エピソード

  • À la Une: les véritables intentions américaines pour la paix en Ukraine
    2025/11/29

    « Faire de l’argent, pas la guerre : tel est le véritable plan de Trump pour la paix en Ukraine », annonce le Wall Street Journal, selon lequel « le Kremlin a présenté à la Maison Blanche une stratégie de paix par le commerce », « stratégie à laquelle le président Trump et son envoyé spécial Steve Witkoff ont adhéré, pour la plus grande consternation de l’Europe », poursuit le quotidien américain. Le Wall Street Journal raconte ainsi que lors d’une rencontre à Miami Beach, le mois dernier, « Steve Witkoff, promoteur immobilier milliardaire devenu envoyé spécial de Donald Trump, Kirill Dmitriev directeur du fonds souverain russe et négociateur choisi par Vladimir Poutine, ainsi que Jared Kushner, le gendre du président, se sont retrouvés pour élaborer en secret une stratégie pour sortir la Russie de l’isolement économique, avec des entreprises américaines prioritaires, pour devancer leurs concurrentes européennes et ainsi bénéficier des dividendes ».

    Visiblement, les Américains et les Russes ont de l’appétit. Il est notamment question « d’une reconstruction de l’Ukraine par les États-Unis » ou encore « d’une association entre les entreprises américaines et russes pour exploiter les vastes richesses minières de l’Arctique. » Conclusion du Wall Street journal : « Le tableau qui se dessine est celui de chefs d’entreprise, œuvrant hors des circuits diplomatiques traditionnels pour consolider un accord de paix par le biais d’opérations commerciales ».

    Des nouveau-nés dans le froid et la pluie

    Le journal La Croix publie un article sur l’hiver à Gaza. « À Gaza, les habitants sont dans l’eau, le froid et l’abandon », titre le quotidien français. « À l’aube d’un troisième hiver marqué par les déplacements, les destructions et une aide humanitaire résiduelle, les Palestiniens de Gaza subissent depuis plusieurs jours les conséquences d’une pluie froide qui rend invivable le quotidien sous des tentes ou dans des immeubles en ruines » poursuit le journal qui a interrogé Caroline Seguin, coordinatrice de Médecins sans Frontières, sur place depuis cinq semaines. Elle explique : « Comme l’armée israélienne occupe encore 50% du territoire, la population n’a pas d’autre choix que de rester dans des zones inondables. C’est la misère et le désespoir ».

    « La situation est d’autant plus préoccupante », nous dit la Croix, « que la Bande de Gaza enregistre actuellement un pic de naissances, correspondant au cessez-le-feu d’il y a 9 mois. » La coordinatrice de Médecins sans Frontières s’inquiète : « Tous ces nouveau-nés vont passer des mois dans le froid et la pluie. Je ne sais pas quelles conséquences cela va avoir sur la mortalité infantile, d'autant qu'il y a beaucoup de prématurés à cause de la malnutrition des femmes enceintes. »

    Trafic perturbé

    Des perturbations à prévoir dans le ciel : 6 000 Airbus A320 sont rappelés pour une modification technique. Toute la presse européenne en parle ce matin. « 6 000 A320 doivent arrêter immédiatement les vols pour changer d’urgence un logiciel de commandes vulnérables aux radiations solaires », explique le Parisien. C’est à la suite d’un incident survenu le 30 octobre que ce rappel a été décidé. Le Monde raconte : « Un A320 de Jet Blue était en phase de croisière entre Cancun, au Mexique, et Newark aux États-Unis, lorsque l’appareil a soudainement piqué vers le bas, sans intervention des pilotes », qui ont tout de même réussi à poser l’avion à Tampa, en Floride.

    La solution pour remédier à cette situation, « consiste principalement à revenir à une version antérieure du logiciel et c'est relativement simple », explique le Guardian, à Londres. Selon le Soir, à Bruxelles, ce changement de logiciel « ne prendra que quelques heures », pour la plupart des avions. Mais il aura bien sûr des conséquences sur le trafic. Air France a annulé 35 vols dès vendredi soir. Un mauvais moment à passer pour les voyageurs et pour l’avion le plus vendu au monde.

