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Vlan!

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著者: Gregory Pouy
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概要

Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.
Tendance humaniste.

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政治・政府 社会科学
エピソード
  • #392 Comment la paix pourrait encore émerger au Moyen-Orient? Avec Yasmina Asrarguis (partie 2)
    2026/04/28
    Yasmina Asrarguis est une ancienne diplomate et doctorante spécialiste du Moyen-Orient, autrice de "Le mirage de la paix". C'est également une personne que je connais depuis un moment et je suis son travail de près.Son livre est construit sur des archives diplomatiques inédites, des conversations téléphoniques entre présidents, et des années d'enquête sur les coulisses de ce conflit que tout le monde commente et que presque personne ne comprend vraiment.Il est rare que je reçoive quelqu'un qui cumule à la fois l'expérience du terrain diplomatique, la rigueur académique et la capacité à tout remettre dans un récit qui tient. Avec Yasmina, on s'est connus avant qu'elle sorte ce bouquin, et je savais que cette conversation allait être différente. Elle est jeune, femme, maghrébine, et elle parle d'un sujet que la diplomatie a toujours réservé aux hommes d'un certain âge. C'est déjà en soi quelque chose.Dans cet épisode, nous parlons des deux grandes forces qui rendent la paix impossible aujourd'hui : les idéologues messianiques (des deux côtés) et les acteurs opportunistes qui font de la géopolitique comme on fait des affaires. J'ai questionné Yasmina sur pourquoi le 7 octobre était en réalité une réponse à un accord de paix qui était sur le point d'être signé, sur ce que Kissinger avait vraiment compris que personne n'a retenu, sur l'enrichissement personnel de Trump comme boussole de sa politique étrangère, et sur ce qui, malgré tout, lui donne envie du futur dans cette région.Citations marquantes"Tant qu'on aura des idéologues d'une part, et des acteurs fortement opportunistes qui ont le pouvoir dans certaines capitales, il sera extrêmement compliqué de voir advenir une paix civilisationnelle.""Le 7 octobre, c'est véritablement le conseil du Hamas qui se réunit pour une réunion d'urgence et qui dit : il nous faut agir extrêmement vite pour empêcher la reconnaissance.""Le business peut générer de la dépendance. Mais pas de la confiance. Ce ne sont pas les mêmes acteurs.""On est passé d'une Amérique où il y avait cette idée de rêve américain. Aujourd'hui, c'est juste le rêve de Trump.""Ce que l'on voit à savoir la guerre, le sang, la revanche — ce n'est pas le lot commun du Moyen-Orient. C'est aussi une région de beauté infinie, d'une jeunesse pleine de rêves."Grandes idées discutées1. Idéologues vs opportunistes : le cocktail qui rend la paix impossible (~0:05:35 – 0:09:44) D'un côté les messianismes (évangélique américain, religieux israélien, islamiste arabe). De l'autre, une "business diplomacy" trumpiste qui traite la région comme un marché. Ces deux logiques s'excluent mutuellement — et aucune ne pense aux populations. Tant que ce duo est aux commandes, la paix n'est pas un horizon réel.2. La paix par la prospérité, puis la paix par la force — deux échecs annoncés (~0:09:57 – 0:13:00) Trump a d'abord testé la "paix par la prospérité" (accords d'Abraham). Après le 7 octobre, il est passé à la "paix par la force" (guerres en Iran). Aucune des deux n'intègre les populations civiles. C'est