エピソード

  • À la Une: l’hypothèse d’une intervention états-unienne en Iran s’éloigne
    2026/01/16

    « On a dit à Trump qu’une attaque contre l’Iran ne garantirait pas l’effondrement du régime de Téhéran », titre le Wall Street journal. C’est ce qu’ont annoncé « des responsables américains », ajoute le quotidien, selon lequel « les États-Unis auraient besoin de davantage de puissance de feu militaire au Moyen Orient, à la fois pour lancer une frappe à grande échelle, et pour protéger les forces américaines dans la région, ainsi que leurs alliés, comme Israël, en cas de représailles iraniennes ». Mais qui a averti les États-Unis des risques que présenterait une opération américaine ? Selon le New York Times, « le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et les pays arabes ont demandé à Trump de ne pas attaquer l’Iran », « par crainte de représailles iraniennes ».

    Quels sont les pays arabes, qui ont également averti Trump ? il s’agit, selon le New York Times, « du Qatar, de l’Arabie saoudite, d’Oman et de l’Égypte, tous partenaires de Washington ». Le journal libanais l’Orient-le Jour précise même que « l’intervention des pays du Golfe, notamment de l’Arabie Saoudite, a été cruciale pour dissuader Donald Trump d’intervenir et préserver la stabilité régionale ». Ceci étant rien n'est sûr... Le Wall Street Journal reprend en tout cas les propos de Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, selon laquelle « seul le président Trump sait ce qu’il va faire, une équipe très restreinte de ses conseillers est au courant de ses intentions », a-t-elle ajouté.

    « Le jeu du chat et de la souris »

    La question du Groenland, convoité par Donald Trump, préoccupe particulièrement la presse française. « Groenland : les Européens tentent de contrer Trump », titre le Figaro, « affichant leur solidarité avec le Danemark, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et d’autres pays, déploient des soldats sur le territoire pour tenter de dissuader les Américains d’un coup de force ».

    « Une tactique » qui, selon l’éditorialiste Philippe Gélie, « s’apparente au jeu du chat et de la souris ». « A Washington, ajoute-t-il, d’influents conseillers suggèrent à Donald Trump de faire d’une pierre deux coups : s’emparer du Groenland et se débarrasser de cette vieille alliance dépassée », autrement dit : l’OTAN.

    Le Monde parle lui, « d’une démonstration qui se veut avant tout communautaire, face à l’appétit affiché de Donald Trump pour s’emparer, de gré ou de force, du Groenland ». Le Monde qui reprend également les propos de la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, imperturbable : « Je ne pense pas que le déploiement de troupes en Europe ait un impact sur la prise de décision du président. Cela n’a aucun impact sur son objectif d’acquérir le Groenland ».

    Donald Trump, « prix Nobel de la paix »

    On a peine à y croire et pourtant c’est vrai. La prix Nobel de la paix 2025, la vénézuélienne Maria Corina Machado, a remis hier son prix Nobel à Donald Trump (dont on sait qu'il rêvait d'obtenir ce même prix Nobel). Le New York Times publie la photo que le président américain, a diffusé sur son réseau social. On le voit tout sourire, tenant entre ses mains un cadre contenant la médaille de la prix Nobel de la paix. Maria Corina Machado, souriante, se tient à ses côtés.

    Commentaire du président américain : « C’est une femme formidable, qui a traversé bien des épreuves. Maria m’a offert le prix Nobel de la paix pour le travail que j’ai accompli », rapporte notamment El Païs. L’entretien avec l’opposante vénézuélienne s’est toutefois fait « à huis clos, une exception pour Trump, si friand de de mises en scène », remarque le quotidien espagnol.

    Il est vrai que le président américain, ne compte visiblement pas sur Maria Corina Machado pour l’avenir : « Il a clairement indiqué qu’il ne la jugeait pas apte à diriger la transition », poursuit qui reprend également les propos de la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt (encore elle) selon laquelle « C’est une position réaliste et elle n’a pas changé ».