    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: l’attaque contre deux membres de la Garde nationale à Washington
    2025/11/28

    L’information est à la Une de la presse américaine : l’une des deux soldats de la Garde nationale grièvement blessée par un Afghan, est décédée des suites de ses blessures. Mais c’est au tueur que s’intéresse particulièrement le New York Times : « Rahmanullah Lakanwal faisait partie des Afghans arrivés aux États-Unis, après la prise de pouvoir des Talibans en Afghanistan ». « Il avait 5 ans, lorsque l’armée américaine a envahi l’Afghanistan, après les attentats du 11 septembre 2001. Jeune homme il s’est ensuite engagé dans "une unité zéro", une force paramilitaire afghane qui travaillait avec les Américains », raconte le New York Times, selon lequel ces unités étaient « spécialisées dans les raids nocturnes et les missions clandestines. Les responsables talibans et les ONG de défense des droits humains, les appelaient les "escadrons de la mort" ». Selon Human Rights Watch, ces unités étaient « responsables d’exécutions extra-judiciaires, de disparitions forcées ou encore de frappes aériennes aveugles ». Ce qui, selon l’un de ses amis d’enfance, aurait conduit Rahmanullah Lakanwal, à souffrir « de problèmes de santé mentale ».

    Engagée dans la Garde nationale

    Le Washington Post, de son côté, s’attarde sur le destin de la jeune Sarah Beckstrom, la jeune femme de la Garde nationale, décédée à la suite de ses blessures.« Elle avait 20 ans et s’était engagée dans l’armée juste après le lycée », écrit le quotidien américain qui poursuit : « Il y a deux ans, la vie de Sarah Beckstrom commençait à peine. Elle vendait des billets à prix réduit pour le bal de fin d’année (…) l’adolescente s’était engagée dans la Garde nationale en juin 2023 (…) À la mi-août, la jeune fille avait rejoint la Garde nationale à Washington, dans le cadre du plan du président Donald Trump, pour lutter contre la criminalité dans la ville ». Donald Trump qui entouré des parents de Sarah Beckstrom, a parlé « d’une personne incroyable, exceptionnelle à tous points de vue ».

    Deux Palestiniens tués

    Au Proche-Orient, la vidéo de deux Palestiniens tués par des militaires israéliens, pose question. « Les forces israéliennes ont filmé l’exécution par balle de deux palestiniens qui s’étaient rendus dans la ville de Jenine, en Cisjordanie », titre Haaretz. Vidéo que l’on peut voir sur le site du journal israélien, qui reprend les images diffusées dans un premier temps par la chaîne d’information égyptienne Al-Ghad. « On voit les deux palestiniens quitter un immeuble du quartier de Jabal Abu Dahia, les mains levées », poursuit Haaretz.

    « Après les avoir maîtrisés, les policiers leur ordonnent de s’allonger à l’entrée du bâtiment, puis les abattent à bout portant ». Selon des témoins oculaires interrogés par Haaretz, « l’un d’eux qui était au sol, a tenté de se relever et fait un mouvement suspect. C’est alors que les militaires ont tiré ». Le Times of Israël, affirme, lui, que les deux hommes décédés (…) « étaient recherchés pour leur implication présumée dans des attentats à la bombe et des attaques contre des soldats israéliens ».

    Privilégier la prévention

    Enfin, à Hong Kong, les experts s’interrogent après l’incendie meurtrier qui a ravagé un complexe résidentiel. « Il s’agit de l’incendie le plus meurtrier qu’ait connu Hong Kong ces dernière décennies », rappelle le South China Morning Post. « Le constat est dramatique », ajoute le journal basé à Hong Kong : « Il n’existe aucune technique au monde capable de lutter contre les incendies dans les immeubles de grande hauteur » explique un expert qui ajoute : « Les capacités humaines sont dépassées (...) Il serait plus judicieux de se concentrer sur les causes de l’incendie, et se demander pourquoi il s’est propagé si rapidement ».

