エピソード

  • À la Une: l’Europe suffoque à nouveau
    2026/08/13
    Encore un nouvel épisode de chaleur intense à partir de ce jeudi, encore une canicule… C’est l’Europe entière qui est concernée. Le Guardian à Londres s’interroge : « L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement par rapport au reste du monde, pourquoi ? (…) Pourquoi l’Europe est-elle le continent le plus touché par le réchauffement climatique ? » Il y a quatre explications, avance le quotidien britannique. Tout d’abord, la proximité avec l’Arctique : « L’Arctique est la région du globe qui se réchauffe le plus rapidement, malgré l’absence de terres émergées. Ceci s’explique par la fonte rapide de la calotte glaciaire polaire, qui réfléchit normalement la majeure partie du rayonnement solaire vers l’espace. De ce fait, l’océan, plus sombre, absorbe davantage de chaleur, ce qui accélère la fonte des glaces et crée un cercle vicieux. » Autre explication, pointe le Guardian : en 20 ans, l’Europe a perdu un tiers de sa couverture neigeuse. Là aussi, comme au pôle Nord, toute cette neige réfléchissait la lumière du soleil et apportait de la fraîcheur. Il y a aussi la modification du courant-jet : cette bande de vents d’ouest puissants qui maintenait l’air frais maritime soufflant de l’Atlantique vers l’Europe. Ce courant-jet est moins régulier qu’auparavant, il se divise, avec des zones de vents faibles où la chaleur peut rester piégée pendant des jours. Urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 ! Enfin, relève le quotidien britannique : la réduction de la pollution atmosphérique observée en Europe a favorisé le réchauffement… En effet, la limitation des émissions industrielles a certes amélioré la qualité de l'air pour les Européens, mais a également réduit la quantité de particules en suspension dans l’air. Or, ces particules peuvent réfléchir les rayons du soleil ou favoriser la formation de nuages. Donc la baisse de la pollution a accentué le réchauffement… En tout cas, conclut le Guardian, « le réchauffement observé en Europe entraine une intensification des feux de forêt, des sécheresses, des tempêtes, des pluies torrentielles et des inondations. Tous ces phénomènes affectent profondément les vies et les moyens de subsistance sur le continent et continueront de s’aggraver jusqu’à ce que les émissions nettes atteignent la neutralité carbone. Il est urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 et de mettre en œuvre des mesures de protection des citoyens ». Comment payer la facture ? Sur le plan économique, ces canicules à répétition ont un impact certain. En France, « la facture risque d’être salée : jusqu’à 15 milliards d’euros, selon Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique ». C’est ce que pointe Le Monde. Le Monde qui cite aussi cette étude de la société d’investissement néerlandaise, Triodos Bank qui affirme que « les températures extrêmes pourraient amputer de 1 point et demi la croissance du pays en 2026 et la faire basculer en territoire négatif, à − 0,7 % ». Attention, prévient pour sa part Le Figaro : « Face à la lourde facture de la canicule, l’État est nu. (…) Endettée jusqu’au cou, croulant sous les déficits, incapable d’enrayer la fuite en avant de la dépense publique, la France n’a plus aucune ressource pour faire face aux circonstances exceptionnelles. (…) 10 milliards ? 15 milliards ? La facture sera salée, pointe encore Le Figaro, et il faudra bien la régler. Les assurances ne combleront pas tout. Les agriculteurs, premières victimes de la sécheresse, réclament déjà des "milliards" à l’État ». Changer l’esthétique des villes ? Enfin, quelles solutions pour se protéger de la chaleur ? Libération prend l’exemple de Paris. « Avec ses toits en zinc et ses façades haussmanniennes, la capitale a montré son impréparation face aux derniers épisodes caniculaires », pointe le journal. Mais cela n’est pas une fatalité… « Architectes, ingénieurs et artistes ont anticipé des solutions pour rafraîchir la ville, à la condition de voir le paysage parisien transformé » : des toits végétalisés, des panneaux solaires installés à large échelle, des ombrages dans les rues, des auvents, des claustras… et même des double-peaux isolantes pour les tours en verre… Conclusion d’un des architectes cités par Libération : « il nous faut un nouveau Baron Haussmann écologique. Paris est belle en raison de l’homogénéité de son langage. Il faut maintenant la repenser à l’aune du climat qui change ».
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  • À la Une: de plus en plus de femmes engagées dans les missions humanitaires en Ukraine
    2026/08/14

