エピソード

  • À la Une: Trump toujours plus riche
    2026/07/02
    « Entre un conflit au Moyen-Orient, qu’il a lui-même déclenché et dont l’issue n’est pas perçue comme favorable, une inflation galopante et un taux de popularité en baisse, Donald Trump traverse une période délicate (sur le plan politique), constate Le Figaro à Paris. En revanche, les affaires du businessman qu’il n’a cessé d’être, sont au beau fixe, s’exclame le journal. Le président américain a vu sa fortune presque tripler depuis son retour à la Maison-Blanche. Celle-ci est passée de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026, selon Forbes. L’information a été dévoilée avant-hier par le Bureau d’éthique gouvernementale. Comme ses prédécesseurs, le magnat de l’immobilier est en effet légalement obligé de faire la lumière sur son patrimoine et ses revenus une fois par an. Un garde-fou censé protéger le pays de la prévarication, pointe Le Figaro. Les 900 pages qui couvrent l’année 2025 démontrent pourtant une inquiétante confusion des genres entre les intérêts financiers de Donald Trump investisseur et Donald Trump, 47ᵉ président des États-Unis. » En effet, précise le Washington Post, « désormais, la majeure partie des revenus de Trump provient des cryptomonnaies et des activités connexes que son administration réglemente. » Interrogé par le journal, Lee Reiners, maître de conférences à l’université Duke, précise : « Depuis son retour au pouvoir, il gagne plus d’un milliard de dollars par an grâce aux cryptomonnaies, alors que son administration définit les règles de régulation de ces dernières. » Commentaire cinglant de Norm Eisen, ancien conseiller en éthique de la Maison-Blanche sous la présidence de Barack Obama, toujours dans le Washington Post : « Il s’agit d’une corruption d’une ampleur qui n’a que peu d’équivalents dans l’histoire mondiale. Cela s'explique, poursuit-il, par le fait qu’on n’a jamais vu auparavant un président prêt à monétiser pleinement le Bureau ovale. » À lire aussiDonald Trump a gagné plus d’un milliard de dollars dans les cryptos depuis son retour au pouvoir Retour de bâton politique ? « Même en supposant que tout cela soit légal, il s’agit d’une utilisation indécente de la présidence à des fins d’enrichissement familial », dénonce pour sa part le Wall Street Journal. « Difficile de croire que les fils Trump (qui gèrent la fortune familiale) auraient pu conclure les mêmes accords si leur père n’avait pas occupé le Bureau ovale. » Et le quotidien financier américain de prévenir : « Cela aura un coût politique pour les Républicains. Si les Démocrates reprennent le contrôle de la Chambre ou du Sénat en novembre, ils auront tout intérêt à enquêter sur les transactions de la famille Trump. Les accusations de corruption au sein du Parti républicain résonneront jusqu’en 2028 (prochaine année présidentielle). » Au sein de l’opposition démocrate, c’est le tollé. Pour Juliana Stratton, gouverneure-adjointe de l’Illinois et candidate démocrate au Sénat, citée par le Guardian à Londres, « l’avidité sans bornes de Trump est répugnante. Il utilise sa fonction de président pour amasser des milliards alors que les familles américaines peinent à subvenir à leurs besoins essentiels. » Gavin Newsom, gouverneur de Californie, affirme, lui, que ces révélations sur la fortune du président « montrent exactement » comment Trump a géré le marché des cryptomonnaies en s’enrichissant, alors que de nombreux investisseurs ont perdu de l’argent. À lire aussiÉtats-Unis: une loi historique pour encadrer les cryptomonnaies Trump s’est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs Enfin, ce commentaire du Monde à Paris : « Avec Donald Trump, le pari des Pères fondateurs sur l’exemplarité des présidents des États-Unis est perdu. Personne ne se hasardera à partir à la recherche des vertus d’une présidence associée à la corruption la plus évidente et à une soif d’enrichissement. (…) Avec l’accroissement constant du périmètre du pouvoir exécutif, sanctifié par une Cour suprême acquise au principe d’une présidence quasi impériale, et le mépris du droit et des faits, la dissolution de la notion de conflit d’intérêts constitue la signature de ce second mandat. Entouré de courtisans en quête de faveurs, contrairement au premier mandat au cours duquel il devait composer avec un entourage parfois capable de lui résister, Donald Trump s’est extrait des contraintes qui pesaient sur ses prédécesseurs. » Et Le Monde de rappeler cet avertissement lancé par Adam Schiff, élu démocrate chargé d’instruire le premier procès en destitution de Donald Trump, en janvier 2020 : « Les Pères fondateurs ne pourront pas nous protéger contre nous-mêmes si le droit et la vérité ne comptent plus. » À lire aussiProcès en destitution: ...
