『Vlan!』のカバーアート

Vlan!

Vlan!

著者: Gregory Pouy
無料で聴く

Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.
Tendance humaniste.

Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

All rights reserved
政治・政府 社会科学
エピソード
  • #406 Reprendre le pouvoir sur nos décision à l'ère de l'I.A. avec Olivier Sibony et Eric Hazan
    2026/09/08
    Olivier Sibony est professeur à HEC et spécialiste de la décision. Eric Hazan est investisseur et ancien senior partner chez McKinsey. Ils viennent de publier ensemble "Faut-il encore décider ?", un livre qui refuse d'être technophobe comme il refuse d'être technophile, et qui cartographie ce qu'on peut confier à une IA et ce qu'on doit garder pour soi.Je les connais tous les deux, mais séparément, et c'était la première fois que je les avais en face de moi ensemble. Ça se sent : ils se coupent la parole, se corrigent, se chambrent sur les anglicismes, et surtout ils ne sont pas toujours d'accord. C'est exactement ce que je cherchais.Ce qui m'a le plus remué dans cette conversation, c'est cette idée qu'on ne se fait pas déposséder de nos décisions : on les abandonne. Par confort. Parce qu'on est fabriqués pour économiser notre énergie, et qu'une réponse bien formulée par une machine nous suffit largement.Dans cet épisode, nous parlons de l'effet de contentement, du risque de démission, de ce que devient la confiance en soi quand on fait relire chacun de ses mails, de la justice et du recrutement comme zones interdites, du deskilling, de la joie au travail, et de ce scénario de technocratie IA vers lequel on glisse sans l'avoir choisi.J'ai questionné Olivier et Eric sur ce que ça fait aux jobs, sur les valorisations d'OpenAI et d'Anthropic qui dépassent le PIB de la Pologne, et sur ce fameux moment où le médecin, l'ego coincé entre lui et la machine, fait moins bien que la machine seule.Une conversation dense, drôle par moments, et qui m'a laissé avec une question simple : sur quoi est-ce que je refuse de lâcher, moi, et pourquoi ?Citations marquantes« Le risque, c'est d'avoir toujours tendance à se défausser sur la machine, à lui demander une réponse et à finalement abdiquer toute responsabilité. Et ça, c'est un vrai danger. » (Olivier Sibony)« Les meilleurs médecins ont à peu près 74 % d'acuité, la machine 90 %. Mais quand tu mets les meilleurs médecins avec la machine, ils n'ont que 76 %. » (Eric Hazan)« Comment tu vas utiliser une IA comme partenaire de réflexion pour mieux réfléchir, et non pas comme une béquille sur laquelle tu vas te reposer pour ne pas réfléchir ? Toute la différence est là. » (Olivier Sibony)« L'IA est en train de devenir l'infrastructure du monde et notre infrastructure personnelle. On marche sur un petit tapis roulant, et on n'a aucun moyen de savoir comment il a été programmé. » (Eric Hazan)« Penser est un plaisir. Réfléchir n'est pas seulement instrumental : on le fera aussi pour le plaisir, comme on joue du piano. » (Olivier Sibony) Idées centrales discutées 1. L'IA générative pense comme notre système 1, et c'est exactement le piège (03:30 – 07:20)L'histoire de l'IA a commencé par une tentative de répliquer le système 2 : les règles, le calcul, les systèmes experts des années 70-80. Ça n'a jamais marché. L'IA générative, elle, imite le système 1 : rapide, fluide, spontanée, presque humaine. Pourquoi ça compte : quand ChatGPT nous dit de vérifier, il nous demande d'activer notre système 2. Or c'est fatigant. Alors on lit la réponse avec notre système 1, on la trouve plausible parce qu'elle est bien formulée, et on ne vérifie pas.2. L'effet de contentement et le risque de démission (08:00 – 09:40)Se satisfaire d'un résultat correct sans se demander s'il en existe un meilleur. Olivier l'appelle l'effet de contentement, Eric y ajoute le risque de démission : on abdique la responsabilité de la décision. Pourquoi ça compte : le problème n'est pas que la machine décide mal, c'est que personne ne décide plus vraiment. Et quand tu n'as pas réfléchi par toi-même, tu ne sais même pas ce que ta réponse aurait donné.3. Un LLM généraliste n'est jamais un bon outil de décision (14:40 – 16:00)Un outil d'aide à la décision, c'est un outil entraîné spécifiquement sur ta décision, avec tes objectifs, tes données, et testé sur un échantillon suffisant pour vérifier qu'il fait mieux que toi. Pourquoi ça compte : personne ne demanderait à ChatGPT le prix du siège d'un Paris–New York. Et pourtant on lui demande des décisions de recrutement, de couple, de carrière.4. Le paradoxe du médecin : l'ego entre la machine et le diagnostic (12:00 – 13:20)74 % d'acuité pour les meilleurs médecins, 90 % pour la machine, 76 % pour les deux ensemble. L'expérience du praticien s'intercale et dégrade le résultat. Pourquoi ça compte : ça retourne l'intuition dominante du "human in the loop". Sur certaines décisions, l'humain dans la boucle est le maillon qui abîme la performance. Le vrai gain, c'est de rendre au médecin le temps de l'empathie, pas de maximiser le nombre de patients.5. Performance x acceptabilité : la carte des décisions (24:00 – 26:15)Deux axes. Ce qui est performant et acceptable : trading haute fréquence, logistique, optimisation de données ...
    続きを読む 一部表示
    1 時間 4 分
  • 📣 Vlan! présente Mlle Pitch ON AIR - S3 - #13 Turo : Partager sa voiture pour mieux l’utiliser et gagner de l’argent
    2026/09/08

