エピソード

  • À la Une: ruines et désolation en Colombie
    2026/08/11
    Comme des scènes de guerre : maisons et immeubles écroulés, éventrés, béton et tôles enchevêtrés, rues envahies de gravats, impraticables, sauveteurs et rescapés qui tentent de déblayer les décombres, parfois à main nue… Les images terribles se succèdent sur le site du quotidien colombien El Espectador. L’un des envoyés spéciaux du journal raconte : « "Silence !", crient les sauveteurs. Ils sont sur un bâtiment effondré dans le quartier de Tequendama à Cali. Les vêtements recouverts de poussière, sous le soleil brûlant. Autour d’eux, des centaines de personnes rassemblées devant un bâtiment qui, quelques heures plus tôt, abritait des boutiques et des maisons. Au rez-de-chaussée, il y avait, entre autres, une pharmacie. À l’étage, il y avait des appartements. Maintenant, tout n’est que décombres et poussière. "Silence." Tout le monde lève les bras en l’air. Tout le monde attend un signe de vie. "Là, un appel", crie alors quelqu’un. Des cris de joie, car évidemment c’est un signe de vie, mais le silence revient. Plus rien… Plusieurs heures passent et plus un bruit… » « On avait l’impression que des chevaux galopaient sous la maison » El Mundo à Madrid a pu joindre des rescapés à Manizales, l’une des villes les plus touchées par le séisme, avec Cali et Pereira. « Horrible, horrible, raconte Estefanía. On avait l’impression que des chevaux galopaient sous la maison. Le bruit était assourdissant. Les fenêtres vibraient. Et même l’eau jaillissait des tuyaux d’évacuation de la salle de bain. » « C’était très fort, vraiment très fort », renchérit Milton César. Des objets tombaient du sol, tout tremblait, tout grondait, mais mon immeuble a résisté. » Témoignage poignant également de Juan José, professeur de gymnastique à Cali, recueilli par Le Monde à Paris : « Je donnais un cours collectif dans une salle du deuxième étage quand ça a commencé à trembler », raconte-t-il au téléphone. Les miroirs de la salle bougeaient, j’ai cru que le toit allait tomber, nous sommes sortis mais c’était impossible d’aller vite tant ça tanguait dans tous les sens. (…) J’ai vu des choses terribles, de la poussière partout, des bâtiments sur le point de tomber, des gravats, un immeuble totalement effondré près de l’autoroute, ce n’est que là que j’ai réalisé la magnitude du séisme. Je n’ose pas imaginer combien de personnes sont encore là-dessous. » À lire aussiSéisme de magnitude 7,4 en Colombie, le gouvernement décrète l'état d'urgence Des répliques violentes ? Le dernier bilan donné par la presse colombienne est de 132 morts et 570 blessés. Mais combien de disparus ? D’autant que c’est sans doute loin d’être terminé. « Il y aura des répliques, le public doit être préparé », affirme en effet dans les colonnes d’El Pais à Madrid Rodrigo León, géologue colombien. « Après un séisme de cette magnitude, on peut s’attendre à une série de répliques assez longue, dit-il, même pendant les six mois suivants. Ces répliques peuvent se produire à tout moment. Il est donc conseillé, poursuit le géologue, de convenir de points de rencontre avec les membres de sa famille. Il faut préparer également une trousse de base contenant les documents d’identité, des aliments non périssables, de l’eau, une lampe de poche – tout ce qui pourrait être utile en cas d’effondrement d’un bâtiment. » « Hier, en fin d'après-midi, 47 répliques avaient été enregistrées, selon le service géologique colombien » : c’est ce que rapporte Le Temps à Genève. Déjà, « le 24 juin dernier, rappelle Le Figaro, un double séisme de magnitude similaire avait fait plus de 6 000 morts au Venezuela et causé des destructions massives. Les deux pays sont situés sur la ceinture de feu du Pacifique, précise le journal, zone de forte activité sismique et volcanique due aux mouvements des plaques tectoniques, notamment la plaque de Nazca et la plaque Caraïbe qui plongent sous la plaque sud-américaine. » Un test pour le nouveau pouvoir Enfin, cette catastrophe constitue « un test décisif pour le nouveau gouvernement », pointe El Colombiano dans son éditorial. « L’État est-il suffisamment préparé pour gérer simultanément une transition politique tendue et une crise d’une telle ampleur ? », s’interroge le quotidien colombien. « Le président De la Espriella a pris la coordination des opérations, et il est encourageant de constater que l’État et les collectivités territoriales sont unis autour d’un objectif commun. Ce n’est pas le moment des querelles politiques, affirme encore El Colombiano : l’État, les collectivités territoriales, les organismes de secours, les forces de l’ordre, le système de santé, l’opposition et les citoyens doivent agir de concert. Nous aurons le temps d’évaluer les réussites et ...
