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Vlan!

Vlan!

著者: Gregory Pouy
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Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.
Tendance humaniste.

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政治・政府 社会科学
エピソード
  • [SOLO] Je croyais que la nuance était une bonne idée
    2026/09/10
    On revient avec les épisode solo, je sais qu'il vous plaisir beaucoup. C'est la version longue et parlée de ma newsletter (quoi!!! Vous n'êtes pas encore abonnés???).Il y a quelques semaines, à Lisbonne, je déjeunais avec Ariel, que mon amie Kenza m'avait présenté. La discussion arrive sur la nuance, que je défends depuis vingt ans comme la posture juste dans un monde polarisé. Je me sentais plutôt fin en le lui expliquant. Il m'a répondu qu'il n'était absolument pas d'accord, que beaucoup de sujets ne méritaient pas d'être pondérés mais combattus. Je suis resté silencieux dix secondes, ce qui est très long, et je n'ai pas su quoi répondre.Quinze jours de lectures plus tard, des sociologues, des psychologues politiques, des historiens des sciences, j'ai compris que la question était beaucoup plus dérangeante que je ne le croyais.Dans cet épisode, nous parlons d'un article de sociologie qui s'appelle littéralement « Fuck Nuance » et des trois pièges dans lesquels je me suis reconnu. De cette étude sur l'Amérique d'avant la guerre de Sécession où les gens les plus fins du débat sur l'esclavage sont ceux qui avaient trouvé le moyen de ne pas conclure. Du mémo interne de l'industrie du tabac qui dit « le doute est notre produit », et de ce métier qui consiste à fabriquer de la complexité à la demande. Des douze discours de retard climatique, dont aucun n'est climatosceptique et qui sont tous nuancés. Du moment où j'ai découvert que j'étais beaucoup plus intransigeant que je ne le croyais, et beaucoup plus arrangeant avec moi-même que je ne l'aurais jamais admis.J'ai questionné ce que ma nuance me coûte vraiment, ce qu'elle me rapporte quand je suis du bon côté du sujet, ce que je dois aux gens plus radicaux que moi dont je bénéficie du travail en gardant les mains propres, et ce qui s'est passé dans ma cuisine le jour où mon ami Thomas de Bon Pote a critiqué mes vols et où j'ai répondu à côté avec beaucoup d'élégance.C'est un épisode qui se retourne contre moi à peu près à la moitié, et je l'ai laissé faire. Si vous avez déjà dit « c'est plus compliqué que ça » en vous trouvant lucide, il est pour vous. Citations marquantes« Réclamer de la nuance, c'est le geste le moins coûteux du monde. On a l'air fin, on ne risque rien, et surtout on n'a rien dit. »« Sur l'esclavage, les gens les plus fins du débat étaient ceux qui avaient trouvé le moyen de ne pas conclure. »« Aucun de ces discours n'est faux. Ils sont tous nuancés. C'est exactement ça, le problème. »« Ma position raisonnable n'est pas neutre. Elle est financée par la réputation d'autres qui se brûlent. »« Une pensée qui ne vous coûte rien n'est probablement pas une pensée, c'est un confort qui a trouvé ses arguments. »Bonus : « J'ai nommé la machine et j'ai fonctionné dedans, dans le même paragraphe. »Idées centrales discutées1. Réclamer de la nuance ne coûte rien, et c'est bien le problème (≈ 04:00)Kieran Healy décrit trois pièges : ajouter des distinctions jusqu'à ce que l'idée n'explique plus rien, exhiber sa finesse comme un signe de goût, et surtout nuancer pour ne jamais conclure, donc ne jamais se tromper, donc ne jamais apprendre.Pourquoi ça compte : ça retourne complètement le prestige social de la position mesurée. « C'est plus compliqué » est toujours vrai, et c'est exactement ce qui le rend inutile.2. La nuance a historiquement servi à ne pas trancher sur l'esclavage (≈ 08:15)L'étude de Tetlock montre que la complexité intégrative la plus élevée se trouvait chez les modérés, ceux qui protégeaient le travail des blancs libres sans toucher à l'esclavage existant. Une position praticable et pas du tout morale.Pourquoi ça compte : c'est le contre-exemple qui fait tomber l'idée que raisonner de façon complexe serait moralement supérieur. Tetlock lui-même le dit.3. Le doute est un produit industriel (≈ 11:20)Le mémo du tabac, les cabinets de « défense de produit », les vingt-huit tactiques recensées sur cinq industries. Personne ne ment, on multiplie les études et on réclame davantage de recherches avant toute décision.Pourquoi ça compte : un mensonge se réfute, un doute s'installe. Et ça touche deux fois plus fort ceux qui s'estiment peu informés, donc ceux qui ont le moins de moyens de se défendre.4. L'équilibre journalistique produit un mensonge sur l'état du savoir (≈ 14:20)Présenter deux experts qui s'opposent dégrade la perception du consensus scientifique, même quand les gens ont le décompte réel sous les yeux. Et les douze discours de retard climatique, dont aucun n'est climatosceptique.Pourquoi ça compte : ça met en cause une pratique qu'on nous a apprise comme une éthique. Le déni pur n'est plus nécessaire, la nuance fait mieux le travail et laisse la posture de la personne raisonnable.5. Maximum de finesse sur les personnes, aucune complaisance sur les principes (≈ 23...
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    43 分
  • 📣 Vlan! présente Mlle Pitch ON AIR - S3 - #13 Turo : Partager sa voiture pour mieux l’utiliser et gagner de l’argent
    2026/09/10

