エピソード

  • À la Une : le poison Epstein
    2026/02/03
    « La publication de plus de trois millions de nouvelles pages du dossier Epstein par l’administration Trump vendredi dernier, constate Le Soir à Bruxelles, a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours, au rythme de la publication des informations qu’elles contenaient. Partout autour du globe, des personnalités publiques ont dû se justifier des liens qu’elles entretenaient, de près ou de loin, avec le délinquant sexuel. » En effet, le milliardaire américain Bill Gates, la famille Lang en France, le prince Laurent en Belgique, la princesse norvégienne Mette-Marit, le président du Forum économique mondial, Borge Brende, ancien ministre des Affaires étrangères norvégien, l’ex-ambassadeur britannique aux États-Unis, Peter Mandelson, le président du comité d’organisation des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, Casey Wasserman... Tous ont été éclaboussés ces derniers jours pour leurs liens supposés ou avérés avec Jeffrey Epstein. « Vendredi dernier, donc, pointe Le Temps à Genève, le procureur général des États-Unis, Todd Blanche, annonçait avoir amené son rocher de Sisyphe au sommet de la montagne. “Nous avons examiné plus de six millions de documents papier, des milliers de vidéos, des milliers, voire des dizaines de milliers d’images. C’est ce que la loi nous imposait de faire“. (…) C’est désormais chose faite, estime Todd Blanche, qui a précisé que le Département de la justice ne prévoyait pas d’engager de nouvelles poursuites. Quant au président des États-Unis, il affirmait samedi soir que les documents l’absolvaient totalement“. » Pas la fin de l’histoire… Alors, « la fin de la saga ? », s’interroge Le Temps. « Pas sûr. Ce début de semaine, plusieurs parlementaires démocrates contestaient la position du département de la Justice. Ils estiment “stupéfiante“ la décision d’en rester là. Et soulignent que seule la moitié des documents a été divulgué (il manquerait environ 3 millions de pages). Le gouvernement n’a, selon eux, pas respecté la loi votée en décembre et mène une “opération de dissimulation visant à couvrir le président“. Ils promettent de continuer à exiger l’accès à l’ensemble du dossier, qui s’apprête également à mettre dans l’embarras le camp Clinton. » Encore des photos de nus… De plus, souligne Libération à Paris, « un scandale peut en cacher un autre. Ou pire, en créer un autre. Dans le cadre de la divulgation obligatoire des dossiers Epstein, le gouvernement fédéral était chargé de caviarder les images à caractère sexuellement explicite, autant que les informations susceptibles d’identifier les victimes. Pourtant, le New York Times a révélé qu’une quarantaine d’images non expurgées dévoilant des corps nus et les visages des victimes étaient disponibles publiquement sur le site web du ministère de la Justice. Cette incroyable manquement des autorités est insupportable pour les victimes, s’exclame Libération, dont l’identité a été rendue publique, propulsées malgré elles au cœur d’une affaire qui semble pourtant ne pas avoir de mal à garder secrètes certaines personnalités impliquées dans les agissements de Jeffrey Epstein. » Difficile de démêler le vrai du faux… Qui plus est pointe encore Libération, « ce manque de rigueur soulevé par le quotidien new-yorkais met également la lumière sur la confusion générale entretenue autour du dossier Epstein. Sur l’immense masse de données publiée vendredi - trois millions de pages, 2 000 vidéos et 180 000 photos -, il est difficile de distinguer les faits incontestables des suspicions sans fondement ou investigations incomplètes. Le tout alimentant un soupçon généralisé et un sentiment de complot noyés au cœur d’une enquête tentaculaire. » « L’affaire Epstein est devenue un puits empoisonné, soupire Le Monde. Ses remugles confortent tous les fantasmes. On y trouve des correspondances privées du financier par e-mail, des échanges par SMS, des documents judiciaires et des notes de police, qui dessinent une immense toile relationnelle entre puissants, à la croisée de la politique, de la diplomatie, du spectacle et des affaires. Mais lorsqu’il n’est plus possible de distinguer les faits incontestables, les éléments incomplets et les allégations sans fondements, lorsque la simple mention d’une personnalité dans un document alimente l’idée d’une complicité, on ne peut que se noyer dans ce puits. » Et, relève encore Le Monde, « six ans après la mort de Jeffrey Epstein en prison – officiellement un suicide –, il est devenu vain d’espérer la lumière sur l’ampleur et la nature exacte de tous les crimes commis, au désespoir des dizaines de victimes. Les administrations successives, démocrate et républicaine, portent une immense responsabilité en la matière. »