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  • À la Une: le bras-de-fer américano-européen sur le Groenland
    2026/01/15
    Dialogue de sourds hier à Washington : « Nous sommes d’accord pour être en désaccord », a affirmé Lars Løkke Rasmussen, le ministre danois des Affaires étrangères devant son homologue américain JD Vance. En effet, pointe le Washington Post, « les deux parties, américaines et danoises, ne sont parvenues à aucun accord hier à la Maison Blanche à propos du sort du Groenland. » Et Donald Trump campe sur ses positions : « les États-Unis ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale, a-t-il dit. Le problème, c’est que le Danemark est impuissant si la Russie ou la Chine veulent occuper le Groenland, mais nous, nous pouvons faire tout ce qu’il faut. » Alors, relève encore le Washington Post, « en réponse apparente aux critiques de Trump concernant la sécurité, le Danemark et le Groenland ont annoncé hier un renforcement de leur présence militaire au Groenland et dans ses environs, en coopération avec leurs alliés de l’OTAN. » En effet, précise Le Figaro à Paris, « l’armée française va envoyer des soldats au Groenland. (…) La Suède et l’Allemagne ont annoncé leur participation. (…) Les Européens adressent ainsi plusieurs signaux à Washington : celui de la solidarité entre alliés européens avec le Danemark mais aussi celui de la défense de la souveraineté des États, alors que Donald Trump cherche à mettre la main sur l’île. » Trump l’expansionniste… Le Soir à Bruxelles s’interroge : « les États-Unis, alliés ou ennemis ? Cette question se pose aux Européens, à chaque nouveau geste ou déclaration du président Trump. Comment considérer que les menaces extérieures nous sont communes et que nous pouvons les gérer ensemble au moment où le président des Etats-Unis ne cesse d’afficher son ambition agressive de prendre le contrôle du Groenland, vaste territoire d’un pays… allié ? Et la réunion tripartite à Washington hier n’a rassuré personne, au contraire. » En fait, analyse Le Monde à Paris, « le président américain, qui n’a que mépris pour le droit international et peu de considération pour les alliés traditionnels de son pays, divise le monde entre grands prédateurs, vassaux et proies. Il y a quelques jours, Donald Trump reconnaissait qu’il pourrait être confronté à “un choix“ entre l’OTAN et le Groenland. Il estimait qu’une “propriété“ américaine était importante car, disait-il, “c’est ce que je ressens psychologiquement comme nécessaire pour le succès“. Ce facteur psychologique, pointe encore Le Monde, semble déterminant chez l’ancien magnat de l’immobilier, qui rêve d’une expansion du territoire américain. » UE : oser le rapport de force ? « Jusqu’où l’Europe ira-t-elle pour défendre le Groenland contre Trump ? », s’interroge le Guardian à Londres. « On ignore toujours quel genre de “combat“ les puissances européennes sont prêtes à mener pour le Groenland si la diplomatie échoue. » En tout cas, l’Europe doit se préparer et peut-être même au pire…C’est du moins le propos exprimé dans les colonnes de La Croix par Cyprien Ronze-Spilliaert, chercheur associé à l’Institut Thomas More et enseignant à l’université Paris-Dauphine. « L’Union européenne doit oser le rapport de force, affirme-t-il. Cette crise groenlandaise constitue l’occasion, pour l’UE, de faire respecter le droit international par des actes, et non plus seulement par des communiqués indignés, aussi nombreux qu’inefficaces, poursuit-il. Pour réaffirmer la souveraineté danoise sur le Groenland, les pays européens doivent y déployer rapidement un détachement militaire interarmes de plusieurs milliers de soldats, accompagnés de frégates, de sous-marins et d’avions de chasse. (…) Un tel déploiement rendrait matériellement impossible toute opération éclair américaine, affirme encore le chercheur. Trump n’engage le rapport de force que lorsqu’il est certain de l’emporter à court terme. Or, ouvrir le feu sur des troupes alliées provoquerait immédiatement l’effondrement de l’Otan, une perte de crédibilité majeure de l’Occident, une chute des marchés financiers et une crise économique sévère, des deux côtés de l’Atlantique. (…) En définitive, conclut Cyprien Ronze-Spilliaert, l’équilibre des forces n’est pas défavorable à l’Europe – à condition qu’elle ait le courage, enfin, d’en user. »
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  • À la Une: le bain de sang en Iran
    2026/01/14
    « Un huis clos sanglant, soupire Le Temps à Genève. Les manifestations qui secouent l’Iran depuis le 28 décembre ont pris une ampleur considérable au cours des derniers jours. Aux abois, le régime des mollahs a intensifié la répression. Les massacres demeurent difficiles à quantifier tant la coupure d’internet et des communications empêche d’avoir une idée précise du nombre de victimes. Mais il ne cesse d’augmenter. Alors que, selon le média Iran International basé à Londres, quelque 12 000 manifestants auraient été tués, d’autres médias sont plus prudents. Selon Human Rights Watch, au moins 730 Iraniens auraient perdu la vie. L’ONG norvégienne Iran Human Rights estime qu’il pourrait y avoir plusieurs milliers de victimes. Et le nombre d’arrestations dépasserait les 10 000 personnes ». Une « barbarie méthodiquement orchestrée » « Embarqué dans une fuite en avant, le régime ne semble avoir plus aucune limite pour mater la contestation », affirme Le Figaro à Paris. Le Figaro qui s’appuie sur des témoignages vocaux qui lui sont parvenus. Des témoignages qui « corroborent cette barbarie méthodiquement orchestrée par le régime iranien : agents de sécurité équipés de fusils d’assaut, miliciens tirant depuis leurs voitures sur les foules, protestataires sciemment visées au visage ou dans la nuque. Des témoignages qui décrivent des flaques de sang sur les trottoirs, la colère et le chaos dans les cimetières, les appels désespérés au don de sang dans les hôpitaux. Un habitant de Racht (Nord-Ouest), qui vient de fuir l’Iran, raconte : "À Racht, ils ont tué tellement de manifestants, au moins 600 entre jeudi et vendredi, que personne n’osait plus sortir samedi dans la rue (…) L’ampleur du massacre est sans précédent. Les familles font la queue à la morgue pour identifier leurs proches" ». Et parfois, les familles doivent même payer pour repérer les corps et les blessés sont traqués jusque sur leur lit d’hôpital. Difficiles prédictions… Alors, « nous sommes entrés dans le moment décisif, relève L’Orient-Le Jour à Beyrouth. Celui où le soulèvement iranien va enfin parvenir à faire plier le régime ou bien va au contraire se briser une nouvelle fois sur le mur de la propagande et de la