エピソード

  • À la Une: la canicule s’étend en Europe
    2026/06/25
    La presse européenne commente très largement cette chaleur qui nous écrase depuis le début de la semaine et pour quelques jours encore. Une chaleur qui s’étire un peu plus vers l’Est depuis deux jours. Et en Belgique, Le Soir s’étonne du manque de réaction des autorités. Le journaliste considère que le message des gouvernements aux Belges écrasés par la chaleur est : « Débrouillez-vous ». La journalise s’étonne que quand on leur parle de l’isolation des logements, des lieux publics et des crèches, de la végétalisation des espaces urbains, des cours d’école et des toits, le pouvoir n’ait que pour seule réponse un « circulez, il n’y a rien à voir », qui défie la science. Aux États-Unis, le scandale des algues ne se tarit pas « Pourquoi le problème des algues de Donald Trump est bien plus important que le simple bassin réfléchissant ? ». C'est le titre de cet éditorial du Washington Post. « Dans sa lutte pour débarrasser l'eau des algues près du Lincoln Memorial, le président a négligé les véritables causes de ces proliférations d'algues », écrit le journal. Pollutions, engrais, développement humain, le miroir d’eau est le reflet des problèmes de notre époque. « Les conséquences pourraient être graves, car les problèmes posés par les efflorescences algales vont bien au-delà de l'aspect esthétique. Le bassin réfléchissant est le signal d’alarme ». Donald Trump, tout près de ce bassin, a lancé les célébrations des 250 ans de l’indépendance américaine. Pas vraiment au goût du correspondant du quotidien français Le Monde, Piotr Smolar, qui décrit un rassemblement aux allures de meeting de campagne. « La confusion des genres étant le trait premier de l’administration Trump 2, écrit le journaliste, ces célébrations ne pouvaient échapper à cette règle. Elles auraient pu être un moment d’apaisement, de communion civique autour des pères fondateurs du pays et de valeurs consensuelles. Au lieu de cela, Donald Trump a choisi de politiser cette succession d’événements, au sens partisan du terme, et de les exploiter au service de sa propre gloire. Il a sciemment confondu un culte personnel et l’hommage d’une nation à ses origines ». Des Talibans à Bruxelles L’image n’a pas échappé à El Pais en Espagne. Là encore, grosse colère de l’éditorialiste du grand quotidien madrilène. « Les invités de l’Union européenne sont des représentants d'un régime coupable de crimes contre l'humanité par son traitement des femmes. En Afghanistan, les femmes ont aujourd'hui moins de droits que les animaux. Et pourtant, Bruxelles les a jugés légitimes pour discuter de migration. Bafouer ses principes pour apaiser l'extrême droite n'est jamais une bonne idée », estime l’éditorialiste qui souligne que cette visite d’une délégation des talibans à Bruxelles avait lieu alors que la France célébrait Marc Bloch mardi. « L’Union européenne a été fondée sur ces principes de justice, d’égalité et de droit, que Marc Bloch a défendus tout au long de sa vie et de son œuvre, et pour lesquels il a donné sa vie. Négocier avec les talibans constitue une trahison de ces idéaux », considère El Pais. Le général de Gaulle : un modèle pour les dirigeants européens ? C’est ce que semble suggérer le correspondant du Guardian à Paris. « Dans quelle mesure avons-nous sacrifié notre marge de manœuvre politique sur l'autel de contraintes illusoires ? ». C’est la question que se pose le journaliste anglais après être allé voir le film, La Bataille de Gaulle, une fresque en deux parties actuellement au cinéma. L’isolement et l’obstination du général inspire le journaliste. « Lorsque l'histoire nous présente des exemples de réussite malgré l'adversité, nous les vénérons. Nous érigeons en figures légendaires ceux qui, à partir de rien, parviennent à transformer le monde. Puis, face à notre monde actuel, nous déplorons l'impossibilité d'accomplir une véritable transformation ». Climat, pauvreté, le journaliste dresse une liste des sujets face auxquels les dirigeants actuels restent immobiles et impuissants. « Nous avons tout simplement admis que nous ne pouvons pas faire l'histoire ».
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  • À la Une: la canicule en Europe de l'Ouest
    2026/06/24