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  • À la Une: Israël rouvre partiellement le point de passage de Rafah
    2026/02/02
    Israël rouvre partiellement le point de passage de Rafah vers Gaza. Le seul passage entre Gaza et le monde extérieur ne passant pas par Israël, et qui était fermé depuis mai 2024. Sa réouverture était réclamée avec force par l'ONU et les ONG internationales. Sauf que « les restrictions imposées par Israël sont loin de satisfaire leurs demandes », commente le journal libanais L'Orient-Le jour, « dans la bande de Gaza en ruines, cette réouverture suscite espoir et amertume après plusieurs mois d'une trêve fragile ». « La frontière sera, du moins dans un premier temps, ouverte uniquement aux personnes entrant et sortant de Gaza. Elle ne servira pas à acheminer l'aide humanitaire indispensable à ce territoire ravagé par deux années de guerre », souligne le New York Times. La réouverture de Rafah était prévue par le plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre, mais pour l'heure, elle est donc surtout symbolique. Par ailleurs, l'armée israélienne n'autorisera qu'un nombre très restreint de Palestiniens, entre 150 et 200 par jour, à franchir la frontière, précise le journal espagnol El Pais. El Pais qui souligne qu'« Outre la limitation du nombre de Palestiniens autorisés à entrer, Israël interdit toujours aux journalistes étrangers d'accéder à Gaza par Rafah. (...) L'Association de la presse étrangère a porté cette restriction du droit à l'information devant la Cour suprême israélienne, qui vient de reporter son arrêt pour la onzième fois ». Les États-Unis et l'Iran : vers un accord global, et une guerre retardée Concernant les tensions entre Téhéran et Washington, l'Orient-Le jour nous apprend que « les efforts diplomatiques menés par plusieurs capitales – notamment Moscou, Ankara et Doha – sont parvenus à esquisser les contours d’un cadre global de négociation ». Donald Trump multiplie les avertissements depuis le début du mouvement de contestation réprimé en Iran. Le pays est par ailleurs privé d'internet et largement coupé du monde. « Concrètement, ces démarches ont contribué à retarder la guerre, voire à l’annuler si un accord est trouvé. Mais cela ne signifie pas pour autant que le président américain (...) ait renoncé à une option militaire », explique le journal libanais. « Les déploiements massifs de forces américaines dans la région, ainsi que les pressions israéliennes, peuvent à tout moment faire remonter la tension ». Le journal français La Croix commente lui aussi la situation : « Washington et Téhéran semblent disposés à donner un cap diplomatique à leurs différends, avec pour axe le nucléaire iranien et la levée des sanctions contre la République islamique. Mais les vents contraires restent puissants, au sein du régime iranien, comme à Tel-Aviv ». Un deal ou la guerre. Face aux menaces américaines, l’Iran doit trancher, résume la presse. Une pause de deux ans pour le Kennedy Center Donald Trump, encore une fois à la une de la presse, a affirmé fermer pour deux ans le Kennedy Center, pour rénovation. Cette emblématique salle de spectacles de Washington s’est faite rebaptiser par le milliardaire pour y accoler son nom, de quoi déplaire à la famille du président Kennedy. La salle va donc fermer le 4 juillet prochain à l'occasion des célébrations des 250 ans des États-Unis, a indiqué Trump sur son réseau Truth Social. Sauf que le président américain ne mentionne pas les multiples annulations et boycotts des artistes, contributeurs et membres du public, souligne le New York Times. Ces derniers mois, Trump avait installé des fidèles pour diriger le centre culturel, et avait appelé à changer la programmation pour la rendre plus conforme à ce qu’il présente comme des goûts et des sensibilités américains répandus. Le journal Le Monde précise : « Sous la nouvelle direction, les drag shows et les événements célébrant la communauté LGBT + ont été supprimés tandis que des conférences de la droite religieuse ont été organisées et des artistes chrétiens ont été invités. Certains artistes ont décidé en réaction d’annuler leurs spectacles prévus dans cette institution, telle la chanteuse de country Kristy Lee, le groupe de jazz The Cookers... ». Durant l'année qui s'est écoulée, « des dizaines d'employés, dont beaucoup ont acquis des décennies d'expérience dans la programmation artistique, ont été licenciés ou ont démissionné ». Enfin, l'Opéra national de Washington a annoncé le mois dernier qu'il coupait ses liens avec le centre, tandis que l'Orchestre symphonique national, a lui joué face à des sièges vides.
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  • À la Une: une intervention américaine en Iran toujours en suspens
    2026/01/31

