau… D’ailleurs, le même Washington Post révèle que les services secrets américains constatent qu’en fait le régime iranien a consolidé son pouvoir : « malgré les frappes aériennes dévastatrices, les services constatent un pouvoir à Téhéran certes affaibli mais plus intransigeant, soutenu par les puissantes forces de sécurité du Corps des gardiens de la révolution islamique ». En fait, rien de nouveau… « Ce renforcement du pouvoir en place en Iran était prévu, affirment encore les renseignements américains. On l’avait fait savoir à Donald Trump. » Qui n’en a tenu aucun compte… Les scénarios probables… Comment sortir de ce bourbier ? « Au 17e jour de guerre, tous les scénarios sont encore possibles, relève Le Figaro à Paris. Et d’abord celui qui, selon les analystes, est considéré comme le pire ou comme le meilleur : celui d’un arrêt des combats. Ceux qui le considèrent comme le pire soulignent qu’il permettrait au régime des mollahs de se maintenir au pouvoir. Les diplomaties européennes et arabes, qui l’appellent de leurs vœux, disent qu’il éviterait le "chaos" et l’"escalade régionale" ». Autre scénario, toujours d’après Le Figaro : « la chute du régime », mais on n’en prend pas le chemin, sauf surprise… « Personne n’avait prévu celle de Bachar el-Assad, en Syrie ». Et « entre ces deux scénarios, les experts envisagent d’autres chemins plus ou moins chaotiques, relève encore le quotidien français. D’un enlisement des Américains avec engagement de forces sur le terrain à une reprise des négociations avec un régime très affaibli en passant par une situation de guerre civile. Dans tous les cas de figure, conclut Le Figaro, cette nouvelle guerre annonce d’ores et déjà une transformation majeure du Moyen-Orient ».
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  • À la Une: les municipales en France, un second tour sous haute tension
    2026/03/16

    Le Soir à Bruxelles résume en quelques lignes la situation après le premier tour dimanche : « l’extrême droite et la gauche radicale bousculent l’ancien monde. Dans un paysage local jusqu’alors dominé par la droite et la gauche de gouvernement, le Rassemblement national progresse encore et la France insoumise crée la surprise. La question des alliances sera explosive au second tour. »

    « Décomposition, fragmentation, polarisation », soupire Le Figaro : « Après ce premier tour des municipales, aucun camp ne peut revendiquer de victoire claire, pointe le quotidien de droite. Emmanuel Macron rêvait de dynamiter le paysage partisan, il l’a atomisé. »

    À gauche, Libération constate également « un éclatement jamais vu des électorats : la faible participation et les très bons scores de l’extrême droite dans plusieurs villes dépeignent le malaise du pays à un an de la présidentielle. » Et « à gauche, le débat et le dépôt des listes pour le second tour promettent d’être très très compliqués. Car si les socialistes, alliés avec les écolos et le PCF, sont en position de conserver de nombreuses grandes villes, la France insoumise réalise de son côté de fortes poussées, portée par un électorat jeune et urbain. »

    « C’est un tournant », insiste Le Parisien. « Les résultats du premier tour confirment l’effondrement du bloc central et la progression des partis extrémistes. »

    Fatigue démocratique…

    Ouest-France revient sur la faible participation : « Moins de votants, mauvais signe : un constat s’impose, l’élection préférée des Français, avec la présidentielle, mobilise de moins en moins. La fatigue démocratique continue à grignoter les municipales. Et la défiance à l’égard des politiques, consommée à l’échelon national, semble devoir contaminer l’échelon local. »

    Enfin, tempère La Croix, « de ces urnes à moitié vides est tout de même sorti un résultat : 32 000 maires ont été élus dès le premier tour, essentiellement parce qu’il n’y avait qu’une ou deux listes dans la commune. C’est la France des champs. Loin des querelles d’appareils et des discussions d’états-majors, ces milliers d’inconnus sont les représentants du mouvement le mieux pourvu de France, le parti des sans-parti. »

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  • À la Une: la perspective d’une Troisième Guerre mondiale à l'ordre du jour
    2026/03/14

    Le Times pose d’emblée la question : « S’agit-il simplement d’une guerre du Golfe ? Ou du début de la Troisième Guerre mondiale ? » Rien n’est encore sûr, estime le quotidien britannique. Plusieurs questions restent en suspens, pour pouvoir dire qu’il s’agit d’une Troisième Guerre Mondiale notamment « le temps que durera la guerre », « la capacité des Iraniens à maintenir fermé le détroit d’Ormuz », ou encore « la capacité des États-Unis à maintenir l’approvisionnement en pétrole si la guerre s’éternise ».