    Le sujet préoccupe une grande partie de la presse européenne. « Du soleil comme s'il en pleuvait », écrit joliment Le Soir à Bruxelles. En Belgique, les températures vont battre des records ce mercredi. C'est le cas également en Grande-Bretagne, où The Guardian s'inquiète des fortes chaleurs en France, racontant notamment les fermetures de monuments emblématiques de Paris comme la tour Eiffel ou le musée du Louvre, contraints de fermer plus tôt que prévu.

    De l'Espagne à l'Allemagne, une zone rouge « d'une extension géographique exceptionnelle », souligne Le Monde. Le quotidien français explique que l'Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, et que cet effet est encore plus marqué pendant les vagues de chaleur.

    À lire aussiCanicule: l'Europe est largement touchée mais la France souffre particulièrement

    Climatisation : un débat très vif en France

    Libération raconte comment la droite tombe à bras raccourcis sur la gauche, et en particulier sur les écologistes anti-clim. Libé cite le patron des Républicains, Bruno Retailleau, écrivant sur X : « Certains pensent que la climatisation est une mauvaise solution. Il s'agit d'un discours arriéré. Ça suffit, l'écologie décroissante ! ». On trouve également un député du Rassemblement national fustigeant ce qu'il nomme un « obscurantisme décroissant écolo-macroniste ».

    Tous oublient, signale Libération au passage, que la patronne des Verts, Marine Tondelier, a elle-même reconnu qu'il y a des endroits où l'on ne peut plus se passer de climatisation. « Il faut en urgence en installer, dit-elle, dans les services publics et les hôpitaux ».

    À lire aussiPeut-on se passer de la climatisation?

    Au Liban, L'Orient-Le Jour s'inquiète de la résignation d'une partie de l'opinion

    « La résignation ne fait pas une nation ». C'est le titre d'une tribune signée Rita Sassine, rédactrice en chef en charge du service politique du journal. Elle s'y demande si les Libanais ont encore un projet pour eux-mêmes.

    Ce qui préoccupe la journaliste, c'est de voir une partie de l'opinion et de la classe politique libanaise se réjouir bruyamment de l'accord Iran/États-Unis conclu la semaine dernière, et de voir fleurir au Liban des affiches à l'effigie du guide suprême iranien et de son père. C'est profondément dérangeant, écrit-elle. Elle y voit un parfum de défaite flottant sur le Liban, et le véritable danger : la tentation grandissante de conclure que rien ne changera jamais et que toute tentative de construire un État souverain est condamnée à l'échec.

