エピソード

  • À la Une: la réponse de l'Iran «totalement inacceptable» selon Donald Trump
    2026/05/11
    Le président américain ne cache pas sa colère face aux requêtes de Téhéran. Et s'il n’a pas précisé dans sa prise de parole sur son réseau Truth Social ce qu’il trouvait « inacceptable », « sa réaction indique clairement qu’il “rejette” la proposition iranienne », observe le New York Times. Un rejet qui prolonge le « blocage » entre les deux pays et qui « sème le doute quant à la possibilité que ce blocage soit levé de sitôt », même si Donald Trump manifeste « peu d’empressement » à reprendre les hostilités, « en particulier avant sa rencontre, prévue à Pékin cette semaine, avec le président chinois Xi Jinping, dont le pays entretient des liens étroits avec l’Iran », analyse le quotidien américain. Dans ce contexte, faut-il craindre une reprise des hostilités ? Sans doute pas dans l’immédiat, selon le journal britannique The Guardian. « Trump subit de fortes pressions pour maintenir le cessez-le-feu – et potentiellement conclure un accord de paix – avant une visite prévue cette semaine en Chine, laquelle fait pression pour la fin des hostilités et l’ouverture du détroit d’Ormuz », explique le quotidien. En effet, la guerre en Iran plane sur le sommet sino-américain, selon le Wall Street Journal, et Pékin a tout intérêt à voir la fin du conflit, car « les troubles au Moyen-Orient limitent l'approvisionnement pétrolier de la Chine et restreignent la capacité des pays à acheter des produits chinois », rapporte le journal. « Selon des analystes et des responsables américains, trouver une solution pourrait renforcer le statut de Xi Jinping en tant qu'homme d'État international intervenu au bord d'une possible escalade militaire. » À lire aussiMoyen-Orient: Trump juge «totalement inacceptable» la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre L'épidémie d'hantavirus continue de susciter l'inquiétude Alors qu'un passager américain du navire de croisière Hondius vient d'être testé positif, El Pais constate que cette affaire « surprend un monde qui débat encore de la manière de gérer la prochaine pandémie. Les négociations à l'Organisation mondiale de la santé, visant à finaliser le traité mondial contre les pandémies, ont été interrompues », sans finaliser un accord, pourtant essentiel, car il « définira comment les pays partageront des échantillons et bénéficieront d’un accès rapide aux vaccins », rappelle le quotidien espagnol. Pour Neil Vora, épidémiologiste interrogé par El Pais, cette coïncidence de calendrier n'est pas qu'un symbole. « Cette épidémie nous rappelle une fois de plus la menace que représentent les virus émergents pour l’humanité, et bien que le risque pour la population générale soit faible, cet épisode mérite une attention internationale très soutenue », déclare-t-il. Même son de cloche dans les pages du Monde, où Cyril Dion, écrivain et réalisateur français impliqué dans la lutte pour l'écologie, rappelle dans une tribune que « la soudaine notoriété du hantavirus constitue une nouvelle alerte qu’il serait bien imprudent d’ignorer. Et que malmener le monde sauvage comme nous le faisons menace de faire exploser le nombre d’épidémies de maladies infectieuses passées de l’animal à l’humain. » Dès lors, poursuit l'écrivain, « repenser notre relation au reste du vivant n’est pas une lubie d’amoureux des petits oiseaux, mais une nécessité vitale. Si nous ne voulons pas revivre le cauchemar de 2020, il est urgent de sauver un maximum d’espèces, de stopper la destruction des espaces sauvages et de mettre fin à l’élevage industriel. » À lire aussiHantavirus: les passagers du navire MV Hondius ont commencé à être évacués par avion À la Biennale de Venise, l'art peut-il être neutre ? Le rendez-vous majeur de l'art contemporain est au cœur du débat depuis son ouverture au public ce samedi. « Le retour de la Russie et la présence d’Israël ont provoqué une onde de protestations, note le journal suisse Heidi.News ce lundi matin, à commencer par l’irruption des Pussy Riot devant le pavillon russe. Une séquence qui a fait voler en éclats l’idée même de neutralité artistique revendiquée par la Biennale. » « Depuis la décision de rouvrir le pavillon russe, en mars, les tensions s’accumulent. Vingt-deux ministres européens de la Culture ont réclamé son retrait », rappelle le média. « Malgré la tempête, le président de la Fondation campe sur ses positions, déclarant que La Biennale sélectionne des œuvres, pas des passeports, relate Heidi.news, de quoi embarrasser la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui a toujours maintenu une position pro-Ukraine. » Pour le média suisse, « la polémique révèle surtout les ambiguïtés de la coalition gouvernementale italienne face à Moscou, entre calculs électoraux et alignement croissant sur les ...
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  • À la une: Cessez-le-feu entre Kiev et Moscou pour les célébrations du 9 mai en Russie
    2026/05/09