    « L’armada de Trump se met en place. Il doit désormais décider que faire », titre le Wall Street Journal qui dépeint ainsi la situation : « L’armée américaine a déployé au Moyen-Orient une force redoutable, à portée de frappe de l’Iran. Le président Trump doit maintenant décider comment l’utiliser ». « Alors que le nombre de navires de guerre et d’avions arrivant dans la région augmente », poursuit le quotidien américain, « des responsables de l’administration ont déclaré qu’ils débattaient des différentes options : la question est de savoir si l’objectif principal est de s’attaquer au programme iranien, de frapper son arsenal de missiles balistiques, de provoquer l’effondrement du régime, ou bien encore d’une combinaison des trois options ».

    Pour le moment, remarque toutefois le quotidien britannique the Guardian, « Trump affirme croire que l’Iran souhaite conclure un accord, tout en vantant la taille de "l’armada américaine" ». Le Figaro rappelle, lui, que début janvier, « plus de 30 000 personnes auraient été tuées par les nervis du régime ». « Les Iraniens », affirme le quotidien français, « oscillent entre désespoir et confusion. Après avoir promis son aide aux manifestants, Donald Trump semble privilégier un accord avec le régime, dans le but de l’amener à renoncer à son programme nucléaire ».

    Attente mêlée de crainte

    Une partie des Iraniens appelle, pourtant, de ses vœux, une intervention américaine. Le Jerusalem Post relaie une interview accordée à la chaîne publique israélienne N12 par une Iranienne, Delara, qui déclare : « Aujourd’hui, j’ai l’impression que les gens n’ont plus rien à perdre. Ils attendent d’un moment à l’autre une aide extérieure sous forme de guerre. Certains disent : si seulement elle commençait bientôt, parce qu’ils savent que plus la guerre tarde, plus le nombre de morts augmentera ». Car selon ce témoin, la répression continue. « La nuit, il est quasiment impossible de sortir de chez soi, explique-t-elle, les forces du régime peuvent contrôler les civils, fouiller leurs téléphones, entrer chez eux et les arrêter ».

    Également interrogé par la chaîne N12, Reza, un habitant de Téhéran, explique « qu’il entrevoit une lueur d’espoir. Dans mon entourage, précise-t-il, il y a des pour et des contre, mais la grande majorité est favorable à la guerre ». Un espoir qui s’accompagne toutefois d’inquiétude. « Ma plus grande crainte concernant la guerre, raconte Reza, c’est que l’électricité et Internet soient coupés, que notre connexion avec le monde soit coupée et que, au nom de la guerre contre l’Amérique, le régime iranien, tue des gens, comme il l’a déjà fait par le passé… »

    Nouvelles publications

    Aux États-Unis, le ministère de la Justice publie de nouveaux documents sur Jeffrey Epstein, le criminel sexuel décédé en 2019. « 2000 vidéos et 180 000 images », précise le Washington Post. Des documents « dont certains ont été expurgés de toute information susceptible d’identifier les victimes » a assuré le procureur général adjoint Todd Blanche, par ailleurs ancien avocat de Donald Trump. Le Washington Post précise que « parmi ces documents récemment déclassifiés, figure une liste établie en 2025, recensant une vingtaine de mentions du président Donald Trump. Ces mentions vont de propos obscènes à de vagues allusions à sa présence à une soirée en compagnie d’Epstein », ajoute le quotidien américain.

    D’autres personnalités apparaissent dans ces documents : le New York Times, sans en dire plus, précise qu’il s’agit du milliardaire Elon Musk , du co-fondateur de Microsoft Bill Gates et de l’actuel secrétaire au Commerce, le milliardaire Howard Lutnick. De son côté, le Boston Globe remarque « que les documents montrent qu’Epstein a échangé des centaines de SMS amicaux avec Steve Bannon », qui fut un conseiller influent de Donald Trump. Le président américain qui assure toujours n’avoir rien à se reprocher dans cette affaire.

