エピソード

  • À la Une: les colères et les mouvements d’humeur de Donald Trump
    2026/04/03

    Les mouvements d’humeur… C’est l’une des particularités du caractère du président américain qui, ces derniers jours, s’en est donné à cœur joie. Concernant tout d’abord, Emmanuel Macron, qui fait ce vendredi la Une de plusieurs journaux européens. Ainsi, La Repubblica nous explique que « le milliardaire s’en est pris violemment au président français et à son épouse ». Estimant que « Brigitte Macron traitait très mal son mari », « allusion à la vidéo filmée il y a un an lors d’un voyage au Vietnam, lorsque la Première dame avait violemment poussé le visage de son mari, à sa descente de l’avion présidentiel », précise le quotidien italien.

    Le quotidien met en Une la réponse d’Emmanuel Macron : « Des propos déplacés et peu élégants », a dit le président français, qui a aussi ajouté, au sujet de la politique des États-Unis : « Donald Trump parle trop, un jour il dit le contraire de ce qu’il a dit la veille ». « En ces temps difficiles », a ajouté Emmanuel Macron, (qui fait aussi la Une du Guardian à Londres), « il faut être sérieux ». Le président français « a également critiqué les messages contradictoires de Trump, concernant l’OTAN et l’Iran ». « Macron a défendu l’OTAN avec vigueur, explique le Guardian, accusant le président américain de saper l’alliance de défense transatlantique par des remarques répétées, mettant en question l’engagement des États-Unis à maintenir son adhésion ».

    « Grande patriote »

    Donald Trump agace Emmanuel Macron et les Européens, et continue, dans le même temps, de faire le ménage dans son entourage. « Le président Trump renvoie Pam Bondi, de son poste de procureure générale », annonce le Washington Post, « mettant ainsi fin à un mandat tumultueux de 14 mois, durant lequel, Pam Bondi a transformé le ministère de la Justice en un instrument de vengeance pour le président, tout en le gênant, par ses difficultés à poursuivre ses ennemis, mais aussi par sa gestion des dossiers liés au délinquant sexuel Jeffrey Epstein », explique le quotidien américain.

    Toutefois, officiellement, tout va bien. « Pam est une grande patriote », a assuré Trump, et elle-même s’est dit « éternellement reconnaissante de la confiance que le président Trump lui avait accordée pour rendre l’Amérique plus sûre ». Pour la remplacer, Donald Trump a choisi un proche : Todd Blanche, qui n’est autre que son principal adjoint et ancien avocat personnel ».

    Le Wall Street Journal, de son côté, annonce que « c’est lors d’un trajet avec Donald Trump dans la limousine présidentielle que Pam Bondi a appris qu’elle était licenciée ». Donald Trump finalement peu reconnaissant car, selon le Washington Post, « Pam Bondi a semblé tout faire, pour apaiser le président, visant ses cibles favorites. » Toutefois, « certaines de ces affaires, explique le quotidien américain, ont par la suite été bloquées par des juges ou de grands jurys ». La semaine dernière encore, Pam Bondi « avait nommé un procureur pour enquêter sur les allégations de fraudes électorales en 2020, dans le but de répondre à l'un des griefs du président ».

    Adolescents meurtriers

    Enfin, en France, un fait divers fait la Une des journaux. Dans les Ardennes, dans le nord du pays, une adolescente et son petit ami, ont assassiné les grands parents de cette dernière. « Il n’y a rien de plus terrible que de tuer ses grands-parents », titre Libération, reprenant les propos d’un habitant du village où résidait la famille. « Des personnes très appréciées », dit un autre habitant, il explique que le couple assassiné « était engagé dans sa commune d’un peu moins de 4 000 habitants, notamment à l’échelle associative et solidaire ».

    Selon le procureur de Reims, poursuit Libération, « c’est l’adolescente qui a projeté de tuer ses grands-parents, parce qu’ils s’opposaient à sa relation avec son petit ami ». Les deux adolescents, après avoir dissimulé les corps des grands-parents, dans la cave, ont rapidement été retrouvés et ont avoué les meurtres. Les magistrats qui ont interrogé les deux adolescents se sont dits « frappés par leur absence complète d’émotion et leur froideur générale, hormis quelques pleurs ».

