エピソード

  • À la Une: le pessimisme à l'ordre du jour avant les pourparlers d'Islamabad
    2026/04/11

    Avant les pourparlers sur le Moyen-Orient, le pessimisme est partagé par une grande partie de la presse internationale. Le Washington Post estime ainsi que « sur fond d’accusations de mauvaise foi et de violations du cessez-le-feu de la part de Washington et Téhéran, les négociateurs se rendent à Islamabad pour des pourparlers à haut risque ». Aux yeux du quotidien américain, « les États-Unis et l’Iran ne semblent s’accorder que sur un seul point : leur besoin de trouver une issue à la guerre ». « Les deux parties, ajoute encore le Washington Post, arrivent à la table des négociations avec des exigences qui laissent peu de place au compromis ».

    Au cœur du problème : les attaques israéliennes contre le Liban. Le New York Times constate ainsi que « le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a résisté aux pressions internationales, visant à mettre fin à la campagne menée par son pays contre les militants du Hezbollah, soutenus par l’Iran, dans le sud du Liban ». Il n’empêche. Aux yeux du Wall Street Journal, « l’Iran aborde les négociations de ce week-end avec les États-Unis dans un état d’esprit triomphant, après avoir testé les limites de la puissance américaine et être sorti d’une guerre de 40 jours en contrôlant le détroit d’Ormuz et, par conséquent, les marchés mondiaux de l’énergie ».

    Pas d'euphorie

    Y a-t-il toutefois des raisons d'espérer ? Oui, si l'on en croit Le Figaro, qui place ses espoirs dans la « diplomatie ». « Donald Trump avait pris tout le monde de court en lançant sa guerre au beau milieu de pourparlers avec l’Iran, nous dit le quotidien français, rien n’interdit d’espérer qu’il y mette un terme en apportant une réponse diplomatique aux problèmes que les armes n’ont pas réglé ». Le Figaro se garde toutefois de « céder à l’euphorie », et reconnaît que « rarement négociation internationale aura combiné des enjeux aussi lourds avec une préparation aussi minimale et des positions aussi radicalement opposées ».

    Optimisme mesuré donc, alors que les regards se tournent aussi vers Washington, qui accueillera mardi des pourparlers entre Israël et le Liban. Là encore, la réserve est de mise. Quoi qu’il en soit, le Jerusalem Post annonce « qu’Israël a refusé d’autoriser la France à participer à ces pourparlers directs », en raison « de sa conduite au cours de l’année écoulée, qui a conduit Israël à la considérer comme un médiateur inéquitable ». Les accusations israéliennes reposent notamment sur le fait que la France ait « refusé d’autoriser le survol de son espace aérien aux avions américains transportant des armes à destination d’Israël », et au fait « qu'elle ait fait pression sur l’état hébreu pour qu’il ne lance pas d’opération terrestre au Liban ».

    Historique !

    Enfin, le retour sur terre d'Artémis fait aussi les gros titres de la presse internationale. La presse américaine est enthousiaste. « L’amerrissage d’Artémis 2 donne un nouvel élan à la NASA, dans la course à la Lune », titre le New York Times qui s’enflamme : « Les astronautes – trois Américains et un Canadien – ont captivé le monde entier avec leur mission historique ». « Mission lunaire historique », titre également le Wall Street Journal, selon lequel « les quatre astronautes étaient en excellente santé après leur amerrissage dans le Pacifique ».

    La presse européenne n’est pas en reste. A Madrid, El País estime que « cette première mission habitée depuis plus d’un demi-siècle ouvre la voie à l’ambition des Etats-Unis d’établir sur la Lune une présence permanente ». Mais il y aura de la concurrence. « Chine, États-Unis, Inde, Europe : après la mission Artemis 2, qui seront les premiers à retourner sur la Lune ? » se demande le quotidien français Libération.

    En attendant, l’Amérique se réjouit, et bien sûr Donald Trump n’est pas en reste. Sur son réseau social Truth Social, il a salué une mission « spectaculaire » et lancé « nous allons recommencer et passer à la prochaine étape : Mars ». Un objectif que de nombreux scientifiques jugent toutefois irréalisable...

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  • À la Une: la désolation et l'amertume au Liban après l'attaque massive d'Israël
    2026/04/10

    Des photos de ruines, d’immeubles éventrés, de secouristes à l’œuvre font la Une de nombreux journaux, et particulièrement de L’Orient-Le Jour. « Beyrouth sous les ruines du mercredi noir » titre le quotidien francophone libanais, « après le déluge de feu israélien de la veille, les secouristes étaient toujours hier à la recherche des corps de victimes, sous les yeux de leurs proches ».

