C’est à la Une du Guardian : « La guerre en Iran pourrait entraîner des pénuries alimentaires en Afrique, selon le plus grand fabricant d’engrais au monde ». Il s’appelle Svein Tore Holsether et il est le PDG de Yara, société basée en Norvège, qui « possède des usines dans 60 pays ». Interrogé par le quotidien britannique, le PDG de Yara s’exprime ainsi : « Le plus important que nous puissions faire maintenant, c’est de tirer la sonnette d’alarme face à ce que nous constatons actuellement : le risque d’une surenchère mondiale sur les engrais, qui les rendrait inabordables pour les plus vulnérables ».
Et ce n’est pas tout. Selon le Guardian, « Yara a déjà constaté une pénurie de l’approvisionnement mondiale en urée, "ingrédient clé des engrais provenant des pays du Golfe" dont le prix a augmenté de "60 à 70 %", depuis que les États-Unis et Israël ont lancé la guerre contre l’Iran, fin février ».
« Comble de malheur, ajoute encore le Guardian, les approvisionnements en ammoniac, matière première essentielle aux engrais azotés, ont également été anéantis par la guerre. » Face à cette situation, l’Éthiopie et le Kenya, sont « particulièrement exposés en Afrique subsaharienne », estime un expert financier cité par le quotidien britannique.
Les secouristes libanais visés par Israël Au Liban, le journal l’Orient-le Jour a suivi les funérailles de trois secouristes. « Ces membres de la Défense civile avaient coordonné leur intervention à Majdel Zoun, (un village du sud Liban) dans le cadre du "mécanisme" de supervision du cessez-le-feu » , précise le quotidien francophone libanais, « mais Israël les a tués ».
« L’entrée des mères éplorées et de leurs enfants est solennelle, rythmée par les tambours des membres de la Défense civile », raconte le journal. « Les visages sont tirés, les corps tendus. Trois nouvelles victimes parmi le personnel médical, censé être protégé par les conventions internationales, élevant le bilan humain à 103 secouristes morts depuis le retour de la guerre, le 2 mars ».
L’Orient-le Jour s’intéresse particulièrement au cas d’Hussein Ghadbouni, « jeune secouriste mort à 24 ans », « bénévole à la Défense civile depuis 2020 », « il a voulu se sentir utile quand la guerre a commencé », explique son oncle.
En filigrane, apparaît une forme d’amertume contre l’État libanais. « Le beau-frère d’une des victimes, exprime sa colère », raconte l’Orient-le Jour : « La défense civile dépend du ministère de l’Intérieur, dit-il, ce sont des martyrs de l’État qui n’a pas su les protéger. Nous voulons un État, un État fort (dit-il encore) qui réponde aux violations permanentes d’Israël… »
« Nous savons que vous habitez ici » Le Wall Street Journal publie un article sur le « système de surveillance américain ». Un article édifiant sur ce système de surveillance, qui concerne tous les Américains. En effet, explique le journal, « les prouesses techniques pour lutter contre l’immigration clandestine permettent également de transmettre les données personnelles et les informations de localisation des citoyens américains aux agents fédéraux ».
Une militante associative, Liz McLellan, qui suivait un agent fédéral en voiture, pour voir où il se rendait, en a fait elle-même l’expérience. En effet, raconte le Wall Street Journal, « l’agent l’a conduite jusqu’à sa propre maison, et a bloqué son allée. D’autres agents sont rapidement arrivés et ont encerclé sa voiture avec leurs propres véhicules. « Ceci est un avertissement », lui a dit un agent, "Nous savons que vous habitez ici". »
Pour parvenir à cette surveillance généralisée, poursuit le Wall Street Journal, « les États-Unis dépensent des centaines de millions de dollars qui permettent aux agents fédéraux d’accéder facilement aux adresses du domicile et du lieu de travail des citoyens américains ».
Comment cela fonctionne-t-il ? Le quotidien américain nous donne le mode d’emploi : « Le ministère de la Sécurité intérieure a mis ses outils de surveillance – logiciels de reconnaissance faciale, suivi de localisation et aspirateurs de réseaux sociaux autrefois destinés aux terroristes et trafiquants de drogue -, entre les mains des agents fédéraux de l’immigration, qui peuvent identifier, rechercher et suivre pratiquement n’importe qui...»