répression. Prédire la chute ou non du régime est un exercice périlleux et stérile. Pour la simple raison que nous ne savons rien ou bien si peu de chose sur l’essentiel ». Et le quotidien libanais de s’interroger : « quelles sont les dynamiques à l’intérieur de celui-ci ? Qui prend les décisions outre le guide suprême Ali Khamenei ? Quels sont les calculs des gardiens de la révolution et de l’armée ? (…) Si la situation n’évolue pas, le sort de la révolution iranienne est entièrement entre les mains de Donald Trump ». Accentuer la pression politique et économique Que peut décider le président américain ? « Nous allons prendre des mesures très fortes », a déclaré Donald Trump hier soir. Mais quelles mesures ? Pour le New York Times, « Washington peut jouer un rôle crucial dans la prochaine étape de la contestation iranienne, mais ni les frappes militaires ni une nouvelle série de négociations nucléaires ne garantiront un avenir meilleur aux Iraniens ni aux intérêts américains. (…) Au lieu de cela, préconise le journal, Donald Trump devrait intensifier sa campagne de pression sur le régime : lancer des cyber-opérations visant les capacités militaires, inciter les pays entretenant encore des relations diplomatiques avec Téhéran à expulser les diplomates iraniens, saisir la flotte fantôme de pétroliers iraniens, sanctionner les importations chinoises de pétrole iranien et identifier et dénoncer les auteurs de violences. Plus important encore, pointe le New York Times, Donald Trump devrait investir dans le financement et le soutien organisationnel qui permettraient à terme à l’opposition iranienne de l’emporter et de se préparer à la future gouvernance ». Pour l’instant, c’est l’inconnu… « Certains observateurs, souligne Haaretz à Tel Aviv, estiment que le régime iranien a franchi un point de non-retour et que son effondrement est inévitable. D’autres soutiennent qu’il perdurera, comme par le passé, grâce à la loyauté des forces de sécurité. D’autres encore perçoivent la situation en Iran non comme un prélude à un effondrement soudain, mais comme le début d’un long processus d’érosion progressive plutôt que comme un changement radical et immédiat ».
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  • À la Une: l’espoir de la liberté en Iran
    2026/01/13
    « Azadi » veut dire liberté en persan. Et cette liberté, relève Le Figaro à Paris, « ce droit que nous tenons pour naturel, universel et irrémédiablement acquis, les Iraniens nous rappellent qu’il faut constamment se battre pour le conquérir ou le préserver. Pour gagner cette bataille, poursuit le journal, ils sont prêts à risquer leur vie. Par centaines de milliers, des citoyens ordinaires défient les mains vides une dictature absolue de droit divin nageant dans la corruption. Les mollahs ont achevé de ruiner le pays, économiquement et moralement, malgré sa richesse pétrolière et sa civilisation millénaire. Cette ploutocratie cléricale, s’insurge encore Le Figaro, n’a plus que la mitraille à opposer au peuple, et les morgues se remplissent de linceuls ». Alors, la liberté va-t-elle l’emporter ? « Une éphémère rébellion comme on en a vu tant en Iran, ou alors une révolution en règle ? », s’interroge L’Orient-Le Jour à Beyrouth. « Face à une opposition divisée et à un consensus limité, pointe El Pais à Madrid, il est difficile de prédire si ces manifestations parviendront à se cristalliser en un mouvement capable de renverser le régime. Mais l’indignation populaire démontre avant tout que l’Iran a besoin d’une transformation profonde, à commencer par le respect des droits humains. Les Iraniens ont le droit de décider de leur propre avenir, sans tutelle ni ingérence, qu’elle soit interne ou externe ». D’autant que, relève le Wall Street Journal, « la violence ne permettra pas de redresser la monnaie, de stabiliser les prix, ni de fournir l’électricité et l’eau. Les problèmes de l’Iran sont insolubles tant que ce régime restera en place, et les Iraniens le savent. (…) Les mollahs au pouvoir ont franchi la ligne rouge tracée par Trump ». Quel type d’intervention ? Justement, que peut faire le président américain ? « Ce mardi, pointe Libération à Paris, Donald Trump et son équipe de sécurité nationale doivent examiner les options lors d’une réunion décisive à la Maison Blanche ». Il y aurait « plusieurs cibles potentielles et plusieurs options économiques : des cyberattaques contre des sites militaires et civils, la fourniture clandestine de terminaux Starlink pour avoir accès à internet, de nouvelles sanctions et des frappes militaires. (…) Enhardi par son succès au Venezuela et encouragé par les faucons, Trump doit désormais trancher. Contrairement à ses deux précédentes attaques contre l’Iran, l’élimination du puissant général Qassem Soleimani en 2020 et les frappes contre le programme nucléaire de juin, l’objectif semble cette fois beaucoup plus flou, relève Libération – et l’issue hautement incertaine ». Un « État zombie » Pour le chercheur Farid Vahid, qui publie une tribune dans Le Monde, « plusieurs scénarios sont envisageables. D’une part, une poursuite des manifestations malgré l’intensification de la répression, avec l’apparition de fissures au sein de l’appareil sécuritaire et politique, nécessaires à la chute du régime. Mais la mobilisation ne peut perdurer indéfiniment face à un pouvoir n’hésitant pas à tuer pour se maintenir. Dans ce cas-ci, reste à voir si Donald Trump mettra ses menaces à exécution. À savoir une intervention militaire, qui serait extrêmement complexe à mettre en œuvre, et au résultat incertain : elle pourrait se solder par un affaiblissement considérable du régime, provoquant son effondrement, ou, à l’inverse, causer des effets contre-productifs et non souhaitables. La seule certitude dont nous disposons pour le moment, affirme encore Farid Vahid, est la non-viabilité de la situation actuelle. Un État qui qualifie sa propre jeunesse de "terroriste" ne peut perdurer. Il ne peut éternellement régner par la peur, d’autant qu’elle change de camp, comme le montre l’ampleur des manifestations malgré les menaces, les arrestations massives, les morts et la coupure d’Internet. La République islamique d’Iran entre dans sa phase finale, que l’on pourrait qualifier d’"État zombie". (…) Un État, sans légitimité, défaillant dans toutes ses fonctions vitales, qui se maintient en vie par l’emploi de la force létale. Et cette violence, conclut le chercheur, même si elle la retarde, n’est pas en mesure, in fine, d’empêcher sa mort clinique ».
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  • À la Une: l’Iran presque coupé du monde par le régime des mollahs
    2026/01/10