    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: Donald Trump à la Cour suprême hier pour peser dans le débat sur le droit du sol
    2026/04/02

    Le président a assisté en personne hier, mercredi 1er avril, aux plaidoiries sur le droit du sol devant la Cour Suprême. C’est une première, soulignent les médias américains. Donald Trump avait pris, en janvier 2025, un décret visant à restreindre l’acquisition automatique de la nationalité pour les bébés nés sur le sol américain. Un droit « inscrit dans le 14e amendement de la Constitution, entré en vigueur en 1868 », indique la NPR.

    Hier, la Cour Suprême, à majorité conservatrice, s’est montrée « sceptique » quant aux arguments avancés par le gouvernement, affirme le Washington Post. Les juges « ont bombardé de questions indiscrètes le principal avocat de l’administration Trump », poursuit le New York Times.

    Parmi les arguments développés par l’administration américaine, mettre fin « au tourisme natal », relève le Temps, soit le fait de venir accoucher aux États-Unis pour en repartir aussi vite. Une pratique qui « abuse » de la Constitution américaine. Mais « d’après le centre pour l’étude de l’immigration américaine, entre 20 000 et 26 000 bébés naîtraient chaque année dans cette situation, soit moins d’1% du total annuel », pointe le journal suisse.

    La plus haute juridiction américaine devrait rendre son verdict fin juin ou début juillet. « Une décision défavorable à Donald Trump constituerait le dernier d’une série de revers subis par le président ces derniers mois », les juges ayant déjà invalidé ses droits de douane en février et bloqué le déploiement de la Garde nationale à Chicago en décembre, rappelle le Washington Post.

    Homicide

    Toujours concernant les États-Unis, le cas d’un réfugié rohingya fait également couler de l’encre ce jeudi matin. Nurul Amin Shah Alam est décédé en février quelques jours après avoir été déposé par des gardes-frontières lors d’une nuit glaciale sur le parking d’un restaurant à Buffalo. La mort de cet homme, presque aveugle, qui ne parlait pas anglais, « avait suscité l’indignation dans tout le pays », rappelle le New York Times.

    Le médecin légiste chargé de l’autopsie vient de conclure à un homicide. Le décès de Nurul Amin Shah Alam est « » aux complications « d’un ulcère duodénal perforé, aggravées par l’hypothermie et la déshydratation.

    « Cette décision donne un nouveau poids à l’enquête », souligne le Guardian. Les responsables des gardes-frontières nient toute implication de leurs agents dans ce décès et dénoncent (je cite) « une supercherie propagée par les médias (…) pour diaboliser les forces de l’ordre ».

    Poussière lunaire

    Décollage réussi pour la mission Artemis 2 hier, les quatre astronautes sont partis pour un voyage spatial autour de la Lune. Dans ce contexte, le Guardian s’intéresse aux entreprises qui cherchent à exploiter les ressources lunaires, notamment un certain type d’hélium qui est présent dans la poussière lunaire mais qui « si rare sur Terre qu’un récipient de la taille d’une paume de la main vaudrait des millions », explique le quotidien britannique.

    L’hélium 3 est utilisé pour l’imagerie médicale mais « ses propriétés pourraient s’avérer essentielles pour les ordinateurs quantiques. » « La demande est en hausse mais les stocks disponibles sont extrêmement limités, explique un expert interrogé par le journal. C’est un produit dont le prix est suffisamment élevé pour justifier un voyage dans l’espace. » Plusieurs entreprises lèvent donc déjà des fonds pour « être les premières à profiter d’une économie lunaire naissante ».