    Retrouvez l’ensemble des épisodes du podcast Mlle Pitch ON AIR de Agence Mlle Pitch ici

    S3 - #13 Turo : Partager sa voiture pour mieux l’utiliser et gagner de l’argent

    Dans cet épisode de Mlle Pitch On Air, Magali Faget reçoit Antoine Lacharmoise, directeur général de Turo France, une plateforme qui réinvente la mobilité en faisant de la location entre particuliers une alternative intelligente, économique et durable à la possession automobile. Ensemble, ils explorent la manière de transformer nos habitudes de mobilité pour en faire un acte plus responsable, plus humain et plus flexible.

    Au micro de Magali, Antoine explique comment Turo fonctionne comme un écosystème collaboratif, où propriétaires et locataires se rencontrent pour échanger bien plus que des clés. Antoine partage également sa vision d’une mobilité en pleine mutation, où les jeunes générations privilégient l’usage à la propriété, et où la location devient un acte aussi naturel que réserver un hôtel ou un vol.

    Un épisode pour tous ceux qui veulent imaginer une mobilité plus intelligente, plus collaborative et plus respectueuse de la planète.

    Découvrez l’histoire d’Antoine Lacharmoise, qui montre que la voiture de demain ne sera pas forcément la nôtre, mais celle qu’on choisira d’emprunter au bon moment.

    Mlle Pitch On Air, histoire d’impact, le podcast où Magali Faget donne la parole à ceux qui font bouger les lignes. Disponible sur toutes les plateformes !