    « Tout est en ruine, déplore le journal. Les immeubles, les corps, les têtes. A chaque fois on se dit que c’est la goutte d’eau, la guerre de trop, celle dont le pays ne se remettra pas. Et on continue d’encaisser, encore et encore, une crise après l’autre, une guerre après l’autre, un massacre après l’autre. Quelle place aura ce 'mercredi noir' dans la mémoire collective ? interroge encore L’Orient-Le Jour. « En parlera-t-on comme d’un tournant, comme d’une énième tuerie israélienne ou comme le début de la fin de la guerre voire du Liban ? 303 morts, 1150 blessés… », rappelle le journal.

    Dans la presse israélienne, en revanche, peu de détails sur le déluge de feu qui s’est abattu mercredi sur Beyrouth. Le journal d’opposition Haaretz fait sa Une sur « les pourparlers immédiats avec Beyrouth ordonnés par Netanyahou », au sujet du Hezbollah et d’un accord de paix. Précisant toutefois que, malgré l’ouverture des pourparlers, « Israël n’a pas instauré de couvre-feu total »…

    Incertitude

    Les frappes israéliennes contre le Liban menacent le cessez-le feu de deux semaines avec l’Iran. C’est le point de vue du journal suisse Le Temps, qui remarque que « depuis que les États-Unis ont annoncé un 'deal' avec l’Iran, mardi soir, Israël fait pleuvoir les bombes sur le Liban. Or, Téhéran est clair, remarque Le Temps, de la fin des bombardements ordonnés par Benyamin Netanyahou, dépend la survie du cessez-le-feu. »

    Et les experts ne sont pas optimistes. En tout cas, ceux interrogés par Le Temps. Comme Brian Finucane, ancien conseiller du gouvernement américain sur les questions militaires, également analyste au think tank International Crisis Group. « Peu de gens savent ce qu’il se passe, y compris Donald Trump, dit-il. On voit que le président cherche une issue, mais en réalité il n’y a pas de terrain d’entente entre Trump et Téhéran ».

    Certes, ajoute cet expert, « Donald Trump peut forcer Israël à cesser le feu, mais à l’instar du début du conflit, largement attribuable aux pressions israéliennes, Benyamin Netanyahou semble avoir la haute main. Or, ses objectifs de guerre, ne correspondent pas forcément à ceux de Donald Trump ». Autant dire que les discussions qui doivent commencer dans les heures qui viennent à Islamabad, sont « incertaines », comme le titre Libération. Selon le quotidien français, « Téhéran pourrait conditionner sa venue à la suspension des frappes israéliennes sur le Sud-Liban ».

    Première rencontre

    Le président français Emmanuel Macron, est reçu ce vendredi par le pape Léon XIV. Une visite sur laquelle se penche fort logiquement La Croix. Pour le quotidien catholique : elle est la suite « d’une conversation discrète ». Mais c’est la première rencontre entre les deux hommes. Que faut-il en attendre ? Une invitation officielle du président au pape, à venir en France. « Dans les milieux ecclésiastiques français, précise la Croix, les rumeurs courent depuis des mois : on évoque Notre Dame de Paris, parfois Lourdes, à l’automne ».

    Plus généralement, cette rencontre aura lieu dans un contexte marqué par les conflits en cours, notamment la guerre au Moyen-Orient. Quant à la connexion entre la France et le Saint-Siège, « elle existe sans être massive », nous dit la Croix. « Léon XIV, qui parle un français fonctionnel, n’est pas un pape façonné par l’Hexagone. Son père était (toutefois) d’ascendance française et italienne, et sa branche paternelle remonterait jusqu’au Havre, avec une grand-mère normande », dans le nord-ouest de la France.