    続きを読む 一部表示
    3 分
  • À la Une: la loi sur la peine de mort en Israël suscite de vives réactions
    2026/04/01
    Le Parlement israélien a adopté lundi soir une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables de meurtres qualifiés de terroristes. « C’est un choc mais ça n’est pas une surprise, écrit l’éditorialiste du Temps. En visant exclusivement les Palestiniens, l’Etat hébreu poursuit une stratégie meurtrière déjà à l’œuvre (...) dans le cadre des violences qui émaillent sa guerre à Gaza et l’occupation de la Cisjordanie. » Mais l’inscription dans la loi d’une peine capitale étendue représente « un basculement majeur » pour le quotidien suisse. « L’exécution sera la peine par défaut pour les Palestiniens reconnus coupables d’attentats meurtriers qualifiés d’actes terroristes par les tribunaux militaires, dont le taux de condamnation avoisine les 96% », rappelle le Guardian. Difficile d’imaginer un contraste plus saisissant avec l’impunité quasi-totale dont bénéficie les Israéliens pour le meurtre de Palestiniens en Cisjordanie alors que la violence des colons, soutenue par l’Etat ne cesse de s’intensifier. » En Israël, quelques voix critiques « Une loi motivée par la soif de sang », estime le quotidien de gauche Haaretz. Elle souligne « l’abandon par Israël des valeurs libérales, révélant un régime réactionnaire (…). L’ancien Israël s’enorgueillissait de sa retenue. Le nouvel Israël, celui où Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich donnent le ton, fait exactement le contraire. » Pour les deux ministres d’extrême droite, il s’agit effectivement d’une victoire idéologique. « Malgré les réticences passées d'Israël à appliquer la peine de mort, le soutien de l'opinion publique à cette peine capitale est antérieur à la récente initiative législative, rappelle le magazine +972. Dès 2017, un sondage de l'Institut israélien de la Démocratie révélait que près de 70% des personnes interrogées étaient favorables à la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables du meurtre d'Israéliens. Le lancement Artemis 2, cette mission qui emmène 4 astronautes vers la Lune… Le compte à rebours a officiellement commencé au centre spatial Kennedy en Floride, où trois hommes et une femme doivent décoller pour « la mission de leur vie » : faire le tour de la Lune avant de revenir sur terre. Pas d’alunissage prévu cette fois mais ce voyage c’est une « première depuis 50 ans », précise CNN, car envoyer des humains dans l’espace reste une mission très difficile. « La plupart du temps, les astronautes, ne sont jamais plus loin que 400 km environ, l’altitude moyenne de la Station spatiale internationale, explique le Figaro. La mission Artemis 2 est d’une tout autre ambition : il s’agit de démontrer que les Etats Unis sont encore capables d’envoyer des astronautes vers la Lune, à près de 400 000 km, et de les faire revenir sur Terre en sécurité. » La fusée devrait pouvoir décoller à partir de 18h24, heure locale sur la côte Est des États-Unis, 22h24 en temps universel. « La fusée mettra environ huit minutes pour échapper à l'attraction terrestre et placer les quatre membres d'équipage en orbite », indique El Pais. Il y passeront 24 heures pour vérifier que tous les systèmes fonctionnent, « notamment ceux qui leur fournissent air, eau et climatisation pendant leur voyage ». Si tout se déroule comme prévu, les astronautes « installés dans la capsule Orion » s’arracheront ensuite à l’attraction terrestre pour se mettre sur une trajectoire de rencontre avec la Lune. Afflux de touristes L’événement devrait attirer 400 000 personnes sur la Space coast, des milliers de touristes qui vont se masser sur les plages autour du centre spatial pour observer le spectacle, raconte la BBC. « Les autorités locales parlent d’un afflux historique et d’un impact économique d’environ 160 millions de dollars. » « 'Les gens sont en effervescence', confirme Brenda, propriétaire d’une boutique qui vend des tee-shirts et autre souvenirs siglés NASA. Elle n’a jamais vu autant de monde défiler dans son magasin mais assure avoir assez de stock pour satisfaire ses clients ».
