エピソード

  • À la Une: l’Iran face au jour d’après
    2026/03/02
    C’est le grand titre de Libération à Paris. « Après les frappes aériennes et la mort d’Ali Khamenei, l’Iran plonge dans l’inconnu », pointe le journal. « "Mort au dictateur !", "Mort à Khamenei !", avaient crié ces milliers d’Iraniens qui, il y a moins de deux mois, perdaient la vie dans la rue, s’exclame Libération. Aujourd’hui, il y a forcément de la joie à voir cette image omniprésente, ce symbole si constitutif du régime dictatorial s’écrouler. Mais se réjouir ne doit pas faire oublier que les Iraniens, et tous les peuples de la région, subissent les bombes et l’incertitude ; que le régime ne se résume pas à la figure du Guide mais qu’un puissant appareil militaro-répressif est toujours en place ; que le plan pour la suite n’aura de légitimité que s’il est écrit par les Iraniens d’Iran et pas par ceux qui, à des milliers de kilomètres de là, veulent décider pour eux ». « La partie est loin d’être gagnée, soupire pour sa part Le Figaro. Certes, le régime a été décapité. Mais, depuis 1979, les mollahs se sont solidement enracinés et la succession est organisée. Sans troupes au sol, une campagne de bombardements - aussi efficace soit-elle - suffira-t-elle à leur faire lâcher prise ? Que peut le peuple iranien désarmé, s’interroge encore Le Figaro, face aux gardiens de la révolution, forts de 200 000 hommes aguerris et qui jamais n’ont hésité à tirer sur la foule ? Le président américain imagine que l’armée finira par basculer du côté de la rue, entraînant derrière elle les gardiens de la révolution, motivés par leur survie. Le pari est osé. » Une « dangereuse incertitude » « Un tyran s’effondre. Une dangereuse incertitude s’installe, renchérit le New York Times. Il n’y a pas d’opposition structurée en Iran, ce qui engendre bien des questions quant à l’avenir. (…) Le vide du pouvoir pourrait permettre aux factions radicales des Gardiens de la révolution de prendre le contrôle de la situation. Les risques de guerre civile, de massacres internes et d’instabilité régionale sont considérables. (…) L’approche de Donald Trump en matière de politique étrangère laisse penser qu’il fera peu de cas de la stabilité de l’Iran, soupire encore le New York Times. Depuis le début de son second mandat, il a ordonné des interventions militaires dans sept pays. Il y a à peine deux mois, il a destitué le dictateur vénézuélien Nicolás Maduro, mais il a laissé ses adjoints au pouvoir, tout en abandonnant un parti d’opposition qui bénéficiait d’un large soutien populaire. Son comportement vis-à-vis de l’Iran a été tout aussi impulsif ». « Dites-nous, Monsieur Trump » Alors, L’Orient-Le Jour à Beyrouth s’interroge : « Si le régime iranien ne capitule pas, le couple américano-israélien est-il prêt à mener une guerre de longue haleine ? Et si l’appareil sécuritaire tient malgré tout, si la rue ne parvient pas à le renverser, si les manifestants sont tués par milliers ou si la suite est chaotique, qui en portera la responsabilité ? » « Dites-nous, Monsieur Trump, comment cette opération iranienne va se terminer », insiste le Times à Londres qui souligne que « l’invasion de l’Irak et l’intervention en Libye nous rappellent le prix à payer pour tenter un changement de régime au Moyen-Orient ». Enfin, il y a ce sentiment de malaise… C’est ce que souligne Le Soir à Bruxelles. Malaise à voir « ce président américain qui se mue en maître du monde et qui s’acoquine avec un Premier ministre israélien recherché par les juges à La Haye ». Malaise aussi à voir ce « régime iranien théocratique qui tue ses citoyens sans états d’âme ». Et « comment en même temps justifier que s’instaure désormais la loi du plus fort ? », s’exclame encore le quotidien belge. « Ce plus fort dit se fonder sur des valeurs comme la défense de la liberté et de la démocratie pour, en réalité, mieux asseoir sa domination sur des régions et veiller sur ses intérêts et ceux de ses plus proches alliés… »
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  • À la Une: après la mort d'Ali Khamenei, quel avenir pour l'Iran?
    2026/03/01