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: une actualité éclipsée
    2026/08/12
    Relégués au second plan, la canicule, la sécheresse, le séisme en Colombie, l’exfiltration rocambolesque de Trump, le procès de Meta aux États-Unis, ou encore l’abolition de la peine de mort au Liban… Non, ce qui fait la Une dans la presse européenne et parfois même au-delà, c’est l’éclipse solaire qui aura lieu mercredi 12 août au soir. Une éclipse visible sur une grande partie de l’Europe. Et c’est l’Espagne qui sera aux premières loges : « L'attente est terminée, s’exclame El Pais à Madrid. L’Espagne va connaître sa première éclipse solaire totale depuis plus d’un siècle. Des millions d’Espagnols et de touristes finalisent leurs préparatifs pour observer la lune recouvrir entièrement le soleil. Ce sera vers 20h30. La nuit tombera en plein jour, de la Galice aux îles Baléares. Ce phénomène sera pleinement visible sur une grande partie de la moitié nord de la péninsule. » El País qui relève également que « les autorités centrales, régionales et municipales devront relever les défis logistiques posés par le déplacement simultané de millions de personnes vers un même objectif. Ce sera un véritable exode, concentré sur une seule journée et avec des rassemblements inattendus dans des lieux imprévus. Le gouvernement prévoit entre 400 000 et 1 million et demi de déplacements supplémentaires par rapport à la normale. Au total, plus de 24 000 agents de la Garde civile et 9 400 policiers nationaux seront déployés pour assurer la sécurité. » À lire aussiDeux minutes de nuit en plein jour: une partie de l'Europe va vivre une éclipse solaire totale « Renaissance céleste » À la Une de Libération à Paris : une photo et aucun texte, pas besoin de légende. Cette photo, c’est celle d’une éclipse solaire totale : on y voit le disque sombre de la lune qui masque le soleil, révélant le halo circulaire de sa couronne. « Un instant suspendu, commente le journal. L’espace d’une heure hors du temps, tout semble s’arrêter. Nous levons la tête de nos téléphones et de nos soucis quotidiens pour nous rappeler que nous vivons sur un astre flottant dans l’univers. » Le New York Times se fait lyrique également : une éclipse « nous rappelle avec force que nous sommes sur un astre qui tourne autour d’une étoile, au sein d’un système planétaire dans une galaxie elle-même incluse dans un univers infini. Mais plus encore, elle nous offre un sentiment primordial de ce que signifie être humain, à travers le désespoir et la joie partagés lors d’une renaissance céleste. Nous sommes tous tellement absorbés par nos problèmes terrestres. Parfois, nous avons besoin d’une raison pour lever les yeux au ciel. » Pas rares mais pas toujours visibles « Est-ce que les éclipses sont rares ? », s’interroge Le Soir à Bruxelles. Pas vraiment… « Il s’en est produit 228 au XXe siècle (dont 71 totales) et il s’en produira 224 au cours de ce siècle (dont 68 totales). La dernière éclipse totale a eu lieu en avril 2024 et elle était visible en Amérique du Nord. » Mais, relève le quotidien belge, « bémol : les éclipses peuvent se produire au-dessus des océans ou de régions peu peuplées. Et surtout, il est rare que plusieurs éclipses totales soient visibles depuis le même endroit à des intervalles de temps rapprochés. Pour le dire autrement, il y a peu de chances que cela arrive à l’échelle d’une vie humaine. La dernière éclipse totale visible depuis la Belgique s’est produite le 11 août 1999, la prochaine est prévue le 23 septembre 2090. » Mauvais présage ? Le Temps à Genève est plus prosaïque… Avec ce titre : « L'éclipse solaire aura un impact sur la production d’électricité en Suisse. » En effet, « l’obscurité soudaine, ce soir, devrait réduire la puissance photovoltaïque suisse de 240 mégawatts, l’équivalent de la consommation de 15 000 véhicules électriques. Une donne importante, mais anticipée et de courte durée. » On est rassuré… De son côté, le Süddeutsche Zeitung à Munich prévient : « Le soleil sera si bas ce soir qu’un seul arbre pourra gâcher l’expérience. » Autrement dit, tout est question de placement : mieux vaudra être au sommet d’une colline. Enfin, Le Monde à Paris nous explique « comment les éclipses solaires sont perçues par les religions, entre mauvais présages et signes annonciateurs de la fin du monde. Judaïsme, christianisme, islam ou hindouisme… Toutes les grandes religions appréhendent les éclipses du Soleil comme des signes divins puissants, à la portée souvent négative. » Espérons que ce ne soit pas le cas… Le monde n’a pas vraiment besoin de nouvelles mauvaises nouvelles. À lire aussiÉclipse solaire: de la peur des dieux au spectacle céleste, l'incroyable histoire d'un phénomène qui fascine l'humanité
