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Vlan!

Vlan!

著者: Gregory Pouy
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Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.
Tendance humaniste.

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政治・政府 社会科学
エピソード
  • [Best of] Pourquoi Emmanuel Macron fait l'inverse de ce qu'il dit? Avec Marc Joly (partie 1)
    2026/10/29

    Je voulais rediffuser cet épisode pour éclairer ce qui se passe en ce moment en France et pour comprendre comment Emmanuel Macron en est arrivé jusque là.
    Je pense que réécouter cet épisode aujourd'hui peut vraiment aider à mieux comprendre ce que nous n'arrivons pas à expliquer.

    Marc Joly est sociologue, chercheur au CNRS, et il a récemment publié un ouvrage fascinant : La pensée perverse au pouvoir.

    Quand Anne-Clotilde Ziegler, que vous avez déjà entendue sur VLAN dans un épisode consacré à la perversion narcissique, m’a recommandé de discuter avec Marc, je n’ai pas hésité une seconde.
    Il faut dire que le sujet me travaille depuis un moment, surtout à l’aune des comportements politiques qu’on observe aujourd’hui. J’avais envie d’aller au-delà de l’indignation ou du jugement hâtif, pour vraiment comprendre ce qui se joue dans ces dynamiques de pouvoir si troublantes.

    Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir – et l’honnêteté, parfois l’inconfort – de plonger avec Marc dans les rouages de la perversion narcissique. Mais pas seulement dans le cadre intime : on parle ici de pouvoir, de politique, d’Emmanuel Macron bien sûr, mais aussi de Donald Trump, de ce que ces figures révèlent de nos sociétés. Marc est passionnant. Il a une rigueur intellectuelle rare, mais il sait aussi écouter, douter, nuancer.

    On a parlé de son parcours, de ce qui l’a mené à enquêter sur la violence psychologique, sur la manière dont un terme comme "pervers narcissique" a quitté le domaine de la psychanalyse pour s’inscrire dans nos vies quotidiennes, dans nos discussions, et maintenant dans notre compréhension du pouvoir. J’ai voulu comprendre si Emmanuel Macron, dans ses actions et dans ses discours, pouvait incarner cette figure toxique, si décriée dans les relations personnelles. Et je vous le dis franchement : certaines réponses font froid dans le dos.

    Nous avons aussi abordé le rôle de Brigitte Macron dans cette construction identitaire et politique, la manière dont leur relation – hors normes – a été instrumentalisée dans un récit médiatique. Et puis il y a cette comparaison troublante avec Trump, où le déni devient une stratégie de gouvernement, où le narcissisme n’est plus une tare mais une posture de conquête.

    J’ai questionné Marc sur l’avenir, sur l’écologie, sur le désintérêt des élites pour le bien commun. C’est un épisode dense, intense, mais nécessaire. Parce que les élections approchent, parce que le choix de nos dirigeants ne peut plus être pris à la légère, parce qu’on a besoin de comprendre ce qu’on vit pour pouvoir y faire face.

    Merci Marc pour ta clarté, ton engagement, et ta capacité à mettre des mots justes sur des phénomènes complexes.

    5 citations marquantes
    1. « Ce n’est pas le pouvoir qui pervertit, ce sont les pervers qui sont attirés par le pouvoir. »
    2. « Macron fait exactement l’inverse de tout ce qu’il dit. »
    3. « La pensée perverse au pouvoir, c’est une stratégie de domination fondée sur le déni. »
    4. « Le pervers narcissique séduit pour mieux dominer. »
    5. « Ce n’est pas un président, c’est un imposteur habillé d’empathie. »
    10 questions structurées posées dans l'interview
    1. Pourquoi avoir choisi d’étudier la perversion narcissique ?
    2. Comment passe-t-on de cette étude à un livre sur le pouvoir ?
    3. Qu’est-ce que la perversion narcissique selon la définition psychanalytique ?
    4. Pourquoi ce terme est-il souvent mal utilisé aujourd’hui ?
    5. Macron incarne-t-il cette pensée perverse ?
    6. Quelle est la différence entre Macron et Trump dans leur rapport au pouvoir ?
    7. Le pouvoir pervertit-il ou attire-t-il les pervers ?
    8. Peut-on diagnostiquer quelqu’un à distance ?
    9. Quel rôle joue Brigitte Macron dans cette dynamique ?
    10. Le système politique français favorise-t-il l’émergence de tels profils ?
    Timestamps clés pour YouTube
    • 00:00 Introduction par Grégory Pouy
    • 02:25 Début de l’interview avec Marc Joly
    • 04:00 De la perversion narcissique à la pensée au pouvoir
    • 07:00 Définition de la perversion narcissique
    • 13:00 Le pouvoir attire-t-il les pervers ?
    • 20:00 Emmanuel Macron : manipulation et disqualification
    • 30:00 Parallèle entre Macron et les relations toxiques
    • 45:00 Trump et le narcissisme grandiose
    • 56:00 Déni pervers et politique actuelle
    • 01:03:00 Le rôle du couple Brigitte-Emmanuel Macron