    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: les tours infernales à Hong Kong
    2025/11/27
    Les photos des sept immeubles de 31 étages en feu dans le quartier de Tai Po à Hong Kong sont partout ce matin dans les journaux. Une véritable scène de guerre. Des flammes rouges et une épaisse fumée noire. Sur le site du China Morning Post, notamment, l’image de cet homme, levant les bras au ciel, devant les tours en feu. « Wong, 71 ans, fond en larmes, commente le journal, il explique que sa femme est prise au piège des flammes. Submergé par la peur, il reste impuissant, incapable d’agir ». Le bilan est terrible, pointe le quotidien hongkongais : au moins 44 morts dont un pompier et 279 personnes disparues. Bilan qui n’est que provisoire… Ce matin, poursuit le China Morning Post, « les flammes qui ravageaient quatre des sept immeubles ont été maîtrisées, tandis que les trois autres sont toujours en feu dans les étages supérieurs. Les opérations de sauvetage se poursuivent et des victimes sont toujours extraites des bâtiments ». Bambou et polystyrène… Comment le feu s’est-il déclaré ? Pour l’instant, pas de réponse… peut-être une cigarette mal éteinte… Les immeubles étaient en cours de rénovation. Et « il semblerait, pointe le journal, que l’incendie se soit propagé entre les bâtiments par les échafaudages en bambou qui les recouvraient. Le bambou, couramment utilisé dans les travaux de construction à Hong Kong, est apprécié pour sa robustesse, sa légèreté, sa flexibilité et son faible coût, malgré sa forte inflammabilité, contrairement au métal ». Par ailleurs, indique encore le China Morning Post, « les policiers ont découvert que des plaques de polystyrène hautement inflammables recouvraient les fenêtres des ascenseurs à chaque étage. Selon les autorités, ces plaques ont contribué à la propagation rapide de l’incendie dans les immeubles et à l’embrasement des appartements par les couloirs. De plus, les filets et bâches utilisés à l’extérieur des bâtiments n'étaient pas conformes aux normes de sécurité incendie. Trois personnes, dont deux directeurs et un consultant de l’entreprise chargée de la rénovation des bâtiments, ont été arrêtées pour homicide involontaire ». États-Unis – Russie : Witkoff conspué… À la Une également, encore et toujours Steve Witkoff, l’émissaire de Donald Trump… « Le pantin de Poutine », s’exclame Libération à Paris en première page. Libération qui revient sur les échanges téléphoniques de Steve Witkoff avec le conseiller diplomatique russe Iouri Ouchakov. Des échanges qui « illustrent, s’il en était encore nécessaire, pointe le journal, les coulisses peu reluisantes du soi-disant plan de paix de Donald Trump pour l’Ukraine ». Libération qui s’interroge : « qui a fait fuiter » ces conversations téléphoniques ? « Un autre conseiller de Trump agacé par la place prise par Witkoff ? Un service de renseignement américain ou européen effaré par la façon dont les Américains abandonnent l’Ukraine aux Russes ? Voire les Russes (eux-mêmes), pour ajouter toujours plus de chaos au chaos ? En tout cas, estime le journal, cela devrait montrer aux Européens, s’il en était encore besoin, à quel point le jeu de la diplomatie a changé. À quel point il est urgent de se regrouper et de parler bien plus fort ». Trump : « un narcissique patenté entouré de sycophantes sans expérience » Le Temps à Genève ne prend pas de gants : « outre l’insigne faiblesse de Washington, qui ne semble trouver de meilleure stratégie de sortie de crise en Ukraine que celle d’accéder aux demandes de l’agresseur en ignorant ses alliés, ces transcriptions illustrent l’immense amateurisme de la diplomatie américaine. Menés par un narcissique patenté entouré de sycophantes sans expérience (Steve Witkoff et Jared Kushner sont à la base des promoteurs immobiliers), les États-Unis donnent chaque jour davantage l’impression d’un fragile pantin toujours prêt à changer de direction – selon l’humeur du patron ou la capacité de ses interlocuteurs à le manipuler. Les subalternes du président en sont manifestement conscients, pointe encore le quotidien suisse, tout comme le Kremlin, qui en profite pour ridiculiser régulièrement Donald Trump, dont l’ignorance se vérifie par un aveuglement complet face au machiavélisme russe ». D’ailleurs, souligne le Washington Post, « Trump a choisi le pire moment pour adopter une ligne dure envers l’Ukraine ».- Car, contrairement à ce qu’affirme la Maison Blanche, les Russes ne sont pas du tout en position de force. En effet, pointe le Post, « partout en Russie, l’économie montre des signes de faiblesse et d’effondrement sous le poids de la guerre ». Et sur les lignes de front, les forces russes progressent, certes, mais au prix de terribles pertes. Alors, « il est compréhensible que Trump, qui avait promis de mettre fin à la guerre en un jour, s...
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: Steve Witkoff un peu trop complaisant envers Moscou
    2025/11/26
    Complaisant, au mieux naïf, au pire complice ? « Mardi après-midi, relate Le Monde à Paris, l’agence Bloomberg publiait des révélations retentissantes, donnant un aperçu inédit de la relation entre les États-Unis et la Russie ces derniers mois. Il s’agit de deux conversations téléphoniques distinctes, entièrement retranscrites sur la base d’un enregistrement audio. La première est entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, qui fut ambassadeur russe à Washington. La seconde est entre ce dernier et le président du Fonds d’investissement direct russe et principal négociateur au nom du Kremlin, Kirill Dmitriev ». Des conversations qui, résume Le Monde, « illustrent la grande proximité entre le conseiller de la Maison Blanche et ses interlocuteurs à Moscou, à qui il apporte des conseils sur la meilleure manière d’aborder le président américain ». Steve Witkoff qui se fait même « l’avocat zélé de l’agresseur », pointe encore le journal, et qui affiche auprès de ses interlocuteurs russes son « plus grand respect pour le président Poutine ». Manipulé ? Commentaire sans appel du Times à Londres : « Steve Witkoff a été manipulé par Poutine. Il doit partir. (…) Ses erreurs flagrantes sont trop importantes pour être