エピソード

  • À la Une: le discours de Donald Trump fait pschitt pour la presse internationale
    2026/07/17
    Vingt-cinq minutes, cette nuit, depuis la East Room de la Maison Blanche : Donald Trump a livré un discours loin des « très grandes annonces » promises et accuse la Chine d'avoir mené, dès 2020, le plus grand piratage de données électorales de l'histoire. Le ton est apocalyptique. Le président affirme, cité par CNN, que le système électoral américain « est tellement défaillant que personne ne peut le défendre ». Et il lance cette formule qui restera : les élections américaines seraient « pires que dans n'importe quel pays du tiers-monde ». Mais le plus intéressant, c'est ce que relève la presse américaine : le vide derrière les mots. Car CNN a épluché les documents déclassifiés : ces textes « décrivent essentiellement des vulnérabilités connues depuis des années ». C'est l'angle que retient aussi la presse espagnole. El País ne prend pas de gants : « Trump ressuscite le bobard de la fraude électorale de 2020 et exagère l'influence de la Chine dans sa défaite », titre du quotidien de Madrid. Le mot est lâché : « bulo », soit un canular. Trump, écrit le journaliste Iker Seisdedos, « dirigeant d'un pays en guerre et où le coût de la vie flambe, s'est adressé à la nation pour parler des élections… d'il y a six ans ». Avec un vrai mobile : les élections de mi-mandat dans moins de quatre mois, où les sondages promettent une défaite à son camp. Et Pékin ? La réponse est tombée pendant que Xi Jinping montait sur scène à Shanghai. L'ambassade de Chine, citée par CNN comme par Fox News, balaie l'accusation par la voix de son porte-parole Liu Chang : « La Chine n'a jamais interféré et n'interférera jamais dans les élections présidentielles américaines. » La bataille des télévisions Car deux grandes chaînes, ABC et NBC, ont refusé d'interrompre leurs programmes pour diffuser l'adresse présidentielle. Deadline le raconte : à l'heure du discours, ABC diffusait un jeu télévisé, NBC un documentaire avec Tom Hanks. Trump a explosé, en plein discours, réclamant, cité par CNN, que ce refus « devrait valoir la révocation de leurs licences ». Son porte-parole Steven Cheung a traité les chaînes de « lâches » qui « ne veulent pas que vous entendiez la vérité ». On ne sait pas qui gérait le prompteur du président cette nuit, mais on sait qui ne le gérait pas, et c'est là toute l'histoire du jour à Washington. Car quelques heures avant l'adresse, la Maison Blanche a suspendu son opérateur de prompteur, Gabriel Perez, dix ans d'ancienneté. Son tort : il pariait sur les discours qu'il connaissait à l'avance. L'affaire, révélée par ABC News, donne le vertige. La chaîne CNBC détaille : plus de 90 000 dollars de gains, en pariant sur la plateforme Kalshi, sur un marché baptisé « Mentions », qui, « propose des contrats sur les mots que Trump prononcera pendant un discours ». Autrement dit, l'homme qui savait ce que Trump allait dire pariait sur ces mots-là. Et sa position rend l'affaire troublante : selon le média MSN, citant les collaborateurs du président, Perez « a le dernier regard sur les discours, et prend les appels de dernière minute du président pour y apporter des modifications ». La découverte d'une nouvelle planète Vous savez que notre Terre tourne autour du Soleil. Mais d'autres soleils, ailleurs dans la galaxie, ont eux aussi des planètes qui tournent autour : ce sont des exoplanètes. Cette semaine, l'Observatoire européen austral a annoncé en avoir photographié une nouvelle. Le site Universe Today et le média scientifique Phys.org racontent l'histoire. Son nom : Beta Pictoris d. Elle tourne autour d'une étoile très connue des astronomes, à 63 années-lumière de nous, soit très, très loin. Une planète géante, une grande boule de gaz un peu comme Jupiter. Mais le plus beau, c'est comment on l'a trouvée : complètement par hasard. Le chercheur Ben Sutlieff, cité par l'ESO, le reconnaît : « C'était une découverte fortuite. Nous voulions au départ observer une autre planète déjà connue ». Là, sur les images, un point lumineux inattendu. Alors les astronomes ont replongé dans leurs vieilles photos et l'ont retrouvée sur des clichés vieux de 11 ans. La planète y était déjà, sur des images déjà prises. Simplement, personne ne l'avait remarquée.