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  • À la Une: les Bleus inarrêtables
    2026/07/01
    « Inarrêtables », ce qualificatif, pour le moins élogieux et qui pourrait paraître arrogant, ne vient pas de la presse hexagonale mais de la presse américaine, en l’occurrence du New York Times. Le New York Times qui a été ébloui par la prestation de l’équipe de France hier soir qui a sorti hier la Suède, 3 à 0, en 16e de finale du Mondial. « Lors des premiers matchs à élimination directe, les rencontres se sont décidées sur le fil, souvent à un cheveu près, relève le quotidien américain. Le Brésil, le Canada et la Norvège ont tous inscrits dans les dernières secondes pour se maintenir dans la compétition. Le Maroc et le Paraguay ont, quant à eux, dû recourir aux tirs au but. Et puis vint la France, s’exclame le New York Times, l’équipe favorite entre toutes, surgissant du chaos pour nous rappeler à tous que les matchs de football peuvent se gagner avec ordre, sérénité et une domination totale. (…) Une véritable démonstration de force ». Alors, attention prévient le journal, « le plus grand danger pour les Bleus pourrait venir d’eux-mêmes, si un excès de confiance venait à ternir leur talent indéniable. Mais à ce stade, il est difficile d’imaginer un adversaire possédant la combinaison de puissance, de vitesse, d’équilibre et de technique nécessaire pour venir à bout de l’équipe de Didier Deschamps ». Et le New York Times de citer cette remarque de l’ancien international anglais Ian Wright à la chaîne britannique ITV : « on les regarde et on se demande : qui va pouvoir les arrêter ? » Qui ? « Qui pourra bien arrêter les Bleus ? », s’interroge également le Süddeutsche Zeitung à Munich. « Les Français étaient tout simplement trop forts. Hormis quelques rares incursions, les Suédois n’ont rien pu proposer face à leurs adversaires. (…) Mbappé et Barcola ont marqué et ont offert un spectacle parfois grandiose. Michael Olise, du Bayern Munich, s'est également illustré une fois de plus en tant que passeur décisif. (…) Les Bleus se rapprochent de plus en plus du titre mondial ». « Une véritable leçon de football », renchérit le Guardian à Londres. « Ce sont des matchs comme celui-ci qui marquent une Coupe du Monde. (…) À ce stade, poursuit le quotidien britannique, il est difficile d’imaginer une équipe championne du Monde, autre que celle de Didier Deschamps, et on sent bien que les Bleus n’ont pas encore atteint leur apogée ». Et plus si affinités ? La presse française n’est pas en reste… « Très haut potentiel », lance L’Equipe en première page. « Heureux les enfants qui auront eu la permission d’une heure du matin, s’épanche le quotidien sportif, pour voir de leurs yeux la magie en action de Michael Olise, ses passes de soie, sa manière d’inventer des espaces, au service des autres, du mouvement général et de la beauté, mais aussi au service de Kylian Mbappé, qui a retrouvé ses semelles de vent, c’est une certitude, en maintenant ses statistiques affolantes. L’un est meilleur passeur de la Coupe du monde (5 passes décisives), l’autre co-meilleur buteur avec un ancien coéquipier en club, Lionel messi (6 buts), et l’équipe de France est en huitièmes de finale de la Coupe du monde, comme elle en a l’habitude sous l’ère Didier Deschamps, qui sera sélectionneur pour quatre jours encore, et plus si affinités ». « Cœurs bleus », s’extasie Le Parisien, avec cette photo de Didier Deschamps serrant dans ses bras Kylian Mbappé, auteur une nouvelle fois d’un doublé. « Les Bleus récitent leur football sur le bout des Suédois », ironise Libération. « Le récital de l’équipe de France, portée par un quatuor offensif à l’unisson », constate Le Monde. « Des buts, du génie et du sérieux », renchérit Le Figaro. « Prochaine étape, pointe le journal : le Paraguay, tombeur surprise de l’Allemagne. Ce sera samedi 4 juillet à Philadelphie, jour du 250e anniversaire de l’Indépendance des États-Unis. Une autre belle journée pour continuer à écrire l’histoire ».
