エピソード

  • À la Une: comme un parfum de Coupe du monde
    2026/06/04
    « Un parfum d’Amérique » : c’est la une de L’Équipe à Paris. À douze jours de leur entrée en compétition à New York, « les Bleus entament en effet leur préparation au Mondial ce soir à Nantes face à la Côte d’Ivoire, avec un capitaine, Kylian Mbappé, déterminé à briller lors de sa troisième Coupe du monde. » Un « Mbappé en mission », s’exclame le quotidien sportif. « La Coupe du monde est presque là, susurre le journal, elle s’ouvre dans une semaine, les Anglais rougissent en Floride, le Brésil trottine dans le New Jersey, l’Argentine se prépare à Kansas City et l’équipe de France s’apprête à jouer deux fois au pays avant de partir pour l’aventure et de rallier Boston mercredi prochain, six jours avant d’entrer en lice contre le Sénégal. » Et les Bleus, faut-il le rappeler, font partie des favoris… En effet, pointe encore L’Équipe, « la France est revenue à la première place du classement FIFA, ce qui n’est pas un trophée mais ne survient pas par hasard. » Et « elle a été l’une des nations les plus convaincantes de la fenêtre internationale en mars, avec ses victoires face au Brésil et à la Colombie. » Les Iraniens joueront-ils sur le sol américain ? Le New York Times pour sa part s’intéresse à un cas bien particulier : celui de l’Iran… En effet, la situation est inédite… L’équipe iranienne est qualifiée pour cette Coupe du monde. Et c’est la première fois, souligne le New York Times, qu’une équipe en compétition est en guerre avec l’un des pays hôtes, à savoir les États-Unis. « La Coupe du monde débute donc le 11 juin et le premier match de l’Iran est prévu quatre jours plus tard contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, pointe le quotidien américain. L’Iran avait initialement prévu de s’installer à Tucson, en Arizona, avant que la Fifa, instance dirigeante du football mondial, n’annonce que l’équipe serait finalement basée à Tijuana, au Mexique, près de la frontière américaine. » Les footballeurs iraniens ont donc obtenu leurs visas pour se rendre au Mexique, mais ils sont toujours dans l’attente de visas pour aller jouer aux États-Unis. Le New York Times précise que le président de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, est actuellement en négociations avec la Fifa et non avec les États-Unis. Les États-Unis qui avaient fait récemment savoir, par la voix du secrétaire d’État Marco Rubio, que « les entraîneurs et autres responsables iraniens ayant des liens avec les Gardiens de la révolution ne seraient pas autorisés à entrer aux États-Unis. » Or, pointe le journal, Mehdi Taj a été, par le passé, commandant au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique et plusieurs joueurs de l’équipe iranienne, dont son capitaine, ont effectué leur service militaire au sein de ce même groupe. Gianni Infantino, monsieur « toujours plus » ? Le Mondial toujours, ou plutôt ses coulisses, avec cette enquête de Libération à Paris sur le patron de la FIFA, Gianni Infantino… Libération qui brosse un portrait peu flatteur du patron du foot mondial. « Gianni Infantino, l’incarnation des dérives du foot business », titre le journal. Alors quelles dérives ? Le « toujours plus », affirme Libération : « le passage de 32 à 48 équipes qualifiées pour cette édition 2026. (…) Toujours plus de matches, toujours plus de droits de retransmission, toujours plus de pognon. (…) Jamais le foot business n’aura à ce point sacrifié l’intérêt des joueurs, menacé leur santé, usé jusqu’à la corde cette passion déraisonnable pour le foot. (…) L’autre dérive qu’assume le patron du foot mondial est politique, dénonce encore Libération. (…) En créant comme il l’a fait ce ridicule prix de la paix de la Fifa pour caresser son ami Donald Trump dans le sens du poil, en s’affichant ouvertement comme un fervent supporter du président américain, Gianni Infantino assume à visage complètement découvert d’entraîner le football sur un terrain dangereux. » Enfin, pour en revenir au jeu, le Guardian à Londres s’intéresse aux petits poucets de ce Mondial : « Quatre pays – le Cap-Vert, Curaçao, la Jordanie et l’Ouzbékistan – font leurs débuts en Coupe du monde. » Le Guardian qui pointe trois rencontres en particulier qui pourraient donner lieu à « des surprises potentielles » : Haïti – Écosse, le 13 juin, Nouvelle-Zélande – Iran, le 15 juin et Cap-Vert – Uruguay, le 21 juin. À lire aussiMondial de football 2026: la Fifa visée par une enquête sur la billetterie
