« Le différend entre les États-Unis, le Groenland et le Danemark est désormais arrivé à son terme », déclare le journal groenlandais Sermitsiaq, les trois parties « devraient signer la semaine prochaine un accord renforçant la sécurité dans l'Arctique et la région de l'Atlantique Nord ».
Pour le New York Times, il « pourrait marquer une issue à un problème qui a suscité une vive inquiétude parmi les alliés de l'Otan plus tôt cette année ». Sermitsiaq se rappelle en effet les « graves tensions déclenchées par les revendications territoriales du président américain Donald Trump sur le Groenland ».
Les contours de cet accord sont encore flous, mais selon les déclaration du président américain, Donald Trump, il « empêcherait les adversaires des États-Unis d'établir une base au Groenland et permettrait d'y étendre la présence militaire américaine », analyse le New York Times, qui précise que « les deux parties ont décrit l'accord en des termes très différents » : Donald Trump parle d'un contrôle permanent américain, tandis que le Premier ministre danois a préféré insister sur le fait que l'accord « reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume du Danemark ».
Malgré les divergences sémantiques, cet accord a le mérite, reconnaît le journal étasunien, d'offrir « la possibilité d'une solution diplomatique à une menace d'origine américaine qui a failli faire basculer l'alliance occidentale ».
Les élections législatives en Russie s'annoncent sans grande surprise À la fin c'est Vladimir Poutine qui gagne. Ce scrutin est observé en Ukraine évidemment, par le Kyiv Independant, qui voit là « ce qui devrait être un rituel de tampon destiné à légitimer le régime du président (...), un vote qui a lieu dans un contexte de frustration croissante parmi les Russes face à la guerre », rappelle le journal ukrainien.
Au-delà de ce simulacre d'élection sans réelle opposition, la crainte en Russie, mais aussi ailleurs d'une intensification du conflit. « L’Europe est terrifiée par ce qui va suivre, s'alerte le Daily Telegraph à Londres, en privé, les responsables européens de la défense et de la sécurité craignent (...) le début d'une campagne(...) d'action de plus en plus ouverte contre le territoire de l'Otan qui pourrait suivre les élections ». Le spectre d'une nouvelle vague de mobilisation militaire plane aussi en Russie, mais « ce serait une décision risquée, dangereuse et profondément impopulaire », tempère le Kiyv Independant.
L'inquiétude reste cependant de mise pour les observateurs interrogés par le Daily Telegraph, qui sont sûrs d'une chose : « Vladimir Poutine reste convaincu non seulement qu’il remportera les élections mais aussi la guerre – un conflit qu’il représente de moins en moins comme une confrontation avec l’Ukraine qu’avec l’Occident lui-même ».
Le « moment de vérité » pour Shakira en résidence à Madrid La pop star colombienne revient en Espagne après avoir quitté le pays il y a des années, la tête basse, fraichement séparée et avec un sérieux contentieux avec le fisc espagnol. Pour le Temps, « la plus emblématique des artistes latinos tient sa revanche (...) la voici qui réapparaît (...) dans toute sa magnificence et sa gloire, prête à se produire dans un contexte de démesure et de célébration rarement vu ». L'artiste n'a pas fait les choses à moitié : « Un stade sur mesure, une zone gastronomique et même une bibliothèque ». Avec ce dispositif impressionnant, « Shakira veut symboliser son succès, analyse le quotidien suisse, et célébrer l’immigration latino-américaine ».
C'est aussi l'avis d'El Pais, qui juge que la chanteuse « atteint son meilleur moment commercial », alors que les promoteurs évoquent 600 000 billets vendus. Célébrer l'immigration latino-américaine en revanche, c'est à nuancer, selon l'avis d'un musicologue colombien, compatriote donc de la pop star, et interrogé par le quotidien espagnol : « il s'agit plus d'une action de carte postale pour les touristes que de (...) quelque chose qui vous amène à réfléchir aux racines des choses ». Alors une véritable ode à la latinité ou un coup marketing bien orchestré ? « Il y aura 12 jours pour le vérifier », tranche El Pais.