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  • À la Une: l'Argentine met fin au rêve des Three Lions et file en finale du Mondial
    2026/07/16

    « Remontada historique », titre Olé à Buenos Aires, qui parle d'une « performance légendaire » des champions du monde en titre. « Est-ce un manque de professionnalisme d'avouer qu'on écrit en pleurant ? » écrit le journaliste. « Comment ne pas pleurer avec Messi, avec Paredes, avec les changements de Scaloni, avec le cri d’Enzo, avec Barco qui court sur le terrain pour célébrer comme un fou ? »

    « Le match du siècle », abonde La Nación. « De Diego à Leo, l'histoire s'écrit avec un numéro 10 sur le dos », poursuit le quotidien, qui loue les performances du capitaine de la sélection nationale.

    Leo Messi a été largement salué aussi par la presse britannique : « Lionel Messi au sommet de son art », commente The Guardian. « Le destin de l'Angleterre est voué à la désillusion en tournoi », se lamente le quotidien. « Thomas Tuchel a gâché l'occasion de remporter la Coupe du monde », souffle The Telegraph, qui n'est pas tendre avec le sélectionneur des Three Lions. Ses choix tactiques sont « le principal facteur de cette nouvelle défaite démoralisante et douloureuse », poursuit le journal.

    Au-delà de la défaite, la presse britannique revient aussi largement sur cet incident, à la fin du match, lorsque des joueurs argentins ont brandi une banderole sur laquelle on peut lire « les îles Malouines sont argentines ». « L'arrogance argentine », râle The Sun, qui parle de « célébration odieuse ». « Ce fut une nuit où l'histoire imprégnait tout », résume plus sobrement The Guardian. À Buenos Aires, La Nación rappelle que l'utilisation de slogans politiques est interdite sur les terrains, et que selon le règlement de la Fifa, les joueurs « pourraient être sanctionnés ».

    France : adoption définitive de la loi sur la fin de vie

    Le Monde salue « une loi de compassion qui tente de concilier liberté individuelle et fraternité ». Le quotidien note au passage que ce texte restera « comme l’un des rares engagements d’ampleur concrétisés du second quinquennat d’Emmanuel Macron ». Le Figaro se montre bien plus amer. Le journal fulmine, et dénonce pêle-mêle le « cynisme, la lâcheté et l'idéologie », qui ont conduit à cette décision pour permettre « à l’État d’administrer la mort ».

    Libération fait de son côté le choix de donner la parole à des malades qui pourront bénéficier de ce texte. « Cette loi, c’est un cadeau, pour nous, malades, et nos proches », dit l'un d'entre eux.

    La presse européenne commente aussi largement cette loi sur la fin de vie. « La preuve que la démocratie française peut encore fonctionner malgré la guerre culturelle », lance par exemple Le Temps. Le quotidien suisse note que « la liberté de vote est restée totale dans tous les groupes politiques ». Et le journal de conclure : « Comme quoi cette démocratie en pleine crise fonctionne encore. Une dignité qu’il serait sain d’appliquer à d’autres sujets ».

    Limogeage du ministre de la Défense ukrainien

    Le Kyiv Independent lâche que les troubles au sein de l'état-major ukrainien s'aggravent. « L’éviction de Fedorov — [ministre de la Défense considéré comme] un réformateur compétent et populaire — a provoqué la consternation et des appels à des manifestations de masse », s'inquiète le titre.

    Ukrainska Pravda revient de son côté sur les tensions entre le désormais ex-ministre et ses généraux. « D'un côté, nous dit le titre, se trouvait l'équipe de Fedorov, qui tentait de constituer une armée technologique, et de l'autre l'état-major général et l'équipe du commandant en chef Alexandre Syrsky, qui se constituait systématiquement une petite armée soviétique tubulaire ». In fine, conclut le site, ce sont ces tensions qui ont poussé Volodymyr Zelensky à « sacrifier l'un de ses plus proches collaborateurs », choisissant « de préserver le statu quo général actuel au lieu de poursuivre les réformes ».