    Mission humanitaire ne veut pas dire sans danger, loin de là. C’est le Kiev Post, qui s’intéresse à ces femmes « de plus en plus nombreuses à assumer des rôles humanitaires dangereux, comme la conduite de bus d’évacuation et la distribution d’aide dans les zones de front ». Car, explique le journal ukrainien de langue anglaise, « la guerre qui dure depuis quatre ans, réduit progressivement le nombre de volontaires masculins disponibles ».

    Le Kiev Post a rencontré Alina Holovko, jeune femme souriante qui, pour la photo, pose devant un minibus affichant une croix. « Avec d’autres volontaires, nous dit le journal, elle a fondé Dobra Sprava, une organisation humanitaire qui évacue les civils des zones frontalières ».

    « Depuis un an, explique Alina Holovko, nous n’arrivons pas à recruter suffisamment d’hommes pour les opérations d’évacuation. Lors d’une évacuation, il est crucial de charger rapidement les affaires des personnes et d’aider celles à mobilité réduite à monter à bord. Ce type de travail physique dépasse souvent les capacités des femmes seules ».

    Malgré tout, les femmes de Dobra Sprava, accomplissent leur mission, et tentent d’éviter les drones russes. Alina Holovko raconte qu’un jour elle a cru mourir, avec les passagers de son minibus rempli de civils visé par un drone. « À bord, dit-elle nous avions tous l’impression que c’étaient nos derniers instants... ». « Le drone a finalement percuté un autre véhicule »

    Préparer la guerre...

    Loin de l’Ukraine, mais néanmoins inquiète, la Belgique s’interroge sur la préparation de sa population à un éventuel conflit… C’est Le Soir qui se saisit de la question. « Notre pays, explique le quotidien belge, investit massivement dans la Défense face à un contexte sécuritaire mondial dégradé. Mais qu’en est-il de sa population ? interroge le journal. Les autorités veulent développer une "culture du risque", quand d’autres États européens ont déjà préparé leurs citoyens au pire ».

    Le Soir évoque ainsi « la Suisse, et son armée fondée sur le principe du citoyen-soldat », ou encore « la Suède qui, en 2024, a envoyé à tous les ménages une édition de la brochure expliquant explicitement aux citoyens comment se préparer et agir en cas de crise ou de guerre ». En Lettonie, poursuit le Soir, « c’est une formation de défense obligatoire, qui a récemment été intégrée dans les écoles secondaires ».

    Ceci étant, la Belgique n’est pas restée les bras croisés. Le quotidien belge explique ainsi qu’en avril dernier, « le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, a dévoilé en grande pompe une opération intitulée "Prêts. Ensemble" », qui invite les Belges à constituer un "kit d’urgence" leur permettant de vivre en autonomie pendant 72 heures ». Mais ce n’est pas suffisant aux yeux du Soir, selon lequel « derrière ces initiatives se cache un manque : celui d’une culture du risque encore fragile, voire en retard en Belgique ».

    Opérations secrètes

    Le Washington Post fait des révélations sur « un programme secret de la CIA ». Un programme qui, selon le quotidien américain, « serait à l’origine d’attaques mystérieuses contre des bateaux des Galapagos. Les données de vol, explique le Washington Post, montrent qu’un avion de surveillance a survolé des bateaux de pêche équatoriens, depuis le Salvador, avant une attaque de drones ».

    Il s’agit, nous dit-on, « d’une opération secrète menée à l’étranger et approuvée par le président mais où le rôle du gouvernement américain n’est pas publiquement reconnu ». Ces opérations, visant en principe les narco-trafiquants ont-elle atteint leurs cibles ? Pas sûr, si l’on en croit les survivants d’un bateau de pêche attaqué par des drones. Huit ressortissants équatoriens de ce bateau ont disparu et les survivants racontent « avoir été emmenés de force dans un navire voisin, cagoulés et menottés par des hommes armés, puis transportés au Salvador, avant d’être renvoyés plus tard en Équateur sans explication ». Les organisations de défense des droits humains en Équateur font par de leur inquiétude…

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  • À la Une: y aura-t-il une nouvelle vague migratoire à Ceuta?
    2026/08/15

    La rumeur court depuis plus d’une semaine. Il serait possible, ce samedi 15 août, de passer la frontière, en grand nombre comme à la fin juillet, entre Le Maroc et Ceuta, la petite enclave espagnole du nord du Royaume. Mais selon le journal Le Temps, la mobilisation s’annonce plus « dispersée ».