    La mort du Guide suprême fait la Une des journaux et des sites d’information, quelques heures après l’annonce faite par Donald Trump, confirmée un peu plus tard par Téhéran. C'est le résultat des frappes israéliennes et américaines lancées samedi pour une raison précise, affirme le Wall Street Journal : « Les services de renseignement militaires et israéliens attendaient depuis longtemps une réunion de hauts responsables politiques et militaires iraniens, où ils pourraient tous être tués en même temps. Et [samedi], ils avaient l’information que trois réunions étaient prévues. Événement tellement exceptionnel que les avions de combat américains et israéliens ont frappé en plein jour ».

    Le Washington Post, lui, met l’accent « sur les pressions exercées par Israël et le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane », qui auraient fini par décider Donald Trump. Politico, de son côté, estime que le président américain « a finalement perdu patience », alors que « l’arrivée du porte-avions USS Ford en Méditerranée lui offrait toute la gamme des options militaires qu’il pouvait souhaiter ».

    Qui va prendre le pouvoir ?

    « Ali Khamenei, dirigeant impitoyable et pragmatique », nous dit le Guardian, à Londres, « sera probablement remplacé par des figures intransigeantes ». Le Sunday Times, lui, estime que « l’Iran entre dans une grande période d’instabilité, où des manifestants sans armes vont peut-être affronter de nouveau les forces armées, cette fois-ci sous les bombardements américains et israéliens ». « Le fils de Khamenei, Mojtaba, 56 ans, est pressenti pour lui succéder », ajoute le Sunday Times.

    De son côté, Die Welt croit savoir qu’Ali Khamenei avait un plan « pour conserver le pouvoir après sa mort ». Le quotidien allemand précise « qu’il avait prévu sa succession par le biais d’une organisation du pouvoir complexe : en attendant l’élection d’un successeur par le Conseil suprême, explique le quotidien allemand, un organe tripartite, assumera les fonctions du défunt Guide. Organe composé du président, du chef du pouvoir judiciaire et d’un membre du Conseil des gardiens de la révolution, confirmé par l’assemblée des experts. De fait, analyse die Welt, cela représente un compromis entre les différentes factions de l’élite dirigeante. »

    Inquiétude et confusion

    Comment la population iranienne va-t-elle réagir ? Question posée par El País. Le quotidien espagnol essaie de savoir ce qui se passe sur place, en Iran. « À Téhéran, l’inquiétude et la confusion règnent, raconte un habitant de la capitale. Les principaux axes routiers menant hors de Téhéran sont embouteillés par des gens qui tentent de fuir en voiture. De nombreux citoyens font la queue pour acheter de la nourriture et du carburant, ajoute El País, ils se préparent à affronter plusieurs jours d’attaques. »

    Une autre habitante de Téhéran, dénonce, elle, « l’absence d’alertes officielles (…) Aucune alarme n’a été déclenchée alors qu’ils ont attaqué en plein jour. Ce régime a dépensé des milliards d’argent public pour son programme militaire et balistique, mais tout ce qu’il sait faire, c’est réprimer et tuer des manifestants. »

    Incertitudes

    La presse israélienne s’interroge, elle, sur les conséquences de cette nouvelle guerre pour l'État hébreu. Le quotidien d’opposition Haaretz estime qu’Israël « ne peut pas se permettre une longue guerre contre l’Iran » mais remarque que « le fait que les États-Unis soient pleinement associés à cette opération renforce la puissance d’Israël et lui confère un avantage stratégique majeur ».

    Toutefois, face à la contre-attaque iranienne, le quotidien israélien ne cache pas son inquiétude, estimant « que nul ne peut prédire le coût de l’opération ». Haaretz se demande : « Combien de missiles parviendront à percer les défenses ? Combien de civils seront tués et combien de familles seront à nouveau sans abri ? »

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  • À la Une: Israël et les États-Unis lancent des frappes sur l'Iran
    2026/02/28

    « Israël et les États-Unis lancent des frappes contre l’Iran », a annoncé le New York Times. « De fortes explosions sont entendues à Téhéran. Et les sirènes d’alerte aériennes ont retenti dans tout Israël. Cette attaque, ajoute le quotidien américain, fait suite à des mois de tensions régionales croissantes sur fond de menaces d’attaques proférées par le président américain.