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  • À la Une : Trump-Netanyahu, un duo en crise…
    2026/06/03
    « Trump et Netanyahu avaient déjà eu plusieurs conversations téléphoniques tendues par le passé, rappelle le site d’information américain Axios, mais ils avaient néanmoins maintenu une étroite coordination sur l’Iran ». Avant-hier lundi, le ton est monté, s’exclame Axios : « Tu es êtes complètement cinglé, aurait dit Trump à Netanyahu. Tu serais en prison sans moi. Je te sauve la mise. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça. Putain, qu’est-ce que tu fous ? » Pourquoi cette bordée d’injures ? Réponse condensée du Temps à Genève : « ce que "foutait" le Premier ministre israélien ? La guerre. Comme tous les jours, depuis deux ans et huit mois. Mais lundi, son armée bombardait Beyrouth après avoir élargi ses opérations dans le sud du Liban. Un mauvais timing pour Donald Trump, en plein milieu des négociations avec l’Iran, qui (justement) conditionne un accord à une trêve au Liban. Et sa guerre contre Téhéran, le président américain n’en veut plus, pointe encore Le Temps. Les négociateurs iraniens font transpirer son équipe depuis des semaines ; lui-même semble exaspéré, répétant sur tous les tons qu’un accord est proche. Mais rien de solide ne semble venir ». Un inextricable imbroglio stratégique… « Le coup de fil rageur de Trump à Netanyahu a conduit Israël à limiter l’offensive au Liban, mais un accord avec Téhéran continue de lui échapper, souligne Le Figaro à Paris. (…) La complexité d’une crise à multiples facteurs continue de déjouer les plans de Trump. Non seulement la victoire tant annoncée lui échappe, mais, là, même un accord de compromis se révèle difficile à obtenir. Trois mois après le début d’une guerre qui devait durer "de quatre à six semaines", les résultats de l’opération Fureur épique ressemblent de plus en plus, constate Le Figaro, à un inextricable imbroglio stratégique ». Directions opposées… En fait, analyse le Wall Street Journal, « Trump et Netanyahu sont confrontés à une course contre la montre à l’approche des élections cet automne, et leurs électeurs les poussent dans des directions opposées. Trump est sous pression pour mettre fin à une guerre qui a fait grimper les prix de l’énergie et révélé des divisions au sein de son mouvement Maga (…). Netanyahu, quant à lui, doit faire face à des électeurs qui exigent des mesures plus fermes contre le Hezbollah, dont les attaques de drones ont tué des soldats israéliens et contraint à plusieurs reprises des habitants du nord d’Israël à se réfugier dans des abris ». Résultat, pointe le Wall Street Journal : « l’Iran a rapidement exploité cette division, menaçant lundi d’abandonner les pourparlers avec Washington si Israël étendait ses frappes contre les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth ». Pour Libération à Paris, « en abattant cette carte libanaise, la république islamique fait émerger le désaccord entre Donald Trump, pressé d’avancer dans les négociations, et le gouvernement Nétanyahou, qui redoute au contraire un accord entre les États-Unis et l’Iran. "Le régime de terreur en Iran est voué à disparaître. Et nous allons contribuer à ce que cela arrive", a menacé hier le Premier ministre israélien dans une vidéo. Jusque-là, rappelle Libération, le président américain avait laissé les mains libres à Israël au Liban pour le laisser se défouler contre le Hezbollah pendant qu’il tente de négocier avec l’Iran. Mais, s’interroge le journal, peut-il continuer à se laisser défier par Netanyahu au Liban ? » Qui aura le dernier mot ? Alors, quelle solution ? réponse d’El Pais à Madrid : « seule une cessation des violences au Liban pourrait permettre à l’Iran d’ouvrir le détroit d’Ormuz, seul Netanyahu pourrait endiguer ces violences, et seul Trump pourrait l’y contraindre. Tant qu’il n’agira pas, tout progrès restera illusoire ». Constat similaire pour L’Orient-Le Jour à Beyrouth : « malgré les efforts diplomatiques, les interrogations demeurent. Tout dépendra en définitive des choix de Netanyahu et de la capacité de Trump à lui imposer ses orientations. À défaut, le Liban risque de rester le théâtre d’un affrontement indirect entre Washington et Téhéran ».
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  • À la Une: le doute s’installerait-il en Russie?
