エピソード

  • À la Une: le calvaire des Afghanes sous le régime des talibans
    2026/08/07

    Bientôt cinq ans : c'est un triste anniversaire que l'on s'apprête à marquer : celui du retour des talibans au pouvoir, le 15 août 2021. Un retour qui a signé la fin de toute liberté pour les femmes afghanes, et parfois, leur mort. Le Guardian publie aujourd’hui une enquête sur 231 cas de féminicides en Afghanistan où, selon le quotidien britannique, « les hommes sont autorisés à tuer en toute impunité, leurs crimes étant étouffés par l’État ».

    Le Guardian nous raconte notamment l’histoire de Liza Shams, 33 ans, qui a expliqué dans un enregistrement « comment son mari, Hasibullah Sarwari, l’a battue lorsqu’elle était enceinte, puis l’a séquestrée pendant des jours, blessée au point de ne plus pouvoir manger ni parler ».

    Le 1er février dernier, Liza a réussi à appeler son père, elle a été emmenée à l’hôpital de Kaboul par ses sœurs, mais elle est décédée peu de temps après. Le scanner réalisé à l’hôpital révèle de multiples fractures des pommettes et des sinus, des blessures et de gonflements importants sur tout le visage et le corps. « Malgré l’étendue des lésions, poursuit le Guardian, le rapport médico-légal indique que la cause probable du décès est l’ingestion de mort aux rats ».

    La famille de son mari affirme que Liza « s’est suicidée », mais son père est « convaincu qu’il s’agit d’un meurtre ». « En Afghanistan, explique le Guardian, « le suicide est fréquemment reconnu comme cause de décès, lorsqu’une femme meurt dans des circonstances violentes. Ce qui signifie généralement que personne ne sera tenu pour responsable de sa mort ».

    Des photos d'enfants morts

    En Israël, le quotidien d’opposition Haaretz publie le témoignage d’une ancienne combattante à Gaza. Elle s’appelle Yaël et elle a 22 ans. « Après avoir participé à la direction de tirs d’artillerie qui ont coûté la vie à des civils à Gaza, explique Haaretz, cette ancienne infirmière de combat souffre de traumatisme et de profonds remords ». « Son rôle, raconte Yaël, consistait à calculer les données de tirs, à préparer les cibles et à les transmettre aux soldats ».

    Puis elle a quitté l’armée. « J’ai vu, raconte Yaël, le nombre d’enfants tués. J’étais sous le choc. J’ai commencé à chercher frénétiquement des informations en ligne. Je cherchais les quartiers, les villages que nous avons attaqués. J’ai vu que beaucoup d’innocents avaient été tués, j’ai vu des photos d’enfants morts. Dans l’armée, on nous disait qu’on ne tuait que des terroristes, mais c’est un mensonge ».

    Des images qui reviendront sans cesse hanter Yaël. Selon Haaretz, l’armée israélienne tarde à prendre en charge les anciens combattants traumatisés. « La reconnaissance de son stress post-traumatique est restée bloquée durant de nombreux mois. Mais elle a finalement été acceptée, selon le quotidien israélien, quelques heures seulement après qu’Haaretz se soit renseigné auprès de l’armée et du ministère ».

    Adaptation au climat

    « L’espèce humaine peut-elle s’adapter à des étés caniculaires ? » Question que le quotidien italien Corriere Della Serra a posée au géologue Mario Tozzi, qui répond sans détour : « Les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites, sinon nous ne survivrons pas ». Interrogé sur une solution éventuelle fournie par l’intelligence artificielle, le géologue ajoute : « Le problème, c’est que nous continuons de miser sur l’idée d’une technologie miraculeuse qui n’existe pas et que nous imaginons même gratuite. Or rien n’est gratuit sur terre : l’environnement, les autres êtres humains et les autres êtres vivants en paient le prix ».

    Alors que faut-il faire ? Le géologue recommande « une véritable stratégie d’adaptation, qui doit commencer par la transformation des villes (…) Toutefois, ajoute Mario Tozzi, la crise climatique ne se résoudra pas par la simple adaptation. Si nous ne réduisons pas les émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation ne suffira plus ».