    « Les responsables américains affirment s'attendre à ce que cette attaque soit beaucoup plus étendue que les frappes de juin dernier contre les installations nucléaires iraniennes », ajoute le New York Times, selon lequel « le gouvernement israélien a suspendu les vols civils à destination et en provenance du pays à la suite de cette attaque contre l'Iran ». Le Washington Post parle de son côté « d’une opération conjointe qui risque de dégénérer en un conflit plus large dans l’une des régions les plus sensibles du monde ».

    Escalade attendue

    Autre région sous tension dans le monde : l’Afghanistan et le Pakistan, désormais en guerre. « Le Pakistan déclare l’état de guerre ouverte après avoir bombardé d’importantes villes afghanes, dont la capitale Kaboul », explique le Guardian. Le journal britannique rappelle le contexte : « Les tensions entre le Pakistan et l’Afghanistan sont vives depuis des mois (…) Le Pakistan accuse le gouvernement taliban afghan d’abriter des groupes islamistes qui mènent des attaques transfrontalières. Il l’accuse aussi de s’allier à l’Inde, rival régional et ennemi de longue date. » Pour le quotidien français le Monde, « il s’agit là d’une escalade attendue, aux conséquences imprévisibles ».

    À Madrid, El País estime que « cette escalade marque l’apogée de plusieurs mois de détérioration rapide des relations bilatérales, et constitue l’épisode le plus grave depuis le retour au pouvoir des talibans en août 2021 ». Effectivement, renchérit Le Monde, « l’Afghanistan et le Pakistan ont longtemps été proches, mais leurs relations se sont considérablement dégradées depuis août 2021. Islamabad accuse l’Afghanistan d’offrir un refuge aux talibans pakistanais, responsables de nombreux attentats sur le sol pakistanais. »

    À lire aussi[En direct] Visé par des frappes israélo-américaines, l’Iran riposte en visant les pays du Moyen-Orient

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  • À la Une: le témoignage d’Hillary Clinton devant une commission d’enquête sur l'affaire Epstein
    2026/02/27

    La Commission chargée d’enquêter sur l’affaire Epstein, par laquelle Hillary Clinton a été interrogée, est une commission à « majorité républicaine », précise le Wall Street Journal. L’ancienne première dame et secrétaire d’État était donc en terrain hostile, alors qu’on lui demandait de dire ce qu’elle savait sur les liens entre son mari, l’ex-président Bill Clinton, et le pédo-criminel américain.

    La réponse d’Hillary Clinton a été claire : « Elle a déclaré à plusieurs reprises qu’elle n’avait aucune connaissance des agissements condamnables de Jeffrey Epstein », explique le Wall Street Journal, mais cela n’a semble-t-il pas suffi au président du comité de surveillance, le représentant républicain James Comer, selon lequel, « les républicains ne sont pas satisfaits de certaines réponses, et vont approfondir leurs questions avec Bill Clinton », qui doit être entendu ce vendredi.

    À Rome, la Repubblica se fait aussi l’écho de l’audition de l’ex-première dame et précise qu’elle n’a pas hésité à retourner l’accusation : « Si vous voulez connaître la vérité sur l’affaire Epstein, a-t-elle dit, interrogez Trump sous serment. Et peut-être aussi son ancien allié et ami, Elon Musk. » Pour la Repubblica, « contraindre les Clinton à témoigner était pour les républicains le moyen le plus simple de détourner l’attention de Trump, qui est en réalité bien plus cité et présent dans les documents publiés ».