    2026/06/02
    C’est une enquête à lire dans le Süddeutsche Zeitung à Munich. « Longtemps, le Kremlin a réussi à protéger la majeure partie de la population russe des conséquences de sa guerre contre l’Ukraine. Désormais, constate le quotidien allemand, les attaques de drones se multiplient, le niveau de vie se dégrade et le Kremlin renforce la censure, notamment en ligne, et multiplie les interdictions et les sanctions. Le pouvoir russe est apparemment tellement préoccupé par le climat négatif ambiant qu’il a déjà fait diffuser une sorte de guide au sein de son parti, Russie unie. Un guide qui explique ce que les représentants du parti devront dire aux Russes mécontents avant les élections à la Douma, prévues cet automne. Parallèlement, exprimer des critiques demeure dangereux ». Que pensent les Russes après quatre années de guerre ? Justement le Süddeutsche Zeitung a fait parvenir un questionnaire à un panel de citoyens russes. « Que pensent-ils après quatre années de guerre ? Douze d’entre eux ont répondu par écrit ou par message vocal entre Belgorod, près de la frontière, et la Sibérie lointaine. Et la plupart ont souhaité garder l’anonymat pour leur sécurité ». Alors, « certains s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants, d’autres craignent le retour de soldats traumatisés ou de ne plus pouvoir subvenir à leurs besoins. Lioubov, 88 ans, croit à la propagande de Vladimir Poutine selon laquelle la Russie doit se défendre contre les fascistes en Ukraine. Ilya, 22 ans, est quant à lui si critique envers le régime qu’il ne voit aucun avenir pour lui en Russie. (…) Pour Tatiana, 52 ans, seul un effondrement du système pourrait laisser espérer un changement, voire une amélioration. (…) La guerre a absorbé toutes les ressources, déplore Margarita, 26 ans : argent, énergie, temps, vies humaines – et tout cela se ressent deux fois plus intensément qu’avant. En Russie, les gens ne sont pas des citoyens, mais des pions dans un jeu politique. (…) Beaucoup acceptent tout sans réagir, renchérit Georgy, 52 ans, la politique ne les intéresse pas. La télévision et la propagande de Poutine les ont transformés en zombies ». Des craintes fondées mais un basculement peu probable… Le Monde à Paris publie également une longue enquête sur la situation en Russie. « Vladimir Poutine essuie une série de revers qui alimentent le mécontentement et interrogent sa stratégie, constate le quotidien français. (…) Sa crainte est fondée. Ces derniers mois, les drones ukrainiens ont attaqué de façon répétée Moscou et sa région, des entreprises du secteur de la défense, des aérodromes militaires, des grandes raffineries, des installations portuaires dans la Baltique et en mer Noire. Depuis peu – c’est une nouveauté –, Kiev produit et utilise massivement des drones Hornet à moyenne portée, jusqu’à 200 kilomètres, indétectables, dotés d’intelligence artificielle et reliés à Starlink. (…) Sur le front, les forces russes stagnent », constate encore Le Monde. Et « de fait, la stratégie et les buts de la guerre commencent à susciter ouvertement des interrogations. (…) Des divisions croissantes au sein de l’appareil d’État ont été mises en relief. (…) Il faut dire que l’aura de Vladimir Poutine s’est ternie, sa parole est de moins en moins crue. (…) Pour autant, pointe encore Le Monde, un changement de régime n’est pas pour demain. Le Monde qui cite la politologue Anna Colin Lebedev : « il y a une déstabilisation du quotidien des Russes, des mécontentements et sans doute des tensions au sein de la sphère dirigeante, mais, affirme-t-elle, le pouvoir contrôle ses élites, et la population sait s’adapter à des conditions qui s’aggravent. Cette crise aura des effets politiques, mais un basculement radical reste peu probable ». Le cas Fedorova… Enfin, de nombreux journaux et sites d’information en France s’interrogent sur la présence sur le territoire national et sur le rôle de Xenia Fedorova. Cette ressortissante russe, ancienne patronne du média Russia Today intervient dans les médias du groupe Bolloré. Avec « un seul narratif, pointe Libération : celui du Kremlin. Sur l’Occident agressif et l’Otan qui n’existe que pour menacer la Russie, l’Ukraine néonazie et corrompue, instrumentalisée par une Europe qui veut la guerre ». Certains l’accusent donc d’être une propagandiste, voire une agente russe et se demandent pourquoi son titre de séjour a été renouvelé par l’administration française. Les dirigeants des médias du groupe Bolloré invoquent, quant à eux, la liberté d’expression. À lire aussiInfluence russe en Europe: polémique autour de Xenia Fedorova, accusée d'être la «voix du Kremlin» dans les médias Bolloré