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  • À la Une: ruines et désolation en Colombie
    2026/08/11
    Comme des scènes de guerre : maisons et immeubles écroulés, éventrés, béton et tôles enchevêtrés, rues envahies de gravats, impraticables, sauveteurs et rescapés qui tentent de déblayer les décombres, parfois à main nue… Les images terribles se succèdent sur le site du quotidien colombien El Espectador. L’un des envoyés spéciaux du journal raconte : « "Silence !", crient les sauveteurs. Ils sont sur un bâtiment effondré dans le quartier de Tequendama à Cali. Les vêtements recouverts de poussière, sous le soleil brûlant. Autour d’eux, des centaines de personnes rassemblées devant un bâtiment qui, quelques heures plus tôt, abritait des boutiques et des maisons. Au rez-de-chaussée, il y avait, entre autres, une pharmacie. À l’étage, il y avait des appartements. Maintenant, tout n’est que décombres et poussière. "Silence." Tout le monde lève les bras en l’air. Tout le monde attend un signe de vie. "Là, un appel", crie alors quelqu’un. Des cris de joie, car évidemment c’est un signe de vie, mais le silence revient. Plus rien… Plusieurs heures passent et plus un bruit… » « On avait l’impression que des chevaux galopaient sous la maison » El Mundo à Madrid a pu joindre des rescapés à Manizales, l’une des villes les plus touchées par le séisme, avec Cali et Pereira. « Horrible, horrible, raconte Estefanía. On avait l’impression que des chevaux galopaient sous la maison. Le bruit était assourdissant. Les fenêtres vibraient. Et même l’eau jaillissait des tuyaux d’évacuation de la salle de bain. » « C’était très fort, vraiment très fort », renchérit Milton César. Des objets tombaient du sol, tout tremblait, tout grondait, mais mon immeuble a résisté. » Témoignage poignant également de Juan José, professeur de gymnastique à Cali, recueilli par Le Monde à Paris : « Je donnais un cours collectif dans une salle du deuxième étage quand ça a commencé à trembler », raconte-t-il au téléphone. Les miroirs de la salle bougeaient, j’ai cru que le toit allait tomber, nous sommes sortis mais c’était impossible d’aller vite tant ça tanguait dans tous les sens. (…) J’ai vu des choses terribles, de la poussière partout, des bâtiments sur le point de tomber, des gravats, un immeuble totalement effondré près de l’autoroute, ce n’est que là que j’ai réalisé la magnitude du séisme. Je n’ose pas imaginer combien de personnes sont encore là-dessous. » À lire aussiSéisme de magnitude 7,4 en Colombie, le gouvernement décrète l'état d'urgence Des répliques violentes ? Le dernier bilan donné par la presse colombienne est de 132 morts et 570 blessés. Mais combien de disparus ? D’autant que c’est sans doute loin d’être terminé. « Il y aura des répliques, le public doit être préparé », affirme en effet dans les colonnes d’El Pais à Madrid Rodrigo León, géologue colombien. « Après un séisme de cette magnitude, on peut s’attendre à une série de répliques assez longue, dit-il, même pendant les six mois suivants. Ces répliques peuvent se produire à tout moment. Il est donc conseillé, poursuit le géologue, de convenir de points de rencontre avec les membres de sa famille. Il faut préparer également une trousse de base contenant les documents d’identité, des aliments non périssables, de l’eau, une lampe de poche – tout ce qui pourrait être utile en cas d’effondrement d’un bâtiment. » « Hier, en fin d'après-midi, 47 répliques avaient été enregistrées, selon le service géologique colombien » : c’est ce que rapporte Le Temps à Genève. Déjà, « le 24 juin dernier, rappelle Le Figaro, un double séisme de magnitude similaire avait fait plus de 6 000 morts au Venezuela et causé des destructions massives. Les deux pays sont situés sur la ceinture de feu du Pacifique, précise le journal, zone de forte activité sismique et volcanique due aux mouvements des plaques tectoniques, notamment la plaque de Nazca et la plaque Caraïbe qui plongent sous la plaque sud-américaine. » Un test pour le nouveau pouvoir Enfin, cette catastrophe constitue « un test décisif pour le nouveau gouvernement », pointe El Colombiano dans son éditorial. « L’État est-il suffisamment préparé pour gérer simultanément une transition politique tendue et une crise d’une telle ampleur ? », s’interroge le quotidien colombien. « Le président De la Espriella a pris la coordination des opérations, et il est encourageant de constater que l’État et les collectivités territoriales sont unis autour d’un objectif commun. Ce n’est pas le moment des querelles politiques, affirme encore El Colombiano : l’État, les collectivités territoriales, les organismes de secours, les forces de l’ordre, le système de santé, l’opposition et les citoyens doivent agir de concert. Nous aurons le temps d’évaluer les réussites et ...
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  • À la Une: la santé, parent pauvre des politiques publiques
    2026/08/08