    Le quotidien suisse a toutefois lu sur réseaux sociaux des messages laissant penser que certains espèrent encore : « Les gars, en arrivant à Tétouan, prenez un taxi pour Martil, puis un autre pour Fnideq » (à la frontière avec Ceuta), dit l’un de ces messages publiés sur WhatsApp. Un autre demande : « Je voudrais savoir s’il y a une solution ou pas à tout ça ? Est-ce qu’on va entrer à Ceuta ? « Tout le monde va rentrer », affirme un autre interlocuteur du groupe WhatsApp.

    Mais selon Le Temps, « depuis que le Maroc et l’Espagne ont réalisé une démonstration de force au poste frontière de Ceuta, la mobilisation a perdu de son effervescence ». Il faut dire aussi que la vague migratoire de la fin juillet a fait de nombreuses victimes. Près de 130 morts, selon l’Association marocaine des droits humains. Il y a aussi de nombreux disparus. « Et sur les réseaux sociaux, explique Le Temps, parallèlement aux messages évoquant la date probable de la tentative de traversée, des dizaines de personnes publient des photos de proches disparus, lors de la première vague ».

    Interrogations après la mort d'un professeur

    Au Royaume-Uni, une polémique qui agitait les médias depuis plusieurs jours, est devenue un fait divers. Ce fait divers fait la Une du Times et du Guardian. En photo, un homme noir aux longues tresses, Jason Arday « professeur au cœur du scandale de Cambridge a été retrouvé mort », titre le Guardian.

    Le quotidien britannique rappelle que l’homme de 41 ans, accusé de plagiat, avait démissionné la semaine dernière de son poste de professeur à l’Université de Cambridge, celle-ci ayant annoncé l’ouverture d’une enquête interne « suite à la réception de "nouvelles informations" concernant ses qualifications universitaires et ses titres honorifiques ».

    Jason Arday, qui se disait victime de harcèlement s’est-il suicidé ? La police parle d’un « décès inattendu, mais pas suspect », sans plus de précisions. La famille du professeur, elle, fait part de sa colère : « La campagne de désinformation, dit-elle, a été insupportable pour Jason, qui était un homme doux et qui voulait toujours voir le meilleur en chacun ».

    L’affaire intéresse aussi le Wall Street Journal, qui y voit un arrière-plan raciste et qui la présente ainsi : « L’ascension et la chute de Jason Arday dans le milieu universitaire ont déclenché un débat : était-il un plagiaire ou la victime d’une chasse aux sorcières raciales ? »

    « Une grosse bêtise qui se transforme en cauchemar »

    Cette phrase, c’est celle de Sonia, la mère d’Ibrahim. « Ibrahim, 18 ans, raconte le Parisien, a été séduit par une annonce d’un bon "plan Thaïlande", sur les réseaux sociaux. En contrepartie d’un voyage tous frais payés, le jeune homme devait ramener une valise remplie de téléphones. En réalité, elle contenait plus de 16 kg de cannabis. Il a été arrêté à Hong Kong ».

    C’est sur le chemin du retour, qu’Ibrahim, qui n’avait pas informé sa mère de sa destination, a transporté la fameuse valise et s’est fait prendre. Et il n’est pas le seul à être tombé dans le piège « bon plan Thaïlande ». « À Hong Kong, explique Le Parisien, Ibrahim, que sa mère présente comme "un gentil garçon qui n'a jamais eu d'ennuis", partage sa cellule avec Elias, un autre français arrêté en même temps que lui, et qui a répondu à la même annonce ».

    Selon le journal, « au moins onze Français ont ainsi été interpellés depuis mi-juin : en Thaïlande, au moins deux à Hong Kong et plusieurs en Malaisie, avec plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages ».