    Le Monde, de son côté, ne parle pas de Troisième Guerre mondiale mais estime « qu’Israël et les États-Unis sont pris au piège d’un conflit asymétrique qui risque de durer, quinze jours de bombardements intensifs ayant provoqué de lourdes pertes pour le régime iranien et le Hezbollah, mais n’ayant pas mis fin aux ripostes sur Israël et les pays du Golfe, laissant entrevoir une guerre longue ».

    Le Monde a interrogé Andreas Krieg, spécialiste du Golfe au King’s College de Londres, qui énumère les points marqués par l’Iran depuis le début de la guerre : « Si vous pouvez faire monter les prix du pétrole, déstabiliser les marchés du gaz naturel liquéfié, inquiéter les assureurs, perturber le transport aérien et amener les investisseurs à se demander si le Golfe reste un environnement opérationnel prévisible, alors vous déplacez la guerre sur un terrain où l’acteur militaire le plus fort, est beaucoup moins à l’aise ».

    Médias sous pression

    Aux États-Unis, les médias sont priés de ne présenter cette nouvelle guerre du Golfe que sous des aspects positifs. La pression est de plus en plus forte sur les médias américains. Et c’est ni plus ni moins le chef de la Défense américaine, Pete Hegseth, qui est à la manœuvre, explique le Guardian. « Il tient à présenter l’opération comme un succès et critique vivement les journalistes qui ne la décrivent pas sous un jour favorable ».

    Lors d’une conférence de presse, vendredi, Pete Hegseth « a accusé les journalistes de minimiser les prétendus gains de Washington sur le champ de bataille », nous dit le quotidien britannique. Le secrétaire à la Défense s’en est particulièrement pris à CNN, déclarant : « Plus tôt David Ellison prendra les rênes de cette chaîne, mieux ce sera ». « Ellison, explique le Guardian, est un allié de Trump, favori pour racheter Warner Brod Discovery, la société mère de CNN… »

    Une élection à surveiller de près

    Les Français sont appelés aux urnes demain. « Municipales : dernier scrutin test avant la présidentielle », titre Le Figaro. « Concurrencés par le Rassemblement national et la France insoumise, qui les menacent jusque dans leurs fiefs, les Républicains et le Parti socialiste vont tenter de conserver leurs bastions », ajoute le quotidien français. « À un an de la présidentielle, le grand test municipal », titre, lui aussi, le quotidien Libération, qui met en avant la situation internationale. « Dans le contexte de tensions mondiales, et avec une présidentielle dans toutes les têtes, estime le journal, « ce cru 2026 revêt une importance particulière. Son issue pèsera lourd sur le paysage politique qui accompagnera le macronisme finissant ».

    Le quotidien La Croix, lui, publie une chronique de la philosophe Marie Grand, selon laquelle, « le vote, largement considéré comme l’acte démocratique par excellence, montre pourtant ses limites : la majorité peut se tromper, être manipulée, ou léser les plus fragiles. D’où l’urgence à défendre la délibération et l’État de droit, remparts contre les dérives majoritaires ». « La logique délibérative, précise encore la philosophe, vise à faire évoluer les préférences individuelles en élevant la compétence moyenne de l’électeur ». Pourra-t-il le faire grâce à l’intelligence artificielle ? Rien n’est moins sûr, et pourtant, selon Le Parisien, « un Français sur deux envisage de recourir à l’intelligence artificielle pour se renseigner sur la politique ». « Un phénomène qui n’est pas sans risque », remarque le journal.