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: un pétrolier russe s’apprête à accoster à Cuba
    2026/03/31
    L’arrivée de ce pétrolier rompt ainsi avec le blocus imposé à l’île par Donald Trump. Le président américain a indiqué qu’il ne s’y opposerait pas : « Cuba est finie. Ils ont des dirigeants très mauvais et corrompus. Qu’ils reçoivent ou non un bateau avec du pétrole, ça ne changera rien. » Donald Trump autorise ce navire à atteindre les côtes cubaines pour des « raisons humanitaires », précise le Washington Post . Mais « malgré les déclarations de Trump selon lesquelles il n'avait aucun problème avec le fait que d'autres pays envoient du pétrole à Cuba », la porte-parole de la Maison Blanche, a insisté hier sur le fait que « ces décisions d'autoriser d'autres pétroliers seraient prises au cas par cas » et « qu’il n’y a pas de changement officiel de la politique en matière de sanctions. » Le président américain a « ouvertement exprimé son désir de voir tomber le gouvernement communiste mais laisser passer ce pétrolier russe semble compromettre cet objectif », analyse Politico. Peut-être est-ce aussi un moyen de réduire la pression sur Cuba pour que l’île conclut un accord avec les Etats Unis. C’est en tout cas l’hypothèse développée par l’ancien ambassadeur américain à La Havane pendant le premier mandat de Donald Trump. Le pétrolier et ses 730 000 barils devrait atténuer, au moins temporairement, la crise énergétique que connait l’île. « Le blocus américain étouffe Cuba, rappelle le New York Times, provoquant des coupures de courant quotidiennes, de graves pénuries d’essence, une flambée des prix et une détérioration des soins médicaux. » Une partie de l’aide humanitaire est aussi bloquée dans des entrepôts faute de carburant pour la distribuer. La stratégie américaine pour faire plier le gouvernement communiste montre-t-elle ses limites ? Selon un ancien diplomate cubain, interrogé par le New York Times, « le blocus mis en place pour tenter d’étrangler le gouvernement cubain et le contraindre à la soumission prend plus de temps que prévu. » Donald Trump envisageait « son effondrement spontané » mais le « gouvernement cubain ne l’entend pas de cette oreille, il est convaincu de pouvoir survivre », conclu le diplomate. Alors que Donald Trump poursuit sa guerre contre l’Iran, l’Espagne annonce la fermeture de son espace aérien aux avions militaires américains… Madrid avait déjà interdit à Washington d’utiliser les bases militaires américaines en Espagne pour mener des attaques au Moyen-Orient, l’Espagne « refuse également l’accès à son espace aérien aux avions » militaires américains, précise El Pais. « Au-delà du slogan « Non à la guerre » brandi par le gouvernement, la position espagnole sur le conflit qui a débuté il y a plus d'un mois s'est définie d'un point de vue technique jusqu'à acquérir des caractéristiques proches de la neutralité », souligne le quotidien espagnol. « Cette fermeture obligera les avions militaires, y compris ceux basés au Royaume-Uni et ailleurs en Europe, à contourner l'Espagne pour atteindre leurs cibles au Moyen-Orient, sauf en cas d'urgence », note le Guardian.Hier, dans une interview, le ministre de l’Économie, a rappelé la position prise par le gouvernement espagnol « de ne pas participer ni contribuer à une guerre déclenchée unilatéralement et en violation du droit international. » Un comeback très attendu Céline Dion de retour sur scène à Paris pour 10 concerts exceptionnels. « C’est dans un message vidéo, sur un écran géant sur la Tour Eiffel que la chanteuse a annoncé son retour », écrit le Figaro. Dès lors, c’est une course à la billetterie qui s’est ouverte, 400 000 places à décrocher.
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: Israël interdit au patriarche latin de Jérusalem d’entrer au Saint-Sépulcre, avant de l'autoriser