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  • À la Une: la trêve en Iran et le carnage au Liban
    2026/04/09
    « Dix minutes, cinquante avions, cent soixante missiles, une centaine de cibles, et des centaines de victimes entre morts et blessés », soupire L’Orient Le Jour à Beyrouth. « Les Libanais savaient que les bombardements israéliens ne se limiteraient pas au sud du pays ni à la banlieue sud de Beyrouth. Depuis quelques jours, ils sentaient se rapprocher les flammes de l’enfer. Elles n’ont pas manqué, hier, de dévorer des régions qui n’ont rien à voir avec ce conflit, dénonce le quotidien libanais, marquant en plein jour un record de destructions et de pertes humaines. » « Dans l’ombre du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le Liban brûle », s’exclame Le Devoir à Montréal. « Et c’est plus qu’un massacre ! », affirme Hady, cet habitant de Beyrouth interrogé par le correspondant sur place de Libération. « “C’est une vengeance, une punition, un crime de guerre… C’est le pire de la mort qui s’abat sur nous“. Et comment lui donner tort ?, s’exclame le journal. Aux pieds de son immeuble, il est presque impossible de donner un nom aux victimes. Les corps retrouvés sont défigurés, ou en morceaux. Les connaissances voisines ont été décimées dans les frappes… Sous les gravats, des images envolées montrent des couples anonymes, bras dessus bras dessous, des souvenirs photographiés des paysages de l’Est et du Sud, aujourd’hui bombardés et occupés. Il faudrait un article par visage pour deviner les vies qui se cachaient sous ce que ces bombes viennent d’arracher. Mais à cette heure, soupire encore Libération, les mots manquent. » Champs de ruine… Pourtant, hier matin, c’était le soulagement… Oui, pointe Le Soir à Bruxelles, « c’était le sentiment qui s’était emparé du monde à l’annonce de l’accord de cessez-le-feu “conclu“ pour quinze jours entre l’Iran et les Etats-Unis. (…) La paix était très loin d’être gagnée, mais après avoir frôlé une sorte d’apocalypse, la trêve soudain proclamée avait le mérite du répit. Celui-ci fut de très courte durée hélas, car dans les heures qui ont suivi, toute l’incertitude et la perversité de ce conflit sont venues du Liban assailli comme jamais par les frappes israéliennes, à l’évidence privé de tout cessez-le-feu. (…) Mais quel champ de ruines !, fulmine le quotidien belge. Tout ça pour ça, se doit-on de conclure à ce stade de la guerre déclarée par Trump et Netanyahou à l’Iran et qui ne compte que des perdants. » Que des perdants ! En effet, aux Etats-Unis, comme en Iran, on crie victoire… Mais en fait, cette « guerre dévastatrice n’a fait que des perdants », constate également le Guardian à Londres. « Le cessez-le-feu annoncé par Trump n’entraînera certainement pas la fin de la guerre, aussi bienvenue soit cette pause, et ne durera peut-être même pas deux semaines. Trump a affirmé que l’Iran avait changé de régime. C’est faux. Au contraire, des personnalités encore plus intransigeantes sont désormais au pouvoir. Il a déclaré que le détroit d’Ormuz serait ouvert ; là aussi, faux… l’Iran a rétorqué que les navires pourraient y passer avec autorisation, et moyennant paiement. » En fait, relève encore le Guardian, « les seuls véritables gagnants sont les fabricants d’armes, la Russie – dont les caisses sont renflouées par les revenus pétroliers – et, sans doute, la Chine, du moins pour l’instant. La Chine qui apparaît comme une puissance plus stable et plus prévisible. » « Quel talent ! » « La tâche est loin d’être terminée », reconnait le Wall Street Journal. « Les négociations pourraient durer deux semaines, puis trois, puis des mois. L’Iran pourrait parier sur le fait que Trump ne reprendra pas les bombardements à l’approche des élections de mi-mandat. Et le reste du monde – et les républicains au Congrès – pourraient faire pression pour qu’il renonce à la guerre. (…) La triste réalité est que Trump s’est lui-même mis dans cette situation. » Finalement, conclut Le Temps à Genève, « la diplomatie par les bombes de Donald Trump n’a fait qu’aggraver la situation au Moyen-Orient. (…) L’Iran a résisté à la superpuissance américaine, tenu le monde assoiffé de pétrole en otage, et obtenu que les cargos utilisant désormais le détroit d’Ormuz collaborent avec son armée. Quel talent ! » Et pendant ce temps, soupire encore le quotidien suisse, « les prix du pétrole, erratiques, mettent sous pression les populations pauvres et les classes moyennes. La Chine et la Russie profitent de cette situation absurde. Le monde est devenu encore plus instable, y compris sur le plan de la menace nucléaire. »
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  • À la Une: la guerre vue de Téhéran
    2026/04/08