    C’est un témoignage qui a fait vendredi 7 août les gros titres des journaux télé en France : une dame de 85 ans, « hospitalisée six jours sur un brancard aux urgences d’Orléans, et qui dénonce "un enfer" », explique Libération. Elle s’appelle Nino-Anne Dupieux, retraitée, ex-adjointe au maire d’Orléans (dans le centre de la France), et a été hospitalisée le 18 juillet dernier pour une hémorragie. Elle a donc passé six jours sur un brancard : « Voici un hôpital sans chambre pour moi, sans lit, sans possibilité d’anesthésie pour des examens douloureux, et d'ailleurs, ajoute-t-elle, sans possibilité d’anesthésie dans son service des urgences où atterrissent des traumatisés de toutes sortes. » Nino-Anne Dupieux « apprendra par la suite que des chambres étaient disponibles, mais fermées à cause d’un manque de personnel », précise Libération. Elle remercie toutefois tout le personnel soignant : Ils ont « agi comme des "anges", lors de son séjour infernal », dit-elle. Finalement, la vieille dame « a mis fin à son hospitalisation contre l’avis défavorable des médecins, après avoir signé une décharge pour retourner à son domicile ». Le syndicat CGT parle de « situation catastrophique dans tous les services de l'établissement ». Pour sa défense, la direction de l’hôpital annonce « la réouverture de 42 lits, entre septembre et novembre prochain ». Du wifi mais pas de télé dans les hôpitaux québécois Au Québec, c’est une mesure d’économie contestée que rapporte le journal Le Devoir. Il s’agit de la disparition des téléviseurs dans les chambres de certains hôpitaux, où la connexion wifi remplace désormais la télé. Une décision que « dénoncent les comités d’usagers », explique Le Devoir. Selon eux, « cette situation pénalise surtout les aînés et les personnes vulnérables qui ne possèdent ni téléphone intelligent ni tablette ». Pierre Hurteau, le président de l’un de ces comités d'usagers, s’exclame ainsi : « Si vous n’avez pas de télévision, qu’est-ce que vous faites ? Vous regardez les murs et vous pensez à vos bobos. Et il y a des gens qui n’ont presque jamais de visite. » Certains hôpitaux font toutefois des efforts, « prêtent des tablettes » et d’autres signalent que « des téléviseurs demeurent accessibles dans les espaces communs ». Mais Santé Québec, le service public de la santé, ne semble pas très sensible aux arguments des usagers mécontents. « Nous sommes conscients, explique ce service, que l’accès à des divertissements peut rendre le séjour plus confortable et agréable. Toutefois notre mission première est d’assurer des soins de santé de qualité et sécuritaires ». Menace sur la santé mentale En Angleterre, ce sont des coupes budgétaires dans le domaine de la santé mentale qui font réagir. « Des millions d’adultes et d’enfants en Angleterre risquent d’être contraints d’attendre plus longtemps pour obtenir des soins de santé mentale, lit-on dans le Guardian. Car plus des deux tiers des prestataires du NHS (le service de santé publique britannique) prévoient de réduire leurs services et la moitié devraient supprimer des emplois. » Le quotidien britannique détaille les services qui seront directement touchés : « Les soins de santé mentale pour enfants et adolescents, les thérapies par la parole, le soutien aux toxicomanes, l’aide aux adultes en situation de crise ou encore les programmes destinés aux minorités ethniques et aux groupes à faibles revenus. » Certes, le nouveau Premier ministre Andy Burnham a promis cette semaine « de créer un réseau de près de 200 centres de santé mentale communautaires et de services d’urgences psychiatriques d’ici 2029 ». Mais cette promesse laisse sceptiques « les associations caritatives œuvrant dans le domaine de la santé ». Elles soulignent que « si les financements alloués au personnel et aux services sont réduits, des améliorations significatives des soins seront "impossibles" ». À lire aussiSanté mentale : un enjeu majeur pour l’Union européenne
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  • À la Une: la chaleur et la sécheresse gagnent tout le continent européen
    2026/08/10
    « Un peu partout en Europe, constate Le Monde à Paris, et d’autant plus à l’ouest du continent, des prairies et des champs desséchés témoignent de l’étendue et de l’intensité d’ores et déjà historiques de la sécheresse de l’année 2026. De nombreux fleuves et rivières sont dans une situation très critique, jamais observée jusqu’alors. La situation hydrologique inquiète de plus en plus de pays. Dans un bilan publié ce lundi, le service européen de surveillance Copernicus alerte : malgré les pluies et les inondations survenues cet hiver, les niveaux d’humidité des sols enregistrés en juillet dans l’ouest du continent sont désormais "nettement inférieurs à ceux de juillet 2022, dernier été marqué par une grave sécheresse dans toute l’Europe occidentale". » À lire aussiSécheresse: «Ce n’est pas en allant creuser des rivières qu’on va inventer de l’eau» Le Danube à sec Exemple : le Danube, avec ce reportage d’El Pais à Madrid, qui nous emmène à Budapest en Hongrie : le deuxième fleuve le plus long d’Europe s’étend sur 2 870 kilomètres et traverse dix pays. Et, à Budapest, le niveau du fleuve n’atteint plus qu’une trentaine de centimètres. « Là où coulait autrefois l’eau, il ne reste que de vastes bancs de sable, relève El País, que beaucoup ont transformés en plages improvisées. Vendredi dernier, alors que la chaleur étouffante de 37°C commençait à décliner, des dizaines de personnes se sont retrouvées, avec bières et en-cas, prêtes pour un pique-nique improvisé. L’atmosphère était détendue et joyeuse, note le journal. Mais à y regarder de plus près, une certaine inquiétude se faisait jour. "Je ne crois pas que nous n’ayons jamais connu une sécheresse pareille", confie Mike, un ouvrier du bâtiment de 45 ans venu passer l’après-midi avec deux amis du quartier. Une impression partagée par Diana, professeure de climatologie à l'université de Budapest : "Le Danube a toujours été un fleuve très stable. Il y a eu des crues et des sécheresses, certes, mais une situation aussi extrême est sans précédent, affirme-t-elle. Normalement, lorsqu’il ne pleut pas à un endroit, il pleut ailleurs, ou la neige des Alpes compense. Mais, cet été, la sécheresse a été généralisée". » À lire aussiLe Danube à sec: l’Europe centrale et les Balkans face à une catastrophe écologique De même que le Pô ou encore le Rhin Même cause, mêmes effets pour le Pô qui traverse Turin. Le plus long fleuve italien est presque à sec. « Le Pô est réduit à une simple flaque d’eau, soupire la Repubblica, recouverte d’algues vertes et de déchets. (…) Le courant