    Ce n’est pas la première fois que le régime de Téhéran coupe internet et le téléphone pour tenter d’étouffer toute information en provenance de l’Iran. Il le fait lorsque la situation est tendue, c’est le cas depuis le 28 décembre et le début du mouvement de contestation dans le pays. Même la très officielle agence de presse Irna est inaccessible ce matin. Mais le blocage d'internet ne suffit pas à réduire au silence les manifestants. Les sites des grands journaux, diffusent des vidéos les montrant défiler et crier, on voit aussi des voitures brûler.

    « La coupure des communications limite la diffusion d’informations en provenance de l’Iran », constate le Washington Post, « mais des informations éparses indiquent que les manifestants sont de nouveau descendus en grand nombre, hier, dans la plupart des villes ». Le quotidien américain reprend aussi les propos de l’ayatollah Ali Khamenei ce vendredi. « La République islamique ne reculera pas devant les vandales » a-t-il assuré, « ajoutant que les manifestants agissaient uniquement pour plaire au président américain ». « Face à la rue, le régime opte pour l’épreuve de force », constate le Figaro, qui pose également la question des « ennemis de l’extérieur d’Ali Khamenei, Israël et les États-Unis ». « Veulent-ils un pourrissement de la situation ou son élimination, y compris physique ? », interroge le quotidien français.