ignorées. Il a une connaissance très limitée des territoires ukrainiens réellement occupés par la Russie, il ne s’est d’ailleurs jamais rendu sur place. Et il reprend à son compte le discours officiel du Kremlin sur l’appartenance de l’Ukraine à la Russie. Sa principale source d’information sur le pays semble provenir de son partenaire de négociation russe Kirill Dmitriev ». Et le Times de s’adresser directement au président américain : « Monsieur Trump, mettez fin à cette diplomatie à la volée et, dans un premier temps, limogez Steve Witkoff. Il est dépassé par les événements ». Aux États-Unis, le camp républicain est en plein doute. C’est ce que pointe le New York Times : « le sénateur Mitch McConnell et plusieurs autres parlementaires accusent l’équipe du président Trump de faire des concessions au Kremlin, et avertissent que cela ne conduira pas à une paix durable ». Mitch McConnell qui avait récemment affirmé, rapporte encore le New York Times que « le président russe Vladimir Poutine avait "passé toute l’année à essayer de prendre le président Trump pour un imbécile", et que "si les principaux négociateurs de Donald Trump étaient plus soucieux d’apaiser Poutine que d’assurer une paix véritable, alors le président devrait trouver de nouveaux conseillers" ». Vers un nouveau « niet » des russes… C’est dans ce contexte de suspicion quasi-général que l’émissaire du président américain doit se rendre à Moscou la semaine prochaine pour rencontrer Vladimir Poutine. Et autant dire qu’il n’y a sans doute pas grand-chose à attendre de cette visite. Pour Le Soir à Bruxelles, il y a fort à parier que « Moscou rejettera la version actuelle de l’accord (modifié à Genève) et qu’on revienne ainsi à la case zéro. (…) Rien n’indique en effet à ce stade, pointe le quotidien belge, que la Russie acceptera un accord prenant en compte les intérêts de Kiev, et renoncera à son objectif de domination totale de l’Ukraine. Il semble que c’est le scénario qu’entrevoient les Européens. Le président français Emmanuel Macron a certes salué des avancées, soulignant qu’il y avait "enfin une chance de réaliser des progrès vers une bonne paix entre l’Ukraine et la Russie", avant de mettre de l’eau dans son vin, estimant qu’il n’y avait "clairement pas de volonté russe d’avoir un cessez-le-feu" ». Les européens « à la ramasse » ? Les européens qui tentent de faire front… Mais ont-ils les moyens de peser ? « Avec l’aide de l’Europe, Zelensky pourrait avoir de meilleures cartes en main », pointe le Guardian à Londres. Et bien non, soupire Libération à Paris : « il est désespérant de voir une nouvelle fois l’Union européenne totalement à la ramasse face à un Donald Trump, dont elle peine à admettre la brutalité mafieuse et le mépris qu’il lui porte comme le montre le "plan de paix" russe endossé par Washington. (…) Si les Européens avaient osé tenir tête à l’administration américaine (…) en s’engageant militairement en Ukraine, notamment en décrétant une zone d’interdiction aérienne couvrant tout l’ouest du pays (pas pour abattre des avions russes, mais des missiles et des drones), cela aurait changé du tout au tout la situation géopolitique, affirme Libération. L’Europe serait en position de force face à la Russie et aux États-Unis ».
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: la lutte contre les violences faites aux femmes
    2025/11/25
    Aujourd’hui 25 novembre, c’est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Avec ce rappel édifiant, formulé par El Pais à Madrid : « les violences sexistes demeurent la forme de violence la plus répandue et la plus fréquente au monde ». En effet, précise le quotidien espagnol, « les agressions commises par des partenaires intimes, en grande majorité par des hommes contre des femmes, sont plus fréquentes que les homicides et les décès ou blessures graves résultant des guerres et des attentats terroristes ». Il y a encore quelques années, rappelle El Pais, « le silence entourant les violences conjugales subies par de nombreuses femmes était monnaie courante (en Espagne). Ce silence était profondément ancré. Les normes sociales de l’époque supposaient que les femmes devaient satisfaire les désirs sexuels de leurs maris et que les hommes avaient le droit de décider du moment des rapports sexuels. Cet ordre social acceptait la violence physique et psychologique comme moyen de résoudre les conflits familiaux, renforçant ainsi le pouvoir intime des hommes sur les femmes ». Depuis, de nombreux progrès ont été accomplis. « Toutefois, pointe encore El Pais, les violences sexistes demeurent une menace persistante et universelle pour le bien-être des femmes ». Des chiffres terribles En effet, renchérit La Croix à Paris, « la réalité quotidienne décrite par les statistiques est effrayante. En France, entre 2023 et 2024, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Une femme est victime toutes les deux minutes de viol, tentative de viol ou d’agression sexuelle. (…) Derrière ces chiffres terribles, publiés jeudi dernier par la Mission interministérielle pour la protection des femmes, ce sont des jeunes filles et des femmes marqués à vie par la violence, soupire La Croix. Ils dégagent également une impression amère : malgré le statut de "grande cause du quinquennat", malgré la libération de la parole entraînée par le mouvement #MeToo, la lutte pour mettre fin au système de domination masculine qui structure encore notre société ne progresse pas suffisamment ». « Est-ce que c’est un viol ? » Libération consacre aux violences faites aux femmes un dossier de huit pages. On peut y lire notamment ce reportage dans les coulisses du 3919 : sur cette « plateforme d’écoute nationale destinée aux femmes victimes de violences, d’autres femmes conseillent, orientent et rassurent. Un travail émotionnellement éprouvant ». Exemple de dialogue : « "Je vous appelle parce que mon copain a insisté pour avoir un rapport. Je l’ai repoussé, j’avais mal, mais il m’a fait culpabiliser, m’a manipulée, et j’ai fini par accepter". La jeune femme marque une pause. "Est-ce que c’est un viol ?". De l’autre côté du combiné, une respiration. La réponse n’est pas précipitée. On devine que c’est le temps qu’il faut