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  • À la Une: notre planète dans le rouge
    2026/08/17
    « La terre brûle de mille feux », soupire Libération à Paris. « Du rouge partout. En ouvrant la carte interactive du système Firms de la Nasa, qui détecte par satellite les incendies actifs à partir des anomalies thermiques qu’ils génèrent, le constat est accablant, pointe le journal. En France, mais aussi au Canada, aux États-Unis, en Croatie, en Allemagne et même dans les forêts tropicales d’Indonésie, l’agence spatiale américaine donne à voir un monde en proie aux flammes. Depuis plusieurs semaines, les vagues de chaleur répétées et les épisodes de sécheresse extrême qui sévissent un peu partout sur la planète s’accompagnent, parfois, de feux ravageurs ». Et Libération de faire les comptes… 95 000 hectares brûlés en France, 82 000 hectares en Italie, 284 000 en Espagne… Et le reste de l’Europe n’est pas épargné : Grèce, Croatie, Serbie, Portugal, Royaume-Uni, et Belgique… « Depuis vendredi, la Belgique lutte contre un brasier dans la réserve naturelle des Hautes Fagnes, à la frontière avec l’Allemagne, qui a déjà parcouru 3000 hectares – l’un des pires incendies de l’histoire du pays ». « Le climat change plus vite que notre organisation collective… » Le Soir à Bruxelles dresse un triste constat : « un espace naturel en feu, un paysage de désolation, des habitants évacués, des pompiers épuisés et obligés de s’organiser tant bien que mal, parfois avec l’aide bienveillante d’agriculteurs… Ces images, que l’on avait associées à la Gironde fin juillet, on les a désormais vues chez nous, s’exclame le quotidien belge, dans des proportions heureusement sans commune mesure. Le temps de quelques jours, les Fagnes sont devenues "notre Gironde". Cet incendie historique à l’échelle de la Belgique au sortir d’une troisième vague de chaleur, actée elle-même quasiment dans l’indifférence générale à la veille du 15 août, doit nous interpeller. Une évidence s’impose, relève Le Soir : le climat change plus vite que notre organisation collective. Et lorsque nos services de secours sont déjà sous tension au point de devoir recourir à des moyens de l’armée et étrangers, il est trop tard pour se rappeler qu’avoir des capacités de réaction suffisantes ne se décrète pas, mais se développe de manière proactive. Gouverner, c’est anticiper loin des sirènes, pas seulement lorsqu’elles retentissent ». Inaction gouvernementale… La Repubblica à Rome hausse le ton : « que faisons-nous pour le climat ? Rien. (…) La sous-estimation flagrante de la crise climatique par une grande partie de la classe dirigeante et par le grand public est manifeste. En effet, les experts alertent depuis longtemps sur le risque d’un été exceptionnellement chaud (…). Mais, préoccupés par d’autres crises et d’autres priorités (réelles ou supposées), nous avons préféré hausser les épaules, nous contentant de maudire la chaleur étouffante. (…) Ce qui est le plus désolant, fulmine encore le quotidien italien, plus encore que la gravité de la crise, c’est notre incapacité à sortir de notre torpeur ». « Ne pas se préparer aux sécheresses nous coûtera cher », renchérit le Times à Londres. « La Grande-Bretagne est confrontée à un immense défi environnemental et économique, conséquence de températures record et d’une sécheresse prolongée » constate le quotidien britannique qui pointe tout particulièrement le manque d’eau dans le pays. « La plupart des feux de forêt ont été maîtrisés, mais la Grande-Bretagne risque des pertes considérables, relève le Times, si des mesures visant à prévenir de futures pénuries d’eau ne sont pas mises en œuvre immédiatement ». Enfin, le Süddeutsche Zeitung à Munich dénonce également l’inaction gouvernementale… « Au lieu d’élaborer une stratégie, le gouvernement allemand cède au fatalisme. (…) On ne peut pas influencer la météo ? Si, ​​on le peut, s’exclame le journal. (…) Les vagues de chaleur plus fréquentes et intenses, ainsi que les sécheresses plus longues, sont une conséquence directe des fortes émissions de gaz à effet de serre et du retard pris dans la protection du climat – en Allemagne notamment, retard imputable à nos dirigeants ».
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  • À la Une: la colonisation israélienne s’intensifie en Cisjordanie
    2026/08/18