    « Je ne t'en veux pas »

    Aux États-Unis, une nouvelle vidéo alimente le débat, après la mort d’une femme de 37 ans, tuée par la police de l’immigration à Minneapolis. Cette vidéo, c’est celle tournée du point de vue du policier qui a abattu la mère de famille, au volant de sa voiture. On y voit Renee Nicole Good, s’adresser à ce policier, calmement. « T’inquiète mec, je ne t’en veux pas » lui dit-elle, avant de faire marche arrière, puis de démarrer. C’est à ce moment-là que ce policier tire sur elle, ce que ne montre pas la vidéo.

    Au Canada, le journal canadien le Devoir remarque toutefois « que ces images ne dévoilent aucune agression de la part de la mère de famille qui revenait d’aller déposer son fils de 6 ans à l’école ». Donald Trump a pourtant assuré qu'elle avait « renversé violemment et délibérément un agent de l’immigration ». C’est, déplore le Devoir « le rejet pur et simple de la réalité observable ». La mort de Renee Nicole Good, rencontre en tout cas un écho international. Jusqu’en Chine, où le South China Morning Post relate les faits, expliquant « qu’une vidéo filmée par un agent de la police de l’immigration, au moment où il tuait une femme, a été diffusée, exacerbant les tensions ».

    Trompée par une IA

    En Belgique, le journal Le Soir nous raconte l’histoire d’une universitaire renommée, piégée par une intelligence artificielle. Elle s’appelle Petra de Sutter. Elle est l’actuelle rectrice de l’université de Gand et ancienne vice-Première ministre belge. Autant dire une personnalité sérieuse, qui a même cité Einstein, « lors de son discours d’ouverture, en septembre dernier ». Mais ce que l’on apprend aujourd’hui, grâce au média belge Apache, dont l’enquête est reprise par le Soir, c’est que « cette citation avait en réalité été générée par une intelligence artificielle ».

    Petra de Sutter a aussitôt reconnu son erreur, « elle s’est excusée », ajoutant même « c’est une bonne leçon qui relancera sans aucun doute le débat autour de l’utilisation de l’IA ». « C’est en tout cas un épisode très parlant », estime Dominique Verpoorten, professeur à l’université de Liège, cité par Le Soir. « Voilà une universitaire, et non des moindres, qui avait pourtant mis en garde contre une confiance aveugle accordée à l’IA et qui tombe elle-même dans ce travers ». Conclusion de ce professeur : « le contrôle final doit toujours revenir à l'humain ». Il reconnaît, toutefois « qu'il est presque impossible de détecter une erreur de l'IA sur des travaux écrits ».