est à l’arrêt : le Pô ne coule plus, il ressemble à une grande flaque immobile, étouffée par une eau vert bouteille. » En Allemagne, « spectacle désolant : le niveau du Rhin n’a jamais été aussi bas, relève le Süddeutsche Zeitung. Cette situation a des conséquences dramatiques pour l’économie allemande. (…) D’habitude, les péniches sillonnent le Rhin en une longue file, chargées principalement de marchandises en vrac comme du minerai, du charbon, des céréales ou du pétrole. Désormais, pointe le quotidien allemand, rien en vue pendant de longues minutes. Et lorsqu’un navire apparaît enfin, il ne transporte que quelques conteneurs. » À lire aussiAllemagne: l'industrie en souffrance face à la sécheresse qui abaisse le niveau du Rhin Une catastrophe pour l’agriculture Cette sécheresse a aussi bien sûr des conséquences directes sur l’agriculture. C’est le cas en France. « Si les pêches, concombres, nectarines, pastèques et autres melons, friands de soleil et de fortes chaleurs, ont été dopés par la canicule, l’agriculture française dans son ensemble traverse une crise sans précédent, pire encore que celle de la grande sécheresse de l’été 1976, pointe Libération à Paris. La FNSEA – principal syndicat agricole – estime que "les pertes économiques atteignent près de 25 % pour les fruits et les légumes frais". La récolte de blé a baissé de 4,3 % tandis que celle de maïs devrait chuter de 35 %, à 9 millions de tonnes cette année, son plus bas niveau depuis 1980. (…) Les animaux font, eux aussi, les frais des températures extrêmes, relève encore le journal. En juillet, deux à trois millions de volailles sont mortes grillées. Le bétail a mieux résisté, mais pourrait faire face, faute de fourrage en quantité suffisante, à de grandes difficultés dans les prochains mois. » Commentaire de Libération : « Les aides promises par les pouvoirs publics, dans un pays en période de disette budgétaire, ne suffiront pas. Les pansements provisoires pour répondre aux crises ne suffisent plus. C’est tout un modèle de fonctionnement, d’existence qui doit être profondément repensé. Par les agriculteurs, les éleveurs, les dirigeants aujourd...
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  • À la Une: une actualité éclipsée
    2026/08/12
    Relégués au second plan, la canicule, la sécheresse, le séisme en Colombie, l’exfiltration rocambolesque de Trump, le procès de Meta aux États-Unis, ou encore l’abolition de la peine de mort au Liban… Non, ce qui fait la Une dans la presse européenne et parfois même au-delà, c’est l’éclipse solaire qui aura lieu mercredi 12 août au soir. Une éclipse visible sur une grande partie de l’Europe. Et c’est l’Espagne qui sera aux premières loges : « L'attente est terminée, s’exclame El Pais à Madrid. L’Espagne va connaître sa première éclipse solaire totale depuis plus d’un siècle. Des millions d’Espagnols et de touristes finalisent leurs préparatifs pour observer la lune recouvrir entièrement le soleil. Ce sera vers 20h30. La nuit tombera en plein jour, de la Galice aux îles Baléares. Ce phénomène sera pleinement visible sur une grande partie de la moitié nord de la péninsule. » El País qui relève également que « les autorités centrales, régionales et municipales devront relever les défis logistiques posés par le déplacement simultané de millions de personnes vers un même objectif. Ce sera un véritable exode, concentré sur une seule journée et avec des rassemblements inattendus dans des lieux imprévus. Le gouvernement prévoit entre 400 000 et 1 million et demi de déplacements supplémentaires par rapport à la normale. Au total, plus de 24 000 agents de la Garde civile et 9 400 policiers nationaux seront déployés pour assurer la sécurité. » À lire aussiDeux minutes de nuit en plein jour: une partie de l'Europe va vivre une éclipse solaire totale « Renaissance céleste » À la Une de Libération à Paris : une photo et aucun texte, pas besoin de légende. Cette photo, c’est celle d’une éclipse solaire totale : on y voit le disque sombre de la lune qui masque le soleil, révélant le halo circulaire de sa couronne. « Un instant suspendu, commente le journal. L’espace d’une heure hors du temps, tout semble s’arrêter. Nous levons la tête de nos téléphones et de nos soucis quotidiens pour nous rappeler que nous vivons sur un astre flottant dans l’univers. » Le New York Times se fait lyrique également : une éclipse « nous rappelle avec force que nous sommes sur un astre qui tourne autour d’une étoile, au sein d’un système planétaire dans une galaxie elle-même incluse dans un univers infini. Mais plus encore, elle nous offre un sentiment primordial de ce que signifie être humain, à travers le désespoir et la joie partagés lors d’une renaissance céleste. Nous sommes tous tellement absorbés par nos problèmes terrestres. Parfois, nous avons besoin d’une raison pour lever les yeux au ciel. » Pas rares mais pas toujours visibles « Est-ce que les éclipses sont rares ? », s’interroge Le Soir à Bruxelles. Pas vraiment… « Il s’en est produit 228 au XXe siècle (dont 71 totales) et il s’en produira 224 au cours de ce siècle (dont 68 totales). La dernière éclipse totale a eu lieu en avril 2024 et elle était visible en Amérique du Nord. » Mais, relève le quotidien belge, « bémol : les éclipses peuvent se produire au-dessus des océans ou de régions peu peuplées. Et surtout, il est rare que plusieurs éclipses totales soient visibles depuis le même endroit à des intervalles de temps rapprochés. Pour le dire autrement, il y a peu de chances que cela arrive à l’échelle d’une vie humaine. La dernière éclipse totale visible depuis la Belgique s’est produite le 11 août 1999, la prochaine est prévue le 23 septembre 2090. » Mauvais présage ? Le Temps à Genève est plus prosaïque… Avec ce titre : « L'éclipse solaire aura un