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  • À la Une: l’Union européenne sanctionne les Gardiens de la révolution iraniens
    2026/01/30

    « L’Europe ravale le pilier du régime iranien au statut infamant d’organisation terroriste », titre Le Soir, à Bruxelles. « Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé de placer les Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes reconnue par l’UE, aux côtés de Daesh ou al-Qaïda », poursuit le journal qui ajoute : « L’ampleur du massacre des manifestants a vaincu les dernières résistances ». « Dernières résistances », que Le Soir explique ainsi : « La mesure a longtemps été jugée purement "symbolique", au point que plusieurs capitales européennes refusaient son adoption, estimant qu’elle ne valait pas une escalade diplomatique avec l’Iran et la rupture des canaux de communication. Mais trop, c’est trop : la répression sanglante des manifestations du début de l’année a poussé les Européens à activer cette mesure, en signe manifeste de protestation ».

    L'Union européenne a donc tardé à réagir... C’est ce que regrette sans équivoque le Comité Femme Vie Liberté Suisse, qui publie une tribune dans le quotidien suisse Le Temps : « Les États européens disposent de leviers concrets, qu’ils ont choisi d’activer trop tardivement, voire pas du tout », estime ainsi le Comité, selon lequel « l’inscription des Gardiens de la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes, après presque quatre années d’effort du Parlement européen et des défenseurs des droits humains, aurait permis bien plus tôt le gel d’avoirs issus, pour une large part, d’une corruption systémique ».

    Apaisement aux États-Unis ?

    Les débats au sujet des violences commises par l’ICE, la police de l’immigration, continuent de faire les gros titres des journaux américains. La question s’est invitée dans le débat pour éviter le « shutdown », la paralysie des services publics. L’administration Trump et les démocrates du Sénat ont finalement trouvé un accord, explique le Washington Post. Accord que le quotidien américain détaille ainsi : les deux parties ont convenu « de financer toutes les agences, à l’exception du Département de la Sécurité Intérieure ». Avant un texte définitif, « une mesure transitoire de deux semaines a été adoptée ».

    Côté démocrate, les demandes sont claires et détaillées par le sénateur Chuck Shumer : il souhaite notamment « imposer le port de caméras corporelles aux agents de l’ICE, interdire le port de masques, exiger l’obtention de mandats judiciaires avant d’entrer au domicile des personnes et mettre fin aux patrouilles mobiles ». Pour le Washington Post, le débat est ouvert, c’est le signe « que les tensions avec l’ICE s’apaisent, du Maine au Minnesota et jusqu’au capitale ». Le Minnesota où, explique le quotidien américain, les agents de l’ICE « ont reçu pour instruction de privilégier le contrôle ciblé des étrangers ayant des antécédents criminels », et le Maine « où les opérations renforcées de l’ICE sont terminées ».

    Organiser un barbecue

    La solidarité à Kiev, au cœur d'un reportage de Libération. Il y est plus précisément question de la solidarité « entre voisins, sur les réseaux sociaux ». « Alors que les bombardements russes plongent la capitale ukrainienne dans le noir et le froid de l’hiver, raconte le quotidien français, les groupes de discussions en ligne sont devenus le principal lieu d’échanges d’informations, de débats animés, et d’entraide dans tous les quartiers de la ville ».

    Exemple avec ce message envoyé par Anna Romanovskaïa, 38 ans, qui « après avoir passé trois jours sans électricité » a écrit « dans la boucle Telegram qui regroupe les voisins de son immeuble de huit étages : "Je suis au bout du rouleau, je vais organiser un barbecue dans la cour "». Le barbecue a lieu « deux jours plus tard », poursuit Libération. « Les membres du tchat ont fait connaissance, ils ont pu pendant au moins deux heures se réconforter avec des émotions positives, au milieu d’un tourbillon de mauvaises nouvelles ».

    Parfois, les circonstances sont plus dramatiques, notamment lors des bombardements. « Les messages fusent, presque toutes les minutes », raconte le quotidien français. Messages en forme de questions : « Tout le monde est vivant et en bonne santé ? Personne n’a été touché ? » C'est donc ainsi que s'exprime l'inquiétude et la solidarité sur les réseaux sociaux à Kiev.