    2026/03/30
    Alors qu’il devait célébrer la messe des Rameaux, dimance matin, le cardinal Pierbattista Pizzaballa a été empêché de se rendre dans la basilique du Saint-Sépulcre par la police israélienne, « une première depuis des siècles », rapporte La Croix. « Le patriarche latin de Jérusalem, le custode de Terre sainte et trois autres prêtres ont croisé la police israélienne qui leur a intimé l’ordre de faire demi-tour. » Motif invoqué par les autorités israéliennes : la sécurité. Depuis le déclenchement de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, les rassemblements publics sont limités à 50 personnes, y compris dans les églises, mosquées et synagogues. « Des restrictions auxquelles les responsables catholiques se sont conformés », précise le père Olivier Poquillon au quotidien italien La Repubblica Pour le directeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, « il est possible que ce soit une manière de faire pression sur l’Église catholique, surtout à un moment où certains groupes aux États-Unis remettent aussi en question la légitimité du conflit ». « Une décision condamnée dans tout le Moyen-Orient et en Europe », indique Haaretz. Le quotidien israélien se fait aussi l’écho du député arabo-israélien Ayman Odeh qui a demandé une enquête urgente après cet incident, accusant « le gouvernement d’exploiter la guerre pour imposer une nouvelle réalité politique à Jérusalem-Est et sur les lieux saints ». Face aux critiques, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a affirmé dans la nuit de dimanche à lundi sur le réseau social X « avoir donné l’instruction aux autorités compétentes d’accorder au cardinal Pizzaballa un accès total et immédiat à la basilique du Saint-Sépulcre ». Au Liban, hommages et recueillement Alors que l’offensive israélo-américaine contre l’Iran se poursuit et que l’armée israélienne veut étendre son offensive contre le Hezbollah pro-iranien au Liban, des centaines de personnes se sont rassemblées dimanche pour rendre hommage à trois journalistes tués lors d’une frappe israélienne. « Dimanche, à Beyrouth, la capitale libanaise, des centaines de personnes se sont retrouvées sous une pluie battante pour enterrer deux journalistes de télévision libanais de renom et un caméraman, indique le New York Times. Israël a affirmé que l’une des personnes tuées était un membre de la branche militaire du Hezbollah qui se faisait passer pour un journaliste. » Secouristes, civils, journalistes, des cibles non militaires tuées ce week-end au Liban, écrit Libération. Aux funérailles des « héros » brisés de Nabatieh, les Libanais pleurent leurs secouristes tués dans la guerre, titre Le Temps. Le journal suisse raconte les cris déchirants d’une mère qui a perdu son fils et toute une assemblée de secouristes qui « se tape le cœur d’une main, en rythme. Un geste de deuil collectif ancré dans la culture chiite. Un geste de repentir de ne pas avoir pu les sauver. Les chants s’enchaînent, les larmes coulent ». Le mur du son « Il n’y a pas que le bruit des bombardements » qui rythme le quotidien des libanais, « il y a aussi le mur du son », écrit L’Orient le Jour. Dans sa chronique, l’écrivain Sabyl Ghoussoub raconte les bruits de la guerre. Il est dans un bar ce week-end avec une amie. Les gens essaient de retrouver un semblant de vie normale lorsqu’ils entendent un premier boum, « un boum en trois temps, boum-boum-boum, fort, très fort, très très fort, un boum qui reste ensuite comme en apesanteur dans la ville », écrit-il. C’est un avion qui franchit le mur du son, lui dit son amie. « Il va y en avoir un deuxième dans un instant », ajoute-t-elle. Et il arrive : « Un autre boum en trois temps. » « Les clients du bar ont encore sursauté, son amie aussi mais elle n’est pas inquiète », elle a eu raison, un avion qui franchit le mur du son vaut toujours mieux qu’un bombardement.
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: les enfants libanais victimes des bombardements israéliens
    2026/03/28