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  • À la Une: une petite finale sans saveur au Mondial
    2026/07/18
    « Une petite finale sans saveur entre deux équipes meurtries », titre le quotidien belge Le Soir. « Personne ne veut disputer ce match. Joueurs, staff, médias, tout le monde veut rentrer chez soi. Mais il faut rester professionnel. Et finir le travail », poursuit le journal. Dans la presse britannique, il faut chercher davantage samedi matin pour lire quelques mots sur la rencontre. Le Daily Mail raconte notamment un repas dans un diner entre quelques joueurs anglais. Le média américain Fox Sports file, lui, la métaphore musicale : « Il est temps, pour chaque fan anglais, de passer tristement d’un classique d’Oasis à un autre ». De « Wonderwall », « merveille », l’hymne des supporters tout au long du tournoi, à « Don’t Look Back in Anger » (soit « Ne regarde pas en arrière avec colère »). La fumée des incendies menace la finale Espagne-Argentine Reste désormais la finale, la vraie : Espagne-Argentine dimanche. Mais la fumée dans le ciel de New York pourrait bien jouer les trouble-fêtes. La fumée de centaines d’incendies canadiens recouvre tout le nord-est américain et un dôme de chaleur, précise Euronews, piège les particules au ras du sol. CNN chiffre l’ampleur du phénomène : plus de 100 millions d’Américains sont placés sous alerte dans 18 États. Une journée entière passée dans cette fumée équivaut à « fumer dix cigarettes », avertissent les spécialistes. Une communauté autochtone livrée à elle-même Près de 900 feux sont actuellement actifs au Canada. En remontant le nuage jusqu’au nord-ouest de l’Ontario, apparaît l’une des histoires les plus révoltantes de ces incendies : celle de la « Première Nation » de Namaygoosisagagun, plus connue sous le nom de Collins. Cette communauté autochtone d’environ 130 membres vit isolée, sans accès routier. Lundi, un brasier a fondu sur le village. Radio-Canada rapporte un détail glaçant : personne ne les avait prévenus. C’est un cheminot qui a envoyé l’alerte à la cheffe, Helen Paavola, accompagnée d’une vidéo. « Quand il m’a envoyé la vidéo, on a su que c’était vraiment grave », raconte-t-elle. La communauté s’est alors sauvée elle-même, en bateaux, à travers le lac, pendant que les maisons brûlaient. Le héros du jour a 13 ans : Chance pilotait l’une des embarcations et a tenu à sauver tout le monde, y compris ses deux chihuahuas. Le feu n’était alors plus qu’à une quinzaine de kilomètres. Privée de l’aide du gouvernement canadien Mais après la fuite, l’histoire prend un nouveau tournant. Comme le révèle La Presse canadienne, cette communauté détruite se retrouve privée de l’aide d’Ottawa. Le gouvernement fédéral ne la reconnaît pas officiellement comme une « Première Nation », soit un vide juridique dans lequel elle se débat depuis des décennies. Si l’aide à la reconstruction lui est refusée, prévient son avocate, « elle risque de perdre à jamais la possibilité de rebâtir ce que ses membres ont mis des décennies à construire ». La cheffe refuse pourtant de renoncer : « Nous allons reconstruire. C’est notre foyer ». Erin Brockovich repart en croisade contre les data centers Autre sujet environnemental dans la presse internationale : le retour d’une figure très connue de l’activisme américain, Erin Brockovich. Cette mère célibataire, sans diplôme de droit, avait fait plier un géant de l’énergie coupable d’avoir empoisonné l’eau d’une petite ville. Julia Roberts l’avait immortalisée à l’écran en 2000, remportant l’Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation. Courrier international la repère ce matin : « Erin Brockovich repart en croisade ». Cette fois, elle s’attaque aux centres de données, ces usines géantes qui font tourner l’intelligence artificielle. L’histoire, racontée par The Guardian, commence comme un remake de son film. Un matin, Erin Brockovich ouvre sa boîte mail et découvre trente messages provenant tous de la même ville. Les riverains décrivent des puits qui s’assèchent, les obligeant à creuser toujours plus profondément pour trouver de l’eau. En cause, certains data centers qui engloutissent jusqu’à 30 millions de gallons d’eau par jour, soit plus de 110 millions de litres. The Guardian ajoute une donnée sidérante : les deux tiers des centres prévus aux États-Unis se situent dans des zones touchées par la sécheresse. Le mot qui revient le plus souvent dans les courriers, souligne le magazine Fortune, n’est ni « bruit », ni « eau », ni « factures », mais « secret ». Erin Brockovich a donc fait ce qu’elle sait faire : mobiliser. Fortune décrit sa plateforme de signalements citoyens. Sur PBS, elle révèle avoir déjà reçu plus de 10 000 témoignages venus de 49 États. Son objectif est désormais de mobiliser l’opinion et d’alerter sur ce nouveau fléau.