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  • À la Une: Paris est une fête…
    2026/06/01
    Facile de reprendre ce titre du célèbre roman d’Hemingway pour entamer cette revue de presse. Facile mais évident au vu des titres de la presse française ce matin : « Paris fête ses rois », s’exclame Le Parisien. Après leur sacre samedi soir, les footballeurs du PSG ont été « accueillis comme des dieux », s’extasie le journal. « Environ 90 000 personnes ont assisté hier au retour des Champions d’Europe au Champ de Mars à Pars, transformé en gigantesque fan-zone »/ « La fête des maîtres », s’amuse L’Equipe. Référence calembouresque à la fête des mères qui était célébrée également hier… « Comme l’année dernière, relève le quotidien sportif, les Parisiens ont allègrement savouré les heures qui ont suivi leur sacre européen. Entre Budapest et Paris, où ils sont pu communier avec leur supporters, pointait déjà l’ambition de remettre ça, une fois de plus, dans un an ». Le Monde jubile également : « avec le plaisir d’un épisode caniculaire enfin arrivé à son terme, et malgré un soleil caché par une enfilade de nuages parfois pluvieux, ou les restes d’une nuit fiévreuse, Paris rayonnait hier au moment d’accueillir ses héros du ballon rond, au lendemain du deuxième sacre de rang du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Un an jour pour jour après la conquête de leur première étoile, les Parisiens, partis de Budapest en début d’après-midi, ont retrouvé leurs terres, et les clameurs d’un public qui n’a jamais cessé de croire en la possibilité d’un doublé ». Gloire et… honte Le Figaro enchaine : « cette équipe est belle car elle brille par un jeu collectif exceptionnel. Elle n’est pas, comme auparavant, que l’expression de quelques stars. On n’a pas fini de l’habiller de superlatifs, d’en chanter la virtuosité, d’en redemander encore et encore. (…) On applaudit (donc), poursuit Le Figaro, mais, déplore-t-il, l’exploit n’excuse ni ne justifie les scènes de guerre vues avant, pendant et après le match, jusqu’au bout de la nuit. Exactement comme l’année dernière. Plusieurs quartiers de Paris et de quelques villes de province ont été mis à sac. Tirs de mortiers, vitrines brisées, voitures brûlées. Affrontements en ligne avec les forces de l’ordre ». Et Le Figaro de s’interroger : « va-t-on s’habituer encore longtemps à ces rituels inacceptables ? Peut-on tolérer que l’unité nationale, si belle dans la gloire, puisse être déchiquetée par la honte qu’inspirent certains dans le pays ? Ces jours-là, on ne peut s’empêcher de penser que la France est effectivement malade ». « Un orgasme collectif violent et extatique » Libération pour sa part nous propose une double Une. D’un côté : « PSG, naissance d’une légende », et de l’autre : « Edgar Morin, mort d’une légende ». Comment concilier ces deux informations qui n’ont a priori rien à voir ? Libération rapporte des extraits de l’ode au football que le philosophe avait écrite en 1998 lors de la première victoire de la France en Coupe du monde. « Une ode au foot qui n’a pas pris une ride », pointe le journal. En effet, il y a presque 30 ans donc, Edgar Morin écrivait : « la stratégie de l’équipe doit s’élaborer en imaginant la stratégie de l’adversaire et comporte aussi une contre-stratégie. Chaque équipe doit s’appliquer non seulement à construire son jeu, mais aussi à déconstruire celui de l’adversaire ». Libération cite encore ce propos du philosophe : « l’attente d’un but est si tendue, si angoissée, […] elle coûte tant d’efforts et d’énergie, que le "goal" déclenche […] un orgasme collectif violent et extatique. » Quant à la séance des tirs au but : « nulle stratégie n’abolit le hasard, explique Edgar Morin. Tout match comporte beaucoup d’aléas, […] et certains entretiennent l’incertitude jusqu’à la fin ». Incroyable, souligne Libération, « notre philosophe centenaire parle football comme s’il avait suivi la finale quelques heures après sa mort devant sa télé ». Condamné à porter le poids du monde sur ses épaules… Enfin, cette photo qui a fait le tour du monde des médias et que l’on peut voir notamment sur le site du New York Times : le parisien Marquinhos qui réconforte sont compatriote brésilien Gabriel après son penalty manqué samedi soir… Commentaire du New York Times : « cela ne changera jamais à moins qu’une meilleure solution ne soit trouvée pour départager un match nul après prolongation : la cruelle réalité des tirs au but. Un joueur, voire plusieurs, se retrouvera condamné à porter le poids du monde sur ses épaules pendant des années pour avoir manqué une action individuelle dans un sport collectif. Cette responsabilité, et la prise de conscience qu’elle engendre, est absolument écrasante ».