pour jauger : dire la vérité, sans que cela fasse plus de mal. "Vous avez subi une pression psychologique, il n’était pas possible pour vous de dire non. Ce que vous décrivez, pour moi et pour la loi, c’est un viol et c’est répréhensible", affirme Romy, 30 ans, écoutante sur la plateforme du 3919 depuis trois ans ». Romy qui avoue à Libération qu’elle « est parfois submergée, pas assez outillée ». Et le plus difficile, poursuit-elle, c’est « la frustration face à l’injustice. On ne peut pas changer le système et on n’a pas toutes les réponses. Parfois, les personnes qui appellent ne sont pas satisfaites et ça, c’est plus dur à gérer que le récit de violence ». Repenser l’éducation des garçons Alors l’une des solutions, pointe Le Temps à Genève, est de « renverser la perspective », de « réinventer l’éducation des garçons », de « repenser les normes et les valeurs avec lesquelles ils grandissent ». C’est-à-dire, précise le quotidien suisse, « apprendre aux garçons à prendre soin d’eux-mêmes et des autres, leur transmettre de nouveaux modèles moins axés sur la performance et la rivalité et davantage sur la coopération et l’empathie. Leur montrer des figures masculines intéressantes qui rompent avec les clichés constitue un puissant levier de prévention des violences sexistes. Mais repenser l’éducation des garçons ne peut pas reposer sur la seule responsabilité des parents, relève encore Le Temps. Cela devrait devenir le projet central d’une société égalitaire, partagé par l’école, les structures d’accueil de la petite enfance et tous les adultes qui les entourent. Un projet pour s’émanciper d’un système sexiste qui enferme tout le monde ».
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: l’avenir de l’Ukraine va-t-il se jouer cette semaine?
    2025/11/24
    « Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est désormais confronté au choix le plus déchirant de son mandat, relève le Washington Post. S’il accepte de céder Donetsk, certains Ukrainiens ne lui pardonneront jamais. S’il refuse, cette guerre tragique se poursuivra. Malgré tout son courage, Zelensky n’aura peut-être jamais connu de moment plus douloureux. » « Peut-être plus que jamais dans une situation délicate, renchérit le New York Times, Volodymyr Zelensky doit décider de la fermeté à adopter face à une proposition de règlement (américano-russe) qui, tout en instaurant une trêve, compromettrait la survie à long terme de l’Ukraine. Pour trouver une solution, il aura besoin du soutien indéfectible de ses partenaires européens et de l’opinion publique ukrainienne. » L’histoire bégaierait-elle ? Justement, Ukrainiens, Américains et Européens sont réunis à Genève pour tenter de se mettre d’accord sur ce fameux plan de paix qui fait la part belle à la Russie. « Genève est habituée de longue date à accueillir des pourparlers. Mais en coulisses, ceux-là ressemblent en fait davantage à une bataille, s’exclame Le Temps : celle de l’Ukraine et de l’Europe pour dire non à Washington. Car pour mettre fin à la guerre avec la Russie, l’administration Trump exige de Kiev qu’il renonce à sa souveraineté sur certains territoires, diminue son armée de moitié et abandonne son vœu d’intégrer l’OTAN. “Un retour aux heures les plus sombres de l’Europe“, ose le directeur général du Centre pour le dialogue humanitaire de Genève, David Harland, interrogé par le quotidien suisse. “La proposition américano-russe, poursuit-il, est quelque chose que l’Europe n’avait pas vu depuis les accords de Munich en 1938 et le pacte germano-soviétique Molotov-Ribbentrop en 1939. L’Europe paie le prix de trente ans de négligence en matière de puissance militaire. Et pourtant, sa population et son économie sont plus importantes que celles des Etats-Unis et de la Russie réunies !“ » « L’histoire bégaie », soupire Le Monde à Paris. « Les Européens doivent continuer à refuser la perspective d’un plan imposé à l’Ukraine, qui aurait les allures d’une “capitulation“, comme l’a déclaré, jeudi, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Une capitulation qui serait aussi celle de l’Europe, déplore encore Le Monde, tant ses intérêts de sécurité sont désormais liés à ceux de l’Ukraine face à la Russie de Vladimir Poutine. » Des avancées ? Rien n’est encore officiel, mais apparemment, les négociations ont progressé hier à Genève… C’est ce que pointe la presse internationale ce matin, à l’instar d’El Pais à Madrid qui annonce que « les États-Unis et l’Ukraine sont sur le point de conclure un accord sur le plan de paix. » Le principe de cet accord, précise le quotidien espagnol, d’après des sources proches des négociations, serait de « protéger l’Ukraine par de solides garanties de sécurité lui permettant de se défendre en cas de nouvelle agression (ce qui aurait un effet dissuasif sur la Russie), ainsi que par la promesse que Kiev ne sera pas contrainte de réduire drastiquement la taille de son armée et son armement, comme le prévoit le plan américano-russe. Les ukrainiens et les européens chercheraient également à affiner et à minimiser les clauses contraignant le pays envahi à céder des territoires. » Pour sa part, « Donald Trump a assoupli sa position sur l’Ukraine, du bout des lèvres », note Le Figaro à Paris. « Trump a semblé samedi prendre quelques distances avec un plan qu’il voulait la veille voir accepter par l’Ukraine pour mettre fin à la guerre avec la Russie. “Non, ce n’est pas mon offre finale“, a déclaré le président américain. » Poutine observe… Bref, résume Libération à Paris, « Trump recule, les négociateurs avancent, Poutine observe. » En effet, pointe le journal, « le seul au milieu de toute cette agitation à ne pas s’exprimer publiquement est une fois de plus Vladimir Poutine. Retranché derrière les murs du Kremlin, le président russe jubile sans doute, lui qui a laissé entendre que la poursuite de la guerre ne le gênerait pas, qui ne souhaite pas vraiment signer un accord de paix avec une Ukraine qu’il n’a toujours pas renoncé à conquérir et avec un dirigeant, Volodymyr Zelensky, qu’il n’a jamais cessé de traiter d’“illégitime“. »
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: l’Ukraine une nouvelle fois sous la pression des États-Unis
    2025/11/22