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  • À la Une: l’Espagne championne du monde
    2026/07/20
    « L’équipe met en lumière le meilleur de l’Espagne », titre El Mundo, qui salue un groupe qui incarne « la jeunesse et l’audace », un « football audacieux et technique ». L’Espagne est devenue championne du monde au bout du suspense grâce à un but de Ferran Torres en prolongation. Score final 1-0 face à l’Argentine. « Gloire à Ferran dont le but à la 106e minute vaut une étoile », poursuit le quotidien espagnol. « Ce n’est pas mon but, c’est celui de 47 millions de personnes, a assuré le joueur après la rencontre. C’est le destin, on a gagné pour notre peuple », poursuit-il. Les Espagnols remportent leur deuxième Coupe du monde après avoir vaincu l’Argentine de Lionel Messi, qui n’a cadré aucun tir jusqu’à la 117e minute de jeu. « L’Espagne entre désormais dans la légende, résume El País. (…) La Roja a provoqué la déroute de la légendaire équipe d’Argentine, l’a submergée par son jeu, l’a grignotée par une succession de tirs timides et l’a finalement achevée d’une frappe du gauche ». La supériorité des Espagnols La presse souligne la supériorité des Espagnols. « Les nouveaux rois, titre L'Équipe à Paris. L’Espagne reste invaincue lors de ses 38 derniers matches toutes compétitions confondues, c’est la plus longue série jamais réalisée par une équipe européenne ou sud-américaine dans l’histoire. » « Il faut être deux pour un beau match de football et l’Espagne, la meilleure équipe de la Coupe du monde 2026, aura été trop seule (…) à avoir l’ambition de s’occuper du ballon, écrit Le Monde. Elle décroche sa deuxième étoile deux ans après avoir gagné l’Euro, tandis que l’Argentine de Lionel Messi, qui rêvait d’un doublé, sort par la petite porte des équipes dont on se souviendra, pas nécessairement pour les bonnes raisons ». Les larmes de Lionel Messi Le capitaine argentin, Lionel Messi, « a fondu en larmes après avoir reçu la médaille de finaliste, pour ce qui pourrait être ses adieux à l’Albiceleste et sa dernière Coupe du monde », écrit Pagina12 à Buenos Aires. « Merci Léo, tu nous as déjà rendus tellement heureux », titre La Nación. Pour le quotidien argentin, l’attaquant « a quitté sa sixième Coupe du monde et sa troisième finale, le cœur lourd mais la tête haute. (…) Alors que Messi pleurait, des millions d’Argentins à travers le monde pleuraient avec lui », poursuit le journal. Il n’y a pas que le capitaine qui a été gagné par l’émotion, en conférence de presse, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a commencé à répondre aux questions des journalistes avant de quitter la salle en larmes. Remise du trophée « gênante » La presse américaine, elle, note que la cérémonie de remise du trophée était « un peu gênante ». « Le président a été copieusement hué à son entrée sur le terrain après la victoire de l’Espagne », écrit le Washington Post. Après avoir remis la Coupe aux vainqueurs, le président américain est resté sur l’estrade lorsque l’équipe a soulevé le trophée. Le président de la Fifa, « Gianni Infantino a éloigné Donald Trump de l’équipe pendant les célébrations », poursuit le quotidien qui rappelle que le locataire de la Maison Blanche considérait cette compétition « comme l’un des événements phares de son mandat ». « Trump est notoirement sensible à l’image que le public se fait de sa popularité, écrit The Athletic. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles il n’a assisté à aucun match avant la finale ». Car selon les sports, le public ne réserve pas le même accueil au président américain, explique le média sportif : « Lors des matchs de football universitaire dans les États traditionnellement républicains, Donald Trump a souvent été acclamé. Il est également apprécié des amateurs de sports de combats et notamment de MMA. Mais lors d’autres événements, il a été hué par une majorité de spectateurs », (…) notamment à l’US Open de tennis et lors de « matches de baseball et de football américain dans la région de Washington, D.C. ». Le sport devient un baromètre de la popularité du président américain. Donald Trump, lui, s’est félicité d’avoir accueilli ce Mondial et a déjà affiché sa volonté d’organiser à nouveau la Coupe du monde. Il faudra attendre un peu, la prochaine en 2030 a été attribuée au Maroc, au Portugal et à l’Espagne, et la suivante, en 2034, à l’Arabie saoudite.