    L’envoyée spéciale du quotidien italien la Repubblica raconte les neuf jours de siège dans le village palestinien de Qusra en Cisjordanie occupée. « Le 9 août, il y a neuf jours donc, des colons israéliens sont descendus de Tel Talpiot, leur avant-poste situé à l’ouest du village, un avant-poste illégal même au regard du droit israélien : ils s’y étaient installés six mois auparavant en occupant cinq maisons palestiniennes inachevées, y apportant des tentes, des réservoirs d’eau et des troupeaux. (…) Le 9 août donc, ces colons ont dressé une tente, bloqué la route qui mène vers Qusra et ont coupé l’eau et l’électricité de trois maisons, poursuit la Repubblica. Depuis, les 15 membres des familles Hassan et Abu Rida sont coincés chez eux. » « Au début, les familles palestiniennes assiégées ont demandé la protection de l’armée israélienne. Les caméras de surveillance ont montré les soldats qui arrivaient, saluant familièrement les colons et se joignant à leurs prières. Finalement, la tente des colons a été démantelée, mais des échauffourées ont éclaté entre eux et les militaires israéliens et la zone a été bouclée par l’armée. » « Depuis, pointe encore le quotidien italien, personne n’a pu atteindre les trois maisons de Qusra, ni les quitter. Le siège de neuf jours imposé par les colons s’est ainsi soldé par un nouveau blocus, cette fois-ci imposé par l’armée. » Vers une annexion ? En fait, rapporte Libération à Paris, « les violences des colons se sont intensifiées de manière spectaculaire depuis le 7 octobre 2023 et le massacre commis par le Hamas en Israël. Depuis, des raids et des attaques sont menés quasi quotidiennement contre des villages palestiniens. Dans le même temps, pointe le journal, la colonisation s’est poursuivie à une allure inédite en Cisjordanie au cours des deux dernières années, jusqu’à atteindre 146 implantations illégales ainsi que près de 400 avant-postes (des installations de taille réduite - NDLR), selon l’organisation israélienne la Paix maintenant. (…) Le “soutien économique, administratif et militaire du gouvernement israélien aux colons" a été souligné dans un rapport d’Amnesty International publié en juin dénonçant un “nettoyage ethnique" en Cisjordanie en vue de son annexion. » Et dans son éditorial, Libération s’insurge : « Pendant combien de temps encore les Occidentaux et les pays arabes vont-ils abandonner la Cisjordanie à la terreur des colons ? Car ce sont bien à des actes de terrorisme que se livrent les colons israéliens sur la population et les terres palestiniennes, sous le regard impavide, voire complice, de l’armée israélienne. (…) Qui aura le courage de bloquer ce projet mortifère qui contribue à déstabiliser le monde ? Pour l’heure, personne. L’armée israélienne passive et même complice ? Le Temps à Genève dénonce également la complicité de l’armée israélienne. « Plus que d’impuissance, il s’agit de complaisance. Elle n’est ni nouvelle, ni étonnante, relève le quotidien suisse. À de rares exceptions, l’armée israélienne a accompagné et protégé la colonisation de la Cisjordanie dès ses débuts en 1967. C’est qu’étendre la présence juive dans les zones peuplées d’Arabes faisait partie intégrante de la stratégie sécuritaire de l'État. Dépendants d’un gouvernement tenu par les religieux, les militaires affichent ouvertement leur soutien à la judaïsation des territoires palestiniens. Plus encore après l’attaque du 7 octobre 2023. » Un large consensus au sein de la société israélienne ? Une colonisation que stigmatise le quotidien israélien de gauche Haaretz : « le colonialisme qui se répand en Israël est l’antithèse de la démocratie. Il perpétue et renforce un régime militaire violent et oppressif sur un peuple qui n’a aucun contrôle sur sa propre vie et qui est privé du droit de vote et de la possibilité de façonner son avenir. Le gouvernement actuel a mis en œuvre une politique globale de colonisation, de violence et de fragmentation de l’espace palestinien en Cisjordanie, dénonce encore Haaretz. Il cherche à restreindre l’espace vital des Palestiniens, à s’emparer de leurs terres et à les confiner dans de petites enclaves isolées les unes des autres. Les prochaines élections israéliennes seront cruciales pour le bloc d’opposition “tout sauf Bibi". Mais la colonisation fait l’objet d’un large consensus au sein de la société israélienne, un consensus partagé même par ceux qui se prétendent une alternative au gouvernement actuel », soupire Haaretz.