    « Dans un décret sans précédent, raconte le Kyiv Post, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a officiellement autorisé la Russie à organiser son défilé du Jour de la Victoire le 9 mai à Moscou, et a exclu la place Rouge des plans de frappe ukrainiens pour toute la durée de l'événement.»

    Un cessez-le-feu de trois jours, annoncé par Donald Trump, car les négociations se sont faites sous l'égide américaine. Mais pour le Novaya Gazeta, média d'opposition russe, c'est loin d'être une cause de réjouissance.« Pour une raison obscure, Trump débarque dans tout ça, alors qu'il semblerait que tout le monde ait déjà compris que s'il faut s'entendre sur quoi que ce soit avec quelqu'un, et régler un problème vraiment sérieux, il vaut mieux se tenir le plus loin possible de lui », déplore une chroniqueuse du journal, avant de rappeler que ces célébrations russes n'effacent pas la peur bien réelle des habitants du pays, malgré la trêve.

    L'humeur est plus optimiste dans les pages du Kyiv Post : « Pendant quatre ans, le 9 mai a été synonyme de terreur en Ukraine et de militarisme provocateur en Russie. Mais cela a changé aujourd'hui, se réjouit une éditorialiste du média ukrainien, le décret de Zelensky sur la place Rouge montre à quel point le symbolisme de la guerre a évolué : le spectacle militaire le plus sacré de Moscou ne dépend plus de la force du Kremlin, mais de la retenue ukrainienne et de la médiation américaine. »

    Donald Trump toujours aux prises avec la guerre en Iran

    Le président américain dit attendre une réponse de Téhéran à sa dernière proposition de paix, malgré des nouvelles frappes américaines sur des pétroliers iraniens. L'attitude une nouvelle fois contradictoire de Washington vis-à-vis de l'Iran ne se limite pas à Donald Trump, explique le Washington Post. « Depuis l'arrivée au pouvoir du régime islamique en Iran, l'Amérique est partagée. D'un côté, les États-Unis souhaitaient la résolution de certains problèmes, comme la libération des otages et le respect des limites nucléaires. De l'autre, ils veulent renverser le régime, et non simplement négocier. Cette tension entre ces deux attitudes imprègne la politique étrangère américaine depuis près d'un demi-siècle. »

    Pour le journal, « À ce stade, il est clair que Trump souhaite un accord. Mais ce faisant, il risque d'offrir à la République islamique ce qu'elle recherche depuis 47 ans : une acceptation sans réserve, même de la part des éléments les plus radicaux des États-Unis. Pour Téhéran, c'est un prix qui vaut bien de nombreuses concessions », souligne le Washington Post.

    La défaite de Keir Starmer et du parti travailliste à la Une de la presse britannique

    « Des élections cauchemardesques », écrit le journal de gauche The Independent ; « le coeur du parti travailliste est en ruines », constate durement le Times. Le parti de gauche au pouvoir a perdu sa majorité dans une vingtaine de collectivités locales, et près de 600 sièges, face au grand gagnant des scrutins, le parti d’extrême droite Reform UK, qui réalise une percée historique dans le pays.

    « Il n’y a rien pour racheter Keir Starmer dans les résultats de la nuit en Angleterre, poursuit le Times, les parlementaires travaillistes se voient brutalement signifier, au mieux, l’incroyable impopularité de leur chef de file. Au pire, ils assistent à la fin du Labour en tant que parti national.