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  • À la Une: la recherche des disparus au Venezuela
    2026/06/30
    Les familles de disparus se relaient sans répit pour tenter d’extraire leurs proches des décombres. Près d’une semaine après le terrible double séisme qui a ravagé des régions entières au Venezuela, « la colère s’empare des habitants, écrit Le Temps à Genève. Tandis que les probabilités de retrouver des survivants s’amenuisent, les Vénézuéliens considèrent que les secours ont trop tardé et en font porter la responsabilité à leur gouvernement ». « La colère commence à remplacer le chagrin », écrit également El Pais à Madrid. Le dernier bilan fait état de plus de 1700 morts. Et une puissante réplique hier a semé la panique parmi les habitants qui se sont tous retrouvés de nouveau dans la rue. « Les habitants se sentent abandonnés, épuisés et impuissants », poursuit le quotidien espagnol. Un sentiment d’abandon, c’est aussi ce que retient le journal Le Monde qui raconte les fouilles à mains nues de familles qui cherchent leurs proches. « Les secouristes qui sont venus n’ont rien tenté. Ils disent que c’est trop dangereux. Mais nous, on continue », raconte Mauro au quotidien français. Lui, cherche sa tante dans les décombres d’un immeuble, il « a entendu à l’aube des appels provenant du sous-sol ». Les familles des disparus campent autour des décombres. Elles ne veulent pas abandonner leurs proches car s’ils s’en vont, ils craignent que les autorités décrètent « l’arrêt des recherches ». « Redresser le Royaume-Uni » Dans la presse également, le Royaume-Uni où Andy Burnham, aux portes du pouvoir, a dévoilé hier les grandes lignes de son programme hier. Après la démission du Premier ministre Keir Starmer, il est son probable successeur. Dans un discours programmatique, il a affiché son « ambition de redresser le pays », écrit le Guardian. Pouvoir d’achat, construction de logements sociaux, rééquilibrage du système éducatif entre les enseignements universitaires et techniques. « L’espoir était un thème récurrent de son discours », note le média britannique. Andy Burnham veut aussi « décentraliser » le pouvoir, indique le Times. « Sa proposition phare ? Créer un ‘n°10 du Nord’, en référence à l’adresse de la résidence officielle du Premier ministre au 10 Downing Street à Londres, note la Croix. Il souhaite installer une partie des services gouvernementaux à Manchester afin de drainer davantage de moyens et d’investissements vers le Nord, région défavorisée du pays », poursuit le quotidien français qui rappelle que Manchester est la « boussole d’Andy Burnham ». Il occupait jusque-là le poste de maire de la troisième ville du pays. Régulariser les migrants illégaux Le gouvernement espagnol a lancé le 15 avril dernier une procédure qui doit aboutir à la régularisation de 500 000 sans-papiers. Ce mardi 30 juin marque la date limite pour déposer un dossier. Si les autorités attendent la fin officielle de la période de dépôts pour communiquer sur le nombre de procédures enclenchées, le nombre de dossiers déposés a explosé selon la presse espagnole. Ils pourraient atteindre 1 million 300 mille selon El Pais qui précise que si le dossier est jugé recevable, « les autorités ont ensuite trois mois pour traiter chaque demande ». Mais cette procédure est-elle conforme avec le droit européen ? Pas sûr, selon un arrêt de la Cour suprême espagnole qu’a pu obtenir El Mundo, la juridiction alerte sur le risque que cette procédure ne soit pas conforme au Pacte asile et immigration notamment. Les déboires de l’équipe de foot allemande En Allemagne, « il est temps de nommer un nouvel entraîneur », titre Die Welt. Le parcours de l’Allemagne en Coupe du monde de football s’est achevé hier par une défaite aux tirs au but face au Paraguay. Pour Die Welt, « il ne s’agit pas seulement d’un fiasco sportif mais aussi de l’échec d’un sélectionneur national incapable de tenir ses promesses ». Julian Nagelsmann avait déclaré que le titre de champion du monde était son objectif, rappelle le journal allemand mais il n’y est pas parvenu. « L’Allemagne n’a livré aucune prestation convaincante lors de cette Coupe du monde, (…) elle n’a même pas atteint les huitièmes de finale, comme en 2018 et 2022 », écrit la Süddeutsche Zeitung qui y voit aussi les dernier pas de Nagelsmann à la tête de l’équipe nationale.