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  • À la Une, l’arrivée d’Andy Burnham au 10 Downing Street
    2026/07/21
    Le nouveau Premier ministre britannique a promis de « redonner de l’espoir » au Royaume-Uni, rapporte le Guardian. Conscient que les Britanniques « en ont "marre" de la politique », il a affirmé que « son gouvernement devait "faire mieux" pour apporter un vrai changement. » Andy Burnham, maire travailliste du Grand Manchester jusqu’au mois dernier, est le 7e Premier ministre depuis 2016 au Royaume-Uni… Il succède à Keir Starmer et est plus à gauche que son prédécesseur. Il a promis hier de dévoiler un plan sur dix ans pour le pays, qui s’attaquera notamment à la réindustrialisation, à la construction de logements sociaux et à mettre fin aux personnes sans-abris. Pour le journal conservateur The Telegraph, « l’odyssée d’Andy [Burnham] a tout pour se transformer en échec cuisant ». En Une, un dessin montre le bateau du Premier ministre et son équipe affrontant des monstres qui tentent de les engloutir. Ces monstres portent des noms : économie, défense, protection sociale… Autant de sujets sensibles auxquels le Premier ministre a promis de s’attaquer mais qui pourraient bien le faire chuter. Son gouvernement Le nouveau chef du gouvernement a annoncé sans tarder la composition de son équipe. « Burnham évince les alliés de Starmer et parie sur Healey pour calmer les marchés », titre le Times. Le nouveau chef du gouvernement a surpris en choisissant John Healey comme chancelier de l’Échiquier, ministre des Finances. « Il y a six semaines, il avait démissionné de son poste de ministre de la Défense de façon spectaculaire, rappelle le quotidien britannique […] car le plan d’investissement dans la défense était bien en dessous des besoins. » « Avec Healey aux commandes des finances du pays, la Grande-Bretagne a plus de chances d’atteindre son objectif de consacrer 3% du PIB à la défense », se félicite le Washington Post. Seule bonne nouvelle, selon le quotidien américain, de l’arrivée de Burnham à Downing Street. À Rome, la Repubblica note que « le premier soutien international apporté à Andy Burnham est inattendu : celui de Donald Trump […]. Le président américain ne tarit pas d’éloges sur le nouveau Premier ministre britannique car le "Roi du nord" fera tout son possible pour réactiver et exploiter les concessions pétrolières en mer du Nord. » Et on sait à quel point Donald Trump est sensible au business et à la remilitarisation de l’Europe. Un nouveau chef à la tête du Hamas Khalil Al-Hayya a été désigné pour prendre les rênes du Hamas, le mouvement islamiste palestinien. Il succède à Yahya Sinwar, tué par Israël en octobre 2024, dans la bande de Gaza. Dans une vidéo, Al Jazeera donne la parole à des habitants de Gaza. Si certains y voient une affirmation de la vivacité du mouvement face à Israël, beaucoup demandent simplement à retrouver leur vie « d’avant la guerre », « peu importe que ce soit le Hamas, le Fatah ou une autre organisation qui gouverne, les gens s’en fichent, on veut pouvoir vivre dans la dignité », dit un autre homme. « Près de trois ans après le massacre du 7 octobre, le fait que le Hamas ait organisé des élections alors qu’il est attaqué de toutes parts montre que ses institutions fonctionnent encore », analyse le quotidien israélien Haaretz. « Né à Gaza, Khalil Al-Hayya est proche du régime iranien », écrit le Times of Israël. Il était le principal négociateur du Hamas lors des discussions visant à établir un cessez-le-feu et la libération des otages… « Quelques jours avant le 7 octobre, il a quitté la bande de Gaza et s’est installé au Qatar, où il réside depuis », poursuit le quotidien qui rappelle qu’il a survécu à une tentative d’assassinat israélienne à Doha l’an dernier. Une frappe dans laquelle l’un de ses fils est décédé rappelle l’Orient-Le Jour à Beyrouth. Et « qui a provoqué la colère du Qatar alors que les dirigeants visés étaient en pleine négociation avec Israël en vue d’un cessez-le-feu. » « En avril 2024, Khalil Al-Hayya a assuré dans une interview accordée à l’agence Associated Press que le Hamas dissoudrait son aile armée si un État palestinien était créé le long des frontières d’avant 1967. Une perspective qui semble encore lointaine », conclut le quotidien libanais.