    Cette réalité pose la question de l'avenir du dirigeant travailliste à la tête du pays, et de son parti. « Keir Starmer a obtenu un sursis à exécution pour l'instant, mais cela peut-il durer ? », s'interroge le Times, « Y a-t-il quelqu'un à bord qui sait piloter un avion ? Le capitaine travailliste a perdu le contrôle, ironise même le Guardian. « On sait que Starmer n'a plus beaucoup de ressources , mais il peut probablement tenir un certain temps avec les dernières réserves si tel est son choix. Cependant, au vu des résultats obtenus jusqu'à présent, les enquêteurs se demandent sans doute si le Parti travailliste lui-même, dans sa configuration actuelle, a encore beaucoup de ressources », conclut le journal.

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  • À la Une: aux Canaries, l’arrivée prochaine du MV Hondius agite les esprits...
    2026/05/08

    « Les autorités canariennes s’inquiètent au plus haut point de l’arrivée prochaine du bateau de croisière où se sont déclarés des cas d’hantavirus. Parmi la population, les messages rassurants ne suffisent pas non plus à calmer les esprits », explique Le Temps.

    Les précautions quant à la prise en charge des passagers malade, « ne suffisent à calmer les esprits dans l’archipel. » L’exécutif local se plaint d’une « décision verticale, non transparente » résume Le Temps, qui s'interroge : « Faut-il ou non craindre une possible contamination de ce virus à la population locale? »

    « Il est vrai qu’il s’agit de la souche andine, la plus mortelle, et qui peut se transmettre d’humain à humain, mais le risque de contagion est très faible, comparé au covid, précise un épidémiologiste cité par le journal. Pour autant, l’inquiétude n’a pas disparu. On sait ici que le moindre cas avéré dans l’archipel aurait de lourdes conséquences sur l’image d’une région qui souffre d’une grande dépendance vis-à-vis d’un tourisme étranger qui s’étale sur toute l’année », conclut le quotidien.

    La crainte d'une épidémie en déclenche une autre sur les réseaux sociaux

    « Le hantavirus ravive de vieux mythes et théories du complot, pointe El País, la désinformation concernant la crise sanitaire à bord du navire de croisière domine à nouveau les réseaux sociaux et alimente la panique face à une épidémie similaire à celle de 2020. » Le quotidien espagnol tente de répondre aux rumeurs les plus courantes, notamment celle d'une nouvelle pandémie : « Il n'existe aucune preuve scientifique ni indication épidémiologique laissant présager une propagation massive de cette épidémie d'hantavirus. Les experts estiment que d'autres cas pourraient apparaître, mais ils prévoient une transmission très localisée plutôt qu'une épidémie de grande ampleur. »

    El País énumère encore d'autres rumeurs, comme celle que l'infection peut être soignée avec de la vitamine D ou du zinc, ou encore que tout cela n'est qu'une expérience scientifique et un plan pour s'enrichir grâce aux vaccins.

    Le navire Charles de gaulle est en route vers le détroit d'Ormuz

    Le porte-avions français se tient prêt à agir pour sécuriser le détroit. « Un 'prépositionnement' destiné à montrer que Paris ne cherche plus seulement à protéger ses ressortissants et ses alliés du Golfe, mais bien à envoyer 'un signal fort' à Washington et Téhéran. estime La Croix. Rester non-belligérant tout en déployant sa puissance militaire en mer Rouge. C’est le 'changement de posture' opéré par la France face au blocage persistant du détroit. »

    La Croix souligne qu' « après plus de deux mois d’hostilités dans la région, la France se mobilise, pour tenter, encore symboliquement, mais avec d’importants moyens, de revenir à la situation qui prévalait avant le déclenchement des opérations américaines et israéliennes contre l’Iran. »

    Pour l'hedomaire français L'Express, La France tente de jouer un délicat numéro d’équilibriste dans la région, et selon le New York Times, ce déploiement témoigne surtout « de la frustration croissante des dirigeants européens et asiatiques face aux conséquences économiques du blocage du détroit. »

    le blocage du détroit pourrait s'éterniser.