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    45 分
  • #413 La sécurité est-elle un sujet de droite? avec Nicolas Nordman
    2026/10/27
    Nicolas Nordman est un ancien adjoint à la maire de Paris chargé de la sécurité de 2020 à 2026. Il a publié La gauche et la sécurité. Le titre sonne comme un paradoxe et il a fait réagir dans les deux camps : certains étaient soulagés qu’un élu de gauche ose enfin parler de sécurité, d’autres se moquaient d’une gauche qui découvrirait le sujet.C’est justement ce paradoxe qui m’a attiré chez Nicolas. Dans le cirque médiatique, on a d’un côté ceux qui répètent « insécurité, insécurité, insécurité ». De l’autre, on accuse la gauche de répondre « inclusion, inclusion, inclusion ». Lui a passé six ans à gérer concrètement la sécurité de la capitale. Il a aussi fait quelque chose que j’ignorais complètement : il a monté la police municipale de Paris. Jusqu’en 2021, la ville n’avait tout simplement pas le droit d’en avoir une. Jacques Chirac s’y était toujours opposé, et c’est Anne Hidalgo qui l’a portée.Dans cet épisode, nous parlons de la façon dont la droite a construit un monopole sur la sécurité, et dont la gauche a fini par se croire illégitime sur le sujet. Nous parlons aussi de la tentation permanente de la solution miracle, avec des caméras réclamées jusque dans le bois de Boulogne. Et de la violence en col blanc, qu’on regarde beaucoup moins. Nous regardons ce que disent vraiment les chiffres de la délinquance à Paris, et pourquoi les violences intrafamiliales augmentent à mesure que la parole se libère. Enfin, Nicolas raconte ce que fait au quotidien une police municipale de 2 300 agents.J’ai questionné Nicolas sur plusieurs sujets :les violences qui ont suivi la victoire du PSG ;l’idée de Michel Maffesoli d’une violence propre à l’humain qu’il faudrait canaliser ;l’armement des polices municipales, et le choix du nouveau maire de Saint-Denis de les désarmer ;le modèle du Salvador qui fascine l’extrême droite ;la suppression des allocations familiales ;le paradoxe de Tocqueville appliqué à Neuilly ;la privatisation de la sécurité qu’il a vue au Cap ;la récidive, qui touche 65 % des sortants de prison dans les cinq ans.Ce que j’aime dans cette conversation, c’est qu’il échappe aux deux réflexes habituels. Il revendique la sanction et défend la présence de la police dans la rue. Dans le même souffle, il plaide pour la prévention, l’accompagnement des familles et le travail d’intérêt général. C’est un praticien plus qu’un théoricien, et il veut claquer la porte à la démagogie.Citations marquantes« La prévention, ce n’est pas un gros mot. C’est peut-être un des moyens les plus efficaces de lutter contre l’insécurité. »« On ne résoudra pas les problèmes d’insécurité simplement avec le pouvoir du verbe, simplement avec des rodomontades. »« Moi, je n’ai pas peur de voir la police dans la rue. Je suis même plutôt rassuré quand je la vois. »« C’est un échec collectif quand on punit quelqu’un et qu’à l’issue de sa punition, il recommence. »« Si on ne renforce pas la sécurité publique, le risque, c’est que le chacun pour soi l’emporte. »Idées centrales discutées 1. La gauche se croit illégitime sur la sécurité (04:29)Les chaînes info et une partie de la droite ont construit l’image d’une gauche laxiste, qui nie la réalité et pratique la « culture de l’excuse ». Pour Nicolas, la gauche a fini par y croire elle-même.Pourquoi ça compte : la peur touche les gens dans leur intimité. Un camp qui se pense illégitime sur ce sujet laisse le terrain à la surenchère.2. La sécurité ne se gère pas avec un seul levier (07:53)D’un côté la sanction, la police et la justice. De l’autre la prévention, l’éducation et l’accompagnement. Nicolas refuse de choisir et veut utiliser tous ces leviers en même temps.Pourquoi ça compte : après chaque fait divers, chacun annonce plus de fermeté que l’autre. Ces annonces n’ont pas d’effet mesurable.3. La technologie vendue comme solution miracle (12:39)À chaque fait divers, on lui réclamait plus de caméras, jusque dans le bois de Boulogne. Pour lui, la caméra peut servir, à deux conditions : protéger les libertés publiques, et dire honnêtement ce qu’elle ne réglera pas.Pourquoi ça compte : la promesse technologique rassure plus qu’elle ne protège. Elle détourne aussi l’attention des causes sociales.4. Les chiffres de la délinquance mesurent d’abord l’activité de la police (16:12)Les vols et cambriolages baissent depuis dix ans. Les violences intrafamiliales augmentent fortement, en partie parce que la parole se libère. Les chiffres dépendent aussi des priorités pénales et des plaintes qui ne sont pas enregistrées.Pourquoi ça compte : quand le débat public suit la publication des chiffres chaque mois, il devient un concours de communication.5. Une police municipale de proximité, qui complète la police nationale (23:46)Paris n’...
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    1 時間 8 分