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    続きを読む 一部表示
    30 分
  • #405 La paix est notre avenir avec Aziz Abu et Maoz Inon
    2026/09/01
    Aziz Abu Sarah, entrepreneur palestinien et médiateur de conflits. Maoz Inon, entrepreneur israélien, fondateur d'auberges de jeunesse en Israël et en Palestine. Ils viennent d'écrire ensemble La paix, notre avenir, un livre né de deux deuils qui auraient dû les rendre ennemis.Maoz a grandi dans un kibboutz à un kilomètre et demi de Gaza. Le 7 octobre 2023, ses parents ont été parmi les premières victimes de l'attaque du Hamas. Deux jours plus tard, avec ses frères et sœurs, il publiait un message pour dire qu'il refusait la vengeance. Aziz, lui, a grandi à Jérusalem-Est sous occupation, et il avait dix ans quand son frère est mort des suites de tortures infligées par des soldats israéliens. Il a refusé d'apprendre l'hébreu, il a grandi en colère, contre toute idée de réconciliation.Trois jours après le 7 octobre, Aziz a tendu la main à Maoz sur Facebook. Depuis, ils ne se quittent plus. Le pape Léon XIV les a appelés « frères dans la paix » et ils ont gardé le nom.Ce qui m'a frappé en les écoutant, c'est à quel point leur discours est simple. Pas simpliste, simple. Ils ne débattent pas de qui a commencé, ils refusent même de rentrer sur ce terrain. Ils disent : il y a sept millions de Palestiniens et sept millions de Juifs israéliens entre le Jourdain et la Méditerranée, ils sont condamnés à vivre ensemble, alors autant y travailler maintenant.Dans cet épisode, nous parlons de la colonisation britannique et de la fabrication du conflit, du mythe des « 3000 ans de guerre », de ce que le sionisme veut encore dire aujourd'hui, de l'antisémitisme et de l'islamophobie qui montent ensemble, et de la façon dont la France importe un conflit qui n'est pas le sien dans ses universités et ses quartiers.J'ai questionné Aziz et Maoz sur ce qu'ils répondent aux gens qui pensent qu'il faut choisir un camp, sur ce que peut concrètement faire quelqu'un depuis Paris, et sur la forme que pourrait prendre la paix : un État, deux États, une confédération.Cette conversation est en anglais, traduite en simultané. C'est la première fois que je fais ça sur Vlan!.C'est un des épisodes les plus bouleversants que j'ai enregistrés.Citations marquantes« La guerre, c'est une maladie qu'on a créée nous-mêmes. Ce n'est pas un tsunami, ce n'est pas un volcan en éruption. Nous faisons les guerres, et nous devons aussi faire la paix. » — Maoz Inon« Les Juifs ne sont pas plus en sécurité en Israël qu'ils ne le sont en France. Le plus grand jour de tuerie de Juifs depuis la Shoah, c'était le 7 octobre 2023. » — Aziz Abu Sarah« Quand vous choisissez le silence, quelqu'un d'autre utilise votre voix. Vous devenez un soutien de la guerre. » — Aziz Abu Sarah« Ne divisons plus le monde entre pro-israéliens et pro-palestiniens. Divisons-le entre ceux qui croient à l'égalité, à la justice et à la paix, et ceux qui n'y croient pas encore. » — Aziz Abu Sarah« Ce n'est pas du courage, c'est normal. Les êtres humains ont besoin de paix par défaut. Je n'ai pas à vous convaincre que la paix est une bonne chose. » — Maoz InonIdées centrales discutées1. La vengeance est un choix, pas une réaction — 03:15 → 05:31Deux jours après avoir perdu ses parents, Maoz publie un message pour refuser de les venger. Son raisonnement est froid : venger, c'est alimenter un cycle vieux de cent ans. C'est la démonstration que le deuil ne dicte pas mécaniquement la haine.2. Le conflit n'est ni religieux ni millénaire — 18:41 → 21:56Juifs, chrétiens et musulmans ont cohabité des siècles à Jérusalem et à Jaffa. Aziz raconte les femmes chrétiennes et musulmanes manifestant ensemble en 1920, et les tirs britanniques attribués à l'autre camp pour que les deux communautés cessent de viser le colonisateur. Le nationalisme a un siècle, pas trois mille ans.3. Le clivage pro-israélien / pro-palestinien est un piège — 12:35 → 14:46Aziz condamne le meurtre de civils israéliens en tant que Palestinien, Maoz condamne la famine à Gaza en tant que Juif israélien. Leur ligne de partage n'est pas ethnique, elle est morale. Ça déplace toute la conversation française.4. L'indifférence est une position — 16:29 → 18:41Ce que je retiens le plus. Le silence n'est pas neutre, il transfère votre voix à ceux qui font la guerre en votre nom. Ils proposent des gestes précis : parler à ses élus, refuser les ventes d'armes, financer les mouvements de paix, offrir le livre à un journaliste ou un sénateur.5. L'antisémitisme et l'islamophobie se combattent ensemble — 34:07 → 40:16Chaque communauté qui se défend seule contre les autres augmente la haine contre les deux. Aziz, issu d'une famille très musulmane, considère la lutte contre la haine des Juifs comme son devoir. L'anecdote du chauffeur de taxi complotiste vaut tous les ateliers de sensibilisation.6. Pas de paix sans vision partagée — 43:32 → 46:53Un État, deux États, une confédération ...
    続きを読む 一部表示
    51 分
adbl_web_anon_alc_button_suppression_t1
まだレビューはありません