    Aux États-Unis, le Washington Post dévoile une évaluation confidentielle des services de renseignement remise à la Maison Blanche, affirmant que « l'Iran peut survivre au blocus du détroit d'Ormuz imposé par Donald Trump pendant des mois. »

    « Une analyse confidentielle de la CIA, remise cette semaine aux décideurs politiques de l'administration, conclut que l'Iran peut survivre au blocus naval américain pendant au moins trois à quatre mois avant de faire face à des difficultés économiques plus graves, selon quatre personnes ayant eu accès au document. Cette conclusion semble soulever de nouvelles questions quant à l'optimisme du président Donald Trump concernant la fin de la guerre », poursuit le quotidien.

    Un responsable américain s'exprimant auprès du Washington Post a déclaré que, selon lui, « la capacité de l'Iran à endurer des difficultés économiques prolongées était bien supérieure même aux estimations de la CIA. À titre de comparaison, on observe des régimes similaires qui survivent des années sous des embargos prolongés et des guerres menées exclusivement par la force aérienne», explique-t-il dans les colonnes du journal.

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  • À la Une: le PSG en finale de la Ligue des Champions
    2026/05/07
    « Plaisir total », titre L’Équipe, après la qualification du PSG, mardi 6 mai 2026, pour la finale de la Ligue des Champions, après son match nul 1-1 face au Bayern Munich. Le quotidien sportif français affiche en Une Ousmane Dembelé, au moment où il célèbre son but, dès la 3e minute du match. « 139 secondes », tient à préciser le journal, qui parle d'une « qualification méritée ». Un PSG « héroïque », avec des joueurs « solides et admirables », se réjouit Le Figaro à Paris. « Loin de l'orgie du match aller à Paris », se rappelle Le Soir à Bruxelles, le PSG a « mieux défendu qu'il y a six jours tandis que le Bayern a moins bien attaqué ». Bref, « un match Munich en son genre », retient Libération qui aime toujours autant les jeux de mots. En revanche, en Allemagne, la presse plaisante beaucoup moins. « Le rêve est terminé », titre Die Welt. « Les inoffensifs bavarois s'inclinent face à Paris ». Le journal a du mal à avaler la défaite, qui déplore « une très mauvaise prestation de l'arbitre en première mi-temps », notamment pour un hors-jeu contesté d'Harry Kane, ou encore « une main flagrante », selon le média allemand, du Parisien Nuno Mendes. Le bavarois Suddeutsche Zeitung parle aussi d'une « erreur d'arbitrage » mais admet aussi des faiblesses en attaque : « Michael Olise disparait un instant des radars - et Harry Kane arrive trop tard ». Révélations sur les dégâts infligés par l'Iran à l'armée américaine Le Washington Post s'est procuré des images satellites ; elles montrent que Téhéran a « endommagé ou détruit au moins 228 structures ou équipements sur des sites militaires américaines au Moyen-Orient, touchant des hangars, des casernes, des dépôts de carburant, des avions et des équipements clé de radar, de communication et de défense aérienne ». Ces dégâts sont plus importants qu'annoncés officiellement par Washington. Le journal a fait analyser ces images satellites par des experts : selon eux, les dégâts montrent que l'armée américaine « a sous-estimé les capacités de ciblage de l'Iran » et ne s'est « pas suffisamment adaptée à la guerre moderne par drones ». Le Washington Post rappelle qu'il avait « précédemment révélé comment la Russie avait fourni à l'Iran des renseignements pour cibler les forces américaines ». Russie : une école secrète de pirates informatiques Un consortium international de médias révèle l'existence et le contenu d'études universitaires secrètes, censées former, dit Le Monde, « les futurs soldats de la guerre informationnelle de la Russie contre l'Occident ». La formation a lieu à l'université technique Bauman à Moscou, dans un département secret, le département 4. On y enseigne « les techniques d'écoute électronique et de surveillance secrète », explique The Guardian - qui fait aussi partie de ce consortium - à l'aide d'un « véritable catalogue de supercheries : un détecteur de fumée qui est en réalité une caméra, un dispositif invisible dissimulé entre un clavier et un ordinateur enregistrant chaque frappe », ou encore ce « câble d'écran servant de dispositif de capture d'écran silencieux stockant les images sur une clé USB cachée ». Pour valider ce cursus, et toujours selon les documents consultés par ce consortium, il faut réaliser des tests d'intrusion pratiques et même développer soi-même un virus informatique.