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  • À la Une: révélations effarantes en Suisse, 2000 enfants utilisés comme cobayes entre 1964 et 1979
    2026/06/23
    C'est le quotidien Le Temps, qui dévoile ce matin que près de 2 000 enfants accueillis en Suisse entre 1964 et 1979 ont été utilisés comme « cobayes » pour des essais cliniques. « Indignation nationale », titre le journal. Au cœur du scandale, l'organisation humanitaire Terre des hommes et son fondateur charismatique, Edmond Kaiser, mort il y a 26 ans. Les enfants, des Coréens et des Indiens essentiellement, mais pas seulement . Ces enfants soi-disant adoptés étaient automatiquement mis en quarantaine à leur arrivée en Suisse. Le journal raconte que « ces séjours prolongés à l'isolement dans plus de dix hôpitaux de Suisse romande auraient servi de couverture pour soumettre les enfants à des examens invasifs et non justifiés médicalement ». Plus grave encore, on apprend que Terre des Hommes sélectionnait les enfants souffrant de maladies cardiaques pour les livrer à un célèbre chirurgien cardiaque afin d'alimenter ses interventions à cœur ouvert. De quoi, précise le journal, « consolider son expertise et publier ses recherches ». Mais cette pratique affichait un taux de mortalité dramatique : six enfants morts pour le seul été 1979. À Nabatiyé, dans le sud du Liban, de lourdes frappes israéliennes Alors que des discussions entre Israël et le Liban reprennent aujourd'hui, ce reportage du quotidien libanais L'Orient-Le Jour. Reportage à Nabatiyé, dans le Sud du Liban. La ville et ses environs ont été lourdement frappés ces derniers jours par l'armée israélienne. « Entre les ruines de Nabatiyé, on dit "merci" à l'Iran » : c'est le titre de ce reportage, qui raconte l'incrédulité des habitants face aux discussions. « Je ne crois pas que la trêve va tenir », dit Khodor, le père d'Ali, un jeune homme de 20 ans grièvement blessé par une frappe israélienne alors qu'il roulait à moto. « Nous n'osons plus espérer. À chaque fois que l'on nous dit qu'il y a une trêve, la guerre reprend », dit aussi cette infirmière de Nabatiyé rencontrée par le journal. « L'État complote contre nous. Négocier avec Israël, c'est capituler », ajoute un autre habitant de cette ville dévastée par les frappes israéliennes. « L'Iran aidera à reconstruire », dit un autre. En France, Marc Bloch et son épouse Simonne Vidal entrent au Panthéon Nouvelle cérémonie de panthéonisation ce mardi 23 juin. Marc Bloch était un historien. « Engagé à 57 ans dans la Résistance, Marc Bloch fut torturé par la Gestapo à Lyon et fusillé le 16 juin 1944 », rappelle Libération, qui a enquêté sur les coulisses de cette panthéonisation. Le journal raconte notamment l'extrême prudence de la famille de Marc Bloch. « Il n'y a pas de panthéonisation innocente », y explique l'historien Patrick Boucheron. Dans une interview au Parisien, la petite-fille de Marc Bloch, Suzette Bloch, raconte la réaction de la famille lorsque l'Élysée lui a proposé cette panthéonisation. « Nous avons demandé qu'il n'y ait aucune représentation religieuse communautaire, car mon grand-père était athée d'origine juive », dit-elle, ajoutant que la famille a également exigé qu'il n'y ait aucune représentation de l'extrême droite lors de la cérémonie. Royaume-Uni : la chute de Keir Starmer Comment le Premier ministre, arrivé au pouvoir il y a deux ans, en est-il arrivé là ? Pour le Guardian, c'est la question qui intéressera les historiens. « Parmi les six Premiers ministres qui ont dirigé la Grande-Bretagne au cours de la dernière décennie, et un septième qui s'apprête à prendre la relève, c'est la chute de Keir Starmer qui déconcertera le plus les analystes politiques de demain », dit le quotidien londonien, qui apporte quelques pistes. « Starmer semblait incapable de présenter des arguments, et encore moins de raconter une histoire. Il lui fallait construire un récit pour son gouvernement, et il n'y est jamais parvenu ». Mais il y a aussi, pour le journal, de vraies raisons de fond. Le Guardian cible un responsable, l'ancien conseiller de Starmer : « Morgan McSweeney, un brillant stratège », dont les conseils auraient précipité la chute de Starmer. À Bruxelles, Le Soir juge pour sa part que Keir Starmer était un Premier ministre trop modéré en tout pour plaire à la gauche comme à la droite. Un Premier ministre sans état de grâce, juge pour sa part Libération à Paris. À son arrivée, il voulait deux mandats ; il n'a même pas eu droit à un petit mois de lune de miel, dit Libé. Pendant ce temps, aux États-Unis, le Washington Post propose une longue liste de griefs à l'endroit de Keir Starmer, soulignant avant tout son manque de charisme.