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  • À la Une: les destructions causées par l’armée israélienne au Sud-Liban
    2026/05/30

    Outre les nombreuses victimes civiles, l’avancée de l’armée israélienne au Sud-Liban s’accompagne d’importantes destructions, comme l’explique l’Orient-le Jour. Le journal francophone libanais a ainsi interrogé les habitants d’Arnoun, « petit village niché au pied du château de Beaufort (célèbre forteresse médiévale), Arnoun, village « proche "de la ligne jaune" tracée par Israël pour délimiter sa "zone tampon" ».

    Hassan Hamdan, 38 ans, architecte d’intérieur, marié et père d’une petite fille de 4 ans, témoigne : « À l’entrée du village, tout est détruit. Il y avait autrefois un grand bassin avec des poissons des canards et des oies (…) La route bordée de maisons anciennes de plus de cent ans, était fraîchement asphaltée et éclairée. Tout était magnifique (…) Aujourd’hui tout est détruit. Je peux dire qu’Arnoun est mort. Tout est noir ».

    L’Orient-le Jour s’inquiète aussi « des bombardements qui menacent le château de Beaufort, « fleuron de l’architecture médiévale du Mont Amel, cible de violentes frappes israéliennes », raconte le journal, qui précise que « l’évaluation immédiate des dégâts est impossible, en raison des combats en cours ». Mais le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, « a relayé sur son compte X une vidéo montrant un épais panache de fumée » s’élevant de ce château.

    « La guerre qui brûle des milliers d’hectares de terres agricoles et détruit les villages et les infrastructures, va-t-elle aussi effacer les repères historiques du pays ? », interroge l’Orient-le Jour.

    Ruines calcinées

    À cette question posée par le journal libanais, répond un autre constat sur la guerre en Ukraine. « Comment les missiles russes ont dévasté les sites culturels de Kiev », titre le Guardian. « La récente offensive de la Russie a fait 2 morts, 90 blessés et a gravement endommagé de nombreux musées de la capitale », explique le quotidien britannique, au-dessus d’une photo montrant « des secouristes nettoyant les débris à l’intérieur du musée national de Tchernobyl ».

    Un musée qui venait d’être restauré, pour le 40ème anniversaire de la catastrophe, afin de « montrer non seulement le travail extraordinaire des "liquidateurs" qui ont effectué les premiers travaux de nettoyage après l’explosion, mais aussi l’histoire des personnes dont la vie a été bouleversée par la catastrophe », explique la directrice du musée.

    « Profondément choquée, nous dit le Guardian, elle se tient au milieu des ruines calcinées du bâtiment ». « D’après les estimations, ajoute le quotidien britannique, 40% des objets irremplaçables ont été détruits ».

    Impréparation

    En France, la période de canicule que connaît le pays actuellement, suscite l’inquiétude… C’est le journal le Monde qui, dans son éditorial, dresse un état des lieux préoccupant : « L’épisode caniculaire actuel vient rappeler de façon criante l’impréparation de la France », accuse le quotidien français qui poursuit : « L’adaptation est l’affaire de tous, du citoyen au gouvernement, et chaque report des mesures indispensables pour faire face aux évènements climatiques, rendra cette adaptation plus douloureuse ».

    Le journal prend pour exemple l’adaptation des logements au changement climatique, avec « des politiques publiques qui oscillent entre l’édiction de normes ambitieuses et leur assouplissement quelques mois plus tard… » alors que « les dispositifs d’aide sont régulièrement rognés ». Et le Monde nous annonce des jours à venir encore plus difficiles : « L’épisode caniculaire actuel n’est, nous dit le quotidien français, que la version en miniature d’un futur non géré. Les conséquences semblent encore à ce stade supportables et limitées. Mais à force de procrastination, elles deviendront incontrôlables ».

    Et on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas. « Cette brusque montée des températures est le signal prévisible d'une trajectoire climatique que la science documente depuis des décennies » nous rappelle le Monde.