    Retrouvez l’ensemble des épisodes du podcast Mlle Pitch ON AIR de Agence Mlle Pitch ici

    S3 - #13 Turo : Partager sa voiture pour mieux l’utiliser et gagner de l’argent

    Dans cet épisode de Mlle Pitch On Air, Magali Faget reçoit Antoine Lacharmoise, directeur général de Turo France, une plateforme qui réinvente la mobilité en faisant de la location entre particuliers une alternative intelligente, économique et durable à la possession automobile. Ensemble, ils explorent la manière de transformer nos habitudes de mobilité pour en faire un acte plus responsable, plus humain et plus flexible.

    Au micro de Magali, Antoine explique comment Turo fonctionne comme un écosystème collaboratif, où propriétaires et locataires se rencontrent pour échanger bien plus que des clés. Antoine partage également sa vision d’une mobilité en pleine mutation, où les jeunes générations privilégient l’usage à la propriété, et où la location devient un acte aussi naturel que réserver un hôtel ou un vol.

    Un épisode pour tous ceux qui veulent imaginer une mobilité plus intelligente, plus collaborative et plus respectueuse de la planète.

    Découvrez l’histoire d’Antoine Lacharmoise, qui montre que la voiture de demain ne sera pas forcément la nôtre, mais celle qu’on choisira d’emprunter au bon moment.

    Mlle Pitch On Air, histoire d’impact, le podcast où Magali Faget donne la parole à ceux qui font bouger les lignes. Disponible sur toutes les plateformes !