    C’est un témoignage rare, celui que nous livre ce journaliste iranien anonyme dans les colonnes de Libération à Paris : deux pleines pages pour nous raconter la guerre de l’autre côté, côté iranien. « Nous sommes pris au piège entre deux bandes de fous », explique-t-il. « Les Iraniens subissent deux formes de violences, celle que le régime continue d’exercer – Internet coupé depuis le 28 février, reprise des exécutions capitales et des arrestations d’opposants depuis quelques jours – et celle imposée par les États-Unis et Israël ». Beaucoup de témoignages dans cet article, comme celui d’Amirezza, 39 ans : « le sort des Iraniens est désormais entre les mains d’un trio composé des pires acteurs du monde actuel, affirme-t-elle : les criminels de la République islamique, Netanyahu et Trump. Chacun d’entre eux est capable à lui seul de détruire un pays. Pour prouver qui est le plus fort, ils sont prêts à sacrifier des millions de vies innocentes ». La tentation du tout noir ou tout blanc… Autre témoignage, à lire dans cet article publié par Libération, celui de Leila, 28 ans, diplômée en psychologie : « la haine de la République islamique et le sentiment d’impuissance face à sa répression ont poussé certaines personnes, presque inconsciemment, à soutenir la guerre et à nier sa réalité. Ils avaient passé des années à espérer la chute du régime, rappelle la jeune femme. Aujourd’hui, ils constatent que cette guerre tue des milliers de civils iraniens, détruit des ponts, des usines, des hôpitaux et des infrastructures, et pousse l’économie vers un effondrement total, tandis que le régime lui-même reste en place. Dans ce maelström, le risque est grand de penser de manière binaire, de tout voir en noir et blanc. Soit on est avec les États-Unis et Israël, c’est-à-dire en faveur de la guerre, soit on est contre eux, ce qui fait automatiquement de nous un partisan du régime, poursuit Leila. C’est la même logique de polarisation que les autorités ont toujours utilisée ». Un répit… Alors, soulagement pour les Iraniens… Soulagement pour le monde entier… Ces dernières heures, les États-Unis et l’Iran ont convenu d’un cessez-le-feu de deux semaines, à peine une heure avant l’expiration de l’ultimatum fixé par Donald Trump pour anéantir le pays. Téhéran a annoncé la réouverture temporaire du détroit d’Ormuz, voie de passage vitale. Toute la presse fait ses gros titres sur ce retournement de situation. Et ce qui est frappant, souligne notamment le Guardian à Londres, c’est que les deux camps affirment chacun avoir gagné… D’un côté, Trump qui parle de « victoire totale et complète » pour les États-Unis. Et l’Iran qui présente ce cessez-le-feu aussi comme une « victoire » et qui déclare avoir « accepté que des pourparlers avec Washington débutent vendredi au Pakistan en vue de mettre fin au conflit ». Quel règlement ? Reste que rien n’est réglé… C’est ce que souligne le New York Times : « la tactique de Trump consistant à surenchérir dans sa rhétorique guerrière lui a certainement permis de trouver l’issue qu’il recherchait depuis des semaines. C’est une victoire tactique. Mais elle n’a résolu aucun des problèmes fondamentaux qui ont conduit à la guerre, pointe le quotidien américain. Le gouvernement théocratique, soutenu par le redoutable Corps des gardiens de la révolution islamique, reste à la tête d’une population terrorisée, ravagée par les missiles et les bombes. L’arsenal nucléaire iranien reste intact, affirme encore le New York Times, notamment les 440 kg de matières quasi-nucléaires qui constituaient, en théorie, le casus belli de ce conflit. (…) Trump doit donc désormais relever le défi non seulement de parvenir à un règlement durable, mais aussi de prouver aux États-Unis et au monde entier que ce conflit était justifié dès le départ. Pour ce faire, il devra démontrer qu’il a brisé l’emprise de l’Iran sur le détroit d’Ormuz et anéanti ses chances de se doter un jour de l’arme nucléaire ». Pas simple… La face cachée des dirigeants de la Terre… Enfin, à lire dans Le Soir à Bruxelles, cette charge contre « la fuite en avant, folle, irresponsable et infamante des dirigeants du monde » : ceux qui, « Trump en tête, claquent d’une main des milliards pour être les premiers à envoyer leurs semblables, leurs business et leurs prédations sur la Lune ou Mars, mais qui, de l’autre, font exploser les budgets militaires au service de nouvelles guerres, bouleversent les équilibres énergétiques et réduisent à rien les institutions et tout ce qui pourrait sauver la planète, assurer la survie de l’humanité et de notre civilisation. Elle n’est pas belle, conclut le quotidien belge, la face cachée des dirigeants de la Terre ».
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  • À la Une: l’adjectif «lunaire»