    C’est le Guardian qui a rencontré la famille de Narjiss, une petite fille de six ans tuée par une bombe israélienne. « L’une des 121 enfants tués ce mois-ci au Liban », précise le quotidien britannique. On la voit en photo : cheveux bruns, chemise rose assortie à la couleur de ses baskets, elle prend sagement la pose. « Le 2 mars, raconte le Guardian, alors que sa mère Jaber se dépêchait de faire monter sa fille et ses deux fils dans la voiture pour fuir les bombardements israéliens, Narjiss la réconforta une fois de plus : « Maman, tu es ma vie. Ne pleure pas. Je t’aime tellement ».

    « Quelques heures plus tard, poursuit le quotidien britannique, Israël largua une bombe sur leur maison familiale, à Maïfa-doun, au sud du Liban, tuant Narjiss et sa tante (…) Sa mort a plongé la famille dans le deuil. La voix de Jaber se brise dès qu’elle prononce le nom de sa fille ». « Elle était différente de tous les autres enfants », assure-t-elle. « Elle était incroyablement gentille et douce ».

    Le Guardian remarque « que les enfants qui grandissent au Liban ont vécu deux guerres en seulement trois ans. Les experts estiment que l’exposition à la violence peut entraîner des troubles du développement et un comportement antisocial à l’âge adulte ». « « Plus le conflit se prolonge, conclut le Guardian, plus les symptômes sont graves et durables ».

    Une guerre qui risque de durer

    La guerre du Golfe, qui vient d’entrer dans son deuxième mois, continue de susciter l’inquiétude. Et cela, au cœur même du camp de Donald Trump. « Les Républicains savent que cette guerre tourne mal » titre le New York Times, qui relate les réactions relevées après une « réunion confidentielle au Pentagone mercredi, et qui semble avoir ébranlé les élus républicains de la Commission des forces armées de la chambre des représentants ».

    Certains élus qui disent ouvertement leur inquiétude, comme Nancy Tale : « Nous ne sacrifierons pas des vies américaines pour les mêmes politiques étrangères vouées à l’échec », affirme-t-elle, « mettant en garde contre l’éventualité d’un déploiement de troupes américaines en Iran ».

    Le président de la Commission des forces armées, Mike Rogers, déplore, lui, « le manque d’informations fournies à cette Commission concernant les plans de guerre. Les mouvements de troupes, ajoute-t-il, devraient être "réfléchis et délibérés" ». Inquiétude partagée par le camp démocrate : la député Jacobs, estime ainsi « que la demande du Pentagone de 200 milliards, pour financer une guerre qui engloutit des centaines de millions de dollars par jour, est révélatrice. Ce n’est pas une dépense ponctuelle pour en finir, dit-elle, c’est un acompte sur une guerre de longue durée ».

    Gims dans la tourmente

    En France, le rappeur congolais Gims, l’une des stars de la chanson francophone, est mis en examen pour « blanchiment aggravé », après 48 heures de garde à vue. Il a été libéré hier et placé sous contrôle judiciaire.

    Le Monde semble lui-même tout étonné et nous dit : « ce n’est pas un membre reconnu "du haut spectre" de la criminalité organisée, mais bien l’homme classé au sommet des ventes de musique en France, qui a été mis en examen à Paris hier, pour "blanchiment aggravé" et "blanchiment en bande organisée" ». Autrement dit, Gims est soupçonné « de faire partie d’un vaste réseau de blanchiment d’argent ». Une affaire sur laquelle « la justice française travaille depuis 2023 ».

    Concernant Gims, poursuit le quotidien français, « la piste suivie par les enquêteurs mène en particulier à un complexe de 117 villas en construction, à une dizaine de kilomètres au sud de Marrakech, niché aux portes du désert ». « Résidant au Maroc depuis plus de 10 ans, le chanteur cherchait à diversifier ses sources de revenus dans son pays d’adoption », explique le Monde.

    Ce projet immobilier « n’est toutefois pas le seul investissement à intriguer les enquêteurs parmi les partenariats entre le chanteur et l‘affairiste qui animerait le réseau frauduleux ». « Les investigations sont loin d’être closes », précise le Monde, qui conclut : « Le chanteur devra s’accommoder du calendrier judiciaire. Les affiches pour sa tournée 2026, baptisée "Carpe Diem Tour", ornent ces jours-ci, les murs du métro parisien ».