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  • À la Une: en Inde, où sont passés les rivaux de Narendra Modi?
    2026/05/06
    Le BJP, le parti du Premier ministre a remporté les élections régionales dans l’état du Bengale-Occidental. Une victoire retentissante qui permet à « Narendra Modi de se rapprocher de son rêve d’une Inde sans opposition », analyse le New York Times. C’est la première fois que le BJP remporte les élections dans « cet État important sur l’échiquier politique indien », poursuit le Guardian. Un résultat qui porte un coup démoralisant à une opposition déjà affaiblie ». « Le BJP ayant su tirer profit de la polarisation religieuse et du mécontentement latent envers le gouvernement en place pour remporter la victoire », analyse Al Jazeera. L’idéal de pluralisme formulé par Nehru, le premier Premier ministre indien après l’indépendance, apparaît bien loin, « notamment en matière de religion, de langue et de culture, rappelle le New York Times. Aujourd’hui, alors que les derniers petits partis indiens disparaissent, ce rêve apparait comme une chimère face à la vision centenaire du BJP d’une nation hindoue orthodoxe ». À New Delhi, cette perspective n’inquiète pas India today ou le Times of India qui eux, mettent l’accent sur le soutien du président américain… Donald Trump a félicité le Premier ministre indien pour cette victoire « historique » et « décisive », précisant que l’Inde « avait de la chance d’avoir Narendra Modi comme dirigeant ». Guerre contre l’environnement Doit-on sanctionner Donald Trump pour sa « guerre contre l’environnement » ? C’est en tout cas ce que défend le journaliste américain Alexander Hurst dans les colonnes du Guardian. « Les catastrophes écologiques engendrées par la guerre israélo-américaine contre l'Iran sont déjà catastrophiques », écrit-il… Citant les fumées toxiques provenant des installations pétrolières bombardées, les marées noires dans le Golfe, la contamination des terres agricoles… Etc… Mais « aussi grave soit-elle, la guerre contre l'Iran masque un autre conflit : la guerre écologique que les États-Unis de Donald Trump mènent contre le reste du monde ». En prenant pour modèles les sanctions appliquées par l’Union européenne et le Royaume-Uni à des oligarques russes non pour leur responsabilité directe dans la guerre menée par la Russie en Ukraine mais pour leur proximité avec le Kremlin, le journaliste propose de calquer ces sanctions à « une autre classe d’oligarques ». « Parmi eux, figurent des magnats de la Silicon Valley et les dirigeants de l’industrie des énergies fossiles, dont les noms planent toujours dans l’ombre de Trump », poursuit Alexander Hurst qui appelle les dirigeants européens à plus de courage pour reconnaître que « les États-Unis sont l’ennemi du bien-être mondial ». Vers une pénurie de kérosène La guerre au Moyen-Orient qui a des conséquences sur le trafic aérien. Le prix du kérosène a doublé, indique La Croix car « le Moyen-Orient compte parmi les principales zones de raffinage, avec les États-Unis et la Chine, qui interdit désormais l’exportation de ses produits pétroliers ». Si les experts prédisent « des ruptures géographiquement ciblées », pas d’inquiétude « à l’aéroport de Genève pour le moment », rapporte Le Temps. Une tranquillité qui contraste avec « l’ambiance générale », admet le quotidien qui rappelle que ces deux dernières semaines, les « compagnies aériennes du monde entier ont supprimé 2 millions de vols pour le mois de mai ». « En temps normal, le kérosène représente entre 30 et 40% du coût d’un vol », ce qui explique pourquoi de nombreuses compagnies réduisent leurs vols, d’autant plus si leurs avions ne sont pas remplis. Du football, à la Une également « Le retour de la magie », titre l’Équipe. Match retour des demi-finales de ligue des champions avec à l’affiche ce soir PSG-Bayern… « Après le chef-d’œuvre du Parc des Princes (5-4), le déplacement à Munich suscite un mélange d’excitation et d’appréhension, écrit le quotidien sportif, entre le souhait de revivre une folle nuit de football et le besoin de préserver l’avantage de l’aller ». Une rencontre à suivre en intégralité sur RFI à partir de 18h50 TU.