    2026/04/07
    Un adjectif au double sens : lunaire, qui évoque la Lune bien sûr… mais lunaire aussi dans le sens d’incroyable, extravagant, ou encore à côté de la plaque… Un double sens utilisé judicieusement à la une de Libération à Paris avec ce titre : « Guerre en Iran, Trump lunaire », et en dessous, une photo de la face cachée de la lune prise ces dernières heures par les astronautes de la mission Artemis EE. On commence par la lune… « La Lune, on la connaît par cœur… sur le papier, pointe Libération. Des sondes y sont régulièrement envoyées et mises en orbite depuis les années 1960, et ont permis de photographier notre satellite naturel sous toutes ses coutures – face visible comme face cachée. On a cartographié tous ses cratères, on connaît assez précisément la composition de sa surface… C’est une chose d’étudier la Lune à distance avec des satellites, mais c’en est une autre de la voir de ses propres yeux. Des yeux humains ». Et c’est donc ce qui s’est passé hier… « Cinq jours exactement après leur décollage depuis la Floride, l’équipage de la mission américaine Artemis II, installé à bord du vaisseau Orion » a pu admirer, de visu, cette fameuse face cachée de la lune. « Jamais des astronautes n’étaient allés aussi loin de la Terre. L’équipage a commenté le voyage en direct, observé un coucher et un lever de Terre, photographié le disque lunaire et ses cratères. Objectif à terme : éclairer l’histoire géologique de la Lune ». Des objectifs géopolitiques ? À lire dans le New York Times ce dialogue croisé entre 4 spécialistes de l’espace… Avec tout d’abord cette remarque de l’ancienne astronaute américaine Kate Rubins. Elle insiste sur le caractère international de cette mission : « nous pouvons être fiers de la Nasa et de ce que nous accomplissons en tant que nation. Mais nous n’y allons pas seuls, au nom des États-Unis. 61 pays ont signé les accords Artemis, qui énoncent les principes régissant l’exploration spatiale ; il s’agit donc d’un véritable effort international ». À noter aussi cette remarque de Neel Patel, chroniqueur au New York Times : « les missions Artemis visent à encourager une nouvelle approche de la présence humaine dans l’espace, à jeter les bases d’une vie et d’un travail au-delà de l’orbite terrestre. Je suis à la fois très enthousiaste et un peu anxieux quant à cet objectif, affirme-t-il. C’est passionnant de voir ce que nous pourrions accomplir, mais l’avenir reste incertain ». Et Neel Patel de s’interroger : « quel type de base allons-nous établir et comment la maintenir ? Quel est le but ultime de la création d’une communauté sur la Lune ? Tout cela est-il motivé par l’objectif géopolitique de devancer des rivaux comme la Chine, d’être les premiers et de maintenir la domination américaine dans l’espace ? » Trump décidé à commettre « l’irréparable » ? Ce qui nous fait revenir sur terre, avec cette conférence de presse hier de Donald Trump… qualifié donc de « lunaire » par Libération… Donald Trump qui menace d’anéantir les infrastructures civiles iraniennes si l’Iran n’accepte pas d’ici ce soir un accord de cessez-le-feu. Pour Le Monde à Paris, « le président des États-Unis semble cette fois décidé à commettre l’irréparable ». Attention, prévient le Wall Street Journal, « frapper sans discernement des infrastructures civiles critiques serait une erreur et reviendrait à punir le peuple iranien. Les États-Unis ont tout intérêt à semer le chaos au sein de l’armée iranienne, et un ciblage précis leur permettrait d’y parvenir sans avoir à bombarder toutes les centrales électriques du pays ». Pour le Boston Globe, « Donald Trump ne sait pas ce qu’il fait. Tandis que le prix de l’essence grimpe en flèche et qu’il n’existe aucune issue claire à une guerre qu’il a déclenchée et dont 92% des Américains souhaitent voir la fin au plus vite, Trump n’a pas changé de narratif et ne semblait pas avoir d’objectif clair ». Le Figaro est tout aussi circonspect : « Donald Trump a fixé aux Iraniens un ultimatum qui s’applique tout autant à lui-même. Qu’il y renonce trop hâtivement, et il risque de renforcer Téhéran au détriment de l’Amérique. Qu’il donne suite à sa menace de déchaîner "l’enfer", et il entraînera le monde dans une escalade majeure. (…) À l’orée de la sixième semaine de guerre, on voit qu’on n’a peut-être encore rien vu, soupire encore Le Figaro. La suite est d’autant plus difficile à prévoir que Trump et son acolyte israélien détiennent seuls, aux portes de l’enfer, les clés de notre destin ».
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  • À la Une: Pâques sanglantes au Moyen-Orient
    2026/04/06