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  • À la Une: les modalités d’un éventuel accord entre Trump et l’Iran
    2026/05/29
    « Les États-Unis sont proches d’un accord pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d’Ormuz », titre le Washington Post, selon lequel « les négociateurs sont parvenus à un accord pour mettre fin au conflit, mais celui-ci nécessite l’approbation du président Donald Trump et des dirigeants iraniens ». Autant dire que rien n’est fait, ou presque. Le Wall Street Journal se montre lui aussi prudent et affirme que les États-Unis et l’Iran ont peut-être « les prémices d’un accord », selon les termes utilisés par le secrétaire au Trésor, Scott Bessent. Si la trêve est conclue, ajoute le Wall Street Journal, « cette entente constituerait la première phase d’un accord en plusieurs volets », dont celui prévoyant « une limitation stricte du programme nucléaire iranien pour plusieurs décennies ». Le New York Times, de son côté, croit savoir que « le détroit d’Ormuz demeure un point de blocage majeur ». Le New York Times, sceptique sur la probabilité d’un accord proche, rappelle que le président américain n’est pas un modèle de stabilité. « Bombes, compromis et fanfaronnades : les revirements du président Trump concernant l’Iran semblent souvent dictés par son humeur et le contexte, plutôt que par une stratégie construite », accuse le quotidien américain. Les femmes sur le champ de bataille ? En Ukraine, le recrutement éventuel de femmes pour aller se battre sur le front fait débat. « L’Ukraine fait face à une pénurie de soldats », constate El Pais, « une pénurie qui contraint des milliers d’hommes des forces armées ukrainiennes à passer des mois au combat, sans relève ni repos ».En Ukraine, « le recrutement des femmes pourrait-il être une solution ? », demande le quotidien espagnol. Le débat est ouvert, mais la question est vivement critiquée par certains Ukrainiens qui s’appuient sur la « tradition », comme l’explique le colonel Roman Kovalov. Ce commandant de bataillon estime ainsi : « Dans notre société traditionnelle, les femmes sont les gardiennes du foyer et éduquent les enfants. Les hommes sont les guerriers. L’idée de mobiliser les femmes serait perçue négativement par la société. » Mais d’autres défendent la conscription obligatoire des femmes. Dont certaines d'entre elles. Ainsi Yana Zalevska, commandante de drones, selon laquelle « la féminisation de l’armée est nécessaire au pays ». Une autre femme présente sur le front estime en revanche que « les personnes enrôlées de force manquent de motivation et ne font pas de bons soldats ». Jusqu’à présent, « seules les femmes militaires de carrière et les professionnelles de santé sont tenues de s’inscrire au recensement militaire », précise El Pais, mais certaines sont volontaires. « L'armée ukrainienne compte actuellement 7 % de femmes », nous dit le quotidien espagnol. À lire aussiUkraine: à cause des drones, il est périlleux de récupérer les corps de soldats morts au front Vaccin expérimental Aux États-Unis, deux familles afro-américaines portent plainte contre le gouvernement américain. C’est le journal Le Monde qui nous raconte cette histoire dont les origines remontent aux années soixante. Les plaignants, explique le quotidien français, sont « les familles de deux bébés afro-américains morts en 1967, après avoir reçu un vaccin expérimental contre le virus respiratoire syncytial (le VRS) à l’origine de la grande majorité des bronchiolites ». Ces deux familles poursuivent le gouvernement américain, « en dommages et intérêts », explique encore Le Monde, « elles n’ont appris qu'après la mort de leurs enfants qu’ils "faisaient secrètement partie des sujets d’une expérimentation de vaccin contre le VRS en 65 et 66", à leur insu et sans leur consentement ». « Âgés de 2 et 4 mois, les deux enfants se sont vu administrer "une version ultraconcentrée" et par conséquent plus dangereuse d’un premier vaccin expérimental n’ayant pas donné de résultats contre le VRS, sans que leurs parents aient été avisés des risques encourus. » Les avocats des familles rappellent que cette histoire n’est pas sans en rappeler d’autres. « La recherche médicale aux États-Unis a une longue et inquiétante histoire raciale », disent-ils, rappelant notamment « que des centaines d’hommes noirs » ont été « utilisés comme cobayes » lors d’expériences sur la syphilis. À lire aussiÉtats-Unis: au-delà de l’IVG, les droits des femmes fragilisés par petites touches
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  • À la Une: l’impasse au Liban
    2026/05/28