    « Déshumanisation »

    Alors que l’Ukraine vient d’entamer sa cinquième année de guerre, le Kiev Post publie le témoignage d’un ancien prisonnier de guerre. Il s’appelle Oleksii, et il raconte ce qu’il a vécu : « Torture, simulacres d’exécution et deux ans sans voir la lumière du jour ». Il a été capturé le 8 juin 2024, « lorsque les forces russes ont pris d’assaut sa position dans la région de Kharkiv. À court de munitions, il n’a pas pu résister », explique le Kiev Post, qui l’a interrogé : « Ce qui a suivi, raconte l’ancien prisonnier, ce n’est pas seulement la détention, mais aussi un processus systématique de déshumanisation. On ne nous appelait pas par nos noms, ils ne parlaient pas de prisonniers ou de soldats, il y avait seulement des insultes. »

    Oleksii, raconte encore les simulacres d’exécution : « À deux reprises, dit-il, ils m’ont pointé un pistolet sur le front et ont appuyé sur la détente alors que le chargeur était vide. À chaque fois, on dit adieu à la vie, on croit que c’est vraiment la fin. » Mais l’ancien prisonnier a réussi à survivre : il a certes « perdu 15 kilos lors de sa captivité », mais il s’est accroché, raconte-t-il, « en pensant à son bébé, une petite fille qui venait de naître ».

    Situation critique

    Au Royaume-Uni, la question des médecins étrangers revient à la Une de l’actualité. « La baisse du nombre de travailleurs étrangers est une véritable catastrophe pour les hôpitaux et les maisons de retraite », titre le Guardian, qui cite les « experts ». Explications du quotidien britannique : « Les métiers du soin sont particulièrement touchés par le virage à droite du Royaume-Uni en matière d’immigration. C’est ce que montre une analyse du ministère de l’Intérieur. » Ces données « révèlent que le nombre d’infirmières étrangères autorisées à entrer au Royaume-Uni a chuté de 93 % en trois ans ».

    La situation est critique, les experts cités par le quotidien britannique parlent même de « catastrophe imminente ». Pour l’association caritative Work Rights Centre, « l’impact du virage à droite du Royaume-Uni sur les migrations ne fera qu’aggraver la pénurie de compétences, l’inflation, les hausses d’impôts et les difficultés à répondre aux besoins d’une population vieillissante ».

    « Les ministres doivent se réveiller, estime la directrice des soins infirmiers du Royal College of Nursing : "s’ils continuent à pousser dehors le personnel infirmier étranger et de rendre le Royaume-Uni peu attractif, tout en ne faisant quasiment rien pour investir et développer la main-d'œuvre nationale, leurs réformes seront vouées à l’échec." » Pour autant, le gouvernement britannique ne semble pas décidé à revoir sa position : le ministère de l’Intérieur l’assure : « Nous n’avons aucun regret d’avoir maîtrisé l’immigration ».