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  • À la Une: une femme de 37 ans tuée par la police de l’immigration aux États-Unis
    2026/01/09

    Renee Nicole Good, une mère de famille de 37 ans, a été abattue mercredi à Minneapolis par un agent de l’ICE, la police de l’immigration, alors qu’elle se trouvait au volant de sa voiture. Renee Nicole Good était une militante engagée contre la politique menée par l’administration américaine envers les migrants. Dans quelles conditions a-t-elle été tuée ? Pour le président Donald Trump, pas de doute, raconte le Washington Post : « Cette femme a violemment, délibérément et sauvagement renversé un policier de l’ICE. »

    Une version qui ne convainc pas le quotidien américain. « Une analyse image par image soulève des questions », estime le Washington Post qui raconte les secondes ayant précédé les coups de feu mortels : « on entend une voix ordonner à la conductrice de sortir de sa voiture ». « Un agent tente d’ouvrir la porte du véhicule mais n’y parvient pas. C’est à ce moment-là que la voiture commence à reculer, avant de démarrer brusquement. Puis, trois coups de feu sont tirés » à bout portant. L’enquête devra déterminer les responsabilités. Mais quelle enquête ? Le Wall Street journal explique en effet que « le FBI empêche les forces de l’ordre de l’État du Minnesota d’enquêter sur l’affaire ». Le journal rapporte également la réaction du vice-président JD Vance, selon lequel Renee Nicole Good serait « une victime de l’idéologie de gauche ». « Sa mort est une tragédie qu’elle a elle-même provoquée », a-t-il dit.

    Internet et téléphone coupés

    Le mouvement de contestation en Iran fait la Une d’une partie de la presse israélienne. Il faut dire que l’Iran est l’ennemi juré d’Israël, qui étudie de près l’évolution de la situation. Le Jerusalem Post annonce ainsi « qu’Internet et le téléphone sont coupés dans tout l’Iran, après que les manifestants ont attaqué les locaux de la télévision d’état ». « Les coupures d’Internet décidées par le régime », ajoute le Jerusalem Post, « annoncent souvent le début d’une répression plus sévère ». « Cela s’est déjà passé, lors de périodes de troubles, notamment pendant les manifestations de novembre 2019 et celles de 2022, suite à la mort de Mahsa Amini. »

    Le Times of Israël fait lui aussi sa Une avec la situation en Iran, et annonce que « la télévision iranienne accuse "des agents terroristes" américains et israéliens d’avoir provoqué des incendies ». Selon le quotidien israélien, « ce bref commentaire (…) diffusé ce matin est la première prise de parole officielle concernant les manifestations ».

    Liberté retrouvée pour Laurent Vinatier

    Le chercheur français Laurent Vinatier, emprisonné en Russie depuis juin 2024, est rentré hier en France. Et pour Libération, c’est « un soulagement ». D’autant que Laurent Vinatier, accusé notamment d’espionnage, « risquait d’être à nouveau jugé en février prochain et encourait jusqu’à vingt ans de prison ». Une libération obtenue grâce à un échange, avec le basketteur russe Daniil Kasatkin, « détenu en France et soupçonné par la justice américaine d’être membre d’un groupe de hackers ». Un échange qui, d’après une vidéo du FSB, s’est fait très concrètement sur le tarmac d’un aéroport. On voit « Laurent Vinatier monter à bord d’un petit avion dont sort le basketteur Daniil Kasatkin ». Les signes d’une libération prochaine s’étaient multipliés ces dernières semaines. Le Figaro rappelle que le 19 décembre, Vladimir Poutine lui-même avait assuré : « C’est la première fois que j’entends parler de cette histoire. Je vais me renseigner ».

    « Quelques jours plus tard », poursuit le quotidien français, « le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait annoncé avoir fait "une proposition" à la France, dans le cadre de cette affaire ». Paris refuse toutefois de parler « d’échange », précise le Monde, et évoque « des libérations concomitantes ». Le journal précise également que selon ses informations, « l’homme lige du Kremlin dans les négociations sur l’Ukraine, Kirill Dmitriev, était à Paris mercredi.» Il aurait été reçu à l'Élysée. Pour le quotidien français, « l’imbroglio politico-judiciaire autour de Laurent Vinatier » était probablement au menu des discussions, « de même que l’hypothétique accord de paix en Ukraine ».