  • #412 Rendre l'avenir aux jeunes avec Antoine Foucher
    2026/10/20
    Antoine Foucher est l'ancien directeur de cabinet au ministère du Travail, entrepreneur et essayiste. Il publie Pour que nos enfants vivent mieux que nous, un essai où il additionne tout ce qu’il faudrait financer pour redonner un avenir à la jeunesse française, puis cherche, chiffre par chiffre, où trouver l’argent.C’est la deuxième fois que je reçois Antoine sur Vlan!. J’avais envie de le retrouver à l’approche de la présidentielle, au moment où les promesses sans effort vont fleurir de tous les côtés. Nous avons enregistré le 7 octobre, en pleine mobilisation étudiante. Antoine se décrit comme un Don Quichotte. Il répète toujours les mêmes faits, sources à l’appui, devant des murs qui tiennent plus de la croyance que du raisonnement. Moi, j’y vois un résistant au sens de la joie rebelle : il sait que le problème est massif et il remonte quand même sur son cheval.Dans cet épisode, nous parlons d’un renversement que personne n’a vraiment décidé. Il y a cinquante ans, plus on était jeune, moins on risquait d’être pauvre. Aujourd’hui, c’est exactement l’inverse. Antoine montre que nous consacrons à l’éducation la même part du PIB qu’en 1975, avec trois fois plus d’étudiants. Il montre aussi que les jeunes travaillent autant que leurs parents et qu’ils sont plus diplômés et plus compétents qu’eux. Si leur vie ne progresse pas, c’est parce que la France s’est déclassée.J’ai questionné Antoine sur les 35 heures et sur l’idée que les Français travailleraient moins que leurs voisins. On parle aussi de la fraude sociale et de la fraude fiscale, de la taxe Zucman, des aides aux entreprises, du coût réel de l’immigration et de la proposition de LFI de porter le SMIC à 1 600 euros. Il pose sur la table une addition de 320 milliards d’euros : éducation, santé, recherche, défense, transition énergétique, compétences, CSG rendue aux travailleurs et stabilisation de la dette. Puis il montre que les boucs émissaires, de droite comme de gauche, ne rapportent qu’une quarantaine de milliards. Le reste, 90 % de l’effort, nous concerne tous : travailler trois ans de plus sur la vie, geler les retraites, toucher à la TVA et aux héritages les plus chanceux.On parle aussi de polarisation. Antoine veut réguler les réseaux sociaux, mais refuse d’interdire CNews. Il pointe notre épargne qui finance l’IA américaine qu’on nous revend ensuite. Et il raconte ce qui le pousse à continuer quand la tentation de cultiver son jardin, façon Candide, devient forte.C’est une conversation dense, parfois inconfortable. Elle a le mérite de nous mettre d’accord sur le diagnostic avant qu’on se dispute sur les solutions.Citations marquantes« Pour vivre mieux collectivement, c’est comme à l’échelle individuelle : on n’a rien sans rien. »« Les jeunes ont raison de gueuler. C’est factuel : la jeunesse française d’aujourd’hui n’est pas une priorité nationale. »« Dire qu’il y a des boucs émissaires, les immigrés, les riches, les patrons, qui vont faire l’effort à la place de 90 % des Français, c’est bullshit total. »« On gagne du temps en perdant dix minutes à aller regarder les stats de l’INSEE. On gagne du temps pendant dix ans. »« On organise nous-mêmes notre appauvrissement et la soumission de nos enfants. »Idées centrales discutées D’accord sur le diagnostic d’abordAntoine se place dans une bataille des représentations à la Gramsci. Il veut mettre tout le monde face aux mêmes faits pour qu’on arrête de s’engueuler sur le constat. Ensuite, on peut débattre de choix de société différents et légitimes.Pourquoi ça compte : sans diagnostic partagé, le débat public se réduit à un échange de croyances.Timestamp : 08:03La jeunesse n’est plus une prioritéHors retraites des enseignants, la France consacre 4,8 % de son PIB à l’éducation, exactement comme en 1975, alors qu’il y a trois fois plus d’étudiants. C’est sous la moyenne de l’OCDE (4,9 %), pendant que nous finançons la retraite la plus longue d’Europe.Pourquoi ça compte : la colère étudiante repose sur des faits, même quand la violence la discrédite.Timestamp : 09:47Le grand renversement de la pauvretéIl y a cinquante ans, les 25-34 ans étaient la tranche d’âge adulte la moins pauvre. Aujourd’hui, ce sont les plus pauvres. Le niveau de vie stagne depuis vingt ans, une première depuis 1945, et ce sont ceux qui arrivent après qui trinquent.Pourquoi ça compte : une préférence collective jamais débattue a fini par sacrifier une génération.Timestamp : 20:51Ni moins travailleurs, ni moins compétentsDepuis 150 ans, chaque génération a travaillé moins que la précédente. La génération actuelle fait exception : elle est bloquée à 1 600 heures par an depuis 2000. 53 % d’une génération est diplômée du supérieur, contre 20 % à la fin des années 80. Et à tests ...
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    1 時間 12 分
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