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  • À la Une: encore un week-end de tension dans le Golfe
    2026/06/29
    « Les États-Unis et l’Iran ont convenu de cesser leurs attaques mutuelles », selon le site américain Axios. Le cessez-le-feu en vigueur depuis une dizaine de jours a déjà « été fragilisé par la reprise des frappes des deux côtés et la menace du président américain Donald Trump de relancer la guerre et de "terminer le travail" ». « C’est une danse au bord du précipice à laquelle il va falloir s’habituer, écrit Libération. Tout au long du week-end, les États-Unis et l’Iran ont joué à se faire peur en échangeant des missiles, drones et amabilités par voie de communiqués interposés ». Mais les deux États se sont « bien gardés de dépasser un point de non-retour », poursuit le quotidien français. À Rome, la Repubblica n’est pas aussi optimiste. « Le régime iranien répare les dégâts causés par les bombardements » américains. Samedi, les États-Unis ont mené des frappes sur des sites qui avaient déjà été visés. « Les antennes nécessaires au guidage des drones et à la coordination des vedettes d’attaques » avaient déjà été mises hors service en mars et début juin, rappelle le média italien. Elles ont donc été reconstruites depuis. Et « la riposte lancée contre les bases américaines à Bahreïn et au Koweït est également significative », analyse le quotidien. En raison de « l'utilisation des missiles balistiques les plus modernes (…) qui étaient restés cachés pendant le conflit. » Visite du Sultan d’Oman en France La situation dans la région sera au cœur des discussions entre le sultan d’Oman et le président français. Il doit être reçu ce lundi à l’Élysée. Oman, c’est ce petit État du Golfe, de l’autre côté du détroit d’Ormuz en face des côtes iraniennes. Le sultanat a joué les médiateurs entre Téhéran et Washington avant le début de la guerre. Pour l’Iran, les navires empruntant le détroit devraient désormais s’acquitter d’un droit de passage. Lors de cet entretien aujourd’hui, « Emmanuel Macron cherchera à dissiper le flou que Mascate entretient sur l’avenir de la gestion du détroit d’Ormuz avec l’Iran », écrit le Figaro à Paris. Selon un diplomate omanais interrogé par le journal, « il n’y aura pas de droit de péage à Ormuz, comme le réclame l’Iran, mais peut-être le paiement de services ». Difficile d’y voir plus clair pour le moment. L’accord-cadre avec Israël divise le Liban L’accord-cadre entre les autorités israéliennes et libanaises « est contradictoire et impossible à appliquer », estime le président de la Chambre des députés, Nabih Berri dans les colonnes de L’Orient-Le Jour. Le chef du mouvement Amal, allié du Hezbollah, salue « les nombreuses voix qui ont émis des critiques contre ce texte », notamment le chef de la communauté druze, Walid Jomblatt. Nabih Berri estime qu’un courant politique hostile est en train de prendre forme. « Derrière l’affichage diplomatique d’un accord présenté comme historique, Beyrouth reste pris entre les exigences israéliennes, les calculs iraniens et les fragilités de son propre État », estime Libération qui indique qu’un député du Hezbollah a « déjà lâché le mot qui fait trembler les mémoires libanaises en évoquant une possible "guerre civile". Un vieux démon que l’accord, loin de dissiper pourrait aussi réveiller ». Notamment à cause d’un point de cet accord-cadre, selon le quotidien français, celui qui prévoit la « cessation de toute action dans les enceintes politiques ou juridiques internationales, (…) sans recours devant la justice internationale pour les crimes de guerre israéliens commis au Liban, il n’y aura ni réparation symbolique, ni réparation matérielle, susceptible d’être arrachée devant les tribunaux ». De drôles de mariages En Allemagne, des mariages en 15 minutes, c’est « la nouvelle offre surprenante de l’Église protestante » allemande, nous dit La Croix. Vendredi, près de 370 lieux de culte protestants