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    不明
  • À la Une: l’Europe en panne sèche
    2026/08/19
    « La grande sécheresse ravage le cœur de l’Europe » : c’est le grand titre d’El Pais à Madrid. « La grande sécheresse européenne n'a pas seulement transformé une nature autrefois luxuriante en désert aride. Elle a déclenché une série complexe de crises aux multiples effets domino touchant d’innombrables secteurs, des prix alimentaires au transport de marchandises, en passant par la production d’énergie et les prévisions de croissance des principales économies, menaçant le PIB du continent : le choc économique à court terme, estime le quotidien espagnol, sera d’au moins 50 milliards d’euros ». El País donne des exemples : « l’Italie demande de l’eau à la Suisse afin de prévenir la destruction des rizières. La Hongrie a définitivement fermé sa seule centrale nucléaire qui était refroidie par les eaux désormais asséchées du Danube. Les péniches transportant des biens essentiels vers Rotterdam via le Rhin ne naviguent qu’à 30 % de leur capacité pour éviter de s’échouer. La production de blé au sein de l’Union européenne devrait chuter de 24 % cette année, ce qui représente un manque à gagner d’environ deux milliards d’euros pour les agriculteurs. » Les cours d’eau au plus bas… Le Temps à Genève publie une carte des cours d’eau en Europe. Tous les fleuves et rivières sont en rouge ou orange… Et le « rouge foncé couvre une très large part du continent, pointe le quotidien suisse, de la Loire au Pô en passant par le Rhin et le Danube. Signe d’un étiage – le plus bas niveau atteint dans l’année – sans équivalent depuis au moins trois décennies. » Le Temps qui relève aussi que « le château d’eau de l’Europe, la Suisse, est quasiment à sec, avec 83 % du réseau hydrographique en sécheresse sévère ou extrême. » Libération à Paris prend l’exemple des maraîchers bretons, « frappés de plein fouet par la sécheresse » : « certains n’ont pas d’autre choix que d’abandonner certaines parcelles pour en favoriser d’autres. » C’est le cas dans cette exploitation du Morbihan : « Un verger planté en agroforesterie, où les pommiers alternent avec des rangées de légumes, n’a pas reçu une goutte d’eau depuis des semaines. Sur les 2 000 salades que les maraîchers y avaient plantées, à peine 150 ont pu être sauvées. Le reste, invendable, est parti à la poubelle. Les autres légumes, courges, betteraves et carottes seront perdus. » Promesses gouvernementales « L’agriculture souffre et s’inquiète pour son avenir », soupire Le Monde. « Chute de production pour les légumes et les grandes cultures céréalières, manque de fourrage pour le bétail… L’ensemble des filières agricoles traversent un été catastrophique, dont les conséquences pourraient être sans précédent. Face à leur désarroi, le gouvernement promet une réponse "rapide et forte", (…) avec des "enveloppes ciblées" laissées "à la main des préfets" pour "soutenir les trésoreries et la remise en production", des fonds pour le dispositif public d’indemnisation des pertes, une baisse de la taxe foncière et de cotisations sociales pour les exploitations "les plus fragilisées" et enfin des mesures de soutien et d’investissement dans le projet de budget pour 2027, qui sera présenté fin septembre. » En attendant, pointe encore Le Monde, « après cet été historique, les agriculteurs savent qu’ils vont devoir adapter leurs modes de production ou d’élevage face à un climat qui s’annonce de plus en plus extrême. "Il faut travailler sur les fourrages, des variétés qui poussent plus tôt ou plus tard dans la saison et plus résistantes à la chaleur", avance l’un d’entre eux. "Plutôt que des carottes, peut-être qu’on fera des olives ou de la pistache dans la Manche d’ici quelques décennies", hasarde un autre. Tous savent aussi que l’irrigation sera un sujet, ce qui posera inévitablement le débat brûlant de l’accès à l’eau et de son partage. » Sombre constat Enfin, ce qui était une prédiction devient certitude, grimace la Repubblica à Rome : « D'ici 30 ans à 50 ans, les températures extrêmes et la sécheresse rendront une grande partie de la planète inhabitable. Il ne s’agit pas d’une simple prophétie apocalyptique de plus, mais d’un constat établi à partir d’études sérieuses, dont le nombre ne cesse de croître. » Déjà, pointe le quotidien italien, « l’ensemble du monde riche ferme ses frontières. Que se passera-t-il lorsque des milliards de personnes se déplaceront pour survivre ? » À lire aussiLes leçons d'un été brûlant: pourquoi la sécheresse de 2026 est-elle vraiment historique? (2/4)