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  • À la Une: entre Washington et Téhéran, confrontation ou négociation?
    2026/01/29
    « Il s’est réveillé, lance Libération à Paris. Donald Trump a de nouveau mis la pression sur le régime iranien, hier, afin que ce dernier signe un accord l’engageant à ne pas se doter d’un arsenal nucléaire. Mais sans mentionner, comme il le faisait ces derniers jours, la violente répression contre les manifestants anti-régime, qui a fait au moins 6 000 morts. (…) "Le temps est compté" avant une possible attaque, a encore déclaré Trump. Téhéran a répliqué en disant avoir "le doigt sur la gâchette" ». Alors, « tirera ? Tirera pas ? », s’interroge L’Orient-Le Jour à Beyrouth. « À en croire Trump, les dirigeants de Téhéran ne demandent qu’à négocier et l’assaillent même de leurs pressantes invites. Cela voudrait dire que l’armada américaine (présente dans le golfe persique) se veut d’abord un formidable outil d’intimidation et de pression. Dès lors, le principal objet en serait d’inciter les mollahs à accepter d’avance les draconiennes conditions préalables qu’a posées Washington à tout dialogue, et qui ont trait surtout au nucléaire et au programme balistique de la République islamique. Mais un accident est vite arrivé, pointe encore le quotidien libanais, surtout avec un homme aussi imprévisible que Trump au timon de la colossale base aéronavale flottante. Bombarder les infrastructures militaires et civiles iraniennes ne serait certes qu’une promenade militaire pour les Américains. Il en faudrait bien davantage toutefois, estime encore L’Orient-Le Jour, pour provoquer le renversement d’un régime ne reculant devant aucune extrémité pour conserver le pouvoir. L’envoi de troupes au sol s’avérerait nécessaire, ce qui impliquerait d’énormes pertes humaines pour les deux camps ». Calmer le jeu ? De son côté, « l’Iran meurtri est encore capable de riposter violemment aux frappes américaines », pointe le Wall Street Journal. « Téhéran dispose d’un arsenal de milliers de missiles et a perfectionné ses tactiques de frappe lors de la guerre de juin dernier contre Israël. (…) Un arsenal qui lui donne la capacité de frapper des cibles au Moyen-Orient, ce qui signifie, relève encore le quotidien américain, que toute attaque des États-Unis pourrait rapidement dégénérer ». C’est pourquoi, croit savoir Le Figaro à Paris, « les alliés du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, auraient demandé à Trump de renoncer à recourir à la force. Les monarchies arabes craignent autant les représailles de Téhéran que le chaos que risquerait de susciter une chute du régime, ainsi que la possible contagion régionale d’une révolution populaire. Ils ont cette fois annoncé publiquement qu’ils n’ouvriraient pas leur territoire et leur espace aérien pour des actions militaires contre l’Iran. Mais, relève encore Le Figaro, les États-Unis disposent des moyens navals nécessaires pour lancer des frappes, aériennes ou par missiles de croisière, ainsi que de la possibilité de faire décoller des bombardiers depuis leur base de Diego Garcia, dans l’océan Indien, ou depuis les États-Unis, comme en juin dernier ». Toutefois, pointe le journal, « des négociations seraient en cours entre Téhéran et Washington. Soit par l’intermédiaire de la Turquie, du Qatar ou de l’Arabie saoudite. Soit directement entre le représentant personnel de Trump, Steve Witkoff, qui échange parfois des messages via Signal avec le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi ». Vers un glissement du régime iranien ? En tout cas, « l’Iran apparaît plus vulnérable que jamais » : c’est du moins le point de vue de la Repubblica à Rome. « Trois semaines après le bain de sang par lequel Téhéran a répondu aux manifestations, les protestations semblent avoir cessé, mais les causes qui les ont déclenchées se sont en réalité renforcées. (…) Khamenei semble être parvenu à vider les rues, mais au prix d’un isolement international croissant et face au risque d’une intervention américaine, voire de sanctions européennes contre les Gardiens de la révolution, pilier de l’appareil militaro-économique ». De plus, poursuit la Repubblica, le Guide suprême doit faire face à « une perte de crédibilité perçue, même au sein des secteurs les plus conservateurs du pays. D’où l’hypothèse d’une une possible "solution par le dialogue", c’est-à-dire la recherche de compromis avec les ministres, les généraux et les responsables qui partagent la nécessité de destituer Khamenei afin de sauver ce qui reste du régime. Tous les regards sont donc tournés vers les dirigeants Pasdaran, car ils ont le pouvoir de changer de dirigeant ».