    « Pessa’h, la fête de la liberté pour tous les juifs du monde. Pâques, la fête de la Résurrection pour les chrétiens. (…) Pâques, le glas interminable du Liban sous les bombes. Norouz (la fête du printemps pour les Iraniens, c’était il y a 15 jours), l’agonie sans fin d’un pays qui dure depuis 47 ans. Est-ce ainsi que les hommes vivent ? », soupire Le Temps à Genève. « Le pape Léon XIV, rapporte le Washington Post, a profité de son premier discours de Pâques, hier, pour lancer un appel retentissant à la paix en ces temps de guerre renouvelée, déclarant : "Que ceux qui ont des armes les déposent !" » « Et ces derniers jours, relève La Croix à Paris, les fidèles auront aussi sans doute entendu ces mots de Léon XIV : Dieu "n’écoute pas les prières de ceux qui font la guerre" et de ceux qui ont "les mains pleines de sang" ». Allusion à peine voilée à ceux qui, à Washington ou Téhéran, affirment que Dieu est à leurs côtés… Surenchère guerrière et verbale 37e jour de conflit. Pas de trêve pascale pour la guerre… « Deux morts dans une frappe de missile iranienne à Haïfa, les recherches se poursuivent pour retrouver deux autres personnes », pointe Haaretz à Tel Aviv. « Frappes israéliennes meurtrières à Aïn Saadé et Jenah, la banlieue sud de Beyrouth sous le feu », constate L’Orient-Le Jour. Et en Iran, les bombes… Et la surenchère verbale, encore et toujours, de part et d’autre… « Ouvrez ce putain de détroit, bande de fous furieux, ou vous vivrez en enfer ! », a lancé hier Donald Trump aux Iraniens. Propos rapportés notamment par le Guardian à Londres. Pour sa part, « L’Iran menace de représailles "bien plus dévastatrices" si des cibles civiles sont atteintes ». « Des menaces qui n’empêchent pas une certaine activité diplomatique, relève Le Soir à Bruxelles. Oman, situé face à l’Iran dans le détroit d’Ormuz, a affirmé avoir discuté avec Téhéran de sa réouverture, tandis que le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi s’est entretenu par téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, dont les pays mènent des efforts pour une issue au conflit ». Dans le même temps, Donald Trump, habitué à souffler le chaud et le froid, repousse encore de 24 heures son ultimatum à l’Iran. Trump s’est tiré une balle dans le pied… En fait, analyse le Guardian, « la guerre chaotique menée par Trump contre l’Iran s'éternise depuis six semaines car il combat un adversaire qu’il ne comprend pas ». Il fait face à un « régime qui, depuis des décennies, a bâti un cadre national et régional, ainsi qu’un système de pensée, où le succès se mesure à sa capacité à se maintenir en vie selon ses propres termes face à l’hégémonie américaine ». De ce fait, poursuit le quotidien britannique, « aucun des scénarios prévus ne s’est réalisé. Le conflit ébranle les marchés de l’énergie. On prévoit déjà une "récession économique mondiale" en cas de guerre prolongée. Donald Trump n’est pas parvenu à convaincre les alliés européens et du Golfe de participer à l’offensive ni aux efforts visant à rouvrir le détroit d’Ormuz. Et le régime iranien reste invaincu, engendrant des coûts croissants pour les équipements et le personnel militaires américains ». Et finalement, complète le Washington Post, Trump s’est tiré une balle dans le pied… « Cette guerre a renforcé les extrémistes iraniens, bloqué une voie maritime vitale et offert une aubaine à la Russie qui pourrait engranger des milliards de dollars supplémentaires chaque mois grâce à la hausse du prix du pétrole et à la levée des sanctions américaines. (…) Bien sûr, la situation pourrait évoluer, tempère le Washington Post. Les guerres sont imprévisibles. Mais jusqu’à présent, aucune intervention militaire américaine n’a engendré autant de coûts pour si peu de bénéfices ». Vers un nouvel ordre mondial ? Enfin, ce point de vue du New York Times : « si le contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz persiste pendant des mois, voire des années, comme on peut le craindre, il bouleversera profondément l’ordre mondial, au détriment des États-Unis. (…) Pendant des décennies, le système du Golfe persique était simple, pointe le journal : les producteurs de pétrole exportaient, les marchés fixaient les prix et les États-Unis sécurisaient la voie maritime. Ce système permettait une concurrence sans instabilité. Aujourd’hui, il s’effondre. (…) Et un nouvel ordre mondial pourrait émerger, pointe le New York Times. Imaginons l’Iran contrôlant environ 20 % du pétrole mondial, la Russie environ 11 % et la Chine capable d’en absorber une grande partie. Ils formeraient un cartel pour priver l’Occident de 30 % du pétrole mondial. Nul besoin d’analyse complexe pour en entrevoir les conséquences catastrophiques...
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  • À la Une: deux avions de combat américains abattus par l’Iran
    2026/04/04