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  • À la Une: la guerre des drones
    2026/08/20
    De simples gadgets à armes fatales, les drones ont envahi les champs de bataille aux confins de l’Ukraine et de la Russie et leur rayon d’action n’a cessé de croître ces derniers mois pour atteindre parfois des milliers de kilomètres. Les drones, les Ukrainiens s’en sont fait une spécialité et ils sont désormais au cœur de leur stratégie de harcèlement. Ainsi, pointe Libération à Paris, « au cœur de l’été, les frappes ukrainiennes en profondeur se sont considérablement intensifiées sur le territoire russe, conformément à la doctrine de "sanctions à longue portée" mise en place par l’exécutif de Kiev. Outre les entrepôts de e-commerce de la société russe Wildberries, plusieurs cibles militaires et logistiques de premier plan ont été ciblées : raffineries, centrales électriques, infrastructures gazières, infrastructures de transport et de logistique, systèmes de défense aérienne et postes militaires de commandement. » Une inventivité permanente Et les Ukrainiens ne manquent pas d’imagination et de créativité en matière de drones. Témoin, ce drone kamikaze, rapporte Libération, le MICH 2000, copie conforme d’un drone chinois, lui-même copié sur le Shahed iranien. « Un appareil de 2 mètres 50 d’envergure, volant à 160 km/h et pouvant transporter jusqu’à 60 kilos d’explosifs, qui ne frappe plus seulement des coordonnées fixes, mais qui, piloté à distance, est capable de fondre comme un prédateur sur des cibles mobiles. » Et puis « toujours plus haut », s’exclame Le Parisien : « des pilotes ukrainiens viennent de battre un nouveau record, selon les médias ukrainiens. Un équipage de la Garde nationale ukrainienne a réussi à détruire un appareil russe à 7 472 m d’altitude grâce à un drone intercepteur Sting (la guêpe en anglais…). Ce drone, qui ressemble à une bouteille thermos volante, est dirigé par un pilote avec un casque de réalité virtuelle. Un autre opérateur radar est chargé d’identifier la position de l’appareil adverse. Ce drone Sting illustre parfaitement la méthode de fabrication ukrainienne, note encore Le Parisien : dépenser moins pour intercepter plus. Chaque appareil coûte environ 2 500 dollars, soit un peu plus de 2 100 euros. » Ces derniers jours, relève le Washington Post, « les forces ukrainiennes ont lancé l’une de leurs plus importantes attaques de drones contre la Russie depuis le début de l’invasion, avec près de 800 tirs, dont 600 ont survolé la région de Moscou, 180 ont été abattus. » Le Post qui constate également que « l’Ukraine a conçu et déployé, au cours de l’année écoulée, des drones à longue portée de fabrication nationale pour des frappes en profondeur sur le territoire russe. Sa technologie en matière de drones a impressionné les gouvernements et les fabricants d’armements du monde entier. » Piqures de guêpes ? Question : les vagues de drones ukrainiens vont-elles influencer le cours de la guerre ? Réponse du Süddeutsche Zeitung à Munich : pas vraiment. Certes, « Kiev porte la guerre jusqu’à Moscou, mais rien de plus. (…) Parler d’une défaite russe imminente, voire d’une victoire ukrainienne, serait une simplification excessive », affirme le quotidien allemand. Certes, poursuit-il, « il est fort possible que l’Ukraine, grâce à ses drones, tue chaque mois plus de soldats russes que le Kremlin n’en recrute. Toutefois, une fois la mascarade électorale de cet automne terminée, Poutine pourra, si nécessaire, annoncer une mobilisation partielle, voire générale. Les réserves russes en hommes en âge de combattre restent considérables, contrairement à celles de l’Ukraine. » Et puis, pointe encore le Süddeutsche Zeitung, la Russie ne manque pas non plus d’argent : « la Russie engrange tout de même plus de 700 millions de dollars par jour grâce à la vente de pétrole, de gaz et de charbon. » Ce qui lui permet de continuer à financer son « opération spéciale ». Bref, résume le quotidien allemand, « l’Ukraine riposte effectivement et frappe son ennemi là où ça fait mal. Mais les ressources de Poutine restent considérables. »
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  • À la Une: Interrogations sur le retour d’Harry et Meghan au Royaume Uni
    2026/08/21