    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: le sud du Liban va-t-il devenir un nouveau Gaza?
    2026/03/26
    Les récentes déclarations du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, « inspirent la plus vive inquiétude, s’exclame Le Soir à Bruxelles. Il a en effet promis qu’Israël contrôlerait une "zone de sécurité" dans le Sud-Liban s’étendant jusqu’au fleuve Litani, et que les centaines de milliers d’habitants chassés par Israël ne reviendraient pas "tant que la sécurité ne sera pas garantie dans le nord d’Israël". Il a aussi affirmé que les maisons du sud du Liban servaient d'"avant-postes terroristes", les comparant à Rafah et Beit Hanoun à Gaza. La référence à ces deux villes de la bande de Gaza glace les sangs, s’alarme le quotidien belge : Rafah et Beit Hanoun avaient en effet été rasées au bulldozer après des mois d’intenses bombardements dévastateurs suite au 7-Octobre. L’État hébreu semble donc annoncer la destruction de villages entiers du Sud-Liban ». Un tournant dangereux… La presse israélienne s’inquiète également… Le Jerusalem Post, pourtant proche du pouvoir, estime que le gouvernement israélien « doit faire preuve de prudence. Israël doit affirmer clairement que son objectif est la sécurité des communautés israéliennes et l’expulsion du Hezbollah de la frontière et rejeter toute velléité d’annexion. Les propos de Katz nécessitent une clarification immédiate de la part du Premier ministre. Si le gouvernement entend établir une ceinture militaire temporaire en attendant un nouvel accord, il doit le dire explicitement ». Le quotidien d’opposition Haaretz hausse le ton : « l’annonce par le ministre de la Défense, Israël Katz, d’une opération terrestre au Sud-Liban témoigne de l’enracinement dangereux d’une politique qui a déjà prouvé son échec. (…) L’appel lancé à la population libanaise pour qu’elle se déplace vers le nord et la volonté d’intensifier les démolitions de maisons dans les villages frontaliers, sur le modèle de Gaza, sont de mauvais augure. (…) En s’attaquant aux infrastructures civiles et en humiliant les dirigeants libanais par la prise de contrôle de territoires libanais, prévient encore Haaretz, nos dirigeants affaiblissent ces responsables et compromettent davantage les perspectives d’un accord. Ces actions replongent également l’armée israélienne dans le bourbier libanais ». Commentaire désabusé de L’Orient-Le Jour à Beyrouth : « l’État hébreu œuvre à balayer toute menace à ses portes et à étendre sa zone tampon jusqu’au fleuve Litani : objectifs désormais définis de la plus explicite des manières par ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères. Dès lors va se trouver confinée, dans un espace encore plus exigu, l’improbable cohabitation de la milice pro-iranienne du Hezbollah et de l’État libanais qui a entrepris de la désarmer. Une bombe à retardement… » « Dépeupler » le Sud-Liban ? « Jusqu’où ira cette énième guerre avec Israël ? », s’interroge Le Figaro à Paris. « Au Liban, le choc renouvelé de la violence meurtrière se double désormais d’une menace existentielle : l’annexion du sud du pays jusqu’au fleuve Litani. (…) "Au-delà des enjeux militaires, le vrai danger pour le Liban est politique, géographique et démographique", s’alarme Ali Mourad, professeur de droit et militant opposé au Hezbollah. À la différence des invasions israéliennes de 1978 et de 1982, "la stratégie israélienne n’est déjà plus d’occuper le territoire, mais de dépeupler complètement le Sud“. Sa maison familiale, à la frontière, a été détruite, précise Le Figaro, et ses parents évacués, à l’instar du million de déplacés que compte désormais le Liban ». Et les Occidentaux ? Enfin, le Guardian à Londres constate que « tout le monde a les yeux fixés sur l’Iran et que la guerre israélienne au Liban a été reléguée au second plan. Pourtant, pointe le quotidien britannique, on compte plus d’un millier de morts et un cinquième de la population libanaise a été déplacée. (…) Benyamin Netanyahu, aux prises avec des affaires de corruption, déterminé à redorer son blason politique, semble s’engager dans un conflit sans fin, dénonce le Guardian. Ses partenaires de la coalition d’extrême droite nourrissent une vision maximaliste de conquête territoriale. (…) Les alliés occidentaux d’Israël, dont le Royaume-Uni, ne doivent pas accepter que les crimes commis à Gaza se répètent, s’exclame encore le quotidien britannique. Ils doivent exercer une réelle pression, au lieu d’être complices d’un avenir sombre pour le Liban ».
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: brouillard diplomatique au Moyen-Orient
    2026/03/25