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  • À la Une: les négociations Iran/USA en Suisse qui occupent ce matin une bonne partie de la presse internationale.
    2026/06/22
    La plupart des journaux proposent de suivre en direct cette actualité. On peut suivre les portes qui claquent minute par minute. Alors on cherche les pas de côté : celui de Haaretz en Israël par exemple. Le quotidien israélien de centre gauche raconte comment l'AIPAC, aux États-Unis, se trouve aujourd'hui dans une posture très inconfortable. L'AIPAC, c’est le Comité des affaires publiques américano-israéliennes. Haaretz rappelle que l'AIPAC défend les intérêts du gouvernement israélien à Washington depuis des décennies, et que depuis les années 1970 en particulier, il a accumulé un pouvoir politique et financier énorme grâce à ses activités de lobbying et à son implication dans la vie politique électorale, en ciblant les parlementaires des deux partis. Mais aujourd'hui les temps ont changé. L'énergie et les sommes déployées par l'AIPAC pour torpiller le plan Obama sur l'Iran il y a dix ans lui avaient déjà valu les foudres des Démocrates, mais voilà qu'aujourd'hui les Républicains sont eux aussi divisés quant à l'extrémisme de l'AIPAC. Un nombre croissant de Républicains, écrit Haaretz, accusent l'AIPAC de tenter d'exercer un contrôle indu sur le gouvernement américain et d'avoir poussé Trump à se joindre à Netanyahu dans la guerre contre l'Iran. Résultat : l'AIPAC traverse une crise d'identité, écrit le journal. Les négociations vues également du Liban L'Orient-Le Jour aborde l'importance du volet libanais dans les discussions en Suisse. Le quotidien croit savoir que le sort du Hezbollah est au centre de ces discussions. « Les négociations avec l'Iran porteront sur la transformation du Hezbollah en un parti politique et social, affranchi de toute activité militaire », écrit le quotidien libanais, qui énumère les défis que cela représente, y compris le traitement des armes appartenant au mouvement. Leur démantèlement nécessitera un processus graduel s'étalant sur une longue période, pouvant aller jusqu'à trois ans, révèle L'Orient-Le Jour à Beyrouth. Un protocole d'accord USA / Iran qui arrive trop tard, estime le Washington Post. Et le journal se fait le porte-parole des agriculteurs américains. Il y a un long reportage à découvrir qui dit bien le dépit du monde rural aux États-Unis. À moins de six mois des élections de mi-mandat, c'est un élément crucial pour Donald Trump. Le quotidien rappelle que les électeurs ruraux approuvaient la politique économique de Trump à 45 % — ils ne sont plus que 31 % à la soutenir. « Il n'y a plus aucune joie à travailler dans cette ferme. Quand on travaille seize heures par jour et qu'à la fin de l'année, il faut emprunter pour payer ses impôts, il n'y a plus aucun plaisir. Ça n'en vaut tout simplement plus la peine. » Les mots de Tyson, 55 ans, agriculteur en Caroline du Nord — à lire dans le Washington Post. Colère contre Trump en Albanie En l'occurrence contre le gendre et la fille du président américain. On vous a parlé ici même des protestations en Albanie contre un complexe immobilier que souhaitent installer Jared Kushner et Ivanka Trump avec le soutien des autorités albanaises. Ce reportage est à lire dans le Guardian. Et une colère qui va bien au-delà du projet immobilier. « Ce gouvernement ne nous représente plus — il a choisi de représenter des investisseurs oligarques », déclare Ina Shkurti, une jeune Albanaise très remontée. « Ce que nous voulons, c'est une nouvelle Albanie », ajoute Justina Prenga, 24 ans. « Nous sommes la génération Z et nous disons "ça suffit" — notre pays n'est pas à vendre ». En France, cette canicule qui inquiète Et qui énerve ! « C'est un ras-le-bol généralisé qui gagne progressivement les parents d'élèves de toute la France », raconte Le Parisien. « Une colère sourde, doublée d'une inquiétude, qui, ces derniers jours, a vu de nombreuses familles prendre le taureau par les cornes pour tenter de lutter contre les effets de la canicule ». Le journal raconte comment des parents d'élèves excédés se chargent eux-mêmes de faire ce qu'il faut pour rafraîchir les salles de classe. Il y a ces habitants de Bougival, à l'ouest de Paris, qui ont fourni à l'école des ventilateurs et des tuyaux d'arrosage. Ceux de Nantes qui repeignent en blanc les fenêtres des salles de classe pour filtrer les rayons du soleil. Et puis à Paris, situation kafkaïenne, dit le journal : des parents à qui une école dit non quand ils proposent des ventilateurs… refus pour raison de sécurité… de quoi les agacer encore un peu plus. En période de canicule, les esprits aussi s'échauffent.
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  • À la Une: un énième et incertain cessez-le-feu au Liban
    2026/06/20