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  • À la Une: jusqu'à 500 000 sans-papiers régularisés en Espagne
    2026/01/28
    Ils seraient au total 840 000 clandestins en Espagne, essentiellement d’origine colombienne, péruvienne et hondurienne. À contre-courant de ses homologues européens, le gouvernement de gauche espagnol s’apprête donc à adopter un plan de régularisation massif qui pourrait bénéficier à 500 000 personnes, une mesure qui doit permettre de soutenir la croissance économique du pays et de compenser un solde démographique négatif. « Régularisation, enfin, se félicite El País à Madrid. La régularisation massive des immigrés, approuvée hier par le gouvernement dans sa première phase, permettra à des centaines de milliers de personnes de sortir de la clandestinité, de la marginalisation et de l’exploitation. Ces personnes assumaient auparavant les mêmes obligations que tout citoyen espagnol, mais sans bénéficier des mêmes droits. Leur intégration à la pleine vie civique et à la structure économique et fiscale du pays est un acte de justice, dont la nécessité était devenue évidente depuis des années, affirme encore El País. Cette décision, prise d'un commun accord entre le gouvernement et Podemos, lève enfin l’impasse engendrée par des politiques à courte vue et la xénophobie qui a entaché le débat sur l’immigration. » Simples mesures d’urgence ? El Mundo, toujours à Madrid, est moins enthousiaste. Pour le quotidien d’inspiration libérale, « il est indéniable que les flux migratoires sont essentiels à la croissance économique du pays et au maintien de l’État-providence. Ils sont également cruciaux pour le financement des retraites et un marché du travail où, pour la première fois depuis 2008, le taux de chômage est passé sous la barre des 10 %. 80 % de la croissance du PIB depuis 2019 sont attribuables à la contribution des travailleurs étrangers. » Toutefois, tempère El Mundo, « il faut aborder l’immigration comme une stratégie nationale, et non pas seulement par des mesures d’urgence adaptées à la conjoncture politique ou économique. Par conséquent, ignorer les tensions identitaires et culturelles que ce phénomène engendre, avec son indéniable dimension émotionnelle, revient à ignorer une réalité de plus en plus déstabilisante pour la population. Le sentiment d’un manque de contrôle aux frontières ou l’arbitraire dans la répartition des mineurs alimentent le rejet de la politique et ouvrent la voie à la détérioration du vivre-ensemble. » En France : besoin d’immigration... Et en France ? Là aussi la démographie est en berne : pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, il y a eu moins de naissances que de décès en 2025. Alors, « Dénatalité, manque de main-d'œuvre : pourquoi la France a besoin d’immigration » : c’est le grand titre de Libération à Paris. « Englués dans une idéologie hostile aux étrangers, constate le journal, les gouvernements successifs s’acharnent à entraver l’accueil d’immigrés dont le pays a urgemment besoin dans l’emploi et pour faire face au manque de naissances. » D’après un représentant du Medef, le patronat français, interrogé par le journal, « les politiques ont la trouille pour de mauvaises raisons. Ils refusent de proposer le débat parce que le Rassemblement national est aux portes du pouvoir, dit-il. On devrait pouvoir en parler pour mettre en place un système qui permette de faire tourner nos entreprises qui cherchent des employés. » Et ce dans de nombreux secteurs, précise Libération, comme le bâtiment, la restauration et l’hôtellerie. (…) Les syndicats tentent eux aussi de se faire entendre, pointe encore le journal. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, souhaite que la France sorte de "l’hypocrisie" : l’économie française “ne peut pas fonctionner sans les immigrés“. Elle s’oppose au “durcissement des règles“ et souligne les “effets délétères du passage“ de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur. » …ou stop au « tsunami migratoire » ? Justement, a contrario, Le Figaro se félicite, lui, de l’action de l’ex-ministre de l’Intérieur. « En prenant le sujet de l’immigration à bras-le-corps, Bruno Retailleau ne s’est pas seulement fait un nom. Il a aussi obtenu des résultats inégalés depuis plus d’une dizaine d’années, affirme le quotidien de droite. (…) Les régularisations de sans-papiers ont baissé de 10  % en 2025 et les expulsions d’étrangers ont augmenté de plus de 15  % dans la même période. » Le Figaro qui déplore qu’au cours des dernières années, « aucune politique digne de ce nom n’ait été engagée dans la durée pour arrêter le tsunami migratoire. (…) Comme s’il y avait quelque honte, s’exclame le journal, à durcir le regroupement familial, à réduire l’accès aux prestations sociales, à rétablir le délit de séjour irrégulier, à revenir ...