    Toute la presse américaine en parle, c’est le cas notamment du Wall Street Journal qui annonce : « les États-Unis recherchent un membre d’équipage disparu, après la destruction de deux avions de combat par l’Iran ». Pour le quotidien américain, Téhéran démontre ainsi ainsi ses capacités de nuisance : « Abattre des avions de guerre américain, estime le journal, est l’exemple le plus frappant de la capacité de l'Iran à faire grimper le coût de la guerre pour Washington (…) la stratégie militaire iranienne vise à infliger des défaites tactiques aux États-Unis et à leurs alliés, non pas dans l’espoir de remporter une victoire militaire, mais dans l’espoir de survivre et de saper leur volonté de poursuivre le combat ».

    Reste une inconnue : la réaction de Donald Trump. « La question est de savoir, explique le Wall Street Journal, dans quelle mesure de tels revers affaiblissent la détermination du président Trump – ou l'incitent à étendre la guerre – alors même qu’il semblait déjà déterminé à y mettre fin rapidement ».

    Garde à vue contestée

    En France, l’eurodéputée la France Insoumise et militante pro-palestinienne Rima Hassan, été placée en garde à vue jeudi. Rima Hassan qui a été auditionnée pour « apologie du terrorisme », après un tweet reprenant des propos d’un terroriste japonais ayant participé à un attentat qui avait coûté la vie à 26 personnes, le 30 mai 1972 à l’aéroport de Tel Aviv. L’eurodéputée de la France insoumise, qui sera jugée le 7 juillet prochain, a tenu hier une conférence de presse avec son avocat. « Rima Hassan prévient », nous dit Libération, « ce n’est pas quinze heures de garde à vue qui la feront changer. Au lendemain de son audition (…) elle a dénoncé un véritable harcèlement judiciaire et politique, en raison de ses opinions politiques ».

    Selon le journal le Monde, « l’élue franco-palestinienne et son avocat ont aussi dénoncé des fuites orchestrées dans la presse lors de sa garde à vue ». Ils ont notamment « contesté toute découverte de stupéfiants lors de la fouille des effets de Rima Hassan par la police ». L’eurodéputée déclare simplement qu’elle avait sur elle du CBD (l’un des constituants du cannabis, autorisé en France) qu’elle utilise, dit-elle, « à des fins médicales ». De la drogue de synthèse aurait été relevée sur l’un des CBD, selon Rima Hassan, qui affirme l’avoir acheté « en l’état », sous-entendu, sans avoir connaissance de traces de drogue de synthèse.

    Pourquoi Paris ?

    En Suisse, le journal le Temps, commente le choix de Paris pour la série de concerts exceptionnelle annoncée par la star Céline Dion, à l'automne prochain. « Il y a bien sûr le glamour de Paris, les bons souvenirs de concerts au stade de France en 1999, le triomphe de la reprise d’Edith Piaf perchée sur la Tour Eiffel pour les JO 2024 », énumère le Temps, avant de briser net les illusions que pourraient nourrir les Parisiens. Car selon le quotidien suisse, « le choix de Paris tient avant tout à des raisons logistiques. L’une des conditions de la diva et de ses équipes étant que la salle retenue soit couverte. Münich et Londres postulaient aussi, mais n’avait pas une telle capacité sous toit à offrir, telles que les 45 000 places de la Défense Arena à Paris ».

    Venons-en aux bénéfices attendus par Paris. Tout d’abord une affluence record, « 450 000 fans pour 10 concerts ». « Les inscriptions en vue du retour béni de Céline Dion cet automne, sont venues des quatre coins du monde, explique le Temps. Une estimation (encore peu détaillée toutefois) évoque des retombées pour un milliard d’euros ».