    Ce nouveau cessez-le-feu conclu vendredi 19 juin a d’ores et déjà été violé… Les frappes israéliennes ont repris ce samedi matin, faisant au moins cinq morts. Après une journée déjà meurtrière ce vendredi au Sud Liban : 47 morts, une centaine de blessés, à la suite de bombardements israéliens, en représailles à la mort de 4 soldats israéliens.

    Ce que la presse pressentait est donc en train de se produire. Benyamin Netanyahu n‘est pas décidé à mettre en œuvre la clause du protocole de paix (conclu entre les États-Unis et l’Iran) qui prévoit la cessation des hostilités au Liban. L’Orient-le-Jour remarque ainsi que « des doutes subsistent quant à la possibilité que le Premier ministre israélien cherche à faire échouer l’accord et à poursuivre ses opérations militaires (…) des interrogations s’expriment également à l’échelle internationale sur la sincérité de l’engagement de Netanyahu, à l’approche des élections générales en Israël », ajoute le quotidien francophone libanais.

    Une tendance que semble confirmer un rapport des services de renseignements américains, dont le Washington Post se fait l’écho. Ce rapport, explique le quotidien américain, « avertit l’administration Trump, que Benyamin Netanyahu pourrait prendre des mesures susceptibles de compromettre les efforts du président américain pour parvenir à un accord de paix durable avec l’Iran ». « Israël, poursuit le Washington Post, semble déterminé à maintenir ses opérations militaires contre le Hezbollah, allié de l’Iran… »

    Muflerie

    Donald Trump et Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, de nouveau brouillés... L’affaire fait la Une de la Repubblica. Elle concerne une photo de Giorgia Meloni et Donald Trump, prise lors du dernier sommet du G7 à Evian, en France. Or, le président américain a déclaré, au sujet de la Première ministre italienne : « Elle m’a supplié de prendre une photo avec elle. Je ne l’aurais pas prise, mais j’ai eu pitié d’elle ».

    Une déclaration qui a déclenché la fureur de Giorgia Meloni, elle a aussitôt démenti et ajouté : « Nous devons réagir ». De fait, la prochaine visite aux États-Unis du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, est annulée.

    Libération remarque de son côté, que « la muflerie de Trump n’épargne même pas son alliée Meloni ». Le quotidien français ironise sur cette nouvelle brouille « entre la Première ministre italienne et son supposé partenaire idéologique », alors qu’il y a quelques mois, « Giorgia Meloni se flattait, au nom de la convergence des valeurs conservatrices, d’avoir une relation privilégiée avec Donald Trump ».

    Couverture de survie

    En France, le thermomètre n’en finit pas de grimper… « Jusqu’à 39 degrés attendus aujourd’hui », annonce le Parisien, et ce n’est pas fini, « les journées de lundi et mardi devraient figurer parmi les journées les plus chaudes jamais mesurées à l’échelle du pays », ajoute le quotidien français, selon lequel « hôpitaux, entreprises, écoles… Toute la société va être impactée dans la durée ».