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  • À la Une: Donald Trump change de cap
    2026/01/27
    Les faits sont intangibles : le New York Times a analysé plus d’une douzaine de vidéos de l’altercation qui a conduit à la mort d’Alex Pretti samedi à Minneapolis. « Notre objectif, affirme le journal, n’est pas d’établir la culpabilité ou l’innocence. Nous ne sommes pas un tribunal. Nous cherchons plutôt à établir la vérité : ce qui s’est passé, comment cela s’est produit et qui pourrait être responsable. Nous suivons les images où qu’elles nous mènent, sans chercher à tirer de conclusions préconçues. Ce faisant, notre travail peut contribuer à établir les responsabilités. » Et la conclusion de l’analyse des images est « incontestable, pointe le New York Times : un homme exerçant ses droits constitutionnels a été maîtrisé et abattu par des agents fédéraux. » Et il ne s’agissait en aucun cas d’un terroriste, comme annoncé dans un premier temps par l’administration Trump. Face à l’évidence des faits, Donald Trump a donc infléchi son discours. On assiste en effet, relève le Washington Post, à « un changement de ton dans la politique répressive initiée par [Donald] Trump lui-même. Le signe le plus évident de ce changement est la décision prise hier par le président d’envoyer au Minnesota Tom Homan, responsable de la sécurité des frontières » qui prendra la suite de Greg Bovino, autre responsable au sein de l’ICE, la police de l’immigration. De plus, souligne Le Monde à Paris, « signe d’une possible baisse de tension, le maire démocrate de Minneapolis a annoncé que certains des agents fédéraux déployés dans la ville par le président américain s’en iraient à partir de ce mardi ». Revirement « stupéfiant » Changement de cap donc pour Donald Trump : « Cette décision constitue un revirement stupéfiant, relève le Wall Street Journal, dans une action qui est au cœur de son identité politique, surtout pour un président qui a souvent récompensé ses conseillers pour leur obstination face à une opposition véhémente. » En fait, croit savoir le journal, Donald « Trump craignait que les opérations des agents de l’ICE au Minnesota ne tournent au chaos. Et ses inquiétudes n’ont fait que croître lorsque certains de ses alliés ont reconnu que leurs déclarations n’étaient pas corroborées par les images vidéo. » Même le New York Post, quotidien pro-Trump affiche son soulagement : « Avec la nomination de Tom Homan et le rapprochement entre le président Donald Trump et le gouverneur démocrate du Minnesota Tim Walz, la tension est en train de retomber, pointe le tabloïd. La mort d’Alex Pretti a manifestement provoqué une prise de conscience générale, et c’est bien normal. Nous sommes heureux de voir la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem écartée du dossier. Sa gestion de la situation ces dernières semaines, alors qu'elle devenait incontrôlable au Minnesota, n’a servi ni le président ni le pays. » Le trumpisme, une nouvelle forme de fascisme ? Les critiques fusent encore dans la presse européenne. « Alors que le trumpisme cherche à imposer un nouveau régime autoritaire aux États-Unis, la mort brutale d’Alex Pretti sonne comme un moment de vérité, affirme le Guardian à Londres. Les promesses de fermer la frontière sud des États-Unis et d’expulser les migrants sans papiers ont sans aucun doute contribué à la réélection de Donald Trump. Mais la détermination du président américain à mener une guérilla urbaine avec une force qui s’apparente à une police secrète – et son mépris de la loi – suscite une vive indignation, y compris parmi certains de ses propres partisans. (…) En cette période sombre pour la démocratie américaine, conclut le Guardian, une Amérique différente et digne doit désormais trouver les moyens de se réaffirmer. » Libération à Paris va plus loin : « Arrêtons d’être dans le déni des mots. (…) Tirer dix fois sur un homme au sol parce qu’il a tenté d’aider une manifestante bousculée, parce qu’il a, lui aussi, protesté contre les rafles racistes d’une police politique, c’est une exécution politique. Et c’est surtout l’expression la plus claire de ce qu’on n’ose trop souvent pas dire en dehors de certains milieux militants parce que, avouons-le, cela effraie : le trumpisme est une nouvelle forme de fascisme. (…) Il faut se rendre à l’évidence, s’exclame encore Libération : le pouvoir en place à Washington n’est pas simplement en route vers l’illibéralisme, il est de nature fasciste. Le mot doit désormais être utilisé. »