ont participé à l’initiative « se marier facilement » en proposant « des cérémonies de mariage et des bénédictions ». « Lancée il y a trois ans par l’Église évangélique de Bavière », c’est la première fois cette année, que toutes les Églises protestantes allemandes y participaient. « La procédure est simple, raconte La Croix, un entretien de dix minutes avec le pasteur, le couple choisit deux titres de musique sur la liste proposée par l’organiste et sur lesquels ils entreront et sortiront de l’église. S’ensuit une cérémonie de dix minutes », et c’est réglé. Un nouveau type de cérémonie pour « proposer une solution aux personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas organiser une grande fête » mais qui souhaitent s’unir devant Dieu.
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  • À la Une: le Venezuela démuni face au double séisme
    2026/06/27
    « Au Venezuela, l'heure de la colère a sonné », annonce La Repubblica, qui a recueilli de nombreux témoignages sur place. Comme celui de cet homme qui raconte : « Voilà comment on travaille avec nos ongles. » « À mains nues et à la pelle, avec espoir et fatigue. Mais aussi colère et désespoir », commente le quotidien italien. Un autre témoin s'exclame : « On demande une équipe de secours qualifiée et des engins pour sortir les survivants des décombres. Où est le gouvernement ? » demande cet homme, à l'heure où les autorités sont vivement interpellées. Dans le Washington Post, Marian Da Silva Parra, avocate spécialiste des droits humains, signe d'ailleurs une chronique à charge contre le régime de Caracas et 27 ans de révolution chaviste, qui, dit-elle, « ont causé des ravages aux infrastructures essentielles, aux soins de santé et aux services d’urgence (…) alors que, selon les Nations Unies, environ cinq millions de Vénézuéliens souffrent de la faim ». « Où est passée la capacité de réagir ? » interroge encore l’avocate. « Une partie a été détournée », affirme-t-elle. Et elle constate : « Après la destitution de Maduro, les États-Unis n’ont pas démantelé le système qu’il avait mis en place, mais ils ont continué à faire affaire avec lui. » À lire aussiEN DIRECT - Double séisme au Venezuela: la présidente Delcy Rodriguez a été huée par les victimes Fardeau L’évolution de la guerre en Crimée retient l’attention du Wall Street Journal et du New York Times. Le quotidien new-yorkais remarque que « des semaines de frappes intenses menées par l’Ukraine ont bouleversé la vie en Crimée, à un degré jamais vu depuis l’annexion illégale de la péninsule par la Russie en 2014 », au point où les autorités locales ont déclaré l’état d’urgence, ce vendredi. « Les frappes ukrainiennes transforment la Crimée. D’atout précieux, elle devient un fardeau pour Poutine », titre de son côté le Wall Street Journal. « Au lieu d’être un succès historique, ajoute le quotidien américain, la Crimée est devenue pour Poutine un point de vulnérabilité qui pourrait compromettre sa capacité à poursuivre la guerre ». En effet, poursuit le Wall Street Journal, « la campagne ukrainienne qui se déroule avec plus de 100 frappes de drones par jour, a gravement perturbé la logistique de la Crimée, provoquant l’effondrement de ses infrastructures de transport et d’électricité au moment même où la saison touristique, principal moteur de son économie, commençait ». Selon l'universitaire russe Konstantin Sonin, professeur à l'université de Chicago, « il est clair que Poutine est totalement pris au dépourvu (...) et qu'il tente de trouver une réponse ». À lire aussiRussie, Crimée: les rives de la mer Noire sous la pression militaire de l’Ukraine Cocorico La victoire de la France sur la Norvège 4 buts à 1, à la Coupe du monde de football, fait l’admiration de la presse européenne et américaine. « Devant une large communauté d’expatriés, la France aplatit paisiblement la Norvège », titre Le Temps. « De quoi ravir les près de 200 000 Français vivant aux États-Unis », ajoute le quotidien suisse. Des expatriés français enthousiastes, même s’ils ont dû, nous dit Le Temps, « payer 80 dollars », pour se rendre au stade de Boston. En Une du New York Times, une photo de Kylian Mbappé, en plein effort. Le quotidien américain est admiratif et rend hommage à un autre joueur, s'exclamant : « Ousmane Dembélé inscrit un triplé sensationnel en première mi-temps, permettant à la France de battre la Norvège 4 buts à 1 et de s’assurer la première place du groupe 1 à la Coupe du Monde. » Il faut tout de même dire que l’équipe norvégienne était essentiellement composée de remplaçants. « La France, estime d'ailleurs le Times, a ridiculisé la décision présomptueuse de Solbakken (le sélectionneur norvégien) de laisser de côté sa meilleure équipe ». Enfin, côté français, le journal L'Équipe est aux anges… et voit « un grand bleu à l’horizon ». Quant au Parisien, il conseille aux Tricolores de « ne pas s'enflammer » et de « rester concentrés », avant la rencontre avec la Suède, en 16e de finale. ► À lire aussi : notre dossier spécial Coupe du monde 2026
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  • À la Une: la désolation au Venezuela après un double tremblement de terre
    2026/06/26
    Les photos de bâtiments effondrés, d’habitants blessés ou choqués, font la Une de plusieurs journaux européens et de quelques journaux américains comme le New York Times, qui s’est rendu sur place et a recueilli des témoignages, notamment celui de Yorliana qui a entendu des coups près de son immeuble effondré, pensant « que son petit ami était piégé à l’intérieur ». Mais, dit-elle, « il n’y a ni secouristes, ni pompiers, ni médecins. Alors les habitants creusent au milieu des murs effondrés, des fils électriques emmêlés et de la poussière ». Le Times s’est lui aussi rendu sur place, et a rencontré des rescapés, une femme notamment, dont la fille est piégée dans un immeuble de 12 étages. « Il y a des gens en vie là-dedans, explique-t-elle, mais personne ne vient les sauver ». Au-delà des témoignages, les journaux s’intéressent à la réaction des autorités de Caracas. « Le Venezuela se tourne vers les États-Unis pour obtenir leur aide », souligne le Times, à Londres, alors qu’à Madrid, El Païs juge que le séisme au Venezuela « met à l’épreuve "la doctrine Donroe" de Trump en Amérique Latine », doctrine qui « situe la région comme sa principale sphère d’influence ». Il faut dire, rappelle El Païs, que les États-Unis « maintiennent le pays caribéen sous leur tutelle depuis l’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolas Maduro le 3 janvier dernier ». Les États-Unis qui ont annoncé jeudi « l’envoi de 150 millions de dollars d’aide » et la mobilisation de navires et d’avions. El Nacional, l’un des principaux journaux du Venezuela, souligne de son côté que « les États-Unis ont allégé les sanctions financières imposées au Venezuela », auquel « ils ont réaffirmé leur soutien ». Attaques hybrides Le Guardian publie des révélations sur une éventuelle « provocation » russe. Selon différentes sources, citées par le quotidien britannique, la Russie « préparerait une possible "provocation", dans les Pays-Baltes ou en Pologne. Le Kremlin pourrait ainsi tenter de tester la cohésion de l’Otan alors que la Russie subit une pression croissante de l’Ukraine ». C’est la Lettonie qui a, la première, tiré le signal d’alarme. « Selon les services de renseignements lettons, la Russie n’est pas en mesure d’ouvrir un second front, mais elle envisagerait des attaques hybrides, avec des missiles ou des drones, ou encore d’autres actions destinées à envoyer un message : cessez de soutenir l’Ukraine, sinon vous aurez des problèmes ». À l’Otan, une « source politique de haut rang » estime ainsi que « Poutine pourrait vouloir tester le soutien américain à certains des plus petits membres de l’Otan - Estonie, Lettonie et Lituanie – dans un effort désespéré de tenter le tout pour le tout ». En