    Prenons le cas des écoles, sur lequel s’attarde le Monde, qui parle du « grand bricolage de l’Éducation Nationale, symbole de l’inadaptation de la France au réchauffement climatique ». Le quotidien français énumère les mesures prises dans l’urgence par les écoles : « horaires aménagés, voire établissements fermés, familles incitées à garder leurs enfants, oraux d’examens reportés et multiplication des cellules de crise dans les mairies et les rectorats (…) un sentiment d’improvisation prévaut », remarque le Monde. Les parents d’élèves, eux, mettent la main à la pâte, en installant par exemple des couvertures de survie sur les fenêtres espérant, nous dit le quotidien français, « rendre l’atmosphère des classes plus supportable ».

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  • À la Une: le report des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis
    2026/06/19

    « Les pourparlers (destinés à préciser la mise en œuvre du protocole d’accord conclu entre les deux pays) devaient commencer ce vendredi dans le petit village suisse d’Obbürgen » nous rappelle le Guardian, qui précise aussitôt que « ces pourparlers ont été brutalement interrompus ».

    Selon le quotidien britannique, « le report de ces discussions intervient après un reportage d’Al Mayadeen, un réseau arabophone politiquement allié au Hezbollah soutenu par l’Iran, selon lequel Téhéran retarde l’envoi de sa délégation en Suisse en raison de la campagne militaire israélienne toujours en cours au Liban ». Le Guardian cite également l’agence de presse iranienne Tasnim, selon laquelle « les négociateurs iraniens ont besoin de voir des signes de mise en œuvre de l’accord intérimaire, par les États-Unis ».

    Coup d'arrêt donc, après un protocole d’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, qui ne suscite guère d’enthousiasme du côté de la presse américaine. Le Washington Post, par exemple, estime que les « premières étapes de cet accord de paix, exigent bien plus des États-Unis que de l’Iran ».

    Concessions

    Selon le quotidien américain, « des responsables et des experts occidentaux, estiment que le mémorandum visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l'Iran, est truffé de failles diplomatiques, avec des promesses vagues de prendre des mesures en vue d’une paix durable… » Le Washington Post fait la liste des concessions faites par les États-Unis : « Levée des sanctions, déblocage de milliards de dollars d’avoirs gelés et démantèlement du blocus naval américain des ports iraniens ».

    La guerre continue

    À Beyrouth, le journal L’Orient-le Jour constate qu’Israël poursuit ses opérations militaires au sud-Liban. Le quotidien francophone libanais le rappelle d’entrée de jeu : « Le Liban figure dès le premier point. Le mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran réclame explicitement la "fin immédiate et permanente de la guerre" au pays du Cèdre ».

    Cette question était censée être au menu des négociations de 60 jours entre l’Iran et les États-Unis, qui ont donc été reportées. Et selon l’Orient-le Jour, « rien n’indique le l’État hébreu se montrera flexible. En pleine campagne législative, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu mène actuellement des négociations acharnées avec les États-Unis pour maintenir son armée au Liban », ajoute le quotidien libanais.

    L'Iran gagnant

    Quant à l’Iran, il sortirait renforcé de l’accord conclu avec Donald Trump. C’est en tout cas l’avis du Figaro, selon lequel « le régime de Téhéran a empoché la mise dès le premier jour ». « De plus, en donnant les clés du coffre-fort, remarque le quotidien français, Donald Trump se prive d’un levier essentiel pour contraindre le régime iranien, expert dans la dissimulation, les mensonges et les promesses non tenues, de faire des concessions ».