impact sur la production d’électricité en Suisse. » En effet, « l’obscurité soudaine, ce soir, devrait réduire la puissance photovoltaïque suisse de 240 mégawatts, l’équivalent de la consommation de 15 000 véhicules électriques. Une donne importante, mais anticipée et de courte durée. » On est rassuré… De son côté, le Süddeutsche Zeitung à Munich prévient : « Le soleil sera si bas ce soir qu’un seul arbre pourra gâcher l’expérience. » Autrement dit, tout est question de placement : mieux vaudra être au sommet d’une colline. Enfin, Le Monde à Paris nous explique « comment les éclipses solaires sont perçues par les religions, entre mauvais présages et signes annonciateurs de la fin du monde. Judaïsme, christianisme, islam ou hindouisme… Toutes les grandes religions appréhendent les éclipses du Soleil comme des signes divins puissants, à la portée souvent négative. » Espérons que ce ne soit pas le cas… Le monde n’a pas vraiment besoin de nouvelles mauvaises nouvelles. À lire aussiÉclipse solaire: de la peur des dieux au spectacle céleste, l'incroyable histoire d'un phénomène qui fascine l'humanité
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  • À la Une: l’Europe suffoque à nouveau
    2026/08/13
    Encore un nouvel épisode de chaleur intense à partir de ce jeudi, encore une canicule… C’est l’Europe entière qui est concernée. Le Guardian à Londres s’interroge : « L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement par rapport au reste du monde, pourquoi ? (…) Pourquoi l’Europe est-elle le continent le plus touché par le réchauffement climatique ? » Il y a quatre explications, avance le quotidien britannique. Tout d’abord, la proximité avec l’Arctique : « L’Arctique est la région du globe qui se réchauffe le plus rapidement, malgré l’absence de terres émergées. Ceci s’explique par la fonte rapide de la calotte glaciaire polaire, qui réfléchit normalement la majeure partie du rayonnement solaire vers l’espace. De ce fait, l’océan, plus sombre, absorbe davantage de chaleur, ce qui accélère la fonte des glaces et crée un cercle vicieux. » Autre explication, pointe le Guardian : en 20 ans, l’Europe a perdu un tiers de sa couverture neigeuse. Là aussi, comme au pôle Nord, toute cette neige réfléchissait la lumière du soleil et apportait de la fraîcheur. Il y a aussi la modification du courant-jet : cette bande de vents d’ouest puissants qui maintenait l’air frais maritime soufflant de l’Atlantique vers l’Europe. Ce courant-jet est moins régulier qu’auparavant, il se divise, avec des zones de vents faibles où la chaleur peut rester piégée pendant des jours. Urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 ! Enfin, relève le quotidien britannique : la réduction de la pollution atmosphérique observée en Europe a favorisé le réchauffement… En effet, la limitation des émissions industrielles a certes amélioré la qualité de l'air pour les Européens, mais a également réduit la quantité de particules en suspension dans l’air. Or, ces particules peuvent réfléchir les rayons du soleil ou favoriser la formation de nuages. Donc la baisse de la pollution a accentué le réchauffement… En tout cas, conclut le Guardian, « le réchauffement observé en Europe entraine une intensification des feux de forêt, des sécheresses, des tempêtes, des pluies torrentielles et des inondations. Tous ces phénomènes affectent profondément les vies et les moyens de subsistance sur le continent et continueront de s’aggraver jusqu’à ce que les émissions nettes atteignent la neutralité carbone. Il est urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 et de mettre en œuvre des mesures de protection des citoyens ». Comment payer la facture ? Sur le plan économique, ces canicules à répétition ont un impact certain. En France, « la facture risque d’être salée : jusqu’à 15 milliards d’euros, selon Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique ». C’est ce que pointe Le Monde. Le Monde qui cite aussi cette étude de la société d’investissement néerlandaise, Triodos Bank qui affirme que « les températures extrêmes pourraient amputer de 1 point et demi la croissance du pays en 2026 et la faire basculer en territoire négatif, à − 0,7 % ». Attention, prévient pour sa part Le Figaro : « Face à la lourde facture de la canicule, l’État est nu. (…) Endettée jusqu’au cou, croulant sous les déficits, incapable d’enrayer la fuite en avant de la dépense publique, la France n’a plus aucune ressource pour faire face aux circonstances exceptionnelles. (…) 10 milliards ? 15 milliards ? La facture sera salée, pointe encore Le Figaro, et il faudra bien la régler. Les assurances ne combleront pas tout. Les agriculteurs, premières victimes de la sécheresse, réclament déjà des "milliards" à l’État ». Changer l’esthétique des villes ? Enfin, quelles solutions pour se protéger de la chaleur ? Libération prend l’exemple de Paris. « Avec ses toits en zinc et ses façades haussmanniennes, la capitale a montré son impréparation face aux derniers épisodes caniculaires », pointe le journal. Mais cela n’est pas une fatalité… « Architectes, ingénieurs et artistes ont anticipé des solutions pour rafraîchir la ville, à la condition de voir le paysage parisien transformé » : des toits végétalisés, des panneaux solaires installés à large échelle, des ombrages dans les rues, des auvents, des claustras… et même des double-peaux isolantes pour les tours en verre… Conclusion d’un des architectes cités par Libération : « il nous faut un nouveau Baron Haussmann écologique. Paris est belle en raison de l’homogénéité de son langage. Il faut maintenant la repenser à l’aune du climat qui change ».
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  • À la Une: de plus en plus de femmes engagées dans les missions humanitaires en Ukraine
    2026/08/14

