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Vlan!

Vlan!

著者: Gregory Pouy
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Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.
Tendance humaniste.

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政治・政府 社会科学
エピソード
  • #405 La paix est notre avenir avec Aziz Abu et Maoz Inon
    2026/09/01
    Aziz Abu Sarah, entrepreneur palestinien et médiateur de conflits. Maoz Inon, entrepreneur israélien, fondateur d'auberges de jeunesse en Israël et en Palestine. Ils viennent d'écrire ensemble La paix, notre avenir, un livre né de deux deuils qui auraient dû les rendre ennemis.Maoz a grandi dans un kibboutz à un kilomètre et demi de Gaza. Le 7 octobre 2023, ses parents ont été parmi les premières victimes de l'attaque du Hamas. Deux jours plus tard, avec ses frères et sœurs, il publiait un message pour dire qu'il refusait la vengeance. Aziz, lui, a grandi à Jérusalem-Est sous occupation, et il avait dix ans quand son frère est mort des suites de tortures infligées par des soldats israéliens. Il a refusé d'apprendre l'hébreu, il a grandi en colère, contre toute idée de réconciliation.Trois jours après le 7 octobre, Aziz a tendu la main à Maoz sur Facebook. Depuis, ils ne se quittent plus. Le pape Léon XIV les a appelés « frères dans la paix » et ils ont gardé le nom.Ce qui m'a frappé en les écoutant, c'est à quel point leur discours est simple. Pas simpliste, simple. Ils ne débattent pas de qui a commencé, ils refusent même de rentrer sur ce terrain. Ils disent : il y a sept millions de Palestiniens et sept millions de Juifs israéliens entre le Jourdain et la Méditerranée, ils sont condamnés à vivre ensemble, alors autant y travailler maintenant.Dans cet épisode, nous parlons de la colonisation britannique et de la fabrication du conflit, du mythe des « 3000 ans de guerre », de ce que le sionisme veut encore dire aujourd'hui, de l'antisémitisme et de l'islamophobie qui montent ensemble, et de la façon dont la France importe un conflit qui n'est pas le sien dans ses universités et ses quartiers.J'ai questionné Aziz et Maoz sur ce qu'ils répondent aux gens qui pensent qu'il faut choisir un camp, sur ce que peut concrètement faire quelqu'un depuis Paris, et sur la forme que pourrait prendre la paix : un État, deux États, une confédération.Cette conversation est en anglais, traduite en simultané. C'est la première fois que je fais ça sur Vlan!.C'est un des épisodes les plus bouleversants que j'ai enregistrés.Citations marquantes« La guerre, c'est une maladie qu'on a créée nous-mêmes. Ce n'est pas un tsunami, ce n'est pas un volcan en éruption. Nous faisons les guerres, et nous devons aussi faire la paix. » — Maoz Inon« Les Juifs ne sont pas plus en sécurité en Israël qu'ils ne le sont en France. Le plus grand jour de tuerie de Juifs depuis la Shoah, c'était le 7 octobre 2023. » — Aziz Abu Sarah« Quand vous choisissez le silence, quelqu'un d'autre utilise votre voix. Vous devenez un soutien de la guerre. » — Aziz Abu Sarah« Ne divisons plus le monde entre pro-israéliens et pro-palestiniens. Divisons-le entre ceux qui croient à l'égalité, à la justice et à la paix, et ceux qui n'y croient pas encore. » — Aziz Abu Sarah« Ce n'est pas du courage, c'est normal. Les êtres humains ont besoin de paix par défaut. Je n'ai pas à vous convaincre que la paix est une bonne chose. » — Maoz InonIdées centrales discutées1. La vengeance est un choix, pas une réaction — 03:15 → 05:31Deux jours après avoir perdu ses parents, Maoz publie un message pour refuser de les venger. Son raisonnement est froid : venger, c'est alimenter un cycle vieux de cent ans. C'est la démonstration que le deuil ne dicte pas mécaniquement la haine.2. Le conflit n'est ni religieux ni millénaire — 18:41 → 21:56Juifs, chrétiens et musulmans ont cohabité des siècles à Jérusalem et à Jaffa. Aziz raconte les femmes chrétiennes et musulmanes manifestant ensemble en 1920, et les tirs britanniques attribués à l'autre camp pour que les deux communautés cessent de viser le colonisateur. Le nationalisme a un siècle, pas trois mille ans.3. Le clivage pro-israélien / pro-palestinien est un piège — 12:35 → 14:46Aziz condamne le meurtre de civils israéliens en tant que Palestinien, Maoz condamne la famine à Gaza en tant que Juif israélien. Leur ligne de partage n'est pas ethnique, elle est morale. Ça déplace toute la conversation française.4. L'indifférence est une position — 16:29 → 18:41Ce que je retiens le plus. Le silence n'est pas neutre, il transfère votre voix à ceux qui font la guerre en votre nom. Ils proposent des gestes précis : parler à ses élus, refuser les ventes d'armes, financer les mouvements de paix, offrir le livre à un journaliste ou un sénateur.5. L'antisémitisme et l'islamophobie se combattent ensemble — 34:07 → 40:16Chaque communauté qui se défend seule contre les autres augmente la haine contre les deux. Aziz, issu d'une famille très musulmane, considère la lutte contre la haine des Juifs comme son devoir. L'anecdote du chauffeur de taxi complotiste vaut tous les ateliers de sensibilisation.6. Pas de paix sans vision partagée — 43:32 → 46:53Un État, deux États, une confédération ...
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    51 分