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  • À la Une: la guerre sans fin contre le narcotrafic au Mexique
    2026/02/26
    « Qui sera le prochain chef du cartel de Jalisco ? » : question posée par le Times à Londres. « Le Cartel de Jalisco Nouvelle Génération, qui se fait appeler "La Compagnie", figure parmi les organisations criminelles les plus puissantes au monde. Véritable empire du trafic de drogue et de l’extorsion, ce cartel dispose d’un patrimoine estimé à 50 milliards de dollars et d’une armée privée. Et, depuis dimanche dernier, il n’a plus de chef, pointe le quotidien britannique. L’élimination par les forces de sécurité mexicaines, lors d’une opération conjointe avec les services de renseignement américains, de l’homme le plus recherché du pays, Nemesio Oseguera Cervantes, dit El Mencho, a été saluée à Mexico et à Washington comme une victoire importante dans la lutte contre le crime organisé. » Seulement voilà… Qui va lui succéder, s’interroge le Times. « L’assassinat d’El Mencho a créé un vide et fait craindre un bain de sang ». Et maintenant ? Déjà, relève Le Monde à Paris, « la mort d’El Mencho a provoqué une flambée de violence inouïe à travers une grande partie du pays. En réaction à cette élimination, des blocages et des exactions ont eu lieu dans huit États fédérés. Des fusillades ont fait des dizaines de morts, tant du côté des forces fédérales que des criminels, tandis que Guadalajara, la deuxième ville du pays, s’est soudainement transformée en ville fantôme pendant plusieurs heures ». Et maintenant que va-t-il se passer ? « L’histoire récente, rappelle Le Monde, montre que l’élimination d’un baron ne met pas fin à la violence. Depuis le début de la "guerre contre la drogue" au Mexique, en 2006, plusieurs leaders ont été neutralisés ». Mais leurs organisations continuent « de fonctionner et de générer une violence plus ou moins diffuse. (…) Autrement dit, la "décapitation" des groupes criminels n’a pas abouti à la pacification promise ni à un ralentissement substantiel du narcotrafic. L’élimination d’El Mencho porte indubitablement un coup dur aux réseaux de commandement de son cartel, mais, prévient Le Monde, cette victoire tactique risque d’être sans lendemain si elle ne s’accompagne pas d’une intensification de la lutte contre les réseaux financiers, logistiques et de collusion institutionnelle. La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum a commencé à s’y atteler, mais d’énormes progrès restent à accomplir ». À quand un vrai État de droit ? En fait, soupire El Pais à Madrid, « poursuivre, arrêter ou (même) exécuter les barons de la drogue restera vain tant que le Mexique sera privé d’un véritable État de droit ». Et le quotidien espagnol de dénoncer les réformes judiciaires menées par Carla Sheinbaum et son prédécesseur Manuel Andres Lopez Obrador qui ont finalement abouti à la paralysie des juridictions censées « lutter contre la corruption endémique dans le pays ou contrôler les transactions financières des différents groupes criminels et des politiciens qui les protègent. (…) Il faut instaurer un véritable État de droit, martèle El Pais, avec des juges capables de poursuivre et de condamner en toute transparence tous les maillons qui soutiennent et alimentent les réseaux criminels ». Et au-delà des politiques internes, souligne El Espectador, en Colombie, « le Mexique démontre aujourd’hui combien il est difficile de lutter contre le trafic de drogue sans une politique internationale en la matière ». Et le Mondial ? Enfin cette interrogation : quid de la Coupe du monde de football, dont le Mexique doit accueillir 13 rencontres, dans moins de trois mois ? « La situation commence à soulever des inquiétudes quant à la sécurité de la compétition », relève Libération à Paris. La Fifa et les autorités mexicaines se veulent rassurantes. Les autorités mexicaines qui « comptent sur un large attirail sécuritaire pour assurer l’encadrement des matchs, entre drones, utilisation de l’intelligence artificielle, caméras de surveillance et voitures blindées (…). Une sécurité qui devra également être assurée aux États-Unis et au Canada, les deux autres pays hôtes du tournoi, pointe encore Libération. Car la situation au Mexique n’est pas la seule raison qui interroge sur le déroulement de la Coupe du monde, alors que les appels au boycott se multiplient aux États-Unis, en contestation de la politique de Donald Trump et des récentes opérations de sa police fédérale de l’immigration ».
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  • À la Une : les États-Unis vont-ils attaquer l’Iran?
    2026/02/25