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  • À la Une: ce rapprochement entre le Canada et l’Europe face à Donald Trump
    2026/05/05
    « Le Canada devrait-il rejoindre l’Union européenne ? », s’interroge Le Figaro à Paris. « L’idée paraît aujourd’hui farfelue, mais dans un monde en constante évolution, elle pourrait bien devenir réalité », écrit la Repubblica à Rome. Le Premier ministre canadien Mark Carney est le premier non-Européen qui a participé à un sommet de la Communauté politique européenne à Erevan en Arménie. La Communauté a été créé en 2022 après l’invasion de l’Ukraine et dont l’objectif, indique le journal italien, est de « maintenir le dialogue entre l'Union européenne et ses partenaires les plus proches notamment le Royaume-Uni, la Turquie, l'Ukraine, les pays nordiques comme la Norvège et l'Islande, ainsi que les Balkans et le Caucase ». « L’ordre international sera reconstruit, a dit Mark Carney devant ses alliés, et il sera reconstruit à partir de l’Europe ». Sans être nommé, le président américain est « omniprésent », note Le Figaro. Pour le New York Times, le fait que Donald Trump menace de « démanteler des décennies d’intégration économique » avec le Canada, a de fait conduit à ce qu’Ottawa soit accueilli, en quelque sorte, comme un « membre honoraire de l’Union européenne ». Un appel aux puissances moyennes Ce déplacement fait aussi écho à son discours prononcé il y a quelques semaines au Forum économique de Davos où il avait appelé les « puissances moyennes » à s’unir contre la « rupture de l’ordre international », rappelle EU Observer. Cette invitation symbolique témoignage du rapprochement entre le Canada et les Européens, notamment en matière de sécurité. Ottawa qui a notamment « intégré récemment le programme européen de défense SAFE », rappelle le média en ligne. Le Canada et l'Union européenne qui négocient également « un nouveau partenariat stratégique plus large qui englobera le commerce et d'autres domaines de collaboration et qui devrait être conclu cette année ». Taïwan et l’Ukraine « Taïwan pourrait s’inspirer de l’Ukraine », écrit le New York Times. Les gouvernements n’entretiennent aucune relation diplomatique ou militaire officielle mais un réseau informel s’efforce de nouer des liens, selon le journal américain. Face à la menace d’une invasion chinoise de l’île, des « citoyens ordinaires et des entreprises du secteur de la défense tissent des liens entre Taïwan et l’Ukraine, (…) ils partagent leurs expériences, leurs ressources et les technologies testées au combat ». Les entreprises de défense taïwanaises ont participé à l’effort de guerre ukrainien en faisant transiter des pièces détachées fabriquées en Chine jusqu’en Ukraine au moment où Pékin avait limité ses ventes directes à Kiev. « Des fabricants taïwanais ont également envoyé des drones en Ukraine pour des essais », précise aussi le journal. Le quotidien a aussi rencontré Lee, qui avant l’invasion de l’Ukraine, « gagnait sa vie en livrant des colis à Taïwan », aujourd’hui, il sert dans l’armée ukrainienne et espère que ce qu’il a appris sur le terrain pourra « aider non seulement l’Ukraine, mais aussi, un jour, sa propre patrie ». Met Gala à New York Chaque année, le Met, musée d’art new-yorkais célèbre la mode comme un art à part entière avec une exposition dédiée, « Costume Art », l’art du costume cette année. Pour l’ouverture, les stars défilent dans des tenues des plus excentriques. La palme revient cette année à Beyoncé. La Chanteuse américaine a fait une entrée spectaculaire avec robe en forme de squelette incrustée de cristaux et une traîne de plumes si imposante qu'il faut « cinq personnes pour la porter, une traîne occupant tout un escalier du Met », précise le Guardian. Une création du français Olivier Rousteing. Pour sa première apparition depuis dix ans, « Queen B » a raflé la mise, estime Le Monde qui publie également les photos de ces robes, toutes plus incroyables les unes que les autres.
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  • À la Une: les routes alternatives au détroit d’Ormuz
    2026/05/04