    « Paris a de quoi se frotter les mains, ajoute le quotidien suisse, puisqu’il s’agit, pour l’heure, du seul retour sur scène de l’étoile » (souffrante depuis plusieurs années). Un retour qui provoque un enthousiasme planétaire. « Deux millions d’inscriptions », auraient déjà été enregistrées. Avec leurs corollaires habituels : « les arnaques en ligne » qui « ont trompé de nombreux fidèles ».

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  • À la Une: les colères et les mouvements d’humeur de Donald Trump
    2026/04/03

    Les mouvements d’humeur… C’est l’une des particularités du caractère du président américain qui, ces derniers jours, s’en est donné à cœur joie. Concernant tout d’abord, Emmanuel Macron, qui fait ce vendredi la Une de plusieurs journaux européens. Ainsi, La Repubblica nous explique que « le milliardaire s’en est pris violemment au président français et à son épouse ». Estimant que « Brigitte Macron traitait très mal son mari », « allusion à la vidéo filmée il y a un an lors d’un voyage au Vietnam, lorsque la Première dame avait violemment poussé le visage de son mari, à sa descente de l’avion présidentiel », précise le quotidien italien.

    Le quotidien met en Une la réponse d’Emmanuel Macron : « Des propos déplacés et peu élégants », a dit le président français, qui a aussi ajouté, au sujet de la politique des États-Unis : « Donald Trump parle trop, un jour il dit le contraire de ce qu’il a dit la veille ». « En ces temps difficiles », a ajouté Emmanuel Macron, (qui fait aussi la Une du Guardian à Londres), « il faut être sérieux ». Le président français « a également critiqué les messages contradictoires de Trump, concernant l’OTAN et l’Iran ». « Macron a défendu l’OTAN avec vigueur, explique le Guardian, accusant le président américain de saper l’alliance de défense transatlantique par des remarques répétées, mettant en question l’engagement des États-Unis à maintenir son adhésion ».

    « Grande patriote »

    Donald Trump agace Emmanuel Macron et les Européens, et continue, dans le même temps, de faire le ménage dans son entourage. « Le président Trump renvoie Pam Bondi, de son poste de procureure générale », annonce le Washington Post, « mettant ainsi fin à un mandat tumultueux de 14 mois, durant lequel, Pam Bondi a transformé le ministère de la Justice en un instrument de vengeance pour le président, tout en le gênant, par ses difficultés à poursuivre ses ennemis, mais aussi par sa gestion des dossiers liés au délinquant sexuel Jeffrey Epstein », explique le quotidien américain.

    Toutefois, officiellement, tout va bien. « Pam est une grande patriote », a assuré Trump, et elle-même s’est dit « éternellement reconnaissante de la confiance que le président Trump lui avait accordée pour rendre l’Amérique plus sûre ». Pour la remplacer, Donald Trump a choisi un proche : Todd Blanche, qui n’est autre que son principal adjoint et ancien avocat personnel ».

    Le Wall Street Journal, de son côté, annonce que « c’est lors d’un trajet avec Donald Trump dans la limousine présidentielle que Pam Bondi a appris qu’elle était licenciée ». Donald Trump finalement peu reconnaissant car, selon le Washington Post, « Pam Bondi a semblé tout faire, pour apaiser le président, visant ses cibles favorites. » Toutefois, « certaines de ces affaires, explique le quotidien américain, ont par la suite été bloquées par des juges ou de grands jurys ». La semaine dernière encore, Pam Bondi « avait nommé un procureur pour enquêter sur les allégations de fraudes électorales en 2020, dans le but de répondre à l'un des griefs du président ».

    Adolescents meurtriers

    Enfin, en France, un fait divers fait la Une des journaux. Dans les Ardennes, dans le nord du pays, une adolescente et son petit ami, ont assassiné les grands parents de cette dernière. « Il n’y a rien de plus terrible que de tuer ses grands-parents », titre Libération, reprenant les propos d’un habitant du village où résidait la famille. « Des personnes très appréciées », dit un autre habitant, il explique que le couple assassiné « était engagé dans sa commune d’un peu moins de 4 000 habitants, notamment à l’échelle associative et solidaire ».

    Selon le procureur de Reims, poursuit Libération, « c’est l’adolescente qui a projeté de tuer ses grands-parents, parce qu’ils s’opposaient à sa relation avec son petit ami ». Les deux adolescents, après avoir dissimulé les corps des grands-parents, dans la cave, ont rapidement été retrouvés et ont avoué les meurtres. Les magistrats qui ont interrogé les deux adolescents se sont dits « frappés par leur absence complète d’émotion et leur froideur générale, hormis quelques pleurs ».

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