    Les prochaines heures seront « décisives », s’exclame le Süddeutsche Zeitung à Munich : « Les États-Unis parviendront-ils à un accord avec l’Iran dans le différend concernant son programme nucléaire ? Ou bien Donald Trump ordonnera-t-il une attaque ? (…) Demain jeudi, précise le quotidien allemand, Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, et Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain, se rencontreront pour la troisième fois à Genève. Les discussions porteront sur la possibilité d’éviter une guerre. La question est de savoir si la partie iranienne présentera une proposition suffisamment conciliante pour que le président Trump s’abstienne de toute frappe militaire, du moins provisoirement. Parmi les questions en suspens, il y a le programme nucléaire iranien, mais aussi les missiles balistiques du régime et son soutien à des milices comme le Hezbollah libanais. » Signes avant-coureurs En effet, tout pourrait se jouer demain jeudi, relève L’Orient-Le Jour à Beyrouth. « Dans l’éventualité où ses émissaires reviendraient bredouilles des dernières négociations avec les Iraniens, Donald Trump pourrait lancer une opération limitée pour tenter d’obtenir plus de concessions, sur le nucléaire ou au-delà. Pression ou préparation, les rumeurs se multiplient en tout cas sur la possibilité d’une frappe imminente, affirme le quotidien libanais. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réuni lundi un Conseil de sécurité, indiquant que son pays traversait des temps “complexes et très difficiles“, tandis que les médias locaux faisaient état des préparatifs du système de santé national pour faire face à une guerre prolongée. Washington évacuait le même jour le personnel non essentiel de son ambassade à Beyrouth. » L’armada américaine Ce qui est sûr, c’est que les États-Unis ont considérablement renforcé leur présence militaire dans la région. Le Washington Post a fait les comptes : « Plus de 150 avions, avions de combat, avavionsargos et avions ravitailleurs, ont été déployés vers des bases en Europe et au Moyen-Orient depuis la semaine dernière, depuis la fin du deuxième cycle de négociations nucléaires entre les États-Unis et l’Iran, sans avancée significative. (…) Des dizaines d’autres appareils, note encore le Washington Post, sont stationnés sur le porte-avions Abraham Lincoln, positionné au large des côtes omanaises depuis début février, et sur le porte-avions Gerald Ford, qui croise actuellement au large de la Crète. Les deux navires sont accompagnés de destroyers lance-missiles qui transportent des dizaines de Tomahawks, les missiles que les forces américaines ont utilisé en juin dernier pour frapper des cibles nucléaires iraniennes. » Menaces et interrogations Alors, « l’ombre de la guerre pèse de nouveau sur le Moyen-Orient et, une nouvelle fois, les États-Unis en sont la cause », pointe Le Monde à Paris. « Donald Trump, qui avait fait irruption en politique il y a plus de dix ans, en partie en dénonçant l’aventurisme guerrier des administrations précédentes dans cette région, menace ouvertement l’Iran de frappes d’une ampleur bien supérieure à celle de la guerre de juin dernier, déclenchée par Israël et à laquelle Washington s’était joint. Le précédent vénézuélien a montré que la concentration actuelle de forces militaires américaines à la périphérie du Golfe, même sans moyens terrestres, doit être prise au sérieux. Elle vise un régime définitivement discrédité par son choix de noyer dans le sang, en janvier, la vague de colère qui a saisi les Iraniens face à l’effondrement de leur économie. » Toutefois, relève Le Monde, « les menaces américaines soulèvent de graves questions. Donald Trump évoque une guerre dont les objectifs restent pour l’instant indéfinis. S’agit-il de renforcer sa position en vue de nouvelles négociations, de détruire un programme nucléaire dont il assurait pourtant en juin qu’il avait été anéanti ? La cible est-elle le programme balistique développé par Téhéran, qui constitue une menace réelle pour l’ensemble des voisins de la République islamique ? Envisage-t-il un changement de régime (…) ? » Et il y a d’autres interrogations, souligne encore Le Monde : « Trump envisage une opération militaire d’une importance considérable, sans le moindre vote du Congrès, qui dispose seul du pouvoir de déclarer la guerre. De même, une telle attaque dépourvue d’un blanc-seing des Nations unies serait évidemment illégale du point de vue du droit international, aucune légitime défense ne pouvant être avancée par Washington pour la justifier. »
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  • À la Une: une guerre sans fin en Ukraine
    2026/02/23