    Mission humanitaire ne veut pas dire sans danger, loin de là. C’est le Kiev Post, qui s’intéresse à ces femmes « de plus en plus nombreuses à assumer des rôles humanitaires dangereux, comme la conduite de bus d’évacuation et la distribution d’aide dans les zones de front ». Car, explique le journal ukrainien de langue anglaise, « la guerre qui dure depuis quatre ans, réduit progressivement le nombre de volontaires masculins disponibles ».

    Le Kiev Post a rencontré Alina Holovko, jeune femme souriante qui, pour la photo, pose devant un minibus affichant une croix. « Avec d’autres volontaires, nous dit le journal, elle a fondé Dobra Sprava, une organisation humanitaire qui évacue les civils des zones frontalières ».

    « Depuis un an, explique Alina Holovko, nous n’arrivons pas à recruter suffisamment d’hommes pour les opérations d’évacuation. Lors d’une évacuation, il est crucial de charger rapidement les affaires des personnes et d’aider celles à mobilité réduite à monter à bord. Ce type de travail physique dépasse souvent les capacités des femmes seules ».

    Malgré tout, les femmes de Dobra Sprava, accomplissent leur mission, et tentent d’éviter les drones russes. Alina Holovko raconte qu’un jour elle a cru mourir, avec les passagers de son minibus rempli de civils visé par un drone. « À bord, dit-elle nous avions tous l’impression que c’étaient nos derniers instants... ». « Le drone a finalement percuté un autre véhicule »