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  • À la Une: le blocage du détroit d’Ormuz
    2026/03/12
    C’est un dessin de presse publié par Le Soir en Belgique : on y voit un couple d’Américains dans un supermarché portant des casquettes pro-Trump. Ce couple constate que les prix ont bien augmenté et il s’interroge : « Qu'est-ce qu’il fout Trump ? Il pourrait élargir le détroit d’Ormuz… » Et c’est bien là le problème, relève Le Monde à Paris… Ce détroit stratégique pour la circulation maritime, « ne mesure que 29 milles marins de large (54 kilomètres) entre les côtes de l’Iran et du sultanat d’Oman. Et les deux couloirs de navigation empruntés par les pétroliers sont encore plus étroits (environ 3,7 kilomètres chacun). En multipliant les attaques de navires dans la zone, Téhéran ferme de facto cette artère où transitent traditionnellement 20 % à 25 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié produits mondialement. Avec un objectif, pointe Le Monde : faire bondir les prix de l’essence et imposer un coût économique intolérable au président américain, Donald Trump. » « Des navires touchés et coulés : la bataille navale dans le détroit d’Ormuz a commencé », s’exclame la Repubblica à Rome. « Hier, les États-Unis ont annoncé avoir “neutralisé“ 16 mouilleurs de mines iraniens. Mais les Pasdaran ne l’ont pas entendu de cette oreille. Ils ont attaqué trois navires. (…) “Tout navire ou cargaison de pétrole appartenant à Israël, aux États-Unis et à leurs alliés sera considéré comme une cible légitime“, a tonné la Garde révolutionnaire : “pas un seul litre de pétrole ne traversera le détroit. Préparez-vous à payer 200 dollars le baril“. » Ça n’est que le début ? Et cette bataille navale devrait durer, pronostique le Wall Street Journal… « Les transporteurs maritimes se préparent à une fermeture prolongée de la voie navigable, où le trafic pourrait mettre longtemps à se rétablir même après la fin du conflit, pointe le quotidien économique américain. “Cela prendra du temps, affirme ce patron grec d’une entreprise spécialisée dans le transport du gaz naturel liquéfié. Il ne suffit pas que les hostilités cessent, il faut aussi que les armateurs constatent une réduction significative des risques pour les personnes à bord et pour les navires. Prenons l’exemple de la mer Rouge, poursuit-il : six mois après l’arrêt des attaques des Houthis, le trafic maritime n’est toujours pas revenu à la normale. Tout repose sur le sentiment de sécurité. Et nous en sommes encore loin“. » Une intervention terrestre ? Alors « comment protéger le détroit d’Ormuz ? », s’interroge le Times à Londres. « Ce détroit est un véritable enfer pour tout navire qui ose s’y aventurer. (…) Et le sécuriser ne sera pas chose facile, ni aujourd’hui, ni demain, préviennent les experts, car l’Iran y réfléchit et s’y prépare depuis des décennies. » En effet, pointe le Times, « l’Iran dispose de plus de 5 000 mines dans son arsenal et d’un millier de petites embarcations prêtes à les déployer. Pour de nombreux observateurs, en l’absence de changement de régime à Téhéran, il n’y a qu’un seul moyen de garantir le passage des navires : la présence de troupes au sol. Neutraliser pleinement les menaces des Gardiens de la révolution, telles que les batteries de missiles sur les côtes, les opérations de minage maritime ou les sites de lancement, exige une présence militaire soutenue à terre, qu’elle soit assurée par les forces partenaires ou par des opérations spéciales ciblées et limitées. Concrètement, précise encore le Times, la technologie et la puissance des navires de guerre peuvent contenir et gérer une crise en mer, mais la sécurité durable des points de passage maritimes critiques nécessite un certain contrôle à terre, même sans déploiement terrestre conventionnel à grande échelle. » Poutine… roi du pétrole ? Et pendant ce temps, spectatrice, la Russie se frotte les mains… C’est ce que souligne notamment Libération à Paris : « la flambée des prix du pétrole et du gaz est tout à son avantage. Surtout, cette nouvelle guerre, qui mobilise tant de ressources et vampirise l’espace médiatique, détourne l’attention occidentale, et notamment américaine, du front ukrainien. » Et Libération de poursuivre l’analyse dans son éditorial : « Déjà isolé sur la scène internationale, Poutine a perdu trois alliés de taille en une quinzaine de mois : Bachar el-Assad en Syrie, Nicolas Maduro au Venezuela et Ali Khamenei en Iran. Et pourtant, il est en passe de (re)devenir le roi du pétrole. Avec la paralysie du détroit d’Ormuz (…), les ressources énergétiques russes sont soudain convoitées par le monde entier. Et notamment par les Européens qui, manque de chance, venaient d’acter la fin de leurs importations de gaz russe afin de priver Moscou de revenus pour financer sa guerre en ...
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