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  • À la Une: Donald Trump ivre de pouvoir
    2026/01/08
    L’intervention armée spectaculaire au Venezuela « semble être montée à la tête de Donald Trump », s’exclame El Pais à Madrid. « Trump se délecte de l’effet intimidant de sa démonstration de force et se complait dans l’image d’un dirigeant prêt à utiliser l’armée la plus puissante du monde à tout moment et en tout lieu pour servir ses intérêts et ses caprices. » En fait, renchérit Le Soir à Bruxelles : « La stratégie prédatrice de Trump c’est : “j’en ai besoin, donc c’est à moi“. (…) En même temps que ses troupes fonçaient sur Caracas pour enlever le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro, Trump envoyait un message au monde : il peut faire tout ce qu’il veut. Depuis, il répète (pour ceux qui n’auraient pas compris) ses visées impérialistes, menaçant, entre autres, ouvertement le Groenland, un territoire appartenant au Danemark. » Et pourquoi pas l’Écosse ? « Le succès militaire a enivré toute la Maison Blanche, insiste le Washington Post. Après la capture spectaculaire de Maduro à Caracas le week-end dernier, Trump et ses conseillers ont adopté le langage de l’impérialisme du XIXe siècle. » « Si Donald Trump pense que le Groenland devrait lui appartenir, combien de temps faudra-t-il avant qu’il ne jette son dévolu sur l’Écosse ? », ironise pour sa part le Guardian à Londres. En effet, pointe le quotidien britannique, « si l’on suit la logique expansionniste du président américain et de ses conseillers, les États-Unis sont en droit d’annexer à peu près n’importe quelle région du monde ». Alors attention, prévient Libération à Paris : « c’est sans doute la conséquence majeure de l’intervention militaire américaine au Venezuela : cette prise de conscience que tout peut arriver. Donald Trump, avec cette opération, a fait une double démonstration : celle de la superpuissance militaire américaine, et celle que cette dernière pouvait être utilisée, hors de tout cadre légal international, contre à peu près n’importe qui ayant la mauvaise idée de contrarier les intérêts des États-Unis, notamment économiques. C’est évidemment le cas de l’Europe. » La même logique que Poutine « Nous vivons désormais dans un monde de sphères d’influence, pointe pour sa part le New York Times, d’où la comparaison fréquente entre la position de Donald Trump et celle du président russe Vladimir Poutine. "Au Venezuela, Trump a utilisé la même logique de force effroyable que Poutine avait utilisée pour justifier son attaque brutale contre l’Ukraine", a déclaré le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, le week-end dernier. Effroyable ou non, la logique reste en effet la même, pointe le quotidien américain. En février 2022, Poutine estimait qu’une puissance hostile aidant et armant son voisin ukrainien pourrait bientôt placer la Russie devant un fait accompli stratégique. Trump, observant un Venezuela de plus en plus indissociable de la Chine, est parvenu au même constat. » Une opposition intérieure ? Toutefois, Trump pourrait bien vite redescendre de son nuage. Car « à mesure que la stupeur se dissipe, l’opération américaine au Venezuela soulève de plus en plus de questions aux États-Unis, relève Le Monde à Paris,. Pas tant à propos de la chute du président du Venezuela, considéré comme un dirigeant autoritaire et corrompu que personne ou presque ne défend outre-Atlantique ; mais la suite des événements apparaît beaucoup moins bien anticipée. » En effet, s’interroge Le Monde, « comment Donald Trump compte-t-il "diriger" le Venezuela à distance, alors que le régime chaviste reste aux commandes ? Et, plus important encore, l’impérialisme débridé du président américain et de son conseiller Stephen Miller, qui ciblent aussi Cuba, la Colombie, le Mexique et surtout le Groenland, est-il désormais la stratégie officielle du pays ? » Toutes ces questions « suscitent l’inquiétude ou le rejet de la part d’élus du Congrès, y compris républicains. » Enfin ce constat établi par la Repubblica à Rome : « Aujourd'hui, les États-Unis perçoivent et divisent le monde selon leurs propres priorités. Les priorités d’une nation déprimée, apeurée et divisée. Le secteur industriel américain est en ruine, la dette fédérale est abyssale, la méfiance envers les institutions est sans précédent et le taux de natalité chute de façon alarmante. Sept Américains sur dix ne croient plus au rêve américain. Presque tous ont oublié la victoire historique de 1945. (…) Il était une fois l’Amérique, soupire le quotidien italien. Celle qui se croyait investie d’une mission de rédemption pour l’humanité et proclamait l’universalité de ses intérêts. »