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: l’Europe suffoque à nouveau
    2026/08/13
    Encore un nouvel épisode de chaleur intense à partir de ce jeudi, encore une canicule… C’est l’Europe entière qui est concernée. Le Guardian à Londres s’interroge : « L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement par rapport au reste du monde, pourquoi ? (…) Pourquoi l’Europe est-elle le continent le plus touché par le réchauffement climatique ? » Il y a quatre explications, avance le quotidien britannique. Tout d’abord, la proximité avec l’Arctique : « L’Arctique est la région du globe qui se réchauffe le plus rapidement, malgré l’absence de terres émergées. Ceci s’explique par la fonte rapide de la calotte glaciaire polaire, qui réfléchit normalement la majeure partie du rayonnement solaire vers l’espace. De ce fait, l’océan, plus sombre, absorbe davantage de chaleur, ce qui accélère la fonte des glaces et crée un cercle vicieux. » Autre explication, pointe le Guardian : en 20 ans, l’Europe a perdu un tiers de sa couverture neigeuse. Là aussi, comme au pôle Nord, toute cette neige réfléchissait la lumière du soleil et apportait de la fraîcheur. Il y a aussi la modification du courant-jet : cette bande de vents d’ouest puissants qui maintenait l’air frais maritime soufflant de l’Atlantique vers l’Europe. Ce courant-jet est moins régulier qu’auparavant, il se divise, avec des zones de vents faibles où la chaleur peut rester piégée pendant des jours. Urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 ! Enfin, relève le quotidien britannique : la réduction de la pollution atmosphérique observée en Europe a favorisé le réchauffement… En effet, la limitation des émissions industrielles a certes amélioré la qualité de l'air pour les Européens, mais a également réduit la quantité de particules en suspension dans l’air. Or, ces particules peuvent réfléchir les rayons du soleil ou favoriser la formation de nuages. Donc la baisse de la pollution a accentué le réchauffement… En tout cas, conclut le Guardian, « le réchauffement observé en Europe entraine une intensification des feux de forêt, des sécheresses, des tempêtes, des pluies torrentielles et des inondations. Tous ces phénomènes affectent profondément les vies et les moyens de subsistance sur le continent et continueront de s’aggraver jusqu’à ce que les émissions nettes atteignent la neutralité carbone. Il est urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 et de mettre en œuvre des mesures de protection des citoyens ». Comment payer la facture ? Sur le plan économique, ces canicules à répétition ont un impact certain. En France, « la facture risque d’être salée : jusqu’à 15 milliards d’euros, selon Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique ». C’est ce que pointe Le Monde. Le Monde qui cite aussi cette étude de la société d’investissement néerlandaise, Triodos Bank qui affirme que « les températures extrêmes pourraient amputer de 1 point et demi la croissance du pays en 2026 et la faire basculer en territoire négatif, à − 0,7 % ». Attention, prévient pour sa part Le Figaro : « Face à la lourde facture de la canicule, l’État est nu. (…) Endettée jusqu’au cou, croulant sous les déficits, incapable d’enrayer la fuite en avant de la dépense publique, la France n’a plus aucune ressource pour faire face aux circonstances exceptionnelles. (…) 10 milliards ? 15 milliards ? La facture sera salée, pointe encore Le Figaro, et il faudra bien la régler. Les assurances ne combleront pas tout. Les agriculteurs, premières victimes de la sécheresse, réclament déjà des "milliards" à l’État ». Changer l’esthétique des villes ? Enfin, quelles solutions pour se protéger de la chaleur ? Libération prend l’exemple de Paris. « Avec ses toits en zinc et ses façades haussmanniennes, la capitale a montré son impréparation face aux derniers épisodes caniculaires », pointe le journal. Mais cela n’est pas une fatalité… « Architectes, ingénieurs et artistes ont anticipé des solutions pour rafraîchir la ville, à la condition de voir le paysage parisien transformé » : des toits végétalisés, des panneaux solaires installés à large échelle, des ombrages dans les rues, des auvents, des claustras… et même des double-peaux isolantes pour les tours en verre… Conclusion d’un des architectes cités par Libération : « il nous faut un nouveau Baron Haussmann écologique. Paris est belle en raison de l’homogénéité de son langage. Il faut maintenant la repenser à l’aune du climat qui change ».
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: de plus en plus de femmes engagées dans les missions humanitaires en Ukraine
    2026/08/14