    Préparer la guerre...

    Loin de l’Ukraine, mais néanmoins inquiète, la Belgique s’interroge sur la préparation de sa population à un éventuel conflit… C’est Le Soir qui se saisit de la question. « Notre pays, explique le quotidien belge, investit massivement dans la Défense face à un contexte sécuritaire mondial dégradé. Mais qu’en est-il de sa population ? interroge le journal. Les autorités veulent développer une "culture du risque", quand d’autres États européens ont déjà préparé leurs citoyens au pire ».

    Le Soir évoque ainsi « la Suisse, et son armée fondée sur le principe du citoyen-soldat », ou encore « la Suède qui, en 2024, a envoyé à tous les ménages une édition de la brochure expliquant explicitement aux citoyens comment se préparer et agir en cas de crise ou de guerre ». En Lettonie, poursuit le Soir, « c’est une formation de défense obligatoire, qui a récemment été intégrée dans les écoles secondaires ».

    Ceci étant, la Belgique n’est pas restée les bras croisés. Le quotidien belge explique ainsi qu’en avril dernier, « le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, a dévoilé en grande pompe une opération intitulée "Prêts. Ensemble" », qui invite les Belges à constituer un "kit d’urgence" leur permettant de vivre en autonomie pendant 72 heures ». Mais ce n’est pas suffisant aux yeux du Soir, selon lequel « derrière ces initiatives se cache un manque : celui d’une culture du risque encore fragile, voire en retard en Belgique ».

    Opérations secrètes

    Le Washington Post fait des révélations sur « un programme secret de la CIA ». Un programme qui, selon le quotidien américain, « serait à l’origine d’attaques mystérieuses contre des bateaux des Galapagos. Les données de vol, explique le Washington Post, montrent qu’un avion de surveillance a survolé des bateaux de pêche équatoriens, depuis le Salvador, avant une attaque de drones ».