une géopolitique de businessmen qui ignorent que la paix se construit avec les gens, pas autour d'eux.3. Le 7 octobre comme réponse directe à la normalisation saoudienne (~1:04:00 – 1:07:38) Ce que j'ignorais et que Yasmina documente dans son livre : le Hamas a lancé les attaques du 7 octobre en réaction directe à la normalisation imminente entre Israël et l'Arabie Saoudite. MBS était apparu sur Fox News pour dire que la reconnaissance était prochaine. Le Hamas ne pouvait pas atteindre les dirigeants, alors il a frappé la population civile pour créer une surréaction qui rendrait la normalisation impossible. Deux ans après, ça a marché.4. Trump, l'enrichissement personnel comme boussole géopolitique (~0:48:15 – 0:55:54) Ce n'est pas une thèse complotiste — c'est documenté. Avant chaque déplacement dans la région, c'est le fils de Trump qui signe les contrats. Des achats de drones et d'hydrocarbures dans le premier cercle présidentiel quelques jours avant la guerre en Iran. Un avion présidentiel offert par le Qatar. Une rivière à 40 km de Doha. Yasmina le dit avec des chiffres, pas des opinions.5. La confiance ne se bâtit pas avec des contrats, mais avec de l'éducation et de la culture (~1:09:09 – 1:13:35) L'exemple franco-allemand est là : personne en 1945 n'aurait parié sur cette réconciliation. Ce qui a marché, ce n'est pas le business. C'est Erasmus, l'apprentissage des langues, la codépendance culturelle. C'est ça que le Moyen-Orient n'a pas encore eu le droit d'expérimenter.6. Hamas et gouvernance par la peur — le paradoxe des sondages (~0:56:41 – 1:01:02) Un chiffre contre-intuitif : l'adhésion au Hamas est plus forte dans les territoires gouvernés par l'Autorité palestinienne que dans ceux gouvernés par le Hamas lui-même. Les populations qui vivent sous le régime ...
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    33 分
  • #392 Comment la paix pourrait encore émerger au Moyen-Orient? avec Yasmina Asrarguis (partie 1)
    2026/04/28
    Yasmina Asrarguis est une ancienne diplomate et doctorante spécialiste du Moyen-Orient, autrice de "Le mirage de la paix". C'est également une personne que je connais depuis un moment et je suis son travail de près.Son livre est construit sur des archives diplomatiques inédites, des conversations téléphoniques entre présidents, et des années d'enquête sur les coulisses de ce conflit que tout le monde commente et que presque personne ne comprend vraiment.Il est rare que je reçoive quelqu'un qui cumule à la fois l'expérience du terrain diplomatique, la rigueur académique et la capacité à tout remettre dans un récit qui tient. Avec Yasmina, on s'est connus avant qu'elle sorte ce bouquin, et je savais que cette conversation allait être différente. Elle est jeune, femme, maghrébine, et elle parle d'un sujet que la diplomatie a toujours réservé aux hommes d'un certain âge. C'est déjà en soi quelque chose.Dans cet épisode, nous parlons des deux grandes forces qui rendent la paix impossible aujourd'hui : les idéologues messianiques (des deux côtés) et les acteurs opportunistes qui font de la géopolitique comme on fait des affaires. J'ai questionné Yasmina sur pourquoi le 7 octobre était en réalité une réponse à un accord de paix qui était sur le point d'être signé, sur ce que Kissinger avait vraiment compris que personne n'a retenu, sur l'enrichissement personnel de Trump comme boussole de sa politique étrangère, et sur ce qui, malgré tout, lui donne envie du futur dans cette