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  • À la Une: l’attitude de Donald Trump
    2026/06/18
    « Emmanuel Macron et les Européens saluent le changement d’attitude de Donald Trump, écrit Le Figaro à Paris. (…) Pas de doute pour le président français, ce sommet du G7 est objectivement une réussite alors qu’il démarrait dans un contexte extrêmement difficile de fragmentation du monde, de crises et de conflit ». Du sommet du G7 à Évian au dîner sous les ors du château de Versailles, « Emmanuel Macron savoure son succès : "L’UE et les États-Unis de nouveau unis" », titre la Repubblica. Pourtant, ce n’était pas gagné raconte le New York Times, mercredi, « le président américain a indiqué que s’il n’était pas satisfait de l’accord sur le nucléaire iranien, il pourrait le dénoncer et reprendre les bombardements sur le pays ». Ce revirement à quelques heures de la fin du sommet du G7 rappelle que tout peut arriver avec Donald Trump. « Le véritable mystère est notre persistance à être surpris par son inconstance », analyse la chercheuse Elizabeth Sheppard Sellam dans les colonnes de la Croix. Mais au final, sur la guerre en Iran comme sur celle en Ukraine, les dirigeant du G7 ont signé une déclaration commune. « Le document cite nommément Trump pour le féliciter le son action », précise le Washington Post (…). « Si c’est le prix à payer pour obtenir une baisse des prix du pétrole, pas de problème », réagit un diplomate dans les colonnes du Figaro. Signature à Versailles Le protocole d’accord avec l’Iran que Donald Trump a signé hier soir au Château de Versailles aux côtés d’Emmanuel Macron. Les 14 points de ce protocole d’accord ont été révélés hier, ce qui a alimenté les critiques concernant les concessions faites à l’Iran. « L’accord de Donald Trump avec l’Iran est le fruit d’ambitions irréalistes pour une guerre intenable », titre le Guardian à Londres. « Les États-Unis sont entrés en guerre avec des objectifs maximalistes et en sortent avec une décision pragmatique de mettre fin au conflit, malgré le coût politique que cela implique », poursuit le quotidien britannique. Donald Trump en sort « la parole de l'Iran de ne pas construire de bombe nucléaires, sans aucune mention du programme de missiles balistiques et avec le Hezbollah célébrant une "victoire" car le protocole d’accord a instauré un cessez-le-feu au Liban »? Bien que les Iraniens aient subi des pertes considérables durant cette guerre, « ils sont sortis de cette confrontation avec la puissance militaire la plus puissante du monde en prouvant qu'ils pouvaient utiliser le chaos économique comme une arme », estime Le New York Times. Renforcer le Hezbollah Un « deal » qui figure aussi à la une de la presse au Proche-Orient. « L’accord avec l’Iran doit affaiblir et non renforcer le Hezbollah, affirme le Jerusalem Post dans son éditorial. Ce cadre international « semble privilégier le calme régional au démantèlement de la menace (…) Israël ne peut pas accepter cela ». « Qui a conduit Israël vers un suicide diplomatique : Donald Trump ou Benyamin Netanyahu ? », s’interroge Haaretz. Selon le quotidien israélien, la rupture est consommée avec l’alliée américain. « La marge de manœuvre d'Israël pour riposter militairement a été restreinte de manière sans précédent. (…) La capacité d'Israël à attaquer les installations iraniennes dépend d'une coordination logistique, de renseignement fournis par les États-Unis et d’un consentement, au moins tacite, de Washington ». Ce qui semble désormais plus compliqué à obtenir. De son côté, l’Agence de presse iranienne Mehr indique que « l'appareil diplomatique iranien, bénéficiant du plein soutien du peuple, avait obtenu un texte qui sert les intérêts du pays ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères rappelle également que « l’Iran n’avait jamais abandonné ses alliés et qu’un cessez-le-feu au Liban était aussi important pour Téhéran ». Le Liban dans l’attente Au Liban, la population espèrent que les armes se taisent enfin dans le sud du pays, où malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur, Israël mène toujours des opérations contre le Hezbollah, le mouvement armé pro-iranien. Pour L’Orient-Le Jour à Beyrouth « à regarder l’accord conclu entre Washington et Téhéran, une réalité saute aux yeux : chacun semble y avoir trouvé son compte ». Le Liban, lui, « hérite d’un Sud dévasté, d’une occupation qui perdure et d’un avenir qui continue à être discuté ailleurs. En somme : le Liban paie la facture », résume le quotidien libanais.