effet, souligne le Guardian, « ces déclarations interviennent à un moment où l’avancée de la Russie en Ukraine est au point mort ». Inquiétude Enfin, en France, c’est toujours la canicule qui fait les gros titres de la presse. Et l’on commence à parler des victimes, des morts, des hôpitaux débordés. « L’hôpital est déjà "saturé" alors que la canicule s’installe », titre Le Parisien, qui précise : « Pour tenter de soulager les hôpitaux au bord de la rupture, le gouvernement veut "libérer" les lits qui peuvent l’être », pour faire de la place aux patients souffrant des fortes chaleurs ». Le Monde, lui aussi fait part de son inquiétude : « Après sept jours de canicule, des hyperthermies, des malaises cardiaques et de premiers décès : les hôpitaux publics "à un point de basculement" ». Quant au journal en ligne Mediapart, il observe que « les organismes les plus fragiles décompensent » et que « la situation à l'intérieur des hôpitaux inquiète, car la moitié d'entre eux ne sont pas climatisés ».
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  • À la Une: la canicule s’étend en Europe
    2026/06/25
    La presse européenne commente très largement cette chaleur qui nous écrase depuis le début de la semaine et pour quelques jours encore. Une chaleur qui s’étire un peu plus vers l’Est depuis deux jours. Et en Belgique, Le Soir s’étonne du manque de réaction des autorités. Le journaliste considère que le message des gouvernements aux Belges écrasés par la chaleur est : « Débrouillez-vous ». La journalise s’étonne que quand on leur parle de l’isolation des logements, des lieux publics et des crèches, de la végétalisation des espaces urbains, des cours d’école et des toits, le pouvoir n’ait que pour seule réponse un « circulez, il n’y a rien à voir », qui défie la science. Aux États-Unis, le scandale des algues ne se tarit pas « Pourquoi le problème des algues de Donald Trump est bien plus important que le simple bassin réfléchissant ? ». C'est le titre de cet éditorial du Washington Post. « Dans sa lutte pour débarrasser l'eau des algues près du Lincoln Memorial, le président a négligé les véritables causes de ces proliférations d'algues », écrit le journal. Pollutions, engrais, développement humain, le miroir d’eau est le reflet des problèmes de notre époque. « Les conséquences pourraient être graves, car les problèmes posés par les efflorescences algales vont bien au-delà de l'aspect esthétique. Le bassin réfléchissant est le signal d’alarme ». Donald Trump, tout près de ce bassin, a lancé les célébrations des 250 ans de l’indépendance américaine. Pas vraiment au goût du correspondant du quotidien français Le Monde, Piotr Smolar, qui décrit un rassemblement aux allures de meeting de campagne. « La confusion des genres étant le trait premier de l’administration Trump 2, écrit le journaliste, ces célébrations ne pouvaient échapper à cette règle. Elles auraient pu être un moment d’apaisement, de communion civique autour des pères fondateurs du pays et de valeurs consensuelles. Au lieu de cela, Donald Trump a choisi de politiser cette succession d’événements, au sens partisan du terme, et de les exploiter au service de sa propre gloire. Il a sciemment confondu un culte personnel et l’hommage d’une nation à ses origines ». Des Talibans à Bruxelles L’image n’a pas échappé à El Pais en Espagne. Là encore, grosse colère de l’éditorialiste du grand quotidien madrilène. « Les invités de l’Union européenne sont des représentants d'un régime coupable de crimes contre l'humanité par son traitement des femmes. En Afghanistan, les femmes ont aujourd'hui moins de droits que les animaux. Et pourtant, Bruxelles les a jugés légitimes pour discuter de migration. Bafouer ses principes pour apaiser l'extrême droite n'est jamais une bonne idée », estime l’éditorialiste qui souligne que cette visite d’une délégation des talibans à Bruxelles avait lieu alors que la France célébrait Marc Bloch mardi. « L’Union