    Mission humanitaire ne veut pas dire sans danger, loin de là. C’est le Kiev Post, qui s’intéresse à ces femmes « de plus en plus nombreuses à assumer des rôles humanitaires dangereux, comme la conduite de bus d’évacuation et la distribution d’aide dans les zones de front ». Car, explique le journal ukrainien de langue anglaise, « la guerre qui dure depuis quatre ans, réduit progressivement le nombre de volontaires masculins disponibles ».

    Le Kiev Post a rencontré Alina Holovko, jeune femme souriante qui, pour la photo, pose devant un minibus affichant une croix. « Avec d’autres volontaires, nous dit le journal, elle a fondé Dobra Sprava, une organisation humanitaire qui évacue les civils des zones frontalières ».

    « Depuis un an, explique Alina Holovko, nous n’arrivons pas à recruter suffisamment d’hommes pour les opérations d’évacuation. Lors d’une évacuation, il est crucial de charger rapidement les affaires des personnes et d’aider celles à mobilité réduite à monter à bord. Ce type de travail physique dépasse souvent les capacités des femmes seules ».

    Malgré tout, les femmes de Dobra Sprava, accomplissent leur mission, et tentent d’éviter les drones russes. Alina Holovko raconte qu’un jour elle a cru mourir, avec les passagers de son minibus rempli de civils visé par un drone. « À bord, dit-elle nous avions tous l’impression que c’étaient nos derniers instants... ». « Le drone a finalement percuté un autre véhicule »

    Préparer la guerre...

    Loin de l’Ukraine, mais néanmoins inquiète, la Belgique s’interroge sur la préparation de sa population à un éventuel conflit… C’est Le Soir qui se saisit de la question. « Notre pays, explique le quotidien belge, investit massivement dans la Défense face à un contexte sécuritaire mondial dégradé. Mais qu’en est-il de sa population ? interroge le journal. Les autorités veulent développer une "culture du risque", quand d’autres États européens ont déjà préparé leurs citoyens au pire ».

    Le Soir évoque ainsi « la Suisse, et son armée fondée sur le principe du citoyen-soldat », ou encore « la Suède qui, en 2024, a envoyé à tous les ménages une édition de la brochure expliquant explicitement aux citoyens comment se préparer et agir en cas de crise ou de guerre ». En Lettonie, poursuit le Soir, « c’est une formation de défense obligatoire, qui a récemment été intégrée dans les écoles secondaires ».

    Ceci étant, la Belgique n’est pas restée les bras croisés. Le quotidien belge explique ainsi qu’en avril dernier, « le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, a dévoilé en grande pompe une opération intitulée "Prêts. Ensemble" », qui invite les Belges à constituer un "kit d’urgence" leur permettant de vivre en autonomie pendant 72 heures ». Mais ce n’est pas suffisant aux yeux du Soir, selon lequel « derrière ces initiatives se cache un manque : celui d’une culture du risque encore fragile, voire en retard en Belgique ».

    Opérations secrètes

    Le Washington Post fait des révélations sur « un programme secret de la CIA ». Un programme qui, selon le quotidien américain, « serait à l’origine d’attaques mystérieuses contre des bateaux des Galapagos. Les données de vol, explique le Washington Post, montrent qu’un avion de surveillance a survolé des bateaux de pêche équatoriens, depuis le Salvador, avant une attaque de drones ».

