エピソード

  • À la Une: la visite du président chinois Xi Jinping à Washington
    2026/09/25
    La visite de Xi Jinping à Washington fait la Une de la presse américaine. « À la Maison-Blanche, le dictateur chinois est le bienvenu. Les médias américains beaucoup moins », titre ironiquement le New York Times, qui explique : « L’affrontement autour de l’interdiction partielle des médias décrétée par le président Trump s’est déroulé alors qu’il accueillait le président Xi Jinping, dont le gouvernement est considéré comme l’un des plus répressifs du monde. » « Pour Trump et Xi, une journée de cérémonie et de priorités concurrentes », titre de son côté le Washington Post, selon lequel « dans un climat de faste et de symbolisme (…), les deux dirigeants ont tenté de projeter une image de concorde malgré de profondes divergences ». Guère plus enthousiaste, le Wall Street Journal estime que « l’accueil fastueux » et notamment « le dîner d’État » ne changent rien sur le fond : « Une journée de gestes symboliques n’apporte que peu de réponses concrètes », estime le quotidien américain. À lire aussiSommet Donald Trump-Xi Jinping: beaucoup d'apparence, peu de substance Discours officiel La visite de Xi Jinping à Washington est également à la Une de la presse chinoise. Le China Daily rapporte ainsi que « Xi Jinping a déclaré que des points de vue communs avaient été atteints sur de nombreuses questions lors de sa visite, donnant ainsi une nouvelle dimension à la relation sino-américaine constructive de stabilité stratégique… » Pas question pour la presse chinoise de s’écarter du discours officiel : « Rappelant qu’en mai dernier, messieurs Xi et Trump s’étaient engagés à construire une relation sino-américaine constructive et stratégique, explique de son côté le Global Times, M. Xi a affirmé que cette nouvelle vision reflète la réalité des relations bilatérales, incarne les aspirations pour l’avenir et constitue une étape importante vers une entente harmonieuse. » Un peu plus éloigné de la ligne officielle, le South China Morning Post estime, lui, que Xi et Trump « ont minimisé leur rivalité actuelle lors d’un dîner ». Le président chinois, ajoute le quotidien de langue anglaise basé à Hong Kong, « a déclaré que les deux pays, enlisés dans une longue guerre commerciale, étaient parvenus à un "nouvel accord commercial conjoint" ». À lire aussiÀ Washington, Xi Jinping prône la «coexistence pacifique» avec les États-Unis Un pape très attendu La visite du pape en France est saluée par une presse française enthousiaste… Un mot revient de nombreuses fois dans les titres de la presse française ce matin… « Historique »… « Léon XIV, une visite historique en France », titre Le Figaro. « Le successeur de François, qui voit notre pays comme une priorité pour l’Église, est très attendu », explique le quotidien conservateur : « Un million de personnes se sont inscrites à Paris, Lourdes et Metz pour l’accueillir et l’écouter. » « Bienvenue ! » s’exclame La Croix, le journal catholique estime que « Léon XIV entame une visite apostolique de quatre jours en France, qui s’annonce historique »… Le Parisien, de son côté, n’hésite pas à titrer : « Origines, discours en français, diplomatie : Léon XIV, une vie entière "infusée par la France" ». Le Parisien explique ainsi que « le pape a pris des cours de français, cet été, à Castel Gandolfo, la demeure située à une heure de route du Vatican, où les papes prennent leurs congés ». « La venue de Léon XIV aura des airs de retour au bercail », estime encore Le Parisien, « Suzanne, sa grand-mère maternelle, est née en Normandie en 1894 (…) et si l’on tire le fil généalogique un peu plus loin, cinq générations au-dessus de lui, on trouve un vigneron de Cuqueron, dans le Béarn (dans le sud-ouest de la France) ! » Enfin, Libération salue « un Américain idéaliste qui croit aux vertus de la diplomatie et du dialogue multilatéral ». « Catholique ou pas, ajoute le quotidien de gauche, on peut prendre un instant pour écouter ce qu’il a à dire. » À lire aussiLe programme complet de la visite du pape Léon XIV en France
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: enthousiasme pour la visite du pape Léon XIV en France
    2026/09/26