européenne a été fondée sur ces principes de justice, d’égalité et de droit, que Marc Bloch a défendus tout au long de sa vie et de son œuvre, et pour lesquels il a donné sa vie. Négocier avec les talibans constitue une trahison de ces idéaux », considère El Pais. Le général de Gaulle : un modèle pour les dirigeants européens ? C’est ce que semble suggérer le correspondant du Guardian à Paris. « Dans quelle mesure avons-nous sacrifié notre marge de manœuvre politique sur l'autel de contraintes illusoires ? ». C’est la question que se pose le journaliste anglais après être allé voir le film, La Bataille de Gaulle, une fresque en deux parties actuellement au cinéma. L’isolement et l’obstination du général inspire le journaliste. « Lorsque l'histoire nous présente des exemples de réussite malgré l'adversité, nous les vénérons. Nous érigeons en figures légendaires ceux qui, à partir de rien, parviennent à transformer le monde. Puis, face à notre monde actuel, nous déplorons l'impossibilité d'accomplir une véritable transformation ». Climat, pauvreté, le journaliste dresse une liste des sujets face auxquels les dirigeants actuels restent immobiles et impuissants. « Nous avons tout simplement admis que nous ne pouvons pas faire l'histoire ».
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  • À la Une: la canicule en Europe de l'Ouest
    2026/06/24
    Le sujet préoccupe une grande partie de la presse européenne. « Du soleil comme s'il en pleuvait », écrit joliment Le Soir à Bruxelles. En Belgique, les températures vont battre des records ce mercredi. C'est le cas également en Grande-Bretagne, où The Guardian s'inquiète des fortes chaleurs en France, racontant notamment les fermetures de monuments emblématiques de Paris comme la tour Eiffel ou le musée du Louvre, contraints de fermer plus tôt que prévu. De l'Espagne à l'Allemagne, une zone rouge « d'une extension géographique exceptionnelle », souligne Le Monde. Le quotidien français explique que l'Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, et que cet effet est encore plus marqué pendant les vagues de chaleur. À lire aussiCanicule: l'Europe est largement touchée mais la France souffre particulièrement Climatisation : un débat très vif en France Libération raconte comment la droite tombe à bras raccourcis sur la gauche, et en particulier sur les écologistes anti-clim. Libé cite le patron des Républicains, Bruno Retailleau, écrivant sur X : « Certains pensent que la climatisation est une mauvaise solution. Il s'agit d'un discours arriéré. Ça suffit, l'écologie décroissante ! ». On trouve également un député du Rassemblement national fustigeant ce qu'il nomme un « obscurantisme décroissant écolo-macroniste ». Tous oublient, signale Libération au passage, que la patronne des Verts, Marine Tondelier, a elle-même reconnu qu'il y a des endroits où l'on ne peut plus se passer de climatisation. « Il faut en urgence en installer, dit-elle, dans les services publics et les hôpitaux ». À lire aussiPeut-on se passer de la climatisation? Au Liban, L'Orient-Le Jour s'inquiète de la résignation d'une partie de l'opinion « La résignation ne fait pas une nation ». C'est le titre d'une tribune signée Rita Sassine, rédactrice en chef en charge du service politique du journal. Elle s'y demande si les Libanais ont encore un projet pour eux-mêmes. Ce qui préoccupe la journaliste, c'est de voir une partie de l'opinion et de la classe politique libanaise se réjouir bruyamment de l'accord Iran/États-Unis conclu la semaine dernière, et de voir fleurir au Liban des affiches à l'effigie du guide suprême iranien et de son père. C'est profondément dérangeant, écrit-elle. Elle y voit un parfum de défaite flottant sur le Liban, et le véritable danger : la tentation grandissante de conclure que rien ne changera jamais et que toute tentative de construire un État souverain est condamnée à l'échec.
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