    Il s’agit, nous dit-on, « d’une opération secrète menée à l’étranger et approuvée par le président mais où le rôle du gouvernement américain n’est pas publiquement reconnu ». Ces opérations, visant en principe les narco-trafiquants ont-elle atteint leurs cibles ? Pas sûr, si l’on en croit les survivants d’un bateau de pêche attaqué par des drones. Huit ressortissants équatoriens de ce bateau ont disparu et les survivants racontent « avoir été emmenés de force dans un navire voisin, cagoulés et menottés par des hommes armés, puis transportés au Salvador, avant d’être renvoyés plus tard en Équateur sans explication ». Les organisations de défense des droits humains en Équateur font par de leur inquiétude…

    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: y aura-t-il une nouvelle vague migratoire à Ceuta?
    2026/08/15

    La rumeur court depuis plus d’une semaine. Il serait possible, ce samedi 15 août, de passer la frontière, en grand nombre comme à la fin juillet, entre Le Maroc et Ceuta, la petite enclave espagnole du nord du Royaume. Mais selon le journal Le Temps, la mobilisation s’annonce plus « dispersée ».

    Le quotidien suisse a toutefois lu sur réseaux sociaux des messages laissant penser que certains espèrent encore : « Les gars, en arrivant à Tétouan, prenez un taxi pour Martil, puis un autre pour Fnideq » (à la frontière avec Ceuta), dit l’un de ces messages publiés sur WhatsApp. Un autre demande : « Je voudrais savoir s’il y a une solution ou pas à tout ça ? Est-ce qu’on va entrer à Ceuta ? « Tout le monde va rentrer », affirme un autre interlocuteur du groupe WhatsApp.

    Mais selon Le Temps, « depuis que le Maroc et l’Espagne ont réalisé une démonstration de force au poste frontière de Ceuta, la mobilisation a perdu de son effervescence ». Il faut dire aussi que la vague migratoire de la fin juillet a fait de nombreuses victimes. Près de 130 morts, selon l’Association marocaine des droits humains. Il y a aussi de nombreux disparus. « Et sur les réseaux sociaux, explique Le Temps, parallèlement aux messages évoquant la date probable de la tentative de traversée, des dizaines de personnes publient des photos de proches disparus, lors de la première vague ».

    Interrogations après la mort d'un professeur

    Au Royaume-Uni, une polémique qui agitait les médias depuis plusieurs jours, est devenue un fait divers. Ce fait divers fait la Une du Times et du Guardian. En photo, un homme noir aux longues tresses, Jason Arday « professeur au cœur du scandale de Cambridge a été retrouvé mort », titre le Guardian.

    Le quotidien britannique rappelle que l’homme de 41 ans, accusé de plagiat, avait démissionné la semaine dernière de son poste de professeur à l’Université de Cambridge, celle-ci ayant annoncé l’ouverture d’une enquête interne « suite à la réception de "nouvelles informations" concernant ses qualifications universitaires et ses titres honorifiques ».

    Jason Arday, qui se disait victime de harcèlement s’est-il suicidé ? La police parle d’un « décès inattendu, mais pas suspect », sans plus de précisions. La famille du professeur, elle, fait part de sa colère : « La campagne de désinformation, dit-elle, a été insupportable pour Jason, qui était un homme doux et qui voulait toujours voir le meilleur en chacun ».

    L’affaire intéresse aussi le Wall Street Journal, qui y voit un arrière-plan raciste et qui la présente ainsi : « L’ascension et la chute de Jason Arday dans le milieu universitaire ont déclenché un débat : était-il un plagiaire ou la victime d’une chasse aux sorcières raciales ? »

    « Une grosse bêtise qui se transforme en cauchemar »

    Cette phrase, c’est celle de Sonia, la mère d’Ibrahim. « Ibrahim, 18 ans, raconte le Parisien, a été séduit par une annonce d’un bon "plan Thaïlande", sur les réseaux sociaux. En contrepartie d’un voyage tous frais payés, le jeune homme devait ramener une valise remplie de téléphones. En réalité, elle contenait plus de 16 kg de cannabis. Il a été arrêté à Hong Kong ».

    C’est sur le chemin du retour, qu’Ibrahim, qui n’avait pas informé sa mère de sa destination, a transporté la fameuse valise et s’est fait prendre. Et il n’est pas le seul à être tombé dans le piège « bon plan Thaïlande ». « À Hong Kong, explique Le Parisien, Ibrahim, que sa mère présente comme "un gentil garçon qui n'a jamais eu d'ennuis", partage sa cellule avec Elias, un autre français arrêté en même temps que lui, et qui a répondu à la même annonce ».

    Selon le journal, « au moins onze Français ont ainsi été interpellés depuis mi-juin : en Thaïlande, au moins deux à Hong Kong et plusieurs en Malaisie, avec plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages ».