    La photo du pape est en Une du Figaro, souriant et saluant la foule depuis sa « papamobile » avec ce titre : « La liesse et la ferveur ». « La foule massée dans les rues de Paris et les 80 000 jeunes présents à la veillée de prière au stade de France ont réservé un accueil mémorable au pape », écrit Le Figaro. Autre photo en Une du Parisien : Léon XIV devant la cathédrale Notre-Dame, là encore il salue la foule. Le journal titre « Léon le Parisien ». « Dans les rues de la capitale, à Notre-Dame… au Stade de France, explique le quotidien, plusieurs centaines de milliers de personnes, venues du coin de la rue ou du bout du monde, ont acclamé le souverain pontife, avant la messe géante prévue ce samedi à la Concorde. » La Croix, de son côté, analyse les déclarations du pape. « D’aucuns le jugeaient prudent, on le découvre direct, remarque le quotidien catholique. Dès sa première étape, à l'Élysée, il a mis sur la table non pas un, deux, trois, mais tous les sujets politiques sensibles. Fin de vie, laïcité, arme atomique, enseignement catholique, diversité religieuse, racines chrétiennes, procréation médicalement assistée. » « Ces positions, ajoute La Croix, il les martèle partout, à temps et à contretemps. » Dans l'œil du cyclone La polémique est toujours aussi forte autour de Thélyson Orélien, du nom de cet auteur canado-haïtien, accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour écrire son livre C’était ça ou mourir, phénomène de la rentrée littéraire en France. Accusations que l’auteur rejette, soutenu par des écrivains de renom comme Yasmina Khadra ou Virginie Despentes, qui ne doutent pas de l’authenticité de ce livre consacré à l’exil. Cela n’a pas empêché l’académie Goncourt de retirer, hier, Thélyson Orélien de la liste de son prestigieux prix après, il est vrai, des accusations de plagiat datant d’il y a plus de dix ans et qui ne sont guère contestables. Le débat autour de l’auteur canado-haïtien reste vif, donc... À Montréal, le journal Le Devoir a interrogé une podcasteuse, Léa Bory, qui (nous dit-on) « travaille depuis dix ans dans l’analyse des réseaux sociaux » et qui affirme avoir tout de suite su que l’intelligence artificielle avait été utilisée pour écrire le livre. Elle cite notamment « le rythme ternaire », « les répétitions de tournures de phrases », « l’usage constant de la comparaison ». Mais dans le même journal, Le Devoir, certains chroniqueurs prennent la défense de Thélyson Orélien. C’est le cas d’Emilie Nicolas, qui déclare : « J’espère que Thélyson Orélien prend soin de lui (…) j’espère qu’il sait qu’il est un paratonnerre pour les foudres de l’époque. Un canevas sur lequel tout un chacun projette ses craintes comme ses espoirs, ses colères et ses angoisses… » Des mains qui parlent C'est une manière originale d’analyser la rencontre de Donald Trump et Xi Jinping à Washington… C’est le South China Morning Post qui s’est lancé dans une analyse « du langage corporel des présidents américain et chinois, avec leurs épouses ». Le quotidien de langue anglaise basé à Hong Kong note tout d’abord que, lors de leur visite au Musée des archives nationales, « le couple chinois se tenait la main en montant les marches », le président chinois et son épouse « marchant côte à côte, parfaitement synchronisés », remarque Patti Wood, « experte en langage corporel », citée par le journal. Cette même experte ajoute « que cela témoigne de la qualité de leur relation. Dans cette culture, dit-elle, se tenir la main n’est pas toujours chose courante, c’est donc magnifique, particulièrement beau ». À l’inverse, Patti Wood souligne que le président américain et son épouse « étaient plus éloignés l’un de l’autre », comme s’ils étaient « déphasés ». « Leur démarche, explique l’experte, est désynchronisée et leurs postures semblent rigides au lieu d’être fluides. » Un « décalage » signe de « tension » selon elle. Toutefois, souligne le South China Morning Post, lorsque les deux couples sont sortis du Musée des archives nationales, les Trump ont également commencé à se tenir la main. Rien d'exceptionnel finalement… À écouter aussiSommet Donald Trump-Xi Jinping : beaucoup d'apparence, peu de substance
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: quand trouver un logement devient un parcours du combattant
    2026/09/28