    La presse européenne revient amplement sur le plan de paix américain pour l’Ukraine. Un plan jugé largement défavorable à Kiev, ce serait même « un désastre » pour l’Ukraine, estime le quotidien britannique The Guardian, qui perçoit un air de déjà-vu dans l’ultimatum posé par Trump (le président ukrainien Volodymyr Zelensky est censé se prononcer d’ici jeudi). « On a déjà vu ça » nous dit effectivement le Guardian, « l'administration Trump annonce une feuille de route (…) qui semble largement répondre aux exigences de Moscou. Volodymyr Zelensky appelle ses alliés européens, qui contactent aussitôt Trump, pour lui dire que le plan est irréalisable. Le plan tombe à l’eau et on recommence ».

    « Mais cette fois-ci, la situation semble un peu différente », reconnaît le quotidien britannique. « Selon des informations parues hier, les États-Unis menacent de retirer leur aide en matière de renseignements et plusieurs autres formes de leur soutien, crucial, à l’effort de guerre ukrainien ». Toutefois, en Ukraine, le Kyiv Post ne l’entend pas de cette oreille : « Pas de capitulation imposée », s’exclame le journal ukrainien, « quelles que soient les intentions du président Trump, il est inadmissible qu’il conclue des accords avec la Russie au détriment de l’Ukraine, de l’Europe et du reste du monde démocratique ».