    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: notre planète dans le rouge
    2026/08/17
    « La terre brûle de mille feux », soupire Libération à Paris. « Du rouge partout. En ouvrant la carte interactive du système Firms de la Nasa, qui détecte par satellite les incendies actifs à partir des anomalies thermiques qu’ils génèrent, le constat est accablant, pointe le journal. En France, mais aussi au Canada, aux États-Unis, en Croatie, en Allemagne et même dans les forêts tropicales d’Indonésie, l’agence spatiale américaine donne à voir un monde en proie aux flammes. Depuis plusieurs semaines, les vagues de chaleur répétées et les épisodes de sécheresse extrême qui sévissent un peu partout sur la planète s’accompagnent, parfois, de feux ravageurs ». Et Libération de faire les comptes… 95 000 hectares brûlés en France, 82 000 hectares en Italie, 284 000 en Espagne… Et le reste de l’Europe n’est pas épargné : Grèce, Croatie, Serbie, Portugal, Royaume-Uni, et Belgique… « Depuis vendredi, la Belgique lutte contre un brasier dans la réserve naturelle des Hautes Fagnes, à la frontière avec l’Allemagne, qui a déjà parcouru 3000 hectares – l’un des pires incendies de l’histoire du pays ». « Le climat change plus vite que notre organisation collective… » Le Soir à Bruxelles dresse un triste constat : « un espace naturel en feu, un paysage de désolation, des habitants évacués, des pompiers épuisés et obligés de s’organiser tant bien que mal, parfois avec l’aide bienveillante d’agriculteurs… Ces images, que l’on avait associées à la Gironde fin juillet, on les a désormais vues chez nous, s’exclame le quotidien belge, dans des proportions heureusement sans commune mesure. Le temps de quelques jours, les Fagnes sont devenues "notre Gironde". Cet incendie historique à l’échelle de la Belgique au sortir d’une troisième vague de chaleur, actée elle-même quasiment dans l’indifférence générale à la veille du 15 août, doit nous interpeller. Une évidence s’impose, relève Le Soir : le climat change plus vite que notre organisation collective. Et lorsque nos services de secours sont déjà sous tension au point de devoir recourir à des moyens de l’armée et étrangers, il est trop tard pour se rappeler qu’avoir des capacités de réaction suffisantes ne se décrète pas, mais se développe de manière proactive. Gouverner, c’est anticiper loin des sirènes, pas seulement lorsqu’elles retentissent ». Inaction gouvernementale… La Repubblica à Rome hausse le ton : « que faisons-nous pour le climat ? Rien. (…) La sous-estimation flagrante de la crise climatique par une grande partie de la classe dirigeante et par le grand public est manifeste. En effet, les experts alertent depuis longtemps sur le risque d’un été exceptionnellement chaud (…). Mais, préoccupés par d’autres crises et d’autres priorités (réelles ou supposées), nous avons préféré hausser les épaules, nous contentant de maudire la chaleur étouffante. (…) Ce qui est le plus désolant, fulmine encore le quotidien italien, plus encore que la gravité de la crise, c’est notre incapacité à sortir de notre torpeur ». « Ne pas se préparer aux sécheresses nous coûtera cher », renchérit le Times à Londres. « La Grande-Bretagne est confrontée à un immense défi environnemental et économique, conséquence de températures record et d’une sécheresse prolongée » constate le quotidien britannique qui pointe tout particulièrement le manque d’eau dans le pays. « La plupart des feux de forêt ont été maîtrisés, mais la Grande-Bretagne risque des pertes considérables, relève le Times, si des mesures visant à prévenir de futures pénuries d’eau ne sont pas mises en œuvre immédiatement ». Enfin, le Süddeutsche Zeitung à Munich dénonce également l’inaction gouvernementale… « Au lieu d’élaborer une stratégie, le gouvernement allemand cède au fatalisme. (…) On ne peut pas influencer la météo ? Si, ​​on le peut, s’exclame le journal. (…) Les vagues de chaleur plus fréquentes et intenses, ainsi que les sécheresses plus longues, sont une conséquence directe des fortes émissions de gaz à effet de serre et du retard pris dans la protection du climat – en Allemagne notamment, retard imputable à nos dirigeants ».
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: la colonisation israélienne s’intensifie en Cisjordanie
    2026/08/18