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  • À la Une: menace américaine sur le Groenland
    2026/01/07
    Parmi les prochaines cibles potentielles de Donald Trump : le Groenland. « Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le territoire autonome qui appartient au Danemark, y compris "utiliser l’armée". C’est ce qu’a déclaré sa porte-parole hier, de quoi attiser encore l’inquiétude en Europe sur le sort de l’île arctique », pointe Le Figaro à Paris. (…) La France et plusieurs pays européens ont publié une déclaration commune hier pour apporter leur soutien au pays dirigé par Mette Frederiksen. Une rencontre avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio a par ailleurs été sollicitée par le Groenland et le Danemark afin de "dissiper certains malentendus". » Coup de bluff ? Le Danemark est membre de l’Otan, rappelle pour sa part le Washington Post. Et « la raison d’être de l’Otan est de garantir la protection mutuelle de ses membres contre toute invasion. L’Alliance atlantique prendrait fin si son membre le plus puissant envahissait un pays plus faible. Menacer de ne pas venir en aide à un pays qui profite indûment de l'alliance est une chose, mais l’attaquer en est une autre. » Alors, est-ce un coup de bluff ?, s’interroge le Washington Post : « Donald Trump croit peut-être pouvoir effrayer le Danemark et lui faire croire qu’il est suffisamment fou pour s’emparer du Groenland, afin que ce dernier accepte de le vendre. » En tout cas, « l’année dernière, rappelle le Post, Trump avait renoncé à ses menaces concernant le Groenland lorsque les conséquences négatives étaient devenues plus évidentes, et il fera probablement de même prochainement. » Le Wall Street Journal est sur la même ligne : « Les menaces d’invasion ne sont probablement que des fanfaronnades trumpiennes visant à déclencher des négociations pour l’achat de l’île ou, à terme, un renforcement de la présence américaine. Mais même l’évocation du recours à la force nuit aux intérêts américains outre-Atlantique. » Les Européens doivent réagir En effet, « une telle menace est inadmissible, renchérit Le Monde à Paris. Une annexion par la force du Groenland porterait un coup fatal à l’Otan, elle viderait de sa substance l’article 5 de la charte, selon lequel une attaque contre un membre de l’organisation est une attaque contre tous et oblige à la solidarité. Il s’agirait d’une victoire éclatante offerte à la Russie de Vladimir Poutine par les États-Unis de Donald Trump. Sans que cela coûte le moindre drone à Moscou. » Et Le Monde de hausser le ton : « La récurrence des menaces et des insultes américaines a plongé jusqu’à présent les pays européens dans une sorte d’hébétude. Il est temps d’en sortir. (…). Le bilan d’un an de courbettes toujours plus humiliantes plaide désormais pour une plus grande fermeté, le seul langage que comprend Donald Trump. Les Européens doivent s’appuyer sur les alliés qu’ils comptent toujours au Congrès des États-Unis et sur une opinion publique américaine très majoritairement attachée à la relation transatlantique pour restaurer un peu de bon sens. Il y va de l’intérêt de tous. » Que se passe-t-il dans la tête de Trump ? « Ce différend a quelque chose de surréaliste, à peine croyable il y a quelques années », s’exclame le Times à Londres. « Mais il faut le prendre au sérieux, pointe le quotidien britannique. (…) Le Groenland n’est pas le Venezuela. Renverser un dictateur corrompu qui a poussé son peuple à fuir en masse est très différent de s'emparer du territoire d’un allié démocratique. L’administration Trump est en droit de poursuivre ses ambitions au Groenland par la voie diplomatique. Elle n’est pas en droit de le faire par la force, ni même par la menace implicite de son utilisation. » Enfin, « que se passe-t-il dans la tête de Trump ?, s’interroge le Guardian. Une interprétation bienveillante serait qu’en matière de guerre et de paix, il n’aurait aucune idée de ce qu’il fait – aucune stratégie, aucune piste – et qu’il improviserait sa politique au fur et à mesure, en fonction de son humeur. Une autre interprétation, plus inquiétante, serait qu’il sache parfaitement ce qu’il fait, et que le pire soit à venir. (…) Son "succès" au Venezuela pourrait l’inciter à commettre des actes encore plus outranciers et insensés, s’inquiète encore le Guardian. Tel Marc-Antoine sans la toge ni la raison, il se pavane, crie au chaos et déchaîne les enfers. »
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