    Aux dires de Poutine, elle devait durer quatre jours… Demain, la guerre en Ukraine entrera dans sa cinquième année… « 1460 jours, soupire Le Soir à Bruxelles. Quasiment autant que la Première Guerre mondiale, déjà davantage que celle entre l’Allemagne nazie et l’URSS. Bientôt, au rythme actuel du massacre, deux millions de victimes, morts, estropiés à vie ou disparus, dans les deux camps. (…) Les chiffres sont effarants. La douleur, indicible. Tout cela pour des gains territoriaux quasi nuls, depuis que l’offensive russe arrivée aux portes de Kiev a été repoussée. Un Verdun des temps modernes. » Et, constate encore le quotidien belge, « la tragédie, pour l’Ukraine, pour l’Europe, mais aussi pour les Russes, c’est que nulle lumière n’apparaît au bout du tunnel. Sans capitulation de l’agressé, ni victoire décisive de l’agresseur. » L’impossible négociation « Il n’y aura pas d’accord. Il est impossible de pardonner à la Russie. Nous ne cesserons pas le combat. C’est impossible. » Ces propos d’un père ukrainien qui a perdu son fils sur le front en 2024, propos recueillis par la correspondante d’El Pais à Kiev, illustrent bien toute la détermination d’un peuple. « Seuls un peu plus de 17% des Ukrainiens pensent que la guerre prendra fin cette année, selon un sondage du Centre d’analyse Razumkov et du Forum de sécurité de Kiev. Et encore moins ce printemps, comme l’affirme le président américain Donald Trump. Ce n’est pas qu’ils ne souhaitent pas la fin du conflit, pointe le quotidien espagnol : ils sont épuisés et démoralisés, tant sur le front qu’à l’arrière. Mais ils hésitent à accepter une paix qu’ils jugent fragile et invraisemblable. Le même sondage révèle que trois Ukrainiens sur quatre sont convaincus que si leur gouvernement signe un accord, la Russie le violera et attaquera de nouveau dès qu’elle le jugera opportun. » En fait, rebondit La Repubblica à Rome, « aujourd’hui, Poutine n’a ni la force de gagner, ni la volonté d’arrêter. Le risque auquel nous sommes désormais confrontés est celui d’une guerre sans fin, d’une épreuve d’endurance sans issue, d’une succession de négociations qui ne sont utiles que parce qu’elles ont lieu. Face à ce risque, l’Europe doit se préparer à soutenir la résistance ukrainienne à l’invasion aussi longtemps que nécessaire. » Course de lenteur Justement, l’Europe, tout comme les États-Unis, est « tentée de jouer la montre… » C’est du moins ce qu’estime Le Monde à Paris. « Plutôt que de précipiter la signature d’un cessez-le-feu, qui les obligerait à déployer des troupes au sol, ils continuent de miser sur une guerre d’usure, qui laisse les Ukrainiens en première ligne face aux Russes. (…) Après une nouvelle année de ballet diplomatique et alors que les soutiens de Kiev doivent encore se réunir, demain mardi à Paris, une course de lenteur, nourrie d’ambiguïté stratégique, se joue en réalité entre les deux ennemis et leurs alliés, avec des scénarios de règlement du conflit très indécis. “Les deux camps sont en train de brûler, mais la question est de savoir lequel brûle le plus vite“, résume un diplomate cité par Le Monde. Pour Moscou, la guerre en Ukraine, malgré sa brutalité, s’apparente à un poison lent capable de miner les démocraties occidentales acculées à des dépenses de défense colossales. Côté européen, le pari d’une déstabilisation du pouvoir russe, sous le poids des sanctions économiques et des difficultés de recrutement de combattants, ce pari existe toujours. » Le paradoxe russe Enfin pour la chercheuse Anna Colin Lebedev, interrogée par Libération, la Russie de Poutine est dans une forme de fuite en avant… « La Russie n’est absolument pas engagée dans un processus de négociation, affirme-t-elle, elle n’a jamais bougé de ses positions ou fait le moindre pas vers des concessions. Les lignes rouges restent les mêmes. L’État russe ne semble pas désireux aujourd’hui de mettre fin à cette guerre autrement que si la victoire lui était offerte. » En fait, précise Anna Colin Lebedev, « la Russie est confrontée à une situation très paradoxale. D’un côté, le coût de la guerre est immense, (…) l’économie russe est en rade, le déficit budgétaire augmente, il devient difficile d’augmenter les capacités de production d’armes. Mais dans le même temps, la paix deviendrait aussi très coûteuse pour le pouvoir. Mettre fin à la guerre reviendrait à démobiliser les combattants qui sont sur le front. Or, pointe la chercheuse, l’État russe ne souhaite pas leur retour, il ne veut pas que les récits qu’ils rapporteront se diffusent largement dans la société russe. En outre, (…) la loyauté des milieux d’affaires est aujourd’hui en grande partie garantie par l’économie de guerre. À cause des...
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  • À la Une: le revers de la Cour Suprême infligé à Donald Trump
    2026/02/21