    L’envoyée spéciale du quotidien italien la Repubblica raconte les neuf jours de siège dans le village palestinien de Qusra en Cisjordanie occupée. « Le 9 août, il y a neuf jours donc, des colons israéliens sont descendus de Tel Talpiot, leur avant-poste situé à l’ouest du village, un avant-poste illégal même au regard du droit israélien : ils s’y étaient installés six mois auparavant en occupant cinq maisons palestiniennes inachevées, y apportant des tentes, des réservoirs d’eau et des troupeaux. (…) Le 9 août donc, ces colons ont dressé une tente, bloqué la route qui mène vers Qusra et ont coupé l’eau et l’électricité de trois maisons, poursuit la Repubblica. Depuis, les 15 membres des familles Hassan et Abu Rida sont coincés chez eux. » « Au début, les familles palestiniennes assiégées ont demandé la protection de l’armée israélienne. Les caméras de surveillance ont montré les soldats qui arrivaient, saluant familièrement les colons et se joignant à leurs prières. Finalement, la tente des colons a été démantelée, mais des échauffourées ont éclaté entre eux et les militaires israéliens et la zone a été bouclée par l’armée. » « Depuis, pointe encore le quotidien italien, personne n’a pu atteindre les trois maisons de Qusra, ni les quitter. Le siège de neuf jours imposé par les colons s’est ainsi soldé par un nouveau blocus, cette fois-ci imposé par l’armée. » Vers une annexion ? En fait, rapporte Libération à Paris, « les violences des colons se sont intensifiées de manière spectaculaire depuis le 7 octobre 2023 et le massacre commis par le Hamas en Israël. Depuis, des raids et des attaques sont menés quasi quotidiennement contre des villages palestiniens. Dans le même temps, pointe le journal, la colonisation s’est poursuivie à une allure inédite en Cisjordanie au cours des deux dernières années, jusqu’à atteindre 146 implantations illégales ainsi que près de 400 avant-postes (des installations de taille réduite - NDLR), selon l’organisation israélienne la Paix maintenant. (…) Le “soutien économique, administratif et militaire du gouvernement israélien aux colons" a été souligné dans un rapport d’Amnesty International publié en juin dénonçant un “nettoyage ethnique" en Cisjordanie en vue de son annexion. » Et dans son éditorial, Libération s’insurge : « Pendant combien de temps encore les Occidentaux et les pays arabes vont-ils abandonner la Cisjordanie à la terreur des colons ? Car ce sont bien à des actes de terrorisme que se livrent les colons israéliens sur la population et les terres palestiniennes, sous le regard impavide, voire complice, de l’armée israélienne. (…) Qui aura le courage de bloquer ce projet mortifère qui contribue à déstabiliser le monde ? Pour l’heure, personne. L’armée israélienne passive et même complice ? Le Temps à Genève dénonce également la complicité de l’armée israélienne. « Plus que d’impuissance, il s’agit de complaisance. Elle n’est ni nouvelle, ni étonnante, relève le quotidien suisse. À de rares exceptions, l’armée israélienne a accompagné et protégé la colonisation de la Cisjordanie dès ses débuts en 1967. C’est qu’étendre la présence juive dans les zones peuplées d’Arabes faisait partie intégrante de la stratégie sécuritaire de l'État. Dépendants d’un gouvernement tenu par les religieux, les militaires affichent ouvertement leur soutien à la judaïsation des territoires palestiniens. Plus encore après l’attaque du 7 octobre 2023. » Un large consensus au sein de la société israélienne ? Une colonisation que stigmatise le quotidien israélien de gauche Haaretz : « le colonialisme qui se répand en Israël est l’antithèse de la démocratie. Il perpétue et renforce un régime militaire violent et oppressif sur un peuple qui n’a aucun contrôle sur sa propre vie et qui est privé du droit de vote et de la possibilité de façonner son avenir. Le gouvernement actuel a mis en œuvre une politique globale de colonisation, de violence et de fragmentation de l’espace palestinien en Cisjordanie, dénonce encore Haaretz. Il cherche à restreindre l’espace vital des Palestiniens, à s’emparer de leurs terres et à les confiner dans de petites enclaves isolées les unes des autres. Les prochaines élections israéliennes seront cruciales pour le bloc d’opposition “tout sauf Bibi". Mais la colonisation fait l’objet d’un large consensus au sein de la société israélienne, un consensus partagé même par ceux qui se prétendent une alternative au gouvernement actuel », soupire Haaretz.
    続きを読む 一部表示
    不明
  • À la Une: l’Europe en panne sèche
    2026/08/19