    Paris, Bruxelles, Berlin et aussi Madrid… Dans les grandes capitales européennes, c’est le même constat, les prix de l’immobilier flambent et il devient de plus en plus difficile de trouver un logement abordable. Qu’il soit à louer ou à acheter. Et la spéculation va bon train… « L’expulsion de Maricarmen Abascal, 87 ans, mercredi dernier, n’en finit pas d’agiter l’Espagne, relève Libération à Paris. Les images de cette femme handicapée, extraite, sur une civière, de l’appartement où elle vivait depuis 1955, dans le centre de Madrid, en exécution d’une décision de justice, ont eu un énorme impact dans l’opinion publique. La vieille dame a donné un visage à un fléau dont souffrent de nombreuses villes : les ravages de la spéculation immobilière qui cherche à transformer des quartiers jadis populaires en secteurs huppés. La mobilisation pour garantir une protection légale aux locataires vulnérables a pris un tour spectaculaire samedi. » Un décret « Maricarmen » ? En effet, précise El Pais à Madrid, « la colère qui monte en Espagne depuis des années face à la crise du logement, notamment chez les jeunes, a déferlé sur Madrid. Des milliers d’entre eux, témoins de l’expulsion de cette octogénaire par une société d’investissement la semaine dernière, ont défilé dans les rues du centre-ville, et beaucoup ont ensuite installé leurs tentes à la Puerta del Sol. Les protestataires demandent au président Pedro Sánchez et à ses partenaires de mettre de côté leurs divergences et d’approuver demain mardi au Congrès ce qu’ils appellent déjà le “décret Maricarmen“, avec enfin, des réformes. » Mais il ne faut pas s’attendre à des miracles, prévient El Pais : « l’effet Maricarmen semble nous avoir tous incités à agir. C’est comme si l’effet papillon avait instantanément déclenché un ouragan. La bonne nouvelle, c’est qu’il nous a sortis des mesquines querelles partisanes. Il est impossible de rester insensible à cette tragédie humaine. La mauvaise nouvelle, tempère le quotidien espagnol, c’est que cette indignation pourrait se traduire par une rhétorique démagogique qui ignore la complexité du problème et finit par confondre l’urgence de trouver des solutions rapides aux expulsions et aux problèmes immédiats des zones à forte tension avec les exigences de la création d’un cadre réglementaire durable et efficace. » Bref, une éventuelle réforme du logement prendra du temps, beaucoup de temps… D’autant que les différents partis politiques espagnols ne sont pas vraiment sur la même longueur d’ondes en la matière. Le quotidien espagnol El Mundo, d’inspiration libérale, dénonce ce qu’il appelle « la supercherie narrative de Maricarmen, recréée par la ploutocratie Sánchez, une supercherie qui démontre, poursuit-il, l’importance du contrôle des médias par la gauche. » « Des parents qui pleurent… » Le problème du logement est donc récurrent en Europe… et notamment en France. « Le cauchemar des Français à la recherche d’un logement à louer », titre Le Figaro. « Sur le marché locatif, où le manque d’offres est déjà criant tout au long de l’année, les demandes affluent en cette rentrée, constate le journal, avec les étudiants et les jeunes actifs qui cherchent à s’installer. “On voit des parents qui pleurent“. À Lille, comme dans d’autres villes étudiantes, le mois de septembre met les candidats à la location, et leurs parents, à rude épreuve. “Ils sont inquiets, parfois à bout de nerfs. Ils ne s’attendaient pas à ce que ça soit aussi difficile de trouver un logement pour leurs enfants“, s’alarme ce professionnel lillois. Un peu partout en France, le scénario se répète, martèle Le Figaro. “J’ai envoyé une soixantaine de candidatures à Paris… Pour seulement deux visites qui n’ont rien donné, déplore Antonin, étudiant en communication. Et je ne compte plus les storys sur Instagram d’amis qui disent chercher un appartement“. » Comment est-on arrivé là ? Réponse du Figaro : « la demande en location a explosé ces dernières années. Tout d’abord, le nombre d’étudiants atteint près de 3 millions aujourd’hui. C’est 500 000 de plus qu’il y a dix ans. Parallèlement, le phénomène de décohabitation - augmentation des divorces, ruptures de pacs, extension du célibat… - augmente chaque année mécaniquement le besoin en locations. L’allongement de la durée de vie y contribue aussi. Un cocktail explosif. »
    続きを読む 一部表示
    4 分
  • À la Une: que gagnerait le Canada à devenir «membre associé» de l’Union européenne?