  • [SOLO] On se raconte nos vacances ?
    2026/08/27
    1er épisode solo de la rentrée solo je vous raconte mon été, celui où je suis parti trois semaines à Stockholm écrire le livre sur lequel je travaille depuis un an et demi.Un livre sur ce que la technologie nous retire quand elle nous facilite tout.Ce départ est né d'une sensation que je traîne depuis longtemps, ce pincement au ventre chaque fois que je demande mon chemin à Google Maps plutôt qu'à un humain, chaque fois que je fais rédiger un texte par une IA, chaque fois que ma vie devient un peu plus pratique et un peu plus vide en même temps. Je me suis imposé une règle : aucune ligne de ce livre ne serait écrite par une machine. Et pour tenir cette règle, il me fallait un endroit où rien ne viendrait m'aider à fuir.Ce que je n'avais pas vu venir, c'est que je partais écrire un livre sur la friction dans le pays qui a le mieux réussi à la faire disparaître. Et que ça allait d'abord me mettre à terre.Dans cet épisode, nous parlons de la première semaine, celle où je n'ai adressé la parole à personne et où la solitude que je croyais désirer m'a serré le ventre pendant sept jours pleins. De l'effet de dévitalisation, ce mot que j'ai fini par trouver pour désigner ce qui nous arrive collectivement. Du papillon qui doit déchirer sa chrysalide lui-même sous peine de ne jamais voler. Du pigeon de Skinner, que je porte en moi chaque fois que j'essaie d'affiner ma routine du matin. De la nuit où j'ai décidé de jeter la moitié de mon manuscrit. Des Suédois qui s'effacent plutôt que de vous contredire, et de ce que ma sœur m'a dit à ce sujet qui m'a scié. Du Rat Park et de la cage confortable qu'on se construit tous. Et du moment où j'ai griffonné mon numéro de téléphone sur un bout de papier, à mon âge, pour le tendre à quelqu'un.Je me suis questionné sur ce que la solitude fait vraiment, sur la différence entre celle qu'on choisit et celle qui nous tombe dessus, sur ce qu'on croit épargner à nos enfants en leur retirant l'attente et l'ennui, et sur ce qui reste d'une société quand elle a poli tous ses angles.C'est un épisode long, personnel, et sans doute le plus intime que j'aie enregistré. Si vous vous êtes déjà surpris à ne pas savoir ce qui vous avait fait sourire ou pleurer dans la journée, il est pour vous.3. Citations marquantes« Comprendre un piège ne vous permet pas d'en sortir. Vingt ans plus tard, je suis plus accro que jamais. »« Je critique, je rejette, et je reste. C'est sans doute la définition la plus honnête de ma situation, et peut-être de la vôtre. »« J'ai reçu des mails de lecteurs qui me remerciaient pour ce texte que je n'avais pas écrit. Le fait que ça marche m'a prouvé l'efficacité du système et a creusé le vide encore un peu plus. »« Si vous ouvrez le cocon du papillon pour lui simplifier la vie, vous le condamnez : il ne pourra jamais voler. »« On est devenus des athlètes de la certitude dans un monde qui réclamerait plutôt des acrobates de la complexité. »(Bonus si besoin d'un sixième extrait pour les réseaux)« Je suis venu écrire sur ce qui nous arrive quand on retire toutes les frictions d'une vie, et je me suis retrouvé dans un pays qui a fait exactement ça, mais à l'échelle d'une culture entière. »4. Idées centrales discutées 1. L'effet de dévitalisation≈ 09:30 Les systèmes conçus pour nous retirer les frictions de la vie, l'attente, l'effort, l'ennui, le désaccord, finissent par nous vider de l'intérieur. Ils réduisent notre capacité à décider, nos compétences, jusqu'au sens qu'on donne à notre existence. On devient performants, productifs, et vides. Pourquoi ça compte : c'est le mot qui manquait. Tant qu'une sensation n'a pas de nom, elle existe dans le corps mais pas dans la conversation collective. Nommer permet d'agir.2. Savoir ne suffit pas≈ 03:10 Vingt ans à connaître parfaitement les mécanismes d'addiction des plateformes, et vingt ans à y céder quand même. La lucidité n'est pas un levier de changement. Pourquoi ça compte : ça disqualifie toute la littérature qui promet qu'il suffit de comprendre pour se libérer, et ça déplace la question du côté de l'environnement plutôt que de la volonté individuelle.3. Le vivant se renforce par la résistance, pas par le rendement≈ 21:00 La friction est un mauvais élève en ingénierie, on la supprime pour gagner en rendement. Mais un arbre se renforce sous le vent, les valvules du cœur avec le flux du sang, et le papillon a besoin de l'effort qui brise la chrysalide pour que ses ailes se remplissent. Pourquoi ça compte : les designers de la Silicon Valley ont appliqué la logique de la machine au vivant sans vérifier qu'elle s'y appliquait. C'est une erreur de modèle, pas une erreur de morale.4. Friction n'est pas souffrance≈ 23:00 La souffrance réelle, celle de la maladie, du deuil, de la précarité, ne construit rien, elle épuise et elle diminue, et elle demande de la justice et du...
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    54 分
  • #404 Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 2)
    2026/08/25
    Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la ...
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    44 分
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