    « Au Liban, le cessez-le-feu décrété sous les auspices américains entre Israël et le Hezbollah n’a pas arrêté la guerre, constate La Croix à Paris. Survol de drones, violations répétées et absence de perspectives plongent la population dans une forme d’épuisement mental, faite d’angoisse et d’incertitude. (…) La guerre qui s’éternise dans le sud du pays, malgré la trêve, entretient le sentiment d’impasse et la difficulté croissante à se projeter. (…) "L’incertitude frappe tout le monde, on est dans l’inconnu", affirme Sarah, habitante de Beyrouth, inquiète d’une possible explosion sociale. "On vit au jour le jour, poursuit-elle. On ne peut pas compter sur le gouvernement pour nous sauver ou nous rassurer". » Une spirale de violence sans fin Dans son éditorial, le quotidien catholique hausse le ton : « Jusqu’à quand tolérera-t-on de voir le Liban ainsi traité ? Ces dernières heures, les bombes ont continué à s’abattre sur le pays du Cèdre. Des explosions qui s’ajoutent à d’autres, innombrables : depuis début mars, les frappes israéliennes ont fait près de 3 200 morts, selon les autorités. La spirale de la violence et de la guerre dans laquelle le Liban est entraîné semble ne pas avoir de fin, soupire encore La Croix. Pour chaque drone envoyé sur Israël par le Hezbollah, mouvement allié à l’lran, "dix immeubles doivent tomber à Beyrouth", a déclaré ces dernières heures le ministre d’extrême droite israélien des Finances, Bezalel Smotrich. Une volonté claire de viser les civils, et donc de commettre, en toute conscience, des crimes de guerre. » Le Guardian à Londres s’insurge également : « Israël a tué des milliers de personnes dans ce conflit, dont des civils et de nombreux personnels médicaux, et a également détruit des ponts, des infrastructures d’approvisionnement en eau essentielles et des habitations. On estime à 1,2 million le nombre de personnes déplacées. (…) Ces événements semblent passer largement inaperçus aux yeux du monde. Les répercussions mondiales de la guerre menée par l’Iran ont monopolisé l’attention diplomatique et économique. » Comment écarter le Hezbollah ? Alors le cœur du problème, c’est encore et toujours le Hezbollah, soutenu et armé par l’Iran… Pourtant, relève El Pais, à Madrid, « un large consensus se dégage au sein de la population libanaise : la branche armée du Hezbollah doit rendre son arsenal et l’armée régulière doit être déployée sur l’ensemble du territoire comme unique garante de la sécurité nationale. La communauté internationale est également disposée à armer les Forces armées libanaises dans cette entreprise. Les modalités et le calendrier de cette action constituent les principaux points d’achoppement, et sur ces deux aspects, déplore El Pais, Israël compromet activement toute chance de succès. La seule manière réaliste de désarmer le Hezbollah est d’intégrer progressivement ses membres aux forces de sécurité de l’État, comme cela fut fait pour les militants chrétiens et sunnites à la fin de la guerre civile libanaise (entre 75 et 90). » Et El Pais de conclure : « Pour parvenir au désarmement qu’elle poursuit depuis des années, Beyrouth a besoin de temps politique, de pouvoir de négociation et d’espace pour construire un consensus dans un système fortement confessionnel fragilisé par près de trois années de guerre et d’effondrement économique – chose impossible tant que les bombes israéliennes continuent de tomber sur ses têtes et de tuer ses soldats dans ses casernes. » De l’impossibilité de redevenir un État… Et pour l’instant, constate L’Orient-Le Jour à Beyrouth, « Le Liban semble plus éloigné que jamais de sa propre souveraineté. (…) À mesure que les négociations américano-iraniennes hésitent, que Donald Trump oscille entre compromis et surenchère, qu’Israël défend sa logique de guerre et que l’Iran cherche à préserver ses cartes régionales, le Liban replonge inexorablement dans sa fonction la plus humiliante : celle d’un territoire jetable où les puissances règlent leurs comptes pendant que les Libanais enterrent leurs morts. C’est bien là toute la tragédie du pays aujourd’hui, souffle le quotidien libanais : chaque fois que l’État tente de récupérer un fragment de souveraineté, il se heurte immédiatement à une double menace. Israël lui rappelle sa fragilité militaire par les bombardements et les avertissements qui replongent les Libanais dans le désarroi ; le Hezbollah lui rappelle sa fragilité intérieure par le chantage politique, la menace de la rue et la sanctuarisation permanente de ses armes. Le Liban ne se trouve plus entre la guerre et la paix, conclut L’Orient-Le Jour, mais entre deux volontés parallèles de l’empêcher de redevenir un État. »