région.Citations marquantes"Tant qu'on aura des idéologues d'une part, et des acteurs fortement opportunistes qui ont le pouvoir dans certaines capitales, il sera extrêmement compliqué de voir advenir une paix civilisationnelle.""Le 7 octobre, c'est véritablement le conseil du Hamas qui se réunit pour une réunion d'urgence et qui dit : il nous faut agir extrêmement vite pour empêcher la reconnaissance.""Le business peut générer de la dépendance. Mais pas de la confiance. Ce ne sont pas les mêmes acteurs.""On est passé d'une Amérique où il y avait cette idée de rêve américain. Aujourd'hui, c'est juste le rêve de Trump.""Ce que l'on voit à savoir la guerre, le sang, la revanche — ce n'est pas le lot commun du Moyen-Orient. C'est aussi une région de beauté infinie, d'une jeunesse pleine de rêves."Grandes idées discutées1. Idéologues vs opportunistes : le cocktail qui rend la paix impossible (~0:05:35 – 0:09:44) D'un côté les messianismes (évangélique américain, religieux israélien, islamiste arabe). De l'autre, une "business diplomacy" trumpiste qui traite la région comme un marché. Ces deux logiques s'excluent mutuellement — et aucune ne pense aux populations. Tant que ce duo est aux commandes, la paix n'est pas un horizon réel.2. La paix par la prospérité, puis la paix par la force — deux échecs annoncés (~0:09:57 – 0:13:00) Trump a d'abord testé la "paix par la prospérité" (accords d'Abraham). Après le 7 octobre, il est passé à la "paix par la force" (guerres en Iran). Aucune des deux n'intègre les populations civiles. C'est une géopolitique de businessmen qui ignorent que la paix se construit avec les gens, pas autour d'eux.3. Le 7 octobre comme réponse directe à la normalisation saoudienne (~1:04:00 – 1:07:38) Ce que j'ignorais et que Yasmina documente dans son livre : le Hamas a lancé les attaques du 7 octobre en réaction directe à la normalisation imminente entre Israël et l'Arabie Saoudite. MBS était apparu sur Fox News pour dire que la reconnaissance était prochaine. Le Hamas ne pouvait pas atteindre les dirigeants, alors il a frappé la population civile pour créer une surréaction qui rendrait la normalisation impossible. Deux ans après, ça a marché.4. Trump, l'enrichissement personnel comme boussole géopolitique (~0:48:15 – 0:55:54) Ce n'est pas une thèse complotiste — c'est documenté. Avant chaque déplacement dans la région, c'est le fils de Trump qui signe les contrats. Des achats de drones et d'hydrocarbures dans le premier cercle présidentiel quelques jours avant la guerre en Iran. Un avion présidentiel offert par le Qatar. Une rivière à 40 km de Doha. Yasmina le dit avec des chiffres, pas des opinions.5. La confiance ne se bâtit pas avec des contrats, mais avec de l'éducation et de la culture (~1:09:09 – 1:13:35) L'exemple franco-allemand est là : personne en 1945 n'aurait parié sur cette réconciliation. Ce qui a marché, ce n'est pas le business. C'est Erasmus, l'apprentissage des langues, la codépendance culturelle. C'est ça que le Moyen-Orient n'a pas encore eu le droit d'expérimenter.6. Hamas et gouvernance par la peur — le paradoxe des sondages (~0:56:41 – 1:01:02) Un chiffre contre-intuitif : l'adhésion au Hamas est plus forte dans les territoires gouvernés par l'Autorité palestinienne que dans ceux gouvernés par le Hamas lui-même. Les populations qui vivent sous le régime ...
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    51 分
  • [Solo] On a confondu confort et progrès. C'est une erreur qui coûte cher.