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    30 分
  • #406 Reprendre le pouvoir sur nos décision à l'ère de l'I.A. avec Olivier Sibony et Eric Hazan
    2026/09/08
    Olivier Sibony est professeur à HEC et spécialiste de la décision. Eric Hazan est investisseur et ancien senior partner chez McKinsey. Ils viennent de publier ensemble "Faut-il encore décider ?", un livre qui refuse d'être technophobe comme il refuse d'être technophile, et qui cartographie ce qu'on peut confier à une IA et ce qu'on doit garder pour soi.Je les connais tous les deux, mais séparément, et c'était la première fois que je les avais en face de moi ensemble. Ça se sent : ils se coupent la parole, se corrigent, se chambrent sur les anglicismes, et surtout ils ne sont pas toujours d'accord. C'est exactement ce que je cherchais.Ce qui m'a le plus remué dans cette conversation, c'est cette idée qu'on ne se fait pas déposséder de nos décisions : on les abandonne. Par confort. Parce qu'on est fabriqués pour économiser notre énergie, et qu'une réponse bien formulée par une machine nous suffit largement.Dans cet épisode, nous parlons de l'effet de contentement, du risque de démission, de ce que devient la confiance en soi quand on fait relire chacun de ses mails, de la justice et du recrutement comme zones interdites, du deskilling, de la joie au travail, et de ce scénario de technocratie IA vers lequel on glisse sans l'avoir choisi.J'ai questionné Olivier et Eric sur ce que ça fait aux jobs, sur les valorisations d'OpenAI et d'Anthropic qui dépassent le PIB de la Pologne, et sur ce fameux moment où le médecin, l'ego coincé entre lui et la machine, fait moins bien que la machine seule.Une conversation dense, drôle par moments, et qui m'a laissé avec une question simple : sur quoi est-ce que je refuse de lâcher, moi, et pourquoi ?Citations marquantes« Le risque, c'est d'avoir toujours tendance à se défausser sur la machine, à lui demander une réponse et à finalement abdiquer toute responsabilité. Et ça, c'est un vrai danger. » (Olivier Sibony)« Les meilleurs médecins ont à peu près 74 % d'acuité, la machine 90 %. Mais quand tu mets les meilleurs médecins avec la machine, ils n'ont que 76 %. » (Eric Hazan)« Comment tu vas utiliser une IA comme partenaire de réflexion pour mieux réfléchir, et non pas comme une béquille sur laquelle tu vas te reposer pour ne pas réfléchir ? Toute la différence est là. » (Olivier Sibony)« L'IA est en train de devenir l'infrastructure du monde et notre infrastructure personnelle. On marche sur un petit tapis roulant, et on n'a aucun moyen de savoir comment il a été programmé. » (Eric Hazan)« Penser est un plaisir. Réfléchir n'est pas seulement instrumental : on le fera aussi pour le plaisir, comme on joue du piano. » (Olivier Sibony) Idées centrales discutées 1. L'IA générative pense comme notre système 1, et c'est exactement le piège (03:30 – 07:20)L'histoire de l'IA a commencé par une tentative de répliquer le système 2 : les règles, le calcul, les systèmes experts des années 70-80. Ça n'a jamais marché. L'IA générative, elle, imite le système 1 : rapide, fluide, spontanée, presque humaine. Pourquoi ça compte : quand ChatGPT nous dit de vérifier, il nous demande d'activer notre système 2. Or c'est fatigant. Alors on lit la réponse avec notre système 1, on la trouve plausible parce qu'elle est bien formulée, et on ne vérifie pas.2. L'effet de contentement et le risque de démission (08:00 – 09:40)Se satisfaire d'un résultat correct sans se demander s'il en existe un meilleur. Olivier l'appelle l'effet de contentement, Eric y ajoute le risque de démission : on abdique la responsabilité de la décision. Pourquoi ça compte : le problème n'est pas que la machine décide mal, c'est que personne ne décide plus vraiment. Et quand tu n'as pas réfléchi par toi-même, tu ne sais même pas ce que ta réponse aurait donné.3. Un LLM généraliste n'est jamais un bon outil de décision (14:40 – 16:00)Un outil d'aide à la décision, c'est un outil entraîné spécifiquement sur ta décision, avec tes objectifs, tes données, et testé sur un échantillon suffisant pour vérifier qu'il fait mieux que toi. Pourquoi ça compte : personne ne demanderait à ChatGPT le prix du siège d'un Paris–New York. Et pourtant on lui demande des décisions de recrutement, de couple, de carrière.4. Le paradoxe du médecin : l'ego entre la machine et le diagnostic (12:00 – 13:20)74 % d'acuité pour les meilleurs médecins, 90 % pour la machine, 76 % pour les deux ensemble. L'expérience du praticien s'intercale et dégrade le résultat. Pourquoi ça compte : ça retourne l'intuition dominante du "human in the loop". Sur certaines décisions, l'humain dans la boucle est le maillon qui abîme la performance. Le vrai gain, c'est de rendre au médecin le temps de l'empathie, pas de maximiser le nombre de patients.5. Performance x acceptabilité : la carte des décisions (24:00 – 26:15)Deux axes. Ce qui est performant et acceptable : trading haute fréquence, logistique, optimisation de données ...
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    1 時間 4 分
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