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  • À la Une, le chef d’état-major des armées ukrainiennes remercié
    2026/07/22
    En Ukraine, le général Oleksandr Syrskyi, chef d’état-major des armées, sera remplacé par Mykhaïlo Drapatyi qui occupait auparavant un poste de militaire de haut rang. Cette décision intervient après six jours de manifestations à Kiev et dans tout le pays. Les rassemblements ont débuté après que le président ukrainien a limogé son ministre de la Défense, « le populaire et réformateur, Mykhaïlo Fedorov », rappelle le Kyiv Independent. Les manifestations se sont petit à petit « transformées en un appel à remplacer Oleksandr Syrskyi », à la tête des armées ukrainiennes. L’ancien ministre de la Défense a salué cette décision : « une bouffée d’air frais et un nouvel espoir » pour la défense du pays, indique le Kyiv Post. Selon le journal, il s’agit là de « l’un des changements les plus importants à la tête des forces armées depuis le début de l’invasion à grande échelle de la Russie ». Deux approches du conflit Un changement qui illustre deux approches du conflit « Pour les partisans de l’ancien ministre de la Défense, cette nomination indique que Volodymyr Zelensky a entendu les appels à une approche plus rapide et davantage axée sur la technologie dans cette guerre », analyse le Kyiv Post. Pour Le Figaro, à Paris, « la crise oppose deux visions de la guerre : les partisans d’une modernisation profonde face aux défenseurs d’une approche plus traditionnelle. Les premiers jugent possible de gagner la guerre en fragilisant le régime russe à coups de frappes en profondeur. Les seconds cherchent à contenir la progression de l’armée russe et ne jugent pas possible de lui infliger une défaite. » Mykhaïlo Fedorov, l’ancien ministre de la Défense, avait « fait des drones l’arme la plus efficace contre l’envahisseur », rappelle El Pais. Fervent partisan de la modernisation de l’armée ukrainienne, le président ukrainien lui a proposé hier un « poste important au sein du gouvernement », rapporte le Guardian. Volodymyr Zelensky n’a pas donné de détail sur la fonction qu’il pourrait occuper mais a affirmé que l’objectif de l’Ukraine restait « de créer sur le champ de bataille les conditions qui obligeraient la Russie à faire la paix. » Érigé en symbole En Italie, un bijoutier érigé en symbole par l’extrême droite. Mario Roggero, 72 ans, a vu la semaine dernière la Cour de cassation confirmer sa peine de 14 ans et 9 mois d’emprisonnement pour homicide volontaire. En 2021, il avait abattu deux voleurs et blessé un troisième homme alors qu’il prenait la fuite après avoir braqué sa bijouterie. « Depuis des années, l’homme est présenté comme le symbole d’une justice trop sévère envers ceux qui se défendent envers les criminels, écrit l’Opinion. Pour le média français, l’affaire est devenue « l’objet d’une véritable compétition au sein de la majorité. Matteo Salvini lui a rendu visite en prison, [son parti] la Ligue envisage de le présenter aux prochaines élections, une hypothèse pourtant impossible puisque le bijoutier a été condamné à l’inéligibilité perpétuelle […]. [La première ministre italienne] Giorgia Meloni, soucieuse de ne pas abandonner ce terrain à ses alliés devenus concurrents, a également lancé une collecte de signatures parlementaires en faveur du condamné. » À Rome, l’Association nationale des magistrats dénonce « les menaces, les insultes et les discours de haine » à l’encontre de la justice, rapporte le Corriere della Serra et appelle « ceux qui occupent des fonctions institutionnelles à faire preuve de plus de responsabilité et de prudence dans le choix des mots ». Dans les colonnes de La Repubblica, l’ancien procureur général de Milan fustige une affaire instrumentalisée « à des fins de propagande » et « les principes fondamentaux » du droit sacrifiés. Recrudescence de rougeole Aux États-Unis, le nombre de cas de rougeole atteint un niveau record depuis 35 ans. Cette année, le pays a enregistré le plus grand nombre de cas de rougeole depuis 1991 alors que l’année est encore loin d’être finie. 2 295 cas recensés selon l’université Johns-Hopkins. « Signe que le virus réapparait dans les régions où la couverture vaccinale est faible, précise le site américain Axios. Ce qui menace le statut d’élimination de la rougeole aux États-Unis qui doit être réexaminé en novembre. » Toutes les classes d’âges sont touchées par la maladie, ce qui indique que « certains groupes de personnes ne sont pas vaccinés depuis des générations », indique le Washington Post. En cause, « la méfiance croissante envers les vaccins ».