    Alors que Donald Trump assure que la marine américaine escortera les navires coincés dans le Golfe, pour leur permettre de traverser le détroit d’Ormuz sans encombre, Le Temps revient sur les « routes alternatives maritimes et terrestres » qui se multiplient pour atteindre les pays du Golfe sans danger. « Des camions sillonnent l’Arabie saoudite d’ouest en est, des petits ports sont sollicités comme jamais dans leur histoire… C’est un casse-tête logistique mais il y a des résultats », écrit le quotidien suisse. Il faut dire que depuis la pandémie de Covid-19, « le secteur a acquis une certaine expérience en la matière ». Le report se fait surtout « dans les petits ports au sud du détroit d’Ormuz ou du côté saoudien de la mer Rouge ».

    Mais ce redéploiement a-t-il permis de compenser les pertes ? « Difficile de répondre à ce stade, poursuit le quotidien. (…) Pour l’instant, les prix du fret maritime n’ont pas grimpé, malgré les coûts élevés des carburants et des assurances », en partie grâce aux surcapacités dont dispose la marine marchande.

    Un tournant dans les relations entre Washington et Berlin

    Dans le conflit au Moyen-Orient, « Donald Trump doit sauver la face », estime El Pais. Selon le quotidien espagnol, le président américain « commet les mêmes erreurs qui ont conduit au désastre au Vietnam, en Irak et en Afghanistan… (…) La vérité non dite est qu’il est en train de perdre sa guerre », poursuit l’éditorialiste. Et gare à ceux qui osent s’opposer au président américain. « Le chancelier allemand a osé exprimer ses réserves, (…) il a écopé en retour d’un premier retrait des troupes américaines d'Allemagne ».

    Le locataire de la Maison Blanche a annoncé le retrait de 5 000 soldats américains déployés dans le pays. Un véritable tournant dans les relations entre Washington et Berlin. « Donald Trump instrumentalise l’armée à des fins de vengeance personnelle », constate la Süddeutsche Zeitung. Pour le quotidien allemand, « déclarer que l'Iran humilie l'Amérique n'était pas une décision judicieuse » de la part du chancelier Friedrich Merz. Mais la réaction du président américain montre qu’il ne se soucie pas de la sécurité des alliés européens, « tel un enfant vexé et capricieux qui range ses jouets par ce qu’il en veut à un autre enfant sur l’aire de jeux ».

    « Donald Trump confirme sa volonté d’affaiblir l’Otan », écrit également La Croix. Notre continent est pris en ciseau entre une Russie qui n’hésite plus à déclencher des guerres de conquête et un allié américain de moins en moins fiable. La sécurité de l’Europe est de notre ressort », conclut le quotidien.

    Au Liban, la quête d’une seconde nationalité

    Depuis que le Liban enchaîne les crises et les guerres, « investir dans une seconde nationalité, c’est le plan B de certains riches libanais », constate L’Orient le Jour. D’ailleurs, les cabinets de conseil en immigration font étalage de leurs services sur les panneaux publicitaires… Une seconde nationalité « contre un investissement de 100 000 à plus de 200 000 dollars ».

    Premier pays au monde à lancer ce type de programme, l’archipel de Saint-Christophe-et-Niévès dans les Caraïbes « donne un passeport qui permet d’entrer sans visa ou avec visa à l’arrivée dans de nombreux territoires, y compris dans l’espace Schengen ».

    Les cinq cabinets de conseil en immigration établis au Liban évoluent dans un marché où la demande augmente en temps de crise et se résorbe quand les perspectives s’améliorent.

    Interrogé par le quotidien, Tony raconte avoir acquis le nationalité de Saint-Christophe-et-Niévès pour 125 000 dollars en 2022, lors de la crise financière, ce qui lui a permis depuis de voyager notamment en Europe mais il ne s’est encore jamais rendu sur le petit archipel.