    2026/09/17
    Question posée par Le Devoir à Montréal. En effet, pointe le quotidien canadien, « “membre associé“ de l’Union européenne : voilà le nouveau statut que l’Europe envisage pour le Canada. Cette proposition pour le moins inédite a été officiellement lancée hier par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant le Parlement européen, et en présence du Premier ministre Mark Carney. » Une proposition qui soulève bien des interrogations, pointe Le Devoir : « Que veut dire le statut de "membre associé" ? Un tel statut n’existe pas dans les traités de l’Union européenne », constate-t-il. On peut comprendre « alliance », « partenariat », estime un professeur de science politique interrogé par le journal. « La volonté, des deux côtés, précise-t-il, c’est d’aller plus loin que l’accord de libre-échange que nous avons actuellement. » Justement, s’interroge encore Le Devoir, « jusqu’où pourrait aller ce rapprochement ? Cela reste encore à définir, répond le journal. Dans son discours, la présidente de la Commission européenne a évoqué plusieurs secteurs qui pourraient faire l’objet d’accords : l’énergie, les minéraux critiques, les batteries, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Mark Carney avait d’ailleurs ciblé les mêmes secteurs au cours des derniers jours. » Et puis autre question : « Que répond Mark Carney à cette idée ? Depuis le Parlement européen, le Premier ministre n’a pas caché son enthousiasme, relève Le Devoir. Mais il n’a toutefois pas encore réagi publiquement à la proposition. Il doit justement prononcer un discours devant les députés européens ce jeudi. » « Le transatlantisme nouveau est arrivé ! » Dans la presse européenne, on est plutôt sceptique. L'Allemand Süddeutsche Zeitung ne mâche pas ses mots : « Il ne s’agit là que de vaines paroles. Le statut de “membre associé“ n’existe pas au sein de l’UE. Le gouvernement allemand avait proposé de créer un tel statut pour l’Ukraine, qui, elle, a la possibilité légale de devenir un jour membre à part entière de l’UE. Le Canada, lui, ne le peut pas. Alors, que veut dire exactement Ursula von der Leyen ? » « L’Europe tend la main au Canada : le transatlantisme nouveau est arrivé !, ironise Le Soir à Bruxelles. Le long discours de la présidente de la Commission, en forme de main tendue au Canada et à d’autres partenaires potentiels, souligne en creux l’implacable réalité de "l’état de l’Union" : son affaiblissement dans ce monde de brutes. (…) Va donc pour ce regroupement des forces avec le Canada du Premier ministre "anti-Trump" Mark Carney. (…) Reste que le Canada ne sera peut-être pas "carneysien" ad vitam aeternam, tempère le quotidien belge, que le pays est en queue de peloton au classement des dépenses de défense des pays de l’Otan, que l’accord de libre-échange Ceta n’a toujours pas rassuré tout le monde malgré l’explosion des échanges commerciaux et que, quand il sera question de se partager les terres rares, le chacun pour soi pourrait revenir au galop. » Le Figaro à Paris est dans l’expectative : « Ce statut de "membre associé" impliquerait-il l’alignement du pays sur l’acquis communautaire, comme on l’exige des neuf candidats à l’adhésion à l’UE ? Ou bien Bruxelles serait-elle prête au contraire à offrir au Canada le partenariat sur mesure qu’elle a refusé au Royaume-Uni après le Brexit ? Ce sont les États membres, et non la présidente de la Commission, qui devront se prononcer à l’unanimité sur un tel projet. » Folie ? Enfin, le Washington Post se gausse : « Le Canada, on le comprend, n’a aucun intérêt à devenir le 51e État des États-Unis, mais devenir le 28e membre honoraire de l’Union européenne, là ce serait une folie, affirme le quotidien américain. (…) La volonté de Mark Carney de s’allier à l’Europe témoigne de l’éloignement que Trump a instauré envers ses alliés traditionnels. Mais le temps arrange tout, estime le Post. Dans ce cas précis, le Canada et les États-Unis devraient procéder à un nouveau départ d’ici un peu plus de deux ans, avec l’élection d’un nouveau président en janvier 2029. »
    続きを読む 一部表示
    4 分