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  • À la Une: l'Europe de l'Ouest face à un épisode de chaleur «inédit»
    2026/05/27
    « C’est encore le printemps en Europe, mais la chaleur bat déjà des records », s’étonne le New York Times. « Des files d’attente de Londoniens devant les piscines et les étangs publics. Des brumisateurs qui arrosent les spectateurs du tennis à Roland-Garros. Des usagers entassés dans des transports en commun étouffants à Londres, Paris ou Madrid. Et l’été n’a même pas commencé », s’exclame le journal. « Les vagues de chaleur en Europe sont devenues plus fréquentes et plus intenses ces dernières années », constate le New York Times. Pourquoi ? Réponse du quotidien américain : « Les scientifiques attribuent régulièrement ce phénomène à la hausse des températures mondiales, principalement due à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz. » Confirmation : « Une étude publiée hier sur site Climamètre, menée par des climatologues de plusieurs pays conclut que ces pics de température extraordinaires "sont principalement attribuables au changement climatique d’origine humaine". » Et il n’y a pas que l’Europe, pointe encore le New York Times : « L’Asie est également confrontée à des chaleurs record. Ces deux dernières semaines, les températures en journée ont dépassé les 45 degrés dans le centre et le nord de l’Inde, ainsi qu’au Pakistan. » Des données scientifiques sans équivoque… Friederike Otto, professeure de climatologie à l’Imperial College de Londres, confirme dans les colonnes du Guardian : « Cette chaleur record porte indéniablement la marque du changement climatique, affirme-t-elle. Des températures de cette ampleur étaient autrefois exceptionnelles, même en plein été. Observer 35 degrés au Royaume-Uni au printemps est absolument stupéfiant, mais les données scientifiques sont sans équivoque : le changement climatique rend ces vagues de chaleur plus intenses, plus longues et bien plus fréquentes. » Et la climatologue britannique de prévenir : « Le climat dans lequel nous vivons aujourd’hui n’est tout simplement pas celui que nous avons connu, et nos bâtiments et infrastructures sont terriblement mal préparés à ce qui nous attend. » « Exceptionnel, historique, inédit… » « Ils n’ont plus les mots », constate pour sa part Libération à Paris. « Face à l’épisode de chaleur précoce qui s’abat depuis la fin de semaine sur la France et plus largement sur l’Europe de l’Ouest, même les scientifiques commencent à manquer de vocabulaire : "Exceptionnel, historique, inédit…" Si les climatologues alertent depuis plusieurs années sur l’inévitable accroissement d’épisodes caniculaires plus intenses, plus durables et toujours plus tôt dans l’année, en raison du réchauffement climatique induit par les activités humaines, force est de constater que tout le monde reste pris de court, pointe le journal. Chez Météo France, la saison des canicules et les vigilances qui y sont liées ne commencent d’habitude pas avant le 1er juin. La météo des forêts, lancée en 2023 et qui n’est pas censée démarrer avant début juin, va être lancée dès demain jeudi. Du côté du gouvernement, relève encore Libération, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, n’a prévu de réunir ses ministres que de demain "pour faire le point sur la préparation des services de l’État" face à un épisode de chaleur déjà largement en cours. En attendant, les ministères de la Santé et de la Transition écologique ont organisé, en catastrophe, des conférences de presse hier pour répéter les mêmes discours de prévention, d’ordinaire martelés durant l’été : boire beaucoup d’eau, fermer ses volets, limiter la consommation d’alcool, réduire l’activité physique… » Un été sec ? Inquiétude également en Suisse où la sécheresse menace… « Météo Suisse indique que le pays vient de connaître l’un des printemps les plus secs depuis 1901, rapporte Le Temps à Genève. Les experts notent que "la situation à l’approche de l’été n’est pas sans rappeler les sécheresses historiques de 1944 et 1976". » Alors va-t-on vers un été caniculaire ? s’interroge Le Soir à Bruxelles. « Faire des prévisions à long terme n’est jamais aisé pour les météorologues, mais Pascal Mormal de l’Institut royal de météorologie ose s’y aventurer cette fois, pointe le journal, car il constate la présence de "quelques signaux : les modèles météo que nous utilisons présentent déjà des esquisses permettant de penser que l’on va connaître un été chaud, annonce-t-il. Ces modèles se basent sur des données telles que la température des océans. Tous les modèles sont cohérents entre eux pour dire que cet été sera plus chaud que la moyenne". »
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