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  • À la Une: l’Inde face aux manifestations d’étudiants
    2026/07/23
    Hier mercredi encore, un rassemblement a eu lieu dans la capitale indienne New Delhi. Elle a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre. « Il s’agit là du troisième jour consécutif d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre », écrit India Today. Le mouvement de protestation a débuté le 20 juin dernier, rappelle le média, à cause de l’annulation de l’examen passé par plus de deux millions d’étudiants qui souhaitaient faire des études de médecine. L’examen a été entaché de fraude. Les aspirants médecins ont dû le repasser, de quoi susciter la colère de la jeunesse indienne qui appelle à la démission du ministre de l’Éducation Dharmendra Pradhan. Le mouvement a pris une telle ampleur que Narendra Modi est sorti de son silence. Ce jeudi matin, le Premier ministre indien a annoncé « la création de tribunaux aux procédures accélérées pour garantir des sanctions "rapides" et "strictes" pour les personnes impliquées dans les fuites de sujets d’examen », rapporte toujours India Today. Le « parti des cafards » Ce mouvement de contestation porte un nom, le « parti des cafards ». Il est né en réaction à un commentaire du chef de la Cour suprême indienne qui « a comparé les jeunes chômeurs indiens à des "cafards" et à des "parasites" », explique le Time. Malgré la répression policière des rassemblements, le mouvement, loin de faiblir, « pourrait s’intensifier », estime le Times of India qui s’interroge : « Le gouvernement a-t-il mal évalué son impact ? » Ces manifestations « ne concernent pas un seul examen mais la lente accumulation de déception au sein de la jeunesse indienne », poursuit le quotidien. « Environ la moitié des habitants de l’Inde ont moins de 30 ans, indique El Pais. Pour eux, "l’éducation est sacrée" car l’accès aux meilleures écoles ou universités est le seul moyen "d’échapper à la classe sociale défavorisée dans laquelle ils sont nés" », précise une chercheuse interrogée par le journal. De quoi déclencher l’une des plus graves crises auxquelles Narendra Modi, au pouvoir depuis 2014, ait été confronté. Vague de chaleur à Gaza Dans la presse également, Gaza où les habitants souffrent de la chaleur. Pour le troisième été consécutif, les Gazaouis subissent un « enfer », « des conditions de vie caniculaires dans les camps de tentes », écrit le journal israélien Haaretz. La chaleur aggrave la crise humanitaire qui sévit dans l’enclave depuis trois ans. « Près d’un million de personnes vivent sous des tentes » à Gaza, soit la moitié de la population de l’enclave palestinienne. Et la situation devrait encore s’aggraver avec « des températures estivales records », 35 degrés en moyenne. « Les bâches en plastique utilisées pour construire de nombreuses tentes emprisonnent la chaleur et laissent peu de place à l’aération pendant la journée, et il n’y a aucun répit après le coucher du soleil. Les familles endurent sans électricité, ventilateurs ou approvisionnement en eau fiable. » Le site Middle East Online a recueilli le témoignage d’Ibtisam qui raconte son combat quotidien pour trouver de l’eau. Elle vit « sous une tente sur le front de mer avec sa famille » mais « doit traverser la ville de Gaza » pour trouver de l’eau potable. « Les familles font la queue pendant des heures à côté de camions-citernes délabrés pour recevoir quelques litres d’eau, avant de retourner dans des camps de tentes surpeuplés et ravagés par les maladies. » Avant la guerre, la consommation moyenne d’eau était d’environ 85 litres d’eau par personne par jour, contre à peine 4,3 litres aujourd’hui, selon l’ONG Médecins sans frontières. Au Japon, sommeil et polémique Au Japon, le rythme de sommeil de la Première ministre fait polémique. Sanae Takaichi ne dort que trois heures au maximum par nuit, parfois pas du tout, ce qui suscite un débat sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Une polémique qui fait suite à une publication sur les réseaux sociaux à l’issue d’un week-end de trois jours, lundi était férié au Japon. Publication sur X dans laquelle la Première ministre écrit avoir passé tout son week-end à travailler, rapporte le quotidien japonais Mainichi. Mais avoir quand même réussi « à dormir cinq heures d’affilée, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps ». Un message qui a suscité des critiques tant dans la majorité que dans l’opposition car cela va à « l’encontre des efforts de réforme des modes de travail », précise le Japan Times, dans un pays où la surcharge de travail est chronique.