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  • À la Une: Emmanuel Macron invite Donald Trump pour un dîner à Versailles
    2026/06/17
    À la fin du sommet du G7 qui se tient, encore aujourd’hui à Évian, en France, le président français a invité son homologue américain à dîner au château de Versailles ce soir. « Macron contre Trump : avant-dernier round », titre El Pais. « Le chef de l’État français a résisté et esquivé ses attaques afin de ne pas rompre les relations avec un allié clef », estime le quotidien espagnol qui rappelle qu’il y a presque un an le président américain quittait en trombe le sommet du G7 au Canada. « Il ne devrait pas se désister cette fois, poursuit le journal. Emmanuel Macron a œuvré sans relâche pour garantir sa présence. » Le dîner de ce soir à Versailles offre l’occasion « d’aplanir quelques points en suspens », poursuit le quotidien. « Le château de Versailles, un symbole de la diplomatie à la française », écrit La Croix. Ces réceptions fastueuses ont un double objectif : honorer un invité mais aussi l’impressionner, dans le décor d’une royauté qui a rayonné sur toute l’Europe. » Donald Trump, lui, ne boude pas son plaisir. « Versailles, c’est pas du plaqué or, c’est du lourd », a déclaré le président américain en marge du G7 mardi. « En France, les opposants à Emmanuel Macron soupçonnent le président français d’avoir organisé ce dîner dans la maison du Roi Soleil pour amadouer Donald Trump et son amour des réceptions fastueuses », indique Le Parisien. « Ce n’est pas un dîner de gala », a relativisé le président français. « C’est un dîner pour célébrer les 250 ans » de la déclaration d’indépendance américaine, « parce que la France y a joué un rôle », précise le chef de l’État, promettant un dîner de travail sobre entre les délégations. À lire aussiDonald Trump au château de Versailles: une réception fastueuse qui crée la polémique Coupe du Monde Avec la victoire de la France mardi soir 3-1 face au Sénégal et pour le premier match des Bleus dans ce Mondial, Kylian Mbappé, auteur d’un doublé, « s’empare du record de buts marqués avec les Bleus », précise L'Équipe. En marquant hier ses 57ᵉ et 58ᵉ buts, il « a battu à 27 ans le record de buts inscrits en équipe de France, détenu par Olivier Giroud ». Kylian Mbappé, idole des jeunes qui se rêvent footballeurs professionnels, notamment à Bondy en région parisienne, d’où est originaire le joueur. « La région parisienne, premier vivier du football mondial, nous apprend Le Temps. Depuis quelques années, l’Île-de-France est la principale pépinière des futurs talents du football mondial : 54 joueurs participant à la Coupe du monde 2026 en sont issus », précise le quotidien suisse. Et le phénomène va en s’accentuant. « Ils étaient 28 joueurs originaires de la région parisienne » au Mondial précédent. « Cette renommée internationale, Paris la doit à ses clubs de banlieue. Des associations généralement placées au milieu de quartiers populaires, où des milliers d’enfants et d’adolescents perçoivent le football comme l’ascenseur social le plus rapide. » Et il n’y a pas que les plus jeunes qui s’imaginent en footballeur star, les parents aussi se voient gérer « la carrière de leur fils d’une main de maître comme Wilfried et Faïza, les parents de Kylian Mbappé », poursuit le quotidien. Une dynamique qui nuit aux vertus éducatives du football, déplore un éducateur interrogé par le journal. L’argent « fait tourner les têtes (…) chacun aimerait avoir sa part du gâteau et c’est ça le problème », conclut le quotidien suisse. À lire aussiCoupe du monde 2026: en manque de réalisme, le Sénégal puni par Mbappé Les glaces de la discorde Alors que les canicules sont de plus en plus nombreuses à cause du réchauffement climatique, au Japon, les autorités mènent l’enquête sur un présumé cartel de glaciers. Cela peut faire sourire, mais c’est très sérieux. « Les autorités japonaises ont perquisitionné six des plus grandes entreprises de crèmes glacées du pays », rapporte le Guardian. Elles sont soupçonnées de s’être « entendues pour augmenter le prix de leurs produits, provoquant la colère des amateurs de glaces », à l’approche d’un été caniculaire dans le pays.
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