    C'est une question hautement délicate et politique, à la Une du Times. Le vénérable quotidien britannique s’étonne que le roi Charles n’ait été informé du retour d’Harry au Royaume-Uni, que dimanche, en même temps qu’il était « informé de l’inscription des enfants d’Harry dans une école britannique ». Mais surtout, le Times se pose des questions, notamment celle-ci : « Pourquoi maintenant ? »

    En préambule, le quotidien rappelle « qu’Harry n’occupera aucun poste officiel au sein de la famille royale », et qu’Harry et Meghan « ne recevront aucun financement royal, qu’il soit public ou privé ». Selon le Times, « le retour d’Harry est plutôt perçu comme une décision prise par le jeune couple pour des raisons professionnelles et scolaires ».

    Mais, pour le quotidien britannique, ce n’est pas aussi « simple ». Le retour d’Harry et Meghan « exige une clarification de leur rôle ». Et pour « William, en particulier, ce retour complique les "choses". « William et Kate voudront protéger leurs enfants à tout prix », estime le Times. Il est vrai que les relations entre les deux frères sont plus que glaciales.

    Mauvaises affaires

    Le Wall Street Journal s’intéresse également au couple Harry-Meghan, mais plutôt sous l’angle du business. Aux États-Unis, Harry et Meghan ont gagné beaucoup d’argent. « Le couple a décroché un contrat de 100 millions de dollars avec Netflix et un autre d’environ 20 millions de dollars avec Spotify ».

    Hormis ces contrats, liés à la mise en scène de leur vie privée, ils n’auraient pas réussi à accomplir « les grandes ambitions qu’ils nourrissaient dans le divertissement ». Selon le Wall Street Journal, la production « d’une série documentaire sur le polo et d’un podcast sur les femmes entrepreneures ont suscité moins d’enthousiasme ». Sous-entendu, il était peut-être temps pour le jeune couple de quitter les États-Unis.

    « L’autre facteur déterminant et plus inavouable, estime de son côté le Parisien, est la santé du roi Charles. » À 77 ans, il est « atteint d’un cancer ». Selon le journaliste Jérôme Carron, spécialiste de la couronne royale, « Harry revient pour passer du temps avec son père. Cela aurait été problématique de le voir revenir pour le décès du roi, à côté d’un frère qu’il n’aurait pas vu depuis des années. »

    Après la canicule

    C'est une question qui intéresse particulièrement les Français, mais qui n'est pas la seule : « Après un long épisode de canicule… Peut-on vraiment savoir dès maintenant quel temps il fera cet automne ? » Question posée par le journal La Croix, qui s’interroge : « La canicule à peine terminée, certains s’inquiètent déjà de températures automnales au-dessus des normales, quand d’autres évoquent de fortes pluies ».

    Pour en savoir plus, La Croix nous invite à faire la différence entre les prévisions météorologiques « qui pourront dire s’il y aura de la pluie ou du soleil le lendemain ». « Mais pour avoir une idée de l’automne à venir, explique le quotidien français, il faut plutôt s’intéresser aux prévisions saisonnières. Par exemple, les chercheurs suivent avec attention les épisodes du phénomène El Niño, qui réchauffe la température de l’océan Pacifique équatorial ».

    En France, Météo France établit des prévisions saisonnières tous les trois mois. Alors quels sont ses pronostics pour l’automne ? « Les chercheurs, nous dit La Croix, penchent plutôt pour un automne chaud, avec 60 % de chance que les températures dépassent les normales de saison ».

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