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  • À la Une: la guerre continue à Gaza, malgré le cessez-le-feu
    2026/07/24
    La guerre continue à Gaza, mais elle ne fait plus les gros titres de la presse internationale. Alors des Palestiniens se mobilisent : « Ils lancent une campagne en ligne pour rappeler au monde que le cessez-le-feu à Gaza est une illusion », titre Haaretz. Le journal d’opposition israélien rappelle ainsi que « depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre dernier, environ 1 127 personnes ont été tuées ». Des journalistes et des militants palestiniens ont donc lancé une campagne intitulée « Ils vous ont menti », « apparue pour la première fois sur les réseaux sociaux en anglais et en arabe, le 16 juillet ». Depuis, précise Haaretz, « des milliers de publications ont inondé les réseaux sociaux, notamment des vidéos et des témoignages de journalistes, de travailleurs humanitaires, de créateurs de contenu et d’habitants de Gaza ». Parmi ces témoignages, celui de Renad Attalah, une fillette de 12 ans, qui lance un appel sur Instagram : « La Coupe du Monde est terminée. Il y a de la place pour parler des choses importantes ». Autre témoignage, celui de Sujood, une mère de quatre enfants, âgée de 32 ans qui, le 14 juillet dernier, se trouvait « dans la tente familiale (près de Rafah) lorsque les forces israéliennes ont ouvert le feu sur les tentes voisines ». « Nous avons entendu des coups de feu, raconte-t-elle. J’ai serré mes enfants contre moi et les gens ont commencé à crier et à chercher un endroit où se cacher ». Ce jour-là, précise Haaretz, « quatre Palestiniens ont été tués, dont Mu’taz Abou Sha’ar, un garçon âgé de dix ans, abattu dans la tente de déplacés de sa famille. Son père et son frère avaient déjà été tués, la mère est endeuillée par la perte d’un autre membre de sa famille ». Donald Trump perd patience C’est à la Une du Wall Street Journal : « Trump perd patience face à la guerre contre l’Iran, une guerre sans perspective de fin ». « Le président, explique le quotidien américain, est devenu sceptique à l’égard de la diplomatie. Il est en mode "vengeance" contre Téhéran ». C’est en tout cas ce qu’affirme un haut responsable de l’administration américaine. « Donald Trump était tellement "enthousiaste", le mois dernier, à l’idée de signer un accord avec Téhéran pour la réouverture du détroit d’Ormuz, qu’il a balayé d’un revers de main les arguments de ses alliés républicains qui affirmaient que les Iraniens ne respecteraient jamais cet accord », dit encore un haut responsable de l’administration. Résultat, remarque le Wall Street Journal, « le président est de plus en plus frustré, alors que la guerre entre dans son cinquième mois, et qu’il pensait la terminer en quelques semaines ». Et son entourage « craint que la guerre en Iran – qui a entraîné une hausse des prix, une baisse de sa popularité et la mort de plus d’une douzaine de soldats américains, n’accapare sa présidence, et ne compromette les perspectives déjà sombres des Républicains lors des prochaines élections de mi-mandat ». Le cauchemar recommence En France, la presse est sous le choc, alors que des incendies gigantesques se multiplient dans le sud-ouest du pays. À la Une de Libération : une photo pleine page d’arbres qui semblent bien fragiles, dévorés par les flammes. « Ça fait peur », titre le quotidien français. Il rappelle qu’il y a quatre ans, le Bassin d’Arcachon avait déjà été durement frappé par les incendies de forêt. « Quatre ans plus tard, le cauchemar recommence », remarque Libération. « C’est un peu comme ça qu’on imagine la fin du monde », souligne le journal le Monde, « une chaleur étouffante, mais sans soleil. Ou plutôt avec un soleil pâle, impuissant à percer le rideau de fumée, gris, opaque, qui enveloppe tout ». Autre description, celle fournie par Le Figaro : « Les pins qui brûlent, les habitants évacués, les cendres en suspens, les vacanciers désemparés, les pompiers à bout de forces ». Heureusement, jusqu’à présent, pas de victime. Mais des milliers de personnes ont été évacuées et des milliers d’autres doivent encore l’être.
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