    Il s’agit, nous dit-on, « d’une opération secrète menée à l’étranger et approuvée par le président mais où le rôle du gouvernement américain n’est pas publiquement reconnu ». Ces opérations, visant en principe les narco-trafiquants ont-elle atteint leurs cibles ? Pas sûr, si l’on en croit les survivants d’un bateau de pêche attaqué par des drones. Huit ressortissants équatoriens de ce bateau ont disparu et les survivants racontent « avoir été emmenés de force dans un navire voisin, cagoulés et menottés par des hommes armés, puis transportés au Salvador, avant d’être renvoyés plus tard en Équateur sans explication ». Les organisations de défense des droits humains en Équateur font par de leur inquiétude…

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  • À la Une: y aura-t-il une nouvelle vague migratoire à Ceuta?
    2026/08/15

    La rumeur court depuis plus d’une semaine. Il serait possible, ce samedi 15 août, de passer la frontière, en grand nombre comme à la fin juillet, entre Le Maroc et Ceuta, la petite enclave espagnole du nord du Royaume. Mais selon le journal Le Temps, la mobilisation s’annonce plus « dispersée ».

    Le quotidien suisse a toutefois lu sur réseaux sociaux des messages laissant penser que certains espèrent encore : « Les gars, en arrivant à Tétouan, prenez un taxi pour Martil, puis un autre pour Fnideq » (à la frontière avec Ceuta), dit l’un de ces messages publiés sur WhatsApp. Un autre demande : « Je voudrais savoir s’il y a une solution ou pas à tout ça ? Est-ce qu’on va entrer à Ceuta ? « Tout le monde va rentrer », affirme un autre interlocuteur du groupe WhatsApp.

    Mais selon Le Temps, « depuis que le Maroc et l’Espagne ont réalisé une démonstration de force au poste frontière de Ceuta, la mobilisation a perdu de son effervescence ». Il faut dire aussi que la vague migratoire de la fin juillet a fait de nombreuses victimes. Près de 130 morts, selon l’Association marocaine des droits humains. Il y a aussi de nombreux disparus. « Et sur les réseaux sociaux, explique Le Temps, parallèlement aux messages évoquant la date probable de la tentative de traversée, des dizaines de personnes publient des photos de proches disparus, lors de la première vague ».

    Interrogations après la mort d'un professeur

    Au Royaume-Uni, une polémique qui agitait les médias depuis plusieurs jours, est devenue un fait divers. Ce fait divers fait la Une du Times et du Guardian. En photo, un homme noir aux longues tresses, Jason Arday « professeur au cœur du scandale de Cambridge a été retrouvé mort », titre le Guardian.

    Le quotidien britannique rappelle que l’homme de 41 ans, accusé de plagiat, avait démissionné la semaine dernière de son poste de professeur à l’Université de Cambridge, celle-ci ayant annoncé l’ouverture d’une enquête interne « suite à la réception de "nouvelles informations" concernant ses qualifications universitaires et ses titres honorifiques ».

    Jason Arday, qui se disait victime de harcèlement s’est-il suicidé ? La police parle d’un « décès inattendu, mais pas suspect », sans plus de précisions. La famille du professeur, elle, fait part de sa colère : « La campagne de désinformation, dit-elle, a été insupportable pour Jason, qui était un homme doux et qui voulait toujours voir le meilleur en chacun ».

    L’affaire intéresse aussi le Wall Street Journal, qui y voit un arrière-plan raciste et qui la présente ainsi : « L’ascension et la chute de Jason Arday dans le milieu universitaire ont déclenché un débat : était-il un plagiaire ou la victime d’une chasse aux sorcières raciales ? »

    « Une grosse bêtise qui se transforme en cauchemar »

    Cette phrase, c’est celle de Sonia, la mère d’Ibrahim. « Ibrahim, 18 ans, raconte le Parisien, a été séduit par une annonce d’un bon "plan Thaïlande", sur les réseaux sociaux. En contrepartie d’un voyage tous frais payés, le jeune homme devait ramener une valise remplie de téléphones. En réalité, elle contenait plus de 16 kg de cannabis. Il a été arrêté à Hong Kong ».

    C’est sur le chemin du retour, qu’Ibrahim, qui n’avait pas informé sa mère de sa destination, a transporté la fameuse valise et s’est fait prendre. Et il n’est pas le seul à être tombé dans le piège « bon plan Thaïlande ». « À Hong Kong, explique Le Parisien, Ibrahim, que sa mère présente comme "un gentil garçon qui n'a jamais eu d'ennuis", partage sa cellule avec Elias, un autre français arrêté en même temps que lui, et qui a répondu à la même annonce ».

    Selon le journal, « au moins onze Français ont ainsi été interpellés depuis mi-juin : en Thaïlande, au moins deux à Hong Kong et plusieurs en Malaisie, avec plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages ».

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