Outre les nombreuses victimes civiles, l’avancée de l’armée israélienne au Sud-Liban s’accompagne d’importantes destructions, comme l’explique l’Orient-le Jour. Le journal francophone libanais a ainsi interrogé les habitants d’Arnoun, « petit village niché au pied du château de Beaufort (célèbre forteresse médiévale), Arnoun, village « proche "de la ligne jaune" tracée par Israël pour délimiter sa "zone tampon" ».
Hassan Hamdan, 38 ans, architecte d’intérieur, marié et père d’une petite fille de 4 ans, témoigne : « À l’entrée du village, tout est détruit. Il y avait autrefois un grand bassin avec des poissons des canards et des oies (…) La route bordée de maisons anciennes de plus de cent ans, était fraîchement asphaltée et éclairée. Tout était magnifique (…) Aujourd’hui tout est détruit. Je peux dire qu’Arnoun est mort. Tout est noir ».
L’Orient-le Jour s’inquiète aussi « des bombardements qui menacent le château de Beaufort, « fleuron de l’architecture médiévale du Mont Amel, cible de violentes frappes israéliennes », raconte le journal, qui précise que « l’évaluation immédiate des dégâts est impossible, en raison des combats en cours ». Mais le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, « a relayé sur son compte X une vidéo montrant un épais panache de fumée » s’élevant de ce château.
« La guerre qui brûle des milliers d’hectares de terres agricoles et détruit les villages et les infrastructures, va-t-elle aussi effacer les repères historiques du pays ? », interroge l’Orient-le Jour.
Ruines calcinées À cette question posée par le journal libanais, répond un autre constat sur la guerre en Ukraine. « Comment les missiles russes ont dévasté les sites culturels de Kiev », titre le Guardian. « La récente offensive de la Russie a fait 2 morts, 90 blessés et a gravement endommagé de nombreux musées de la capitale », explique le quotidien britannique, au-dessus d’une photo montrant « des secouristes nettoyant les débris à l’intérieur du musée national de Tchernobyl ».
Un musée qui venait d’être restauré, pour le 40ème anniversaire de la catastrophe, afin de « montrer non seulement le travail extraordinaire des "liquidateurs" qui ont effectué les premiers travaux de nettoyage après l’explosion, mais aussi l’histoire des personnes dont la vie a été bouleversée par la catastrophe », explique la directrice du musée.
« Profondément choquée, nous dit le Guardian, elle se tient au milieu des ruines calcinées du bâtiment ». « D’après les estimations, ajoute le quotidien britannique, 40% des objets irremplaçables ont été détruits ».
Impréparation En France, la période de canicule que connaît le pays actuellement, suscite l’inquiétude… C’est le journal le Monde qui, dans son éditorial, dresse un état des lieux préoccupant : « L’épisode caniculaire actuel vient rappeler de façon criante l’impréparation de la France », accuse le quotidien français qui poursuit : « L’adaptation est l’affaire de tous, du citoyen au gouvernement, et chaque report des mesures indispensables pour faire face aux évènements climatiques, rendra cette adaptation plus douloureuse ».
Le journal prend pour exemple l’adaptation des logements au changement climatique, avec « des politiques publiques qui oscillent entre l’édiction de normes ambitieuses et leur assouplissement quelques mois plus tard… » alors que « les dispositifs d’aide sont régulièrement rognés ». Et le Monde nous annonce des jours à venir encore plus difficiles : « L’épisode caniculaire actuel n’est, nous dit le quotidien français, que la version en miniature d’un futur non géré. Les conséquences semblent encore à ce stade supportables et limitées. Mais à force de procrastination, elles deviendront incontrôlables ».
Et on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas. « Cette brusque montée des températures est le signal prévisible d'une trajectoire climatique que la science documente depuis des décennies » nous rappelle le Monde.