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  • À la Une: les Américains en désaccord avec leur président, selon un sondage
    2026/05/02

    « La guerre de Trump contre l’Iran atteint des niveaux de désapprobation comparables à ceux des guerres en Irak et au Vietnam », titre le Washington Post, qui publie un sondage qu’il a réalisé avec ABC News et Ipsos, selon lequel, « la plupart des Américains considèrent l’intervention militaire en Iran comme une erreur, même si les Républicains y restent fermement favorables ».

    Plus en détail, « 61 % des Américains estiment que le recours à une force militaire contre l’Iran était une erreur. 40 % parlent même d’échec, mais 40 % estiment qu’il est trop tôt pour se prononcer ». Les Républicains restent toutefois majoritairement favorables à l’action du président américain : 79 % d’entre eux parlent d’une « bonne décision ».

    « La comparaison avec les guerres en Irak et au Vietnam – conflits qui ont polarisé les Américains sur le moment et qui, au final, ont été perçus comme des échecs – est particulièrement frappante », remarque le Washington Post. « Il a fallu des années à la guerre en Irak, lancée en mars 2003, pour atteindre le niveau de désapprobation que la guerre de Trump a atteint en seulement deux mois ». Il y a aussi, la « crainte d’une récession » exprimée par les Américains dans ce sondage. « L’intervention américaine a accru le risque de récession », estiment 60% d'entre eux.

    « Téléviseurs, cigarettes, outils...»

    En Israël, le quotidien Haaretz a enquêté sur les pillages commis par des soldats israéliens au sud du Liban. Haaretz, journal d’opposition, a notamment recueilli le témoignage d’un soldat qui parle d’un phénomène « d’une ampleur folle ». Il raconte ainsi : « Quiconque prend quelque chose – téléviseurs, cigarettes, outils peu importe - le met immédiatement dans sa voiture ou le met à l’écart, pas à l’intérieur de la base militaire, mais ce n’est pas caché. Tout le monde le voit et comprend ».

    « Les troupes pillent tout, surenchérit Haaretz, des motos aux tapis, et les officiers, du plus gradé au subalterne, en sont conscients mais ne font rien pour y mettre fin ». Les plus hauts gradés reconnaissent toutefois le problème : le chef d’état-major Eyal Zamir a parlé cette semaine « d’une tache morale », pour l’armée israélienne, affirmant toutefois qu’elle « ne sera pas une armée de pilleurs ».

    Prix Nobel de la paix en danger

    Des nouvelles inquiétantes de la Prix Nobel de la Paix iranienne Narges Mohammadi. Rares sont les journaux qui en parlent, mais le New York Times se base sur des informations transmises par sa famille. « Narges Mohammadi, militante des droits de l’homme de premier plan, est hospitalisée dans un état critique », titre le quotidien américain. « Elle a été transférée dans un hôpital de la ville de Zanjan, où elle était emprisonnée, après s’être effondrée, ce vendredi, et avoir perdu connaissance ». C’est le mari de Narges Mohammadi, Taghi Rahmani, qui sonne l’alarme. Il « craint pour sa vie », et déclare « avoir imploré la clémence des autorités iraniennes ». Sans réponse à ce jour.

    Un 1er mai en France

    La presse française relate les défilés du Premier mai et les polémiques qui l’ont accompagné la fête du Travail. Un premier mai perturbé par « une proposition de loi visant à élargir le travail lors de ce jour férié et chômé, aux commerces de proximité », explique le Figaro.

    Le Premier ministre Sébastien Lecornu y était favorable, « pour les boulangeries et les fleuristes ». Mais le ministre du travail Jean-Pierre Farandou avait de son côté laissé entendre qu’il n’empêcherait pas les inspecteurs du travail de verbaliser les commerçants ayant ouvert leurs portes.

    Résultat, constate le Figaro : « Malgré le flou juridique, certaines boulangeries ont ouvert ».

    Mais pour les manifestants qui défilaient hier, le 1er mai, fête du Travail, seule journée fériée et chômée, est sacré. Ainsi, cette manifestante, vendeuse en boulangerie, rencontrée par Libération, témoigne : « Mon patron n’a pas essayé de nous demander de travailler, il sait qu’il se serait fait envoyer balader (…) nos grands-parents se sont battus pour ces acquis, on nous prend déjà tout, on conservera cette journée ».

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