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  • À la Une: indignation générale après le meurtre d’Alex Pretti à Minneapolis
    2026/01/26
    C’est un « tournant dans le second mandat de Donald Trump », s’exclame le Washington Post. La mort samedi à Minneapolis d’Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, abattu par la police de l’immigration, provoque consternation et colère dans les médias américains. Pour le Washington Post, les faits sont clairs : « le département de la Sécurité intérieure a rapidement affirmé que Pretti était un "terroriste intérieur" qui voulait "massacrer" des agents. Pourtant, relate le journal, sur les vidéos, on voit Pretti tenir son téléphone, et non une arme, dans sa main droite, sa main gauche étant vide. Bien qu’une enquête indépendante soit nécessaire pour établir les faits, il semble que l’élément déclencheur ait été un agent fédéral poussant une femme sur le trottoir. Pretti s’est interposé et a été aspergé de gaz poivre. Lors de l’altercation qui a suivi, un agent fédéral lui a tiré dessus à dix reprises. » Une « perversion de la justice » ? Le New York Times hausse le ton. « Le gouvernement fédéral doit aux Américains une enquête approfondie et un compte rendu fidèle des circonstances de la mort d’Alex Pretti. Lorsqu’un gouvernement tue, il a l’obligation de démontrer qu’il a agi dans l’intérêt public. Or, poursuit le journal, l’administration Trump se livre une fois de plus à une perversion de la justice. Quelques heures seulement après la mort d’Alex Pretti, Kristi Noem, la secrétaire à la Sécurité intérieure, a déclaré, sans apporter de preuves, qu’il avait "commis un acte de terrorisme intérieur". Gregory Bovino, un agent de la police des frontières, a donné sa propre analyse : "Il semblerait qu’un individu ait voulu faire le plus de dégâts possible et massacrer les forces de l’ordre". Ces jugements infondés et incendiaires préjugent des conclusions de l’enquête promise par le Département de la Sécurité intérieure, s’indigne le New York Times. Ils semblent par ailleurs totalement incompatibles avec plusieurs vidéos enregistrées sur les lieux. » Pour le Wall Street Journal, « Il est temps pour l’ICE (la police de l’immigration) de faire une pause à Minneapolis. » Même ligne pour le New York Post, tabloïd largement favorable à Donald Trump, qui s’adresse directement à lui : « Monsieur le président, il est temps de désamorcer les tensions à Minneapolis. Non pas parce que vous avez tort d’appliquer la loi sur l’immigration, ni de poursuivre les fraudeurs qui ont volé des milliards de dollars de fonds fédéraux, mais parce que ces tactiques de répression ne changent pas la donne ; au contraire, elles se retournent contre leurs auteurs. » Un « fascisme américain » ? Dans la presse européenne, c’est l’indignation : « Aux États-Unis, c’est la démocratie qu’on assassine, fulmine Le Soir à Bruxelles. Ce qui se passe sous nos yeux signe la mort en direct d’une démocratie et la montée en puissance d’une dictature à la tête de la première puissance mondiale. » Libération à Paris dénonce ce qu’il appelle « l’impunité d’État : (…) les protestations fusent de toute part, entre le puissant lobby des armes qui ne peut accepter qu’un Américain soit suspect s’il porte une arme à feu et l’ancien président démocrate Barack Obama, qui s’est fendu d’un communiqué estimant que "nos valeurs fondamentales sont menacées". Face à l’impunité apparente de ceux qui ont tué Alex Pretti, on peut se demander s’il n’est pas trop tard pour sauvegarder les valeurs fondamentales de l’Amérique. » « Ce qui se passe à Minneapolis est totalement contraire aux valeurs américaines », renchérit Die Welt à Berlin. « Et ce qui est arrivé à Good et Pretti à Minneapolis est intolérable ; le système de justice pénale doit y remédier. Pour que l’Amérique reste l’Amérique. » Enfin, « fascisme américain ? », s’interroge Le Devoir à Montréal. « Les meurtres d’innocents, devant caméras, par une milice aux budgets quasi illimités, ne sont que la face la plus hideuse d’un virage autoritaire, qui menace sérieusement la démocratie libérale américaine. »
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