    2026/04/23
    Cet épisode solo est un développément de ma newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner ici!Depuis vingt ans, la Silicon Valley nous vend la même promesse : une vie fluide, sans résistance, où tout est à portée de clic. Et on a dit oui. Collectivement, sans jamais vraiment en discuter. Le café en dosette plutôt que le café moulu. La playlist algorithmique plutôt que les morceaux glanés un à un. La livraison en deux heures plutôt que la sortie en ville. Individuellement, chaque choix semblait raisonnable.Dans cet épisode, j'explore ce que cette idéologie du "frictionless" nous a réellement coûté, au-delà de l'addiction aux écrans et de la perte d'emplois : une vie qui glisse sans s'accrocher nulle part, une capacité à raisonner qui s'atrophie, un monde commun qui disparaît, et une génération entière structurellement fragile face aux vraies tempêtes.J'interroge les travaux de Matthew Crawford sur la résistance productive, de Tim Wu sur la commodité comme idéologie dominante, d'Hannah Arendt sur le monde commun, de Jonathan Haidt sur la santé mentale des adolescents depuis l'arrivée des smartphones, de Pablo Servigne sur le "réseau des tempêtes" comme seule vraie résilience, et d'Hartmut Rosa sur la résonance. Je m'appuie aussi sur Viktor Frankl, Harry Frankfurt, Sherry Turkle et Cal Newport.Ce n'est pas un texte technophobe. Je commande sur Amazon, je prends des Uber, j'utilise Claude Cowork tous les jours. Mais je me demande, honnêtement, ce qu'on a accepté de sacrifier sans jamais en discuter collectivement. Et si le vrai futur, ce n'était pas un futur sans friction, mais un futur dans lequel on utilise les outils pour monter le niveau d'exigence, pas pour le faire descendre.CITATIONS MARQUANTES1. "La commodité, dans sa version la plus avancée, ne supprime pas juste la contrainte. Elle supprime aussi l'expérience."2. "Une vie dans laquelle il n'y a aucune friction est une vie dans laquelle nous mourons dans le même état que celui dans lequel nous sommes nés. Il ne s'est strictement rien passé." (Michael Dandrieux)3. "On a remplacé le raisonnement par l'accumulation de contenus et de données. Et ces deux choses ne sont pas du tout équivalentes."4. "Des livrables plus beaux, des décisions moins bonnes." (dirigeant d'un cabinet de conseil en stratégie)5. "La démocratie est un effort. Pas seulement un effort de l'intelligence rationnelle. Un effort de confiance aussi. D'aimer son prochain qu'on ne connaît pas." (Edward Snowden, via Flore Vasseur)IDÉES CENTRALES1. La friction n'est pas un bug, c'est ce qui nous constitue Timestamp estimé : 06:30 – 14:30 Matthew Crawford le formule mieux que quiconque : l'engagement avec la résistance du monde réel est précisément ce qui nous constitue comme humains. Quand vous apprenez un instrument, la difficulté des cordes, les fausses notes, la coordination des doigts, c'est ce qui crée la compétence. Et avec la compétence : la fierté, la dignité, le sens. Une application qui jouerait à votre place vous donnerait le son mais pas la musique. Le résultat sans le chemin. Et sans ce chemin, vous avez perdu l'essentiel. La Silicon Valley a fondé son modèle entier sur l'idée inverse : le chemin est le problème, le résultat est tout ce qui compte. C'est une erreur anthropologique majeure.Pourquoi c'est important : Cette inversion du rapport à la difficulté n'est pas anodine. Elle redéfinit ce qu'on entend par compétence, par satisfaction, par vie accomplie.2. Le monde commun est en train d'être démantelé, et c'est une catastrophe démocratique Timestamp estimé : 17:30 – 26:00 Hannah Arendt avait conceptualisé le "monde commun" comme l'espace partagé où se construit la politique, l'humanité, la rencontre avec l'Autre. Ce que la Silicon Valley a systématiquement attaqué, pas par malveillance mais par logique économique, c'est exactement cet espace : chaque moment dans le monde commun est un moment non monétisé. Résultat : des "fantômes collectifs" qui occupent le même espace physique mais vivent dans des réalités informationnelles complètement différentes. Et une démocratie qui continue à s'animer mais qui a perdu sa fonction : elle produit du bruit, pas de la délibération.Pourquoi c'est important : La montée des autocraties, le repli tribal, l'incapacité à cohabiter avec la différence : ce n'est pas qu'un problème politique. C'est un problème d'espace. On a supprimé les lieux où on apprenait à vivre avec ceux qui ne pensaient pas comme nous.3. Déléguer la pensée, c'est perdre la capacité d'apprendre de ses erreurs Timestamp estimé : 26:00 – 37:30 Les grands modèles de langage prédisent sans comprendre pourquoi. Ils corrèlent sans expliquer. Et quand on utilise un outil qui prédit sans expliquer, on obtient des réponses dont on ne peut pas évaluer la validité si on n'a pas cheminé sur le sujet. L'effet de contentement fait le reste : le résultat a...
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    46 分
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