    Traîtresse

    Donald Trump qui a, par ailleurs, semble-t-il, trouvé une adversaire à sa taille, au sein de ses plus proches soutiens. Elle s’appelle Marjorie Taylor Greene, représentante républicaine de Géorgie élue en 2020, et elle « annonce son intention de démissionner », nous explique le New York Times. « Elle s’était positionnée comme un fervent soutien de Trump, jusqu’à une série de désaccords avec le président américain qui lui a récemment retiré son soutien ». Donald Trump a en effet qualifié Marjorie Taylor Greene de « traîtresse », raconte le Washington Post, « car elle a insisté pour que la Chambre des représentants vote sur l’obligation faite au ministère de la Justice de publier davantage de documents concernant le délinquant sexuel Jeffrey Epstein », une ancienne connaissance de Donald Trump.

    La réponse de Marjorie Taylor Greene a été cinglante : « Défendre des Américaines violées à 14 ans, victimes de trafic et exploitées par des hommes riches et puissants ne devrait pas me valoir d’être qualifiée de traîtresse et menacée par le président des États-Unis, pour lequel je me suis battue ». Marjorie Taylor Green qui n’a toutefois pas toujours tenu que des propos de bon sens. Pendant la crise du Covid, rappelle le Wall Street journal, « elle avait comparé le port du masque et la vaccination obligatoire aux atrocités nazies ».

    Journal d'un prisonnier

    En France, un ancien président annonce la sortie de son nouveau livre. Cet ancien président, c'est Nicolas Sarkozy, qui va raconter « son expérience de l’incarcération », explique le journal Libération, « dans un livre sobrement intitulé "le Journal d’un prisonnier" ». « En prison, il n’y a rien à voir et rien à faire », raconte ainsi Nicolas Sarkozy. « J’oublie le silence qui n’existe pas à la prison de la Santé où il y a beaucoup à entendre. Le bruit y est hélas constant ». Des propos qui font visiblement sourire Libération, journal de gauche qui interroge ironiquement : « Vingt jours de détention et de quoi écrire un pamphlet sur les prisons ? »

    Le livre de l’ancien président sortira le 10 décembre, « un timing parfait pour les fêtes de fin d’année », remarque encore le quotidien français, qui précise aussi que le titre du livre "le Journal d'un prisonnier", a déjà maintes fois été emprunté. « L'ancien président, manifestement pressé de livrer sa courte expérience carcérale, n'a pas pris le temps de vérifier si un tel titre avait déjà été utilisé. La liste des livres portant la même appellation est pourtant longue », conclut Libération.