    Est-ce un signe d’apaisement ? Est-ce que ce serait un prélude à d’éventuelles négociations entre Américains et Iraniens ? En tout cas, l’Iran a décidé de relâcher la pression sur le détroit d’Ormuz. C’est ce que constate notamment Le Monde à Paris : « L'Iran a déclaré que les "navires non hostiles" pouvaient emprunter le détroit d’Ormuz à condition de respecter les règles de sûreté et de sécurité, selon un communiqué transmis à l’Organisation maritime internationale diffusé hier soir. » Ces dernières heures, Donald Trump a affirmé que Téhéran avait offert aux États-Unis « un très gros cadeau » lié aux hydrocarbures, allusion peut-être à ce desserrement du détroit d'Ormuz, et le président américain a répété que des négociations étaient en cours, sans donner plus de précisions. Un plan en 15 points ? D’après plusieurs médias, dont le New York Times, « les États-Unis auraient envoyé à l’Iran un plan pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Un plan en 15 points qui aurait été transmis à Téhéran par l’intermédiaire du Pakistan. » Le quotidien américain n’a pas pu consulter ce plan mais croit savoir qu’il concerne « les programmes nucléaires et balistiques de l’Iran » et « la question des routes maritimes. » Toutefois, reconnait le New York Times, « on ignore dans quelle mesure ce plan a été diffusé parmi les responsables iraniens et si l’Iran est susceptible de l’accepter comme base de négociations. (…) Pour l’instant, rien n’indique que la guerre s’apaisera prochainement. » D’après le site d’information américain Axios, « des pourparlers de paix de haut niveau avec l’Iran pourraient démarrer dès demain jeudi », mais Téhéran a d'ores et déjà refusé. Mohammad Bagher Ghalibaf comme interlocuteur ? Et l’interlocuteur côté iranien aurait pu être, toujours selon Axios, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. D’après le site d’information américain, il se serait même déjà entretenu avec les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner. « Des révélations aux allures de baiser du serpent pour l’Iranien, commente La Croix à Paris. L’intéressé a en effet promptement démenti tout dialogue sur X, accusant Donald Trump de diffuser "de fausses informations (…) pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier". » Il n’en reste pas moins, poursuit La Croix, que « l’hypothèse n’est pas farfelue : Mohammad Bagher Ghalibaf a déjà pour lui d’être encore en vie. Surtout, son pedigree combine une forte expérience sur le plan militaire, politique, diplomatique et même répressif. » En effet, renchérit Libération, « l’hypothèse n’est pas incohérente. Depuis la mort du guide suprême Ali Khamenei et du chef du Conseil suprême de sécurité nationale Ali Larijani, Ghalibaf est devenu la figure incontournable du régime. Ancien commandant au sein des Gardiens de la révolution, proche d’Ali Khamenei, il est président du Parlement depuis 2020 et ancien maire de Téhéran, ce qui lui donne un double profil militaire et politique. » Toutefois, reconnait Libération, « la situation au Moyen-Orient reste extraordinairement illisible et son issue d’autant plus confuse. » Des positions très éloignées… En effet, « le brouillard de la diplomatie en Iran », s’exclame le Wall Street Journal : « Les deux camps restent très éloignés. D’un côté, Donald Trump réitère ses exigences d’avant-guerre, notamment avec ce plan en 15 points (…). Et de l’autre, les responsables iraniens réaffirment leurs refus d’avant-guerre et exigent des garanties, des réparations, le départ des forces américaines de la région et le paiement de droits de passage pour le détroit d’Ormuz. Autant de demandes inacceptables, pointe le Wall Street Journal, ce qui explique le scepticisme des responsables arabes et israéliens (qui ne croient guère à des pourparlers dans l’immédiat). » La pression des marchés et des consommateurs En fait, avance le Guardian à Londres, « la stratégie de Donald Trump, si tant est qu’il en ait une, pourrait consister à rassurer les places financières dès maintenant (avec l’annonce de possibles négociations), puis à lancer une offensive massive durant le week-end, lorsque les salles de marché seront fermées, dans l’espoir de contraindre le régime iranien à la capitulation. » Parallèlement, sur le plan intérieur, pointe Le Temps à Genève, « Donald Trump cherche la parade pour contenir les prix de l’essence. Car il sait que les élections de mi-mandat pourraient se jouer à cette aune. » Et « il faudra plus que des paroles au président pour s’extirper du guêpier dans lequel il s’est fourvoyé. S’il ne trouve pas rapidement une porte de sortie honorable, il sait qu’il va compromettre les chances de...
    続きを読む 一部表示
    4 分