La photo du pape est en Une du Figaro, souriant et saluant la foule depuis sa « papamobile » avec ce titre : « La liesse et la ferveur ». « La foule massée dans les rues de Paris et les 80 000 jeunes présents à la veillée de prière au stade de France ont réservé un accueil mémorable au pape », écrit Le Figaro. Autre photo en Une du Parisien : Léon XIV devant la cathédrale Notre-Dame, là encore il salue la foule. Le journal titre « Léon le Parisien ». « Dans les rues de la capitale, à Notre-Dame… au Stade de France, explique le quotidien, plusieurs centaines de milliers de personnes, venues du coin de la rue ou du bout du monde, ont acclamé le souverain pontife, avant la messe géante prévue ce samedi à la Concorde. » La Croix, de son côté, analyse les déclarations du pape. « D’aucuns le jugeaient prudent, on le découvre direct, remarque le quotidien catholique. Dès sa première étape, à l'Élysée, il a mis sur la table non pas un, deux, trois, mais tous les sujets politiques sensibles. Fin de vie, laïcité, arme atomique, enseignement catholique, diversité religieuse, racines chrétiennes, procréation médicalement assistée. » « Ces positions, ajoute La Croix, il les martèle partout, à temps et à contretemps. » Dans l'œil du cyclone La polémique est toujours aussi forte autour de Thélyson Orélien, du nom de cet auteur canado-haïtien, accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour écrire son livre C’était ça ou mourir, phénomène de la rentrée littéraire en France. Accusations que l’auteur rejette, soutenu par des écrivains de renom comme Yasmina Khadra ou Virginie Despentes, qui ne doutent pas de l’authenticité de ce livre consacré à l’exil. Cela n’a pas empêché l’académie Goncourt de retirer, hier, Thélyson Orélien de la liste de son prestigieux prix après, il est vrai, des accusations de plagiat datant d’il y a plus de dix ans et qui ne sont guère contestables. Le débat autour de l’auteur canado-haïtien reste vif, donc... À Montréal, le journal Le Devoir a interrogé une podcasteuse, Léa Bory, qui (nous dit-on) « travaille depuis dix ans dans l’analyse des réseaux sociaux » et qui affirme avoir tout de suite su que l’intelligence artificielle avait été utilisée pour écrire le livre. Elle cite notamment « le rythme ternaire », « les répétitions de tournures de phrases », « l’usage constant de la comparaison ». Mais dans le même journal, Le Devoir, certains chroniqueurs prennent la défense de Thélyson Orélien. C’est le cas d’Emilie Nicolas, qui déclare : « J’espère que Thélyson Orélien prend soin de lui (…) j’espère qu’il sait qu’il est un paratonnerre pour les foudres de l’époque. Un canevas sur lequel tout un chacun projette ses craintes comme ses espoirs, ses colères et ses angoisses… » Des mains qui parlent C'est une manière originale d’analyser la rencontre de Donald Trump et Xi Jinping à Washington… C’est le South China Morning Post qui s’est lancé dans une analyse « du langage corporel des présidents américain et chinois, avec leurs épouses ». Le quotidien de langue anglaise basé à Hong Kong note tout d’abord que, lors de leur visite au Musée des archives nationales, « le couple chinois se tenait la main en montant les marches », le président chinois et son épouse « marchant côte à côte, parfaitement synchronisés », remarque Patti Wood, « experte en langage corporel », citée par le journal. Cette même experte ajoute « que cela témoigne de la qualité de leur relation. Dans cette culture, dit-elle, se tenir la main n’est pas toujours chose courante, c’est donc magnifique, particulièrement beau ». À l’inverse, Patti Wood souligne que le président américain et son épouse « étaient plus éloignés l’un de l’autre », comme s’ils étaient « déphasés ». « Leur démarche, explique l’experte, est désynchronisée et leurs postures semblent rigides au lieu d’être fluides. » Un « décalage » signe de « tension » selon elle. Toutefois, souligne le South China Morning Post, lorsque les deux couples sont sortis du Musée des archives nationales, les Trump ont également commencé à se tenir la main. Rien d'exceptionnel finalement… À écouter aussiSommet Donald Trump-Xi Jinping : beaucoup d'apparence, peu de substance
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