    « La grande sécheresse ravage le cœur de l’Europe » : c’est le grand titre d’El Pais à Madrid. « La grande sécheresse européenne n'a pas seulement transformé une nature autrefois luxuriante en désert aride. Elle a déclenché une série complexe de crises aux multiples effets domino touchant d’innombrables secteurs, des prix alimentaires au transport de marchandises, en passant par la production d’énergie et les prévisions de croissance des principales économies, menaçant le PIB du continent : le choc économique à court terme, estime le quotidien espagnol, sera d’au moins 50 milliards d’euros ». El País donne des exemples : « l’Italie demande de l’eau à la Suisse afin de prévenir la destruction des rizières. La Hongrie a définitivement fermé sa seule centrale nucléaire qui était refroidie par les eaux désormais asséchées du Danube. Les péniches transportant des biens essentiels vers Rotterdam via le Rhin ne naviguent qu’à 30 % de leur capacité pour éviter de s’échouer. La production de blé au sein de l’Union européenne devrait chuter de 24 % cette année, ce qui représente un manque à gagner d’environ deux milliards d’euros pour les agriculteurs. » Les cours d’eau au plus bas… Le Temps à Genève publie une carte des cours d’eau en Europe. Tous les fleuves et rivières sont en rouge ou orange… Et le « rouge foncé couvre une très large part du continent, pointe le quotidien suisse, de la Loire au Pô en passant par le Rhin et le Danube. Signe d’un étiage – le plus bas niveau atteint dans l’année – sans équivalent depuis au moins trois décennies. » Le Temps qui relève aussi que « le château d’eau de l’Europe, la Suisse, est quasiment à sec, avec 83 % du réseau hydrographique en sécheresse sévère ou extrême. » Libération à Paris prend l’exemple des maraîchers bretons, « frappés de plein fouet par la sécheresse » : « certains n’ont pas d’autre choix que d’abandonner certaines parcelles pour en favoriser d’autres. » C’est le cas dans cette exploitation du Morbihan : « Un verger planté en agroforesterie, où les pommiers alternent avec des rangées de légumes, n’a pas reçu une goutte d’eau depuis des semaines. Sur les 2 000 salades que les maraîchers y avaient plantées, à peine 150 ont pu être sauvées. Le reste, invendable, est parti à la poubelle. Les autres légumes, courges, betteraves et carottes seront perdus. » Promesses gouvernementales « L’agriculture souffre et s’inquiète pour son avenir », soupire Le Monde. « Chute de production pour les légumes et les grandes cultures céréalières, manque de fourrage pour le bétail… L’ensemble des filières agricoles traversent un été catastrophique, dont les conséquences pourraient être sans précédent. Face à leur désarroi, le gouvernement promet une réponse "rapide et forte", (…) avec des "enveloppes ciblées" laissées "à la main des préfets" pour "soutenir les trésoreries et la remise en production", des fonds pour le dispositif public d’indemnisation des pertes, une baisse de la taxe foncière et de cotisations sociales pour les exploitations "les plus fragilisées" et enfin des mesures de soutien et d’investissement dans le projet de budget pour 2027, qui sera présenté fin septembre. » En attendant, pointe encore Le Monde, « après cet été historique, les agriculteurs savent qu’ils vont devoir adapter leurs modes de production ou d’élevage face à un climat qui s’annonce de plus en plus extrême. "Il faut travailler sur les fourrages, des variétés qui poussent plus tôt ou plus tard dans la saison et plus résistantes à la chaleur", avance l’un d’entre eux. "Plutôt que des carottes, peut-être qu’on fera des olives ou de la pistache dans la Manche d’ici quelques décennies", hasarde un autre. Tous savent aussi que l’irrigation sera un sujet, ce qui posera inévitablement le débat brûlant de l’accès à l’eau et de son partage. » Sombre constat Enfin, ce qui était une prédiction devient certitude, grimace la Repubblica à Rome : « D'ici 30 ans à 50 ans, les températures extrêmes et la sécheresse rendront une grande partie de la planète inhabitable. Il ne s’agit pas d’une simple prophétie apocalyptique de plus, mais d’un constat établi à partir d’études sérieuses, dont le nombre ne cesse de croître. » Déjà, pointe le quotidien italien, « l’ensemble du monde riche ferme ses frontières. Que se passera-t-il lorsque des milliards de personnes se déplaceront pour survivre ? » À lire aussiLes leçons d'un été brûlant: pourquoi la sécheresse de 2026 est-elle vraiment historique? (2/4)
    続きを読む 一部表示
    4 分