    Son image, photo ou vidéo, est en Une de la plupart des grands journaux internationaux : Donald Trump mécontent, gesticulant, derrière un pupitre, « confronté aux limites de son pouvoir », titre Le Monde. « Le président américain voit un pan majeur de son action rejeté par la plus haute instance des États-Unis, remarque le quotidien français, au moment même où il fait face à une contestation grandissante sur son traitement de l’affaire Epstein et sur sa politique migratoire ».

    Les juges de la Cour suprême se sont donc prononcés vendredi contre les droits de douane de Donald Trump. Le Washington Post analyse cette décision : « La Cour ne se prononce pas sur le bien-fondé des droits de douane. Elle reconnaît toutefois qu’il s’agit d’une taxe importante et que la perception des recettes fiscales relève du pouvoir du Congrès ». Sur la forme, le New York Times remarque que « le président Trump a affiché un mépris manifeste pour la Cour suprême, qualifiant les juges qui ont voté contre ses droits de douane, de "fous et de toutous" ». Il est vrai que le président américain n’a pas l’habitude qu’on lui résiste et qu’il vient de subir ce que Le Monde qualifie de « grande gifle ».

    Taxe de 10%

    Ceci étant, Donald Trump a aussitôt répliqué en annonçant un nouveau droit de douane de 10%. « Trump impose une taxe douanière mondiale de 10% » titre le journal espagnol El Païs, alors qu’à Tokyo, le Japan Times précise que « le président s’est engagé à utiliser différents outils pour contourner la décision de la Cour suprême, et préserver les taxes à l’importation qu’il considère comme essentielles à sa politique économique et étrangère. »

    Quels sont ces « outils » que Donald Trump a l’intention d’utiliser ? Le New York Times nous dit qu’il s’agit « d’une loi commerciale de 1974, connue sous le nom d'article 122, qu’aucun président n’a jamais invoquée. » Le Figaro précise que « cette loi permet, sur une période de 150 jours, d’imposer jusqu’à 15% de surtaxes douanières à tout pays avec lequel les États-Unis affichent un déficit "important et sérieux". » Pour Le Figaro, ce n’est toutefois pas la fin de l’histoire « comme le démontrent les alternatives invoquées par le président Trump, estime le journal, la décision de la Cour suprême ne met pas un terme à l’incertitude qui pénalise le commerce mondial ».

    Interrogations et perspectives

    L’incertitude étant plus que jamais à l’ordre du jour, tout le monde sort sa calculette pour tenter d’y voir plus clair. À Buenos Aires, La Nacion est plutôt optimiste et estime que « grâce à l’accord signé avec les États-Unis, l’Argentine sera exemptée du nouveau droit de douane mondial de 10% décrété hier par Donald ». Le Times, de son côté, juge que Donald Trump aura moins de latitude avec la loi de 1974 qu’il compte invoquer : le quotidien britannique, souligne que ni « le taux de 145 % qu’il appliquait jusqu’alors aux produits chinois », « ni celui de 25 % aux produits canadiens », « n’est applicable avec la loi de 1974 sur le commerce ».

    Le Guardian cherche à évaluer les conséquences de la taxe de 10% annoncée par Trump, expliquant que « le gouvernement britannique s’attend à ce que sa position commerciale privilégiée soit maintenue », l’Union européenne déclarant, de son côté, « qu’elle analyse la décision de Donald Trump, tout en poursuivant ses efforts pour réduire les droits de douane imposés par les États-Unis sur les exportations européennes ». À Hong Kong, le South China Morning Post juge, lui, que la décision de la Cour suprême « prive la Maison-Blanche d’un outil puissant de pression sur Pékin, ce qui risque d’affaiblir la position de négociation de Washington ». Autant dire que les commentaires vont bon train et ce n’est sans doute pas fini…

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