    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: un plan de paix américain favorable à la Russie
    2025/11/21

    « Zelensky va négocier avec Trump un accord de paix entre les États-Unis et la Russie, qui nécessitera de douloureuses concessions » titre le quotidien britannique The Guardian, qui ajoute : « D’après les informations disponibles, cette proposition radicale en vingt-huit points ressemble fortement aux exigences formulées par Moscou, peu après son invasion à grande échelle début 2022 ». Le New York Times, de son côté, fait état d’une certaine « consternation », car « l’Ukraine et l’Europe sont exclues du plan de paix américano-russe », alors que jusqu’à présent, « l’approche adoptée » était « Rien sur l’Ukraine sans l’Ukraine ».

    Et cela n’a bien sûr pas échappé à la presse ukrainienne : le Kyiv Post estime que le plan de paix des américains présente « une ressemblance frappante avec les exigences de longue date du Kremlin ». Le Parisien, lui, constate : « Basé sur l’abandon de territoires par Kiev, ainsi qu’une non-adhésion à l’OTAN, ce plan demande en revanche peu de concessions à la Russie ». Plus en détail, le quotidien français précise : « Kiev cèderait à la Russie les régions de Donetsk et Lougansk dans l’est, ces deux régions (…) seraient reconnues de facto comme russes, y compris par les États-Unis. » Enfin, pour Libération, « c'est une nouvelle douche froide dans le ballet diplomatique chaotique que Donald Trump orchestre autour de la guerre en Ukraine ».

    Soignants palestiniens emprisonnés

    Le journal Haaretz consacre un article aux médecins palestiniens toujours emprisonnés. « Des médecins gazaouis croupissent toujours dans les prisons israéliennes », explique le quotidien israélien d’opposition, qui précise : « Bien que certains aient été libérés lors du cessez-le-feu, Israël détient toujours 80 soignants palestiniens sans inculpation. Leurs familles réclament leur libération ». Selon Haaretz, ils sont donc détenus « sans inculpation ni procès dans des conditions épouvantables, privés de tout contact avec l’extérieur, hormis de rares visites de leur avocat ».

    Le quotidien israélien prend pour exemple Abou Teima, qui était directeur du service de chirurgie de l’hôpital Nasser, dans le sud de Gaza, « jusqu’à son arrestation par les forces israéliennes, lors d’un raid mené en février 2024 (…) depuis, il n’est autorisé à voir son avocat qu’une fois tous les six mois. Après leur dernière rencontre début octobre, l’avocat a dit à sa famille, qu’il avait perdu 25 kilos, qu’il était battu quotidiennement et qu’on lui avait dit qu’il ne serait jamais libéré ». Quant à sa famille, son épouse et leurs neufs enfants, « elle vit sous une tente à Khan Younes ». Leur maison à Khan Younès ayant été « détruite par les forces israéliennes, au début de la guerre ».

    Projet d'invasion de Taïwan

    Le Japan Times assure que « la marine civile chinoise s’entraîne en vue d’une invasion de Taïwan ». Le quotidien japonais parle d’une « flotte parallèle composée de cargos et de ferries civils », « l’Armée populaire de libération chinoise, expérimente des techniques susceptibles d’accélérer le débarquement des troupes et de matériel sur plusieurs plages taïwanaises simultanément ». Le quotidien japonais en veut pour preuve des images satellites datant du mois d’août, « montrant des cargos qui déchargent des véhicules directement sur des plages ».

    Des navires « d’environ 90 mètres de long et largement utilisés dans le transport maritime commercial asiatique et qui peuvent livrer des marchandises sur des plages dépourvues d’infrastructures portuaire, grâce à leur faible tirant d’eau et à leur pont ouvert ». Et ce n’est pas tout, poursuit le Japan Times, « les exercices ont également mis en scène un système de jetée flottante autopropulsée, qui n’avait pas été vu depuis 2023, ce qui suggère que la Chine continue de développer une infrastructure mobile, qui pourrait accélérer le déchargement des troupes, du matériel et des fournitures (…) De nouvelles informations inquiétantes pour les Taïwanais.

    続きを読む 一部表示
    4 分